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vendredi 24 mai 2013

La silhouette de la forêt

Voici une ancienne lettre que j'ai retrouvée dans une malle au fond du grenier de chez mes grand-parents. Elle a été écrite par le frère de mon grand-père en 1978. Cette lettre a retenu mon attention lorsque j'ai vu le cachet de poste. Cette lettre a été envoyée depuis une ville qui s'appelle Boston. Oui, Boston, c'est connu, me direz-vous, mais à côté, entre parenthèses, il y avait écrit Hell Town. Ce n'est pas la Boston que beaucoup de personne connaissent, mais une autre, une ville qui a vu son nom s'élever au rang de légende urbaine. Voila la raison pour laquelle j'ai lu et décidé de publier cette lettre ici.


"Cher petit frère,


Comme tu le sais, il y a quelque semaines, avec Gina, notre amour du surnaturel nous a poussés à nous rendre dans cette ville que l'on surnomme Hell Town. Pour, tu t'en doutes, vérifier si les récits sur cette ville sont fondés. Tant de récits de fantômes qui hanteraient certains lieux nous ont fait frémir de plaisir et nous ont poussés à l'explorer de plus près et m'ont donc contraint, à mon grand désarroi, à te raconter des faits qui m'ont bouleversé au plus profond de mon âme. Je consigne donc ici ce qu'il s'est passé il y cinq jours, alors que moi et Gina (déjà enceinte de sept mois) avions décidé d'explorer la forêt qui se trouvait en face de notre chambre d'hôtel. Quelle ne fut pas notre erreur d'y avoir pénétré.


Le jour, Boston est une ville charmante. Les habitants ont le visage calme. Il est difficile de croire un seul instant que les légendes sont vraies. Nous nous installâmes donc dans un hôtel du centre-ville offrant une vue magnifique sur la forêt et le soi-disant cimetière hanté. Nous avions fait notre planning pour les jours à venir, quels endroits nous visiterions les nuits venues. Après nous être installés, nous allâmes à l'orée de la forêt repérer les lieux avant le soir. La forêt était assez obscure même la journée, si obscure que Gina me disait voir au fond luire comme la lueur d'une bougie. Je ris, toute ces légendes commençaient à déteindre sur nos esprits.


Nous nous approchâmes ensuite du cimetière. A peine avions-nous poussé le vieux portail rouillé que l'air se refroidit et nous fit frissonner. Le Soleil commençait à se coucher. Le cimetière se trouvait au bord d'une falaise où de nombreuse personne se seraient suicidées. En approchant du vide, Gina me tapa l'épaule et me montra une personne assise sur le banc. Elle avait le teint pâle, le regard fixe vers le Soleil couchant et le vide en face d'elle. Je m'approchai alors, lentement pour ne pas troubler l'atmosphère de recueillement qui régnait. La "personne" souriait sereinement. Je posai ma main sur son épaule et c'est alors qu'elle... Disparut. Je me retournai vers Gina, surpris ; mais qu'avions-nous donc vu ? Un fantôme, sûrement. Cette rencontre me fit frissonner. Après coup, nous primes la décision de rentrer à l'hôtel, de nous reposer avant de commencer les choses sérieuses.


L'heure vint enfin, nous primes chacun un sac à dos contenant quelques provisions (de l'eau, des petits sandwichs...), une lampe torche et un trousse de premiers soins. Je regrettais le fait que Gina m'accompagne, sept mois de grossesse ne sont pas à négliger, il fallait qu'elle se repose, mais tu la connais, elle arrive toujours à me convaincre. Un dernier coup d’œil à la fenêtre ; c'est vrai que tout au fond de la forêt semblait luire une bougie. Nous arrivâmes à l'orée de forêt, un étrange mélange d'excitation et de peur coulant dans notre sang. Nous y entrâmes, les arbres semblaient plus menaçants que jamais, leurs branche semblables à de longs doigts crochus descendaient parfois jusqu'au sol où gisaient des tapis de feuilles mortes. Nous avançâmes lentement mais sûrement, attentifs au moindre bruit, la lampe de poche en main. Nous nous retournâmes de nombreuses fois en même temps, sûrement à cause du vent qui soufflait sur les feuilles mortes. Il nous semblait entendre des bruits de pas. Le vent s'était cependant arrêté quand nous commençâmes à entendre des sortes de plaintes, de gémissements. Gina s'éloigna un peu, je ne m'en rendis compte qu'au moment où je l'entendis crier. J'accourus le plus rapidement possible. Elle était tombée par terre, effrayée par quelque chose. Je braquai ma lampe en face de nous et blêmis à mon tour. Il y avait un bâtiment, assez vieux et très délabrés, une sorte d'abattoir à en croire un écriteau, placé au-dessus de la porte. Les plaintes semblaient venir d'ici. A travers les fenêtres lourdes de poussières se dessinaient des formes, des silhouettes "d'hommes". Il semblait y avoir des visages plaqués contre les vitres, des visages tordus par la souffrances et la peur, des visages maculés de sang qui semblaient appeler à l'aide. La fumée de la cheminée de cet abattoir s'élevait dans ce ciel nocturne sans Lune. Les cris redoublèrent d'effort avant d'être couverts par des bruits de scies. La lourde porte s'ouvrit bientôt. Bien que paralysé d'effroi, je relevai Gina et nous nous mîmes à courir le plus loin possible dans une direction qui nous permettrait de nous éloigner de cet endroit effrayant.


Nous nous arrêtâmes sur un tronc couché. Gina ressentait quelques douloureuses contractions. Je lui servis à boire et lui demandai si elle voulait rentrer à l'hôtel, elle me répondit que non, de plus, il nous sembla que nous nous étions égarés dans notre précipitation. Soudainement, nous entendîmes des bruits de pas qui semblaient nous encercler, je regardai dans le périmètre avec la lampe de poche... Personnes. Les bruits de pas avaient cessé.


Nous avançâmes plus loin dans la forêt, nous aperçûmes bientôt la lumière de la bougie que l'on ne pensait être qu'une illusion. Nous marchâmes silencieusement dans sa direction. Les arbres semblaient plus menaçants, plus furieux de voir des étrangers venir troubler le calme de leur forêt. En effet, depuis que nous étions entrés à l'intérieur, nous n'avions vu ou même entendu aucun oiseau ou animal nocturne, ce qui fit monté ma peur lorsque, derrière nous, je vis quatre petits point blancs comme des yeux s'approcher en zigzaguant entre les arbres. Je demandai à Gina d'accélérer le pas pour tenter de semer nos étranges poursuivants. Alors qu'ils semblaient tout proches, nous nous cachâmes derrière un arbre. Celui ci s'avéra plus effrayant qu'autre chose. Une goutte de sang coula sur mon front ; je braquai ma lampe dans les branches de l'arbre et fus frappé de nausée. Gina détourna son regard. Il y avait un cadavre, pendu par les pieds par des fils de fer barbelé, nu. Une croix inversée lui avait été dessinée sur la poitrine et des yeux lui avait été arrachés. Nous nous éloignâmes rapidement.


Nous revînmes bientôt vers la lumière et nous pûmes voir une sorte de cabane en bois avec deux petites fenêtres. La lumière émanait de cet endroit. La lueur oscillante de cette bougie projetait sur le sol l'ombre d'une personne qui semblait normale au premier coup d’œil. Nous nous approchâmes silencieusement ; à nouveau, notre cœur se souleva, cette fois en réaction à l'odeur la plus désagréable qui m'ait titillé les narines. Il y avait, posés près de la porte, trois sacs poubelle. Nous regardâmes encore un moment l'ombre de la personne qui résidait dans la cabane. Elle semblait préparer quelque chose, les seuls bruits qui nous parvenaient étaient, semblait-il, ceux de couteaux que l'on aiguise.


Puis l'ombre disparut, et à ce moment, la porte s'ouvrit en grand. Nous fûmes projetés vers l'arrière, éblouis par une forte lumière qui émanait de l'intérieur. "L'ombre", que nous voyions projetée au sol de l'extérieur, semblait en être réellement une. C'était une silhouette noire, il m'était impossible, même en pleine lumière, de distinguer quoi que ce soit de cette "personne". Elle s'approcha de Gina et moi, nous reculâmes à terre, dans l'impossibilité de nous relever. Nous entendîmes des pleurs et des cris venant de l'intérieur de la cabane, puis la silhouette noire se précipita sur Gina dans un cri strident. Je fus soudainement plaqué au sol par une force invisible qui m'obligea à regarder l'horrible spectacle qui se déroulait devant mes yeux.


La silhouette ouvrit Gina au niveau du bas-ventre, nous nous mîmes à crier tous deux, puis, avec admiration, l'ombre en sortit notre futur bébé. Un sourire "éclatant" se dessina sur son visage, elle éclata de rire alors que nous continuâmes de pleurer et crier de désespoir. Je fus bientôt le seul à pleurer et crier car Gina venait de rendre son dernier souffle. L'ombre coupa le cordon ombilical puis mena le fœtus jusqu'à sa bouche, laquelle s'ouvrit dans des proportions inhumaines, et l'engloutit d'une traite. Puis l'ombre me regarda de ses yeux que je pouvais voir désormais. Ils étaient aussi blancs que la Lune que Gina ne pourrait plus jamais voir. Me souriant de toutes ses dents, elle me dit :


« La vraie souffrance, c'est la vie, le plus souvent ! ».


Et à ce moment-là, le noir complet.


Je me réveillai dans un hôpital quatre jours plus tard. Des personnes m'avaient retrouvé sur un banc du cimetière de Hell Town, inconscient. Gina n'a pas été retrouvée.


Voilà la fin de cette affreuse histoire, je ne sais pas comment je vais vivre correctement maintenant. Demain, je rentre à Londres vous retrouver. On m'a promis que cette lettre arrivera avant mon retour en Europe".

5 commentaires:

  1. J'adore ! :)

    Même si des le début on se doute qu'il arrivera quelque chose à la femme et au bébé.

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  2. On devrai reprendre cette histoire pour faire un nouveau Resident Evil !
    Ou Silent Hill !

    VB

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  3. Cette creepypasta est loin d'être mauvaise, seulement, elle est bourrée de clichés très gênants (la lumière au fond de la forêt, les couteaux qu'on aiguise, l'abatoire, le cimetière, etc...).
    Mais il y a également autre chose qui me gêne : la lettre étant écrite en 1978, les formules sont trop "modernes" à mon goût.

    Mais ça n'en reste pas moins une histoire d'horreur plutôt "agréable" à lire.

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