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samedi 23 mars 2013

Vivante dans la tombe

C'était une chaude nuit d'été. L'obscurité avait déposé son voile sombre sur la Terre et la pluie commençait à tomber. Nous étions tous deux assis sur des fauteuils. Il y avait sur le visage de l'homme en face de moi un regard vide et pensif. Un silence pesant emplissait la pièce, comblé uniquement par le puissant bruit de la pluie qui s'abattait sur la fenêtre en verre.

Il ne parlait pas. Nous, qui étions de si bon amis, ce que nous avions fait cette nuit-là avait plongé notre coeur dans d'effroyables ténèbres.

Je voyais bien son inquiétude, mais il n'y avait pas de quoi paniquer, pensai-je à ce moment.

« Je ne vois pas pourquoi tu t'inquiètes ! Elle est morte, elle est morte, c'est bien ce que tu voulais, non ?! ».

A ces paroles, il me répondit, le regard perdu dans l'obscurité :

« Nous l'avons mise vivante dans la tombe ! ».

Je soupirai, et replongai dans ce silence avec un hochemment de tête négatif.

Cela faisait peut-être, quoi, disons deux heures, que nous l'avions mise, morte, dans la tombe. La pluie venait de s'arrêter, mais ce silence momentané disparut à nouveau sous l'incessant et oppressant "tic, tac" de la lourde horloge. Je décidai de parler une fois de plus.

« La télé... ».

Il me coupa, presque malgré lui.

« Vivante, vivante dans la tombe... ».

La télé etait débranchée, je pris alors le journal et me mis à le lire.

A peine avais-je débuté ma lecture que quelque chose, je ne saurais décrire quoi, attira mon attention sur la fenêtre proche de moi, peut-être un visage ? Non, c'était impossible, nous étions au 2ème étage. Je tentai de le dire à mon ami, mais son regard me laissa bien comprendre que je n'en tirerais rien.

L'oppressant "tic, tac" faisait monter en moi une tension étrange.


Bientôt, des sortes de murmures se firent entendre, des plaintes lugubres provenant de l'extérieur. Je m'enfonçai, effrayé, dans mon fauteuil. Mon ami ne bougea pas, murmurant son incessant « Elle est vivante, vivante... » avec une voix tremblante, remplie de sanglots.

Un fracas énorme se fit entendre au rez-de-chaussée, comme si quelqu'un était en train d'enfoncer une porte. Je sursautai. Le vent continua son chant lugubre. Je contemplai mon ami, l'interrogeant du regard, empli de terreur. L'avait-il seulement entendu ?

Puis, distinctement, j'entendis les marches grincer sous le poids de quelqu'un. Mon ami ne bougeait toujours pas, ne disait rien, jusqu'a ce que la personne, la chose, arrive au pas de la porte. Je me cachai derriere mon ami, suant à grosse gouttes. Lui restait impassible. La poignée de la porte tourna lentement, mon ami murmura alors : « Elle est là... ». La porte s'ouvrit...


Personne.


« Elle est là... Derrière... ».


Mon ami laissa échappa son dernier souffle tandis que ma vision devint noire, et que mon coeur défaillit lentement...

14 commentaires:

  1. Merci de laisser des commentaires (sur la pasta hein !) :) merci.

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  2. Maman est là cacher les porno! D8

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    1. Oh, you touch my tralala...

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    2. Ahahahaa, merci, ça m'a fait rire ;)

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    3. mmhhh my ding ding dong xd * sarah qui prend la porte*

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  3. Je trouve que ça ressemble enormément à une nouvelle de Poe...mince le nom m'échappe!

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  4. vlad the impaler5 avr. 2013 à 22:22:00

    Tout à faits "la chute de la maison Usher" je m'en suis inspirer (c'est génant ?).

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  5. J'aime bien, elle est sympas :) Après je la trouve peux être un peu simple :/ J'aurais bien aimée une suite par contre!

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  6. Franchement j'aime assez le style , ça change de se mettre dans la peau du/des malfaiteurs

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  7. l'ambiance pesante de la pasta se ressent bien, bravo à l'auteur

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