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mardi 29 octobre 2013

La danse

Au cours des siècles la peine de mort a fait couler beaucoup d'encre, de salive et de sang. Durant des siècles et des siècles, des personnes ont été exécutées, pour meurtres, sorcellerie, lycanthropie, pour piraterie ou encore parce qu'ils avaient déserté, et certains autres furent exécutés pour rien...

Toutes ces exécutions sont consignées dans les archives judiciaires de chaque ville, chaque région... Toutes ? Presque...

En 1999, un jeune étudiant en criminologie réussit à avoir accès aux archives secrètes du Vatican. Il retrouve un dossier, celui-ci contenant le récit de plusieurs exécutions, très peu ayant été faites en Italie et dont le nom des suppliciés ne lui dit absolument rien.

Après de nombreuses recherches, toutes vaines, le jeune étudiant se lance dans la traduction des documents: des anglais, des américains, des français, des espagnols, des allemands ...

Le plus récent datant de 1972, ce qui surprend le jeune étudiant. Il se lance bientôt dans la traduction des documents qu'il pourra traduire, un anglais, un français et un espagnol.

Le 23 avril 2000, le jeune homme est arrêté par les autorités internationales pour trafic de drogues. Il criera au complot jusqu'à son suicide le 25 décembre 2005 dans sa cellule de Guantanamo. Il sera retrouvé un sourire gravé au fer rouge sur son visage. Les causes de sa mort restent cependant floues.

Malgré tous cela le jeune homme a eu le temps de traduire les trois textes. Il a eu le temps de les cacher et nous avons pu nous les procurer. Trois textes qu'il avait rangés dans une pochette au titre mystérieux:


La Danse




Traduction du document américain

"État du Maine 7 juillet 1972

Phillip M. Cyrok dit "l'incendieur", accusé de 10 incendies volontaires ayant causé la mort d'une cinquantaine de personnes et condamné à la chaise électrique fut donc exécuté hier après-midi à 15h.

Les conséquences effroyables de son exécution me poussent à écrire ce rapport et à vous présenter ma démission.

Comme je le disais l'exécution s'est déroulée l'après-midi du 6 juillet 1972. Il faisait beau et pas un nuage ne pointait à l'horizon. Moi et mon coéquiper avons attaché le prisonnier devant une foule de curieux ou de parents de victimes. Son crâne fut rasé et humidifié, puis nous y avons ensuite déposé les électrodes. Tout se déroulait comme prévu jusqu'à l'envoi de l'électricité.

Une fumée noire a soudainement envahi la salle pendant que le condamné continuait à convulser et "s'enflammer" sur la chaise, criant à s'en déchirer la gorge. L'électricité fut coupée et la fumée s'est ensuite dissipée .

Le condamné a continué à convulser dans tous les sens, si violement que les gaines qui l'attachaient aux accoudoirs ont cédé. C'était la première fois que je voyais ça.

Les convulsions étaient si fortes que l'on pouvait entendre et voir tous les os de son corps se déboiter, voire se briser. Ses yeux devenaient blancs et un large sourire se dessinait du coin de ses lèvres jusqu'à ses oreilles, c'était comme si une lame invisible chauffée au fer rouge lui creusait la peau jusqu'à ce que l'on puisse voir toutes ses dents.

Le supplicié s'est ensuite levé devant la foule paralysée de terreur, et s'est mis à... à danser en agitant ses bras désarticulés et remuant sa tête dans tous les sens, tous les os de son corps ayant lâché.

Il s'est ensuite avancé avec ses jambes flasques vers la foule qui s'est immédiatement enfuie. Puis il s'est tourné vers le bourreau et s'est écroulé dans ses bras, le regardant avec ses yeux vitreux et son sourire surnaturel [...] Rapport de l'officier ****** ******* Chargé de l'escorte du prisonnier.




Traduction du document espagnol

Rapport de 1883, région Catalane.

Je tenais à relater les faits qui se sont déroulés la semaine dernière lors de l’exécution de M. Fabien Martinez Fernandez. Condamné à mort pour le meurtre de six femmes ainsi que nécrophilie sur leur personne, le verdict a été une condamnation à mort par Garrot [lacet étrangleur].

Je l’ai donc attaché sur la chaise, je lui ai mis la chaîne autour du cou et comme demandé, je me suis chargé de faire en sorte que la mort soit la plus lente possible. J'ai donc fait tourner lentement la manivelle, on pouvait entendre sa panique, puis l'entendre s'étouffer jusqu'à entendre sa nuque se briser. Je me suis arrêté à son dernier souffle.

J'ai alors défait ses liens, je me suis penché sur la dépouille, cependant j'aperçus le bord de ses lèvres se creuser. Je me suis alors reculé pour montrer ça à un officier, il m'assura que j'avais dû halluciner. Dans le doute, il jeta un coup d'œil par-dessus mon épaule. Il avait les yeux écarquillés face à la chose qui se tenait derrière moi.

La dépouille était debout avec un sourire inhumain comme taillé à vif dans la chair, le sang qui sortait de sa bouche était noirâtre. On entendit alors des craquements, chacun de ses os se brisait un à un. La peur me tenait en place, j'étais incapable de détourner les yeux de cette chose. Malgré sa nuque brisée, ses bras et ses jambes retournés et le sang foncé dégoulinant de ses plaies ouvertes, il nous faisait face avec son sourire abominable. Il se remit alors les bras, les jambes puis enfin la nuque en place et se mit à bouger, faire des petits pas de côté, on aurait dit une danse. En faite c'était cela, l'individu était en train de danser alors que ce n'était plus qu'un lambeau de chair dont les os étaient brisés.

Le corps du condamné s'approcha alors de l'officier et lui fit danser avec lui une sorte de valse macabre. L'officier ne bougeait que lorsque la dépouille l'obligeait, il ne contrôlait pas ses mouvements. Au bout de quelques minutes la dépouille s'écroula sur le sol avec l'officier, qui d'après les médecins serait simplement mort de peur; quant à la dépouille on m'a dit que c'était l'objet du diable et que nous avions tué un diable. On m’a ensuite fait promettre sous serment de ne jamais révéler ce qui s'était passé. Mais ce que j'ai vu dépasse l'œuvre de dieu, c'était l'œuvre du diable monsieur.



Document français

Article issu des archives de la rédaction du journal *******, jamais paru. Initialement prévu pour l'édition du 30 mai 1871.

La fin de la Commune: L'étrange cas de Dimitri Marquin, par Joseph Jocquart.

Dimitri Marquin a été parmi les derniers combattants actifs parmi les Communards et n'a rendu les armes qu'après avoir épuisé ses munitions, le 28 mai dernier au Père-Lachaise. Comme nombre de ses camarades, il devait attendre que les Versaillais décident de son sort, mais il serait très probablement fusillé. Le verdict, d'ailleurs, tomba moins d'une heure après, et il fut mis au poteau d'exécution en compagnie de deux de ses frères d'armes. L'honnête journaliste que je suis n'avait pas raté cette occasion d'assister à la mort de ces fauteurs de trouble; bientôt l'ordre renaîtrait à Paris.

Le peloton se mit en joue et, sur le signal du lieutenant, tira une salve mortelle. Les deux hommes à droite et à gauche s'effondrèrent immédiatement. Marquin toutefois, qui se trouvait au milieu, accueillit les projectiles sans broncher. Une gerbe de sang coula de sa bouche, mais il avait encaissé le coup: parfaitement droit et raide, comme si rien ne s'était passé.

Les personnalités présentes, un peu troublées, marquèrent un silence. Devant eux, l'homme commença à lever la main et ôta le bandeau qui masquait ses yeux. Son regard était mort, vide... mais ironique.

Survint alors cette vision d'horreur qui hante encore tous ceux qui y ont assisté. On vit s'élargir douloureusement la bouche du communard, comme si d'invisibles crochets tiraient les commissures de ses lèvres. Les chairs se déchirèrent et figèrent le visage de l'homme en un sourire sanglant. Et ce faisant, il desserrait les cordes qui le maintenaient au poteau et entamait une danse ivre, molle, désarticulée. Tout en offrant le spectacle horrible de son corps malmené agité d'une force inconnue, il commença à s'avancer vers le peloton d'exécution et le public pétrifié d'horreur.

Les soldats, pris de panique, armèrent leurs fusils et commencèrent à abattre sur l'être détruit un déluge de fer. Il recevait les balles sans mot dire, et approchait pas à pas, tranquillement, tout en poursuivant sa danse morbide. C'est alors qu'il n'était plus qu'à deux mètres des militaires -dont beaucoup avaient déjà pris la fuite avec une bonne partie du public- qu'il cessa de s'agiter et articula faiblement:

"Nous n'avons pas eu notre dernier mot..."

Puis comme si c'en était assez, le danseur s'effondra en étreignant sa poitrine ensanglantée. Pendant ce bref instant, son regard avait repris quelque chose d'humain.

L'autopsie pratiquée peu après par le Dr Cassand devait révéler que le condamné n'était pas mort lors de la fusillade, mais par suite d'un arrêt cardiaque qui avait suivi de peu. Comme si sa vie s'était maintenue contre vents et marées malgré les dizaines de projectiles qui le transperçaient, avant de cesser brutalement et sur sa propre initiative.

Nul doute qu'une étude plus poussée aurait pu receler des découvertes considérables pour la médecine, mais les autorités ont ordonné que le corps soit inhumé le plus rapidement possible, dans un lieu qui nous est tenu secret.


Trilogie de fin d'un auteur prolifique (2/3).

11 commentaires:

  1. C'est... c'est.... C'EST TROP BON O.O
    Ca faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une pasta aussi bonne! C'est bien ecrit, on s'imagine sans mal les differentes scenes... c'est vraiment bien, bravo!

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  2. Absolument génial !! Et j'ai pour habitude de faire beaucoup de compliments.

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  3. C'est de la bombe cette pasta!!!!!!!!!!!!!!!

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  4. Et c'est ainsi que le harlem shake fut inventé.

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    1. Tu m'as tuer XDDD il en faut plus des commentaire dans ce genre X)

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  5. Juste trop fan! Une pasta comme je les aime merci!

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  6. Une CreepyPasta tres bien construite qui merite + de succes, je souhaite une bonne continuation a l'auteur.

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  7. Tout simplement excellente! Il nous en faudrait plus des comme ça...

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  8. Danse macabre. Superbe Creepy.

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