Disclaimer

DISCLAIMER
Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
Nous encourageons largement les pratiques répréhensibles qui y sont décrites.
Consultez la page À propos pour plus de détails.

Script générateur de phrases

vendredi 4 octobre 2013

Joue-le encore (Play it again)

Ça aime la musique. Ça adore plus particulièrement le piano.

Une nuit, très tard, aux environs de deux heures du matin, j’étais toujours éveillé et surfais sur internet en écoutant de la musique. C’était une nuit normale ; je commençais d’ailleurs à sentir la fatigue peser sur moi, mais je fus retenu par une vidéo intéressante sur Youtube qui s’appelait « La chanson la plus facile à jouer au piano, apprenez CE SOIR ! (Easiest Song to Play on the Piano! Learn TONIGHT! ) »

Je ne suis pas très doué pour jouer du piano, mais j’ai essayé d’apprendre, en particulier depuis que j’ai hérité du vieux piano du salon de ma défunte grand-mère. Il a été fabriqué en 1928, mais il est toujours en excellent état. Je décidai de regarder la vidéo juste pour voir à quel point il était facile d’apprendre la chanson.

Sur la vidéo, des mains blanches jouaient une mélodie ancienne autour de la touche centrale de Do. La chanson était extrêmement simple, mais elle avait quelque chose… d’étrange. D’exaspérant. Mais j’aimais ça.

Je mémorisai les accords et les notes, me levai de devant mon ordinateur et quittai la pièce. Le couloir était plongé dans l’obscurité, seule ma veilleuse qui tremblait à la manière d’une bougie laissait filtrer une faible lueur jaune dans un coin. Je descendis doucement le couloir en tâtonnant le mur à la recherche de l’interrupteur qui, je le savais, devait se trouver par ici…

Clic ! Trouvé.

Le couloir fut empli de lumière, mais ce n’était pas rassurant. Un court instant, j’eus l’impression d’apercevoir quelque chose. Quelque chose… de petit. Blanc, peut-être. Pas comme un esprit ou un fantôme et pas comme une personne, mais c’était petit et… Probablement juste mon imagination qui me jouait des tours avec la lumière.

Je me frayai un chemin dans notre salon. Lui aussi était plongé dans le noir. Notre plafond est tellement haut qu’il n’a jamais été possible de l’apercevoir sans lumière, pourtant l’obscurité qui régnait n’était pas naturelle. C’était le genre d’obscurité que l’on pouvait sentir.

J’allumai la petite lampe qui se trouvait non loin du piano, ouvris le clavier et jouai quelques gammes pour me dérouiller les mains. Tandis que je jouais, j’appuyai sur la pédale afin d’ajouter de l’écho à ce que je jouais. Cela résonnait presque comme… un bruit continu d’inspiration… expiration… inspiration… expiration…

Je m’arrêtai et écoutai. Pas un bruit. Rien qu’un épouvantable silence.

Je commençai à jouer la chanson que j’avais apprise sur internet. Les notes étaient magnifiquement fluides et se succédaient harmonieusement. Je pouvais me rappeler sans mal quelle touche je devais presser. C’était extrêmement simple. En fait, quelqu’un aurait très bien pu jouer cette chanson accidentellement, sans même s’apercevoir que c’en était une.

Lorsque la chanson fut terminée, je me redressai sur mon siège, satisfait.

Et je l’entendis de nouveau, qui provenait du couloir.

Comment cela était-il possible ? Je me levai et quittai la pièce, me dirigeant prudemment vers ma chambre, d’où la musique semblait filtrer. Je vis mon ordinateur qui jouait de nouveau la vidéo sur Youtube. La page s’était probablement rafraîchie toute seule.

Et la musique repartit une fois de plus. Cette fois-ci, elle venait du piano. Dans le salon.

Je fus pétrifié. Je ne pouvais pas esquisser un mouvement. Je recommençai doucement à traverser le couloir sombre… Je retournai dans notre vaste salon – tandis que, tout du long, le piano continuait de fredonner ce nouvel air à glacer le sang.

J’atteignis le coin d’où je savais que je pourrais voir le piano, rassemblai tout mon courage et me retournai pour regarder.

La musique cessa instantanément, et je ne pus rien apercevoir dans l’immédiat.

Lorsque je regardai de plus près, je vis quelque chose de blanc… de petit, presque de la taille d’un enfant… Un être qui se tenait dans le coin obscur… qui me souriait.

Cela susurra, dans un faible bruit distordu.

« Joue-le encore… » 
Traduction: Magnosa

Étrange itinéraire: écrite en anglais, traduite en allemand, et retraduite en français par notre germaniste.
Creepypasta originale ici.

12 commentaires:

  1. J'adore ! Le style est intéressant et donne envie de lire, et puis l'histoire.... Wow !

    RépondreSupprimer
  2. Je trouve ça trop mignon moi ^^

    RépondreSupprimer
  3. je jou du piano aussi montre la moi la chansson svp :(




    aller montre

    RépondreSupprimer
  4. Wow, j'aime beaucoup ! C'est angoissant mais limite mignon aussi, j'adore =D

    RépondreSupprimer
  5. Au est ce que peut être la chose mignonne et blanche?

    RépondreSupprimer
  6. C'est trop mimi le petit machin "Joue le encore" Ils auraient du parler de la voix de la chose et peut-être aussi de sa forme.

    RépondreSupprimer
  7. super pasta en la lisant j'ai écouté Lilium version piano en imaginant que c'était la mélodie et c"était trop cool ^^

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Respect potow lilium c'est la base *-*

      Supprimer