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dimanche 10 février 2013

Vacances inoubliables

L’obscurité était à présent totale. Des rafales glaciales battaient dans nos cheveux. Les grillons jouaient leur symphonie nocturne. Une symphonie que nous allions bientôt découvrir sinistre.

Moi et mon frère nous dirigeâmes vers le cimetière, afin d’accomplir notre délire d’adolescents attardés. Nous étions en vacance sur la côte croate. Comme chaque année nos parents nous amenaient vers une destination exotique pour « ouvrir notre horizon », disaient-ils. Dans la monotonie du quotidien, nous avons voulu pimenter notre séjour. Un piment peut-être trop fort pour nos langues légères. Les beaux paysages, les bruits des vagues se cassant sur les falaises et l’inactivité du bronzage n’étaient pas suffisants pour nous.

- Allume la lampe, lui dis-je, je ne vois rien !
- Quoi tu trembles déjà du genou ? me dit mon frère avec un sourire et un relèvement de sourcil idiot.

Mon petit frère était un adolescent dans la fleur de l’âge. Il collectionnait les boutons et la fainéantise des journées improductives. Il était doué d’une assurance à l’italienne, le style d’assurance qui s’effrite à la moindre gravité. Mais plus que son assurance, s’était sa touffe de cheveux qui me faisait sourire à chaque fois que je le regardais discrètement du coin de l’œil. Quant à moi, on me qualifiait souvent d’égoïste et de narcissique, bien que je me voyais plutôt comme un gars posé et altruiste. Il y avait là matière à réflexion.

Nous marchâmes sur un petit chemin rudimentaire, aménagé spécialement pour les touristes descendant sur la plage, et nous venions de nous enfoncer dans un passage devenu lugubre une fois la nuit tombée. Les ténèbres enveloppaient la moindre parcelle de matière et sans lumière la probabilité de se péter une cheville était plus que positive.

Nous descendîmes l’escalier, guidées par notre fidèle lampe a dynamo et nous avions enjambés le portail entre-ouvert du cimetière. Craquement sinistre.

- Après avoir vu « Devil's Inside », je dois t’avouer que ça me fou un peu les boules, se plaignit l’enfant aux cheveux sauvages.
- Mais non, arrête tes bêtises, tout ira bien, lui promis-je !

Nous avions choisis un coin assez confortable pour débuter la séance de spiritisme.

- Comment est-ce qu’on fait ? me demanda-t-il.
- Eteins ta lampe, lui recommandais-je.

Obscur. Le cimetière était petit, les croates devaient enterrer leur morts debout, sûrement pour économiser les parcelles cultivables. Le peu de croix en hauteur se découpaient avec une âcre nostalgie sur un ciel étoilé. Le faible éclairage de la lune rebondissait sur l’assemblage des atomes qui formait les pierres tombales. Le vent se levé par intervalles, plus fort, plus puissant et caressait maladroitement les arbres qui se tordaient dans un craquement sinistre, des cris d’effrois, des cris qui nous demandaient de quitter les lieux. Un frisson dans le dos.

Le plus sincèrement, je voulais en finir au plus vite. Je reprenais du courage, me raclait la gorge et fusé :

- Ô esprit du vent, de la mer et de la terre, éveillez-vous, donner nous un signe de votre existence, je vous invoque !

Le vent s’était quelque peu calmé, mon frère avait suivis mes recommandations ; yeux fermés, esprit clair, ne penser qu’à une chose et se concentrer sur ma voix. Comme rien ne se produisit, je continuais :

- Esprit des morts, des décédés, des macabés, nous sommes venus empiéter sur votre demeure, apparaissez-nous !

Une rafale de vent nous percuta, moi et mon frère, nous donnant, à coup sûr, la chair de poule a tous les deux. Certain que rien ne se produirait ce soir là, je mis les bouchées doubles, une dernière fois :

- Esprit des corps putrides qui gisaient lamentablement dans ce vieux et morne cimetière, je vous ordonne de vous montrer, moi humain arrogant qui a surement plus de chance d’être en vie que vous, avais-je lâché lourdement et avec, certes, une pointe d’ironie humoristique.

Mon frère avait ouvert les yeux et me regardait. Il avait surement dû comprendre que c’était HS pour la soirée, aussi avait-il continué sur un ton exaspéré :

- Rien !

Brusquement, avant que je puisse continuer sa profonde réaction verbale, dans un coin du cimetière, un bruit. Des pleurs. Des pleurs de bébé. Là, sur une tombe, gisait quelque chose. L’instinct de survie de mon frère le poussa vers moi, s’accrocher à mon bras dans un « Putain », involontaire. Il espérait surement que je fasse quelque chose, j’étais le grand frère, celui auquel reviennent les responsabilités en cas de pépin. Quant à moi, j’étais tétanisé, mon cerveau était court-circuité, moi qui aimait prévoir et calculer chaque chose je venais de me prendre une douche froide ! Que dise-je ? Une douche glaciale ! Un bain de minuit dans l’océan hivernal !

- Enzo, merde, j’ai peur, fait quelque chose, gémit-il avec une voix cassé, aux bords des larmes.

Les pleures étaient déstabilisants, les pleurs d’agonie d’un bébé, de souffrance, des pleurs de mort, de fin, les larmes qui vous veulent du mal. Je me ressaisi partiellement :

- Assez, foutons le camp d’ici !

Je poussais le petit devant pour lui éviter d’avoir cette intense angoisse que les gens ont, quand ils sont accompagnés par la peur, toujours l’impression qu’ils vont se faire saisir par derrière par une main ou pire, une chose maléfique. Je tremblais de partout, mes jambes étaient soutenus par mon instinct de protection familial, un froid glacial m’avait envahi, et nous nous sommes mis à courir, aussi vite que possible, aussi fort que possible, tout en prenant soin de rester ensemble. Une fois arrivés à la résidence, nous nous sommes jettes en boule chacun de notre côté, dans le lit commun de la maison où nous habituons.

La nuit fut atroce, les pleures nous avaient hantés un long moment. Nous les entendions au loin comme des appels machiavéliques, sadiques, dirigées contre nous.

Le lendemain nous nous sommes pointés sur les lieux du cimetière et nous nous sommes excusées aux morts, dans l’espoir d’avoir leur bienveillance. Nous nous sommes juré de ne plus jamais les offenser et nous nous sommes plaints de notre stupidité. Cependant, comme vous vous en doutez, la vie n’est jamais ce que l’on pense être. Après avoir demandé aux parents s’ils n’avaient pas entendus des bruits suspects, nous étions certains que ces pleurs nous étiez dédicacés qu’à nous.

Quelle chance, une exclusivité ! La semaine qui a suivis notre séjour, chaque nuit, entre minuit et trois heures du matin, les pleurs nous donnaient rendez-vous. Nous n’étions plus que deux corps glacés par la peur dans notre lit, ne sachant pas nous encourager, ou même expliquer notre connerie, nous avions fait une bourde. Les mêmes lamentations provenaient du cimetière inlassablement. Ensuite la libération, le repos non mérité de deux curieux.

Nous avions espérés qu’en partant de la Croatie, tout cet épisode serait oublié, nous nous étions trompés. Après la Croatie, notre père voulait faire une halte pour une semaine, en Italie, histoire de revoir ses concepteurs et régler des détails avec notre future maison en construction. Même scénario.

Des pleurs. Avec cependant une légère variation ; le mécontentement de ce fœtus sorti de l’enfer provenait de derrière la porte d’entrée de notre cabane (nous dormions dans la maison en construction). Les lamentations semblaient s’être rapprochées...
Une fois de retour en pays résident…

- Pour quoi me quittes-tu, me dit-elle d’une voix cassée ?

Elle, c’était Yuna, ma petite amie. Son manque de réceptivité ne m’as pas vraiment plus, et je faisais plus de perte que de bénéfices sentimentales en sa présence. Alors que on venait de discuter pendant dieu sait combien de temps, elle me posait inlassablement la même question, en boucle, comme dans un jeu vidéo qui plante.

- Je viens de te le dire… et puis, j’ai ramené quelque chose de vraiment mauvais avec moi…

Comme à son habitude, elle me regardait avec des yeux implorants pour que je lui dise. Pour que je lui dise tout. Elle n’avait pas besoin de me le faire savoir, je l’avais deviné. Aussi me suis mis-je à conter mes péripéties… :

- Tu comprends ?! Cette chose, ce fœtus démoniaque, ce bébé sortis de l’enfer, il semble m’en vouloir, il hurle et pleure et crie, comme s’il étouffait, comme s’il on l’avait noyé à la naissance ou délaissé, ses cris me percent les tympans et chaque soir il est là, il véhicule la peur, l’effroi, il est dans ma chambre... Il se rapproche toujours un peu plus, et je n’ai pas la force de me lever, de le regarder, de le prendre dans mes bras, il est maléfique, ça se sent, il m’en veut à moi pour ce qu’il lui est arrivé, il est en colère, il a la rage, il veut me faire payer.

La seule nuit où j’ai essayé de l’approcher, j’ai vu là, gisant sur le parquet de ma chambre, une couverture l’enveloppé, l’intérieure était tout noir, sûrement une chose carbonisée, je n’arrivais à apercevoir aucune forme, une forte émanation et odeur nauséabonde, un corps brulé. Et plus je m’approchais, et plus les pleurs augmentaient en intensité, en s’étouffant, ils brouillaient mon âme, ma vue, mon ouïe, jusqu’à ce que je m’évanouisse de peur. J’étais tétanisé.

Et elle me regardait, elle voyait les cernes sous mes yeux, la dégradation de ma santé mentale, elle regardait un fou, qui bavait la folie :

- Laisses-moi t’aider, me supplia-t-elle…

Et je l’avais quitté sans un regard, quelque chose au fond me disait qu’il ne fallait pas que j’empire la situation, qu’il était déjà peut-être un peu trop tard…

Il était presque minuit, je me roulais en boule dans ma couverture, me tournait face au mur pour être dos à la vision ouverte de ma chambre, je mordais des dents et je m’apprêtais à encaisser. Je savais qu’il reviendrait, alors j’attendais.

*Pleurs*

Juste là, à côté de mon matelas, tout près. Plus près que jamais. Les larmes me montaient aux yeux, j’étais seul, isolé, poussé dans les derniers retranchements de ma propre folie, de ma malédiction, de ma démence, quand soudain… Les pleurs s’étaient arrêtés. Je restais figé, là, dans le noir, plus aucun bruit, et j’étais certain qu’il n’était même pas trois heures. Que pouvait-il se passer ? Ne pas se retourner, surtout pas, ne pas donner un jeu facile au diable.

*Rires*

Un petit gloussement enfantin avait surgi de tout prés. Des petits bruits de pas, un enfant qui court. Un bruit de pieds nus sur le plancher. La peur me gelé les sens, mon corps était très froid, ma démence devenait corrosive, ma respiration s’accéléra.
Une pression sur le lit.

Le bambin avait monté sur mon matelas, était debout et me contemplait, je le sentais, je sentais sa respiration saccadé, ses petits yeux noirs me scrutaient, son sourire carnassier aux dents pointues, sa peau carbonisée et les lambeaux de chair qui tombait sur me draps, je sentais même ses cheveux brûlées sur un crâne décomposé par le feu et son visage défiguré et ravagée par les flammes. Mon cœur battait a s’en rompre les artères. Il tira sur ma couverture, de ses petites mains charnues et infernalement potelées.

Je ne supportais plus le noir, cette présence pesante, étouffante, cette odeur, ces nuits d’effrois, cette existence démente et chaotique. J’enlevais ma couverture, je me retournais, et je le vis…

9 commentaires:

  1. Cool! Malgré les insupportables fautes de frappes, très bonne pasta, la fin est prenante, une vrai histoire d'horreur.

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  2. je crois que j'ai pas tout compris ^^' comment ^peut-il décrire un garçon qu'il ne voit que l'instant d'après pour la première fois? on ne sait pas que quelqu'un a des lambeaux de peau brûlés avant de l'avoir vu ^^' explication de la creepypasta please? :3

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  3. "me raclait la gorge et fusé" ? fusé !? Je suppose que c'est dans le sens "mes paroles fusèrent" mais...

    Il y'a beaucoup de fautes gênantes, comme "nous nous sommes excusées aux morts" = auprès des morts. D'ailleurs, c'est "excusés", c'est pas des meufs --'

    Il y'a vraiment de grosses fautes de vocabulaires qui m'ont fait abandonner la lecture "ces pleurs nous étiez dédicacés qu’à nous".

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  4. Des fautes parce que la langue est mal maîtrisée. L'auteur en fait volontairement des tonnes alors qu'il ne maîtrise pas l'emploi des adjectifs, c'est pesant, lourd, et pompeux. Ce n'est pas une écriture efficace, c'est une écriture suffisante.

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  5. ba pour moi sa va j'ai l'habitude de lire plein de fautes et même que j'ai aidé une amie sur une lettre d'une correspondante écrit voit si des exemple : je suis bonne et toi . j'aime docteur qui. j'ai chasser dans forêt traduction je vais bien et toi. J'ai doctor who. Je me suis promenée dans les boit c simple pour moi. (dsl si faute d’orthographe)

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  6. sinon très bonne creepypasta je trouve. :)

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  7. bien écrit, c'est agréable à lire à part les faites

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