Disclaimer

DISCLAIMER
Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
Nous encourageons largement les pratiques répréhensibles qui y sont décrites.
Consultez la page À propos pour plus de détails.

Script générateur de phrases

jeudi 2 mai 2013

Necrose

L’affaire Johnson souleva une vague d’intérêt jamais vu auparavant, les experts les plus éminents en médecine et en psychologie ce sont déplacés pour étudier cette si étrange situation. Les journaux se sont comme à leurs habitudes jetés sur l’affaire mais très peu on laissés voir les images filmés, le contenu ayant été jugé trop choquant même pour des individus endurci.     


 

     


 
Tout commença lorsque le dénommé Henri Johnson âgé de quarante sept ans et d’origine anglaise se rendit à l’hôpital de Bagnère de Bigorre, dans le sud de la France, ville où il avait élu domicile.  Une mauvaise chute lui avait valu une cheville cassée et affreusement douloureuse au point que le médecin qui l’avait reçu en fut fortement intrigué et lui donna une chambre le plus rapidement possible. Johnson, muni de deux béquille de piètres qualités arpenta les couloirs de l’hôpital sans escorte quelconque, il avait beau avoir du mal à se mouvoir, il refusait d’être assisté. Il ne se rendit pas directement dans ses appartements et préféra s’arrêter devant une baie vitrée menant à la rue en contrebas, il jeta un œil distrait à l’automobile rouge qui passa comme une flèche, soupirant en regrettant de ne pas être tranquillement installé chez lui. Il se motiva en pensant que pour une fois, il n’était pas seul, il y avait des gens partout dans cet hospice contrairement à sa vielle bicoque déserte et si atrocement silencieuse. Il décida finalement qu’il était l’heure d’aller se coucher, le ciel bien que recouvert de nuage grisâtre était noir et l’obscurité prenait peu à peu le contrôle de la ville, combattu seulement par les lampadaires. Il tourna la clé dans la serrure de sa chambre et alla enfiler de quoi dormir tout en étant présentable au cas où quelqu'un  pour une raison quelconque, viendrait quérir sa présence durant la nuit. Johnson était un homme prévoyant, tellement que personne n’hésitait à le qualifier de paranoïaque, ou encore de perfectionniste.



                                                                                                                                                                                                     


 
Il avait développé ce besoin d’être près à tout durant son adolescence, qui ne fut pas des plus aisée. Nerveux de nature, il apprit bien vite à éviter les problèmes le plus efficacement possible  pour éviter les punitions des professeurs et la nature destructrice, barbares des élèves qu’il était contraint de fréquenter. Le libraire, car il était libraire, resta donc là, couché dans ce matelas pour le moins confortable sans pour autant trouver le sommeil. Un silence de mort régnait dans les environs, ce qui ne manquait pas de lui rappeler son logis adoré, et rien ne venait le déranger. Ses paupières se faisait de plus en plus lourde, le silence était si absolu que ses oreilles émirent un léger sifflement, il joignit ses mains contre son ventre, pensif, il n’arrivait pas à dormir dans cet environnement étranger. Dans cette position on aurait pu le prendre pour un petit vieux dans son lit de mort tellement son visage était recouvert de pli, grimaçant de mécontentement, si il y avait bien quelque chose de sacré pour Henri Johnson c’était le sommeil et voila qu’il ne pouvait même pas en profiter.
Il surprit son esprit à vagabonder parmi ses souvenirs lointains. Quand l’ont est proche du sommeil il est toujours difficile de garder le contrôle de ses pensées fugaces dont on ne se souvient même pas au réveil. Il se rappela ses jeunes années, lorsqu'il était au lycée et qu’il était malmené par les autres élèves, ces barbares incultes et hautain, ils se croyaient supérieurs alors qu’ils ne connaissaient rien, même pas un peu de culture générale… Et lui, on disait qu’il était un coincé, un pestiféré, il était un élève normal comme tous devrait être, c’était eux les dégénérés qui ne méritaient que d’être abattu pour le seul crime d’exister et de mettre en danger la civilisation humaine.



Son esprit se concentra sur tout autre chose, les femmes. Jamais il n’avait connu de relation amoureuse avec une femme, ni aucun autre individu, il faut le préciser. Certes, il y avait les petites amourettes de la jeunesse avant même l’adolescence, mais aimons nous vraiment où ne tentons nous pas d’imiter nos parents ? Une fois cette période de l’adolescence atteinte, il se renferma tellement sur lui-même qu’il en perdit totalement confiance en lui et jamais il n’adressa plus de deux ou trois phrases avec une personne du sexe opposé, et encore, celles qui daignaient lui parler.


Henri revint momentanément au monde réel, il avait été gêné dans sa tentative se tourner sur le côté gauche. Il porta sa main sur son visage et retira ses lunettes pour les poser sur la table de nuit, il était vraiment perturbé par ce changement de décors. Encore il avait du mal à dormir, mais encore cette illusion semi consciente de souvenir mauvais et dérangeant lui parvint.



Il se voyait, tel qu’il était aujourd’hui. Un grand front à la limite de la parodie, qu’il avait tenté de cacher durant le début de son adolescence derrière une importante masse de cheveux mais avait abandonné l’idée bien vite, deux grand yeux entourés de cernes qui malgré ses longues nuits de sommeils ne le quittaient jamais depuis cette éternelle adolescence, l’origine de tous ses maux, et son nez grossièrement tassé sur lui-même pour ne former qu’une grosse poire beige en plein milieu de son visage, en s’imaginant ainsi, tel qu’il était, il se compara lui-même à une caricature de mauvais goût.



Il ouvrit à nouveau les yeux et grommela dans sa barbe, barbe de trois semaines, des mots inintelligibles qu’il avait prononcés sans réellement y réfléchir. Il se retourna à nouveau cette fois vers le côté droit, il avait en face de lui la porte menant aux couloirs sous laquelle passait une faible lumière blanche terne, légèrement orangé.  Le sifflement dans ses oreilles qui semblait avoir disparu revint de plus belle, toujours plus fort et insistant, il ne manqua pas de faire grincer les dents à Johnson.



Il se mit sur le dos et porta à nouveau sa main sur son visage et se frotta les paupières, puis resta immobile en attendant le sommeil, observant les couleurs psychédélique qui se promenait un peu partout devant ses yeux fermés. Il s’amusait à imaginer les formes que les tâches pourraient prendre, et qu’il prenait instantanément, ce petit jeu il le pratiquait depuis bien longtemps, en somme, un passe temps.



Il souffla entre ses dents, faisant assez de bruit pour faire taire le sifflement ravageur qui lui occupait l’esprit et qu’il croyait entendre encore quelque secondes après qu’il ait cessé d’exister. 



Soudain il fut pétrifié, foudroyé sur place par le hurlement perçant d’au moins une trentaine de personne agonisante, impossible d’avoir imaginé cette chose terrifiante qui avait si soudainement brisé ce silence reposant. Les lamentations de ces êtres était si lointaines, et pourtant si distinct qu’il aurait cru qu’ils se trouver dans la même salle que lui.



Il trouva la force et le courage de tourner la tête vers la porte d’entrée et resta figé  un moment, des ombres passaient  sans cesse devant sa porte tel des animaux en pleine course et il entendait parfaitement les bruits de pas pressé des choses à l’extérieurs, une course effréné d’un grand nombre d’individu accompagnés du bruit singulier d’un objet visqueux que l’ont traîne sur le sol.


Il sursauta à nouveau, on venait de porter un coup contre sa porte mais elle ne céda pas, elle était fermée à clef. Il était pourtant sûr de l’avoir laissé ouverte, mais il remercia le ciel pour lui avoir fait penser à la fermée, à double tour espérai t-il.
A présent Johnson entendait parfaitement la masse visqueuse qui se frottait à sa porte en traînant ses immondes griffes à la recherche d’une ouverture, un simple coup d’œil au bas de la porte lui dévoila une lumière rougeâtre et les ombres torturés qui s’agitait sur le seuil, des asticots bouffi et suintant de pus semblait passer leurs têtes dans l’étroite fente pour le fixer de leurs yeux à facette avant de rejoindre leurs maîtres.


Johnson trembla de tout son corps et ne put se contrôler, il était incapable de bouger et sa respiration se faisait atrocement douloureuse, bruyante, dérangeante. Dans un ultime effort, encouragé par un deuxième coup porté à sa porte, il roula hors de son lit et rampa rapidement jusqu’à une grande armoire blanche dans laquelle il s’enferma.


Ouverte, la porte venait d’être ouverte, un troisième coup avait eu raison de sa dernière protection face à la chose. Le libraire terrifié coupa sa respiration, tentant de se calmer, pour ne pas attirer le monstre et ses serviteurs vermiforme.
Une masse d’individu s’engouffra dans la chambre, c’était évident, le bruit était insoutenable, on croyait entendre des millions de corps maladroit ramper en imitant des serpents, des pas animal tel des sabots frappant le sol… Quelque chose reniflait, si cette chose le sentait, s’en était fini de lui.
Henri entrouvrit l’armoire avant de la refermer aussitôt, tétanisé, la respiration bruyante, trop bruyante. Il n’était plus maître de son corps, il n’avait aperçu que les jambes, que les jambes de la créature, mais il en était déjà terrorisé. Les asticots, les asticots bouffis étaient les jambes de la chose. Des tentacules vivants au milieu desquels se mouvait des pattes de boucs à la peau brûlée et boursouflée.



Sa main trembla et ouvrit l’armoire une seconde fois, incapable de savoir si il avait voulu vérifier si il avait bien vu où si la main avait bougé de façon indépendante. Il hurla, il hurla si fort que sa mâchoire lui fit atrocement mal mais il ne s’arrêta pas, il secoua ses bras dans une frénésie inhumaine tandis que la forme se précipitait vers lui et le saisissait avant de le broyer entres ses immondes membres informes et de le fracasser violemment contre le plafond et de le projeter contre le mur, aspergeant la salle de son sang et faisant craquer les os fragile du libraire…
Et Johnson ne s’arrêta de hurler que quand il perdit connaissance, ou peut-être continua t-il jusqu’à qu’une infirmière ne rentre dans la salle pour ne trouver que lui, allongé dans son lit, recouvert d’un drap taché de sang, le reste de la salle était parfaitement blanche comme elle l’avait toujours été.
Johnson reprit connaissance lentement, apercevant les lumières défiler devant lui, il était sur un brancard et les employés de l’hôpital se hâtaient de l’emmener en salle d’opération. Il était toujours pétrifié, la douleur était la seule sensation qu’il était capable de ressentir, et dans sa tête le sifflement était insupportable… Ce n’était pas le sifflement, c’était le gargouillis inintelligible de la chose.



Il fut placer sur une table blanche qui se recouvrit rapidement de sang noirâtre, il tourna les yeux vers les médecins au regard horrifié. Il tenta de parler, il ne fut capable d’émettre aucun son, il tenta de lever son bras, il en fut incapable.


« Comment c’est arrivé ? » dit alors l’un des médecins, certainement celui qui allait pratiquer l’opération répugnante.



Une infirmière se présenta face à lui et dit d’une voix tremblante, visiblement aussi traumatisé que Johnson « Je suis venu lui donner un peu de tranquillisant pour sa jambe, je… je n’ai pas eu le temps de planter l’aiguille qu’il… »


« Il quoi ? »


« Il s’est littéralement désarticuler, ses bras, ses jambes… Il s’est déformer devant moi. »


Le libraire difforme ne put s’empêcher de sentir la tristesse et la terreur l’envahir, il voulu pleurer mais quelques chose sur ses yeux l’en empêcha. Il tourna la tête douloureusement vers un miroir tous proches….
 Il tenta de hurler, il n’était plus humain. Son grand front était percé, brisé à un point que les os était visible, pointant vers l’extérieur comme si quelque chose en était sortit, sa mâchoire n’était plus qu’un trou béant dans lequel pendait une langue pustuleuse et ses yeux…. Il comprit se qui l’avait empêché de pleurer, ses yeux était recouvert d’une épaisse couche de peau qui pourtant ne l’empêchait pas de voir.  Il tendit son bras vers le miroir pour le saisir, pour mieux voir. Mais il ne l’atteignit pas, il était pourtant si proche… Son bras était anormalement court, il s’arrêtait au niveau du coude… Un moignon parfaitement cicatrisé d’où sortait une dizaine de doigts qui gesticulaient indépendamment de sa volontés, les uns des autres.



Il tenta à nouveau de hurler, mais il ne put rien faire à part agité se langue suintant de pue brûlant et émettre un long râle inhumain suivit d’un gargouillis inintelligible… Le gargouillis de la chose.


« Je ne comprend pas...Comment peut-il être stable? »


Il se figea, il se rendit compte de l’horrible vérité. Il était à l’image de la bête.

8 commentaires:

  1. J'ai bien aimé mais mon dieu... Je crois que je vais vomir :x

    RépondreSupprimer
  2. Beuh... le pauvre... Mais le truc de presse au début c'es du Bullshit...

    RépondreSupprimer
  3. ça me fait penser au monstre d'Amnesia comment il est décrit !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tiens, c'est vrai qu'il y a une ressemblance certaine. Bonne déduction Sherlock! ^^

      Supprimer
  4. c'est la face upsaitrs la créature des étages.

    RépondreSupprimer
  5. Bonne ecriture , bon scenar , grisson garanti !

    RépondreSupprimer