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lundi 26 septembre 2011

Nuit sans lune

Je m'appelle Serge, j'aimerai vous raconter une histoire fameuse dans ma famille, qui s'est déroulée il y a près de trente ans.
A l'époque, j'avais 11 ans, et j'étais en vacances chez mes grands-parents, avec ma petite soeur Cathy et mon cousin Pierre, qui avait 24 ans à l'époque.
Ils habitaient à la campagne, très loin des grandes villes et de l'agitation.
J'aimais beaucoup les longues promenades jusqu'à la tombée de la nuit à travers les champs avec mon cousin, et Cathy passait ses journées à chasser toutes sortes d'insectes, à l'exception des araignées qu'elle avait en horreur (ce qui était compréhensible à 8 ans).
Bref, on passait de super moments.
Le soir, on restait tous à l'intérieur et on faisait un jeu de société; certains soirs, les soirs de pleine lune parce qu'on y voyait, on laissait les volets du salon ouverts, et on entendait parfois des crapauds qui passaient dans le jardin entourant la maison.

Seulement toute cette période formidable de notre jeunesse s'est arrêtée d'un coup net, un soir du mois de novembre, pendant les vacances de la toussaint.

C'était une nuit sans lune, et on avait l'interdiction formelle de sortir, à cause des éventuels serpents et autre dangerosités qu'on ne pourrait pas voir; la campagne c'est très différent de la ville, là-bas quand il fait nuit noire, on ne distingue rien, absolument rien.
Si on ouvrait la porte d'entrée, on se demandait si c'était la lumière de l'entrée qui pénétrait difficilement à l'extérieur, ou bien la nuit noire et brumeuse qui peinait à entrer dans la demeure.

Ce soir-là, on faisait une partie de monopoly (l'éternel), sauf Pierre qui s'en était lassé, quand un bruit sourd jeta une pause glaciale sur la partie.
Grand-père crut identifier un oiseau mort qui se serait écrasé sur le toit.
La partie reprit donc, mais il y eut un nouveau choc, toujours aussi sourd et qui aurait presque fait vibrer les cadres du salon.
Pierre, excedé, décida d'aller jeter un oeil dans le grenier. Il en avait du courage, et moi et ma soeur on l'admirait beaucoup, parce que je peux vous assurer que jamais nous n'aurions eu le courage de monter les hautes marches menant au grenier sans lumière. Il prit une lampe de poche et monta les marches une à une. Le grincement lourd accompagnant sa progression suffisait déjà à nous glacer le sang. Il arriva au grenier, on pouvait l'entendre marcher au-dessus de la chambre d'amis.

Là, un troisième coup, moins puissant mais plus proche que les précédents. Ca ressemblait à un coup de pelle sur de la tôle ondulée...
Grand-mère commençait sérieusement à s'inquiéter, et s'approcha des escaliers du grenier pour mieux appeler le cousin.

Il ne répondit qu'au troisième ou quatrième appel, en demandant ce qu'il se passait.

"Comment, tu n'as pas entendu??"
"Entendu quoi?"
"Mais qu'est-ce qu'il se passe ici...?"

Il était dans le grenier, mais n'avait même pas entendu le troisième choc; Quand soudain un quatrième coup se fit entendre, et c'est à partir de là que grand-mère décida qu'il valait mieux appeler la gendarmerie.
Grand-père, lui, déclara qu'il devait s'agir d'une plus grosse bête, qu'il allait sortir pour aller voir ce qu'il en était. Il descendit à la cave pour aller chercher la lampe-tempête, et sortit avec Pierre, qui tenait le fusil.

Au bout de dix minutes, sans nouvelles, grand-mère se résolut à décrocher le téléphone, au moins pour appeler nos parents et avoir leur avis, au mieux pour appeler la gendarmerie.
Mais il n'y avait aucune tonalité.
C'étaient nous les plus jeunes, mais on a bien dû commencer à essayer de la rassurer à partir de là.
Elle devint incontrôlable et nous emmena dans leur chambre, pour s'enfermer à double tour, au moment où retentit un nouveau choc, toujours plus puissant, toujours plus troublant dans le silence si profond de la campagne. Nous n'avions pas de voisins à proximité, les plus proches étant à plusieurs centaines de mètres, aussi personne ne pouvait nous entendre crier.

Enfermés dans la chambre, nous attendions avec anxiété le prochain coup, quand nous fûmes surpris par une détonation bien plus forte: un coup de fusil.
Grand-mère hurla et s'évanouit. Cathy se mit à pleurer, et moi je n'en menais pas large...
On attendit plusieurs minutes, jusqu'à entendre s'agiter la porte d'entrée. Grand-mère reprenait doucement ses esprits, mais refusa catégoriquement de sortir de la chambre. Après tout, moi je me disais que c'était peut-être Pierre ou grand-père qui essayait de rentrer et qu'on avait encore oublié les clés sur la serrure, donc je suis sorti, contre l'avis de grand-mère, pour aller ouvrir.

Arrivé devant la porte, je m'arrête.
C'est stupide, mais dans la situation, j'avais quand même un doute.
Je remercie le ciel tous les jours de n'avoir pas ouvert précipitamment.
J'ai crié à travers la porte pour savoir qui appuyait lentement sur la poignée.
J'ai demandé plusieurs fois, mais je n'ai pas eu de réponse.

Alors j'ai commence à faire marche arrière, à reculons, en regardant fixement la porte qui s'agitait de plus en plus bruyamment.

Et là, coupure. Plus de courant, plus de lumière, le noir.
Le noir total, pas un trait de lumière, pas un reflet, rien que le noir à en devenir aveugle.
Et surtout, plus un bruit. Je crois que j'aurai préféré entendre la porte se faire forcer plutôt que de subir un silence aussi pesant.
J'ai commencé à chercher à revenir à la chambre à tâtons, quand l'inespéré arriva:
je vis la porte au fond du couloir s'ouvrir, et de la lumière s'échapper de la pièce.
Mais c'est dans un hurlement paniqué voire hystérique que grand-mère en sortit, portant Cathy dans ses bras. La lumière, je ne l'avais pas remarqué tout de suite, semblait danser, et les poursuivre.
En m'approchant, j'ai finit par comprendre ce qu'il se passait: elle avait essayé d'allumer des bougies, mais dans le noir avait finit par mettre le feu au lit, qui se consumait rapidement sous les flammes qui gagnaient en hauteur et en intensité à une allure impressionnante.

On s'est réfugié dans la cuisine, guidés par un simple briquet.
On n'osait plus ni sortir, ni rester, on était entre les flammes de l'enfer de la maison qui commençait à s'incendier sérieusement, et le froid glacial de la mort qui nous attendait à l'extérieur.
Finalement, on a prix des couteaux à la cuisine et on s'est réfugiés au sous-sol.
Il n'était pas situé exactement sous la maison, mais légèrement plus au nord, aussi on s'y sentait plus à l'abri.

La cave avait son propre groupe électrogène, qui servait d'ordinaire à alimenter les machines de bricolage de grand-père.
On était recroquevillés là, au fond de la cave, sentant passer ça et là quelques cafards curieux, à attendre je ne sais quelle solution.

La fenêtre qui ornait le haut du mur du fond de la cave explosa sous le choc d'une barre métallique noire.
Le briquet manqua de gaz, et on commença à hurler d'une terreur sans nom.
Par chance, c'était Pierre. Il avait vu les flammes de dehors et avait entreprit de briser la vitre pour nous sortir de là.

Ensuite, on a couru jusqu'à arriver chez un voisin, à travers une campagne d'ordinaire si chaleureuse mais cette nuit d'une noirceur létale.

On a tambouriné à la porte jusqu'à ce qu'il nous ouvre, et on a attendu là.
Quand les gendarmes sont arrivés à l'aube, avec les pompiers, on nous a apprit la découverte du corps de grand-père, retrouvé à moitié enterré dans le champs derrière la maison.

Une fois dehors, Pierre et lui avaient été séparé quand une sorte de bête massive les avait attaqué, ça aurait pu être un sanglier d'après la description de Pierre, mais d'une taille peu commune. C'était lui qui avait tiré le coup de feu, abattant grand-père d'une décharge en pleine tête, à plus de cent mètres de distance. Une balle perdue n'est pas perdue pour tout le monde.

On n'a jamais su pourquoi on avait retrouvé notre grand-père à moitié enterré dans une sorte de trou qui n'était pas là l'après-midi même.
On n'a jamais su non plus ce qui avait attaqué la maison et pourquoi nous avions été coupé du monde toute la nuit.
Mais il y a une chose qu'on n'oublierait jamais: c'était la taille des griffures sur la porte d'entrée.

Auteur : Cyrix

Lien d'origine de la pasta ici.

4 commentaires:

  1. Le loup garou aux yeux rouges existerait bel et bien!il apparaît aussi dans"la forêt"même description!

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  2. La bête du Gévaudan!xD

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  3. Un peu trop simple et incomplète à mon goût. Mais j'ai lu pire. :-)

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