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Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
Nous encourageons largement les pratiques répréhensibles qui y sont décrites.
Consultez la page À propos pour plus de détails.

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mercredi 27 février 2019

Le nouveau règlement et son sondage.

Bonjour à tous. 
CFTC traverse actuellement une période de changement profond dans sa manière de gérer sa communauté. Une refonte du règlement, du système de grade et du discord sont actuellement en train d'être réalisée par l'équipe du site qui tourne en effectif réduit face au départ d'un Administrateur pour des raisons personnelles.
Dans cette optique, un sondage a été organisé afin que tous membres de la communauté CFTC, aussi bien lecteur que membre du forum ou du discord, puissent participer à l'élaboration de la refonte du règlement, dont un premier jet vous est proposé par l'administration. Ce sondage est disponible à la fin de l'article et durera d'aujourd'hui (27/02/2019) 18h jusqu'à mercredi prochain (06/03/2019) 18h.
Tous les avis seront pris en compte afin de fournir à CreepypastaFromTheCrypt un règlement adapté à sa communauté.

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En créant votre compte sur CFTC, vous acceptez le présent règlement.
Avant toute chose, en vous inscrivant sur CFTC, vous reconnaissez être pleinement conscient que vous entrez dans un espace communautaire dédié à l’horreur. Cela signifie que certains sujets traités dans nos publications ainsi que dans nos discussions peuvent heurter votre sensibilité et ne conviennent pas aux plus jeunes. Cela signifie également que les personnes que vous allez rencontrer peuvent être d’horizons variées et potentiellement en désaccord profond avec certaines de vos valeurs, et que vous acceptez d’adopter un comportement respectueux envers tous et en adéquation avec tout espace public du même genre. Naturellement, toutes les lois françaises et européennes s’appliquent sur les blogs, forum, Discord, Twitter, Facebook et Instagram découlant de notre activité. CFTC décline toute responsabilité quant au non-respect de ces principes de base.



1) Comportement

Cette section concerne le comportement qu’il vous est demandé d’adopter sur les différents supports de CFTC (hors chats instantanés).

a) Règles de base

-    Veillez à adopter la meilleure orthographe et la meilleure grammaire possible : notre site est à grande majorité tourné vers la littérature. De nombreux outils sur nos supports comme ailleurs sur le web peuvent vous aider si vous éprouvez des difficultés ;

-    Spam, flood et autres abus de messages (messages à répétition dans un cours laps de temps, messages ne contenant qu’un smiley ou un mot, hors-sujet) ne sont pas tolérés. Les doubles publications sont également à éviter, préférez l’édition de votre premier message, sauf quand il s’agit de ressusciter un sujet inactif depuis longtemps ;

-    Le partage de compte est soumis à autorisation du staff. Tout prêt de compte non-autorisé sera sanctionné ;

-    Les doubles-comptes requièrent également une autorisation. Tout double-compte n’ayant pas été approuvé par le staff sera supprimé sans préavis ;

-    L’usurpation d’identité est formellement interdite ;

-    Tout comportement ou action visant à nuire au site, à sa communauté ou à ses membres entraînera un bannissement définitif et irrévocable.

b) Contenu provenant d’autres sites

-    La publication de liens menant à des produits piratés ou illicites, de la pornographie ou à tout site visant à nuire à l’utilisateur au moyen de l’infection par un virus, le piratage de ses données personnelles, le plantage de son appareil ou tout autre moyen non listé est formellement interdite ;

-    La publicité pour d’autres sites n’est autorisée que dans les sections adéquates de nos supports. Avec le lien, il vous sera demandé de faire une petite description de l’objet de votre promotion, ainsi qu’une ou deux captures d’écran donnant une idée du contenu dans le cas où ce dernier ne serait accessible que sur inscription ;

-    Sur le forum, les grandes images doivent être placées sous balises spoiler, y compris dans la signature. Le staff se réserve le droit de modifier tout message contrevenant à cette règle.

c) Contenu destiné à la publication sur CFTC ou le Nécronomorial

-    Concernant les propositions de texte, vous comprenez la différence entre CFTC et le Nécronomorial. Vous vous êtes bien informés sur la ligne éditoriale du site et acceptez de renoncer à vos droits d’auteur pour une publication sur CFTC. Vos droits sont en revanche préservés en cas d’une publication sur le Nécronomorial ;

-    Le plagiat (copie totale ou partielle ou traduction totale ou partielle d’une œuvre ne vous appartenant pas sans en mentionner la source) est formellement interdit ;

-    Des tutoriels sont à votre disposition pour vous apprendre les règles concernant la mise en forme des propositions et les traductions. Vous êtes priés de les respecter afin de faciliter le travail des autres membres ;

-    Les votes et critiques destinés à choisir ce qui sera publié sur les blogs sont ouverts à l’ensemble des membres du forum. Ils doivent toutefois respecter la mise en forme réglementaire pour pouvoir être pris en compte. Ils sont exclusivement destinés à évaluer la création et ne doivent pas contenir de jugement de valeur sur l’auteur. Plus d’infos ici [article en cours de rédaction].

d) Rangs spéciaux

-    L’accès aux rangs récompense l’implication dans la communauté et peut être révoqué à tout moment. Les rangs ne confèrent en aucun cas une quelconque supériorité par rapport aux autres membres. Plus d’infos ici [article en cours de rédaction] ;

-    En cas d’interruption totale non justifiée des activités pendant un mois ou plus, les membres s’exposent à leur dégradation ;

-    Pour entrer dans le staff, toute personne, peu importe son ancienneté ou son rang, peut faire une candidature spontanée ou participer aux élections. Les modalités des élections sont précisées à chaque fois, sachant que l’avis des membres est toujours pris en compte et que le staff peut, dans certains cas, exprimer son veto.

2) Interactions avec les autres membres

Cette section fixe les principes à respecter dans vos rapports aux autres membres ; étant sujette à interprétation, il est demandé aux membres ainsi qu’au staff de faire en sorte de travailler en bonne intelligence pour éviter les conflits inutiles.

a) Respect des autres membres

-    La base de toute communication, c’est le respect et l’empathie. C’est encore plus vrai sur internet où il est impossible de voir son interlocuteur. Vous ne pouvez connaître à l’avance le genre de la personne qui va vous lire ou son orientation, son origine géographique ou sociale, sa religion, ses opinions politiques ou idéologiques, si elle a un handicap ou souffre d’un traumatisme, ou tout simplement si elle a passé une journée affreuse ;

-    Tout propos injurieux, homophobe, raciste, sexiste, antisémite ou véhiculant un message discriminant une quelconque catégorie de personne sera immédiatement sanctionné ;

-    Toute menace de mort, de viol, d’agression ou d’autres types d’atteinte aux personnes sera également sanctionnée ;

-    Toute moquerie, attaque personnelle ou comportement irrespectueux non-couvert par les règles précédentes est également strictement interdit ;

-    Ces règles s’appliquent également aux propos « juste pour rigoler » : peut-être que cela vous fait rire et que cela fera rire votre interlocuteur, ou peut-être pas. Référez-vous ici à la première règle : vous êtes dans un espace public, vous ne savez pas qui vous lira ;

-    Une tolérance est observée concernant ce dernier point s’il s’agit de plaisanteries non-injurieuses clairement identifiables ciblant un ou des membres précis dont il est de notoriété publique qu’ils partagent le même humour (on ne pénalisera par exemple personne pour avoir dit que Magnosa est un communiste ou menace Daemoniack de lui voler son verre de lait : sachez doser et réfléchissez à qui vous vous adressez).

b) Respect de la diversité dans la communauté

-    CFTC étant un espace communautaire, il est fait en sorte qu’un maximum de personnes s’y sentent à l’aise. Si vous avez des suggestions pour améliorer les conditions, n’hésitez pas à vous tourner vers le staff. Cependant, n’oubliez pas qu’aucun groupe de personne ne sera privilégié par rapport à un autre, et que le présent règlement s’applique à tout le monde ;

-    Toute expression d’opinion, populaire ou non, est permise tant qu’elle est faite de manière respectueuse et non-injurieuse ;

-    Toute idéologie, opinion politique ou religieuse est permise tant qu’elle n’est pas exprimée dans le but d’en faire la propagande. Veillez à rester très mesurés dans ce genre de débat et préférez les mener à des endroits prévus pour les discussions sérieuses et grands débats ;

-    Si vous êtes en désaccord avec une opinion exprimée, veuillez l’indiquer de manière respectueuse et sans injure. Contredisez l’idée sans attaquer la personne. Dire qu’elle est idiote de penser ça, faire des remarques désobligeantes indirectes ou réutiliser l’idée de manière à la tournée en dérision auprès d’autres membres, c’est déjà une attaque personnelle ;

-    Si des propos vous choquent ou vous blessent, indiquez-le en premier lieu sans agressivité. N’oubliez pas que les autres n’ont pas le même parcours de vie que vous et peuvent être insensibles à certaines thématiques sans penser à mal pour autant. Une fois la personne notifiée, si le désaccord persiste, demandez sans tarder une médiation au staff, en vous rappelant que l’objectif ne sera pas de vous donner raison, mais d’éviter un conflit.

c) Protection des données personnelles et de contact

-    Ne transmettez pas vos données personnelles à n’importe qui. Si vous voulez vraiment le faire, faites-le en message privé. CFTC décline néanmoins toute responsabilité le cas échéant ;

-    Le harcèlement est bien sûr interdit. Il présuppose une tentative répétée de contact sur un quelconque support, public ou privé, après une demande claire de ne plus entrer en contact de quelque manière que ce soit. Si vous en êtes victime, bloquez la personne et informez le staff. Si vous êtes accusé de harcèlement et estimez que c’est une erreur, tournez-vous vers le staff et non vers la personne en question ;

-    L’utilisation, la reproduction ou la modification de l’image d’une autre personne sans son autorisation explicite au préalable est formellement interdite et expose à un bannissement sans préavis en plus des poursuites judiciaires légalement possibles ;

-    Il vous est possible de communiquer au staff toute donnée que vous jugerez pertinente afin d’améliorer votre expérience utilisateur. Ces données ne seront communiquées à aucun tiers sauf si vous exprimez votre consentement à leur utilisation dans le cadre de la résolution d’un conflit au moment de leur communication à l’administration ;

-    CFTC décline toute responsabilité quant aux actions de ses membres en dehors de nos plateformes, comme sur les réseaux sociaux par exemple. Cependant, le staff se réserve le droit d’exclure un membre dans le cas d’un comportement grave pouvant nuire à l’image du site.

d) En cas de conflit

-    Les conflits suivent les mêmes règles de respect que les autres interactions ;

-    Vous êtes prié de solliciter la venue d’un membre du staff sans attendre et de ne pas l’alimenter en attendant ;

-    Vous êtes également priés de faire des screens de la conversation dans son contexte pour nous présenter la situation, de manière à faciliter la prise de décision rapide ;

-    Quelle que soit la personne initiatrice du conflit, un comportement inadéquat, même sous le coup de l’énervement, sera systématiquement sanctionné ;

-    Si vous sentez que vous n’arriverez pas à réagir calmement, vous êtes prié d’ignorer la personne ou de vous rendre sur un autre salon ou une autre plateforme le temps qu’un membre de l’administration arrive ;

-    Sur le Discord, une « zone de tranquillité » est prévue pour les personnes voulant éviter les conflits et les comportements offensants. Ce salon est de base accessible à tous mais suit des règles plus strictes afin d’en assurer le fonctionnement (pas de conflits, pas de débats ou de discussions véhémentes). Le non-respect de cette zone entraîne une suppression définitive de l’accès ainsi qu’un bannissement de 24 heures.

-    En cas de non-résolution du conflit, le staff se réserve le droit d’exclure les deux partis pour une durée temporaire le temps qu’une solution soit trouvée, ou de manière définitive s’ils refusent de coopérer ;

-    Tout trucage de preuve pour faire pencher la balance de votre côté sera soldé par un bannissement définitif. On a des logs, ne jouez pas à ça ;

-    En ce qui concerne les dérapages qui débordent hors des canaux de CFTC, tout ce qui est dit en parallèle d’un conflit sur CFTC à propos de ce même conflit et aux personnes impliquées dans ce conflit est susceptible d’être utilisé comme preuve, tout comme tout élément réellement pertinent pouvant apporter un nouvel éclairage ou une solution au problème (cela vaut aussi pour les messages privés) ;

-    Si le conflit se résout (ou pas d’ailleurs, ça marche aussi), même si vous pensez être dans votre bon droit, la moindre des choses à faire est de s’excuser pour les atteintes que vous avez pu porter consciemment ou non, ça ne coûte qu’une ou deux lignes et ça peut sensiblement améliorer la situation. Demandez-vous si vous préférez votre fierté ou éviter d’enliser une dispute qui pourrait durer des semaines.

3) Interactions avec le staff

Cette section régit vos rapports avec le staff. Est considéré comme staff toute personne ayant un grade d’administrateur ou de modérateur (certains grades intermédiaires sont habilités à modérer dans des domaines explicitement délimités, se référer à la table des rangs).

-    D’un point de vue personnel, les membres du staff ont droit au même respect que les autres membres, ni plus, ni moins ;

-    Les décisions du staff sont incontestables ;

-    Les décisions d’un membre du staff seul ne peuvent être contestées qu’auprès d’un autre membre du staff et mènent à une décision collective incontestable ;

-    Si vous pensez que vous feriez mieux que les membres du staff, candidatez aux élections et prenez votre mal en patience en attendant ;

-    Toute action visant à contourner une décision du staff, qu’il s’agisse d’une sanction ou non, est passible de sanction ;

-    Jouer en permanence avec les limites imposées par le staff expose à de sévères sanctions.

4) Sanctions

Cette section explicite les sanctions possibles en cas d’infraction au présent règlement et dans certains cas particuliers, ainsi que les conséquences de leur contournement. Dans la plupart des cas, la récidive entraîne un doublement de la peine précédente, cependant l’entêtement et/ou la gravité de l’affaire peut amener le staff à prononcer des sanctions plus lourdes. En plus du rappel au règlement, les sanctions possibles sont :

•    L’avertissement
Dans tous les cas, sauf les plus graves, précède les autres, peut donner lieu à un rapport de modération, vaut pour une situation sans limite de temps (dans le cas d’un  double-compte, ou d’un pseudo ou avatar obscène, s’accompagne de la suppression / réinitialisation de ce(s) dernier(s))

•    La tutelle (de 24h à une durée indéterminée, sur le forum)
Multiple-post, shitpost, topics volontairement encombrants (1 semaine), propos hors-charte (1 semaine)

•    Le slowmode (1 message / 30 secondes, à partir de 10 minutes, sur le Discord)
Spam/ Shitpost (atteint lorsque l'utilisateur remplit de manière abusive l'équivalent d'une fois la fenêtre de chat), propos hors-charte, injures

•    Le mute (à partir de 15 minutes, sur le Discord)
Peut-être prononcé à la place du slowmode en cas de récidives ou d’abus plus sérieux

•    Le kick (sur le Discord et la chatbox)
Screamer, pollution sonore volontaire ; peut être prononcé après plusieurs slowmodes / mutes

•    Le bannissement de 24h
Topic de lynchage, pourrissement volontaire du forum ou Discord, prêt de compte à un banni, usurpation d’identité ; peut-être prononcé suite à la récidive de petites infractions

•    Le bannissement d’un mois
Tentative de corruption du staff, troubles chez les partenaires, trucage de preuves en cas de conflit, faux témoignage, edgelordisme (jouer en permanence avec les limites du règlement), abus de pouvoir (staff) ; peut aussi être prononcé après de nombreuses récidives quelconques si les sanctions précédentes n’ont eu aucun effet

•    La mise à pied (pour le staff)
Mauvais emploi des pouvoirs

•    L’exclusion définitive du staff (pour le staff)
Abus de pouvoir (suite), abandon (brusque et sans prévenir) de poste

•    Le bannissement définitif
Toute action visant à nuire au forum, infractions au code pénal ; peut aussi être prononcé si le ban d’un mois n’a pas eu d’effet

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Lien vers le sondage: http://goo.gl/forms/Eka5qmq2hIAayoXI2
Son fonctionnement est simple: Vous donnez votre avis sur les catégories du règlement une par une.
Si vous trouvez par exemple que la catégorie "Respect des autres membres" ( 2-a) ne vous convient pas, cochez "Pas d'accord" et mettez en commentaire ce qu'il ne va pas. 

Celui-ci est et restera anonyme, n'hésitez donc pas à répondre franchement aux questions.

Merci de votre participation,
L'équipe de CreepypastaFromTheCrypt

lundi 25 février 2019

Quand vous serez vieux et seul

Allez au magasin d'alcool le plus proche. N'importe lequel fera l'affaire.
Ne perdez pas votre temps dans les allées. Passez directement au comptoir. Derrière celui-ci se trouve un assortiment de bouteilles classées par type: vodka, gin, rhum, etc. Trouvez le whisky.
Choisissez la bouteille la moins chère. Payez-la. Mettez-la dans votre poche. Partez.
Trouvez un cinéma.
Achetez un billet pour la prochaine séance. Peu importe le film.
Lorsque les lumières s’éteignent, commencez à boire votre whisky directement à la bouteille. Pas de diluant. Juste du whisky brut.
Les premières gorgées vont faire mal. Ensuite, votre bouche deviendra engourdie, la sensation de brûlure dans la gorge diminuera et votre estomac cessera de se plaindre.
Continuez à boire du mieux que vous pouvez.
Ne l'avalez pas d'un coup. Prenez votre temps. Sinon, vous tomberez malade.
Bientôt, l'alcool commencera à prendre le dessus. Cela signifie que vous deviendrez de moins en moins capable de suivre un dialogue, d'identifier des personnages et de connecter les points importants de l'intrigue.
N'essayez pas d'empêcher que cela se produise. Vous ne pourrez pas lutter. Et puis, comme vous le verrez bientôt, c'est la raison pour laquelle vous êtes ici. Pour boire seul dans un cinéma.
Le film deviendra rapidement une série d’images déconnectées, de sons étranges et de mots sans signification.
Vous vous lasserez de regarder ce que vous ne pouvez plus comprendre et commencerez à regarder plutôt les visages sombres de ceux qui se trouvent dans le cinéma autour de vous.
Ils ne vous remarqueront pas. Ce sera comme si vous n'existiez même pas.
Quand cela se produira, murmurez-vous encore et encore :

C'est à ça que ça ressemblera.
C'est à ça que ça ressemblera.
C'est à ça que ça ressemblera.

source

vendredi 22 février 2019

Comment jouer à Hitori Kakurenbo ?

Le cache-cache seul, ou chat seul, est un rituel permettant d'entrer en contact avec les morts.

Les esprits qui errent sur Terre, tourmentés, sont toujours à la recherche de corps à posséder. Dans ce rituel, c'est l'un d'entre eux que vous invoquez, en lui offrant une poupée à la place d'un corps humain.

Avertissement : si vous avez des capacités psychiques, vous pourriez vous sentir mal ou être vulnérable à des incidents durant le rituel.

Ce dont vous avez besoin :
- Une peluche avec des membres
- Du riz (assez pour remplir entièrement la peluche)
- Une aiguille et du fil rouge
- Un objet tranchant (comme un couteau, un morceau de verre ou des ciseaux) (ndt : également un coupe-ongles dans le Wikipédia japonais, c'est plus utile pour la suite)
- Une tasse de sel (du sel naturel serait préférable)
- Une cachette (de préférence purifiée avec de l'encens.
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Préparation :

1. Retirez toute la ouate, ou ce qui est à l'intérieur de la peluche, et remplacez-la par du riz.
2. Coupez un peu de vos ongles, et mettez les bouts à l'intérieur de la peluche, puis cousez l'ouverture avec le fil rouge. Quand vous avez terminé, ligotez la peluche avec le reste du fil.
3. Faites couler de l'eau dans une baignoire.
4. Mettez une tasse d'eau salée dans la cachette que vous avez choisie.
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Comment faire :

1. Donnez un nom à la peluche (le nom peut être n'importe lequel, sauf le vôtre).
2. À 3h du matin, dites à la peluche "le premier démon est (votre nom)" trois fois. (ndt : en japonais, et visiblement en anglais aussi, il y a une phrase à dire pour désigner le premier joueur à devoir chercher les autres. A vrai dire, je ne sais pas s'il existe un équivalent en français)
3. Allez dans la salle de bain et plongez la peluche dans la baignoire remplie.
4. Éteignez toutes les lumières de la maison, retournez à votre cachette et allumez la télé.
5. Après avoir compté jusqu'à 10 les yeux fermés, retournez dans la salle de bain avec l'objet tranchant (un couteau, etc.) en main.
6. Une fois là-bas, dites à la peluche "je t'ai trouvé, (son nom)", et poignardez-la avec l'objet tranchant.
7. Dites-lui "tu es le prochain démon, (son nom)", en la remettant en place.
8. Une fois cela fait, courez vous cacher.
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Comment terminer :

1. Mettez la moitié du contenu de la tasse d'eau salée dans votre bouche (ne la buvez pas, gardez-la en bouche), sortez de votre cachette et commencez à chercher la peluche. Celle-ci n'est pas forcément dans la salle de bain. Quoi qu'il arrive, ne crachez pas l'eau salée.
2. Quand vous aurez trouvé la peluche, renversez le reste de la tasse et crachez le contenu de votre bouche sur elle.
3. Dites "j'ai gagné" trois fois.

Cela devrait mettre un terme au rituel.
Après ça, assurez-vous de sécher la peluche. Brûlez-la et jetez-la ensuite.

LE PLUS IMPORTANT
N'arrêtez pas le rituel en plein milieu. Vous devez le faire jusqu'à la fin.
C'est un rituel dangereux et je ne serai pas responsable s'il vous arrivait quelque chose au cas où vous essayeriez.
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Autres choses à garder en tête :

- Ne sortez pas de la maison tant que vous n'avez pas fini le rituel.
- Vous devez éteindre toutes les lumières.
- Soyez silencieux en vous cachant.
- Vous n'avez pas besoin de garder l'eau salée dans votre bouche tout le temps. Vous devez le faire uniquement à la fin du rituel.
- Rappelez-vous, si vous vivez avec quelqu'un, vous le mettez en danger aussi.
- Ne continuez pas ce rituel au-delà d'une ou deux heures.
- Pour des raisons de sécurité, il est préférable de laisser toutes les portes de la maison ouvertes (y compris la porte d'entrée) et d'avoir des amis pas loin qui puissent vous aider en cas de besoin. Garder un téléphone à portée de main est aussi une bonne idée.

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NOTES :
 - Le riz représente les entrailles et sert également à attirer les esprits.
 - Le fil rouge représente une veine. Il scelle le ou les esprits dans la peluche.
 - En coupant le fil, vous brisez le scellage et libérez le ou les esprits que vous avez attrapés.
 - Si vous sortez de votre cachette sans eau salée, vous pourriez tomber sur "quelque chose qui erre" dans votre maison, et qui pourrait en un sens vous blesser. Pour ressentir la présence de ce "quelque chose qui erre", il est conseillé de regarder "ce qui arrive à la télé".

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La vidéo ci-dessous montrerait apparemment les changements aperçus sur la télé après 40 minutes de rituel.
Pas grand-chose ne se produit, mais ça peut vous donner une idée.

http://www.youtube.com/watch?v=B0iiQHOofZ0 (titre : cache-cache seul)

Vous pouvez entendre les changements de sons, ça devient instable, ça se répète comme un enregistrement distordu, et ça se déforme vers la fin.

Traduction : Aridow


lundi 18 février 2019

Des lumières au loin

Une nuit, un jeune homme souffrant d'insomnie tentait de trouver le sommeil. Les minutes passaient, la nuit s'avançait et il était toujours éveillé. Impatient, il s'est mis sur le côté, en direction de sa fenêtre. Remarquant les lumières de deux lampadaires au bout de la rue, il a alors eu l'idée de fixer ces points lointains jusqu'à tomber de sommeil - ce qu'il est parvenu à faire peu après.

La nuit suivante, ses troubles du sommeil le retenaient à nouveau de s'endormir. Se rappelant du remède qu'il avait essayé la veille, il s'est mis à nouveau sur le côté, à la recherche des deux lampadaires. Les lumières étaient là ; en quelques minutes, il sombrait dans un sommeil réparateur.

Le lendemain, son insomnie était de retour, mais il savait ce qu'il avait à faire : se tourner vers la fenêtre, et regarder les lumières. Ce soir-là, elles clignotaient par moments. Le jeune homme a supposé que les lampes allaient bientôt claquer. Et par chance, c'est au moment où ses paupières se fermaient que les lumières ont cessé de fonctionner.

L'homme s'est réveillé le lendemain matin, revigoré. En se levant de son lit, il s'est dirigé vers la fenêtre pour voir les lampadaires et peut-être apercevoir, par chance, le technicien venu changer les ampoules.

Cependant, en regardant par la fenêtre, il s'est aperçu de quelque chose d'étrange. Il n'y avait pas de lampadaires au bout de la rue.

Le jeune homme s'est encore rapproché pour s'assurer qu'il avait bien vu. Mais les lampadaires n'étaient nulle part.
Puis, ses yeux ont dérivé vers le rebord de la fenêtre, dont l'encadrement portait des marques qu'on aurait cru appartenir à de petites griffes.

Les nuits suivantes, son insomnie a empiré.


Traduction : Tripoda

source

vendredi 15 février 2019

Compte jusqu'à cinq

Un jour d'hiver, quatre étudiants du club d'alpinisme s'étaient perdus en montagne et s'étaient retrouvés en pleine tempête de neige. Par chance, ils avaient réussi à trouver une cahute abandonnée sur leur chemin. Elle était complètement vide, il n'y avait rien pour se réchauffer, et ils ont vite compris qu'ils mourraient de froid si par malheur ils s'endormaient ici. L'un d'eux a alors fait une proposition aux autres. Tous devaient se mettre dans un coin de la pièce. L'un d'eux devait courir au coin suivant pour y chasser celui qui s'y trouvait, qui se mettait alors à courir pour prendre la place du troisième, et ainsi de suite. De cette façon, ils ne s'endormiraient pas, et l'activité les réchaufferait. Ils ont donc couru jusqu'au matin le long des murs, jusqu'à ce qu'au petit matin, un sauveteur les retrouve. Lorsque, plus tard, les étudiants ont raconté leur sauvetage, quelqu'un leur a demandé la chose suivante : « Si à chaque coin se trouvait une seule personne, alors lorsque le quatrième se mettait à courir vers l'angle suivant, il ne devait plus y avoir personne, alors pourquoi ne vous êtes-vous pas arrêtés ? » Les quatre se sont regardés avec horreur à cette question. En effet, pas une seule fois ils ne s'étaient arrêtés.

Traduction : Magnosa

Source

mercredi 13 février 2019

Classement annuel 2018

Après avoir recueilli vos votes durant plus d'un mois, il est temps de faire le classement des Creepypasta publiées sur le site en 2018. Merci à vous pour votre implication, et nous espérons vous revoir pour le classement 2019 !

Place au classement :


Meilleures Creepypastas de 2018
(Classement des lecteurs)

10 - Je fais semblant - 26 points

9 - Les jeux de Suzy - 27 points

8 - Amour fraternel - 30 Points

7 - Le procès de John Fargo - 31 points

6 - Manon - 34 points

5 -Le neveu de mes rêves - 47 points

4 - L'affaire de 1990 - 49 points

3 - Un Émail du tueur de ma fille - 53 points

2 - Le dîner de C - 54 points

1...






A noter la forte présence dans ce top 10 de creepypasta françaises ! Cocorico !
Par contre, le vainqueur est toujours une traduction. Promis, l'année prochaine, on gagne !

êtes vous satisfaits de ce classement ? nous espérons que oui.

Rendez vous fin de l'année pour le classement 2019, jusqu'à là, bonne lectures sur le blog !

lundi 11 février 2019

L'abri

Posté sur boards.4chan.org/b/ le 22 août 2012. Partiellement remis en forme pour la lecture.

Hey /b/. J'ai une petite histoire assez flippante à vous raconter pour clôturer votre été en beauté. C'est un peu long mais si vous pouvez maintenir votre p*tain d'attention pendant juste dix minutes, je pense que ça devrait vous plaire. Bon, encore une fois, on est en plein été, donc je n'aurai sans doute que des "lol, fake". J'ai pris ces photos plus tôt dans la journée, donc pas de preuves que je les ai faites pour vous. Cependant, histoire de prouver que je ne trolle pas, voici les coordonnées EXACTES de l'endroit où j'ai pris les photos. Si vous voulez me traiter de menteur, grand bien vous en fasse, mais au moins portez vos couilles et prouvez moi que c'est le cas, vous aurez tout ce qu'il faut pour. Je commence à poster l'histoire juste après.

> post avant "photos pourries", bah oui, j'ai pas les moyens de me payer un appareil de malade, moi
> post avant "muuh c'est juste un copypasta", prouve-le moi avant de dire des conneries


NdT : les coordonnées ne sont plus disponibles que sur les captures d'écran du thread original, qui ont une résolution trop faible.




Il y a trois jours, mon dernier grand-parent encore en vie - le père de ma mère - nous a quittés, à l'âge de 89 ans. C'était un vétéran de la seconde guerre mondiale, et d'après ma mère, il n'était plus tout à fait le même quand il s'est retiré de la marine à la fin du conflit. Pour tout dire, il était devenu un peu parano: à l'entendre, le monde entier voulait sa mort. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de séjourner chez lui, on m'en dissuadait fortement.

En 1965, sa femme est morte subitement, sans véritable explication. Apparemment, c'est à peu près à cette époque que sa paranoïa s'est portée sur les communistes, et la peur d'une guerre nucléaire qui allait avec. Et il s'est mis à creuser, à la force des bras, son propre abri anti-atomique sur son terrain. Je n'avais jamais vu "l'abri" jusqu'à aujourd'hui. Je le découvrais maintenant, pendant que ma famille réunissait les biens de mon grand-père. La photo ci-dessous représente l'entrée.



Je n'ai eu qu'une seule occasion de parler de cet abri avec mon grand-père. J'avais dans les 16 ans, et ma famille et moi lui rendions visite pour Noël. Il n'avait pas l'air de trop vouloir en parler. Il m'a juste ordonné de ne jamais y aller, car - selon ses mots - c'était "rien d'autre qu'un fichu _?_?_?_?_". J'ai mis le trou à dessein, car je n'ai jamais vraiment compris ce qu'il m'a dit. Une recherche Google ne m'a pas plus aidé. Tout ce que je sais, c'est que ça ressemblait à quelque chose comme "oh sueur". La façon dont il m'a dit ça était assez effrayante pour me dissuader de lui demander de répéter. La photo suivante représente l'entrée vu de l'intérieur, après que je me sois enfoncé de quelques pas dans la galerie.



Je n'avais pas repensé à l'abri depuis lors, jusqu'à ce que ma mère me demande d'y jeter un oeil pour voir s'il y avait des biens à vendre à l'intérieur. Pour être honnête, j'étais assez excité. Je pensais trouver des masques à gaz, des conserves tout droit venues des années 60, et peut-être même les jeux que mon grand-père aurait prévus pour garder toute la famille occupée en cas d'attaque. La photo suivante montre le premier couloir, qui tourne au fond vers la droite.



La première chose que j'ai trouvée a été ce WC rudimentaire. Évidemment, le passage du temps ne l'avait pas épargné, et il n'en restait pas grand chose. Il devait être dans cet état depuis des années. J'ai juste pris une photo avant de continuer droit vers le fond. Non sans admirer, cela dit, le travail qui avait dû être fourni pour creuser le tunnel, bloc de roche par bloc de roche.



Mais plus loin dans le couloir, je n'ai plus rien trouvé d'autre que des vieilles ferrailles qui parsemaient le sol. J'ai tout de suite déchanté devant ça, parce que j'attendais beaucoup de cette exploration. Arrivé là, je commençais à croire que mon grand-père avait dû finir par abandonner son rêve de bâtir un abri. La photo d'après montre le bazar en question.



Mais vous noterez que le couloir, sur cette dernière photo, tourne vers la gauche. Je m'attendais à trouver un mur de pierre impénétrable en m'avançant, mais à la place, il y avait une grande porte en fer, cadenassée. Heureusement pour moi, c'était très rouillé. En fait, je n'ai eu qu'à prendre un bloc de roche de bonne taille, et l'abattre à plusieurs reprises sur la boucle du cadenas jusqu'à ce qu'elle cède.
Ouvrir la porte elle-même était une autre paire de manches. Elle était très lourde, et la rouille accumulée au fil des ans l'empêchait de tourner sur ses gonds. J'ai finalement trouvé une pelle en revenant un peu en arrière, et j'ai forcé comme un malade en la prenant comme levier. La photo suivante montre la porte après que j'ai réussi à l'ouvrir.



La première chose derrière cette porte était un couloir qui se terminait brusquement, là où mon grand-père avait dû arrêté de creuser. Mais il y avait aussi une autre porte qui menait vers la droite. Je l'ai passée. Ce qui se trouvait derrière ressemblait plus à une grande caverne qu'à un abri anti-bombardement. C'est alors en regardant autour de moi que j'ai aperçu ces foutus bas-reliefs. Au premier que j'ai vu, je me suis dit : "Oh, rien d'important. Il a dû faire ça pour se faire un lieu de prière, je sais pas." Mais c'était avant que je remarque les autres.



D'un coup, sans prévenir, cette tête gravée dans la pierre est apparue dans mon champ de vision. Il y avait de ces visages PARTOUT. Sans mentir. C'était comme si toute une nuée de fantômes m'observait depuis le plafond et les murs.



Voilà un autre exemple. J'ai remarqué que tandis que le précédent visage semblait féminin et bienveillant, cette tête-là était masculine, et colérique. Et il y en avait un bon nombre comme ça, peut-être six ou sept. Et elles étaient toutes disposées comme pour faire face à cette croix... dans une posture de vénération, je suppose.



Et puis j'ai vu celle-là. Contrairement à toutes les autres sculptures dans cette pièce, qui représentaient des visages, celle-ci était clairement un crâne. Ça me paraissait tellement décalé, compte tenu du fait que tout le reste avait plutôt - je crois - une connotation religieuse. Pourquoi un crâne ?...
Je n'ai pas mis longtemps à le découvrir.



J'ai regardé le sol au pied de la sculpture de crâne. Là, au milieu des débris de béton... Un. Putain. De fémur. Et comprenez-moi bien, je suis pas une lopette. Ce n'était pas un os de cerf ou quoi. Cet os était clairement humain.
Mon coeur battait dans ma poitrine. En regardant plus attentivement, j'ai fini par voir plus d'ossements au milieu des décombres, comme si des restes humains avaient été coulés dans du ciment à prise rapide.
Et là, je peux le jurer, j'ai entendu un rire étouffé quelque part dans un coin de la caverne. Et j'ai couru. J'ai couru hors de la salle comme si j'avais le diable aux fesses. J'ai couru sans m'arrêter jusqu'à être sorti de l'abri, et j'ai regagné la maison en sprintant, sans me retourner.



Plus tard, après m'être remis de mon aventure, j'ai fini par comprendre ce que m'avait dit mon grand-père.

"Ossuaire".

Traduction : Tripoda

vendredi 8 février 2019

La vieille dame

Je viens vous parler d'une expérience vécue le mois dernier, pour avoir votre avis, et savoir si d'autres en auraient vécu une similaire.


Il était dans les 3h du matin quand ça a commencé. Un grattement, à peine audible, mais suffisamment pour ne plus entendre que lui dans la nuit. Un grattement permanent, qui ne semblait pas vouloir s'arrêter, mais dont le rythme n'était jamais le même. Au départ, je ressentais de l'énervement plus que la peur. Je suis quelqu'un de nerveux, le moindre son répétitif comme l'éternelle goutte d'eau dans l'évier, et j'en fais une fixation.


Impossible de me rendormir, avec ce bruit parasite. Je me suis donc levé en soupirant, ai allumé ma lampe de chevet, et fait un effort considérable pour me remettre les idées en place à cette heure avancée de la nuit. Cherchant la source du grattement, je me suis rendu sur le palier de la porte de ma chambre, et ai tendu l'oreille. Cela m'a permis de conclure que le son venait bel et bien de la pièce dans laquelle je me trouvais.


Après un nouveau soupir, j'ai poursuivi mon investigation, et me suis me couché contre le plancher, y collant l'oreille dans l'espoir de déterminer si le grattement pouvait provenir d'en dessous. Celui-ci a cessé presque immédiatement. Haussant les épaules, je m'apprêtais à relever la tête, lorsque cet horrible son est revenu juste au niveau de ma nuque, plus fort que jamais. D'un bon, je me suis redressé, les jambes en coton et le coeur battant à 1000 à l'heure. Le grattement cessa presque aussitôt. Dans ma tête, ça fusait. C'était quoi, à l'instant ? Comment ça a pu savoir l'endroit précis où je me trouvais...sans même me voir ? Et, tout aussi étrange, j'étais dans un vieil immeuble, il n'y avait donc que ce vieux plancher qui me séparait de la voisine du dessous. Sauf que la hauteur sous plafond doit dépasser les 2m50. Impossible donc qu'elle se mette à gratter son plafond à 3h du matin, surtout à 95 ans.


Au bout de 5min de réflexion à m'en faire cramer les neurones, j'ai poussé un énième soupir, et me suis recouché. Inutile de vous dire que le sommeil fut dur à retrouver.


Le lendemain matin, tout ça n'était presque plus qu'un mauvais souvenir, presque risible.
Le jour se passa normalement, et pour tout vous dire, je n'ai plus pensé à cet événement de la journée. Du moins, jusqu'à ce que je franchisse le pas de ma porte. A ce moment là, je me souviens qu'une désagréable sensation s'est emparée de moi. D'autant plus désagréable qu'il n'y avait à priori aucune raison valable. Tétanisé, je restais dans mon hall, droit comme un I, respirant le plus lentement possible, dans la crainte de je ne sais quoi. Il m'a fallu au moins 5 min pour déterminer ce qui n'allait pas.


L'appartement était silencieux, beaucoup trop silencieux. C'était comme si je portais des boules quies. Si bien que les seules choses que j’arrivais à entendre, c'étaient ma respiration haletante, et mon cœur qui tapait de plus en plus vite dans ma poitrine. Rien d'autre. C'était une sensation horrible, oppressante et malsaine. Et pour un appartement sans double vitrage situé en plein centre ville, ce silence n'avait rien de normal. Reprenant mes esprits, j'ai franchi le seuil, et me suis retrouvé dans le couloir. J'ai fixé la porte un instant, et ai sorti ma clé, avant de la fermer méticuleusement. Ma respiration était rauque, mes mains moites et mes yeux remplis de larmes. Après quelques minutes à contempler le battant clos, j'ai réalisé que ce que je venais de faire était complètement idiot et insensé. Avec un petit rire gêné pour moi-même, j'ai à nouveau inséré la clé dans la serrure, et ai poussé la porte. Alors que celle-ci s'ouvrait, un poids s'est enlevé de mes épaules. L'appartement était à nouveau baigné de ses bruits habituels : le tic-tac l'horloge, le vrombissement du frigo, l'agitation de la ville à travers mes fenêtres.... Tout était normal. Cependant, si cela avait pu me rassurer un tant soit peu, je n'était pas tranquille pour autant. J'ai avancé lentement en direction du salon, comme si au moindre pas de travers, ça pouvait recommencer. Mais rien. Rien ne se passa jusqu’au moment de me coucher.


Il était 23h15, et je venais d'enchaîner des épisodes d'une série à la con tout en vidant 3-4 bières pour me détendre. Estimant que c'était assez pour ce soir, j'ai rejoint mon lit et me suis couché, tentant de trouver le sommeil en gardant les récents événements le plus loin possible de mon esprit. Et, comme on pouvait s'y attendre, le grattement a repris quelques heures plus tard. Je me suis levé immédiatement, et ai allumé la lumière dans la foulée. La peur avait laissé place à la colère. Il paraît que la nuit porte conseil, et effectivement, le début de celle-ci m'avait permis de me convaincre que le silence bizarre de la journée était sûrement un malaise dû à la fatigue, et que ces grattements avaient une explication des plus rationnelles. Mais visiblement, j'allais devoir remettre cela en question une nouvelle fois. A nouveau, je me suis aplati sur le sol en collant mon oreille contre le plancher. Comme lors de la nuit précédente, le son s'est aussitôt arrêté. C'est alors que je me suis rendu compte que quelque chose me chatouillait le nez. Je n'ai rien vu sur le moment, alors j'ai passé ma main entre les lattes du plancher. Des cheveux, des putains de cheveux blancs coincés entre les lattes en bois. Lattes en bois qui je le rappelle servait de plafond à la voisine du dessous.


Ça n'avait rien d'horrible en soit, mais le malaise que je ressentais à la vue de ces cheveux était atroce. J'essayais de relativiser la chose, mais quand même, je voyais mal comment ils avaient pu se coincer à cet endroit. Comme pour me sortir de ma torpeur, le grattement a repris un peu plus fort. J'avais envie de gueuler, mais si la vieille dame n'avait rien à voir avec ça ? Si c'était des bêtes, ou je sais pas quoi...? Après tout, je n'avais jamais le moindre problème avec elle, mieux valait régler ça en journée.


Mais bien décidé à en trouver la source de mon côté avant une quelconque discussion, j'ai à nouveau plaqué l'oreille au sol. Cette fois, le grattement n'a pas cessé. Je pouvais l'entendre plus clairement que jamais. J'ai fermé les yeux, bloqué ma respiration, et me suis concentré au maximum. Le bruit était régulier, fort, comme si quelqu'un essayait de creuser le bois avec ses ongles. Cette image m'a donné un frisson, rien que d'imaginer le bois sous mes ongles... Brrr. Au vu de la force du grattement, des ongles normaux n'auraient pas pu tenir, de toute façon. J'ai chassé cette image tant bien que mal, et me suis à nouveau concentré sur le son. J'entendais autre chose, comme un petit râle plaintif mais très léger. L'inquiétude prenait petit à petit le pas sur la peur. On ne savait jamais, s'il était en train d'arriver quelque chose à la voisine ? Si c'était le cas et que je restais sans réagir, je m'en voudrais toute ma vie.


Alors, je l'ai appelée doucement, toujours collé contre le parquet. Le grattement a cessé presque aussitôt. Elle m'avait donc entendu. "Vous allez bien ?". Pas de réponse. Si quelqu'un me voyait, je passerais sûrement pour un fou... Il s'agissait sûrement d'une bête, un rat où je ne sais quoi. Le grattement a alors repris de plus belle, accompagné d'un souffle rauque qui se faisait entendre par intermittence. Avant de prendre la décision de descendre voir ce qui se passait vraiment, je me suis déplacé de quelques centimètres à droite, où je sais que deux lattes sont un peu espacées, laissant à jour presque 1 cm d'espace sur une bonne longueur. Avec un peu de chance, je verrai quelque chose, quelque chose qui me ferait décider si oui ou non j'allais débouler chez la voisine et la réveiller la à 3h du matin. J'ai attrapé mon téléphone, ai allumé le flash et ai commencé à balayer doucement la zone, collant le plus possible mon oeil contre la fente. Le grattement s'est alors intensifié, et semblait se rapprochait de moi. C'est alors que mon cœur s'est arraché. Au moment où j'ai déplacé le faisceau vers la source du bruit, je suis tombé sur un oeil, un oeil révulsé, les vaisseaux explosés. Un oeil qui me fixait intensément. J'ai poussé un cri en me reculant d'un bond.


Ni une ni deux, je suis sorti en trombe dans le hall, dévalant les escaliers deux par deux pour voir quel bordel se déroulait dans l'appartement en dessous. Dans un sursaut de bon sens, j'ai d'abord tambouriné chez le gardien en lui criant de venir vite, que c'était une urgence. Sans pouvoir lui expliquer quoi que ce soit, je lui ai hurlé d'ouvrir la porte de la vieille avec son double dès qu'il m'a eu rejoint. Ce qu'il a fait. Sitôt la porte ouverte, je suis entré en trombe, pour me retrouver face à... absolument rien. L'appartement était vide. Vide de son occupante, mais aussi de son mobilier.
"Elle est morte il y a trois jours, sa famille l'a enterrée avant-hier. Vous pensiez trouver quoi là-dedans ?" Sous le choc, je me contente de secouer la tête, et de m'excuser poliment avant de remonter chez moi, désorienté.

Trois jours et trois nuits passèrent sans qu'aucun grattement ne se fasse entendre. Je commençais à mettre tout ça sur le compte de la fatigue. Après tout, j'avais peut-être développé une psychose avec ce bruit, et ça m'avait fait vriller. Du moins, c'est ce que je pensais jusqu'à ce que je descende à la boîte aux lettres, croisant le gardien, blanc comme un linge, en pleine discussion avec la fille de ma vieille voisine qui était toute aussi livide.


L'exhumation du corps avait été demandée après que le gardien du cimetière ait rapporté des bruits de grattement provenant de sa tombe.
Il s'avère qu'elle s'était réveillée à l'intérieur, et avait gratté et cogné le bois de son cercueil, s'arrachant ongles, cheveux et bouts de crânes dans la bataille.


Je n'arrive toujours pas à m'expliquer ce que j'ai vu. Ni pourquoi elle s'est manifestée auprès de moi. Mais quelque part, je ne peux pas m'empêcher de ressentir de la culpabilité.

lundi 4 février 2019

Mon ancien appartement

J'étais, et je suis encore, étudiant à Bordeaux. J'avais, jusqu'à ce que je redouble, un appartement situé près du centre-ville : il était à peine à 5 minutes de la gare, et à 10 au plus de mon IUT. Il se trouvait dans un immeuble d'une centaine d'autres appartements allant du T1 au T3, géré par un grand groupe d'hôtels. Il s'agissait d'un 17m², qui se constituait d'une seule pièce, avec un coin cuisine, une fenêtre au-dessus du lit, des toilettes et une douche un peu étroite.
Le tout surplombait une petite ruelle un peu mal famée, dans un coin pas forcément agréable à traverser la nuit. Mais bon, personne n'avait occupé l'appartement depuis deux ans parce que l'étage était en rénovation, et la vue était franchement plutôt jolie.

Honnêtement, la première partie de ma première année s'est plutôt bien passée : j'ai validé mon premier semestre, et ai tenu mon appartement propre. Bref, rien à signaler. Du moins, jusqu'aux alentours de janvier-février. C'est en effet à cette période que j'ai reçu un masque assez étrange dans ma boîte aux lettres. Un masque blanc, peint de manière assez maladroite, avec une imitation de sang sous les yeux. Il possédait des lèvres peintes, et des signes assez tarabiscotés étaient tracés sur son front. Le problème : le masque était trop grand pour passer par la fente supérieure de ma boîte aux lettres, quelqu'un avait donc dû l'ouvrir pour l'y déposer.
Personne d'autre que moi n'en avait la clé, à part mon gardien. En plus, il n'y avait pas de timbre, pas d'enveloppe, pas de mot avec, juste ce masque posé là. J'ai donc passé un appel à mon gardien, qui sitôt ma question posée, m'a affirmé qu'il ne savait pas d'où l'objet pouvait provenir. En vérité, il était en arrêt maladie, et était rentré dans sa famille. Bref, il n'avait rien vu, rien fait.

Petit coup de pression, mais la vie s'est poursuivie. Je ne me suis plus vraiment préoccupé de cette histoire, qui n’était à mon avis rien de plus qu’un canular de mauvais goût : le masque n’était accompagné d’aucune menace, et bien qu’il soit effrayant, n'avait rien provoqué de surnaturel. Qui plus est, je suis de nature pragmatique, et l’on pouvait justifier facilement le fait que ce masque ait atterri dans ma boîte aux lettres. Il existe probablement des passes, détenus par les facteurs, le concierge, ou même des voisins, passes qui auraient pu s’égarer, et faire le profit de cette blague. De plus, sous un certain angle, l'objet avait un côté ridicule et bâclé, grotesque. Mais cela ne s'est pas arrêté là. Ma deuxième découverte a eu lieu à peu près 3 mois plus tard. Alors que je faisais le ménage, je suis tombé sur un mégot de cigarette sous ma poubelle. Évidemment, je ne fume pas, et je n’avais plus invité d'amis depuis Noël. Dans tous les cas, j'avais une fenêtre pour ça. Mais bon, je m'étais simplement dit qu'il avait dû s'accrocher à la semelle de ma chaussure, et que je l'avais traîné jusqu'ici. C'est alors que j'ai capté un deuxième truc qui m'a affolé encore un peu plus. On avait écrit « Yolo » sur mon miroir.
Alors bon, ça peut paraître drôle. Mais le masque étrange, le mégot, et quelqu'un qui entre chez moi pour écrire « You Only Live Once » sur mon miroir, ça commençait à faire beaucoup.
De même, peu probable que ce fut un de mes amis : j'en avais assez peu, et ne recevais pas vraiment. Il faut dire que je n’aime pas tellement accueillir des gens dans un chez moi « à peu près » propre.
Le gardien était la seule autre personne à ma connaissance à avoir mes clés. Et forcément, il était introuvable.
J'ai gardé mon calme, sans m'affoler. J'ai calmement effacé la trace sur le miroir, et ai jeté le mégot. Une blague, c'est tout. Du moins, c'est ce dont j'ai essayé de me convaincre, tout en gardant la tête froide. Je veux dire, à ce stade, qu'est-ce que je pouvais faire ? Quitter mon appartement à un mois et demi de mon départ, sans possibilité de poursuivre mes études, et tout ça pour un mégot, un masque et un miroir ? Toutes ces choses pouvaient en plus avoir une explication rationnelle : après tout, j’avais peut-être écrit ça avec mes doigts dans un instant d’égarement, sans y repenser depuis. Il ne s’agissait pas d’une preuve tangible que quelqu’un était bel et bien entré. Et puis, que faire d’autre ? Prévenir la police ? Dans une ville comme Bordeaux, avec si peu d’indices, et un concierge sûrement peu coopératif, je doutais qu’elle ait perdu son temps avec une affaire comme celle-là. Tant pis, je restais.
Mais contrairement à mes appréhensions, j'ai pu terminer mon année calmement. J'ai fait mon état des lieux, et ai quitté l'appartement pour l'été.

Après les vacances, j'ai donc entamé ma deuxième année d'études. Par confort, mes parents m'avaient repris exactement la même location. J'ai donc retrouvé ce cher vieil appartement, qui n'avait depuis été occupé par personne. Les faits des mois précédents m'étaient un peu sortis de la tête, et je continuais à essayer de bosser de mon mieux. Et tout se passait relativement bien.
Mais cette fois encore, ça n'a duré que jusqu'au mois de janvier. Alors que je rentrais des vacances de Noël passées dans ma famille, j'ai retrouvé ma serrure endommagée. Ou plutôt, le cadre de celle-ci : le mécanisme de fermeture était intact, la porte n'avait rien, et était bien close. Je pouvais voir des traces de boue sur le cadre, la poignée, ainsi que cette espèce de grattage du métal, alors qu'elle était totalement intacte avant.
J'ai téléphoné au gardien, qui m'a changé le cadre le matin suivant, alors que j'étais en cours. Mais étrangement, cela ne m'a pas offusqué davantage : rappelons que nous étions à plus de 9 mois d’intervalle des mots sur le miroir. Il n’y avait pas eu d’effraction, et la dégradation était malhabile : l’œuvre d’un voisin éméché, du moins aux dires du concierge, qui m'a simplement rassuré en me promettant d’adresser un mot à la direction.
Et à partir de là, plus rien. Le calme. Du moins, jusqu'à mon état des lieux suivants. J'étais en effet désormais convaincu que cette attaque sur ma serrure était un cas différent du reste, sans rapport, et sans incidence, puisque personne n’avait pénétré l’appartement, et qu’elle n’avait ni la symbolique, ni le mystère des cas précédents.

Normalement, j'étais censé avoir mon diplôme, et rentrer chez moi. Ne plus avoir besoin de cet appartement. Mais bon, échec, dépression, blabla.
Résultat, je rends quand même l'appartement, mais sans le diplôme. Pas la joie donc quand j'ai entamé vers minuit le nettoyage de la chambre, en vue de la libération du logement et de la remise des clés le lendemain. Mais au moment de passer à la cuisine, j'ai voulu ouvrir la ventilation par une espèce de petite trappe rectangulaire pour y passer un coup de poussière. Mes parents arrivaient le lendemain me filer un coup de main, mais si tout n'était pas déjà un minimum clean, on me ferait une scène. Je me suis donc approché de la bouche de ventilation, jamais ouverte auparavant. Dès l'ouverture, il m'est tombé sur le coin du nez un bout de papier plié, tout léger. En le dépliant, je me suis aperçu qu'il s'agissait d'un extrait de la Bible, page 444. Il était décoré par un « TU VAS ME MANQUER » en grosses capitales rouges.
Ce détail a rapidement prit son importance : en effet, les étagères de mon bureau portaient une Bible. Sans être croyant, j'ai fait un peu de lecture dans ma période d'intérêt pour la religion. En la consultant, mes doutes se sont donc confirmés : il manquait la 444ème page. Arrachée.
Grosse frayeur. J'ai nettoyé jusqu'à 3 heures, et ai fait de mon mieux pour me reposer. Avec du recul, c’est à ce moment précis que j’ai regretté de toute mes forces de ne pas avoir parlé de mon problème d’appartement aux autorités.
J'ai confronté mon gardien le lendemain, et il a bien voulu m'avouer qu'il n’avait en effet jamais eu de retour de clés d'un précédent locataire. Il a ensuite coupé rapidement le dialogue, prétextant devoir aller préparer son prochain état des lieux. Je suis parti le même après-midi, sans même me retourner : mon histoire avec cet appartement s’arrêtait là.


J'ai fait quelques recherches tout en écrivant ce texte : une fête juive, le Pourim, a lieu en février (donc les dates collent à peu près), et a pour principe de faire une espèce de Carnaval masqué, ayant encore lieu à Israël, entre autres. En se concentrant sur la page, le chiffre 444 donnerait en numérologie, ou plutôt en guématrie, une pratique employée notamment dans la religion juive, à la fois « Jésus » et « Lucifer ». C'est cette même guématrie qui pourrait avoir donné sa signification au célèbre « 666 ».
Cependant en numérologie, le chiffre évoquerait la permanence surveillance d'ange gardien, un peu trop stalkeur pour moi. Mais outre ces recherches, tout ce symbolisme, les questions, comme les faits, restent. Qui s'amusait à rentrer dans mon appart' en mon absence, les week-ends, peut-être même la nuit ? Pour quelle raison a-t-on voulu m'effrayer par ces canulars de plus ou moins bon goût ? Est-ce que j'avais affaire à quelqu'un de vraiment tordu ? Quelqu'un ou quelque chose ?

Pour l’heure, j'attaque mon redoublement en m'arrangeant autrement pour mon logement. Mais je passerai peut-être dire bonjour au nouveau locataire.

En toute amitié. 


vendredi 1 février 2019

Demain, je lui dis la vérité

Le jour où j'ai découvert que mon mari me trompait, qui plus est avec ma meilleure amie, je me suis noyée dans mes larmes.
Le lendemain, j'ai demandé notre divorce.
Deux jours plus tard, mon ex-mari m'a demandé de l'annuler. Je n'ai pas cédé, et lui ai simplement dit de prendre ses affaires et de partir.
Trois jours plus tard, j'ai discuté avec ma meilleure amie, la convaincant que je comprenais. Que tout allait bien, que ce n'était pas si grave.
Quatre jours plus tard, j'ai appris qu'ils avaient déjà prévu de partir vivre à l'étranger, et ce dans trois mois. Nous n'avions pas d'enfants, donc il ne risquait pas d'y avoir de bataille pour leur garde.
Cinq jours plus tard, mon mari est venu chez moi, et j'ai enfin pu tourner la page.
Six jours plus tard, j'ai invité ma meilleure amie à dîner. Elle était désemparée, car mon ex-mari avait apparemment disparu. Avec un petit sourire, je l'ai rassurée en lui assurant qu'ils seront ensemble pour toujours.
Avant de partir, elle m'a remercié pour le délicieux steak que je lui avais préparé, et a ajouté qu'elle pourrait bien revenir en prendre pour le dîner. 


Traduction : Kamus

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