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lundi 4 mars 2019

Dans les ténèbres

Tout a commencé après avoir emménagé dans ma nouvelle maison.


Oui, c'est plutôt cliché. Croyez-moi, je le sais, mais ce qui suit m'est réellement  arrivé.

Je n'ai jamais rien vécu de surnaturel auparavant et, bien qu'intéressé par le concept, je ne m'étais jamais vraiment attendu à ce qu'il m'arrive quelque chose qui y soit lié.



J'avais pu louer la maison pour pas cher.

Je n'y avais pas vraiment fait attention au départ, mais il faut dire que la bâtisse était vieille, et pas franchement dans le meilleur des quartiers. Le loyer allant de paire, j'ai pensé que je venais de faire une bonne affaire. Ainsi, après avoir déballé tous mes cartons et m'être installé, les choses se sont plutôt bien présentées. Du moins, au début.
Je ne me souviens pas exactement quand ça a commencé, parce qu'à l'époque, cela me semblait vraiment bénin.
Ces évènements ont en effet débuté très simplement : parfois, quand je laissais la lumière allumée dans la cuisine ou dans la salle de bain et que je quittai la pièce, je la trouvais éteinte à mon retour.
Et honnêtement, je pensais juste avoir oublié que je les avais éteintes moi-même.


Après un moment, j'ai commencé à m'interroger, puis à laisser quelques lumières allumées volontairement.
Parfois, rien ne se passait. Parfois, je revenais pour les retrouver éteintes. J'ai vite compris que quelque chose n'allait pas.
Je n'avais pas vraiment peur, mais j'étais confus. A vrai dire, je pensais que quelque chose clochait avec l'électricité.
Je laissais ainsi les lumières allumées de plus en plus souvent, parce que je pensais pouvoir être en mesure d'obtenir un signe, de découvrir la raison pour laquelle elles s’éteignaient au hasard.
Puis ça a commencé à prendre un autre tour.

Le premier truc vraiment fou qui m'est arrivé, c’était un soir, après que j'ai quitté la cuisine et le salon pour aller dormir.
Peu de temps après m'être endormi, je me suis réveillé en sursaut, à cause d'un grondement profond et grave venant de la cuisine. (Depuis la chambre, on peut apercevoir le couloir qui mène au salon, lequel est rattaché à la cuisine).
A ce moment, je me souviens avoir pensé qu'il y avait un animal ou quelque chose dans la maison. J'ai regardé dans le couloir, vers le salon, qui s'est aussitôt assombri.
Quelqu'un avait éteint la lumière de la cuisine.
Un autre grondement sourd a retenti, en provenance du salon, cette fois. J'ai failli crier lorsque j'ai vu quelque chose se ruer hors de la pièce en traversant le couloir, tandis que la lumière de celle-ci s'éteignait.
Et honnêtement, je ne pouvais pas dire exactement ce que c'était.
Cela ressemblait à une ombre noire ou à quelque chose dans le genre. Ça n'avait pas vraiment d'importance. Mais toujours était-il que j'étais effrayé.
J'ai bondi hors de mon lit et ai allumé la lumière de ma chambre, m'attendant à ce que quelque chose me saute dessus.
Rien.
Il n'y avait rien. J'ai laissé échapper un léger souffle, puis j'ai lentement descendu le couloir pour atteindre le salon. Une fois arrivé, j'ai pratiquement couru pour allumer la lumière.
Encore une fois, rien.
J'ai répété le même manège pour la cuisine, sans succès.
Je commençais à penser que je rêvais, avant de secouer la tête. J'ai alors tendu la main pour éteindre la lumière de la cuisine, avant de m'arrêter net. J'était un adulte mais là, j'étais terrifié à l'idée d'actionner cet interrupteur.
Je l'admets ; j'ai dormi avec toutes les lumières allumées, cette nuit-là.
Grosse erreur...


Quand je me suis réveillé le lendemain matin, toutes les lumières étaient éteintes, une fois de plus.
Je me suis levé hors de mon lit, et j'ai grimacé, car mon corps entier me faisait étrangement mal. J'ai alors soulevé mon t-shirt, découvrant de longues marques rouges qui parcouraient le long de mes bras et de mes jambes. On aurait dit que quelque chose m'avait griffé durant la nuit.
Cela m'a terrifié, mais pas autant que ce que j'ai vu en faisant le tour ma maison.
Toutes les lumières que j'avais laissées allumées la veille avaient leurs ampoules brisées. Aucune n'avait été épargnée, chaque lampe avait été renversée, parfois même cassée.
Ma respiration s'est bloqué dans ma gorge, alors que je regardais autour de moi.
C'était vraiment la merde ici. Quelque chose avait essayé... de me faire du mal.
J'ai appelé mon boulot ce jour-là pour leur dire que j’étais souffrant et que je ne pouvais pas venir travailler aujourd'hui. Je suis ensuite allé remplacer toutes les ampoules.


Je ne savais pas quoi faire alors... j'ai pensé à partir.
Je sais que ça a probablement l'air stupide, d'autant que c'était chez moi. ...
Qui plus est, c'était ma première fois loin de ma famille et c'était, encore une fois, ma maison.
Je ne pouvais pas l'abandonner.
Alors... je suis resté. Même quand ça a empiré.


Même si je commençais à être terrifié par l'obscurité, je ne pouvais vraiment pas me résoudre à dormir avec toutes les lampes allumées.
Donc, je n'en laissais que quelques-unes, comme celle du couloir ou du salon, qui me donnaient assez de le lumière pour voir un minimum à travers les ténèbres de ma chambre.
Et, presque toutes les nuits, je me réveillais en sursaut, pour entendre quelque chose gronder et rôder autour du salon. Puis les lumières s'éteignaient.
Je ne voulais jamais aller voir.
J'étais terrifié à l'idée d'être dans la même pièce que cette chose, peu importe ce que c'était.
Alors, chaque fois que ça arrivait, je me recroquevillais dans mon lit, et je priais pour que ça n'entre jamais.


Mais un jour, alors que j'y avais droit toutes les nuits, j'en ai eu assez.
J'ai acheté un pistolet, et la nuit venue, j’ai allumé chacune des lumières de la maison.
Puis je me suis assis au milieu du salon, mon arme sur les genoux et une batte de Baseball posée sur le sol à côté de moi. J'ai attendu.
A vrai dire, il n'y a rien eu pendant un bon moment.
C'est seulement vers 2h du matin que j'ai commencé à l'entendre.
Bizarrement, ça semblait venir de derrière moi.
Je me suis retourné, et ai jeté un coup d'œil vers le couloir de ma chambre. Le grognement familier semblait bien provenir de là.
J'ai avalé ma salive, et ai empoigné mon pistolet d'une main, tenant fermement la batte de Baseball dans l'autre.
Lentement, j'ai commencé à faire le tour pour avoir une meilleure vue de la chambre depuis mon salon, cherchant à atteindre mon lit du regard.
C'est alors que j'ai entendu un bruit sourd, suivi d'un rugissement inhumain.

Étant un homme courageux à l'époque, j'ai sauté en arrière et couru loin du couloir.
Je voulais évidemment mettre fin à tout cela mais, mon Dieu, je ne voulais rien avoir à faire avec cette chose !
Je pouvais entendre des déchirements et des grognements. Puis, d'un coup, je suis parvenu à entendre un "CLICK" audible.
Et puis plus rien.
Lentement, je suis retourné jeter un coup d'œil dans le couloir, et ai constaté que la lumière était de nouveau éteinte.
Après une profonde inspiration, je me suis avancé vers ma chambre, mes armes à la main.
Quand j'ai ouvert la porte et allumé la lumière, j'ai eu le souffle coupé.
Mon lit était ravagé, complètement déchiré.
C'était comme si un animal avait sauté dessus et l'avait déchiqueté.

Je me suis avancé davantage, pour regarder ce qui restait malgré tout du matelas.
Ce n'est que lorsque j'ai entendu le son d'un grondement familier que je me suis retourné.
Debout près de ma porte, juste à côté de l'interrupteur, je l'ai enfin vu.
C'était un homme, un homme blanc et pourri avec un corps mutilé qui avait l'air d'avoir été un jouet à mâcher pour chien. Il me regardait fixement.
J'étais trop choqué pour lever mes armes. Il m'a dévisagé juste un moment puis... a éteint la lumière.
J'ai crié. Je n'ai même pas honte de l'admettre. J'ai crié et couru vers la porte. Je me fichais de savoir où était cet homme.

J'ai couru juste là où je l'avais vu, balançant ma batte comme un fou. J'ai même failli faire un trou dans le mur du couloir tandis que je courais vers la lumière protectrice du hall.
Je me suis alors retourné, juste à temps pour le voir encore une fois, debout à côté de l'interrupteur du salon.
Il l'a éteint aussi.

À ce moment-là, je ne voulais plus me battre. Mais être en sécurité. J'ai couru vers la cuisine.
J'ai à nouveau entendu le grognement. Je savais qu'il revenait.
Je me suis encore retourné pour voir de nouveau ce cadavre déformé et décomposé éteindre une autre lumière de son doigt cassé, me plongeant dans une obscurité terrifiante. Il venait d’éteindre la cuisine.

J'ai couru jusqu’au salon. C'était ma dernière option.
J'allais devoir me battre ici.
Je me suis approché de la lampe qui était ma dernière ligne de défense. Il détestait la lumière, alors je restais ici, à côté de cette éclairage réconfortant.
J'ai attendu mais... elle ne s'est jamais éteinte.
Après quelques instants, j'ai regardé autour et... le calme.
Rien d'autre que le calme.
Je me suis retourné pour regarder cette lampe, qui me faisait la grâce salvatrice de refuser de céder.

J'ai commencé à me trouver en train de rire ; un rire fou mais VIVANT. Je pensais que tout s’était enfin terminé.
Je me suis rapproché et je jure que j'ai presque étreint cette lampe.
Jusqu'à ce que je réalise que quelque chose n'allait pas.
L'éclairage de celle-ci semblait s'intensifier. Mais ce n'est pas ce qui m'a le plus effrayé. Un grondement désormais familier a commencé à se faire entendre. En provenance de la lampe.


Trébuchant sur quelque chose, je suis tombé en arrière.
Je me souviens juste m'être retrouvé étalé sur le dos, à regarder cette lumière vive, qui se faisait de plus en plus intense.
Ce n'était plus du tout réconfortant.
Juste chaud, malsain et brillant ... Je pensais que ça allait me brûler.

Et puis c'est venu.
Je n'ai pas de mots pour décrire ce qui a coulé de cette lampe.
C'était hideux, tordu et rempli de rage.
Je savais que je n'oublierai jamais ces yeux. Lumineux, chauds et blancs ... deux cercles lumineux de pure malveillance.
Ça me détestait.
Il détestait tout de moi. Et pas seulement moi. Ça nous détestait tous.
Chaque être humain.
Mais il était coincé ici.
Et je savais qu'il s'en prendrait à tout ce qui se trouverait à sa portée.
En l'occurrence, moi.


Je ne sais pas comment je le savais mais ... je le savais, c'est tout.
Ça s'est jeté sur moi, et j'ai fermé les yeux, me préparant à une mort douloureuse.
*CLICK*
La lumière s'est éteinte. Une fois de plus, est venue l'obscurité. Mais cette fois, c’était doux, calme et relaxant.
Je suis resté un long moment sur le sol.
Laissant mes yeux s'habituer à l'obscurité,  je continuais de fixer l'endroit où se trouvait la lampe.
Au fur et à mesure que les secondes passaient, je pouvais commencer à l'apercevoir.

Cet homme mutilé se tenait près du luminaire, sa main décharnée plaquée contre l'interrupteur. Il me regardait.
C'est alors que la lumière s'est faite dans mon esprit.
Je venais de comprendre ce que tout cela signifiait.
Tout ce qui était arrivé.
L'homme a retiré sa main, puis a pointé vers lui-même un doigt mutilé, et à très clairement secoué la tête de droite à gauche.
A ce moment, tout ce que je pouvais faire était hocher la tête.


Ce n'était pas lui qui essayait de me faire du mal.
Pendant tout ce temps, il essayait juste de me protéger.
Cette créature pouvait seulement venir dans la lumière.
Et cet homme mutilé essayait systématiquement de l'en empêcher.
Il ne voulait pas que quelqu'un d'autre répète ses erreurs.


J'ai fait mes bagages le lendemain, et je ne suis plus jamais retourné dans cette maison.
Quoi qu'il en soit, cette chose semblait être confinée ici. Jusqu'ici, rien ne m'est venu d'une autre source de lumière.


Cependant, cela restera toujours dans mon esprit.


Tous les soirs, dans mon nouvel appartement, j'ai pris l'habitude de me promener autour de la maison, de m'assurer que toutes les lumières sont éteintes, que tous les rideaux sont fermés. Et d'être certain de me plonger dans l'obscurité calme, réconfortante et sûre.

Traduction : Souls

source

18 commentaires:

  1. J'ai vraiment aimé la chute ... bonne pasta ;)

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  2. Super chute mais qyanq même, depuis quand il est là le mec decharne ? Nan parce que memm si c'est un gentil il l'a espionné et a vecu avec lui pendant longtemps sans qu'il le remarque!

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  3. (ps: rien à voir mais votre système de publication de commentaires a un bug sur tél, il accepte pas les trucs écrits par suggestions auto, il mélange des mots quand on l'utilise)

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    1. Ha bah tiens je pensais à un bug sur mon tel en particulier vu que personne ne s'en plaignait.

      C'est clairement hyper chiant, mais tant que ca sera hebergé sur une plateforme comme ça Blogspot, faut pas trop en attendre. Il faut attendre que les devs de chez Blogspot eux même s'attaquent au souci, à priori les admins CFTC ne peuvent absolument pas mettre les mains dans le cambouis de leur côté, malheureusement.

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    2. Je n'aurais pas dit mieux.
      C'est un problème lié non pas à nous mais bien à la plate-forme, et changer serait problèmatique à beaucoup d'étages. On espère que Blogspot réglera ce genre de soucis dans le futur.

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    3. Il faut apprendre à écrire correctement sans l'aide de correcteur automatique et autres aides les enfants.

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  4. J'adore, je ne m'y attendais pas du tout. ^^

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  5. ouaaaa la fin je m'y attendais pas xD

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  6. Omg la fin est tellement je m'y attendais pas du tout! XD

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  7. J'ai beaucoup aimé, celle-ci est immersive et effrayante à souhait !

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  8. Une entité protectrice contre une autre maléfique comme Ubloo.

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  9. Très sympa une creepy comme ça, on passe notre temps à avoir peur du noir, cette creepypasta nous apprends au contraire à s'y protéger. Très originale et très prenante !

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  10. Elle me semblait d'une banalité affligeante, puis la chute m'a fait changer d'avis. J'aime beaucoup l'originalité de l'inversion de la classique charge émotionnelle obscurité/lumière, lequel est rassurant, lequel est dangereux? On ne sait plus après cette histoire. Une de mes préférées au final, beau travail!

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