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lundi 18 février 2019

Des lumières au loin

Une nuit, un jeune homme souffrant d'insomnie tentait de trouver le sommeil. Les minutes passaient, la nuit s'avançait et il était toujours éveillé. Impatient, il s'est mis sur le côté, en direction de sa fenêtre. Remarquant les lumières de deux lampadaires au bout de la rue, il a alors eu l'idée de fixer ces points lointains jusqu'à tomber de sommeil - ce qu'il est parvenu à faire peu après.

La nuit suivante, ses troubles du sommeil le retenaient à nouveau de s'endormir. Se rappelant du remède qu'il avait essayé la veille, il s'est mis à nouveau sur le côté, à la recherche des deux lampadaires. Les lumières étaient là ; en quelques minutes, il sombrait dans un sommeil réparateur.

Le lendemain, son insomnie était de retour, mais il savait ce qu'il avait à faire : se tourner vers la fenêtre, et regarder les lumières. Ce soir-là, elles clignotaient par moments. Le jeune homme a supposé que les lampes allaient bientôt claquer. Et par chance, c'est au moment où ses paupières se fermaient que les lumières ont cessé de fonctionner.

L'homme s'est réveillé le lendemain matin, revigoré. En se levant de son lit, il s'est dirigé vers la fenêtre pour voir les lampadaires et peut-être apercevoir, par chance, le technicien venu changer les ampoules.

Cependant, en regardant par la fenêtre, il s'est aperçu de quelque chose d'étrange. Il n'y avait pas de lampadaires au bout de la rue.

Le jeune homme s'est encore rapproché pour s'assurer qu'il avait bien vu. Mais les lampadaires n'étaient nulle part.
Puis, ses yeux ont dérivé vers le rebord de la fenêtre, dont l'encadrement portait des marques qu'on aurait cru appartenir à de petites griffes.

Les nuits suivantes, son insomnie a empiré.


Traduction : Tripoda

source

vendredi 15 février 2019

Compte jusqu'à cinq

Un jour d'hiver, quatre étudiants du club d'alpinisme s'étaient perdus en montagne et s'étaient retrouvés en pleine tempête de neige. Par chance, ils avaient réussi à trouver une cahute abandonnée sur leur chemin. Elle était complètement vide, il n'y avait rien pour se réchauffer, et ils ont vite compris qu'ils mourraient de froid si par malheur ils s'endormaient ici. L'un d'eux a alors fait une proposition aux autres. Tous devaient se mettre dans un coin de la pièce. L'un d'eux devait courir au coin suivant pour y chasser celui qui s'y trouvait, qui se mettait alors à courir pour prendre la place du troisième, et ainsi de suite. De cette façon, ils ne s'endormiraient pas, et l'activité les réchaufferait. Ils ont donc couru jusqu'au matin le long des murs, jusqu'à ce qu'au petit matin, un sauveteur les retrouve. Lorsque, plus tard, les étudiants ont raconté leur sauvetage, quelqu'un leur a demandé la chose suivante : « Si à chaque coin se trouvait une seule personne, alors lorsque le quatrième se mettait à courir vers l'angle suivant, il ne devait plus y avoir personne, alors pourquoi ne vous êtes-vous pas arrêtés ? » Les quatre se sont regardés avec horreur à cette question. En effet, pas une seule fois ils ne s'étaient arrêtés.

Traduction : Magnosa

Source

mercredi 13 février 2019

Classement annuel 2018

Après avoir recueilli vos votes durant plus d'un mois, il est temps de faire le classement des Creepypasta publiées sur le site en 2018. Merci à vous pour votre implication, et nous espérons vous revoir pour le classement 2019 !

Place au classement :


Meilleures Creepypastas de 2018
(Classement des lecteurs)

10 - Je fais semblant - 26 points

9 - Les jeux de Suzy - 27 points

8 - Amour fraternel - 30 Points

7 - Le procès de John Fargo - 31 points

6 - Manon - 34 points

5 -Le neveu de mes rêves - 47 points

4 - L'affaire de 1990 - 49 points

3 - Un Émail du tueur de ma fille - 53 points

2 - Le dîner de C - 54 points

1...






A noter la forte présence dans ce top 10 de creepypasta françaises ! Cocorico !
Par contre, le vainqueur est toujours une traduction. Promis, l'année prochaine, on gagne !

êtes vous satisfaits de ce classement ? nous espérons que oui.

Rendez vous fin de l'année pour le classement 2019, jusqu'à là, bonne lectures sur le blog !

lundi 11 février 2019

L'abri

Posté sur boards.4chan.org/b/ le 22 août 2012. Partiellement remis en forme pour la lecture.

Hey /b/. J'ai une petite histoire assez flippante à vous raconter pour clôturer votre été en beauté. C'est un peu long mais si vous pouvez maintenir votre p*tain d'attention pendant juste dix minutes, je pense que ça devrait vous plaire. Bon, encore une fois, on est en plein été, donc je n'aurai sans doute que des "lol, fake". J'ai pris ces photos plus tôt dans la journée, donc pas de preuves que je les ai faites pour vous. Cependant, histoire de prouver que je ne trolle pas, voici les coordonnées EXACTES de l'endroit où j'ai pris les photos. Si vous voulez me traiter de menteur, grand bien vous en fasse, mais au moins portez vos couilles et prouvez moi que c'est le cas, vous aurez tout ce qu'il faut pour. Je commence à poster l'histoire juste après.

> post avant "photos pourries", bah oui, j'ai pas les moyens de me payer un appareil de malade, moi
> post avant "muuh c'est juste un copypasta", prouve-le moi avant de dire des conneries


NdT : les coordonnées ne sont plus disponibles que sur les captures d'écran du thread original, qui ont une résolution trop faible.




Il y a trois jours, mon dernier grand-parent encore en vie - le père de ma mère - nous a quittés, à l'âge de 89 ans. C'était un vétéran de la seconde guerre mondiale, et d'après ma mère, il n'était plus tout à fait le même quand il s'est retiré de la marine à la fin du conflit. Pour tout dire, il était devenu un peu parano: à l'entendre, le monde entier voulait sa mort. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de séjourner chez lui, on m'en dissuadait fortement.

En 1965, sa femme est morte subitement, sans véritable explication. Apparemment, c'est à peu près à cette époque que sa paranoïa s'est portée sur les communistes, et la peur d'une guerre nucléaire qui allait avec. Et il s'est mis à creuser, à la force des bras, son propre abri anti-atomique sur son terrain. Je n'avais jamais vu "l'abri" jusqu'à aujourd'hui. Je le découvrais maintenant, pendant que ma famille réunissait les biens de mon grand-père. La photo ci-dessous représente l'entrée.



Je n'ai eu qu'une seule occasion de parler de cet abri avec mon grand-père. J'avais dans les 16 ans, et ma famille et moi lui rendions visite pour Noël. Il n'avait pas l'air de trop vouloir en parler. Il m'a juste ordonné de ne jamais y aller, car - selon ses mots - c'était "rien d'autre qu'un fichu _?_?_?_?_". J'ai mis le trou à dessein, car je n'ai jamais vraiment compris ce qu'il m'a dit. Une recherche Google ne m'a pas plus aidé. Tout ce que je sais, c'est que ça ressemblait à quelque chose comme "oh sueur". La façon dont il m'a dit ça était assez effrayante pour me dissuader de lui demander de répéter. La photo suivante représente l'entrée vu de l'intérieur, après que je me sois enfoncé de quelques pas dans la galerie.



Je n'avais pas repensé à l'abri depuis lors, jusqu'à ce que ma mère me demande d'y jeter un oeil pour voir s'il y avait des biens à vendre à l'intérieur. Pour être honnête, j'étais assez excité. Je pensais trouver des masques à gaz, des conserves tout droit venues des années 60, et peut-être même les jeux que mon grand-père aurait prévus pour garder toute la famille occupée en cas d'attaque. La photo suivante montre le premier couloir, qui tourne au fond vers la droite.



La première chose que j'ai trouvée a été ce WC rudimentaire. Évidemment, le passage du temps ne l'avait pas épargné, et il n'en restait pas grand chose. Il devait être dans cet état depuis des années. J'ai juste pris une photo avant de continuer droit vers le fond. Non sans admirer, cela dit, le travail qui avait dû être fourni pour creuser le tunnel, bloc de roche par bloc de roche.



Mais plus loin dans le couloir, je n'ai plus rien trouvé d'autre que des vieilles ferrailles qui parsemaient le sol. J'ai tout de suite déchanté devant ça, parce que j'attendais beaucoup de cette exploration. Arrivé là, je commençais à croire que mon grand-père avait dû finir par abandonner son rêve de bâtir un abri. La photo d'après montre le bazar en question.



Mais vous noterez que le couloir, sur cette dernière photo, tourne vers la gauche. Je m'attendais à trouver un mur de pierre impénétrable en m'avançant, mais à la place, il y avait une grande porte en fer, cadenassée. Heureusement pour moi, c'était très rouillé. En fait, je n'ai eu qu'à prendre un bloc de roche de bonne taille, et l'abattre à plusieurs reprises sur la boucle du cadenas jusqu'à ce qu'elle cède.
Ouvrir la porte elle-même était une autre paire de manches. Elle était très lourde, et la rouille accumulée au fil des ans l'empêchait de tourner sur ses gonds. J'ai finalement trouvé une pelle en revenant un peu en arrière, et j'ai forcé comme un malade en la prenant comme levier. La photo suivante montre la porte après que j'ai réussi à l'ouvrir.



La première chose derrière cette porte était un couloir qui se terminait brusquement, là où mon grand-père avait dû arrêté de creuser. Mais il y avait aussi une autre porte qui menait vers la droite. Je l'ai passée. Ce qui se trouvait derrière ressemblait plus à une grande caverne qu'à un abri anti-bombardement. C'est alors en regardant autour de moi que j'ai aperçu ces foutus bas-reliefs. Au premier que j'ai vu, je me suis dit : "Oh, rien d'important. Il a dû faire ça pour se faire un lieu de prière, je sais pas." Mais c'était avant que je remarque les autres.



D'un coup, sans prévenir, cette tête gravée dans la pierre est apparue dans mon champ de vision. Il y avait de ces visages PARTOUT. Sans mentir. C'était comme si toute une nuée de fantômes m'observait depuis le plafond et les murs.



Voilà un autre exemple. J'ai remarqué que tandis que le précédent visage semblait féminin et bienveillant, cette tête-là était masculine, et colérique. Et il y en avait un bon nombre comme ça, peut-être six ou sept. Et elles étaient toutes disposées comme pour faire face à cette croix... dans une posture de vénération, je suppose.



Et puis j'ai vu celle-là. Contrairement à toutes les autres sculptures dans cette pièce, qui représentaient des visages, celle-ci était clairement un crâne. Ça me paraissait tellement décalé, compte tenu du fait que tout le reste avait plutôt - je crois - une connotation religieuse. Pourquoi un crâne ?...
Je n'ai pas mis longtemps à le découvrir.



J'ai regardé le sol au pied de la sculpture de crâne. Là, au milieu des débris de béton... Un. Putain. De fémur. Et comprenez-moi bien, je suis pas une lopette. Ce n'était pas un os de cerf ou quoi. Cet os était clairement humain.
Mon coeur battait dans ma poitrine. En regardant plus attentivement, j'ai fini par voir plus d'ossements au milieu des décombres, comme si des restes humains avaient été coulés dans du ciment à prise rapide.
Et là, je peux le jurer, j'ai entendu un rire étouffé quelque part dans un coin de la caverne. Et j'ai couru. J'ai couru hors de la salle comme si j'avais le diable aux fesses. J'ai couru sans m'arrêter jusqu'à être sorti de l'abri, et j'ai regagné la maison en sprintant, sans me retourner.



Plus tard, après m'être remis de mon aventure, j'ai fini par comprendre ce que m'avait dit mon grand-père.

"Ossuaire".

Traduction : Tripoda

vendredi 8 février 2019

La vieille dame

Je viens vous parler d'une expérience vécue le mois dernier, pour avoir votre avis, et savoir si d'autres en auraient vécu une similaire.


Il était dans les 3h du matin quand ça a commencé. Un grattement, à peine audible, mais suffisamment pour ne plus entendre que lui dans la nuit. Un grattement permanent, qui ne semblait pas vouloir s'arrêter, mais dont le rythme n'était jamais le même. Au départ, je ressentais de l'énervement plus que la peur. Je suis quelqu'un de nerveux, le moindre son répétitif comme l'éternelle goutte d'eau dans l'évier, et j'en fais une fixation.


Impossible de me rendormir, avec ce bruit parasite. Je me suis donc levé en soupirant, ai allumé ma lampe de chevet, et fait un effort considérable pour me remettre les idées en place à cette heure avancée de la nuit. Cherchant la source du grattement, je me suis rendu sur le palier de la porte de ma chambre, et ai tendu l'oreille. Cela m'a permis de conclure que le son venait bel et bien de la pièce dans laquelle je me trouvais.


Après un nouveau soupir, j'ai poursuivi mon investigation, et me suis me couché contre le plancher, y collant l'oreille dans l'espoir de déterminer si le grattement pouvait provenir d'en dessous. Celui-ci a cessé presque immédiatement. Haussant les épaules, je m'apprêtais à relever la tête, lorsque cet horrible son est revenu juste au niveau de ma nuque, plus fort que jamais. D'un bon, je me suis redressé, les jambes en coton et le coeur battant à 1000 à l'heure. Le grattement cessa presque aussitôt. Dans ma tête, ça fusait. C'était quoi, à l'instant ? Comment ça a pu savoir l'endroit précis où je me trouvais...sans même me voir ? Et, tout aussi étrange, j'étais dans un vieil immeuble, il n'y avait donc que ce vieux plancher qui me séparait de la voisine du dessous. Sauf que la hauteur sous plafond doit dépasser les 2m50. Impossible donc qu'elle se mette à gratter son plafond à 3h du matin, surtout à 95 ans.


Au bout de 5min de réflexion à m'en faire cramer les neurones, j'ai poussé un énième soupir, et me suis recouché. Inutile de vous dire que le sommeil fut dur à retrouver.


Le lendemain matin, tout ça n'était presque plus qu'un mauvais souvenir, presque risible.
Le jour se passa normalement, et pour tout vous dire, je n'ai plus pensé à cet événement de la journée. Du moins, jusqu'à ce que je franchisse le pas de ma porte. A ce moment là, je me souviens qu'une désagréable sensation s'est emparée de moi. D'autant plus désagréable qu'il n'y avait à priori aucune raison valable. Tétanisé, je restais dans mon hall, droit comme un I, respirant le plus lentement possible, dans la crainte de je ne sais quoi. Il m'a fallu au moins 5 min pour déterminer ce qui n'allait pas.


L'appartement était silencieux, beaucoup trop silencieux. C'était comme si je portais des boules quies. Si bien que les seules choses que j’arrivais à entendre, c'étaient ma respiration haletante, et mon cœur qui tapait de plus en plus vite dans ma poitrine. Rien d'autre. C'était une sensation horrible, oppressante et malsaine. Et pour un appartement sans double vitrage situé en plein centre ville, ce silence n'avait rien de normal. Reprenant mes esprits, j'ai franchi le seuil, et me suis retrouvé dans le couloir. J'ai fixé la porte un instant, et ai sorti ma clé, avant de la fermer méticuleusement. Ma respiration était rauque, mes mains moites et mes yeux remplis de larmes. Après quelques minutes à contempler le battant clos, j'ai réalisé que ce que je venais de faire était complètement idiot et insensé. Avec un petit rire gêné pour moi-même, j'ai à nouveau inséré la clé dans la serrure, et ai poussé la porte. Alors que celle-ci s'ouvrait, un poids s'est enlevé de mes épaules. L'appartement était à nouveau baigné de ses bruits habituels : le tic-tac l'horloge, le vrombissement du frigo, l'agitation de la ville à travers mes fenêtres.... Tout était normal. Cependant, si cela avait pu me rassurer un tant soit peu, je n'était pas tranquille pour autant. J'ai avancé lentement en direction du salon, comme si au moindre pas de travers, ça pouvait recommencer. Mais rien. Rien ne se passa jusqu’au moment de me coucher.


Il était 23h15, et je venais d'enchaîner des épisodes d'une série à la con tout en vidant 3-4 bières pour me détendre. Estimant que c'était assez pour ce soir, j'ai rejoint mon lit et me suis couché, tentant de trouver le sommeil en gardant les récents événements le plus loin possible de mon esprit. Et, comme on pouvait s'y attendre, le grattement a repris quelques heures plus tard. Je me suis levé immédiatement, et ai allumé la lumière dans la foulée. La peur avait laissé place à la colère. Il paraît que la nuit porte conseil, et effectivement, le début de celle-ci m'avait permis de me convaincre que le silence bizarre de la journée était sûrement un malaise dû à la fatigue, et que ces grattements avaient une explication des plus rationnelles. Mais visiblement, j'allais devoir remettre cela en question une nouvelle fois. A nouveau, je me suis aplati sur le sol en collant mon oreille contre le plancher. Comme lors de la nuit précédente, le son s'est aussitôt arrêté. C'est alors que je me suis rendu compte que quelque chose me chatouillait le nez. Je n'ai rien vu sur le moment, alors j'ai passé ma main entre les lattes du plancher. Des cheveux, des putains de cheveux blancs coincés entre les lattes en bois. Lattes en bois qui je le rappelle servait de plafond à la voisine du dessous.


Ça n'avait rien d'horrible en soit, mais le malaise que je ressentais à la vue de ces cheveux était atroce. J'essayais de relativiser la chose, mais quand même, je voyais mal comment ils avaient pu se coincer à cet endroit. Comme pour me sortir de ma torpeur, le grattement a repris un peu plus fort. J'avais envie de gueuler, mais si la vieille dame n'avait rien à voir avec ça ? Si c'était des bêtes, ou je sais pas quoi...? Après tout, je n'avais jamais le moindre problème avec elle, mieux valait régler ça en journée.


Mais bien décidé à en trouver la source de mon côté avant une quelconque discussion, j'ai à nouveau plaqué l'oreille au sol. Cette fois, le grattement n'a pas cessé. Je pouvais l'entendre plus clairement que jamais. J'ai fermé les yeux, bloqué ma respiration, et me suis concentré au maximum. Le bruit était régulier, fort, comme si quelqu'un essayait de creuser le bois avec ses ongles. Cette image m'a donné un frisson, rien que d'imaginer le bois sous mes ongles... Brrr. Au vu de la force du grattement, des ongles normaux n'auraient pas pu tenir, de toute façon. J'ai chassé cette image tant bien que mal, et me suis à nouveau concentré sur le son. J'entendais autre chose, comme un petit râle plaintif mais très léger. L'inquiétude prenait petit à petit le pas sur la peur. On ne savait jamais, s'il était en train d'arriver quelque chose à la voisine ? Si c'était le cas et que je restais sans réagir, je m'en voudrais toute ma vie.


Alors, je l'ai appelée doucement, toujours collé contre le parquet. Le grattement a cessé presque aussitôt. Elle m'avait donc entendu. "Vous allez bien ?". Pas de réponse. Si quelqu'un me voyait, je passerais sûrement pour un fou... Il s'agissait sûrement d'une bête, un rat où je ne sais quoi. Le grattement a alors repris de plus belle, accompagné d'un souffle rauque qui se faisait entendre par intermittence. Avant de prendre la décision de descendre voir ce qui se passait vraiment, je me suis déplacé de quelques centimètres à droite, où je sais que deux lattes sont un peu espacées, laissant à jour presque 1 cm d'espace sur une bonne longueur. Avec un peu de chance, je verrai quelque chose, quelque chose qui me ferait décider si oui ou non j'allais débouler chez la voisine et la réveiller la à 3h du matin. J'ai attrapé mon téléphone, ai allumé le flash et ai commencé à balayer doucement la zone, collant le plus possible mon oeil contre la fente. Le grattement s'est alors intensifié, et semblait se rapprochait de moi. C'est alors que mon cœur s'est arraché. Au moment où j'ai déplacé le faisceau vers la source du bruit, je suis tombé sur un oeil, un oeil révulsé, les vaisseaux explosés. Un oeil qui me fixait intensément. J'ai poussé un cri en me reculant d'un bond.


Ni une ni deux, je suis sorti en trombe dans le hall, dévalant les escaliers deux par deux pour voir quel bordel se déroulait dans l'appartement en dessous. Dans un sursaut de bon sens, j'ai d'abord tambouriné chez le gardien en lui criant de venir vite, que c'était une urgence. Sans pouvoir lui expliquer quoi que ce soit, je lui ai hurlé d'ouvrir la porte de la vieille avec son double dès qu'il m'a eu rejoint. Ce qu'il a fait. Sitôt la porte ouverte, je suis entré en trombe, pour me retrouver face à... absolument rien. L'appartement était vide. Vide de son occupante, mais aussi de son mobilier.
"Elle est morte il y a trois jours, sa famille l'a enterrée avant-hier. Vous pensiez trouver quoi là-dedans ?" Sous le choc, je me contente de secouer la tête, et de m'excuser poliment avant de remonter chez moi, désorienté.

Trois jours et trois nuits passèrent sans qu'aucun grattement ne se fasse entendre. Je commençais à mettre tout ça sur le compte de la fatigue. Après tout, j'avais peut-être développé une psychose avec ce bruit, et ça m'avait fait vriller. Du moins, c'est ce que je pensais jusqu'à ce que je descende à la boîte aux lettres, croisant le gardien, blanc comme un linge, en pleine discussion avec la fille de ma vieille voisine qui était toute aussi livide.


L'exhumation du corps avait été demandée après que le gardien du cimetière ait rapporté des bruits de grattement provenant de sa tombe.
Il s'avère qu'elle s'était réveillée à l'intérieur, et avait gratté et cogné le bois de son cercueil, s'arrachant ongles, cheveux et bouts de crânes dans la bataille.


Je n'arrive toujours pas à m'expliquer ce que j'ai vu. Ni pourquoi elle s'est manifestée auprès de moi. Mais quelque part, je ne peux pas m'empêcher de ressentir de la culpabilité.

lundi 4 février 2019

Mon ancien appartement

J'étais, et je suis encore, étudiant à Bordeaux. J'avais, jusqu'à ce que je redouble, un appartement situé près du centre-ville : il était à peine à 5 minutes de la gare, et à 10 au plus de mon IUT. Il se trouvait dans un immeuble d'une centaine d'autres appartements allant du T1 au T3, géré par un grand groupe d'hôtels. Il s'agissait d'un 17m², qui se constituait d'une seule pièce, avec un coin cuisine, une fenêtre au-dessus du lit, des toilettes et une douche un peu étroite.
Le tout surplombait une petite ruelle un peu mal famée, dans un coin pas forcément agréable à traverser la nuit. Mais bon, personne n'avait occupé l'appartement depuis deux ans parce que l'étage était en rénovation, et la vue était franchement plutôt jolie.

Honnêtement, la première partie de ma première année s'est plutôt bien passée : j'ai validé mon premier semestre, et ai tenu mon appartement propre. Bref, rien à signaler. Du moins, jusqu'aux alentours de janvier-février. C'est en effet à cette période que j'ai reçu un masque assez étrange dans ma boîte aux lettres. Un masque blanc, peint de manière assez maladroite, avec une imitation de sang sous les yeux. Il possédait des lèvres peintes, et des signes assez tarabiscotés étaient tracés sur son front. Le problème : le masque était trop grand pour passer par la fente supérieure de ma boîte aux lettres, quelqu'un avait donc dû l'ouvrir pour l'y déposer.
Personne d'autre que moi n'en avait la clé, à part mon gardien. En plus, il n'y avait pas de timbre, pas d'enveloppe, pas de mot avec, juste ce masque posé là. J'ai donc passé un appel à mon gardien, qui sitôt ma question posée, m'a affirmé qu'il ne savait pas d'où l'objet pouvait provenir. En vérité, il était en arrêt maladie, et était rentré dans sa famille. Bref, il n'avait rien vu, rien fait.

Petit coup de pression, mais la vie s'est poursuivie. Je ne me suis plus vraiment préoccupé de cette histoire, qui n’était à mon avis rien de plus qu’un canular de mauvais goût : le masque n’était accompagné d’aucune menace, et bien qu’il soit effrayant, n'avait rien provoqué de surnaturel. Qui plus est, je suis de nature pragmatique, et l’on pouvait justifier facilement le fait que ce masque ait atterri dans ma boîte aux lettres. Il existe probablement des passes, détenus par les facteurs, le concierge, ou même des voisins, passes qui auraient pu s’égarer, et faire le profit de cette blague. De plus, sous un certain angle, l'objet avait un côté ridicule et bâclé, grotesque. Mais cela ne s'est pas arrêté là. Ma deuxième découverte a eu lieu à peu près 3 mois plus tard. Alors que je faisais le ménage, je suis tombé sur un mégot de cigarette sous ma poubelle. Évidemment, je ne fume pas, et je n’avais plus invité d'amis depuis Noël. Dans tous les cas, j'avais une fenêtre pour ça. Mais bon, je m'étais simplement dit qu'il avait dû s'accrocher à la semelle de ma chaussure, et que je l'avais traîné jusqu'ici. C'est alors que j'ai capté un deuxième truc qui m'a affolé encore un peu plus. On avait écrit « Yolo » sur mon miroir.
Alors bon, ça peut paraître drôle. Mais le masque étrange, le mégot, et quelqu'un qui entre chez moi pour écrire « You Only Live Once » sur mon miroir, ça commençait à faire beaucoup.
De même, peu probable que ce fut un de mes amis : j'en avais assez peu, et ne recevais pas vraiment. Il faut dire que je n’aime pas tellement accueillir des gens dans un chez moi « à peu près » propre.
Le gardien était la seule autre personne à ma connaissance à avoir mes clés. Et forcément, il était introuvable.
J'ai gardé mon calme, sans m'affoler. J'ai calmement effacé la trace sur le miroir, et ai jeté le mégot. Une blague, c'est tout. Du moins, c'est ce dont j'ai essayé de me convaincre, tout en gardant la tête froide. Je veux dire, à ce stade, qu'est-ce que je pouvais faire ? Quitter mon appartement à un mois et demi de mon départ, sans possibilité de poursuivre mes études, et tout ça pour un mégot, un masque et un miroir ? Toutes ces choses pouvaient en plus avoir une explication rationnelle : après tout, j’avais peut-être écrit ça avec mes doigts dans un instant d’égarement, sans y repenser depuis. Il ne s’agissait pas d’une preuve tangible que quelqu’un était bel et bien entré. Et puis, que faire d’autre ? Prévenir la police ? Dans une ville comme Bordeaux, avec si peu d’indices, et un concierge sûrement peu coopératif, je doutais qu’elle ait perdu son temps avec une affaire comme celle-là. Tant pis, je restais.
Mais contrairement à mes appréhensions, j'ai pu terminer mon année calmement. J'ai fait mon état des lieux, et ai quitté l'appartement pour l'été.

Après les vacances, j'ai donc entamé ma deuxième année d'études. Par confort, mes parents m'avaient repris exactement la même location. J'ai donc retrouvé ce cher vieil appartement, qui n'avait depuis été occupé par personne. Les faits des mois précédents m'étaient un peu sortis de la tête, et je continuais à essayer de bosser de mon mieux. Et tout se passait relativement bien.
Mais cette fois encore, ça n'a duré que jusqu'au mois de janvier. Alors que je rentrais des vacances de Noël passées dans ma famille, j'ai retrouvé ma serrure endommagée. Ou plutôt, le cadre de celle-ci : le mécanisme de fermeture était intact, la porte n'avait rien, et était bien close. Je pouvais voir des traces de boue sur le cadre, la poignée, ainsi que cette espèce de grattage du métal, alors qu'elle était totalement intacte avant.
J'ai téléphoné au gardien, qui m'a changé le cadre le matin suivant, alors que j'étais en cours. Mais étrangement, cela ne m'a pas offusqué davantage : rappelons que nous étions à plus de 9 mois d’intervalle des mots sur le miroir. Il n’y avait pas eu d’effraction, et la dégradation était malhabile : l’œuvre d’un voisin éméché, du moins aux dires du concierge, qui m'a simplement rassuré en me promettant d’adresser un mot à la direction.
Et à partir de là, plus rien. Le calme. Du moins, jusqu'à mon état des lieux suivants. J'étais en effet désormais convaincu que cette attaque sur ma serrure était un cas différent du reste, sans rapport, et sans incidence, puisque personne n’avait pénétré l’appartement, et qu’elle n’avait ni la symbolique, ni le mystère des cas précédents.

Normalement, j'étais censé avoir mon diplôme, et rentrer chez moi. Ne plus avoir besoin de cet appartement. Mais bon, échec, dépression, blabla.
Résultat, je rends quand même l'appartement, mais sans le diplôme. Pas la joie donc quand j'ai entamé vers minuit le nettoyage de la chambre, en vue de la libération du logement et de la remise des clés le lendemain. Mais au moment de passer à la cuisine, j'ai voulu ouvrir la ventilation par une espèce de petite trappe rectangulaire pour y passer un coup de poussière. Mes parents arrivaient le lendemain me filer un coup de main, mais si tout n'était pas déjà un minimum clean, on me ferait une scène. Je me suis donc approché de la bouche de ventilation, jamais ouverte auparavant. Dès l'ouverture, il m'est tombé sur le coin du nez un bout de papier plié, tout léger. En le dépliant, je me suis aperçu qu'il s'agissait d'un extrait de la Bible, page 444. Il était décoré par un « TU VAS ME MANQUER » en grosses capitales rouges.
Ce détail a rapidement prit son importance : en effet, les étagères de mon bureau portaient une Bible. Sans être croyant, j'ai fait un peu de lecture dans ma période d'intérêt pour la religion. En la consultant, mes doutes se sont donc confirmés : il manquait la 444ème page. Arrachée.
Grosse frayeur. J'ai nettoyé jusqu'à 3 heures, et ai fait de mon mieux pour me reposer. Avec du recul, c’est à ce moment précis que j’ai regretté de toute mes forces de ne pas avoir parlé de mon problème d’appartement aux autorités.
J'ai confronté mon gardien le lendemain, et il a bien voulu m'avouer qu'il n’avait en effet jamais eu de retour de clés d'un précédent locataire. Il a ensuite coupé rapidement le dialogue, prétextant devoir aller préparer son prochain état des lieux. Je suis parti le même après-midi, sans même me retourner : mon histoire avec cet appartement s’arrêtait là.


J'ai fait quelques recherches tout en écrivant ce texte : une fête juive, le Pourim, a lieu en février (donc les dates collent à peu près), et a pour principe de faire une espèce de Carnaval masqué, ayant encore lieu à Israël, entre autres. En se concentrant sur la page, le chiffre 444 donnerait en numérologie, ou plutôt en guématrie, une pratique employée notamment dans la religion juive, à la fois « Jésus » et « Lucifer ». C'est cette même guématrie qui pourrait avoir donné sa signification au célèbre « 666 ».
Cependant en numérologie, le chiffre évoquerait la permanence surveillance d'ange gardien, un peu trop stalkeur pour moi. Mais outre ces recherches, tout ce symbolisme, les questions, comme les faits, restent. Qui s'amusait à rentrer dans mon appart' en mon absence, les week-ends, peut-être même la nuit ? Pour quelle raison a-t-on voulu m'effrayer par ces canulars de plus ou moins bon goût ? Est-ce que j'avais affaire à quelqu'un de vraiment tordu ? Quelqu'un ou quelque chose ?

Pour l’heure, j'attaque mon redoublement en m'arrangeant autrement pour mon logement. Mais je passerai peut-être dire bonjour au nouveau locataire.

En toute amitié. 


vendredi 1 février 2019

Demain, je lui dis la vérité

Le jour où j'ai découvert que mon mari me trompait, qui plus est avec ma meilleure amie, je me suis noyée dans mes larmes.
Le lendemain, j'ai demandé notre divorce.
Deux jours plus tard, mon ex-mari m'a demandé de l'annuler. Je n'ai pas cédé, et lui ai simplement dit de prendre ses affaires et de partir.
Trois jours plus tard, j'ai discuté avec ma meilleure amie, la convaincant que je comprenais. Que tout allait bien, que ce n'était pas si grave.
Quatre jours plus tard, j'ai appris qu'ils avaient déjà prévu de partir vivre à l'étranger, et ce dans trois mois. Nous n'avions pas d'enfants, donc il ne risquait pas d'y avoir de bataille pour leur garde.
Cinq jours plus tard, mon mari est venu chez moi, et j'ai enfin pu tourner la page.
Six jours plus tard, j'ai invité ma meilleure amie à dîner. Elle était désemparée, car mon ex-mari avait apparemment disparu. Avec un petit sourire, je l'ai rassurée en lui assurant qu'ils seront ensemble pour toujours.
Avant de partir, elle m'a remercié pour le délicieux steak que je lui avais préparé, et a ajouté qu'elle pourrait bien revenir en prendre pour le dîner. 


Traduction : Kamus

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lundi 28 janvier 2019

Visiteur d'un soir

Ceci est mon premier post sur Reddit, je m'excuse d'avance si je fais quelques erreurs. Quelque chose... c'est produit la nuit dernière, et j'ai besoin de le retranscrire.

Nous habitons au bord d'une forêt, avec un balcon assez imposant faisant face à celle-ci. Le balcon en question se termine en face des fenêtres de ma chambre depuis lesquelles, assis sur mon lit, je peux avoir une superbe vue sur le balcon et la forêt juste derrière.

La nuit dernière commençait comme n'importe quel autre, lorsque je suis allé me coucher il faisait déjà nuit noire, et j'étais épuisé, aussi les bras de Morphée m'ont-ils accueilli assez rapidement. Après ça, la seule chose dont je me souvienne, c'est m'être réveillé au son du tintement assez étrange d'une petite cloche. C'était assez bizarre de se faire réveiller ainsi, surtout qu'autour de moi, il faisait plus sombre que d'habitude. Au début, j'ai eu vraiment peur, mais je me suis vite rappelé avoir vu quelques jouets de nos chats qui traînaient  sur la terrasse.
L'un d'eux se trouvait justement être une petite balle avec une cloche à l'intérieur. Je me suis donc calmé, supposant que le vent avait dû faire bouger l'objet.

C'est alors que le tintement a recommencé, sans que j'ai cette fois je entendu le moindre souffle. J'ai alors émis l'hypothèse que l'un de mes chats se trouvait peut-être dehors, jouant au beau milieu de la nuit. Le problème, c'est qu'ils n'étaient pas censés être sortis à cette-ci, d'autant que je me rappelait clairement avoir bien fermé toutes les portes avant d'aller me coucher. Mais désireux de tirer cette affaire au clair, mon cerveau encore somnolent se démenait à trouver une explication à ce bruit.

J'ai tendu l'oreille. Dehors, il n'y avait aucun son, excepté le fameux tintement de clochette qui me préoccupait tant.

J'ai alors fait quelque chose que je n'aurais jamais du faire. Je me suis relevé et ai risqué un oeil par la fenêtre.

Sur le coup, je n'ai pas pu expliquer ce qu'était la chose qui était assise là dehors, sur le balcon, et je ne le peux toujours pas. C'était gros, bien plus gros qu'un chat, et ça avait une forme vaguement humanoïde. La chose n'était pas aussi grosse que pouvait l'être un homme, mais c'était en réalité difficile à dire. En effet, elle semblait accroupie, et je pouvais voir sa peau aussi blanche que neige luire dans l'obscurité, le contraste avec la pénombre qu'offrait la nuit n'en étant qu'accentué. Étrangement, je pouvais clairement apercevoir sa silhouette, comme si les quelques rayons émis par lune éclairaient ausdi bien la créature que le soleil en pleine journée.

La chose était juste... assise, face aux jouets, les faisant bouger d'avant en arrière, causant ainsi le fameux tintement qui occupait tant mon esprit. Heureusement, elle n'avait pas l'air d'avoir remarqué ma présence. Je ne sais pas combien de temps je suis resté là, à la regarder "jouer". A vrai dire, je n'étais pas si effrayé que ça, c'était tellement étrange que je me suis juste dit que je somnolais peut-être, voire qu'il s'agissait d'un rêve. C'est en la regardant que j'ai soudainement eu la bonne idée de la prendre en photo, voire de la filmer. Voulant attraper mon portable, j'ai bougé le plus discrètement possible, mais mon lit s'est alors mis à grincer. Priant pour que la chose n'ai rien entendu, je me suis tourné vers la fenêtre.

La créature blanche avait la tête tournée dans ma direction, et semblait s'être redressée. J'ai alors eu un mauvais pressentiment, un frisson a parcouru mon dos, et mon estomac s'est serré. Je n'avais jamais ressenti un tel sentiment auparavant. J'avais si peur que la seul chose que j'avais en tête, c'était de sauter hors de mon lit et de fuir le plus loin de ma chambre.

J'ai passé le reste de la nuit assis dans le couloir, devant la porte de ma chambre, lumière allumée.

Rien qu'en regardant à travers la fenêtre, j'en ai encore la chair de poule.
Je n'ai toujours aucune idée de ce que c'était, d'où ça venait ni même pourquoi diable c'était sur mon balcon à s'amuser avec les jouets de mes chats. Mais je ne pense plus pouvoir aller me coucher dans ma chambre tranquillement, du moins pas avant un bon bout de temps.

Traduction : Trouble

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vendredi 25 janvier 2019

Chronomètre

Il avait reçu la montre à son dixième anniversaire. C'était une montre-bracelet en plastique gris, extraordinaire en chaque aspect. Sauf pour le fait qu'elle comptait à rebours.

“Voilà le temps qu’il te reste dans le monde, mon fils. Utilise-le sagement.” Et en effet, il le fit. À mesure que le temps passait, le garçon, maintenant un homme, vivait au maximum. Il gravit des montagnes et nagea dans des océans. Il parla et il rit, il vit et il aima. L'homme ne craignit jamais, puisqu'il savait exactement combien de temps il lui restait.

Mais un jour, le compte à rebours finit par entrer dans sa dernière phase. Regardant avec nostalgie les dernières secondes qui s'égrenaient, l'homme se leva, considérant tout ce qu'il avait fait, tout ce qu'il avait construit. 5. Il serra la main à son vieil associé, l'homme qui avait été son ami et confident durant toute sa vie. 4. Son chien s'approcha et lui lécha la main, recevant une tendre caresse en échange de l'amitié qu'il avait su donner à son maître. 3. Il serra ses fils dans ses bras, sachant qu'il fut un bon père. 2. Il baisa le front de sa femme pour la dernière fois. 1. Le vieil homme sourit et ferma les yeux.

Alors, il ne se passa rien. Le montre émit un bip sonore, et s’éteignit. L'homme désabusé constata alors qu'il était bien là, encore vivant. On aurait pu penser qu'à ce moment-là, il était ravi. Néanmoins, pour la première fois dans sa vie... l'homme avait peur.


Traduction : Cristian1914

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lundi 21 janvier 2019

Hyper-Cola

Je préfère ne pas parler de l’époque où je travaillais pour Coca-Cola, cependant, je pense que c’est mon devoir de révéler les petits secrets de cette entreprise démoniaque. Quand j’y travaillait, ils étaient prêts à tourmenter les gens, les utiliser comme des marionnettes, les torturer ou même les tuer. Tout ça pour être sûr que l’entreprise reste en tête. Il y a quelque année, aux alentours de 2009, j’étais félicité par mes supérieurs pour mes compétences et ma détermination. Le manager de notre département, m’a donné une promotion et m’a mis en charge du nouveau projet qu’on testait. Le projet s’appelait « Hyper Cola ». A cette époque, les boissons énergisantes gagnaient en popularité, et Coca-Cola n’avait pas de boissons pour faire de la concurrence dans ce domaine. Hyper-Cola était là pour palier à ça.

Je ne savait pas vraiment les ingrédients qui composaient Hyper Cola, vu que je m’occupais principalement de la partie marketing. Cependant, j’étais sûr d’une chose, le but était de faire une boisson énergisante vraiment addictive. Après un entretient avec l’équipe de développement, nous sommes arrivés à la conclusion que la dernière chose qui nous restait à faire était de recueillir l’opinion des fans. Nous voulions rassembler une grande variété de personnes afin qu’ils puissent gouter à cette nouvelle boisson. Il y avait des gens de tout type, des plus vieux aux plus jeunes, des plus minces aux plus gros, et des plus petits aux plus grands... C’était nos bêta testeurs. Alors qu’ils dégustaient leurs sodas, ils avaient tous l’air enchantés. Après le test de dégustation, nous avons placé nos quinze bêta testeurs dans une pièce. Cette pièce était entièrement récréative. Dans la pièce il y avait deux paniers de basketball, des toboggans, et il y avait même des frisbees. La pièce était très vaste, il y avait beaucoup d’espace pour faire de l’exercice. Nous regardions tous derrière la vitre sans teint avec beaucoup d’intérêt pour voir à quel point Hyper Cola les rendaient actifs.

Les vieilles personnes marchaient rapidement, leur dos semblait plus droit, ils avaient l’air beaucoup plus actifs, les plus jeunes quant à eux, sautaient partout, il n’y en avait qu’un seul qui s’était mis face à un mur et qui le regardait fixement. C’était vraiment spectaculaire, la boisson semblait fonctionner sur tout le monde. Très rapidement, un des couples de personnes âgée, ont fait un footing. Un groupe d’enfants s’amusaient avec les frisbees, et deux hommes qui devait avoir la quarantaine s’amusaient à faire de la lutte. Puis, il y avait maintenant deux personnes face au mur. Leur dos tourné vers nous. La deuxième personne qui s’était mise à côté du jeune enfant face au mur, devait avoir la soixantaine. Ils étaient tous les deux très petits. Ils étaient penchés en avant et avait l’air sans vie. Moi et le groupe de scientifiques, on se demandait s’ils n’avaient pas été épuisé par la boisson, ou s’ils n’avaient pas décidé de faire une pause. On n’en était pas sûr, mais j’avais un mauvais pressentiment, je savais que quelque chose n’allait pas. On a décidé d’envoyer un des scientifiques pour vérifier s’ils allaient bien.
Alors qu’il marchait à travers la pièce, tous les bêta testeurs avaient l’air de se fatiguer au fur et à mesure. En effet, avant qu’il n’arrive vers le mur où se trouvait les deux autres, on a remarqué qu’un troisième les avait rejoints. On aurait dit que leur attitude se propageait parmi les autres. Une fois que le scientifique a rejoint le groupe de bêta testeur, on s’est tous concentré sur cet endroit. Il a levé sa main, pour toucher l’épaule d’une jeune fille, puis a dit : « Mademoiselle, tout va bien ? ».
La jeune fille s’est tournée. Son apparence était déconcertante, elle regardait le scientifique droit dans les yeux et le fixait avec ses yeux bombés de sang. Puis, elle s’est mise à se lécher la main qui était devenue complètement pâle avec une teinte verdâtre.

Elle a souri, d’un sourire si grand que j’avais l’impression qu’il allait d’un côté à l’autre de son visage, ses paupières se sont agrandies, et ses pupilles se sont élargies au point de toucher les bordures de ses yeux. Tout ce qu’elle a pu prononcer avec sa bouche c’était les mots « Aidez-moi ». Sa voix était tremblante. Et d’un coup, elle s’est effondrée sur le sol. Pendant ce temps-là, d’autres personnes ont rejoint les gens face au mur. Tous les employés se sont alors précipités dans la pièce pour les mettre en quarantaine. Une fois en isolation, tous les bêta testeurs infectés semblaient de plus en plus à l’article de la mort. Leur peau était dénuée de couleur, et beaucoup d’entre eux vomissaient une substance jaune fluo, épaisse, et visqueuse. Ils ont ensuite commencé à dire des choses qui n’avaient pas de sens, et à se comporter de façon complètement étrange.

Un des bêta testeur, a commencé à gratter violemment au mur de façon frénétique. Il semblait ne pas savoir ce qu’il faisait, et avait l’air d’avoir peur pour sa vie. Ses lèvres gercées, se sont ouverte pour révéler des dents détériorées, alors qu’il hurlait « Aidez-moi ! Aidez-moi ! » il continuait à gratter le mur jusqu’à ce que ses ongles commencent à se détacher de la chair de ses doigts. Quelques-uns des employés se sont dépêché et lui ont attaché les mains dans le dos. Mais dans ce court laps de temps, on pouvait voir les os de ses doigts. Sa peau était détachée de l’os, et le reste de ses mains étaient couverte de sang. Il avait l’air de vraiment vouloir finir ce qu’il avait commencé.
Je me suis tourné pour regarder le reste des bêta testeurs, et ils semblaient tous sombrer petit à petit dans la folie. Ils avaient l’air de tous chercher quelque chose à travers la pièce, et d’être couverts de sueur. Après un jour ou deux, notre équipe médicale a procédé à des tests sur eux. Après des examens approfondis, ils ont confirmé qu’une substance inconnue qui se trouvait à l’intérieur de la boisson énergisante, avait conduit à la décomposition accélérée des bêta-testeurs. Cependant, ils avaient déterminé que la seule chose qui les gardait en vie, était la forte dose de produit énergisants qui se trouvait dans les boissons. Les docteurs ont affirmé qu’ils allaient pouvoir régler le problème. Cependant, les effets secondaires allaient rester de façon latente chez les bêta testeurs.
Rapidement, les scientifiques de notre entreprise ont fait plusieurs tests sur l’Hyper Cola, pour trouver ce qui avait causé cette horrible réaction. Malheureusement, il n’y avait aucune explication. Aucune preuve de quoi que ce soit. L’entreprise n’a pas eu d’autres choix que de libérer les patients sans savoir ce qu’ils avaient exactement. A ma grande surprise, aucun d’entres eux ne se souvenaient de ce qu’il s’était passé. Et dés le lendemain, ils nous ont à tous fait signer un long contrat de confidentialité qui nous empêchait de dire le moindre mot, même entre nous, sur ce qui s’était passé les jours d’avant. Mais la curiosité l’a emporté sur ma raison, j’ai essayé de retrouver les patients. Et j’ai réussi à les retrouver. Ils étaient tous déclarés morts. C’était effrayant, et le pire c’est qu’ils étaient tous morts le même jour. Ce qui m’a le plus choqué, c’est quand j’ai réalisé que la date de leur mort correspondait à la date d’expiration des bouteilles d’Hyper Cola qui leur a été fournie.

Bien sûr, le projet a par la suite été complètement abandonné. L’entreprise a tout fait pour se protéger, et avec les moyens qu’ils avaient, ça n’a pas été dur. Coca Cola a rapidement effacé toute trace d’Hyper Cola, et les spéculations sur l’arrivée d’un nouveau produit ont été rapidement classifiée comme étant des rumeurs. Comme je vous l’ai dit, je sais que je prends un risque énorme en parlant de ça. Car à part moi, personne d’autre ne l’a fait. Je ne serais pas étonné si un jour cette vidéo disparaît. Mais pire encore, je ne serait pas étonné de disparaître avant elle.

Traduction : Skull. retrouvez sa chaîne youtube ICI

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vendredi 18 janvier 2019

La visite de l'oncle Tommy

"Souviens-toi bien, je ne veux pas que tu lui parles quand je ne suis pas dans les parages.
- Oui, papa.
- Je suis sérieux. Maintenant, rentre ton tee-shirt dans ton pantalon, il est là."


La porte d’entrée s’ouvrit et l’oncle Tommy resta planté là, trempé de sueur après une journée de travail sous la chaleur torride que nous offrait cet été.


"C'est une vrai fournaise, par ici, n'est-ce pas ? Dit-il, mettant son sac sur le sol et défaisant ses bottes. Je te remercie de me laisser rester ici cette nuit.
- Tant que tu es parti à l'aube, répondit froidement mon père.
- Bien sûr"

"Maintenant, dit oncle Tommy en se tournant vers moi et en se mettant à genoux. Viens dans mes bras. Ça fait un moment depuis la dernière fois que je t'ai vu."
J'ai fait quelques pas vers lui, puis me suis penché pour lui faire un câlin. Son étreinte serrée me rendait mal à l'aise, ce qui m'a fait échapper un léger gémissement.


"Ne vois tu pas que c'est la canicule dehors?" Demanda-t-il en tirant sur mes manches longues.
"Je n'ai pas été à l'extérieur aujourd'hui", lui ai-je répondu.
"N'as tu pas des corvées à finir?" Intervint papa.
J'ai vite compris que je devais partir, donc je me suis rendu dans ma chambre.

Plus tard dans la nuit, je me suis finalement couché. Je me suis retourné mille et une fois, incapable de me sentir à l'aise, quand j'ai entendu des bruit de pas dans le couloir à l'extérieur de ma chambre. Après plusieurs longues secondes de silence, la porte s'ouvrit doucement. La silhouette sombre d'un homme entra dans la pièce et la porte se referma. Pendant plusieurs secondes, il n'y eut plus qu'un silence sans fin. Sans le bruit de cette respiration haletante, j'aurais peut-être pensé que j'avais rêvé de tout ça.


Je pouvais le sentir se rapprocher. La chaleur d'une autre personne dans cette chambre était inhabituelle à cette heure là. Je n'étais pas préparé à cela et j'ai prié pour qu'il parte.
Il s'est penché et m'a touché. Il m'a roulé sur le ventre et a soulevé ma chemise. Du coin de l’œil, je pouvais voir deux choses: la faible lumière d’une lampe de poche et les yeux de l’oncle Tommy étudiant ma peau nue. Ses doigts rugueux glissaient le long de mon dos. Soudain, il se leva et marcha jusqu'à la porte de la chambre, puis partit. J'ai encore essayé de m'endormir, pour finalement réussir.
Il était parti au moment où je me suis réveillé.

Vers midi, le téléphone sonna pendant que mon père était sorti.
"Bonjour", ai-je dit.
- Salut mon gars.
- Oncle Tommy ?
- Yep. Ton père est dans le coin ?
- Non monsieur. Il est allé faire des courses.
- Bien, dit-il, semblant un peu nerveux. Il fit une courte pause, avant de reprendre. J'appelle pour la nuit dernière. Je ne sais pas si tu étais éveillé ou pas…
- Je l'étais.
- Et bien, cela me facilite la tâche, je vais aller droit au but. J'ai une question pour toi, et j'ai vraiment besoin que tu sois honnête avec moi. Tu peux faire ça pour moi ?
- Oui monsieur.
- Très bien, p'tit gars. Alors dit moi, d'ou viennent tous ces bleus sur ton corps ?


Traduction : Kamus

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Cinquième édition du Palmarès annuel

Bonjour à toutes et à tous,

Il est temps de voter pour les meilleurs textes de l'année 2018, comme pour les années précédentes.
Cette année, moins de textes que d'habitude, mais il faut garder en tête que des textes ont été publiés sur le Nécronomorial également !

On part sur une nouvelle dynamique en ce début d'année, nous espérons que celle ci vous plaise.

Vous devrez donc voter pour 10 textes parmi les 52 publiés du 1er Janvier au 31 Décembre 2018.

Je rappelle donc les règles pour que votre vote soit pris en compte, ce sont les mêmes qu'en 2017 :

- Les participants établissent chacun un classement personnel de 10 pastas, NI PLUS, NI MOINS. Les classements comportant plus, ou moins de 10 publications ne seront pas pris en compte car ils ne peuvent pas entrer dans le calcul de la moyenne.

- Les ex-æquo ne seront pas pris en compte. Une seule publication à chaque position de votre classement.

- Le choix se fait parmi les publications ayant eu lieu entre le 1er janvier et le 31 décembre 2018. Tout classement comportant une publication antérieure se verra automatiquement refusé.

- Vous nous transmettez vos classements par les moyens habituels : Facebook, Twitter, mail... listés sur la page "Contact", ou en commentaire sur cet article (c'est le plus simple). Sentez-vous libre d'y ajouter des remarques ou tout ce qui vous semble mériter d'être dit. ;)

Vous avez jusqu'au 31 Janvier 2019 minuit pour voter, attention il faut bien 10 textes pour que le vote soit validé !

Comme il n'y a pas énormément de textes, vous pourrez trouver la liste des textes ci dessous.

Retrouvez le texte du vendredi à 18H00 comme d'habitude surle blog.

Bon votes à tous, et nous vous souhaitons une nouvelle fois une excellente année 2019 !

 
1 Une nouvelle chance
2 Je fais semblant
3 Un email du tueur de ma fille
4 Le surnaturel est comme un aimant.
5 Les guêpes de mon grand-père
6 Je vous appelle pour vous informer
7 Le procès de Jonh Fargo
8 Le photomaton de San Fernando
9 Changements
10 Le neveu de mes rêves
11 Programme de nuit
12 Sur un Chantier à Boulogne
13 Curiosité
14 Les jeux de Suzy
15 Amour fraternel
16 Conversations nocturnes
17 Littéralement
18 Le jeu des dés
19 Le candidat 91371246213
20 Procédures de dégagement d'ascenseur
21 Les faucheuses
22 Confessions d'un plongeur en haute mer
23 Mauvais rêve
24 La Grignoteuse
25 La mort d'internet
26 Recherche d'un vin introuvable !
27 Le rat des ongles
28 Le colocataire invisible
29 Je prépare une fête d'anniversaire pour ma fille a...
30 Chasseurs de fantômes
31 La poupée rieuse
32 Le son du silence
33 Près de la rivière sans nom
34 BDSM
35 Le dîner de C
36 Les excroissances
37 De l'argent facile
38 Keryakh
39 Diaporama
40 WoW-Hardcore

42 Le visage derrière l'arbre
43 Manon
44 L'homme sans tête
45 Conflit de voisinage
46 L'inconnu du Square Verdrel
47 La cloche de l'Avent
48 Les hommes-bouteilles
49 Pas de séance de divination ce soir
50 L'affaire de 1990
51 La vérité sur les tulpae
52 Pisser dans le noir
53 Pari Perdant

lundi 14 janvier 2019

Le Mod

Bonjour aux lecteurs, je partage avec vous ma mauvaise expérience survenue lors de l'installation d'un mod sur Fallout 4.
S'il y a des gamers dans la salle, vous savez certainement ce qu'est un mod dans un jeu vidéo. Pour les autres il s'agit d'une modification du jeu original, sous la forme d'un greffon qui s'ajoute à l'original, le transformant parfois complètement (cf wikipedia).


Je suis très friande des mods, et fascinée par ce que les moddeurs arrivent à créer. Il y a du bon comme du moins bon, du mod qui sublime les graphismes à celui qui fait planter le jeu. Je suis sur PC et ma bible est le nexus comme beaucoup, j'y puise notamment mes mods skyrim,the witcher et fallout. Et c'est de ce dernier que je vais vous parler.


J'avais lâché le jeu depuis pas mal de temps, à trop arpenter les Terres Désolées je m'en étais lassée. En galère de nouveaux jeux je m'y suis remise la semaine dernière. Mes mods étaient toujours bien actifs, mais j'ai quand même fait un tour sur nexus pour y voir les nouveautés.


Je classe par les plus appréciés d'abord, où je retrouve mes mods déjà installés et deux ou trois nouveaux modifiant des armes. Puis je classe par nouveauté, chose que je n'avais jamais faite par peur de faire planter mon jeu avec des mods foireux, j'attendais toujours que deux ou trois cobayes les testent. Mais n'ayant encore aucune sauvegarde le risque était moindre. Je me ballade entre les modifs d'armes, les coupes de cheveux, les tenues, et finis par tomber sur un mod de Piper "Piper good". J'apprécie vraiment ce personnage contrairement à beaucoup. J'ai déjà le mod Loving Piper, qui lui améliore l'apparence, et une bague me permettant de modifier l'apparence de n'importe quel NPC. Mais pourquoi ne pas essayer de changer.


La description est plus que succincte : Mod Piper. Look. Good.
Sûrement un moddeur étranger qui s'essaye à l'anglais, et probablement au moddage vu le descriptif peu engageant. Pas de photo, pas de note, pas de téléchargement. Ça sent le foirage à plein nez mais je me lance. Je désinstalle Loving Piper pour pas interférer et je lance.


Le jeu démarre, tout va bien jusqu'au menu où je crée ma nouvelle sauvegarde. Arrive l'écran de chargement. Là, pas d'objet 3D à tourner dans tous les sens pour passer le temps ni de petite phrase d'accompagnement. A la place un écran noir et un texte rouge dans une police type Arial. Welcome. Thank you. Good Piper. Je trouve le mec plutôt gonflé, supprimer l'écran de chargement pour y mettre un texte digne d'un enfant de 5 ans ça fout les boules. Avec un peu de chance ça n'apparaît que pour le lancement du mod. "La guerre ne meurt jamais", passée la petite intro on arrive à la création du personnage. Premier bug, impossible de choisir le perso féminin, elle est complètement buguée, ne parle pas, ne bouge pas. Elle se contente d'être là, immobile à fixer la caméra. Ce sera donc Monsieur pour cette partie. Comme à chaque fois j'y passe du temps, peaufine les détails, choisis parmi le nombre incalculable de coupes réalisées par ce cher Apachii, et valide. Madame reste toujours immobile dans sa salle de bain.


Le début du jeu se passe normalement, le représentant tape à la porte, la TV se coupe, il faut sortir etc. A peine sortie de la maison, ma chère et tendre est de nouveau à mes côtés avec l'enfant. Elle est toujours silencieuse, et toujours aussi immobile. Ses pieds glissent sur le sol tels ceux d'une statue. C'est un bug connu dans les jeux vidéos donc je ne me formalise pas. Passée l'intro tout devrait être en ordre. On arrive à l'abri, et elle semble déjà s'être debuguée. Elle marche, bouge normalement, mais ses mimiques sont différentes. Elle sourit et marche tranquillement comme au début du jeu. Elle me gratifie même de ses compliments habituellement faits au moment de la création du personnage. Ça m'amuse plus qu'autre chose, et j'ai hâte de voir la suite.


On prend place dans la cabine cryogénique, moi seul, elle avec l'enfant. Elle sourit toujours. On est congelés, puis arrive ce bon vieux Kellog pour lui prendre le môme. Comme je m'y attendais elle a toujours le sourire aux lèvres mais ce qui est plus étonnant c'est que l'animation est différente. La où elle est censée lutter pour garder l'enfant, elle le lui tend, puis finit quand même par se prendre une balle dans la tête. Le jeu freeze un instant, je m'attends a revenir au bureau mais il reprend au moment de l'ouverture de la capsule. Je me dirige vers celle de ma femme pour y récupérer l'alliance mais elle ne s'ouvre pas. Je n'ai même pas l'option. Intriguée, je jette un oeil dans sa capsule. Pourtant pas effrayée facilement j'avoue avoir dégluti nerveusement. Elle était vivante. Enfin animée, tout sourire, avec sa balle logée entre les deux yeux. Elle respirait calmement comme si de rien n'était, me fixant. Aucun dialogue n'était possible. Rien.


Je sors de l'abri, pressée de découvrir les autres bugs qui rendraient ma partie un peu plus excitante. Je vais donc à Concord où je sauve ces bons vieux miliciens. Tout se passe normalement, j'en oublie même le bug. Puis je réalise que Mama Murphy n'est pas à sa place. Intriguée, je tape la commande de téléportation dans la console pour la rejoindre. Je la retrouve à Sanctuary, elle aussi complètement buguée, au travers d'un lit, la tête pendante et le regard vide. Je commence à flipper, j'ai beau adorer les films d'horreur je déteste les glitchs. J'ai été traumatisée par un Mario quand j'étais petite. L'écran avait freezé sur son visage en gros plan et un bruit strident sortait de la télé jusqu'à ce que je l'éteigne. Assez banal, mais j'étais gosse et ces conneries ça marque. Depuis j'ai du mal, la miss bien réveillée dans sa capsule passe encore, là mama Murphy c'est limite. Je m'approche pour voir si un dialogue est dispo, rien. Puis au bout de quelques secondes la caméra zoome sur son visage comme lors des dialogue mais au lieu du dialogue on entend chuchoter et mama Murphy se met a pencher sa tête doucement. Aucune option de réponse. Seule solution ouvrir et refermer le pipboy. Au retour mama Murphy avait disparu, pour apparaître totalement normale à Concord, comme si de rien n'était.


Tout se passe normalement jusqu'à Sanctuary, je fais les missions de Sturges pour le camp, rien à signaler. J'affecte tout le monde à une tâche, et cherche Marcy Long qui n'est pas au potager, où elle s'auto affecte habituellement. Je passe de maison en maison jusqu'à la trouver immobile dans l'une d'elles. Aucun geste bizarre, elle est juste immobile mais je m'approche car quelque chose m'interpelle sur son visage. Il est comme brûlé, encore plus pincé que d'habitude, ses yeux et ses lèvres noircis. Je sais pas ce qu'a trafiqué ce con mais pour un mod centré sur Piper il semble avoir bousillé tous les NPC féminins.


Je poursuis ma route vers Diamond City, trop pressée de voir à quoi Piper ressemblera après tout ce bordel. Je me prépare à aider les gardes à combattre les super mutants, mais rien, ils sont adossés au mur, montent la garde le tout en silence. Puis je la vois. Enfin ce qui est censé être Piper. Sur le coup je crois reconnaitre Nick Valentine, même tenue, même chapeau mais je m'approche. Un frisson me parcourt l'échine, c'est un mix entre Valentine et Piper, les traits de Piper, sa bouche, ses sourcils mais le tout dans le corps de Valentine. J'apprécie déjà pas trop l'apparence de Nick mais là j'ai du mal à le, ou la regarder. Le regard est plus sombre comme celui de Marcy, le rictus vers le bas et la pupille blanche tachée de sang.


Cette Piper démoniaque reste là à me fixer, près du mur. Aucun dialogue, aucune cinématique. Je m'apprête à quitter lorsque la porte s'ouvre. Je ne suis pas accueillie par le maire, ni par qui que ce soit. Je passe devant Piper qui suit chacun de mes gestes. J'arrive a Diamond city, visuellement tout semble normal, mais il y règne un silence inquiétant, pas de dialogue des gardes, pas de blabla habituel des autres habitants, rien. Seul le bruit de leur pas et des miens. En m'approchant des stands d'armes, j'essaye d'engager la conversation pour acheter mais rien ne se lance, les vendeurs se contentent de secouer leurs têtes anormalement vite. C'est comme ça pour tous. Sauf pour ce robot vendeur de nouilles, il me sort très clairement un NON robotique. Ce qui est très étonnant quand on sait que ce personnage ne prononce qu'un seul et même mot. Diamond City m'angoisse, moi qui adorais cette ville et l'ambiance qui y régnait je n'ose même plus avancer.


Je décide de partir et de renvoyer Piper à Sanctuary. Il est clair que je vais virer ce mod à ma prochaine partie mais la curiosité me pousse à continuer. J'arrive à la Fosse ou se trouve Cait. La encore aucune cinématique, personne dans la cage de combat. Puis j'entends le grognement d'une goule dans un coin de la pièce, je me retourne et la vois... C'est Cait. Du moins une version buguée de Cait, ses habits sont les même, son visage aussi, mais ses bras sont longs et pendants, et l'animation du NPC a été remplacée par celle de la goule. Elle se met a courir dans ma direction, ses longs bras tendus, cherchant à m'agripper et sa démarche est chancelante bien que très rapide. Je lui tire une cartouche en pleine tête. Cait supposée invincible s'écroule pourtant sur le sol. Bien qu'inoffensifs ces glitchs commencent à me foutre très franchement la trouille.


Je quitte le jeu et m'empresse de désinstaller ce foutu mod. En retournant sur Nexus, bien décidée à le signaler , je m'aperçois que ce dernier a été renommé "good luck :) ". Nous sommes 34 à l'avoir téléchargé, et chaque fois que je tente de commenter j'atterris sur une page d'erreur.


Après avoir viré le mod et supprimé la sauvegarde j'en relance une nouvelle. Le mod semble avoir laissé quelques traces, car lors de la création, les personnages sont bugués. Blêmes, l'air furieux, les yeux blanchis et le visage marqué. C'est trop pour moi, je quitte le jeu et pars faire un petit tour sur The Witcher où je reprends une ancienne sauvegarde. Mon cœur s'accélère lorsque je vois les mêmes visages sur mes persos, pareil pour skyrim. Ça me glace le sang. Je m'apprête à quitter lorsque ma carte graphique se met à pousser alors qu'elle peut largement supporter le jeu. Impossible de quitter, ni même d'éteindre le jeu à la sauvage, la carte se met à chauffer puis plus rien. Je ne sais pas comment mais ce putain de mod a grillé ma carte. Les quelques copies d'écran que j'ai pu faire sont restées sur mon disque.



Faites attention aux mods que vous chargez, on ne sait pas toujours ce qui se cache derrière.







vendredi 11 janvier 2019

Tu es belle, Jeanne

Cela fait maintenant six ans que je travaille en tant que journaliste. À vrai dire, je n’ai pas vraiment réalisé mon rêve d’enfant, celui de devenir une grande politicienne.

Récemment, j’ai songé à reprendre contact avec certains membres de ma famille. Ma tante, Ariane, la plus jeune de la fratrie paternelle, ne me parlait plus depuis presque une quinzaine d’années. Je ne pouvais pas lui en vouloir. Elle était malheureusement internée au centre hospitalier Sainte Anne, en région parisienne.

Quand j’étais gamine, on me disait qu’il ne fallait pas s’en faire, qu’elle était simplement dans une mauvaise passe. En grandissant, j’ai fait face à la réalité. La réalité de sa maladie.


Hier, aux alentours de neuf heures et quart, j’ai pris le premier avion à destination de Paris sans réfléchir, sans hésitations. J’imagine que mon âme de journaliste avait besoin de savoir.

Arrivée à destination, la seule chose qui parcourait mon esprit était cette soif de vérité. En rentrant dans l’hôpital dont il était question, je pouvais déjà sentir une poussée d’adrénaline parcourir mon corps et tracasser mon esprit : « Ça y est. Je ne peux plus reculer à présent. » Je me laissais guider par le personnel soignant, et, après tant d’attente, je me trouvais finalement devant elle.

Ariane avait tellement changé depuis le temps. Son sourire bon enfant ainsi que sa fougue de jeunesse ont laissé place à une simple nonchalance, presque ironique.

Vide. Si je devais la décrire en un mot, tel est celui que j’aurais choisi.

Après quelques courtoisies, je lui ai fait part de mon projet : celui de retracer mon histoire familiale. Réticente à première vue, elle a cependant fini par accepter que j’enregistre son témoignage.

Si je vous partage ceci aujourd’hui, c’est parce-que j’ai jugé son histoire intriguante. Je ne vais pas vous le cacher : Je suis rapidement repartie chez moi après avoir entendu ce qu’elle avait à me dire. Oh, ce n’est pas de la peur, non. Mais plutôt de la répulsion.

Ci-dessous, j’ai retranscrit ce que j’ai enregistré avec mon dictaphone.

« Cela fait combien de temps déjà ? Peut-être trop. Tu sais, quand tu m’as demandé par où tout avait commencé pour moi, j’étais assez surprise. Il est temps que je te parle de moi j’imagine.    
Comme tu le sais, je suis née dans une famille plutôt stricte. La réussite passait avant tout. Que ce soit ma sœur aînée ou ton père, il y a toujours eu peu de réelles discussions entre frères et sœurs. La différence d’âge a forcément joué. En revanche, je n’avais pas à me plaindre. Mon quotidien se résumait à une montagne de cadeaux, « d’amour » comme on dit. 

Adolescente, j’étais déjà sûre d’être prise dans une grande fac de lettres. Je ne réfléchissais pas vraiment à mon avenir, je me contentais de suivre des chemins déjà tracés. 
Oh, je n’étais pas peu fière de mon talent. À tel point que j’ai emmagasiné un énorme stress. Même si toutes les portes étaient ouvertes devant moi, je n’arrêtais pas de penser à l’échec. Ce stress me rongeait de l’intérieur. J’en venais à ne plus savoir qui j’étais et ce que voulais. En réalité, j’étais peu à peu devenue ce que les gens voulaient que je sois. Mes parents surtout.

Après mes études et la publication de ma thèse, j’ai coupé les ponts avec mes parents. Les « relations toxiques » comme j’ai toujours dit. Entre temps, j’avais aussi rencontré l’amour. Cet homme était devenu comme une obsession pour moi. Je n’aimais que lui, et personne d’autre. J’avais « besoin » de lui, et il avait réussi à me tirer de ma dépendance aux jeux. Je ne sais pas si cet amour était égoïste. Mais il me comblait.

Et puis nous avons eu notre premier enfant.

Jeanne.

Une jolie fille née sous le mois d’avril.

Comment je pouvais ne pas être satisfaite ? Elle était le fruit de notre amour, l’aboutissement d’une vie.
Crois-moi, à cet instant j’étais la femme la plus heureuse sur Terre.

Mon mari supportait difficilement l’obsession grandissante que j’avais pour lui et notre fille. Je n’avais que très peu d’amis, et ceux de mon mari étaient pour moi « inutiles ». Non, ce n’était pas de la jalousie comme tu pourrais le penser. Ils n’avaient juste pour moi aucun intérêt, ils étaient de « trop ». À partir de là, des disputes ont éclaté. Ma descente aux enfers a débuté le jour de notre divorce. Celui-ci avait disparu au fin fond de l'Allemagne, sans plus jamais donner de nouvelles.. Je me suis retrouvée toute seule avec Jeanne. »



Pendant 2 minutes, Ariane avait choisi de ne plus dire un seul mot. Ce n'est qu'après une grande inspiration qu'elle s'est remise à parler.


« J’ai longtemps pensé à mettre fin à ma vie. Mais je ne pouvais pas. Tu sais, pour Jeanne. Cette petite poupée qui avait tout juste quelques mois. 
Jeanne était adorable. Elle pleurait souvent. En tant que mère, j’ai fait mon possible pour lui apporter tout ce qu’il fallait. Des sorties, des préparations faites avec amour, et surtout beaucoup de temps. Elle était tout ce qu’il me restait. La nuit, elle me réveillait presque toutes les heures. C’était insupportable. Mais tu sais, Jeanne était mon unique trésor. Pour oublier mes problèmes, j’ai commencé à aller dans des bars. C’était devenu une habitude. Jeanne restait seule, et ça me permettait de ne pas entendre ses pleurs. Finalement, j’avais trouvé une sorte d’équilibre.


Ses yeux vert émeraude et étincelants, sa peau blême et quelque peu tendre. On aurait presque dit un réel poupon. Mais un poupon est désarticulé. Son seul avantage est qu’il ne pleure pas.
Plus je la regardais, plus j’avais envie de la rendre parfaite. Quand elle avait ses crises, elle était loin d’être élégante. Un bébé énervé c’est disgracieux, voire informe. Un bébé doit être plaisant.


Un jour, les services sociaux sont arrivés chez moi. Mes connards de voisins avaient appelé pour les cris intempestifs. Découvrant les bouteilles de whisky chez moi, on a menacé de prendre mon enfant. Tu imagines, toi ? Qu’on veuille te prendre ton enfant ? Ma petite Jeanne adorée. Personne n’avait le droit de me la prendre.


Je n’avais plus de boulot, rien ne me convenait. J’avais décidé de prendre soin de Jeanne, c’est tout ce qui m’importait. Il était néanmoins facile de m’énerver contre elle. Ses gloussements qui résonnaient dans ma tête, tout le temps, tout le temps, tout le temps. Pourquoi m’abandonnait-elle ainsi ?
Mon amour était ce qu’il y avait de plus pur en ce monde si laid.
Et puis, c’est facile de se croire à la hauteur, quand on ne connaît pas le métier de parent. Qu’avais-je fait pour mériter ça ? Je me donnais cœur et âme à ce nourrisson. Et en retour j’avais quoi, moi ?


Elle ne m’aimait pas. Elle ne m’aimait plus.
Jeanne. Que t’ai-je fait, Jeanne ? Mon bébé. J’ai toujours promis de te donner tout l’amour dont tu avais besoin. Mes baisers sur ton front moite. Tu es belle, Jeanne.



Quand je voyais les bleus sur son corps fluet et fragile, je ne pouvais m’arrêter de pleurer. Je m’excusais, encore et encore. Il m’arrivait même de me rendre à l’église.
Qu’est-ce qui n’allait pas chez moi ? Déambulant dans la rue sans but, sans rien à part mon enfant dans mes bras. Je l’observe, je l’admire. Et elle ne me voit pas.
Ce petit être est magnifique quand il dort.



Un jour quand je lui faisais prendre son bain, le téléphone s’était mis à sonner. C’était ma mère. Celle qui n’était pas fichue de m’appeler une seule putain de fois depuis que j’avais plongé. J’avais grand besoin d’elle. Alors je lui ai dit de me rendre visite.

Chez moi, je n’entendais plus aucun bruit. C’était calme.

Quand elle est arrivée, elle m’a prise dans ses bras et s’est mise à pleurer. Elle secouait mon corps lâche tandis que les sirènes retentissaient devant mon immeuble.
Tu sais, la seule chose que je veux maintenant c’est qu’on m’amène mon petit ange. » 

CFTC ouvre son Instagram !

A partir d'aujourd'hui, CreepypastaFromTheCrypt ouvre sa page Instagram. Vous pourrez y retrouver des previews de creepypastas et de textes du nécro, des images horrifiques et des animations. Vous avez envie de voir ce que cela donne ? Voici le lien pour les interessés:

https://www.instagram.com/creepypastaftc

Merci à Lalya qui a mené à bien ce projet et qui s'occupera de la page à plein temps. On se retrouve bientôt pour de nouvelles publications et de nouveaux projets !

lundi 7 janvier 2019

Comment se protéger de Asmorod

I - Qui est Asmorod ?
Depuis quelques années, le nombre de suicides dans le monde a augmenté de façon exponentielle. Si beaucoup sont les conséquences d'une vie pas toujours très heureuse, dans certains cas, il arrive qu'une personne à qui la vie semblait sourire en tous points mette fin à ses jours, sans que personne ne puisse en expliquer les raisons.
Certes, beaucoup de suicides sont dûs a des dépressions qui ne sont pas toujours visibles aux premiers abord. Cependant, il peut leur exister une autre raison, dont pratiquement personne ne connaît l’existence : Le démon Asmorod.

Il y a très peu de documents parlant de ce démon mineur. Pour certains, il serait littéralement le démon du suicide. Pour d'autre, le démon du meurtre à l'arme blanche. Il est décrit comme apparaissant en homme nu et musclé, avec un museau et des cornes de taureau. Cependant, très peu de personnes peuvent se vanter de l'avoir vu et d'être toujours en vie.

II - Apparitions du démon.
Asmorod se cacherait dans les livres. En effet, certains écrits datant du Moyen-Âge font état d'apparitions d'un démon cornu survenues pendant la lecture d'un ouvrage écrit.
A priori, il pourrait se cacher dans n'importe quel type de livre. Roman, recueil de recettes, polar... Selon les rares témoignages, son apparition imminente se caractérise par une difficulté à lire l'ouvrage que l'on a dans les mains. Les mots se chevauchent, les caractères tremblent... La lecture est distordue. Beaucoup pensent alors que c'est une simple fatigue des yeux, ou bien le début d'une maladie, d'une fièvre. Ils arrêtent alors leur lecture, scellant ainsi leur destin, car le fait de refermer le livre fait apparaître la bête, et, dès lors, il est trop tard.

III - Conséquences
Après avoir aperçu le démon, les victimes perdent connaissance, et, à leur réveil, ne se souviennent plus de rien.
Ils vont ensuite sombrer dans une profonde et inexplicable dépression, qui va inexorablement les conduire au suicide.

IV - Se protéger
Il y a deux façons de se protéger contre ce démon. La première consiste à l'enfermer avant qu'il ne se manifeste. Pour cela, c'est très simple :
- Pendant votre lecture, si vous constatez les premiers signes d'apparitions du démon évoqués plus haut, surtout, ne refermez pas votre ouvrage.
- Repérez bien la page que vous lisiez à ce moment précis, et arrachez-la.
- Entaillez-vous le bout du doigt, et dessinez une croix sur cette page à l'aide de votre sang.
- Prenez de quoi écrire et signez la feuille.
- Enfin, brûlez-la.

Si vous avez bien suivi ces indications, pendant que la page brûlera, vous devriez entendre un abominable hurlement en provenance de celle-ci. Cela signifiera que vous ne risquez plus rien.

V - Que faire si vous pensez que quelqu'un est sous l'influence d'Asmorod ?
Si un de vos proches tombe en dépression soudainement et sans explication, c'est peut-être qu'il a reçu la visite d'Asmorod, et ne s'en souvient tout simplement pas. Demandez-lui d'abord s'il a récemment perdu connaissance en lisant un livre. Si c'est le cas, cela veux dire qu'il n'a pas suivi les indications énoncées plus haut. Mais il n'est pas nécessairement condamné, et le plus difficile sera de l'en convaincre.

En effet, il existe un moyen de refaire apparaître Asmorod, et cette fois de l'enfermer, afin de se libérer de son emprise.
Pour cela, il faudra que la personne reprenne le livre qu'elle lisait au moment de sa perte de connaissance. Puis elle devra lire le livre à l'envers, depuis la fin, jusqu'à arriver à la page ou s'était manifesté le démon. Il devra bien lire tous les mots à l'envers, sans se tromper une seule fois. Sinon, ses chances de succès seront réduites.
Si tout se passe bien, arrivé à ladite page, les signes de l'apparition d'Asmorod réapparaîtront, et, à partir de là, il faudra appliquer les consignes de paragraphe IV. Si votre proche entend le fameux cri, il sera libéré, et sa dépression ne sera plus qu'un mauvais souvenir.


VI - Conclusion

Asmorod est un démon vicieux. Il profite du fait que pratiquement personne ne connaisse son existence pour pouvoir agir sans être contrarié. Mais, grâce à ce guide, il ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir... Sauf si, bien sûr, les nouvelles technologies lui permettent de pouvoir agir sans craindre d'être enfermé.

Après tout, comment arracher la page d'une tablette de lecture ? Comment signer l'écran de votre ordinateur ? Seriez-vous prêt à brûler votre smartphone ?

Il n'y pour l'instant aucune preuve que le démon soit passé lui aussi à l'ère du numérique. Mais rien ne démontre non plus que ça ne puisse être le cas.