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lundi 11 juillet 2011

Le campanile des Prairies

Toute ville a droit à ses légendes et à ses flopées de bâtiments abandonnés avec un passé sinistre. Par exemple, le Château Ramezay, à Montréal, ou l'asile hanté de Saint-Clotide de Horton. Même ici, à Laval-des-Rapides, se trouve un bâtiment abandonné. Il s'agit du Campanile des Prairies, sur le bord de la Rivière des Prairies. Si on avait su ce qui nous attendait là-dedans, on n'y serait jamais allé.
Mon Dieu, non.

Moi et mes trois amis, Mathieu, Nicolas et Rémi, on a décidé de s'y rendre pour étudier l'endroit, sur l'heure de notre dîner à l'école. Le Campanile des Prairies était un petit bâtiment de deux étages, dont les murs extérieurs été couverts de graffitis de toutes sortes. Toutes les fenêtres étaient barricadées avec des planches de bois. Toutes, sauf une. La planche avait été arrachée du cadrage de la fenêtre à la vitre brisée. Nous avons décidé de revenir le lundi prochain, étant donné que c'était vendredi et que notre heure de dîner était presque terminée. Nous étions très impatients d'explorer cet endroit.

Le lundi arrivé, notre excitation s'est transformée en désarroi. Quelqu'un avait replacé la planche à sa place,avec de nouvelles vis et clous. L'idée de poursuivre s'est donc échappée de ma tête, mais pas de celle de Mathieu. Il avait proposé de dévisser les vis et arracher la planche à notre tour. Le lendemain, on s'est donc tous mis au travail. Rémi et Mathieu avaient amené leur tourne-vis, alors on pouvait s'occuper des deux côtés en même temps. Trois jours plus tard, un côté de la planche était complètement dénudé des ses vis, alors ce fut possible d'entrer. Par contre, nous n'étions pas encore prêts.
Nous n'aurions jamais dû l'être.

Le lendemain, nous sommes arrivés au Campanile avec une lampe de poche chacun. Juste avant d'y entrer, Mathieu me pris par le bras.
«Attends, a-t-il dit. Y'a des gens dans la rue qui nous regarde !
-J'en ai rien à foutre, ai-je répondu. C'est pas deux ou trois curieux qui me feront peur !
-Ouais, ok, si tu le dis...»
Ceci dit, nous étions entrés dans le bâtiment. Les murs étaient tous en morceaux, tout comme le plafond. Nicolas avait commencé à paniquer un peu.
«Le plafond va s'effondrer sur nous ! On va tous crever !
-Mais non, tête de nœud, s'est écrié Rémi. T'as la trouille ?
-Bah oui, justement!»
La noirceur nous entourait, excepté le faible halo de lumière que nous offrait l'ouverture par laquelle nous sommes entrés. Se dressait devant nous une cage d'escaliers, qui menaient sans doute au sous-sol et au deuxième étage. Nous avons décidé de continuer à explorer le rez-de-chaussé.

Plus loin, nous avons trouvé la porte d'entrée. Essayant de la déverrouiller, nous avons pu constater que c'était impossible. Le loquet était figé dans la rouille. Soudain, on a entendu des pas au deuxième étage. Des pas lourds et forts, comme si la personne qui marchait portait des bottes. Essayant d'ignorer cet incident, nous avons repris notre exploration. Nous sommes entrés dans une autre pièce avec une porte de coffre-fort. Cette pièce sentait vraiment mauvais, comme si il y avait plusieurs corps en décomposition. Je doutais de cette hypothèse jusqu'à ce que Rémi pointe sa lampe de poche sur le mur. Des tiroirs muraux. Comme ceux qu'on trouve dans une morgue. Nous étions dans une pièce qui était réellement remplie de corps. Dans une des armoires, on y a trouvé un kit d'outils d'autopsie et une liste avec des noms et des dates.

Steve Fuchs (1875-1915) -Commotion cérébrale- No. 215
Anna St-Pierre (1854-1895) -Décès dû à une lobotomie- No. 199
Georgette Poitrat (1860-1900) -Frappée par la foudre- No. 220
Alan Giguère (1950-1950) -Insuffisance respiratoire- No. ---
Victor Cyr (1904-1925) -Poignardé 29 fois- No. 187
Sylvia Painchaud (1864-1897) -Crise cardiaque- No. 225
Dolorès Dufrenne (1900-1935) -Décès dû au suicide- No. 195
Martin Jacques (1970-2011) -Décès dû à une lobotomie- No. ---

Le dernier nom me donna des frissons dans le dos, juste à regarder la date et la raison du décès. Moi qui croyais que les lobotomies étaient illégales, ici, au Canada ! Sans parler du fait qu'on pensait que les lieux étaient abandonnés ! Cela veut donc dire que nous ne sommes pas seuls, ici. Nous avons décidé de continuer malgré tout et on s'est diriger vers les escaliers menant au deuxième étage.

L'escalier était sombre et ne semblait pas très solide. Rémi exprima ses doutes.
«J'ai jamais fait confiance aux escaliers en général, de toute façon, a-t-il déclaré.
-Je sais, déjà que le plancher semble assez fragile sous nos pieds, a ajouté Nicolas.
-Allez, laissez tomber et montons, trancha Mathieu.»
Le faisceau de ma lampe de poche éclairait le sol, me permettant de voir les divers objets qui le jonchait ; Morceaux de bois, de vitre, des capsules de pilules vides, des taches de sang, des outils... Le deuxième étage était composé de plusieurs petites pièces qui ne contenaient rien de très intéressant. Par contre, l'une d'elles abritait une penderie dont la porte était fermée. Croyez-moi, elle ne l'était pas pour rien. On a décidé de jouer à la courte paille avec des bouts de crayons pour déterminer qui allait ouvrir la porte. Nicolas fut l'heureux élu. Fatigués de l'entendre crier au scandale, déclarant qu'on avait triché, on l'a poussé vers la porte, ne lui laissant nul autre choix. Prenant une longue respiration, il approcha lentement sa main de la poignée, la tourna doucement et tira. Ce qui était à l'intérieur nous laissa hors d'haleine. C'était un foutu cadavre en décomposition suspendu par le cou à une barre de métal. Un cri retentissant sortit de notre gorge, à tous et chacun, alors que nous courrions vers l'escalier.

Revenus au rez-de-chaussé, nous étions tous traumatisés. Nicolas a même vomit dans un coin.
«Ah merde, il faut que je foute le camp d'ici, et vite!»
Je l'ai pris par les épaule et l'ai secoué violemment.
«Ta gueule ! TA GUEULE ! Tu dois rester calme , ai-je crié.
-Arrête de me secouer ou je te gerbe dessus, a dit Nicolas en prenant un teint verdâtre.
-En entrant ici, on s'est comme engagé à aller jusqu'au bout ! On ne peut pas abandonner !
-Hey ! Réveille-toi, un peu ! On a trouvé une morgue et un gars qui s'est pendu en haut ! Ça va être quoi ensuite ? Des zombies ? Des corps démembrés ?
-Écoute, on va jeter un coup d’œil et si c'est trop «hardcore» en bas, on fout le camp, c'est bon?»
Nicolas n'a pas répondu. Les marches menant au sous-sol craquaient sous nos pas. J'avais un mauvais pré sentiment. Arrivés en bas, ce qui s'y trouvait était trop pour le cerveau humain.

Nous étions dans une salle rectangulaire dont on ne voyait plus le plancher. Du sang le recouvrait en entier. Nous marchions dans une flaque de sang géante. D'un côté de la pièce, une table avec des outils ensanglantés. De l'autre, une table d'opération... avec un corps y étant allongé. En s'approchant, nous avons pu constater que son cerveau était à l'air. Mathieu fut le seul à avoir les tripes d'y touché. Il était encore chaud, signifiant qu'une lobotomie venait d'être pratiquée sur cet homme. Soudainement, un rire machiavélique a venu du coin de la pièce.
«Mais que vois-je ? De nouveaux cobayes à examiner?»
Même Usain Bolt, le détenteur du record du monde en sprint, n'aurais pas pu courir plus vite que nous à ce moment précis.

Aucun mot ne peut décrire la frayeur que nous avons vécue dans le Campanile des Prairies. Aucun. N'y entrez jamais.
Par pitié, jamais.
Auteur : GamerQC018


6 commentaires:

  1. Wahow. Nous l'avons trouvé. Le narrateur de creepypasta le plus, idiot, suicidaire, bouché, et presque sans aucune trace d'instinct de survie au MONDE.
    Et il y en a 4!

    VB

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    1. Plus il y a de fou, plus on rit !

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    2. Effectivement, l'instinct de survie semble être une notion surfaite, ici. °°'

      Par contre, une lobotomie n'a jamais nécessité d'ouvrir un crâne, juste comme ça.

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  2. Les mecs trouvent des cadavres mais s'en battent allègrement les couilles

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  3. Alors.

    Alors.

    Par où commencer ?

    L'histoire en elle même est quand même un peu clichée (le cadavre dans le placard, le bâtiment abandonné, les trois amis etc...). Mais ce n'est pas le plus grave.

    Les dialogues sont d'une mièvrerie à faire pâlir Elodie Frégé, et le coup de la "flaque de sang géante" est tellement gros que j'ai éclaté de rire à ce moment donné (bon, mais ça, ça vient peut-être du fait que je ne suis pas très normale...).

    Enfin, la comparaison avec Usain Bolt fait vraiment "tache" à mon goût.

    En somme, une creepypasta pas mauvaise, mais pas excellente non plus...

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  4. Je suis la seule à avoir associé cette pasta à la chanson "le campanile", du groupe québécois Exterio? C'est la même histoire et c'est rempli de références!!

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