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vendredi 13 mars 2015

Pourquoi les enfants pleurent à leur naissance ?

Essayez de vous rappeler vos souvenirs les plus anciens. Quel âge avez-vous dans ces souvenirs ? Quatre ans ? Cinq ?
La neuroscience cognitive du développement nous dit que nous ne formons pas de mémoire épisodique avant l'âge de trois ans. Soi-disant, les souvenirs d'avant cette époque sont à peine des fantômes – des erreurs dans le processus de formation de la mémoire du cerveau. Des rêveries ordinaires, confondues avec des faits. C'est ce que nous dit la recherche actuelle. Il est important que vous sachiez cela. Laissez-moi une chance ; je ne gaspillerais pas votre temps avec des préliminaires sans fin. Voici mon histoire :
Je suis un jeune diplômé, étudiant la linguistique. Mon travail est souvent associé avec le département des neurosciences, et je me suis fait plusieurs contacts là-bas. L'un de ces contacts est le sujet de notre histoire. Je l'appellerai DV.

DV est aussi un étudiant diplômé. Il étudie la mémoire. Il utilise une procédure appelée la stimulation magnétique transcrânienne. Cette procédure utilise les radiations magnétiques pour stimuler des parties ciblées du cerveau.

Imaginez une baguette magique que vous pouvez pointer sur un groupe de neurones, et leur dire : « Dansez. » Et ils dansent.
Deux mois plus tôt, DV m'a demandé de l'assister dans un projet qu'il développait. Il m'avait assisté dans le passé quand j'apprenais comment utiliser un EEG pour mes recherches. Je lui devais beaucoup. Je n'avais pas d'autre choix que de l'aider dans son travail. DV était ce que j'avais de plus proche d'un ami.

Je suis arrivé à son labo après les heures de service, comme il l'avait demandé. Il attendait à la porte. Il portait sa blouse. Elle était bien trop grande pour sa carrure, et les manches étaient trop longues. Il avait l'air tellement enfantin.

“Tu es prêt ?”
“Prêt à quoi ?” Il ne m'avait pas donné de détails sur son projet.
“J'ai juste besoin d'entraînement pour ajuster la machine. Je vise une partie du cerveau que personne n'a encore visée avec cet appareil.”

J'ai donné mon accord, sans hésitation. Il avait avec joie servi de sujet-modèle quand j'apprenais les EEG. Le milieu universitaire est construit sur les échanges de faveurs. De plus, sa machine ne perce même pas la peau.

Je me suis installé confortablement dans sa chaise d'examen. Elle avait des sangles de poignet en cuir, mais elles n'étaient jamais utilisées. J'étais en face d'une baie vitrée. Le labo était en hauteur, sur la colline du campus. La nuit surgissait au dessus des lumières orange de la ville. Quelques voitures roulaient sur l'autoroute.

“Essaye de te détendre,” a dit DV. Son souffle était mentholé, avec des relents de gin.
Il a allumé la baguette magique, et j'ai senti le bourdonnement familier de l'électricité sur mon cuir chevelu. Les vibrations ont convergé vers deux points juste derrière mes oreilles, un de chaque côté de ma tête. Les points ont commencé à brûler. Mes cheveux se sont hérissés.
“Comment tu te sens ?” a demandé DV. Il chuchotait, mais sa voix était pleine de tension. Je pense qu'il savait déjà comment j'allais répondre à sa question.

Avant que je puisse répondre, j'ai entendu des pleurs venant du fond du couloir. Quelqu'un pleurait dans la cage d'escalier. Quelqu'un hurlait comme un animal touché à la patte. J'ai entendu de la chair craquer. J'ai entendu des tendons sauter. J'ai entendu une voix qui butait sur des mots. Quelqu'un vomissait mon prénom dans la cage d'escalier.

“Je crois que j'ai besoin de faire une pause.” J'ai essayé de me tourner pour regarder DV, mais j'ai senti des mains maintenant ma tête en place. J'ai essayé de bouger mes mains, mais les sangles de poignets avaient été attachées.
“Depuis combien de temps je suis là ?” Personne ne m'a répondu.

Le grognement dans le hall devint de plus en plus fort. Quelqu'un cognait sur les portes. Elles étaient verrouillées. La porte du labo ne l'était pas.

“S'il te plaît, éteints ça,” j'ai dit. Le courant de la machine faisait comme des éclairs bouillonnants derrière mes yeux. La fenêtre s’agrandissait. Les voitures sur la route dérapaient, hors de contrôle. J'ai observé les phares plonger dans la rivière. J'ai observé les phares qui se percutaient les uns avec les autres. Les lumières de la ville s'éteignirent, une à une. L'obscurité du paysage était tellement dense, je pouvais plonger dedans. C'est ce que je fis.

J'étais dehors, dans le vide. Il y avait plus de distance devant moi que n'en procuraient les horizon de la Terre. Je fus seul, durant un précieux instant. Puis, les ténèbres furent brisées par un homme. Il était l'homme du couloir. Il était l'homme sans peau. Les muscles et les nerfs tout agités, les veines et les artères toutes giclantes. Je pouvais voir son cœur se flétrir dans sa poitrine quand il me regarda. Il n'était que boucherie, sans humanité. Il était trop près, je pouvais sentir la viande pourrissante sur ses os d'argent.
“Tu te souviens de moi ?”, a-t-il dit. Ses dents étaient avancées, comme un cheval de course. Sa silhouette était indistincte, comme disloquée dans le temps. Sa bouche ressemblait à des photo à exposition lente d'une carcasse en flamme.
J'ai répondu “Oui”, parce que je m'en souvenais.

Quand j'étais jeune - trop jeune pour former des souvenirs -, j'ai fait un rêve. Dans ce rêve, un homme marchait derrière moi et me disait des choses sur l'univers que je ne voulais pas savoir. Il était l'homme sans peau. Il était l'homme qui se tenait devant le vide. Il me suivait dans les salles de cinéma, dans les parcs urbains, dans les tunnels sifflants et les forêts hirsutes et les maisons d'enfance, juste pour me trouver blotti dans un coin de l'armoire de ma chambre. Il parlait peu, je n'ai pas de mot pour les choses qu'il a dites. Je me réveillais peu après, imprégné de sueur froide, mes lèvres brûlées par le vomi, les yeux douloureux de rouler dans leurs orbites. Mon esprit essayait de rejeter le souvenir. J'ai cherché dans tous les langages les mots que j'avais entendus cette nuit, mais aucune langue humaine n'avait jamais prononcé les choses que j'avais entendues.

Ici, dans le vide, ici, dans le labo, l'homme m'avait trouvé à nouveau. La machine avait fracturé mes défenses, et l'avait laissé entrer. Pour la seconde fois, il prononça ces mots, et pour la seconde fois, mon esprit refusa de les accueillir. À un certain point, qui sembla être une éternité après, DV enleva l'appareil de ma tête. Comme si je me réveillais subitement d'un rêve, j'ai repris conscience.
“Depuis combien de temps j'ai été branché ?” j'ai demandé.

“Moins d'une minute,” DV a répondu. Il avait perdu son timbre de monsieur je-sais-tout. Sa voix était faible, et il tremblait en parlant.
“Détache-moi,” ai-je dit. J'ai ensuite réalisé que mes poignets n'étaient pas entravés. DV était pétrifié dans le coin de la pièce.
Je me suis levé, et j'ai rassemblé mes affaires. Mes oreilles sonnaient, chacune d'un ton différent. Ils étaient discordants. Ils étaient les dernières notes d'une chanson que je n'avais pas entendue depuis vingt ans.

“Je ne reviens pas,” j'ai dit. “S'il te plaît, ne me contacte pas.” DV a acquiescé. Sa peau était aussi blanche que sa blouse de labo.
J'ai marché dix kilomètres jusqu'à chez moi. Je ne me faisais pas confiance au volant d'une voiture. La nuit était silencieuse tandis que je marchais. Même les criquets se taisaient pour moi.

Quand je suis rentré, j'ai vomi dans le lavabo de ma salle de bain. J'ai regardé mon petit-déjeuner, déjeuner et dîner tourner autour de la canalisation giclante. J'ai regardé dans le miroir. Ma chemise était mouillée de sang, sauf des marques de côtes sur le devant. Le sang était toujours tiède au toucher. Mes poches étaient remplies de cartilages. Mes chaussettes étaient trempées de placenta.
J'ai jeté mes vêtements dans la poubelle cette nuit-là. DV et moi ne nous parlons plus. Je ne le vois pas dans le campus. Je fais régulièrement mes travaux scolaires. Je paye mon loyer à temps. Je m'endors grâce à des talk-show les nuits de semaine, et grâce au whisky les week-ends.

Je ne fais pas beaucoup de rêves, ces derniers jours. Je ne pense pas spécialement à mon enfance. Quelque part, dans les alcôves inexplorées de souvenirs inaccessibles, il y a des mots qui ne devraient pas être entendus. Un homme sans peau a choisi de me dire ces mots, et j'ai choisi -deux fois maintenant- de ne pas me les remémorer.


Au début de ce texte, je vous ai demandé de rappeler à votre mémoire votre premier souvenir. J'espère que c'était quand vous aviez quatre ou cinq ans. J'espère que c'était simplement un souvenir de votre première blessure, ou quelque chose du genre. J'espère tout cela, parce que quelque part dans votre cerveau, il y a un souvenir de quelque chose que votre cerveau développé a choisi de ne pas retenir. J'espère tout cela, parce que l'horreur infinie de ces mots oubliés est trop grande pour que l'esprit humain la comprenne. J'espère que vos rêves sont sereins, et que vos cauchemars vous laissent heureux d'être réveillé.

Surtout, j'espère que cette histoire vous empêchera d'explorer ces damnées voûtes sans bornes de votre esprit. Quand nous naissons, nous n'avons aucune défense contre le monde, physiquement ou mentalement. Peut être que cela nous prend quelques années pour construire ces défenses. Peut être que les choses que nous avons vu avant devraient mieux être oubliées.




 Traduction : BloodyTree

Texte original

33 commentaires:

  1. Réponses
    1. En fait, il y a des souvenirs ququ'on ne revois jamais. Comme ceux de notre naissance, c'est beaucoup trop loin. Dans cette histoire, on explique pourquoi les enfants pleurent à leur naissance. Ici, c'est parce que le bébé à vu un homme sans peau. C'est pour ça que les enfants pleurent. Ils voient des choses qu'ils ne peuvent pas encore comprendre et au fur et à mesure, ils oublient leurs premiers souvenirs.

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  2. e ne gaspillerais pas votre temps avec des préliminaires: cool gamin
    Sinon pas mal la pasta

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  3. JE COMPRENDS PAS DONC CETTE PASTA EST STUPIDE

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    1. C'est tout simple : le reve d'on parle l'histoire , est horrible. Le reve en question se passe quand on est bébé. Et quand un bébé pleure , c'est qu'il a vue quelque chose qu'il n'a pas aimer ( le reve de l'histoire ) donc c'est pour sa que quand on est bébé , on pleure.

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    2. C'est toi qui est stupide pas la pasta, une fois qu'on la comprend elle est géniale

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    3. C'est clair, paye la réaction sous développée ici, toi, tu toimoigne de la bêtise humaine (sans animosité)

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    4. Je crois qu'il était ironique...

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    5. Kenny c'est toi qui témoigne de la bêtise humaine avec ton incapacité à comprendre le second degrés

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    6. Personne t'as demander ton avis, il est inintéressant au possible et j'écrit ce que je veux ça s'appel de la libre expression tu connais abruti? J'en doute.

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  4. Dit donc tu donnes ton avis plutôt rapidement o_O
    Personnellement je n'ai pas compris le lien avec le titre, comment la mec à réussi à avoir des restes de placenta sur le corps ? Pourquoi DV et le héro ne se parle plus ? Il a compris ça bêtise ? Quel était le but de cette expérience ? J'ai encore beaucoup de question.
    Cette histoire est sympa mais sans plus....

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    1. Pourquoi les enfants pleurent à leur naissance? Parce qu'ils subissent des assauts contre lesquels ils ne sont pas encore armés. L'homme sans peau en l'occurrence. Et quand tu grandis, tu t'en souviens plus. C'est pourtant pas compliqué.

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    2. Ok c'est vrai que d'une certaine manière c'est logique mais j'ai encore des questions sans réponse :p

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    3. Y a une dimension très space, "camée" comme j'aime à dire où c'est juste vraiment bizarre et cosmique parce qu'il s'est trouvé, de fait, devant des forces bizarres et cosmiques. Le coup du placenta c'est ça. Hallucinations ou autres. Pour les autres questions je crois qu'une réponse plus terre à terre tient très bien. Terre à terre donc facile à trouver.

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  5. Pas mal, pas mal!! J'aime beaucoup! ^^

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  6. Mon premier souvenir est un souvenir de la fin de mes 2 ans.J'ai une bonne mémoire,oui. c:

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  7. J j'aime beaucoup cette passa mais j'arrive pas bien à comprendre... Il a revécu sa naissance ?

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    1. L'appareil utilisé par DV a momentanément brisé les défenses qu'il avait développées contre l'homme sans peau et celui-ci est revenu le hanter.

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  8. J'ai failli me vomir dessus. C'est vraiment dégueulasse. Mais c'est une sympa petite creepypasta comme j'aime. Bonne continuation Tripoda

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    1. C'est pas Tripoda qui l'a écrit... D'autant plus qu'il y a le "traduction par..". Je doute que Tripoda écrive dans une autre langue pour qu'on s'amuse ensuite à le traduire.

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  9. euh...j'ai pas compris.. :-(

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  10. Excellente pasta!!!!!!!!!!!!!!!
    Tout ce que j’adore!!!!!!!!
    Une telle profondeur et tant d’efficacité devrai être interdites!!!!!!!!!!!!!!!
    ><
    Trop trop fort!!!
    J'aimerais tant me souvenir de tout ça!!

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  11. "Soi-disant, les souvenirs d'avant cette époque sont à peine des fantômes – des erreurs dans le processus de formation de la mémoire du cerveau. Des rêveries ordinaires, confondues avec des faits. C'est ce que nous dit la recherche actuelle" > nope, les chercheurs n'utilisent jamais un vocabulaire aussi vague, et la biologie du développement nous dis surtout que les zones du cerveau associée à la mémoire sont en cours de développement même après la naissance, d'où l’absence de mémoire, les zones sont pas encore fonctionalisées.

    "un étudiant diplômé" > un chercheur ? un thésard ? Non parce qu'un étudiant diplômé c'est un peu balo, où alors il est étudiant dans une discipline, et a un diplôme dans une autre. C'est un peu confus quoi....

    J'irais pas plus loin, mais si je suis aussi chiant c'est juste pour appuyer le fait que l'écriture d'un texte d'horreur est très difficile car il faut introduire dans un univers réaliste un élément fantastique (pas merveilleux, fantastique), dans une écriture captivante, pour que le lecteur se sente réellement dans la peau du personnage, et prenne peur en même temps que lui, ou à cause de lui. Ce genre de détail que j'ai souligné, et encore je me suis arrêté vite, et l'un des problèmes de pastas actuelles. Il faut vraiment travailler sur ce genre de détail pour que le lecteur averti y croit. Je sais que c'est pas évident à faire, et qu'en plus l'auteur ne lira jamais ça, mais c'est plus un conseil que je donne à ceux qui voudrait faire une pasta. Y en a des bonnes, mais c'est parce que l'univers est mieux amené, et l'auteur à vraiment travaillé et fais des recherches pour décrire un univers certes fictif, mais assez réaliste pour qu'on le confonde avec le notre.

    J'ai compris la pasta, mais elle ne me fait pas peur, parce que les ficelles sont trop visibles, et que l'aspect fiction me saute à la figure.

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  12. moi perso jai pas aimé

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  13. Creepypasta à bien changé

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  14. Brr... Ce qu'il m'a le plus terrifiée c'est quand il a dit qu'il étudiait la linguistique! C'est une matière absolument horrible! T-T Cette pasta m'a bel et bien rappelé de mauvais souvenirs, bien que peu liés à l'enfance, pour le coup... ("bon, c'est fini de mettre des commentaires débiles, oui?")

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  15. J'aimerais bien savoir ce que l'homme sans peau lui a dit.

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