Disclaimer

DISCLAIMER
Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
Nous encourageons largement les pratiques répréhensibles qui y sont décrites.
Consultez la page À propos pour plus de détails.

Script générateur de phrases

jeudi 16 mai 2013

L'Ombre des murs

-Allez, dépêche-toi, on va être trempés!
-Oui, j'arrive!
Je me hâtai. La pluie tombait en trombe sur nous. Nous étions partis depuis déjà 7 heures, et nous avions marché sous un soleil écrasant. La pluie nous avait surpris depuis déjà quelques dizaines de minutes, et il ne me plaisait guère d'être trempé.
Accompagné de mon frère Mickael, nous avions entrepris un voyage autour du monde, à raison de 8 heures de marche par jour. Pourquoi, me demanderez-vous.....Eh bien la réponse est simple: Mon frère et moi, nous somme les meilleurs amis du monde, rien ne peut et ne pourra jamais nous séparer.

-D'après la carte, il y a un hôtel pas très loin!
-Parfait Mickael, enfin un endroit où dormir!

Peu de temps après, nous sommes enfin arrivés à l'hôtel. Un homme sombre nous a accueillis. Chaleureusement, certes, mais il avait une mine sombre, triste, déprimée. C'était un vieil homme qui semblait très fatigué.
Il nous fit inscrire nos noms dans un registre. je ne pus m'empecher de regarder et de voir une dizaine de noms qui y étaient inscrits. J'ai demandé à notre interlocuteur qui d'autre allait passer la nuit dans cet hôtel. Il sembla réfléchir quelques secondes, et me répondit que nous étions les seuls. Je ne me sentais pas très à l'aise: un des noms du registre avait signé deux heures avant notre arrivée.

Il nous accompagna dans nos chambres, qui étaient étrangement espacées par plusieurs autres, inoccupées. A l'heure du repas, je fis part de mes impressions à Mickael, qui prit tout à la rigolade, me disant de ne pas m'inquieter, que tout irait bien.
Je finis par le croire, et nous passâmes la soirée à parler de tout et de rien.
L'heure fatidique du coucher finit par arriver, et chacun regagna sa chambre. Epuisé par la route de cette journée, je ne mis guère longtemps pour trouver le sommeil.

D'étranges bruits me réveillèrent. Je décidai de me lever, et de voir si tout allait bien. Sur le chemin, dans le couloir, il semblait y avoir des visages sombres dessinés sur les murs, je ne les avais pas remarqués en fin de soirée. Ils semblaient appeler à l'aide, j'ai même vu une main qui semblait presque sortir de la tapisserie. Cette ambiance commençait à me mettre franchement mal à l'aise, et je décidai de presser le pas jusqu'à la chambre de mon frère.

Une fois arrivé devant sa porte, je toquai. Une fois, pas de réponse. Deux fois, aucune réponse. Trois fois, un hurlement strident rugit de derrière la porte. Une série de hurlements, d'appels à l'aide. La voix de mon frère était coupée de peur, et de colère. J'essayais sans succès de défoncer la porte. Je mettais toute mes forces sur mon épaule, et je rentrais dans la porte, encore, et encore, et encore, pendant que les hurlements de mon frère commencaient à devenir de moins en moins audibles. Dans un ultime effort, je réussis à briser la porte, et le spectacle qui s'offrit devant moi me glaca le sang: Mon frère avait disparu.

Je n'avais pourtant pas rêvé, j'avais bel et bien entendu ses cris, qui venaient de derrière cette porte! Que se passe t'il ici? Où est Mickael? Où es-tu mon frère? Je commençai à hurler, à pleurer, et une petite chose au sol retint mon attention: sur le parquet se trouvait la photo que moi et mon frère avions prise ensemble avant de partir pour ce tour du monde. J'étais désormais convaincu que quelque chose d'horrible était arrivé à mon frère, il n'aurait jamais laissé cette photo derrière lui.

Je relevai la tête, et là, je ne saurais jamais expliquer par des mots ce que je vis, ce que je ressentis à ce moment là. Mon frère, du moins le visage de mon frère, était incrusté dans la tapisserie, il était si noir qu'on aurait cru que c'était de l'encre. Et enfin je compris.

Tous les visages qui semblaient appeler a l'aide, cette main tendue vers moi, mon frère qui faisait désormais partie du mur, les noms dans les registres, tout m'apparut enfin clairement. Les voyageurs étaient en quelque sorte aspirés dans le mur, et la seule trace de leur visite résidait désormais dans la tapisserie. Dans mon esprit, une seule chose était susceptible de contrer ce sortilège: le registre lui-même. Prenant mes jambes à mon cou, je courus aussi vite que possible, je courus comme jamais, porté par l'énergie du désespoir et de la tristesse.
Devant le registre, l'homme m'attendait. Je lui hurlai dessus, lui demandant ce qu'il avait fait de mon frère, et c'est alors qu'il me raconta l'histoire de l'hôtel.

-Il y a plusieurs années, moi et mon associé avions décidé de créer une auberge ici. Mais nous étions avides d'argent, et nous avons trouvé ce vieux registre magique. Nous voulions trouver une formule pour que les clients soient comme liés a l'hotel, et qu'ils éprouvent le besoin de revenir quelques temps plus tard, et d'ainsi repayer des nuits... mais rien ne s'est passé comme prévu.
A peine la formule trouvée, mon associé l'a répétée. Et ce fut alors épouvantable. Son corps a subi des mutations, il est devenu noir, sa peau s'est arrachée, et il est entré dans le mur. Il fait partie de l'hôtel désormais. Les clients font partie de l'hôtel. Ils sont tous liés à l'hôtel, mais je ne voulais pas que cela se passe ainsi...

Sur ces derniers mots, il s'écroula et se mit a pleurer. J'éprouvais presque à ce moment de la compassion pour lui. Mais ce sentiment fut vite effacé. Je sentis quelque chose m'aggriper les bras, et m'entraîner vers le mur. J'essayais de me débattre, mais en vain, lorsque quelque chose sussura ces mots à mon oreille.

-Bienvenue, voyageurs! Vous resterez bien encore un peu dans l'hôtel.....

8 commentaires:

  1. Encore une pasta faite par télépathie!
    Ou alors, ils ont déchirer le registre et le mec s'en est sortit tout comme les autres clients de l'hotel et le mec voulais juste nous metre en garde pour éviter que ce genre de truc arrive à nouveau... Un coup du CandleJack encore?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Si je puis me permettre de défendre ce qui n'est pas mien...
      Personne n'a dit que ceci se voulait vraisemblable. Ce n'est "pas une pasta", c'est une nouvelle horrifique, autrement dit le type est parfaitement en droit de mourir et de raconter son histoire après. Avant de faire des critiques aussi expéditives, réfléchis un peu quand même...

      Supprimer
  2. J'ai jamais crtitiquer le recit tu as mal comprit! J'ai juste dit que le mec avais écrit par télépathie, c'est du troisième degrè. Alors, avant de répondre, réfléchit un peu :P.


    En fait je l'adore et j'imaginais un 'epilogue' juste pour que tout le mode sois encore en vie!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Aah ok! Toutes mes excuses: c'est qu'on l'a tellement faite, cette remarque, et toujours sérieusement jusqu'ici, que je croyais nécessaire de rappeler ce qu'il en est.

      "Avant de répondre, réfléchis un peu": je m'en souviendrai.

      Supprimer
  3. Rox du poney la pasta

    RépondreSupprimer
  4. J'ai vu exactement la même histoire en bande dessinée quand j'étais petite dans un Mickey Parade Géant,je crois que Mickey était dans un hôtel avec Dingarou...

    RépondreSupprimer
  5. Je l`ai lue aussi à l`époque. C`était "murmures" dans le numéro 293 de MPG.

    RépondreSupprimer