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Vous l'avez remarqué, le site est à l'arrêt. Nous sommes toujours derrière, mais nous devons discuter de la suite et ne pouvons plus publier en attendant.

Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

Vous voulez trouver toutes nos plateformes, ou vous êtes curieux de savoir quels médias parlent de CFTC ? Tout est sur notre Linktree !

mardi 1 novembre 2011

LSD Dream Emulator

Bonjour,

Je souhaite tout d'abord vous informer que ce qui suis est un sujet particulièrement sensible. C'est par le plus grand des hasards que je suis tombé sur votre concours concernant le jeu LSD dream emulator. Je ne vais pas vous le cacher bien longtemps : j'ai des révélations dont vous allez pouvoir profiter, si j'ose m'exprimer ainsi. On dit que l'occasion fait le larrons, en France. Eh bien, je saisis l'occasion qui m'est offerte et croyez-moi, j'ai bien tourné sept fois ma langue dans ma bouche avant d'oser développer ce texte. Il faut que ça sorte. Ils essaient tous de camoufler la vérité depuis bien trop longtemps. J'entends par ce « ils », certains développeurs psycho-manipulés qui ne manqueraient pas de se reconnaître s'ils lisaient ce que je vous conte. Je ne peux pas garder tout le poids des morts sur ma conscience déjà chargée d'une vie étrange. Je vais me défausser sur vous mais avant, je dois vous avertir que le choc risque d'être particulièrement rude. Ne lisez la suite de mon histoire que si vous avez la force mentale nécessaire, je vous en conjure.

Les avertissements passés, je dois vous informer que vous n'apprendrez ni mon nom, ni mon âge, ni quoi que ce soit d'autre sur moi sauf que j'ai travaillé sur l'élaboration de ce jeu et que mon patronyme figure dans les crédits. C'est peu après avoir achevé ces crédits que j'ai pris la décision de quitter le pays. Pour la forme, je vais adopter un pseudonyme Français : Ambremort. Nous avons assez discuté, je crois qu'il est temps de rentrer dans le vif du sujet.

J'ai travaillé au sein du studio de « mercenaires » qui a développé ce titre. Je n'ai jamais vu une équipe aussi restreinte pour l'élaboration d'un jeu vidéo. Quoi qu'il en soit, Asmik Ace Entertainment a accouché d'un bébé dont la majeure partie d'entre nous se serait bien passée. À l'heure actuelle, LSD Dream emulateur passe pour une curiosité artistique et vidéoludique aux yeux du monde. Bref, tout a commencé de la manière la plus banale qui soit : un différent lors d'une petite réunion de routine. Par chance, j'étais assez haut gradé pour y participer physiquement et en présence de notre vénérable chef et de ses acolytes de bas étages. Nous devions y exposer nos différentes idées puis finalement, nous sommes tombés d'accord afin d'utiliser les rêves que l'un des notre a consigné dans un cahier depuis quelques longues années. Évidemment, on en a rajouté un peu; à l'image de l'éléphant rose et des monuments disséminés. Là où nous ne sommes pas tombés d'accord, c'est sur les cauchemars. Voyez-vous, au Japon, il existe un rite lorsque l'on réalise une œuvre culturelle liée à l'horreur. Elle est assez conséquente et je ne vais pas m'étendre sur le sujet. Tâchez de vous renseigner. En revanche, sachez que celui-ci n'a pas été pratiqué en raison d'un soi-disant « thème ». Mon honorable patron me répétait sans cesse que mon anxiété était inutile et qu'elle nuisait au travail de mes collaborateurs. Il disait aussi que l'horreur n'était pas le thème principal de ce jeu et que le rite était absolument ridicule dans ces conditions. Je vous laisse deviner ce qui suit logiquement : nous avons été maudits.

Pour la petite histoire, les développeurs de Silent Hill ont commis la même erreur et l'ont payé d'une manière amoindrie. Ils ont subi de simples poltergeists accompagnés de cris effroyables secondés par des cavalcades invisibles dans leurs bureaux. J'ai même entendu dire que certains monstres étaient le résultat de visions diaboliques lors de siestes au bureau. Quoi qu'il en soit, nous leur avons joué le rôle de précurseur.

Lorsque nous avons débuté notre travail, nous avons tous soigneusement évité de reparler de toute cette histoire. Les premiers jours, j'ai constaté des bizarreries anodines comme un café qui se renverse seul sur un clavier d'ordinateur. Un texte qui s'efface mot par mot juste devant mon nez. Un ventilateur qui fonctionne sans être branché ! Un de mes collègue s'en est aperçu en voulant utiliser une prise de courant. Nous avons été stupéfaits mais le temps de tourner la tête, les pales étaient déjà immobiles. Nous avons alors imputé, malgré nous, un tas d'événements louches à des banalités hasardeuses. Un courant d'air qui claque bruyamment une porte mais ne fait pas envoler la moindre feuille. Ce n'est pas le genre de vent qui décoiffe un cheveu sur la tête d'un chauve. Autre exemple atypique, l'explosion de la fenêtre du hall a été attribué à un gros Hashibutogarasu ( sorte de corbeau local ) un peu trop agressif. Il est vrai qu'en sortant, nous nous faisions agresser par les oiseaux de manière récurrente. La standardiste de l'immeuble à même eu le bras troué par un coup de bec mal placé. Puis les phénomènes se sont accentués peu à peu. Une nuit, les ascenseurs sont devenus complétement fous. Ils montaient puis redescendaient à leur vitesse maximale et personne n'était à leur bord. J'ai eu l'occasion de visionner les bandes de surveillance et j'ai pu y voir un veilleur de nuit débordé qui ne savait plus comment réagir face à un tel phénomène. Pourtant, lorsque les pompiers sont arrivés, tout s'est subitement calmé. On aurait pu jurer que rien ne s'était produit. Le matin même, j'ai préféré emprunter les escaliers comme bon nombre de mes collaborateurs. Mais ce que je vous dis là, ce n'est encore que de la merde par rapport à la suite des événements. Pendant les trois premiers mois, il n'y a pas eu d'agression physique directe ni de cas de possession. Nous nous sommes cantonnés à tout ce que j'ai pu vous citer ci-dessus. Je ne compte pas énumérer les petits tracas paranormaux car la suite est beaucoup plus intéressante. Nous avions franchi un pallier.

Lorsque nous abordâmes les premiers travaux sur les cauchemars, ce fut comme un déclencheur. Tous les membres de l'équipe étaient formels : une sorte de cadavre ensanglanté rôdait dans les couloirs. Nous étions tellement terrorisés qu'il nous fallait franchir les courtes distances en étant accompagnés. J'ai eu l'occasion de le voir, ce monstre. Cette horreur s'est déroulée en présence de mon ami Benkei. C'était la fin de notre journée et nous étions parmi les derniers à bosser d'arrache-pied. Nous avions pris beaucoup de retard sur notre travail. Aussi, quand nous sommes partis, nous sommes passés par les escaliers. La lueur du crépuscule peinait à éclairer les recoins malgré le vitrage à l'américaine. Le pire étant que l'éclairage ne fonctionnait plus. L'interrupteur était sorti du mur et ses fils dénudés. Je n'ai pas voulu m'attarder quelques minutes de plus dans ces bureaux de la mort. Je suis humain après tout; les autres pouvaient bien se débrouiller et ils étaient surtout assez nombreux pour assurer leurs arrières. Ne vous faites pas une mauvaise image de moi : je suis juste franc. Nous étions donc en train de descendre marche par marche quand tout à coup, Benkei hurla à la mort. Un frisson me parcourut le corps puis il ne me quitta plus. Je le voyais fixer un pan de mur situé derrière moi. Il semblait tétanisé et ne me délivra pas un mot. Pas un souffle, plus un bruit. Je pouvais lire la frayeur dans ses yeux comme dans un livre ouvert. Ses lèvres tremblaient et il ne parvenait plus à articuler. Je mis un temps infini à pivoter pour finalement ne rien percevoir qui vaille une telle réaction. J'ai pensé à une blague bien orchestrée et lorsque je me suis tourné vers mon ami, je l'ai vue. Cette entité rampante, sanglante, mi-humaine mi-animale. Benkei était paralysé. Moi, j'ai senti ma respiration se bloquer à la vue de cette monstruosité. Accrochée un mur, elle défiait les lois de la gravité. J'ai du mal, encore aujourd'hui, à trouver les mots pour vous la décrire. Cette créature arborait une chair nue particulièrement sanguinolente comme un lapin auquel on aurait retiré son pyjama de peau sans le tuer au préalable. Son dos, quant à lui, avait subi une rotation de 180 degrés. Cette horreur s'en accommodait bien pour ramper sur le mur et y apposer sa trainée sanglante comme un escargot pouvait le faire à l'aide de sa gluante bave. Son crâne était difforme, chauve et allongé jusqu'à me faire penser aux fameux aliens de Roswell. Le visage semblait identique à un crâne humain mais à la différence qu'il lui manquait la partie basse de la mâchoire, brisée puis sectionnée. D'ailleurs, cette monstruosité n'avait pas de cou; la tête placée directement entre deux épaules musclées. Son regard violacé, elle l'avait braqué dans le mien. Malgré la stupéfaction liée à cette rencontre, un digne élan de courage s'était emparé de mon corps et j'ai pu attraper Benkei par le bras pour l'obliger à dévaler les marches. C'était épique et je pense avoir pris la bonne décision. Nous avons pu nous échapper mais nous sommes restés unis. Benkei m'a invité à passer la nuit chez lui. Je me rappelle juste que sa femme et ses deux filles n'étaient pas très ouvertes sur le sujet.

À partir de ce jour, la pression monta encore d'un cran et les apparitions furent longue, quotidiennes et encore plus terrifiantes. Notre chef de projet a même été témoin de tout cela mais trop tardivement pour agir. Oui, il était trop tard ! Nous étions condamnés à achever notre travail dans ces conditions. Désormais, des visages apparaissaient un peu partout et n'importe quand. Dans du thé, dans le reflet d'une fenêtre, dans une ombre ou encore dans l’entrebâillement d'un shôji mal fermé. Pour information, un shôji est une porte coulissante Japonaise traditionnelle. Puis surtout, il y eut deux problèmes majeurs qui ont encore aggravé la situation. Jissei, un développeur, s'est donné la mort par un jumonji-giri durant le mois de juin. Le groupe entier a été moralement dévasté par cette macabre nouvelle. Il laissait une veuve à laquelle il avait destiné une lettre pour expliquer son geste. Je n'y ai jamais eu accès. Des rumeurs angoissantes circulaient sur son travail. Ce pauvre pantin aurait caché de véritables photographies de cadavres fraîchement déterrés. La seconde grosse complication se résuma au fait que les esprits ne se cantonnaient plus au bureau. Ils nous suivaient où que nous allions. Benkei me proposa d'emménager chez lui le temps que nous finissions notre travail. Sa femme et ses deux filles ne s'opposèrent pas à cette offre. Au contraire, elle en furent ravies. Il y en avait bien pour un mois au maximum. N'ayant rien à perdre et n'ayant surtout jamais trouvé la perle de rosée qui m'accompagnerait pour la vie, j'ai accepté. La solitude ne me sied guère quand la menace se fait mortelle.

Les jours suivants furent marqués par la folie de deux de nos collaborateurs. Un graphiste très peu loquace avoua avoir caché des images de meurtres et de tortures trouvées par hasard, selon lui, sur son propre ordinateur. Il a fini congédié et nous n'avons plus jamais entendu parler de lui. L'autre malade avait sauvagement agressé Kenshi, une jeune femme aux yeux pétillants et au sourire charmeur. Cette pauvre fille, ce démon la mordit profondément au bras, à la cuisse puis vers la jugulaire avant que je ne le maîtrise moi même avec l'assistance de trois collègues. Nous fûmes obligés de le faire évacuer par des forces de police en le ligotant au préalable. Ce fou furieux n'arrêtait pas de hurler qu'il allait nous dépecer vifs avec une voix rauque et dédoublée, une vraie voix d'outre-tombe. Il m'a même administré un coup de poing sur la tempe qui m'a sonné pendant quelques minutes. Durant ce laps de temps, j'ai aperçu des visages dans tous les recoins de la pièce. Ils riaient, ils s'amusaient de nous. Dès ce jour, j'ai commencé à entendre des chuchotements tout comme Benkei et les autres membres de notre équipe. Ces sons n'étaient pas ambiants, non, ils étaient enfouis dans nos têtes. Certains comprenaient des phrases puis les exécutaient. Moi, je n'ai jamais coopéré avec ça. Les phénomènes ont alors redoublé d'intensité et des nouvelles apparitions du monstre aux yeux mauves ont perturbé notre travail jusqu'à la fin. C'est là que nous en sommes arrivés aux crédits et que nous avions officiellement achevé notre tâche. J'assistais à la dernière conférence en compagnie de Benkei et de Kenshi. Nous rendîmes tous un dernier hommage à Jissei avant de voir notre chef de projet présenter le jeu au grand patron de la firme. Celui-ci, au courant de la situation, suait à grosses gouttes. Je suppose que nous nous attendions tous à un événement traumatisant car tous les regards que je croisais étaient chargés de peur et de repli sur soi-même. Je ne vais pas vous mentir, la première heure s'est admirablement bien déroulée. Pas une ombre au tableau. Nous étions subitement en confiance jusqu'à ce que nous arrivions à votre capture d'écran du marin que j'ai d'ailleurs moi-même intégré au jeu.


Il est normalement impossible d'attraper ce fantôme. Et pourtant, à ma grande surprise, c'est ce qui est arrivé. Le joueur, qui n'était d'autre que le grand patron, a touché le spectre censé disparaître mais le décor le changea pas. Dès cet instant, j'ai senti mon estomac se nouer. Les visages venaient de réapparaître dans les dalles du plafond. De petits résidus tombaient comme si nous subissions un tremblement de terre. Des éclats de voix s'élevèrent au sein de nos rangs terrorisés. Benkei grimaçait tandis qu'une main se déployait au niveau de son entre-jambe. Il se mit à hurler comme un fou lorsque je la lui fis remarquer. Le battement de ses jambes n'y changea rien, il fut attrapé et immobilisé sur sa chaise. Bientôt, Benkei ne fut plus le seul à clamer toute son horreur. Tous les autres membres de l'équipe l'imitèrent pour créer un vacarme de pleurs et supplications totalement assourdissant. J'ai bien tenté de me lever mais une force glaciale remontait le long de mon corps pour me maintenir dans la même position. Il me fut rapidement impossible de bouger la tête ou quelconque autre partie de mon corps. Je devais fixer l'écran, nul autre choix. Notre vénérable patron avait disparu. À la place, j'ai pu voir le monstre rampant croisé dans les escaliers la fois dernière. Il se tenait debout, face à l'écran géant en nous fixant tour à tour avec son monstrueux regard violacé. Un sang ocre mélangé à une salive abondante dégoulinait le long de son corps dépourvu de peau. Le montre éteignit toutes les sources de lumières excepté l'écran géant qui nous agressait littéralement les yeux. C'est à cet instant que j'ai constaté avec horreur qu'un homme avait pris la manette et jouait à la place de notre cher président. Malgré la pénombre, je parvins distinguer un profil aussi familier que désormais abominable. Il s'agissait de Jissei, notre collaborateur éventré quelques mois plus tôt dans des circonstances teintées de mystère. Comble de l'effroi, il s'agissait bel et bien de son corps en état de décomposition alors nous avions tous pu assister à son incinération. Je me rappelle encore de sa veuve éplorée, de son frère étreignant sa sœur pour la consoler ainsi que de son père se cachant le visage entre ses mains. Ces images m'ont marqué.

Quand on apprend la mort de quelqu'un, on ne s'attend pas à le revoir de sitôt. En outre, J'ai vite réalisé que le monstre passait entre les rangs pour vérifier si l'on ne fermait pas les yeux, du moins, c'est ce que j'ai préféré déduire. Le personnage principal, contrôlé par notre défunt ami Jissei, errait vraisemblablement sans but dans la cité de la peur. Pas de faucille ni de marteau mais un port puis mon marin. Cela me surpris terriblement puisque nous étions déjà passé par cette phase. L'expérience se renouvelait pour plonger plus profondément dans l'horreur. J'avais scripté et intégré notre explorateur des mers et donc, jamais je n'aurais crû cela possible. Alors qu'il était censé s'éclipser dès que le joueur fonçait sur lui, notre brave loubard était resté arrimé dans sa position initiale pour la deuxième fois consécutive. Le conséquences furent cependant différentes. Le principe du jeu étant qu'un contact suffit pour une téléportation, je vous laisse imaginer ma surprise lorsque je découvris un monde parallèle. Nous nous retrouvâmes dans une sorte de grande salle des trophées aux murs fins et sphériques. Et oui, figurez-vous que cette pièce était ronde; entièrement ronde à l'image du bureau des présidents américains dans la maison blanche. Les murs étaient également blancs. Seulement, c'était un blanc sale voire un petit gris timide et huileux. Il y avait des tâches jaunâtres et orangées impossible à identifier. La structure n'offrait pas de coins, même au plafond. Nous avions, du moins, j'avais l'impression de me trouver à l'intérieur d'une coquille d'œuf vidée puis coupée en deux et finalement posée négligemment sur une plaque de bois. Sans prévenir, un cris strident retentit. J'en rechercha l'origine avec le secret espoir de ne jamais la localiser. Mes recherches furent vaines mais bien vite, un nouveau hurlement m'aiguilla vers l'écran, ce qui fut une forme de soulagement. Le personnage principal fit des tours sur lui même de plus en plus rapidement tandis que les cris reprirent de plus belle. La vitesse maximale autorisée par le jeu fit figure de formalité. Elle continua de s'accroître encore et encore. J'en étais sûr, ces cris n'étaient pas spécifiques au jeu. Du coin de l'œil, je pu percevoir de très nombreuses formes virevolter dans la pénombre. Leur mouvement saccadé me fit penser à une tribu de morts-vivants décharnés. Je n'osa pas me concentrer sur eux mais sur l'écran où visiblement, les choses se calmaient. Les cris, bien que toujours présents, étaient devenus indépendants. Ils ne cessèrent jamais. Nous venions de franchir un cap techniquement hallucinant dans le réalisme. Impossible, pour l'époque, d'atteindre un tel degré de perfection. J'avais l'intime impression qu'il s'agissait plus d'un photo-montage que de notre jeu vidéo. Je vais vous avouer qu'au bout d'un moment, on atteint le paroxysme de l'horreur. Lorsqu'on y parvient, impossible d'aller plus loin mais impossible de l'oublier. Vous êtes marqué à vie.

J'ai longtemps hésité à vous raconter tout ça mais puisque j'y suis, autant me lancer dans cette folie. Le jeu a totalement perdu sa virtualité et je me suis retrouvé plongé dedans en tant que héros principal. Je me déplaçais à ma guise dans cette coquille. Les cris persistants étaient toujours aussi tenaces bien que réduits à une forme de bourdonnement dans mon crâne. Des images de meurtres et de tortures agrémentaient désormais cette salle autrefois vide. Je pu y voir un homme dont le haut du corps avait été dépecé puis transpercé de part en part. Il gisait dans un flot de sang bizarrement animé. A côté, il y avait une jeune femme assise sur une banquette de métro. Son corps, jambes croisées et mains sur les cuisses, n'inspirait aucune crainte. En revanche, sa tête avait été tranchée et son sang dégoulinait lentement sur le fauteuil. Cette même tête siégeait sur la banquette voisine, son visage définissait le terme horreur avec zèle. À ma grande surprise, une giclée manqua de m'asperger. L'image suivante me plongea au sein d'un carnage sanglant où des corps mutilés s'entassaient dans une poubelle anonyme d'une grande rue américaine. Ces photos n'étaient pas seulement réalistes, elles étaient réelles. Aussi, tout à coup, la coquille se brisa et laissa entrer une terrifiante lumière noire totalement indescriptible. Cette chose qui entrait mangeait littéralement la lumière à la manière d'un trou noir. Je fus subitement aspiré hors de mon corps dans un flot de sang auquel je tournais le dos. J'y fus réinjecté avec autant de gerbes sanglantes à l'allée. Nul doute que je devais être en piteux état. Le noir me submergeait totalement et pourtant, je pouvais me voir comme si je me trouvais sous un lampadaire. Pas d'ombre, du sang et les ténèbres environnants; un programme enivrant. J'eus l'occasion de me contempler dans le reflet d'une tâche d'hémoglobine. Mes yeux étaient extirpés de leurs orbites et un liquide noir impossible à identifier semblait se dégager de ma bouche aux lèvres bleutées. La joue gauche n'était plus qu'un sombre trou duquel s'écoulait également le fluide putride. Je devins hilare, peut être même fou. Nous sortîmes tous de la conférence dans un silence de mort. Je n'entendis plus jamais parler de ce jeu jusqu'à aujourd'hui, jour où je dicte ce message. Puisque la folie me tient, je vais vous faire l'honneur d'en savoir plus :

Mon nom est Ambremort, je vis à Paris et je suis aveugle. Je me suis crevé les yeux pour ne plus jamais revoir un tel spectacle de monstruosités. Comment j'ai pu taper ce texte ? En fait, Je n'ai fait que l'énoncer. Ce n'est pas moi qui l'ai noté, c'est eux … On ne se moque pas d'eux impunément !

Rappelez-vous en ! Vous aussi vous serez maudits à la lecture de cette histoire morbide ! Rappelez-vous en ! On se moque d'eux qu'une fois ! Aurez-vous l'audace et la perfidie d'essayer d'attraper mon pompon de marin ? Ils sont tout autours de vous ! Oseriez-vous maintenant ?!

Auteur : Ambremort

Première pasta sur LSD Dream Emulator reçue pour le concours d'Halloween, comme promis, elle a méritée sa place.

Pour le fun : Roger la poupée

Roger, aussi appelé Roger the Doll (Roger la poupée), Roger the Pervert Doll (Roger la poupée pervers), ou Roger the Pedo Doll (Roger la poupée pédophile) ; était une poupée qui appartenait autrefois à Jean-Eudes De la marée noire, un peintre et auteur de Key West en Floride.

Jean-Eudes l'a reçu en 1904 par un clown qui, d'après la légende, connaissait Bill le bègue et un certain George et ne se plaisait pas au sein de la famille. Peu après, il devint clair que quelque chose n'allait pas avec la poupée. Les parents de Jean-Eudes disaient que Jean-Eudes touchait parfois sa poupée à l'endroit intime et qu'elle semblait lui répondre joyeusement. Bien qu'ils pensaient que c'était Jean-Eudes qui répondait avec sa propre voix changée, ils ont cru plus tard que la poupée lui répondait réellement.

Les voisins disaient avoir aperçu la poupée bouger de fenêtre en fenêtre quand la famille était de sortie. La famille De la marée noire juraient que parfois la poupée disait " Coucou ! Tu veux voir ma b*** ? " et qu'ils l'auraient vu du coin de l'oeil courir d'une salle à l'autre. Une nuit, Jean-Eudes aurait hurlé, et quand ses parents ont couru à sa chambre, ils auraient vu les meubles renversés et Jean-Eudes, tout nu, dans son lit, terrifié, leur criant "Ce n'est pas moi ! C'est Roger qui a fait ça !". En outre, des invités ont juré avoir vu l'expression faciale de Roger changer devant leurs yeux.

Quand Jean-Eudes mourut en 1974, la poupée est restée dans le grenier jusqu'au jour où la maison fut rachetée. La nouvelle famille avait une fille de 10 ans qui devint la nouvelle propriétaire de Roger. Ce ne fut pas long avant que la fille commence à crier certaines nuits, disant que Roger avait bougé et même essayé de lui toucher les fesses à de multiples occasions. Plus de 30 ans plus tard, elle continue de dire que la poupée était vivante et qu'elle voulait la violer.

La poupée déménage annuellement du Old Post Office and Customhouse en Octobre, et les employés du musée disent que d'étranges phénomènes surviennent durant cette période.

Les individus qui désirent voir Roger au Fort East Martello Museum et prendre une photo de lui, ils doivent, d'après la légende, demander poliment à la poupée, et si elle refuse (en souriant sournoisement) et que l'individu prend quand même la photo, alors la poupée lance une malédiction sur lui et sa famille.
Auteur : Rob Nukem

Parodie de la pasta " Robert la poupée " que j'ai imaginé avec un de mes Private Joke concernant le prénom Roger et qui rend hommage au mème français tiré d'une émission de Complément d'enquête, à la seconde Interview à la con de Patrick Saucisse Jaune (De la marée noire étant le nom de famille d'un des protagonistes nommé Jean-Edouard qui intervient dans la fameuse interview à la con.), à " Ça " de Stephen King (Le clown, Bill le bègue et George.) ainsi qu'à Angel-chan concernant un Running Gag. (Cf : Le touché de fesses via la commande " /me " sur la CB (Chatbox) du forum Bribes Perdues ou sur MSN.)

dimanche 30 octobre 2011

Pour le fun - Joyeux Halloween

Bon, le costume n'est pas
encore au point... N'empêche
que le vieux de la télé, lui,
est bien creepy, lui...
Joyeux Halloween à tous les fans de creepy !!

Pour fêter l'évènement, voici en cadeau un masque smiledog à découper soi-même ! Bien utile si on a pas de costume à se mettre !
(Perso, j'ai pas ce problème, je me suis déguisé en Slenderman cette année, voir photo ci-contre. :p )

Téléchargez le masque ici !

samedi 29 octobre 2011

Resident Evil 4 : Christmas Morning

Je sais pas du tout pourquoi j'écris ça. Je comprend pas pourquoi je m'inflige ça, de replonger en détail dans ces souvenirs horribles.
Je crois que j'ai juste besoin qu'il reste une trace de ça. Que je n'emporte pas cette histoire dans ma tombe. A défaut de l'avoir raconté dans mon entourage, je vais le raconter à des inconnus.
Vous ne me croirez probablement pas, mais sachez que que ça a existé. Que ce genre de chose existe, même si vous préfèrerez que non.

C'était, il y a genre un an. Je cherchais sur internet des roms de jeux Wii sur des forums anglophones, quand je suis tombé sur un lien bizarre. Il redirigeait vers un site allemand je crois dont j'ai heureusement oublié le nom, et proposais ce qui semblait être des hacks de jeux pour Wii crackés. Ça m'avait l'air pas mal. Je m'en suis téléchargé une dizaine, que j'ai gravé sur un CD pour y jouer avec ma Wii.
L'ensemble était assez marrant, bien que je ne comprenne rien aux textes. Il y avait un Super Mario Galaxy hardcore où il y avait dix fois plus d'ennemies que dans le jeu original, un hack de Super Smash Bros Brawl avec des niveaux inédits et d'autres hacks un peu foireux. Bref, des trucs très classiques. Puis j'ai essayé un hack intitulé "residentevil4: Chrismas morning", un hack apparemment assez récent selon la date.

Le nom, "chrismas morning" était un peu bizarre, mais pas plus que les noms d'autres hacks. Je m'attendais à trouver un hack un peu naze d'une maison avec des décorations de Noël et des centaines de zombies. Il n'y avait pas de description sur le site, et puis, de toute façon, j'aurais rien compris( c'était un site allemand je vous rappelle). Mais le nom en anglais me faisait penser à un hack en anglais, l'un des seuls du site. C'est pour ça que je l'avais téléchargé. Bordel, si j'avais su.

Je lançait le jeu, donc. Apparemment, pas de changements à l'écran titre. Même musique, même écran, mêmes icônes. Même en lançant le jeu, les mêmes cinématiques sortaient. Je commençais à penser que ce hack était une blague débile, à mesure que le jeu se déroulait, sans aucun changement avec le jeu original. Même après toutes les cinématiques d'intro, pas de changement, au détail près que je n'avais rien dans mon inventaire, mis à part un pistolet et une seule balle. Je prend donc en main le jeu, vais parler au chauffeur qui nous envoie chier, comme d'hab, et rentre donc finalement dans la maison où l'on rencontre normalement le premier zombie après une animation. Ben là, pas d'animation, pas de zombie. La maison est vide. Même le placard censé être remplis de crânes humains n'y est pas, remplacé par une bête texture marron. Je vais pour sortir, mais bizarrement, je n'y arrive pas. L'animation d'ouverture de porte ne se joue même pas. Je vais voir à l'étage si je peux pas sauter par la fenêtre. Non plus. "Un piège à con" j'ai pensé de suite.

Avant d'éteindre ma console, j'ai pensé à vérifier dans tout les coins pour voir si il y avait quand même un truc. A un moment, j'inspecte en détail la texture marron qui remplace le placard, et je me rend compte qu'il y a une icône action qui s'affiche. J'exécute. Bizarrement, ça joue une animation d'ouverture de porte. Je traverse cette texture étrange, et arrive en haut d'un escalier qui mène apparemment à une cave.Je le descendis et arriva dans une cave assez glauque, mais assez mal faite aussi. Les textures étaient bizarrement étirés, et elle était un peu éclairé malgré l'absence de source de lumière. Il n'y a rien dans cette cave, mis à par des morceaux de zombies éparpillés sur le sol baignant dans une quantité incroyable de sang et, pendu au mur opposé, des scies et des haches rouillés. En s'y approchant, une nouvelle icône action est apparu. Mon cœur s'emballa d'excitation. Enfin ça commençait. Je cliqua donc. Et là, Leon braqua son pistolet sur sa tempe et se tira une balle dans la tête.

J'ai été surpris de la rapidité de l'action, mais aussi extrêmement choqué. Le héros se tuait lui même ? C'était ça le but de ce hack ? Et c'était pas fini parce que l'animation de game over ne se jouait pas. La caméra restait juste sur le cadavre de Leon, à terre, gisant dans une mare de sang. J'essayai d'appuyer sur tout les bouton pour essayer de faire une réaction, mais rien ne se passait. Au bout d'un moment l'écran vira au noir et la musique de game over se joua, mais très rapidement et en boucle, de manière assez agaçante, il faut dire. Puis, avant même que l'on me demande de continuer ou non, je suis réapparu au milieu d'une nouvelle map, custom apparemment. C'était un long couloir aux murs nu, de couleur grise uni. Leon avait la santé au plus bas, et encore rien d'autre dans son inventaire qu'un pistolet avec une seule balle. Je commença a parcourir le couloir, et je me rendis rapidement compte que quelque chose était écrit sur les murs. D'abord très rare, puis de plus en plus jusqu'à se chevaucher, c'était juste un nom écrit en Comic sans MS rouge sang, "Christian".

Le jeu commençait à devenir vraiment malsain. J'avais envi de continuer, mais je me sentais de plus en plus mal à l'aise. Le couloir était de plus en plus sombre, et le nom de Christian commençait à recouvrir intégralement les murs.
Puis, tout à coup, de nouveau une surface marron avec l'icône action.

J'avais envie d'arrêter, j'aurais dû arrêter. Pourtant, j'ai appuyé sur action. Je voulais voir, coute que coute. Aller jusqu'au bout pour comprendre tout ce bordel.

L'écran vira au noir, avec encore la musique de game over en boucle. Mais là, ce fut différent. L'image resta noire presque une minute, puis un texte apparut, écrit en Comic Sans MS, encore : "25 december 2009, Chrismas morning". La chose la plus malsaine qu'on puisse voir dans ces circonstances apparut : Des photos d'un petit garçon blond de six ans apparut. Il était à côté d'un sapin de Noel, au milieu d'un tas impressionnant de cadeaux. Plusieurs autres images se succédaient. Il ouvrait ses cadeaux avec un air émerveillé, jouaient avec, faisait de grand sourire à la personne qui prenait les photos. C'était très dérangeant, mais je n'avais encore rien vu :au bout d'un moment, je me suis mis à regarder un peu la pièce dans laquelle il était. C'était très sombre à cause du contraste, mais il y avait quelque chose de bizarre. On aurait dit une cave...
Encore une autre image. Maintenant on voit clairement la salle. Des vielles scies rouillés sont pendus au mur. Du sang séchés sur le mur, une quantité incroyable, dégoulinant sur le sol, une quantité incroyable, à peine à une mètre du petit garçon qui ne s'apercevait de rien.

J'étais seul chez moi, et heureusement d'ailleurs. Comme ça personne ne m'a entendu pousser des cris d'horreur. Bien avant que ça se passe, je savais qu'est ce qu'il allait se passer. Et pourtant j'ai regardé.
J'ai pas envie d'en parler, j'ai pas du tout envie de vous décrire ça. C'était... c'était horrible. Les images se succédaient à une très grande vitesse, entrecoupés de flashs. J'avais presque l'impression d'entendre ce pauvre petit garçon hurler. Ça allait de plus en plus vite, presque comme une vidéo saccadé. Les hurlements... ils étaient dans ma tête ou dehors ? De plus en plus fort, toujours plus fort...

J'ai donné un coup de pied dans ma Wii. Elle a volé contre le mur et s'est explosé en mille morceaux. Puis je me suis écroulé sur mon fauteuil, haletant, en regardant l'écran noir de ma télé. Je suis resté comme ça pendant une demi heure.
Je n'arriva pas à dormir, cette nuit là. Et les autres nuits encore. Même si le CD était très abimé, je l'ai brulé, pour qu'il n'en reste rien. Je sais que c'est con de faire ça, mais j'en avait besoin. Je suis retourné sur le site allemand où j'avais trouvé les hack. Je me suis rendu compte que à part les fichiers proposés par l'auteur de chrismas morning, les autres fichiers datent d'il y a deux ou trois ans. Comment j'ai pas pu voir ça... Bien sûr, ce type peut poster ces saloperies comme il veut sans qu'un modérateur s'en rende compte. Et on peut dire qu'il en a posté des saloperies: Birthday of Max, happy sunday, TV movie night, ect... Tout ça me dégoute. J'ai essayé de signaler ça, mais je sais pas si ça portera ces fruits.
Et puis de toute façon, pour quoi faire ? Faire taire tout les hurlements que j'entends dès que je ferme l'œil? Arrêter de voir sans cesse cet enfant sourire à l'appareil photo, juste avant de se faire tuer ? Arriver de nouveau à dormir ou manger normalement ? Vaudrait mieux que je me tire une balle dans la tête de suite... Comme dans le jeu...

Au cas où cela se passerait comme ça, il existera au moins quelque chose pour comprendre mon acte, même si personne ne prendra ça au sérieux...

Alex D.
Auteur : Le toulousaing

lundi 17 octobre 2011

JPN1000 et Magibon Project

Pour expliquer comment j'ai découvert tout ça, cela remonte aux alentours de mai, en parcourant un forum, j'ai trouvé un topic parlant d'une vidéo Creepy sur Youtube qui n'est autre qu'un assemblage de scènes du film Begotten dont l'uploadeur, JPN1000, l'a surnommé " ANITIBIL " (LIBITINA dans le bon sens et Libitina serait une sorte de déesse des funérailles d'après Wikipédia.), en parcourant sa chaîne Youtube, je découvre d'autres vidéos ayant aucun lien direct entre elles à part un titre inversé qui donnent un mot, apparemment, en latin...

On plonge de plus en plus vers le côté malsain, oppressant et, parfois, gore à chaque nouvelle vidéo (La dernière uploadée en juillet - août se nomme " OURROC " qui montre une espèce d'E.T, un corps humain décapité ayant un parasite qui prend le contrôle, ect...) mais ça ne s'arrête pas qu'aux vidéos.

En fouillant sa chaîne, il y avait un lien qui conduisant vers un site étrange nommé " Dead Drop " qui demandait un login et deux MDP, un peu comme les sites pour des ARG mais il se trouve que ce n'était pas un ARG mais bel et bien un site au contenu mystérieux, presque aucun indice le concernant à part le code source qui avait un code portant l'extension " Charon " puis, au bout d'une semaine, le site a disparu totalement du net, menant vers une page d'erreur.

JPN1000 remplace vite le lien vers un site nommé " Magibon Project " qui contient trois vidéos en SWF où un gars portant un masque à gaz et qui semble mal au point semble fantasmer sur Magibon, une fille très connue sur Youtube et encore une fois, il enlève le lien au bout d'une semaine et il impose un délai allant de 2 - 3 mois pour uploader une nouvelle vidéo dont la prochaine sera peut être uploader vers novembre...

Voici quelques unes de ses vidéos (ANITIBIL et OURROC n'y sont pas vu leur contenu qui risque d'envoyer le site aux oubliettes et peut choquer les âmes sensibles ainsi que les mineurs.) sans oublier un screen du site Dead Drop.












Chaîne Youtube de JPN1000

Dead Drop (Lien mort)
Magibon Project

dimanche 16 octobre 2011

C'était un Mercredi après midi...

C'était un mercredi après midi.
Le truc c'est que j'ai 5 heures de trou entre deux cours.
Et je fais mes études dans un bac pro qui se trouvait uniquement dans une petite ville à une demi-heure de train de chez moi.
Concrètement, pendant 5 heures moi et mes amis tuons le temps comme on peut dans une petite ville.
D'habitude on est à 5, mais là, entre une fille qui part chez son mec, un pote dans l'autre groupe qui a cours exceptionnellement, une qui doit allez chercher je ne sais plus quoi ...
Bref, on s'est retrouvé à deux.

Moi et une fille, notre coutume le mercredi après midi, c'est de bédave durant ce trou.
Pendant qu'on fumait, même si on se marrait bien, et je peux vous promettre que c'était bien le cas, j'ai eu ce qu'on appelle dans le métier un moment d'inexistence.
C'est quand on s'encre dans ses pensées à tel point d'oublier la réalité.
Ca peut arriver sans rien prendre et ca le fait souvent, vous n’existez plus dans ce monde ou bien l’inverse ce monde n’existe plus, qu’importe, plus rien ne semble réel et vous n’êtes plus que le spectateur impuissant d’une absurde comédie grotesque.

Je pense que si j'avais rien fumé ca aurait était peut-être un signe, mais sur le coup c'était normal vu le joint.

Une heure plus tard, le ciel était bien gris, mais la fille devait surtout aller voir son mec.
Donc je l'accompagne sur un bout de chemin pour au final me retrouver seul, seul non, une averse m'accompagnait.

Bon pas de panique je me dis, je vais à la gare m'habiter en écoutant de la musique.
Mais au lieu que le temps passe vite ou que je me sente tout simplement "bien".
Il y avait quelque chose de très lourd dans l'air, même s'il pleuvait l'air était irrespirable j'avais l'impression.
Je me disais "T'es défoncé, laisse" mais dès que la pluie s'arrêta, je décidai tout de même d'aller me caller dans le parc.
Je dois reconnaitre que le parc, c'est plus ou moins un grand rond avec des arbres.
J'ai réussi à faire deux tours avant de m'y perdre.
Je tiens à dire qu'au milieu il y avait un groupe de fille debout et immobile.
Mais c'était vraiment particulier.
Le parc prenait une allure de caricature grotesque de galerie d'art.

Le ciel gris n'était plus tout à fait ce qu'on peut appeler "le ciel du nord"
Les nuages formaient un étrange balais, j'aurais voir juré du van gogh.



Les arbres quant à eux mimaient plus où moins leurs fonctions d'arbre avec une allure surréaliste de tableau de dali.


Au début je me disais "pour un étudiant en art dans un tel état, c'est normal".
Ouais enfin jusqu'à ce que je découvre une allée tranquille cerclée d'arbre où j'ai pu uriner tranquillement.
En en sortant, la réalité semblait plus réelle, j'entamais un troisième tour du parc quand tout à coup.
Jetant par hasard un coup d'œil au milieu du parc, étant assez proche du groupe de fille debout, j'ai pu voir plus ou moins ...

Et ce groupe de fille, je pu constater qu'elles formaient un cercle parfait, bien au milieu du parc.
Elles ne bougeaient que leur bras pour faire des signes étranges.
Je continuais mon tour prudent, petite allée couverte d'arbre, Super j'étais à l’abri de leur ronde démoniaque.
Il y avait un trou dans la verdure, jetant un œil, encore plus près d'elle, je puis constater qu'elles étaient toutes en noir.

Damned ! Des sorcières !
Comment ai-je pu être défoncé au point de ne pas voir ça, j’étais terrifié, comment ai-je pu être aussi prêt de tel monstre sans m’en rendre compte. …
Je suis tout bonnement parti en courant.

Quand tout d'un coup, je me suis réveillé sur in banc à coté du parc, plus ou moins 5 minutes plus tard d'après ma montre … ou peut-être avais-je rêvé.
Avec le vague souvenir d'être venu sur le banc mais plus rien.
Surement un moment de non existence après l'effort ... j'espère

Ensuite j'ai sortis une canette d'ice tea, je bois une petite gorgée, je la pose, je souffle un coup.
Une guêpe vient se poser sur la canette, pour au final y rentrer.
... Ciel, les sorcières m'envoient leurs sbires !
Je me lève donc pour retourner à la gare en courant.
Une fois posé, plus de poids étrange ou d'impression malsaine.
Ayant échappé du terrible rituel des sorcières, ma vie reprenait son cours normal.

Auteur : South

mardi 11 octobre 2011

Robert la poupée maudite (Robert the Doll)

Robert, aussi appelé Robert the Doll (Robert la poupée), Robert the Haunted Doll (Robert la poupée hantée), ou Robert the Devil Doll (Robert la poupée du diable) ; était une poupée qui appartenait autrefois à Robert Eugene Otto, un peintre et auteur de Key West en Floride.

Eugene l'a reçu en 1904 par un serviteur africain qui, d'après la légende, connaissait la magie noire et le vaudou et ne se plaisait pas au sein de la famille. Peu après, il devint clair que quelque chose n'allait pas avec la poupée. Les parents d'Eugene disaient qu'Eugene parlait parfois à sa poupée et qu'elle semblait lui répondre. Bien qu'ils pensaient que c'était Eugene qui répondait avec sa propre voix changée, ils ont cru plus tard que la poupée lui répondait réellement.

Les voisins disaient avoir aperçu la poupée bouger de fenêtre en fenêtre quand la famille était de sortie. La famille Otto juraient que parfois la poupée faisait un terrible rire et qu'ils l'auraient vu du coin de l'oeil courir d'une salle à l'autre. Une nuit, Eugene aurait hurlé, et quand ses parents ont couru à sa chambre, ils auraient vu les meubles renversés et Eugene dans son lit, terrifié, leur criant "Ce n'est pas moi ! C'est Robert qui a fait ça !". En outre, des invités ont juré avoir vu l'expression faciale de Robert changer devant leurs yeux.

Quand Eugene mourut en 1974, la poupée est restée dans le grenier jusqu'au jour où la maison fut rachetée. La nouvelle famille avait une fille de 10 ans qui devint la nouvelle propriétaire de Robert. Ce ne fut pas long avant que la fille commence à crier certaines nuits, disant que Robert avait bougé et même essayé de l'attaquer à de multiples occasions. Plus de 30 ans plus tard, elle continue de dire que la poupée était vivante et qu'elle voulait la tuer.

La poupée déménage annuellement du Old Post Office and Customhouse en Octobre, et les employés du musée disent que d'étranges phénomènes surviennent durant cette période.

Les individus qui désirent voir Robert au Fort East Martello Museum et prendre une photo de lui, ils doivent, d'après la légende, demander poliment à la poupée, et si elle refuse (en bougeant sa tête sur un côté) et que l'individu prend quand même la photo, alors la poupée lance une malédiction sur lui et sa famille.


Histoire vraie. Cette légende est notamment celle qui a inspiré la série des Chucky.
Source ici.

Site officiel de Robert la poupée ici.