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mardi 2 mai 2017

SAR (partie 2)

Alors je me suis reconnectée ce soir, et j’ai été époustouflée par l’intérêt que vous semblez porter à mes récits. Avant toute chose, j’aimerais éclairer quelques points que vous avez soulevés :



  • Vous avez été extrêmement nombreux à remarquer la ressemblance entre certaines de mes histoires et celles de David Paulides. Je vous assure que je n’essaie aucunement de le plagier, j’ai le plus grand respect pour lui. En fait c’est son travail qui m’a inspirée à écrire ceci, parce que je peux vérifier beaucoup des choses dont il parle. On a effectivement beaucoup de ces étranges affaires de disparition, et la plupart du temps elles ne sont pas résolues, ou alors on retrouve les personnes dans des endroits où elles n’auraient pas dû être. Personnellement, je n’ai pas bossé sur tant d’affaires de ce genre, mais je peux en partager certaines auxquelles j’ai assisté, et une histoire que m’a racontée mon ami s’y rapportant.
  • Il y a eu beaucoup de retours sur les escaliers, donc je vais brièvement revenir dessus, et j’ajouterai également une histoire. Ils possèdent différents styles, tailles et formes, sans être tous dans le même état. Certains sont plutôt dégradés, de simples ruines, tandis que d’autres sont flambants neufs. J’en ai déjà vu un qui semblait venir d’un phare : il était métallique et en spirale, genre à l’ancienne. Les escaliers ne montent pas à l’infini, on peut toujours en voir le bout, mais certains sont plus grands que d’autres. Comme je l’ai déjà dit, imaginez-vous que quelqu’un ait copié-collé ceux de votre maison au beau milieu de nulle-part. Je n’ai pas de photos, je n’y ai pas vraiment pensé depuis la dernière fois, et je n’ai pas non plus envie de risquer de perdre mon travail à cause de ça. Je réessayerai plus tard, mais je ne vous promets rien.

  • Vous avez été quelques-uns à ne pas bien comprendre l’histoire du gars qui a rencontré l’homme sans visage. Juste pour clarifier, lorsque l’alpiniste a atteint le sommet de son pic, il a aperçu un autre homme qui portait une parka et un pantalon de ski. C’était cet homme qui n’avait pas de visage. Désolé pour la formulation déroutante de ce récit, j’essaierai d’éviter à l’avenir.

Bien, passons aux nouvelles histoires :


  • En ce qui concerne les personnes disparues, disons qu’elles représentent la moitié des appels que je reçois. Les autres sont pour des sauvetages : des gens qui se blessent en tombant des falaises, qui se brûlent (vous n’avez aucune idée d’à quel point c’est fréquent, principalement des gosses bourrés), ou qui se font mordre par des animaux ou des insectes. On est une équipe soudée, et les plus expérimentés d’entre nous sont excellents pour trouver les personnes perdues. C’est pourquoi les affaires où on ne trouve aucune trace d’elles sont si frustrantes. Une en particulier était rageante pour nous tous, parce qu’on a trouvé une trace de la personne, mais ça n’a fait qu’apporter plus de questions. Un vieil homme s’était baladé seul sur un chemin bien délimité, mais sa femme a appelé pour dire qu’il n’était pas revenu à l’heure prévue. Apparemment il avait des antécédents de convulsions, elle craignait qu’il n’ait pas pris ses médicaments et qu’il ait fait une crise sur le chemin. Avant que vous ne demandiez, j’ignore pourquoi il a pensé que c’était une bonne idée de partir seul, ni pourquoi elle n’était pas allée avec lui. Je ne demande pas ce genre de chose parce qu’au-delà d’un certain point, ça n’a pas vraiment d’importance. Quelqu’un a disparu, et c’est mon job de le retrouver. On y est allés en formation de recherche standard, et il n’a pas fallu longtemps pour qu’un de nos vétérans comprenne qu’il s’était éloigné du chemin. Nous nous sommes regroupés et avons suivi sa trace, en nous déployant de manière à couvrir le plus de surface possible. Tout d’un coup, un appel sur la radio nous demande de rejoindre la location du vétéran, et nous y allons sur-le-champ, parce que ça signifie généralement que la personne disparue est blessée, et qu’il faut une équipe entière pour l’extraire en sécurité. Nous nous retrouvons, et le vétéran se tient sous un arbre, avec les mains sur ses tempes. Je demande à mon pote ce qui se passe, et il se contente de m’indiquer les branches de l’arbre. Je ne pouvais presque pas en croire mes yeux : il y avait une canne qui se balançait depuis une branche, à dix mètres du sol.  La petite sangle sur la poignée avait été enroulée autour de la branche, et ça pendait simplement là. Le type n’aurait jamais pu la lancer si haut, et il n’y avait pas d’autres signes pour indiquer sa présence dans les environs. On a regardé dans l’arbre, mais bien sûr il n’y avait personne. Personne ne comprenait quoi que ce soit. On a continué à le chercher, mais sans jamais le trouver. On a même essayé avec les chiens, mais ils ont perdu sa trace bien avant l’arbre. Finalement, les recherches ont été abandonnées, parce que nous avions d’autres obligations, et au bout d’un moment on ne pouvait plus faire grand-chose. La femme du type nous a appelés chaque jour pendant des mois, pour savoir si on l’avait retrouvé, et ça nous brisait le cœur de l’entendre perdre progressivement espoir. Je ne sais pas trop pourquoi cette affaire en particulier était tellement énervante, c’était sans doute à cause de son caractère si improbable. Ça, et toutes les questions qu’elle soulevait. Comment diable ce type avait-il fini là-haut ? Est-ce que quelqu’un l’avait tué et avait mis sa canne là comme une sorte de trophée farfelu ? Nous avons fait de notre mieux pour le retrouver, mais c’était presque comme si on nous narguait. On reparle encore de cette affaire entre nous de temps en temps.



  • Les disparitions d’enfants sont les plus déchirantes. Peu importe les circonstances, ce n’est jamais facile, et on a toujours, toujours peur de ceux qu’on trouve morts. Ce n’est pas commun, mais ça arrive. David Paulides parle beaucoup des enfants que les équipes SAR trouvent à des endroits où ils ne devraient pas être, ou ne pourraient pas être. Honnêtement, j’ai plus entendu ce genre d’histoires que je n’en ai vécu, mais je vais vous en partager une dont j’ai été témoin et qui fait partie de celles auxquelles je repense souvent. Une mère était de sortie avec ses trois enfants pour piqueniquer dans une partie du parc où se trouve un petit lac. Les enfants ont cinq, six et trois ans. Elle les surveille tous de très près,  et d’après elle, elle ne les perd jamais de vue. Elle n’a aussi vu aucune autre personne dans la zone, ce qui a son importance. Elle range ses affaires, et ils se mettent en route pour retourner au parking. Alors, ce lac n’est même pas à un kilomètre dans les bois, au bout d’un chemin très clairement délimité. C’est presque impossible de se perdre en y allant depuis le parking, à moins de s’éloigner volontairement du chemin comme un idiot. Ses enfants marchent devant elle au moment où elle entend ce qui ressemble à quelqu’un s’approchant derrière elle sur le chemin. Elle se retourne, et pendant les quatre ou cinq secondes où elle le quitte des yeux, son enfant de cinq ans disparait. Elle pense qu’il s’était un peu écarté du sentier pour pisser ou un truc du genre, et elle demande aux deux autres où est-ce qu’il était allé. Les deux lui ont répondu qu’un « grand homme avec un visage effrayant » était sorti du bois à côté d’eux, qu’il avait pris la main de l’enfant, et qu’il l’avait emmené dans les bois. Les deux gosses restant ne paraissaient pas dérangés, en fait elle rapporte plus tard qu’ils avaient l’air d’avoir été drogués. Ils avaient l’air de planer. Du coup bien sûr, elle panique, et commence à désespérément chercher son gosse dans les alentours. Elle crie son nom, et affirme qu’à un moment elle pense qu’elle l’a entendu lui répondre. Mais évidemment elle ne peut pas foncer tête baissée dans la forêt, elle a les deux autres enfants avec elle, donc elle appelle la police et ils nous y envoie sur-le-champ. Nous commençons les recherches, mais en dépit des kilomètres couverts, nous n’avons pas trouvé la moindre trace de l’enfant. Les chiens ne parviennent pas à sentir quoi que ce soit, nous ne trouvons aucun vêtement, ni aucun buisson abîmé, en fait absolument rien qui aurait pu indiquer la présence d’un enfant. Bien sûr on a soupçonné la mère pendant un moment, mais c’est assez clair qu’elle est complètement dévastée par ce qui s’est passé. On a cherché l’enfant pendant des semaines, avec beaucoup de volontaires qui nous aidaient. Mais les recherches finissent par s’essouffler, et on doit passer à autre chose. Les volontaires continuent malgré tout de chercher, et un jour on reçoit un appel sur la radio nous informant qu’un corps a été trouvé et qu’il nécessite une extraction. Nous sommes tous restés incrédules lorsqu’ils nous ont donné les coordonnées. On a pensé qu’il devait s’agir d’un autre enfant. Mais nous nous rendons sur les lieux, environ à un vingtaine de kilomètres de l’endroit où le gosse avait disparu, et force est de constater qu’il s’agit bien du corps de l’enfant que nous avions cherché. Depuis lors je n’ai pas arrêté de me demander comment ce gamin avait pu se retrouver là, sans trouver la réponse. Un volontaire se trouvait simplement dans le coin, parce qu’il se disait qu’il ferait aussi bien de regarder dans les endroits auxquels personne d’autre ne penserait pour avoir une chance de trouver le corps. Il arrive au pied d’un versant rocheux, et à mi-chemin du sommet, il aperçoit quelque chose. Il y regarde de plus près à l’aide de ses jumelles, et sans doute possible, il s’agit du corps d’un petit garçon, fourré dans une petite aspérité rocheuse. Il reconnait la couleur de la chemise de l’enfant, donc il sait immédiatement qu’il s’agit du garçon disparu. Du coup il nous appelle, et nous sommes déployés. Ça nous a pris presque une heure pour redescendre le corps, et aucun d’entre nous n’a pu en croire ses yeux. En plus d’être à plus de vingt kilomètres de son point de disparition, il était parfaitement impossible que l’enfant ait atterri là tout seul. L’ascension est périlleuse, et même pour nous, avec notre équipement, ça n’a pas été facile. Un garçon de cinq ans n’avait aucun moyen d’arriver là-haut, j’en suis certain. Et ce n’est pas tout, le gosse n’a pas une égratignure. Il n’a pas de chaussures, mais ses pieds ne sont ni sales ni abîmés. Donc il n’avait pas été trainé par un animal. Et apparemment, il n'était pas mort depuis bien longtemps. À ce moment, ça faisait un mois qu’il était dans la nature, et il semblait qu’il n’était mort que depuis un jour ou deux. Toute l’histoire était incroyablement étrange, et une des plus déroutantes parmi celles sur lesquelles j’ai travaillé. On a trouvé plus tard que la cause de la mort était l’hypothermie. Il était mort de froid, probablement tard dans la nuit deux jours avant qu’on ne le trouve. Il n’y avait ni suspects, ni réponses. À ce jour, c’est une des choses les plus étranges que j’ai jamais vues.




  • Un de mes premiers boulots en tant qu’apprentie a été de participer à une battue pour retrouver un enfant de quatre ans qui avait été séparé de sa mère. C’était une de ces affaires où on savait qu’on allait le retrouver, parce que les chiens avaient flairé sa piste, et il y avait des indices évidents qu’il était dans le coin. On a fini par le trouver au milieu de buissons à baies, à quelques centaines de mètres de l’endroit où il avait été vu pour la dernière fois. Il ne s’était même pas rendu compte qu’il s’était aventuré aussi loin. Un des vétérans l’a ramené, ce qui m’arrangeait parce que je ne suis vraiment pas douée avec les enfants, j’ai du mal à leur parler et à leur tenir compagnie. Sur le chemin du retour, mon instructeur décide de m’emmener faire un détour pour me montrer un des endroits où on trouve le plus souvent les personnes disparues. C’est une petite descente naturelle près d’un chemin très fréquenté, et les gens descendent généralement parce que c’est plus facile. Il nous faut environ une heure pour nous rendre sur place, à quelques kilomètres. Alors qu’on se balade dans l’endroit et qu’elle me montre où elle a déjà trouvé des personnes disparues par le passé, je remarque quelque chose au loin. Alors, l’endroit où nous sommes se trouve à environ une quinzaine de kilomètres de la principale zone de parking, bien qu’il y ait des routes qu’on peut emprunter si l’on ne veut pas marcher aussi loin. Mais nous sommes sur un territoire protégé par l’Etat, ce qui signifie qu’il ne peut en aucun cas y avoir la moindre activité commerciale ou résidentielle. Au mieux vous y verrez une tour de guet, ou un abri de fortune que les sans-abris pensent pouvoir construire dans notre dos. Mais je peux voir d’ici que cette chose, peu importe ce que c’est, possède des bords droits, et s’il y a bien une chose qu’on apprend vite, c’est que la nature ne produit que rarement des lignes droites. Je le remarque à voix haute, mais elle ne dit rien. Elle se contente de me permettre d’aller voir, en m’emboitant le pas. Je m’en approche, et tous les cheveux de ma nuque se hérissent. C’est un escalier. C’est juste un banal escalier, avec une moquette beige, et à peu près dix marches de haut. Mais au lieu d’être dans une maison, où à l’évidence il devrait être, il est dehors au beau milieu des bois. Ses flancs ne sont pas couverts de moquette bien sûr, et je peux voir de quoi il est fait. C’est presque comme un glitch de jeu vidéo, où la maison n’aurait pas réussi à se charger entièrement, et les escaliers seraient la seule chose visible. Je me tiens là, avec l’impression que mon cerveau surchauffe en essayant de trouver une explication logique à ce que j’ai sous les yeux. Mon instructeur me rejoint, et elle reste là, tranquille, observant l’escalier comme si c’était la chose la moins intéressante au monde. Je lui ai demandé ce que ça faisait là, et elle m’a ri au nez. « Il va falloir t’y habituer la bleue. Tu vas en voir un paquet. » Je commence à m’en rapprocher, mais elle m’attrape le bras. Rudement. « Je n’en ferais rien. » dit-elle. Sa voix est décontractée, mais sa poigne est ferme, et je suis simplement plantée là à la regarder. « Tu vas en voir tout le temps, mais ne t’en approche pas. Ne les touche pas, ne les monte pas. Contente-toi de les ignorer. » Je commence à lui poser des questions sur le sujet, mais quelque chose dans son regard me dissuade de poursuivre. On finit par partir, et on n’en a plus reparlé durant mon apprentissage. Elle avait pourtant raison. Je dirais que sur environ 50 appels reçus, je finis par croiser un escalier. Ils sont parfois assez proches du sentier, peut-être à trois ou quatre kilomètres, et parfois ils sont à trente ou quarante, véritablement au milieu de nulle part, et je ne les trouve que durant les plus larges recherches, ou pendant les week-ends consacrés à l’entrainement. Ils sont généralement en bon état, mais parfois ils ont l’air d’être millénaires. Tous de styles et de tailles différents. Le plus imposant que j’ai jamais vu avait l’air d’être tout droit sorti d’un manoir du siècle dernier, et faisait trois mètres de large, avec des marches qui montaient jusqu’à quatre mètres de haut. J’ai essayé d’en parler avec des gens, mais ils se contentent de me donner la même réponse que mon instructeur. « C’est normal. Ne t’en inquiète pas, ce n’est rien de grave, mais ne t’en approche pas, et ne les monte pas. » Quand des apprentis me posent des questions dessus à présent, je leur donne la même réponse. Je ne sais pas vraiment quoi leur dire d'autre. J’espère juste qu’un jour j’obtiendrai une meilleure réponse, mais ce jour n’est pas encore arrivé.




  • Celle-ci est plus triste que flippante. Un jeune avait disparu à la fin de l’hiver, l’époque où personne ne devrait s’aventurer très loin sur les chemins. On en ferme beaucoup, mais certains demeurent ouverts toute l’année, à moins qu’il n’y ait trois tonnes de neige. On a organisé une opération de sauvetage, mais il y avait plus d’un mètre de neige au sol (il y en avait eu particulièrement beaucoup cette année-là), et on savait qu’on avait peu de chances de le retrouver avant le printemps, avec le dégel. Et bien sûr, à la venue du premier dégel important, un randonneur nous a signalé un corps, un peu à l’écart du chemin principal. On l’a trouvé au pied d’un arbre, dans une flaque de neige fondue. J’ai tout de suite su ce qui s’était passé, et ça me terrorisait. Si vous faites du ski ou du snow, ou que vous êtes habitué à la montagne, vous avez sans doute également deviné. Lorsque la neige tombe, elle ne s’amasse pas avec autant de densité sous les branches des arbres, en particulier sous les sapins avec leur forme de parasol serré. Du coup ça donne un espace autour du tronc de l’arbre rempli d’un mélange de neige poudreuse, d’air, et de branches. On les appelle des « tree wells », et on ne les remarque pas forcément si on ne sait pas qu’ils sont là. On met des panneaux au centre d’accueil, des gros, pour prévenir les gens de leur dangerosité, mais à chaque fois qu’on a beaucoup de neige, il y a au moins une personne qui ne les lit pas, ou qui ne prend pas l’avertissement au sérieux, et on s’en rend compte au printemps. Le plus probable à mon avis est que ce jeune homme faisait de la randonnée et était fatigué, ou avait eu une crampe à force de marcher dans la neige profonde. Il est allé s’asseoir au pied de l’arbre, ignorant qu’il y avait un « tree well », et il est tombé dedans. Il est resté coincé la tête à l’envers, et la neige s’est effondrée autour de lui. Il a suffoqué, ne pouvant pas se libérer. Cela s’appelle une SIS (Snow Immersion Suffocation, Suffocation par immersion sous la neige, ndt), et ça n’arrive que dans des neiges vraiment profondes. Mais si vous vous retrouvez coincés dans une position bizarre, comme ce gars, même deux mètres de neige peuvent être mortels. Ce qui m’effraie le plus est d’imaginer comment il a dû se débattre. A l’envers, dans le froid mordant, il n’est pas mort rapidement. La neige a dû former un tas lourd et dense au-dessus de lui, et ça aurait été littéralement impossible de s’en sortir. C’est quand il a commencé à avoir du mal à respirer qu’il a dû comprendre ce qui se passait. Je n’ose pas imaginer à quoi il pensait dans ses derniers instants.




  • Beaucoup parmi mes amis plus urbanisés me demandent si j’ai déjà vu le Goatman en travaillant dehors. Malheureusement, ou heureusement je suppose, il ne m’est jamais rien arrivé de tel. J’imagine que ce qui s’en rapproche le plus était toute cette histoire d’ « homme aux yeux noirs », mais je n’ai rien vu. En revanche, il y a eu un appel où j’ai vécu quelque chose d’un peu similaire, mais je ne suis pas certaine de vouloir le relier au Goatman. On nous avait signalé qu’une vieille femme s’était évanouie sur un des chemins, et avait besoin d’aide pour redescendre à la zone principale. Nous nous rendons à sa position, et nous trouvons son mari complètement paniqué. Il court, ou plutôt trottine vers nous, et nous explique qu’il était un peu à l’écart du sentier en train de regarder quelque chose, quand sa femme s’est mise à crier derrière lui. Il court la rejoindre, et la trouve évanouie par terre. On la met sur un brancard, et alors qu’on la redescend au centre d’accueil, elle revient à elle et se remet à crier. Je la calme, et lui demande ce qui s’est passé. Je ne me souviens pas de ce qu’elle a dit au mot près, mais en gros, il s’est passé la chose suivante : elle attendait son mari quand elle a commencé à entendre un son très étrange. Ça ressemblait à celui d’un chat, d’après elle, mais ça paraissait lointain, et elle ne comprenait pas trop pourquoi. Elle s’est un peu avancée pour mieux l’entendre, et ça avait l’air de se rapprocher. Et plus il se rapprochait, plus elle était mal à l’aise, jusqu’à ce qu’elle se rende compte de ce qui n’allait pas. Je me souviens bien de ce qui suit, parce que c’est tellement bizarre que je ne pense pas pouvoir l’oublier même si j’essayais. « Ce n’était pas un chat. C’était un homme, qui n’arrêtait pas de répéter « miaou ». Juste « miaou, miaou, miaou ». Mais ce n’était pas un homme, ça n’aurait pas pu en être un, parce que je n’ai jamais entendu un homme faire vibrer sa voix comme ça. J’ai cru que mon appareil auditif fonctionnait mal, mais ce n’était pas le cas, je l’ai ajusté, et le bruit était toujours bourdonnant. C’était horrible. Il se rapprochait, mais je ne pouvais pas le voir. Et plus il se rapprochait, plus j’étais effrayée, et la dernière chose dont je me souviens est une forme qui sortait des arbres. Je suppose que c’est là que je me suis évanouie. » Bon, évidemment je suis un peu perplexe quand aux raisons qui pousseraient quelqu’un à aller psalmodier dans les bois « miaou, miaou » aux gens. Donc une fois redescendu de la montagne, je demande à mon supérieur la permission d’aller fouiller la zone pour voir si je trouve quelque chose. Il me l’accorde, j’attrape une radio et je retourne là où elle s’est évanouie. Je ne vois personne, donc je poursuis sur plus d’un kilomètre, et quand je reviens je m’écarte du sentier pour essayer de trouver d’où elle l’a vu sortir. C’était presque le crépuscule à ce moment, et je n’ai aucune envie d’être seule dehors la nuit, donc je décide d’arrêter en me promettant de revenir inspecter les lieux le lendemain. Mais alors que je rentre, je commence à entendre quelque chose au loin. Je m’arrête, et je demande à quiconque qui se trouve là de s’identifier. Le bruit ne s’est pas amplifié, ni ne s’est rapproché, mais ça ressemblait tout à fait à un homme qui disait « miaou, miaou », d’un ton étrangement monotone. Aussi comique que ça puisse être, on aurait presque dit ce type de South Park avec l’electrolarynx, Ned. Je m’éloigne du chemin dans la direction d’où ça semble provenir, mais ça ne semble pas se rapprocher. C’est presque comme si ça venait de toutes les directions. Finalement, ça disparait progressivement, et j’ai fini par retourner vers le centre d’accueil. Je n’ai pas reçu d’autre signalement de ce genre, et bien que je sois retournée dans la zone, je n’ai jamais entendu ce bruit précis à nouveau. J’imagine que ça aurait pu être un petit con qui embêtait les gens, mais je dois bien admettre que c’était bizarre.




Bon, c’est un peu devenu un gros pavé, et je vous prie de m’en excuser. Je voulais en venir aux histoires que mon ami m’a racontées, et il en a de bonnes, donc je les posterai demain soir. J’en ai également quelques-unes de mon cru que vous pourriez aimer. Je suis désolée de vous tenir en haleine à nouveau, j’espère que vous me pardonnerez avec ces histoires, et qu’elles vous aideront à patienter pendant les prochaines 24 heures, jusqu’à ce que je puisse poster à nouveau !


EDIT : Puisqu’il semble que vous souhaiteriez tous en entendre davantage, demain j’écrirais autant d’histoires que je peux et je ferai un énorme post. J’inclurai les histoires de mon ami, et je vais voir si je peux mettre la main sur des gens qui pourraient avoir des choses croustillantes à raconter. Je n’étais juste pas certaine de comment vous réagiriez face à un gros pavé, mais puisque ça ne vous pose pas de problème, je posterai plein d’histoires.

Traduction : The Dude

Source
Partie 1
Partie 3 
Partie 4
Partie 5 (à venir)
Partie 6 (à venir)
Partie 7 (à venir)
Partie 8 (à venir) 

11 commentaires:

  1. Est ce qu'un jour on va avoir des réponses concernant c'est "monstre" et les escalier. D'ailleurs sa me fait un peux pensé a des SCP tout sa. En tout cas sa pourrait en être:)@

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  2. Mais ce truc, je l'ai déjà lu. C'est dur Reddit

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  3. J'ai pensé la même chose pour les SCP AJin ^^ mais franchement j'adore les mystères et le suspense qu'elle procure et je ne sais pas pourquoi mais le peu dis sur les escaliers semble me convenir, on en sait pas trop mais justement on a pas vraiment quelque chose à attendre d'un escalier qui plus est si il a une fin. Enfin bref merci pour la pasta et hâte de voir la suite :)

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    1. Moi je suis trop curieux pour ne pas avoir de réponse

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  4. J'adore cette série d'histoires. En revanche, j'avoue que pour ma part je suis curieuse des escaliers...un pti Euclide ou keter.. ça se développe sans perdre son attrait^^

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  5. Sympa, mais on va juste avoir un recueil de petites histoires comme ça ou il t'aura un fil conducteur ?

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  6. Je suis le seul a vouloir voir c'est escalier ??? ça ma l'air juste super intéressant. Bon vous allez me prendre pour un fou mais je pense que ces escaliers sont des "portails" vers d'autre dimension/époque ou lieu sur terre.
    Pour les histoires de kidnaping de gamin je suis le seul qui pense à Slenderman.
    Franchement tout ça me fait flipper mais m’excite aussi. (svp jugez pas mdr)

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    1. Perso, pour les escaliers, je pense aussi que ça doit être des portail, ou alors l'antre du Goatman. Et peut être que pour l'enfant de 5 ans il as etait kidnappé, emmené dans un des escaliers et a téléporté en au du pic. Sinon pour la mort par hypothermie, ça me fait énormément pensé à la série Stranger Things, avec l'autre dimension qui abrite une créature. Hâte de voir la suite !

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    2. Perso, pour les escaliers, je pense aussi que ça doit être des portail, ou alors l'antre du Goatman. Et peut être que pour l'enfant de 5 ans il as etait kidnappé, emmené dans un des escaliers et a téléporté en au du pic. Sinon pour la mort par hypothermie, ça me fait énormément pensé à la série Stranger Things, avec l'autre dimension qui abrite une créature. Hâte de voir la suite !

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  7. Salut, j'veux juste faire passer un petit message, si vous en avez marre d'attendre entre chaque pasta téléchargez l'application Hooked avec un logo de chouette. Je fait en aucun cas parti des dévs j'veux juste vous conseiller cette appli pour l'attente entre chaque pasta. Seul truc c'est que vous pouvez lire un certain temps et après il faut attendre à peu près 30 minutes pour recharger vos ''hooked'', recharger le nombre de phrase utilisables en gros.

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