Disclaimer

DISCLAIMER

Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni n'infirme la véracité des témoignages et histoires présents sur ce blog. Pensez à consulter nos pages d'aide pour en apprendre plus, et à toujours vérifier les sources pour vous faire votre propre avis sur la question, ici comme ailleurs.

Script générateur de phrases

lundi 28 novembre 2022

Yakoutie #19 : Un souffle derrière la fenêtre


Temps approximatif de lecture : 5 minutes. 

Les Yakoutes craignent les morts. Enfin, tout le monde les craint, mais selon les croyances yakoutes, si les vivants voient des morts d’une quelconque manière (en rêve ou IRL, en particulier s’il s’agit de parents), alors on peut être sûr que leurs esprits essaient de “tirer” l’âme des vivants dans l’autre monde. Il y a bien évidemment des exceptions (par exemple, si un proche décédé il y a peu apparaît dans un rêve pour transmettre une demande quelconque du style “dites à ma fille que j’ai caché 9000 roubles sous mon oreiller”), mais en général, voir un mort ne signifie rien de bon. Cette histoire est liée précisément à cela.

Un retraité vivait dans un village. Sa maison était grande, et il était le seul à y habiter, si bien qu’il a décidé de louer une chambre à une jeune fille qui faisait un stage dans la clinique du coin. Ils avaient une relation d’égal à égal, aucun ne dérangeait l’autre et ils discutaient de temps à autre le soir, de tout et de rien.

Une froide soirée d’hiver, la jeune fille revenait de la clinique. Lorsqu’elle est entrée dans la cour, elle a entendu un craquement dans la neige provenant de quelque part devant elle. L’obscurité ne permettait pas de voir de qui il s’agissait, mais elle a pensé que c’était le retraité qui vaquait à ses occupations. Cependant, elle s’est étonnée du fait que l’homme haletait ou bien gémissait si fort qu’il paraissait être en train de s’asphyxier. La jeune fille a demandé “Qui est là ?”, et à cet instant, les bruits de pas et de respiration ont cessé. Restant quelques instants sans bouger, un sentiment de malaise a commencé à la prendre et elle est rentrée dans la maison. Le vieil homme était assis près du four (NdT : les fours traditionnels russes étaient constitués de telle manière qu’ils servaient aussi de poêle pour se chauffer et qu’un espace au-dessus était ménagé pour permettre aux enfants de dormir au chaud), et elle a compris que ça ne pouvait pas avoir été lui. À la limite de se faire dessus, elle a décidé de ne rien lui dire pour ne pas le terroriser. Ils se sont installés ensemble pour dîner, et elle s’est aperçue qu’il paraissait un peu triste. À sa question, il a répondu : “Je suis allé faire une sieste après le déjeuner, et j’ai rêvé de mon frère cadet, qui est mort il y a vingt ans. Il insistait pour que je le rejoigne, mais j’ai refusé. C’est mauvais signe.” Cela a encore accentué la peur de la jeune fille, mais elle a continué de ne rien dire. 

La nuit est arrivée, et ils sont chacun allés dans leur chambre. La jeune fille n’a pas dormi, elle n’arrêtait pas de se tourner et de se retourner dans ses draps. Le retraité dormait dans la chambre d’à côté, si bien qu’elle pouvait entendre sa respiration irrégulière. Tout d’un coup, au dehors, juste sous sa fenêtre, la neige a de nouveau craqué, et les bruits entrecoupés ressemblant à des gémissements ont repris, comme si quelqu’un avait littéralement couru un marathon et s’étouffait. Elle s’est enroulée dans sa couverture jusqu’au visage, morte de peur. Une minute a passé et l’invité invisible s’est déplacé vers la fenêtre du vieillard en faisant crisser la neige. La jeune fille a alors entendu comme la respiration de son voisin se modifiait : il a aussi commencé à haleter, et à laisser échapper des râles en se retournant dans son lit. Elle s’est dit qu’il faudrait le réveiller, mais “l’invité” respirait aussi près de la fenêtre, presque à l’unisson avec le vieillard, et elle avait peur de sortir de sous sa couette. Elle n’est pas parvenue à déterminer combien de temps cela a duré, et a fini par s’endormir. 

Au matin, lorsque le jour s’est levé, la première chose qu’elle a faite a été de se rendre près des toilettes extérieures pour étudier la neige, mais il n’y avait aucune empreinte. Laissant échapper un soupir de soulagement, elle est rentrée prendre son petit déjeuner. Le retraité avait une mine encore plus sombre que la veille : il a raconté qu’il avait de nouveau rêvé de son frère, cette fois-ci en colère, et décidé à l’emmener avec lui par la force. “Je me suis débattu comme je pouvais, mais il me donnait quand même des coups de pied et m’a traîné de force”, a-t-il soupiré. La jeune fille s’est enfin décidée à lui raconter ce qu’elle avait entendu. À ses mots, le vieillard a eu l’air de vraiment tomber en dépression. “Tu aurais dû me réveiller avant qu’il ne m’ait vaincu. C’était définitivement lui, je me rappelle bien ses râles lorsqu’il était en train de mourir de la tuberculose. Maintenant, je suis un homme mort.”

Et en effet, moins d’une semaine plus tard, le vieil homme a attrapé une pneumonie, et il n’est pas parvenu à s’en sortir. Il a été enterré à proximité de son frère. Et la jeune fille a dû déménager chez une autre famille. 

Cette creepypasta vous est offerte grâce au travail de Magnosa qui a assuré sa traduction du russe vers le français à partir de l'originale que vous pouvez trouver sur Mrakopedia, de Tatsuno_Zombi et Écho qui ont participé au processus d'analyse et de sélection conformément à la ligne éditoriale, et de Yaamane et Gordjack qui se sont chargés de la correction et la mise en forme. L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni ne dément la véracité du présent article et invite les lecteurs à se faire leur propre avis sur la question. L'équipe décline également toute responsabilité en cas de disparition ou de mort, douloureuse ou non, s'ensuivant des éventuelles recherches menées à cet effet.

lundi 14 novembre 2022

Légendes urbaines du Bangladesh, partie 1


Temps approximatif de lecture : 6 minutes.


J’ai souvent voyagé au Bangladesh quand j’étais enfant. Je passais la plupart des vacances d’été dans la ville de Khulna, où je partageais mon temps entre mes grands-parents et mes cousines. Ces dernières étaient férues d’histoires d’horreur : nous avons passé bon nombre de soirées assises en tailleur autour d’une bougie à se raconter des légendes effrayantes. Parfois, mon père ou mon oncle se joignaient à nous, sous le regard désapprobateur de leurs femmes, pour  essayer de nous faire peur. Le plus souvent, nous avions droit à l’histoire de la “penta buri”, une vieille femme qui faisait fermenter du riz toute la nuit pour attirer les enfants au petit matin et les dévorer. Très honnêtement, ça nous faisait plus rire qu’autre chose, parce que, vraiment, qui irait manger du riz qui a croupi dans de l’eau toute la nuit ? Malgré tout, nous ne nous lassions pas d’écouter ces histoires. 


lundi 7 novembre 2022

Une chose si terrible...


Temps approximatif de lecture : 2 minutes. 

Dernièrement, de nombreuses rumeurs circulaient au sujet d'une fusillade qui devrait avoir lieu aujourd'hui. Ces on-dit m'ont tenu en haleine toute la journée. J'ai continué à m'agiter sur mon siège, même si je savais que tout irait bien et que rien n'arriverait. C'est à l'heure du déjeuner que la fusillade est censée avoir lieu et c'est là que je me trouve en ce moment même. Tout ce à quoi je peux penser, c'est qu'une fusillade dans une école serait une chose si terrible... 

lundi 24 octobre 2022

ASMR


Temps approximatif de lecture : 2 minutes.


Depuis longtemps, je me tourne vers l'ASMR pour me détendre. ASMR signifie Autonomous Sensory Meridian Response (Réponse Méridienne Sensorielle Autonome). Il s'agit en fait d'un orgasme cérébral déclenché par une attention personnelle, des bruits de tapotement, des tâches effectuées délibérément, le fait de se couvrir les oreilles ou encore de recouvrir son micro - il y a une multitude de choses qui peuvent déclencher ce genre de réponse cognitive. C'est la méthode que j'utilise pour lutter contre l'anxiété depuis quelques mois. Vous pouvez trouver ce genre de vidéos assez facilement sur YouTube. Personnellement, j'écoute habituellement MassageASMR avant de me coucher.


lundi 17 octobre 2022

Fiche M : Les photos post-mortem


Temps approximatif de lecture : 4 minutes.


Au XIXème siècle, une forme d'art curieuse et morbide s'est répandue en Europe et en Amérique : la photographie post-mortem, ou photographie funéraire, qui comme son nom l’indique consistait à prendre des photographies des défunts. L’existence de cette pratique s’explique par le fait que la mortalité étant élevée, le rapport à la mort à cette époque était différent de celui d’aujourd’hui. Ces photographies représentaient la dernière preuve de l’existence de ces personnes. Il existe une théorie qui dit qu’elles seraient d'origine britannique et que la première aurait été réalisée à la demande de la Reine Victoria afin de conserver un souvenir d’un proche décédé.


lundi 10 octobre 2022

Yakoutie #18 : Rencontre sur la route


Temps appeoximatif de lecture : 5 minutes. 

L’un des incidents les plus flippants et les plus étranges de mon existence s’est produit il n’y a pas si longtemps : à peine deux ans, alors que je me rendais dans mon village natal pour les vacances d’été. Depuis petite, je croyais qu’il était entouré de forces invisibles qui se manifestaient parfois de façon incompréhensible dans notre monde, et qu’elles étaient loin d’être toutes de nature à le faire d’une manière agréable pour nous. Mais ce que j’ai vu ce soir d’été sur la route déserte non loin du village m’a permis de changer l’expression “je crois” en un catégorique “je sais”. Et puis, pourquoi le cacher, ça m’a offert de nombreuses nuits sans sommeil une peur panique diffuse face aux forêts de mon enfance. 

lundi 3 octobre 2022

De l'autre côté de la frontière


Temps approximatif de lecture : < 1 minute. 

Un jour, un couple de Texans avait prévu de traverser la frontière mexicaine pour passer un week-end à faire du shopping.

Leur baby-sitter ayant annulé à la dernière minute, ils avaient donc choisi d'emmener leur fils de deux ans avec eux.