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vendredi 12 juillet 2013

Tableaux humains

Il avançait dans ce couloir sombre. Sombre et froid. Comme si la Mort en personne y avait élu domicile. Au fait, pourquoi était-il ici ? Ah oui, une banale histoire. Enfin... banale pour un film d'horreur. Adepte de petites histoires effrayantes, il s'était inscrit sur un forum quelques jours plus tôt. Un forum pas très actif en fait. Il commençait à se demander pourquoi il s'y était inscrit, quand il a reçu un MP. MP qui, apparemment, était destiné à plusieurs personnes. Des personnes amateurs de ces histoires, puisque c'en était le sujet. Un individu, anonyme bien sûr, expliquait qu'il faisait parti de ce même forum, et qu'il était sur la piste d'une légende urbaine, qui avait toutes les chances d'être vraie. Idiot comme il était, il a, à la vu de ce message, bêtement suivi les coordonnées, se disant qu'il y aurait d'autres personnes comme lui, et qu'il n'avait rien à craindre.

Pauvre être. Si futile, et pourtant si amusant. Quoi qu'il en soit, il était arrivé devant ce grand hangar, qui se trouvait au centre de la ville. Encore une fois, bien sûr, il faisait nuit. N'ai-je pas dit que c'était une histoire banale de film d'horreur ? Il avait pénétré ce hangar, et était tombé dans ce couloir. Le froid était pratiquement insupportable. Ceci mélangé à l'excitation et à la peur, il tremblait. Comme une petite feuille. Une odeur le rebuta. "Que peuvent bien faire les autres bordel ? Je me suis fait avoir comme un pigeon !". Question normale, mais réaction un peu tardive.

Il s'apprêtait à faire marche arrière, mais un son l'en empêcha. Un son de pas. De pas lourds. Tellement lourds, que les pieds trainaient sur le sol. Cette fois il avait vraiment peur. L'histoire prenait une mauvaise tournure. Il accéléra le pas jusqu'à la porte. Porte fermée. "Merde". Malgré ses coups, elle ne cédait pas. Il décida d'aller voir. Sûrement une blague des autres. Une porte sur sa gauche. Sans doute la seule, alors que de dehors, il avait clairement vu qu'il y avait une autre partie sur la droite. Enfin bon. Cette porte était là, ça, il en était sûr. Il avait à peine effleuré la poignée, que la porte s'était entre-ouverte. Sûrement bien huilée. Trop bien huilée même.


Derrière se trouvait une salle vide. Il entra, sur la pointe des pieds, ses sens à l'affût. Un grincement retentit derrière lui. Il se retourna, mais trop tard, la porte était fermée, à double tour. "BORDEL MAIS IL SE PASSE QUOI ICI ?! C'EST PLUS MARRANT LES GARS, SORTEZ !" Il criait en tapant sur la porte. Aucune réponse. Il se retournait, et une vision d'horreur le frappa.

 La salle avait changé. Le toit était beaucoup plus bas. L'ambiance était beaucoup plus sombre. Et pour cause, des membres étaient accrochés aux murs. Un peu comme des tableaux vous voyez. Un bras par ci, une jambe par là. Une vraie boucherie. Il se mit la main à la bouche, et au nez aussi. Une odeur, bien pire que toutes celles qu'il ait pu sentir dans toute sa vie flottait, dans la pièce. Il réprimait une envie de vomir, qui n'allait pas tarder à prendre le dessus. Sur un des murs, des membres faisaient penser à des photos de famille, un bras d'enfant, entouré d'une jambe et de 5 doigts adultes. Malgré tous ces membres, la pièces n'avaient aucune trace de sang. Mais ça ne veux pas dire qu'elle était propre. Loin de là. Elle n'avait pas été lavée depuis des années au moins, et des immondices, dont on ne pouvait deviner la provenance, trainaient à plusieurs endroits. Il vit une porte sur le mur d'en face. Il ne voulait plus rester ici, mais appréhendait le contenu de la suivante.

Toujours la main au visage, il avançait, le dos collé au mur, en prenant soin de ne toucher aucune partie des corps. Enfin devant la porte. Il ne fut pas surpris quand elle s'ouvrit pratiquement toute seule alors qu'il avait à peine touché la poignée. La même salle que précédemment. La même porte qui claque. À une chose près. Une immondice plus grosse que les autres se trouvait cette fois à côté du mur. Il n'y accorda pratiquement aucune attention, avançant vers la porte suivante.

Mais l'immondice se mit à bouger. À peine au début. C'était comme si elle frémissait. Puis il se mit à gonfler, et à dégonfler, au rythme d'une respiration qui se faisait plus forte. Malheureusement, la porte était fermée. Impossible de sortir. L'immondice commençait à se secouer doucement, puis de plus en plus fort. L'autre était tellement effrayé, qu'il n'osait plus faire un mouvement. Il se mit à courir vers l'autre porte quand la chose commença à se déployer.

Un monstre s'y redressa. Il n'avait pas une taille extraordinaire. Ses bras pendaient le long de son corps fin. Sa peau était foncée, sale. Sa tête penchait en avant. Il était face au mur, et ne bougeait pas. Le jeune ado avait observé cette scène pendant quelques minutes, complètement dépassé par les évènements, et horrifié. Puis il revint à lui, et se mit à taper contre la porte en criant. Voyant que celle-ci ne s'ouvrait pas, il se mit à courir jusqu'à la porte de l'autre côté, celle par laquelle il était arrivé. Mais rien à faire. Elle aussi était fermée.


Il se retourna, et vit le monstre avancer vers lui. Il boitait, mais avançait par saccades, comme s'il se téléportait sur de petites distances. Il se trouvait maintenant juste devant lui, et avait les yeux fermés. Aucun des deux ne bougeait. Puis d'un coup, la créature ouvrit les yeux, et fondit sur lui. Le jeune homme disparut, emporté par le monstre.
Il deviendra sans doute comme ses prédécesseurs, un tableau comme un autre sur un de ces murs.

Au loin, un bruit de porte se fit entendre. Une nouvelle victime arrivait.



Auteur: Obsidian

Vainqueur du deuxième concours creepypastique. Le principe est maintenant établi: on sélectionne deux tags au hasard, ils constituent le thème du concours: ici, monstres et démembrement.
Obsidian est également l'auteur de la creepypasta Légende sans nom.

7 commentaires:

  1. onne creepypasta, originale :D Mais j'aurais aimé une description du visage du monstre pour mieux l'imaginer :l

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    1. l'immagination est parfois pire que la realite

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    2. ^ Je ne suis pas d'accord, quand tu imagines, tu as beau vouloir imaginer le pire spectacle auquel tu puisses penser, ça ne sera jamais réellement insoutenable.

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    3. Ça dépend jusqu'à quel point t'as de l'imagination...

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    4. Le cerveau à pour mission première de nous protéger, en activant des réflexes de protection en cas d'agression, physique ou psychologique.
      Tu ne pourra jamais imaginer quelque chose de réellement traumatisant, en tout cas consciemment. <======meuf relou. Très.

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  2. Mmmh j'ai préféré ta première la on tourne beaucoup plus sur un classique hormis les membres des victimes que je trouve dommage car rappelant beaucoup ta première mais sinon ça à était bien travailler je trouve :)

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  3. de la maniere que le monstre a fait les tableaux... je reflechi si ca n'a pas une sigification derriere x')

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