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vendredi 19 avril 2013

Le sortilège des sorcières

« Bonne chance, Randall ! », s'exclama le chef de la police de Sydney en sortant du commissariat.


Le sergent Randall ne fit que marmonner un faible « Bonne nuit ». Il faut dire que ça ne l'enchantait que très peu d'être de garde cette nuit, il devait faire encore du rangement et éplucher un dossier.


Il posa son téléphone, prit une gorgée de café et s'attela à la lecture dudit dossier qui répertoriait divers témoignage de personnes ayant subi d'étranges phénomènes paranormaux sur la côte ouest. Certaines auraient perdu leurs dents, d'autres se seraient réveilles couverts de lacérations, d'autres encore se seraient mises à vomir des insectes, tout en subissant d'étranges hallucinations auditives ou visuelles. Le colonel sourit, bien qu'il trouvait tout cela bizarre. Ce qui le fit le plus rire était la note placée en première page qui rappelait une ancienne légende américaine racontant que pour réveiller le démon, il fallait envoûter plus d'une dizaine de personnes avec des sortilèges de magie noire ancestrale avant de voir « le mal revenir des tréfonds de la Terre ». Il reprit une gorgée tout en riant. Il pensait à la légende ,si stupide à ces yeux. Il soupira : « La nuit va être longue ».


« Bon, alors, première victime, une certaine Mary Desanges, se serait réveillée en sursaut après un mauvais rêve dans lequel elle voyait un groupe de femme danser frénétiquement autour d'un feu en répétant des incantations. Au fur et a mesure, les traits de leur visage se déformaient et elles disparurent dans un cri strident qui réveilla ladite Mary. Celle-ci se précipita vers la salle de bains pour se rafraîchir, elle but un verre d'eau, et dit avoir soudainement entendu d'étrange voix l'appeler dans le couloir. Elle n'y prêta guère attention car elle sentait un étrange goût dans sa bouche, qui la dérangea si fortement qu'elle décida de se laver les dents. Quel ne fut pas son étonnement quand à chaque va-et-vient de la brosse à dents, deux voire trois de ses dents se mirent à tomber dans l'évier ! Elle perdit ensuite connaissance en entendant des rire sardoniques en provenance du couloir. Whoua ! Eh ben, 'y a de quoi se chier dessus, effectivement ».


Randall toussa violemment, une abeille lui passa devant le nez ; il la chassa du revers de la main. But à nouveau du café, sauta plusieurs témoignages qu'il « lira plus tard » et arriva devant le dernier témoignage en date. Il toussa à nouveau, cette fois, trois abeilles lui passèrent sous le nez. Il sursauta et les chassa.


« Bon alors, dernier phénomène. Un mois après les premiers faits, un certain Bob Emarrino rentre chez lui après son travail, il croise sur le chemin une belle jeune femme qui lui laisse un baiser "parfumé" sur la bouche avant de disparaître dans la nuit. Il arrive chez lui toujours étonné de cet évènement... (Randall se remit à tousser, il racla sa gorge, il avait du mal à respirer) ...et commence à être frappé d'une violente toux et de démangeaisons. Il lui semble entendre des voix dans sa tête lui disant d'une voix féminine et monotone : "Te voilà soumis aux sorcières de Salem". Le mot "soumis" se répétant comme un écho. Bientôt la toux reprend, une araignée tombe sur la moquette, il tombe à genoux, quelque chose semble bouger dans son œsophage, il tousse, d'autre araignées tombent, il s'écroule, la phrase se répète suivie d'un "Tu vas vivre" et d'un rire. Il s'effondre, paralysé, de nombreuse araignées lui sortant de la bouche dans une avalanche de longues pat... (Randall toussa)-tes. Sa femme le retrouve vivant mais inanimé dans cette mer grouillante, elle appelle les pomp... ».


Randall se mit à tousser plus fort que d'habitude, il tenta de boire, mais le liquide se déversa sur son bureau. Peu après, il en vint à cracher du sang. Sa gorge l'irritait de plus en plus. Il eut l'impression que des centaines de poignard le transperçaient de l'intérieur. Les quatre abeilles s'étaient posées sur la lampe de bureau, regardant l'étrange spectacle. Randall s'agitait, se grattait, toussait, faisait voler dans l'air des gouttelettes de sang.


Quelque chose grouillait dans son ventre, et même dans sa gorge qu'il agrippa, la toux triplant sa fureur. Un chœur de femmes progressif semblait chanter un faible et funèbre "HÉ-HO" qui résonnait dans tout le commissariat, presque aussi insoutenable que les bourdonnement qui commençaient à se faire entendre dans toute la pièce. Le bourdonnement semblait venir de la cage thoracique de Randall. Il toussa encore et encore... Des centaines d'abeilles se mirent à sortir de sa bouche, comme si une ruche avait trouvé logement dans le corps du sergent. Il s'écroula bientôt, des milliers d'abeilles en furie emplirent le bureau. Il en sortait de plus en plus du corps sans vie du sergent, lui déchirant la gorge au passage. Son dernier soupir fut emporté par les bourdonnements des abeilles ; mais derrière ce vacarme, on pouvait entendre rire et marmonner, une phrase se répétant :


« Il ne nous manquait plus que ton aide, cher Randall, pour le réveiller ! ».

2 commentaires:

  1. Je l'adore même si je trouve qu'il manquerait un bout de suspence en plus pour qu'on ne puisse pas venir la fin venir, mais superbe idée.
    En plus sur les sorcières de Salem cet ancient conte, bravo ^^

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