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vendredi 29 mai 2020

Le camion de Carmin sur Mer

En 1996 sortait sur Game Boy un jeu devenu mythique : Pokémon.
Ce jeu culte, connu de tous, abrite de nombreux secrets. Vous connaissez sûrement déjà quelques histoires à son propos, comme la musique de Lavanville qui aurait provoqué des vagues de suicides, ou bien des légendes à propos de cartouches hantées… Mais il existe aussi des histoires bien connues au sein de la communauté des joueurs de la première heure. Et l'une des plus célèbres est celle du camion de Carmin sur Mer.

À cette époque, dans les écoles, une rumeur circulait dans les cours de récré : il paraissait qu’on pouvait obtenir le Pokémon fabuleux Mew, portant le numéro 151, avec une petite astuce.

Il n'était normalement pas possible d'obtenir ce Pokémon autrement que dans des événements spéciaux, ou bien en utilisant un glitch – le fameux « bug du croupier » – qui ne sera popularisé qu'en 2003. L’astuce en question concernait un camion situé à Carmin sur Mer. Celui-ci n'était qu'un élément du décor, mais il était dit qu'avec une action précise, il était possible de trouver Mew en-dessous du véhicule. Un autre détail attirait l'attention sur ce camion : il possédait un sprite (autrement dit, une apparence visuelle) unique dans le jeu. Pourquoi avoir placé ici ce camion, avec un sprite unique, pour qu'il ne serve finalement à rien ?

Différentes rumeurs donnaient des "indications" pour exécuter cette astuce :
– Selon une première version, il aurait fallu posséder un Mewtwo de niveau 100 avec la capsule secrète « Force » et utiliser cette capacité pour pousser le camion. En dessous, on devait ainsi découvrir une Pokéball contenant Mew. Certaines variantes indiquaient également qu'il fallait utiliser la capacité « Coupe » au préalable, pour « éclater » les pneus et pouvoir ainsi pousser le camion.
– Selon une autre version, il aurait fallu obtenir les clés de ce camion au casino de Céladopole.
– Enfin, une autre rumeur disait que l'on pouvait obtenir les clefs du camion en échangeant un Nidoran de niveau 100, mâle ou femelle, à l'entrée du souterrain au sud d'Azuria.

Bien sûr, vous vous en doutez, aucune de ces techniques n'a jamais fonctionné. Cela n'a pas empêché ces légendes de circuler et des enfants d'y croire dur comme fer.
Mais ici, il est intéressant de se pencher sur la source de ces mythes. On pourrait penser qu’il ne s’agissait à l’origine que d'une rumeur lancée innocemment par un gamin dans une cour de récré, et qu’elle se serait ensuite propagée, prenant une ampleur considérable, comme la légende selon laquelle appuyer sur les boutons bas et B au moment d'envoyer une Pokéball augmente les chances de capturer le Pokémon ciblé. Mais il n'en est rien.

Récemment, un ancien employé de Game Freak, qui a souhaité rester anonyme, a raconté à ses amis, lors d'une soirée arrosée, la vraie histoire derrière cette légende. Nintendo aurait tout de suite agi pour éviter que ses propos ne soient relayés, d'où le manque d'informations à ce sujet.

Selon lui, cette rumeur découle d'une histoire sinistre. L'n des développeurs, travaillant chez Game Freaks depuis ses débuts, avait une petite fille prénommée Myu. C'est d'ailleurs celle-ci qui a donné son nom au Pokémon #151, Mew. Elle adorait les chats, et ils vivaient près d'un port où circulaient beaucoup de bateaux de croisière. C'est en poursuivant un chat de gouttière qu'elle a perdu la vie, en 1995, écrasée par un camion.

Le père, traumatisé par cet événement, mais ayant tout de même la pression de finir le développement du jeu, a repris le travail très vite, n'ayant pas eu le temps de vraiment faire son deuil. Il aurait ainsi intégré ce camion dans le jeu, comme pour y inclure une trace indélébile de cet événement tragique. Il aurait aussi programmé des interactions cachées avec ce camion, en rapport avec l'accident de sa fille, mais personne n'a jamais pu les trouver, si vraiment elles existent.

Un camion, qui n'a rien à faire à cet endroit, dont personne ne peut expliquer l'intérêt. Ce même camion qui a été innocemment examiné, des millions de fois, par des joueurs à travers le monde entier, espérant y trouver Mew.


lundi 25 mai 2020

Stéphane le tueur

C'était une journée normale dans un des nombreux collèges de la ville de Tourcoing. Enfin, presque normale pour Stéphane, un jeune élève de 5ème. Ce dernier était l'un de ceux qui subissent le courroux des autres. Il était certes un peu enrobé, et atteint comme tous les enfants de son âge d'acné, mais il avait été à l'initiative collective nommé comme étant la "tête de turc" de sa classe, et celui de toutes les autres d'ailleurs. Il était quotidiennement moqué, roué de coups, insulté par les autres qui voyaient en lui un moyen de se sentir supérieur, d'être parmi les gens populaires, ceux qui existent. Stéphane, lui, n'existait pas. Réservé, renfermé sur lui-même, il acceptait sans broncher les moqueries intempestives, les coups et les crachats. Il n'y faisait plus attention, du moins en apparence. Au fond de lui, ce manque de considération que les autres avaient pour sa personne l'exaspérait. Certes, il n'était pas le plus bavard, au contraire même, il évitait autant que possible le contact avec les autres. À part quelques murmures à voix basse, il ne s'exprimait pas vraiment, laissant son esprit vagabonder à ses pensées à la fois obscures et frivoles, innocentes et dramatiquement sombres.

Il avait tout prévu depuis un moment déjà. Il avait planifié chaque détail, chaque éventualité, chaque minute de sa vengeance. Il ne laisserait rien au hasard, non, le hasard qui lui avait jusque-là joué les pires tours n'aurait pas son mot à dire ici. C'était son jour, son œuvre, son avènement, et rien ni personne ne pourrait interférer. Un couteau dans son sac, il allait se venger des affronts qu'il avait vécus jusqu'ici. Il était seul, certes, mais il avait sa fierté, et il comptait bien lui rendre ses lettres de noblesses, avec l'ambition que ces dernières soient d'un rouge sanguinolent.

Il avait eu connaissance récemment d'une soirée qui allait être organisée chez Kelian, l'un des plus fervents moqueurs de Stéphane. Il y avait aussi Corentin, Sacha et Pauline, en d'autres mots, le groupe le plus virulent à son sujet. Il comptait bien y mettre fin ici, et ce soir. Il rentra à pas feutrés dans la maison, et décida de se tapir au détour d'un couloir.

– J'ai soif les mecs, je vais aller me chercher un whisky !

Sacha quitta ses amis et se dirigea vers la cuisine, en quête de son Graal, le saint whisky des parents de Kelian. Lumière éteinte, il connaissait la maison par cœur pour y être venu plusieurs dizaines de fois. Il emprunta le long couloir qui séparait la pièce à vivre où ses amis se trouvaient de la cuisine.

Stéphane attendait cette occasion. Ni une ni deux, il couvrit la bouche de Sacha avant d'enfoncer la lame entre ses côtes. Lentement, Sacha, en tentant vainement de se débattre s'effondra sur le sol, et ses yeux se blanchirent à mesure que la vie laissait son corps inerte sur le sol. Stéphane tenait sa première vengeance, et il ne comptait pas s'arrêter là.

– Allez les mecs, moi je commence à fatiguer je vais lire un peu, bonne nuit !

Corentin s'en alla, son livre Les Grandes dates de l'Histoire de France sous le coude. Ses yeux commençaient à se fermer lentement, et il comptait bien s'instruire un petit peu sur sa grande passion, l'Histoire, avant d'aller dormir. Il s’installa dans son lit, alluma la lampe de chevet et entreprit de lire son bouquin. Une lame transperça soudain le matelas en-dessous de lui, s'enfonçant dans sa poitrine et taillant son chemin jusqu'aux poumons du garçon. Incapable de hurler, ni même de se relever, Corentin ne pouvait que subir et attendre que la vie quitte son corps. Un de moins, se dit silencieusement Stéphane, pas peu fier de son acte. Il ne restait donc que Kelian et Pauline.

– Ouais Kelian, je vais aller jouer un peu à Animal Crossing avant de dormir. Ne m'attends pas, j'ai des pommes à récolter.

Pauline était absolument fan de son nouveau jeu. Elle avait pour passion d'entretenir sa nouvelle île, de récolter des pommes, et bien sûr, de rembourser Tom Nook. Ne pouvant se contenir, elle alluma sa Switch tout en se dirigeant vers sa chambre. Cependant Pauline n'eut même pas l'occasion de passer l'écran de chargement. Stéphane s'était faufilé derrière elle, et, couvrant sa bouche de sa main gauche, lui enfonça la lame en plein cœur de la droite. Ironiquement, il déposa une clochette sur le cadavre encore chaud de Pauline, sa signature en tant que tueur.

Enfin, des quatre il ne restait que Kelian. Le dur des durs de la bande. Stéphane lui avait réservé un sort particulier. Tout d'abord il lui laissa découvrir le morbide destin de ses trois compères, et Kelian, rempli d'effroi, s'enfuit en direction de la porte d'entrée. Fermée, bien évidemment, et Stéphane juste derrière lui. Il avait cependant abandonné sa lame, et avait préféré un marteau. Il avait décidé de le bannir de la vie, symboliquement. Kelian n'aurait pas accès ni au Paradis, ni à l'Enfer, si ces deux endroits existaient bel et bien. Stéphane ne voulait pas prendre de risques.

Son méfait accompli, Stéphane se retira, définitivement selon certains, furtivement pour d'autres. Tout ce que l'on sait cependant, c'est que l'on avait pas encore fini d'entendre parler de Stéphane le tueur.

vendredi 22 mai 2020

Anecdotes de Jeu de rôle

Lors d'une partie de Donjons & Dragons, mon groupe de joueurs devait se battre contre le démon Belial. Au début du combat, ils devaient tous lancer un dé pour résister à un sort de corruption démoniaque. Tous mes joueurs sont tombés sur 1, soit un échec critique, et par conséquent leur mort. Autrement dit, la fin de la campagne. Pour donner malgré tout une dernière chance à mes joueurs, je les ai laissé relancer le dé. Ils sont à nouveau tombés sur 1.
Pour plaisanter, je leur ai demandé de relancer les dés, et si chacun d'eux tombait sur 6 – ils étaient 3 – cela voudrait dire qu'un vrai démon s'était immiscé dans la partie.
Vous devinez la suite. Après ça, nous avons tous arrêté de jouer et avons renoncé à nos parties hebdomadaires pour  un moment.

***

Lors d'une partie d'In Nomine Satanis, notre maître du jeu voulait nous faire invoquer un puissant démon sur terre. Pour cela, nous devions prononcer des incantations, afin de rendre le tout plus réel. Croyez-le ou pas, une fois les incantations terminées, nous avons tous senti une présence dans la pièce qui nous mettait mal à l'aise. Le maître du jeu nous a ensuite avoué qu'il avait trouvé ces incantations sur un forum sataniste...

***

Lors d'une partie de Trauma, notre groupe de joueurs devait organiser une fausse tuerie dans une école. L’objectif était de détourner l’attention des autorités pour permettre à un autre groupe de récupérer un objet important dans un commissariat. Pour cela, nous devions vraiment organiser chaque étape de la tuerie comme si elle allait vraiment se produire. Pendant les préparatifs, j'avais observé un des joueurs, que personne ne connaissait vraiment, prendre frénétiquement des notes de toutes les idées émises par les autres. Cela ne nous a pas inquiétés, jusqu'au jour où nous avons appris que ce même joueur était en prison. En revanche, nous n'avons jamais réussi à savoir pour quelles raisons...

***

Dans ma jeunesse, j'animais beaucoup de parties de jeux de rôle en tant que maître du jeu, notamment de l'Appel de Cthulhu. Un des moments les plus mémorables reste le jour où un nouveau joueur, voulant faire le malin, avait passé la partie à insulter Cthulhu et à provoquer cette entité dès que l’occasion se présentait. Son personnage est vite mort dans la partie. Ceci dit, j'ai récemment appris que le joueur en question, que je n'avais plus revu depuis, était dans un asile, sujet à de violentes crises de schizophrénie...

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Lors d'une partie de Little Fears dans laquelle nous incarnions un enfant découvrant des monstres dans son placard, un des joueurs s'est mis à pleurer quand le maître du jeu lui a décrit une des créatures que nous devions affronter dans le jeu. En effet, il correspondait en tout point au monstre qu'il jurait voir dans son placard quand il était enfant.

***

Dans une partie de Vampire : la Mascarade, notre groupe de joueurs devait lancer un sort de détection sur un autre joueur du groupe, afin de déterminer s'il était bon ou mauvais. Pour cela, il fallait jeter un dé à 20 faces, et si le résultat de celui-ci était inférieur à 10, le joueur était considéré comme mauvais. Sur 8 lancers, aucun n'était en-dessous de 10. Nous avons continué à jeter les dés pendant plusieurs minutes, sans jamais obtenir une valeur en-dessous de 10. Ce qui était bizarre, c'était que les dés semblaient bouger tout seuls quand on était sur le point de faire un jet inférieur à 10...

***

Un de mes joueurs a poignardé l'œil d'un autre, qui venait de le trahir dans une partie de Donjons & Dragons, avec un crayon à papier. Résultat : un joueur dans le coma et un autre en prison.

***

Quand j'étais ado, on organisait souvent des jeux de rôle dans un local avec entrée libre, c'est-à-dire que n'importe qui pouvait venir jouer avec nous. Un jour, alors que nous avions annoncé le début d'une campagne se passant dans l'univers de la quatrième édition de Donjon & Dragons, un enfant que personne ne connaissait est venu nous rejoindre, accompagné de sa fiche de personnage et de ses manuels de joueurs, sauf que sa fiche et ses manuels étaient ceux de la première édition du jeu. Nous avons donc passé toute la partie à lui expliquer ce qui avait changé depuis les nouvelles versions, ce qui ne nous a tout de même pas empêchés de passer une très bonne journée en sa compagnie. Ce n'est que plusieurs jours plus tard, alors que nous avions tous demandé à nos proches et aux habitants de la ville s’ils connaissaient ce garçon, que nous avons découvert qu'il ressemblait trait pour trait à un garçon assassiné par ses parents dans les années 80... 


lundi 18 mai 2020

La cabane en bois

Salut tout le monde, ça fait un moment que je n’ai pas écrit sur ce blog. Il faut dire que je suis étudiante, et même avec le confinement, j’avais toujours des projets à rendre. J’ai d’ailleurs commencé mon stage d’informatique en télétravail la semaine dernière. Je m’enferme dans ma chambre et je m’obstine parfois tellement à trouver les erreurs dans mon code que je dois souvent bosser jusqu’à tard le soir. Mais je ne suis pas là aujourd’hui pour vous parler de mes études. J’écris pour espérer me libérer un peu l’esprit de l’expérience que j’ai vécue hier soir. J’en ai encore les mains qui tremblent et je me demande si cet enfermement ne m'a pas rendue complètement tarée.

Je vis avec mes deux frères et mes parents dans une maison à la campagne. Mon père a construit une cabane en bois dans le jardin l’an dernier, elle est à quelques mètres de la fenêtre de ma chambre. Elle sert de salle de sport, il y a du matériel comme des poids, un rameur et un tapis de gym. J’avoue que c’est bien pratique, surtout ces temps-ci, alors j’alterne avec ma mère pour aller y faire de l’exercice régulièrement. 

Hier soir, vers dix-huit heures, j’ai voulu faire une petite pause dans mon travail, alors j’ai ouvert ma fenêtre et j’ai pris une grande inspiration d’air frais. Il venait de pleuvoir et ça sentait bon dehors. Mais en tournant la tête à gauche, j’ai vu de la lumière filtrant à travers les rideaux tirés de la cabane en bois. Habituellement, à cette heure-ci, on n’allume pas, car le soleil éclaire encore suffisamment la pièce. Mais les nuages lourds de pluie rendaient l’atmosphère sombre, presque sinistre. Derrière les tentures, je me suis soudain aperçue de la silhouette qui s’y tenait debout, immobile. Ce devait être ma mère, cette grande mélomane, qui faisait une séance de sport et restait sans bouger le temps de choisir une musique sur son téléphone. Rien de plus normal. Je restais encore quelques secondes à la fenêtre avant de la refermer et de recommencer mon travail.

Une heure plus tard, j’ai décidé d’arrêter ce que j’étais en train de faire et de le remettre à plus tard. Je me sentais étrangement oppressée. J’ai juste ouvert ma porte et depuis ma chambre, j’ai retrouvé les bruits habituels de la maison : mon petit frère tapant frénétiquement sur son clavier, mon grand frère gueulant à plein poumons dans son casque, pendant une partie en ligne avec ses potes, et mon père en train de jouer sur son téléphone. Aucun signe de ma mère, elle était probablement encore dans la cabane. Avant de me rasseoir à mon bureau pour mater des vidéos sur YouTube, j’ai ouvert ma fenêtre à nouveau pour vérifier si c’était vraiment le cas, car en y pensant, ça ne lui ressemble pas de faire du sport à cette heure de la journée, elle dit que ça l’empêche de dormir la nuit. Je me suis penchée et mon cœur a raté un battement. 

Cette fois, la porte de la cabane était grande ouverte et j’étais maintenant sûre que c’était ma mère qui s’y trouvait. Enfin, c’était clairement sa silhouette qui se découpait dans la lumière de la pièce, mais je n’arrivais pas à distinguer nettement son visage. À ce moment, ce qui m’a glacé le sang, c’était sa façon de se tenir raide comme un piquet sur le seuil de la porte, en me fixant les yeux grands ouverts, figés dans une expression indéchiffrable, et pareils à deux billes luisant à la lumière de la lune. Et puis, il n’y avait aucun son provenant de la pièce, seulement le silence poignant de la nuit. C’était beaucoup trop bizarre ! Ma mère ne fait jamais ce genre de blague. Je suis restée dans cet instant pesant quelques secondes avant de retrouver l’usage de ma voix et de lui demander : « Qu’est-ce que tu fais ? Tu veux pas rentrer maintenant ? » Elle n’a rien répondu et est restée immobile. Moi-même, paralysée par une peur grandissante, je suis restée quelques secondes sans bouger de ma fenêtre, avant de crier : « Arrête ça, tu me fais flipper ! ». Puis j’ai fermé rapidement la fenêtre, mal à l’aise, avant de me décider à aller prévenir mon père. J’ai déboulé dans le salon et je me suis stoppée net : ma mère était tranquillement assise sur le canapé, dans sa robe de chambre rose, en train d’écouter des podcasts avec son casque à côté de mon père. Quand elle m’a vue, elle m’a immédiatement demandé ce qui n’allait pas. Je n’ai pas pu répondre tout de suite. Bordel, qui c’était dans la cabane alors ?



vendredi 15 mai 2020

Fiche M : Polly

« Polly » est une chanson sortie en 1991 sur l'album Nevermind de Nirvana. Elle a été écrite en 1988 par Kurt Cobain, mais elle n'est pas sortie dans l'album Bleach en 1989 car son style n’était pas en accord avec le reste de l'album. « Polly » est assez triste et calme, contrairement aux autres chansons de Nevermind.

Cette chanson a eu plusieurs noms, comme « Hitchhiker » ou « Cracker », mais c'est finalement « Polly » qui est resté.

Si cette musique est évoquée, c'est parce qu'elle est basée sur un événement horrible que Kurt a lu dans le journal en août 1987.

L'événement en question s'est déroulé en juin 1987, dans une ville de l’état de Washington. Une jeune fille de 14 ans au prénom inconnu est allée à un concert de punk. Après celui-ci, celle-ci a accepté qu'un homme qu'elle ne connaissait pas la raccompagne chez elle. Celui-ci était âgé de 49 ans, et se nommait Gerald Friend. Né en 1938, c'était un violeur et kidnappeur de Lakewood ayant déjà été emprisonné en 1960. Il avait écopé de 75 ans de prison suite à un viol, mais après avoir purgé 20 ans et s’être évadé deux fois, il a été libéré sous conditions.

Il n'a bien entendu pas ramené la jeune fille chez elle, mais l'a enlevée avant de la violer et de la torturer à l'aide d'un fouet, d'un rasoir et d'un chalumeau, dans son mobil-home.
La jeune fille est finalement parvenue à s’enfuir en gagnant la confiance de son ravisseur et en le persuadant qu'elle aimait ses sévices, d'où la phrase dans la chanson : « Elle m'a pris au dépourvu, ça me surprend, la volonté de l'instinct. »

La musique est écrite du point de vue du ravisseur et a reçu beaucoup de critiques virulentes pour cette raison, mais aussi à cause du thème abordé.

Kurt Cobain a répondu : « J'aime écrire sur d'autres personnes et événements, ma propre vie est ennuyeuse. »

Pour certaines personnes, si on les prend un peu trop au premier degré, les paroles paraissent malsaines, mais Kurt explique qu'il voulait y exprimer son admiration pour le courage de cette fille.

« Polly est une chanson d'amour, une chanson très personnelle sur le viol. Je devais cela à mon amie. Je devais évacuer le traumatisme. La musique existait avant le texte, et elle était tellement mélodique et accessible que j'ai pensé qu'il fallait y ajouter des paroles pour atténuer sa beauté. On a été accusés de promouvoir ce qui lui est arrivé alors que c'était tout le contraire. »

Après le lancement et le carton de l'album Nevermind, deux hommes ont violé une autre jeune fille, tout en lui chantant la chanson « Polly ». Kurt, dans le livret de l'album Insecticide sorti un an plus tard, les a qualifiés de « gâchis de sperme et d'ovule ». La chanson est toujours populaire aujourd'hui car, en dehors de Nevermind, elle est sur au moins 7 albums live. Aujourd'hui, Gerald Friend est toujours emprisonné. Il a déjà purgé 30 ans, et il lui en reste encore une centaine. Cette fois, aucune chance de libération sous condition, et l’état de Washington a été poursuivi pour la libération conditionnelle prématurée de Friend en 1980.
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Traduction et musique :

Polly veut un biscuit,
Je crois que je devrais d’abord la libérer de son fardeau,
Je crois qu’elle veut de l’eau,
Pour éteindre le chalumeau.

Ce n’est pas moi,
Nous avons des graines,
Laisse-moi couper,
Tes ailes sales,
Laisse-moi faire un tour,
Ne te coupe pas,
J’ai besoin d’aide,
Pour me faire plaisir,
J’ai besoin d’une corde,
Je te l’ai dit,
Je te le promets,
Que j’ai été sincère,
Laisse-moi faire un tour,
Ne te coupe pas,
J’ai besoin d’aide,
Pour me faire plaisir.

Polly veut un biscuit,
Elle aimerait peut-être plus de nourriture,
Elle me demande de la détacher,
Une course-poursuite serait bien pour certains.

Polly dit qu’elle a mal au dos,
Et qu’elle s’ennuie autant que moi,
Elle m’a pris au dépourvu,
Ça me surprend, la volonté de l’instinct.

Est-ce que tu me vois ?
Est-ce que tu pourrais me trouver ?
Regarde de plus près,
À travers les arbres,
Est-ce que tu me vois ?

Polly :
https://youtu.be/R_-lliiKDxA


Polly (new wave, même musique mais accélérée sur l'album Incesticide) :
https://www.youtube.com/watch?v=tiOmqNd6Z_c

Sources:
https://wespeakmusic.tv/the-story-behind-polly-by-nirvana/
https://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-nirvana/paroles-polly-live.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Polly
https://www.wikiwand.com/fr/Gerald_Friend
https://genius.com/Nirvana-polly-lyrics

lundi 11 mai 2020

Légendes et mythes d'Afrique - Le Mokélé-mbembé

Le Mokélé-mbembé, ou littéralement « Celui qui peut arrêter le flot de la rivière » est largement considéré comme étant à l'Afrique ce qu'à l'Europe est le Monstre du Loch Ness. Il s'agirait d'un cryptide amphibie, vivant ou ayant vécu dans les affluents du fleuve Congo, et plus largement dans la forêt centrafricaine et ses alentours.

Décrite par les Pygmées de la région de Likouala comme une gigantesque créature à la peau brun-gris et au cou hérissé de pointes, le Mokélé-mbembé se déplacerait selon le niveau des cours d'eau, plus ou moins hauts selon la saison. Plusieurs histoires d'autochtones racontent que la bête, extrêmement agressive et territoriale, aurait renversé des pirogues d'un simple coup de queue ou de patte . De plus, fait intéressant et en l'occurrence assez troublant, il s'avère que la population d'hippopotames dans les marais du Likouala est l'une des plus faibles de cette partie du continent. Pour les Pygmées de la région cependant, la créature ne serait pas carnivore. Elle se nourrirait principalement des fruits d'une plante locale, le malombo. En mettant cette information en parallèle avec le fait que les autochtones désignent généralement des images de dinosaures sauropodes dans les livres d'Histoire naturelle comme étant des représentations du Mokélé-mbembé, la majorité des cryptozoologues penche pour l'idée selon laquelle le monstre serait en fait un Brontosaure, même si une minorité d'entre eux soutient qu'il s'agit d'un grand mammifère aquatique.

Même si les cryptozologues occidentaux n'ont réellement manifesté d'intérêt pour le Mokélé-Mbembé qu'à partir du XXè siècle, les premiers témoignages concernant celui-ci remontent à plusieurs siècles.
En réalité, c'est en 1766 qu'apparaît la première trace connue du supposé sauropode. Cette année-là, l'abbé Lievin Bonaventure Proyart, après avoir recueilli le témoignage d'un groupe de missionnaires envoyés aux confins du Congo, du Cameroun et de la Centrafrique, fait part, dans son ouvrage Histoire de Loango, Kakonga et autres royaumes d'Afrique, de l'étrange découverte qu'ils ont faite non loin de la rivière Ngoko :
« Il doit être monstrueux. Les empreintes de ses griffes que l'on a vues par terre ont laissé des traces d'une circonférence d'environ trois pieds. En observant chacune des empreintes et leur disposition, ils ont conclu qu'il n'avait pas couru dans cette partie du chemin, malgré la distance de sept ou huit pieds qui séparait chacune des empreintes »
D'autres informations, datant cette fois de 1913, sont rapportées par le capitaine Freiherr von Stein zu Lausnitz, alors en expédition dans le nord de l'actuelle République du Congo. Il entend parler d'une étrange créature appelée « Mokélé-mbembé » par les indigènes. Selon leurs dires, « l'animal aurait la peau lisse et de couleur gris-brun. Sa taille serait à peu près celle de l'éléphant, celle au moins de l'hippopotame en tout cas (...) Les pirogues qui s'approchent de la bête seraient attaquées sur-le-champ et renversées, et les occupants en seraient tués, mais non dévorés. La créature doit se retirer de préférence au sein des cavernes creusées sous la surface de l'eau, dans les berges argileuses (...) La plante favorite de la bête serait une sorte de liane riveraine à grandes fleurs blanches, qui sécrète un latex capable de fournir du caoutchouc et donne des fruits ressemblant à des pommes (...) »
En 1979, le révérend Eugène Thomas, un missionnaire ayant entendu parler du Mokélé-mbembé, confie à l’herpétologiste James Powell et au biologiste Roy Mackal, alors à la recherche de la bête : « Les témoins décrivent l'animal avec une tête de serpent, une longue queue fine, de courtes pattes munies de trois griffes (...) ».
Fort de ces informations, Mackal retourne au Congo en compagnie de toute une équipe, deux ans plus tard. Après des jours de recherche, il rapporte avoir vu un énorme sillage se profilant plusieurs mètres au-devant du bateau alors qu'il arpentait le Lac Télé, comme si un énorme animal venait de plonger, alerté par le bruit de la pirogue à moteur.
La même année, l'ingénieur Herman Regusters, lui aussi déterminé à percer le mystère du Mokélé-mbembé, lance sa propre expédition sur le lac. Lors de celle-ci, l'homme aurait photographié une créature émergeant de l'eau, à environ 30 pieds de leur radeau pneumatique.
Mais depuis la fin des années 1980, on constate une baisse drastique des témoignages concernant l'animal. Selon les autochtones, la bête se serait raréfiée du fait de l'augmentation de la déforestation et du braconnage, auxquels est en proie la région depuis cette période et qui bouleversent l'écosystème de la forêt pluviale du Congo.

Cependant, cela n'a rien empêché. Aujourd'hui encore, bien que les personnes affirmant avoir aperçu l'animal se raréfient, un nouveau témoignage à son sujet apparaît de temps à autre. C'est de cette façon que plus récemment, Michel Ballot s'est laissé convaincre par l'existence du cryptide. Plusieurs fois par an, l'homme se rend dans le sud-est du Cameroun pour des explorations de trois à quatre semaines durant lesquelles il recueille les témoignages des pygmées et mène ses investigations. Un jour cependant, alors qu'il poursuit ses recherches dans le nord du Gabon en installant balises et caméras aux abords du fleuve Dja, Ballot découvre une île à moitié immergée. Sur celle-ci, des traces profondes avec des griffes à l'extrémité des empreintes, ne ressemblant à celles d'aucun animal connu. Tous les autochtones à qui il montre le cliché lui parlent de quelque chose "de gros vivant sous l'eau, qui n'est pas un crocodile, avec une grande trompe, deux ou trois cornes et une queue".


En définitive, selon les témoins, le Mokélé-mbembé semble être toujours resté dans la même immense zone géographique qu'est la forêt centrafricaine, bien qu'il ait été repéré en  différents endroits de celle-ci en fonction des époques et de la saison. Qui plus est, tous les témoignages concernant son aspect, son comportement et son mode de vie semblent concorder, ce qui tendrait à rendre l'hypothèse plausible. Mais, reste un problème de taille : que ferait un dinosaure à notre époque ?
Aussi étrange que cela puisse paraître, la présence d'un animal préhistorique dans cette zone géographique ne serait que peu étonnante. La forêt centrafricaine, étant le deuxième ensemble forestier au monde après l'Amazonie, est l'un des rares endroits sur terre n'ayant pas subi l'action de l'évolution, et 80% des espèces qu'elle abrite nous seraient encore inconnus. En cela, y croiser un sauropode serait moins surprenant qu'il n'y paraît. Aussi, à la manière du Loch Ness, la brume tombe très souvent sur la région, ce qui pourrait en partie expliquer la maigre poignée de témoignages au sujet du Mokélé-mbembé. Néanmoins, il existe quelques photos et images aériennes prises en 1988 par une expédition japonaise survolant le lac Télé, sur lesquelles un long et imposant sillage serait visible, ainsi qu'une forme lointaine sortant de l'eau à demi.


vendredi 8 mai 2020

Fiche M : Calalini

Connaissez-vous la chanson Calalini ? C'est une chanson Vocaloid qui a été inspirée par le cas de Jani Schofield.

Jani Schofield est née en 2002 en Californie. Elle est la plus jeune enfant ayant été diagnostiquée comme souffrant d’un cas de schizophrénie infantile au stade le plus grave. Dès ses six ans, elle souffrait déjà d’hallucinations dans lesquelles elle pouvait voir deux cents créatures différentes. Elle en est arrivée à se créer son propre univers parallèle qu’elle a nommé « Calalini ».

Les parents de Jani, Susan et Michael Schofield, ont déclaré que Jani avait toujours été différente des autres enfants. D’après eux, même en ayant quelques mois, elle passait son temps à fixer tous les gens qui passaient et ne dormait que trois heures par jour, contrairement aux autres nourrissons. Vers ses trois ans, Jani a commencé à s’inventer plusieurs amis imaginaires et à avoir des troubles du comportement. C'est aussi vers cette période que sont arrivées ses nombreuses crises de nerfs, et qu'elle a pris l'habitude de jeter des objets sur les gens. Un an plus tard, les enseignants de la petite ont alerté ses parents car la petite Jani avait essayé de s'étrangler elle-même et faisait « de violentes crises de nerfs durant lesquelles elle se griffait ».

Susan et Michael Schofield ont alors décidé d’emmener Jani voir une psychologue, mais les professionnels n’arrivaient pas à savoir concrètement ce qu’avait la petite fille. Elle a été traitée pendant un temps avec des antipsychotiques non dangereux pour les enfants, mais rien n’y faisait, l’état de Jani Schofield continuait de s’aggraver.

En janvier 2009 Jani, a passé deux semaines complètes dans l’unité psychiatrique de l’Université de Californie dans la ville de Los Angeles, après que la police a été appelée pour intervenir suite à une violente crise dans son école. Elle s’en serait prise à ses enseignants et camarades avant de se faire du mal à elle-même. À sa sortie de l’unité psychiatrique, un spécialiste a fini par diagnostiquer un trouble de schizophrénie infantile chez la petite fille.

Ils ont ainsi découvert que Jani avait créé dans sa tête son propre monde, baptisé « Calalini ». Lorsque quelqu’un lui demandait de le décrire, elle présentait un univers sombre et très inquiétant où absolument tout était effrayant. Jani avait en permanence des hallucinations, lesquelles pouvaient mettre en scène plus de deux cents animaux différents qui lui disaient de faire des choses, notamment faire du mal à son entourage et à elle-même. Ses parents avaient même pendant un moment décidé de la séparer de son petit frère Bodhi.

C'est la chaîne de télévision Discovery Fit & Health qui a fait connaître le cas Jani Schofield au monde, à l’aide de trois documentaires suivant l’histoire de la jeune fille et de sa famille.
Aussi, fort de cette médiatisation, en plus de la chanson "Calalini", le monde imaginaire de Jani a également inspiré un jeu vidéo.

Mais en 2019, il a été révélé au grand public que Jani Schofield n’avait jamais été schizophrène. Ce sont ses parents, Susan et Michael Schofield, qui ont inventé cette histoire. Ils ont provoqué et fortement encouragé les hallucinations de leur fille en lui faisant consommer de la drogue depuis son enfance, tout en faisant passer ces stupéfiants pour des médicaments quelconques. Depuis que Jani a pu arrêter de consommer ces « médicaments » que ses parents lui donnaient, elle a pu elle-même témoigner du fait qu’elle n’a plus eu aucune hallucination. Malheureusement, à cause de la drogue consommée pendant la majeure partie de sa vie, Jani souffre d’un retard au niveau de son développement et elle est obligée de vivre dans un foyer où elle reçoit des soins appropriés. Le petit frère de Jani, Bodhi Schofield, qui est autiste, a également été retiré aux parents. Depuis, ses troubles se sont également améliorés.

Ci-joint la traduction française officielle des paroles de la chanson Calalini, écrite en l’honneur de la petite Jani Schofield :

 Aux confins de ce qui sépare votre monde du mien,
Se trouve un vaste univers que l’on nomme ‘’Calalini’’.
C’est mon île sombrement paradisiaque,
Donc je n’y passe pas que du bon temps.
Ah, je ne comprends pas, Four-Hundred,
Pourquoi ces gens doivent-ils périr ?
Ah, je ne comprends pas, Wednesday,
Pourquoi me vouloir du mal ? Qu’est-ce que je t’ai fait ?
Je n’ai nulle part où me cacher,
De ces voix qui me déchirent mentalement,
Pourquoi ces êtres maléfiques envahissent-ils mon esprit ?
Je ne peux échapper à ces monstres qui me dévorent vivante.
Pourquoi, en quoi Calalini devrait-il devenir mon paradis perdu ? Mon cauchemar en plein paradis ?
Pourquoi, en quoi Calalini devrait-il devenir mon échappatoire, j’ai le cœur si lourd…
Que quelqu’un vienne me sauver !
Aux portes de la démence,
Pas moyen d’arrêter toute cette cacophonie, je dois continuer à me griffer.
C’est le monde où j’agonise sans cesse,
Je vis un véritable Enfer.
Ah, je ne comprends pas, Sycamore,
Pourquoi ces gens pleurent-ils ?
Ah, je ne comprends pas, Twenty-four Hours,
Pourquoi suis-je la seule à les voir ?
Je n’ai nulle part où me cacher,
De ces voix qui me déchirent mentalement.
Pourquoi ces êtres maléfiques envahissent-ils mon esprit ?
Je ne peux échapper à ces monstres qui me dévorent vivante.
Pourquoi, en quoi Calalini devrait-il devenir mon paradis perdu ? Mon cauchemar en plein paradis ?
Pourquoi, en quoi Calalini devrait-il devenir mon échappatoire, j’ai le cœur si lourd…
Je vous en supplie, que quelqu’un vienne me sauver !
On peut sans crainte dire que je ne suis jamais seule,
Impossible que je reste seule,
Ils ne me laisseront jamais tranquille,
FICHEZ-MOI LA PAIX PAR PITIÉ !
Je n’ai nulle part où me cacher,
De ces voix qui me déchirent mentalement.
Pourquoi ces êtres maléfiques envahissent-ils mon esprit ?
Je ne peux échapper à ces monstres qui me dévorent vivante.
Pourquoi, en quoi Calalini devrait-il devenir mon paradis perdu ? Mon cauchemar en plein paradis ?
Pourquoi, en quoi Calalini devrait-il devenir mon échappatoire, j’ai le cœur si lourd…

(Pour les intéressés, vous pouvez trouver la chanson originale à ce lien)




(Ci-dessus, une illustration représentant la schizophrénie, issue du compte Tumblr de Chloé Langlet) 


lundi 4 mai 2020

Légendes et mythes d'Afrique - Mami wata

Considérée de manière générale comme l'une des plus puissantes divinités africaines, Mami wata est une entité aquatique à la fois vénérée et crainte par des dizaines de tribus d'Afrique. Bien qu'elle soit révérée par des peuples aussi divers que les Igbo du Nigeria, les Ewé du Bénin, les Bamiléké du Cameroun ou encore les Kongo, son apparence reste globalement la même. Ainsi, Mami wata est communément représentée sous la forme d'une très belle femme à la peau noire, aux yeux grands et brillants, et parée de bijoux aveuglants. Du fait de son affiliation à l'eau, il arrive également que son corps soit dépeint comme étant à cheval entre celui d'un poisson et d'une femme, à l'instar de nos sirènes occidentales.

Pour toutes ces tribus, Mami wata symbolise l'équilibre entre les ténèbres, le divin et le mystérieux. Un équilibre a priori archaïque et millénaire, véhiculé par une divinité dont la trace remonterait aux premières sociétés africaines. Le mythe de la création Dogon, racontant l’histoire de la déesse, retrace son existence à plus de 4000 ans.

Par ailleurs, les mythes mésopotamiens parlent aussi de la grande déesse de l’eau dans leur histoire de la Création, ici connue sous le nom de "Mami Aruru" ou "créatrice de la vie". Le nom "Mami wata" semble être venu ensuite, porté par la langue copte éthiopienne. Le mot "mama" étant utilisé pour décrire la vérité et la sagesse et le terme "uat-ur" signifiant "océan".

Ni bonne, ni foncièrement mauvaise pour la plupart de ceux qui croient en son existence, la divinité incarne à la fois le bien et le mal. Mami wata apparaît également dans les croyances chrétiennes de certaines parties d'Afrique, où elle est cette fois dépeinte comme étant presque exclusivement malfaisante, à la manière de nos démons occidentaux.
En écho à cette différence de perception vis‐à-vis de la divinité, la plupart des traditions et légendes entourant celle-ci divergent drastiquement en fonction des tribus.

Pour les peuples des deux côtés de l'Atlantique, l'esprit enlèverait ses adeptes ou des gens au hasard alors qu'ils nagent ou sont en bateau. Elle les emmènerait dans son royaume paradisiaque, dont la plupart des tribus s'accordent à dire qu'il se trouve sous l'eau. Si elle venait à les autoriser à partir, les captifs reviendraient sur la terre ferme dans des vêtements secs et dotés d'une intelligence nouvelle. Ils finiraient souvent par s'enrichir, et deviendraient séduisants et plus faciles à vivre.

Parallèlement, selon une tradition nigériane, un homme adepte du culte pourrait rencontrer Mami wata sous la forme d'une belle prostituée. Après l'acte, la divinité lui apparaîtrait sous sa véritable apparence et lui demanderait de lui jurer fidélité et de garder le secret à son sujet. S'il acceptait, la fortune et la santé lui seraient accordées. Sinon, la ruine s'abattrait sur sa famille, ses finances et son travail.

Chez les Bamiléké, une autre légende veut que la déité pourrait marquer un nouveau-né avec une extension spirituelle d'elle-même, qui guiderait et suivrait l'enfant jusqu'à son mariage, voire parfois jusqu'à sa mort. La mission de l'esprit ainsi issu de la déesse serait de pousser son hôte à faire les "bons" choix, notamment dans sa vie amoureuse. Dans le cas où celui-ci s'opposerait frontalement aux directives de l'entité, cette dernière entrerait dans une violente crise d'hystérie via l'hôte lui-même, rappelant la plupart des cas de possession démoniaque ayant pu être décrits en occident. Selon cette tradition, il est également d'usage de poser une bassine remplie d'eau à côté du lit avant de dormir, afin de permettre à l'esprit, issu d'une divinité aquatique, de profiter d'un repos convenable.

D'autres récits affirment également que les femmes qui ne sont pas humbles parce qu’elles sont dotées d’une beauté incroyable seraient repérées par Mami wata, et rendues stériles jusqu’à ce qu’elles compensent la déité.

Malgré ces disparités de traditions et de légendes accompagnant l'entité, le culte de la divinité par ses adeptes semble s'effectuer de la même manière dans la plupart des zones géographiques où il a lieu. Il consiste en des danses accompagnées de musique, que les adeptes effectuent jusqu'à entrer en transe. La déesse les possède alors et leur parle, permettant à ceux-ci d'intercéder diverses faveurs auprès d'elle. Les offrandes sont également importantes : Mami wata appréciera de la nourriture et des boissons, surtout de l'alcool, des objets odorants comme de la pommade ou de l'encens, et des biens précieux, bijoux et pierreries. Aujourd'hui, les adorateurs modernes offrent couramment des biens manufacturés, des bijoux de créateurs voire, plus rarement, du Coca-cola et autres denrées du même genre. Néanmoins, pour ceux qui seraient étrangers au culte de l'entité, il existerait d'autres méthodes pour établir un contact avec cette dernière, monnayant un certain prix.

En cherchant bien sur le net, on peut trouver plusieurs témoignages où est mentionnée la divinité, mais dans lesquels le doute sur son existence subsiste néanmoins.
Celui qui suit a été recueilli sur le site du Centre néo-apostolique des médias africains, et rédigé par un certain Michel Bernier.

"Aujourd’hui, émoi au village. Mami Wata a encore frappé. J’ai en effet appris la mort, dans des circonstances étonnantes, d’un jeune papa, prêtre néo-apostolique jusqu’à l’an dernier, devenu non-croyant.

Voici après enquête, ce que l’on raconte dans le village sur la triste fin de ce monsieur.

Il souhaitait s’enrichir rapidement et pour arriver à ce but, avait pris contact avec un féticheur qui lui a donné des fétiches. Par l’intermédiaire de ces derniers, il est entré en contact avec Mami Wata en rêve. [...] 

Dans ses tractations avec la déesse, l’homme, en échange de la richesse convoitée, devait lui livrer cinq âmes de ses proches parents (en l'occurrence sa mère, sa sœur, sa femme, son deuxième et son troisième fils), en offrant symboliquement un morceau de tissu appartenant à chacun d’eux. Marché conclu. Mais il se trouve que parmi lesdits parents, certains étaient des croyants pratiquants et priants, catholiques ou néo-apostoliques. Par conséquent, le pouvoir de la divinité était sans effet sur eux. 
Ils ne sont donc pas morts et le contrat n’ayant pas été rempli, Mami wata, dupée, s’est retournée contre le monsieur. Elle a fait de sa vie un enfer. Les finances du pauvre homme se sont effondrées. Il a été licencié. Son premier fils et sa fille sont tombés gravement malade, cloués au lit par une fièvre colossale, et en moins de deux semaines, cette dernière a succombé. 

De désespoir, il a donné un sous-vêtement à la déesse, comme pour se sacrifier lui-même. Peu après, il est à son tour tombé malade d’une forte fièvre, et a été hospitalisé. Mais le traitement n’a eu aucun effet. 

Un jour, un infirmier voit une femme inconnue et d'une grande beauté sortir de la chambre du patient, où ne devaient se trouver que celui-ci et sa femme. L’infirmier entre aussitôt dans la chambre, et demande qui est la personne qu'il a vue sortir. L'épouse du patient lui répond que personne n’était là, si ce n’est son mari alité et elle. L’infirmier, superstitieux, invite le malade à retourner en famille pour résoudre les problèmes que la médecine hospitalière ne peut affronter.

L’homme rentre, puis s’affaiblit progressivement. Et finit par mourir, laissant une veuve et 3 enfants.

J’ai poursuivi mon enquête pour déterminer quel degré de foi on accordait à une telle histoire parmi les chrétiens du pays, toutes confessions confondues. Il me semble, même si cela mériterait une étude approfondie, que la majorité croit en Dieu comme puissance bénéfique mais croit aussi à ces histoires de puissances malfaisantes. Quant à la minorité restante, elle soutient que Dieu est tout-puissant et protecteur, et ne croit pas à ces mythologies. 

Pour ceux-ci, notre homme, tout comme sa fille, est simplement mort d’une violente crise de fièvre jaune.

Michel Bernier"


vendredi 1 mai 2020

Le furisode

J’ai un furisode à la maison, un kimono à manches longues porté par les jeunes filles en fleur pour symboliser la jeunesse. Il est aussi de coutume de s'en vêtir dans les mariages japonais. C'est un cadeau que ma mère m'a offert pour mes vingt-et-un ans, et je dois dire que c’est l’une des plus belles choses qu’elle ait pu m’offrir. Il est en satin blanc, décoré de phénix dorés aux ailes pourpres qui s’envolent depuis le bas du kimono jusqu’aux manches.

Quand je l’ai essayé pour la première fois, je l’ai porté avec un obi rouge orné de carpes vertes et jaunes. L’ensemble me semblait parfait, et après m’être pavanée dans la rue, je suis rentrée à la maison pour me préparer en vue d'une session photos dans le jardin.

Mais alors que je me coiffais devant le miroir de ma chambre, j’ai remarqué qu'une tache se trouvait près de l'encolure du furisode, un petit point brun foncé qui se démarquait sur le blanc. J’ai essayé de l’enlever en frottant délicatement le satin avec mon pouce humidifié de salive, mais évidemment, la tache n’est pas partie. Au contraire, les choses ont empiré, l'humidité n'ayant aidé à rien d'autre qu'à l'étaler. Par contre, la tache brune devait être récente, parce qu’en regardant si c'était la seule, j'en ai repéré une autre sur mon obi, en plein sur la queue jaune de l’un des poissons. Immédiatement, je suis allée dans la salle de bain pour la nettoyer, mais rien n’y a fait. Avec l'eau, les taches semblaient juste s’étendre davantage. Horrifiée à l’idée que le tissu reste souillé, j’ai abandonné la prise de photos pour enlever l’ensemble et l’emmener au pressing.

Trois jours plus tard, j’ai pu récupérer le furisode et l’obi. Les employés avaient fait un travail de pro, puisque les tâches avaient disparu, et le satin semblait plus doux et brillant que jamais.

J’étais assez contente du résultat, et je pensais que mes mésaventures allaient s’arrêter là. Mais le soir même, à peine après m’être couchée, tournée contre le mur, j’ai entendu du bruit derrière moi. C’était léger, presque inaudible, comme le bruit d’une étoffe qui frotte contre le sol. Je précise que je vis seule dans mon appart'.

Je ne me suis pas retournée, pas tout de suite en tout cas. D’abord, je me suis mise à réfléchir à ce que je devais faire. Si quelqu’un était dans la pièce, je ne pouvais pas rester immobile à attendre que quelque chose ne m’arrive. Prenant mon courage à deux mains, j’ai saisi mon portable pour le mettre en mode lampe-torche, et me suis brusquement jetée hors du lit, avant de me ruer sur l'interrupteur pour éclairer la chambre.

Il n’y avait rien.

J’ai vérifié chaque pièce, mais personne ne semblait s’être introduit chez moi. En revanche, le furisode n’était plus rangé dans mon placard, mais posé sur la chaise devant le miroir de ma chambre, comme si quelqu’un l’avait porté, s’était assis, et l’avait enlevé avant de s'en aller.

Je l’ai rangé, tout en sachant que quelque chose d’étrange venait de se passer, quelque chose que je ne pouvais pas expliquer de manière rationnelle. Tout ce à quoi je pouvais penser, c'était qu’un fantôme était venu porter le furisode, avant de disparaître quand il m'a entendue arriver, aussi absurde était-ce. .
La nuit suivante, j’ai fait attention à me coucher de façon à voir l'intégralité de la pièce. Depuis mon lit, j’avais une pleine vue sur le reste de ma chambre, et je pouvais voir la chaise devant mon miroir. Je n’ai jamais aimé dormir devant celui-ci, je n’aime pas voir mon reflet la nuit. Ça me donne l'impression qu'il y a quelqu'un en face de moi. Mais cette fois, j’ai pris sur moi pour essayer de surprendre mon fantôme.

J’ai attendu, mais la nuit est passée sans aucune manifestation de sa part.

Je crois qu’il a fallu environ un mois avant qu’il ne se passe de nouveau quelque chose. J’avais décidé de porter de nouveau l’ensemble, mais je n’arrivais pas à retrouver mon obi, même en cherchant dans tous les placards. Pour tout dire, j’avais même pensé l’avoir oublié au pressing quand je l’avais amené, mais lorsque je suis allée les voir, ils m’ont confirmé le fait que je l’avais bien récupéré en me montrant le ticket.

J’étais un peu agacée, cet obi était aussi un cadeau de ma mère et je ne savais pas comment faire pour lui dire que je l’avais perdu. Mais ce soir-là, quand je suis rentrée à l’appart' après être passée au pressing, l’obi était là, sagement posé sur le furisode que j’avais étendu sur mon lit. Je me souviens m’être pétrifiée en le voyant, sachant très bien malgré mon soulagement qu’il n’était pas là avant que je ne sorte. Maintenant, la présence du fantôme me semblait confirmée.

À partir de ce moment-là, j’ai essayé de rentrer en contact avec lui. Je parlais à voix haute, comme s’il me comprenait ou m’entendait. Je prenais soin du furisode, je ne le rangeais plus dans l’armoire, mais j’essayais de le tendre sur un portemanteau pour kimono à la japonaise. L’achat en valait la peine à mes yeux, et j’accrochais le vêtement à un endroit où le soleil ne pouvait pas venir le brûler tout en le protégeant sous une énorme housse en plastique, afin de pouvoir le contempler. Il était un peu exposé à la manière d'une œuvre d’art, et pour sublimer le tout, j’ai accroché l’obi sur un autre petit portemanteau, classique celui-là, qui tenait parfaitement sur le japonais, placé à l’une de ses extrémités.

Je dois dire que je suis assez fière de moi pour cette installation qui est toujours en place, mais depuis quelques temps, je n’ose plus porter le furisode. La dernière fois que je l’ai fait, il y a maintenant deux semaines, j’ai…

En fait, je fais de la calligraphie, et comme je me suis dit que le fantôme devait forcément être japonais, j’ai essayé d’écrire des kanjis sans vraiment savoir ce que je faisais à l’aide de Google traduction. J’ai laissé en vrac mes quelques feuilles griffonnées sur le bureau et, décidée à faire des photos vêtue du furisode, je m’en suis habillée avec l’obi avant de partir pour la session. À mon retour, tout semblait normal, et j’étais très contente du travail du photographe. Je me suis déshabillée en mettant tout en plan sur le lit, et ai mis une tenue plus confortable, Mais pendant que je me démaquillais dans la salle de bain, j’ai entendu un bruit d'objet qui tombe en provenance de mon espace de travail.

Je suis aussitôt allée voir ce que c’était, pour m'apercevoir que mon encre de Chine était tombée. Il y en avait partout sur mon bureau et sur le sol, mais ce n’est pas ce qui m’a le plus choquée. Non. Ce qui m’a glacé le sang, c’est de retrouver l'une de mes notes couverte d’empreintes.

 

On aurait dit que quelqu’un s’était acharné à déverser sa colère sur cette feuille. Étrangement, c’était celle où j’avais essayé d’écrire quelque chose qui m’était venu en tête à un moment où j’étais d’humeur un peu sombre : « Il y a deux raisons de vivre, pour effacer son âme ou la détruire. »

Je ne sais pas si c’était la façon qu'avait le fantôme de me dire qu’il n’était pas d’accord avec mon idée du moment. Mais personnellement, je voyais cet acte de dégradation comme l'expression d'un mécontentement par rapport au fait que j’avais osé porter à nouveau le furisode, malgré ce que je supposais être les avertissements de son ancienne propriétaire.

Depuis, je ne l’ai plus porté, il reste en exposition sur son porte-kimono. De toute façon, même si je voulais le porter, je ne pourrais pas car je ne retrouve plus mon obi. À la différence de la dernière fois, je ne le cherche pas. Je sais qui doit le cacher, et même si j’ai envie d’en savoir plus à son sujet, j’ai peur de me frotter à elle, la violence de sa dernière manifestation n'aidant pas.

Malgré tout, je n’ose pas me séparer du furisode, il s’agit pour moi d’une preuve qu’une vie après la mort existe. L’abandonner signifierait que je ne serai pas capable de faire face à une telle révélation, car depuis, je vis ma vie autrement. Je me sens libre face à la mort.

Je compte toujours essayer de communiquer avec ce fantôme. Je sais que ce ne sera pas facile sans le provoquer grâce au kimono puisqu’il ne se manifeste que lorsque j’y touche, mais j’ai envie de mettre en place une relation cordiale entre lui et moi. Quelque chose qui me permettrait d’en savoir plus sur l’au-delà, et peut-être que j’y parviendrai. Quitte à en faire potentiellement les frais, car je suis confiante, et compte garder ce furisode jusqu’à la fin de mes jours.

Edit :

Cela fait quatre jours que j’ai envoyé cette réponse à la question : « Avez-vous déjà été témoin d'expériences surnaturelles ou paranormales ? »  

 J’ai essayé de faire selon vos conseils, et je n’aurais jamais dû les suivre. J’ai posé le furisode sur la chaise devant le miroir à deux heures du matin avec la note que le fantôme a barbouillée, comme vous me l'avez indiqué, et depuis, j’entends systématiquement le bruit de l’étoffe la nuit. Ça ne me dérangeait pas plus que ça, du moins jusqu'à maintenant. Ce matin, j’ai retrouvé l'obi sous mon lit, éclaboussé de taches brunes qui mouchetaient le sol tout autour. Je ne sais pas pourquoi le fantôme a réagi comme ça, mais je commence à hésiter à garder le furisode. Est-ce que vous savez comment parler avec les morts tout en restant en sécurité ? Je m’inquiète un peu…

Edit 2 :

Vous vous êtes moqués de moi. C’est devenu pire. Je retrouve des taches sur tous mes vêtements ces temps-ci, et quand j’ai remis le furisode sur son porte-kimono l'autre jour, une odeur épouvantable s’en est dégagée, comme si quelque chose était en train de pourrir à l’intérieur. Ce matin, je me suis réveillée en faisant face au miroir et j’ai cru y voir quelque chose d'autre que moi. Ce qui se passe dépasse mes compétences, mais je ne pourrai jamais me débarrasser du furisode… Quelque chose m’en empêche, je me sens en colère contre moi-même dès que j’y pense. C’est peut-être parce que ce serait humiliant pour moi de me laisser intimider par quelque chose qui me voudrait du mal. Alors, je refuse de le jeter. Ce furisode est à moi et il le restera.

Ce fantôme pourra essayer ce qu’il veut, ça ne marchera pas, je ne me laisserai pas faire. Et n’essayez pas non plus de me dire de me débarrasser de l'objet, vous ne l’aurez pas.

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