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lundi 30 novembre 2020

AIDE POUR CHIEN SVP


Temps approximatif de lecture : 2 minutes
 
En temps normal, Nelson, mon petit York, adore se promener. En fait, à chaque fois que je m’approche de la porte, il me saute dessus pour que l’on fasse sa sortie quotidienne. Même si je n'aime pas trop ça, je me force à le faire. Vous voyez, j'essaie d'être un bon maître pour mon chien.

Oui, je sais que ce n'est pas bien vu par certains d’avoir acheté un chien sans vouloir le promener. Mais voilà, je suis seul depuis des années, et psychologiquement j’avais besoin d’un peu de compagnie.

Enfin, tout ça pour dire que ces derniers jours, Nelson refuse catégoriquement de sortir. Alors au début je pensais qu'il n’en avait juste pas envie, qu’il faisait trop froid ou tout simplement qu’il était malade, mais pourtant il a l'air d’aller bien et ne semble pas avoir quoi que ce soit. Ce type de comportement m'étonne venant de sa part.

Je me demande s'il n’y a pas une "chose" qui lui fait peur dehors, vous savez, on dit que les chiens voient les fantômes, non ? Alors peut-être qu'il en voit un et que ça l'effraie ? Après c'est vous la vétérinaire, vous le savez sûrement mieux que moi.

Surtout que quelques jours avant, on m’avait fait jurer de lui faire faire de l’exercice régulièrement, alors depuis, je me sens un peu forcé de le sortir.

Donc j'essaye, même s'il ne veut pas. Et je ne vais pas vous cacher qu’à chaque fois le chien traîne de la patte et ne veut pas avancer. Par conséquent, je tire fort sur la laisse pour qu’il me suive. Mais pour tout vous dire, à la longue c'est vraiment fatigant. Et puis quand je croise d’autres passants, vous pouvez être certaine qu’ils me lanceront des regards pleins de mépris, comme quoi je ne sais pas dresser mon chien et bla-bla-bla. Tous des connards (pardon pour la vulgarité).

Et comme si ça ne suffisait pas, l’autre jour, des mouettes ont attaqué Nelson. Si si, je vous jure. Au début je les voyais seulement rôder autour de lui, mais tout d'un coup elles ont commencé à charger pour lui donner des coups de bec, comme si elles voulaient le manger. À ce moment-là je ne vous dis pas ma colère, j'ai couru droit vers elles pour les faire partir. Je pense que vous aimez les animaux tout autant que moi, mais là c'était trop : la prochaine fois que je vois ces saloperies de mouettes toucher à mon pote, je prends mon fusil, je les descends, et ensuite je les donne à manger à Nelson. C'est vrai qu’il sent un peu, comme tous les chiens vous me direz, mais il ne faut pas exagérer non plus.

Bref, désolé, je m'égare. Depuis cet épisode, Nelson a été salement blessé. Je vous épargne les détails, mais j’ai cherché un professionnel qui accepterait de le soigner, sauf que ça a été mission impossible d'en trouver un étant donné qu'ils m'ont tous jeté. Je trouve ça quand même honteux que des vétérinaires refusent de soigner mon chien, si vous prêtez serment, ce n'est pas pour nous jeter comme des malpropres.

Madame, vous êtes mon dernier espoir, je ne pourrai pas soigner mon chien seul, j'en suis incapable. Vous pensez pouvoir vous en occuper ? Je sais que je vous demande beaucoup, mais vous pourrez aussi le rendre aussi dynamique qu'avant ? C'est que, finalement, les promenades me manquent.

S'il vous plaît, vous devez aider mon chien, vous êtes la dernière chance de Nelson. Je ne veux pas perdre plus de temps. Vous savez, c’est mon seul ami, et je ne supporterais pas de le perdre.

Merci d'avance pour votre réponse.




Cette creepypasta vous est offerte grâce au travail de Sawsad, qui a assuré la compilation des éléments nécessaires à sa rédaction, de Jared Gauss et Seven qui ont participé au processus d'analyse et de sélection conformément à la ligne éditoriale, et de Kintefleush et Noname qui se sont chargés de la correction et la mise en forme. L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni ne dément la véracité du présent article et invite les lecteurs à se faire leur propre avis sur la question. L'équipe décline également toute responsabilité en cas de disparition ou de mort, douloureuse ou non, s'ensuivant des éventuelles recherches menées à cet effet.

mardi 24 novembre 2020

Petite animation des dix ans

Bonjour à vous, Cryptiens et Cryptienne ! 
Avant toute chose, ceux du fond qui essaient déjà de s'éclipser discrètement, on vous voit. Mais je vous rassure, pour une fois, ce genre de salutations ne sera pas suivi d'un discours solennel ou de l'annonce d'un concours. Nous avons simplement pensé qu'à l'occasion des dix ans, une petite animation sympathique à laquelle vous pourrez très facilement participer était de rigueur, d'autant plus si elle permet de tordre le cou aux clichés. 

Alors oubliez tout ce que vous savez de la creepypasta, et cliquez ici pour effectuer un petit test de personnalité réalisé par nos soins, et à votre intention ! Ce n'est vraiment pas long, et pour tout vous dire, pas spécialement conventionnel non plus. Enfin, inutile de vous en dévoiler davantage, vous découvrirez la chose bien assez tôt. 

N'hésitez pas à poster votre résultat en commentaire, ou à nous dire ce que vous pensez de cette petite animation !

CFTC décline toute responsabilité quant à la violente désillusion que vous pourriez éventuellement subir suite à la réalisation de ce test.

lundi 23 novembre 2020

La porte 190




Je sais que tous mes camarades de promo ne sont pas au courant de cette histoire, c’est pour ça que j’ai décidé de faire un post afin que les intéressé(e)s puissent être mis au courant, ceux qui voudraient rencontrer du paranormal. Ceux qui auront le courage de suivre mes indications. Voici comment réaliser un de vos souhaits.

À l’université de Caen, au Campus 1, se trouve un bâtiment qui se nomme Vissol. Vous devez y aller seul(e), à trois heures du matin. La porte de l’entrée s’ouvrira à l’heure pile, ni plus ni moins alors soyez sûr(e) d’être dans les temps sinon ça ne marchera pas. Si vous êtes arrivé(e) dans les temps mais que vous ne parvenez pas à entrer malgré tout, c’est que vous ne valez pas suffisamment pour la maîtresse des lieux. Vous avez la chance de pouvoir rentrer chez vous paisiblement et de retenter plus tard… à condition de lui faire faire une offrande considérable.

Une fois à l’intérieur, vous serez dans une nouvelle dimension, votre téléphone perdra le réseau et l’extérieur sera plongé dans le noir.

Vous remarquerez que le « bâtiment » dans lequel vous vous trouvez n’est plus celui que vous connaissez. Les âmes des damnés ont souillé les lieux, le sol est couvert d’un liquide verdâtre poisseux, épais, qui collera à vos chaussures. Des lambeaux de chair tombent du plafond parcouru par des veines noires, des figures humanoïdes recouvrent les murs, comme si elles étaient enfermées dans une espèce de placenta capable de se déchirer au moindre souffle ; l’odeur de la pourriture vous montera aux tripes et des créatures difformes vous accueilleront avec un sourire tordu. « Bienvenue chez nous » comprendrez-vous à travers celui-ci et ces yeux qui vous scrutent avec appétit.

Des doigts ensanglantés, aussi secs que ceux d’un cadavre abandonné dans le désert, scelleront la sortie. Vous ne pourrez pas faire demi-tour, mais n’ayez crainte, les masses sanguinolentes qui se traîneront au sol pour aller vers vous sont faciles à distancer. Dépêchez-vous simplement d’arriver à la porte 190. Monter les marches ne sera pas une tâche aisée comme vous devrez éviter les pattes d’araignées géantes qui essaieront de vous poignarder alors que vous grimperez les escaliers, mais vous pouvez le faire, n’est-ce pas ? Cela en vaut la peine pour accomplir votre cher petit souhait ? Vous n’aurez qu’à utiliser les corps décomposés de vos prédécesseurs comme bouclier si vous n’avez pas peur qu’eux-mêmes ne se réveillent pour tenter de prendre votre place en ouvrant votre bouche suffisamment large pour se glisser à l’intérieur.

Le couloir sera jonché de détritus, de cannettes, de paquets de chips et d’organes que vous aurez peut-être du mal à reconnaître, mais vous feriez mieux de courir. La créature aux mille pattes ne va pas tarder à vous poursuivre en se glissant depuis les escaliers jusqu’à derrière vous. Cette monstruosité composée d’amas de chair, des pattes d’araignées que vous êtes parvenus à éviter, dégoulinant d’un sang vert noirâtre vous poursuivra jusqu’à ce que vous arriviez à la porte 190.

Dépêchez-vous de toquer trois fois. La porte s’ouvrira et se refermera derrière-vous. Ici, vous pourrez rencontrer la Reine des vers. Elle vous attend depuis longtemps, alors ayez la décence de vous asseoir sur la chaise en face de vous. La vie qui grouille sous vos pieds grimpera peut-être sur vous et vous sentirez du liquide tomber depuis le plafond qui n’est rien de plus qu’une plaie béante, l’odeur sera puissante, mais souriez et soyez agréable. La Reine, entité ressemblant à une vieille femme dont les yeux pourris coulent sur ses joues, vous servira le thé. Buvez et retenez-vous de vomir.

Si vous voulez qu’elle accomplisse votre souhait, offrez-lui votre portrait. Si vous essayez de l’entourlouper, vous serez lentement dévoré(e) par les vers qui doivent déjà se délecter à cette idée. De sa main gauche, elle sortira une bougie où elle brûlera l’image.

Elle vous dira : « Ton âme sera mienne à l’instant où tu éteindras la flamme de ton souffle et tu seras mon serviteur jusqu’à la fin d’une éternité. Tu répondras à mes commandements et tu tueras en mon nom si je le requiers. »

De toute façon, il est trop tard pour reculer car elle ne vous laissera pas partir. Vous aviez déjà fait votre choix en entrant. Maintenant, formulez votre vœu et soufflez la bougie. La Reine vous marquera de son sang en vous faisant avaler un de ses enfants. Enfin, vous pourrez sortir. La créature qui vous poursuivait ne sera plus là, mais ce n’est pas une raison pour ne pas vous presser car, à trois heures quinze, vous serez enfermé(e) dans cette dimension. Faites juste attention aux marches qui resteront glissantes. De là, la sortie sera libérée et vous pourrez passer. Mais n’oubliez pas.

Vous lui appartenez.

Cette creepypasta vous est offerte grâce au travail de Noname, qui a assuré la compilation des éléments nécessaires à sa rédaction, de Jared Gauss et Sawsad qui ont participé au processus d'analyse et de sélection conformément à la ligne éditoriale, et de Kintefleush et Magnosa qui se sont chargés de la correction et la mise en forme. L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni ne dément la véracité du présent article et invite les lecteurs à se faire leur propre avis sur la question. L'équipe décline également toute responsabilité en cas de disparition ou de mort, douloureuse ou non, s'ensuivant des éventuelles recherches menées à cet effet.

lundi 16 novembre 2020

Fiche M : L'affaire Henri Languille

Temps de lecture : environ 3 minutes

Nous sommes en 1905, et le criminel Henri Languille est condamné à être exécuté sur la place publique de la ville d’Orléans.

En effet, ce dernier est accusé du meurtre d’Auguste Legeais, surnommé « le Père La Boule », en référence à l’auberge de La Boule d’Or. Son corps est retrouvé le 13 octobre 1903 dans sa chambre, baignant dans une flaque de sang. La victime aurait été violemment agressée, son assaillant l’ayant assommée d’un coup de pierre, avant de lui asséner plusieurs coups de chaise et de greffoir, puis de finalement l’étrangler avec un mouchoir.

Les soupçons de la police se portent rapidement sur Henri Languille, dont le casier judiciaire important – pour coups et blessures, vols et escroqueries – lui vaut la réputation de « malfaiteur redoutable qui terrorise toute la contrée ». Le 14 février 1905, après de longs mois d’investigations, Henri Languille finit par avouer qu’il est l’auteur du crime du Père La Boule. À l’issue de son procès devant les assises, le 18 avril 1905, l’assassin est condamné à la peine capitale.

Il forme un pourvoi en cassation qui est rejeté le 11 mai 1905. Et finit par tenter d’obtenir la grâce du président de la République, Émile Loubet, dans un contexte où la demande de l’abolition de la peine de mort ne cesse de croître. Cependant, ce dernier déclare que « la justice doit suivre son cours ». Dès lors, la rumeur de l'exécution prochaine d'Henri Languille enfle à Orléans et même à Paris, où la presse se tient aux aguets. Il faut dire que la dernière exécution publique à Orléans remonte alors au 17 juin 1865. Les journaux rapportent qu'à l'époque, près de 10 000 personnes se sont massées au pied de l'échafaud.

Se rajoute donc à l’affaire Anatole Deibler, le bourreau le plus célèbre de France du début du XXe siècle, personnage incontournable du paysage médiatique national, qui arrive à Orléans le 27 juin 1905 avec sa guillotine. En effet, ce dernier sillonne la France avec sa machine au gré des exécutions.


Le soir-même, des hommes, des femmes, et même des enfants, commencent à se réunir sur la place du Mont Bel-Air. En réaction, des gendarmes se déploient afin de tenir la foule à une distance respectable. Le Journal du Loiret décrit le montage de la guillotine sur l’échafaud comme un « spectacle impressionnant » où « quatre hommes relient lentement et silencieusement, à la lueur de deux lanternes, les pièces de la sinistre machine ».



En pleine nuit, c’est un homme apparemment décontracté qui est mené à l’échafaud tandis que la foule réclame sa mort.

« Tas de paysans ! Adieu Paris ! Adieu Paris ! » crie le condamné. Il est 3 h 30 quand la lame tombe et que sa tête finit dans le panier.

Ce qui rend cette exécution inhabituelle est l’étrange expérience menée par le Dr Beaurieux, médecin en chef de l’Hôtel-Dieu d’Orléans. Voici comment les journaux de l’époque relatent l’événement :

À cet instant, nous nous précipitons tous vers le seau où la tête vient de choir (...) Le Dr Beaurieux a, entre les mains, la tête décapitée.

– Languille ! crie-t-il, Languille !

Nous demeurons stupéfiés. Les paupières viennent de se soulever. Et les deux yeux pleins de vie encore, fixent longuement ceux du Dr Beaurieux, puis les paupières retombent.

– Languille ! crie une deuxième fois le praticien.

De nouveau, les paupières se soulèvent et les yeux fixent encore ceux du médecin. Elles se referment et pour la troisième fois, le docteur Beaurieux appelle :

– Languille ! Languille !

Mais cette fois les paupières restent closes, définitivement.

L’expérience a duré trente secondes. Trente secondes pendant lesquelles la tête décapitée a conservé, manifestement, une vie consciente.

C'est Le Matin, un quotidien de Paris, qui relate le premier cette histoire dans ses colonnes. L'information est bientôt relayée par toute la presse. À une époque où la question de l'hypothétique survivance des décapités après leur immédiate décollation est mise en avant par les abolitionnistes de la peine de mort, l'intervention surprenante du praticien orléanais trouble l’opinion publique, et alimente la presse.

Beaurieux niera lui-même avoir attrapé la tête de Languille comme le soutenaient les journalistes. Et par la suite, il finit par partager ses propres observations :

« La tête est tombée sur la partie sectionnée de son cou et je n’ai donc pas eu à la prendre dans mes mains, comme tous les journaux se sont empressés de répéter […].

« À ce moment, j’ai pu noter immédiatement après la décapitation que les paupières et les lèvres du guillotiné se contractaient de manière irrégulière pendant 5 à 6 secondes. Ce phénomène a été remarqué par tous ceux qui se sont trouvés dans la même situation que moi, à observer ce qui se passe après le sectionnement du cou…

« J’ai patienté pendant plusieurs secondes. Les mouvements spasmodiques ont cédé. Le visage s’est détendu, les paupières à moitié fermées sur les globes oculaires, ne laissant que le blanc de la conjonctive visible, exactement comme les mourants que nous avons l’occasion de voir tous les jours dans notre profession […]. C’est à ce moment que je me suis écrié d’une voix forte et nette : “Languille !” J’ai vu les paupières se soulever lentement, sans aucune contraction irrégulière – j’insiste sur cette particularité – mais avec un mouvement constant, certain et normal, comme il arrive quotidiennement, quand les personnes se réveillent ou sont tirées de leurs pensées.

« Ensuite les yeux de Languille ont regardé assurément les miens et ses pupilles se sont contractées. Je n’avais pas affaire à une sorte de regard vague, sans aucune expression, que l’on peut observer tous les jours chez les mourants : j’avais affaire à un regard animé qui me fixait. Après plusieurs secondes, les paupières se sont fermées à nouveau, doucement et d’un mouvement régulier, et la tête avait repris la même expression qu’avant que je ne l’appelle.

« C’est à ce moment que je l’ai appelé à nouveau, et, encore une fois, sans le moindre spasme, doucement, les paupières se sont soulevées et des yeux indéniablement expressifs se sont plantés dans les miens, avec peut-être plus de pénétration que la première fois. Puis les paupières se sont fermées à nouveau, mais de manière incomplète. J’ai tenté d’appeler une troisième fois ; il n’y a pas eu de mouvement supplémentaire – et les yeux ont pris l’expression vitreuse qu’ont les cadavres.

L’épisode entier a duré 25 à 30 secondes. »

Le Garde des Sceaux, Joseph Chaumié, a rapidement demandé des comptes au procureur général qui a donné son aval à la réalisation de cette expérience, dans une ville qui ne possédait même pas de faculté de médecine. Et la presse a été accusée par le magistrat d'avoir inventé toute une mise en scène.

Malgré tout, cette affaire continua durant de longues années à alimenter les conversations.



Sources :
Gaëlle Saulé-Mercier (2020), L’affaire Henri Languille, le guillotiné d’Orléans.

Cette fiche M vous est offerte grâce au travail de Litanie, qui a assuré la compilation des éléments nécessaires à sa rédaction, de Sawsad, Jared Gauss et AngeNoire qui ont participé au processus d'analyse et de sélection conformément à la ligne éditoriale, et de Kintefleush et Noname qui se sont chargés de la correction et la mise en forme. L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni ne dément la véracité du présent article et invite les lecteurs à se faire leur propre avis sur la question. L'équipe décline également toute responsabilité en cas de disparition ou de mort, douloureuse ou non, s'ensuivant des éventuelles recherches menées à cet effet.

dimanche 15 novembre 2020

CFTC a 10 ans !

À occasion particulière, publication particulière. Le blog de Creepypasta From The Crypt a été ouvert il y a exactement 10 ans aujourd’hui. 10 ans ! Je ne sais pas si Max le Fou, l’administrateur qui a créé le Blogger, ou Rob Nukem, son successeur qui l'a poursuivi et a créé la page Facebook, se doutait que la communauté prendrait cette envergure et durerait aussi longtemps. En ce qui me concerne, je dois aussi dire que c’est une immense fierté de me trouver là et de rédiger ce message à cette occasion. J’ai rejoint CFTC à la fin de l’été 2013, et j’ai pris mes fonctions d’administrateur un peu avant l’été 2014, et je dois bien dire que, pendant les premières années, cette histoire d’anniversaire des 10 ans était un peu une blague. « Vous imaginez quand CFTC aura 10 ans ? »

Et pourtant, après moultes péripéties, de nombreux changements dans le staff et parmi les administrateurs, la création de nouveaux grades, l’ouverture du Nécronomorial et du serveur Discord, nous y sommes. Je me sens vraiment ému d’avoir tenu aussi longtemps à ma place et d’avoir eu l’occasion de participer à tout cela, aux côtés de gens tous les plus formidables les uns que les autres, même s’il faut bien dire que quelques couacs en route ont causé des départs regrettables.

CFTC, aujourd’hui, c’est un peu moins de 100 000 messages sur le forum (quoiqu’on les atteint largement si on compte les nombreuses suppressions qu’il y a pu y avoir), 1345 publications sur le blog de CFTC et 207 sur le Nécronomorial (sans compter celle-ci), 26 personnes qui ont rejoint le staff ou l’une des équipes officielles pour vous apporter toujours plus de contenu de qualité et font, je dois dire, un travail exceptionnel dont je n’aurais jamais pu rêvé à l’époque où j’y faisais moi-même mes premiers pas, 4457 followers sur Twitter (https://twitter.com/CreepypastaFTC) et 4702 sur Facebook (https://www.facebook.com/CreepypastaFromTheCrypt), un Instagram qui vient d’ouvrir ses portes (https://www.instagram.com/creepypastafromthecrypt), un serveur Discord (https://discordapp.com/invite/8sChvSq) très actif avec des animations diverses et variées.

Mais à côté de ces chiffres, CFTC est surtout, au moins pour moi, devenu une grande famille. Quand je regarde le chemin parcouru, je vois les liens qui se sont créés, et je trouve cela réellement extraordinaire. Des amitiés très fortes et même des relations qui durent encore aujourd’hui sont nées sur CFTC. Notre cher Kamus a partagé avec nous la naissance de son premier enfant. Bien sûr, tout n’est pas rose et il y a aussi eu des disputes et parfois des départs douloureux, mais, après tout, ça aussi, ça fait partie de la vie de famille.

À titre personnel, la communauté m’a accompagné à des étapes importantes de ma vie, mon activité en tant qu’administrateur me sert d’un point de vue professionnel, certains membres sont devenus de véritables proches, et ceux-ci m’ont d’ailleurs tiré d’un très mauvais pas IRL plus d’une fois. J’en suis à un point où ma vie serait radicalement différente si je n’avais jamais rejoint le forum pour y proposer timidement ma première création. C’est pourquoi je tiens à exprimer ma profonde gratitude aux membres du forum. Merci à Tripoda d’avoir eu confiance en moi lorsque j’ai mis ma candidature au poste d’administrateur en 2014. Merci à toutes les personnes que j’ai côtoyées dans le staff au fil des ans, même si nous avons pu avoir des différends, et même si certains ont définitivement quitté notre communauté.

Et je souhaite tout particulièrement remercier le staff de 2020 à de multiples égards. Fin 2019, il me semblait voir venir la mort de la communauté. Plus aucune équipe, presque personne dans le staff, il a même fallu fermer nos portes pendant tout un mois. Mais au final, l’opération de résurrection a fonctionné au-delà de mes espérances, et je pense ne pas me tromper en disant que nous avons retrouvé un niveau d’activité qui n’a rien à envier à l’âge d’or. J’aimerais exprimer ma gratitude à Gordjack, qui m’épaule depuis de longs mois et qui fait un travail extraordinaire, ainsi qu’à Wasite qui nous a rejoint et apporte beaucoup à l’administration depuis qu’il est là ; tous deux ont d’ailleurs également quelques mots à vous dire dans cette publication. Le staff actuel m’a aidé à surmonter des événements très difficiles tout en continuant à faire tourner CFTC à la perfection, et ils ne devraient jamais oublier que ces mois qui ont passé ont, à mes yeux, fait d’eux la meilleure équipe avec laquelle j’ai travaillé pendant toute ma carrière.

Enfin, je veux dire merci à toutes les personnes qui font partie de cette communauté, que vous soyez membres actifs ou dans la majorité silencieuse. Après tout, notre contenu, nous le faisons pour vous, nous cherchons sans cesse à l’améliorer pour vous offrir la plus fine qualité. Et j’espère de tout cœur être encore là dans 10 ans pour vous écrire un nouveau message !

Magnosa

 ***
 
Eh bien, je ne suis pas doué pour ce genre de chose... Vous savez, les seuls discours que j'ai l'habitude de faire et qui m'inspirent sont sur l'abolition de la bourgeoisie et pas pour ce type d'occasions très particulières. Alors on va y aller au feeling, alors je vais simplement vous raconter mon rapport à CFTC et les deux du fond sont priés d'arrêter de bailler d'avance. Je me suis inscrit en 2016 et pour vous faire une confession, je n'avais jamais lu de pastas du site, j'en connaissais une dizaine via diverses vidéos YouTube avec des voix robotiques absolument immondes. Je me suis dit « hey, j'aime ce concept alors je veux essayer » et me suis fait un compte sur le premier forum dans la barre de recherche. J'ai proposé ma création et me suis fait refuser, puis encore et encore jusqu'à que je me fasse finalement publier. J'étais comme un gamin devant un paquet de cra... de bonbons ! J'actualisais toutes les cinq minutes la page des commentaires pour n'en louper aucun, attendant impatiemment chaque réaction.

Toujours aujourd'hui c'est quelque chose que j'adore, lire les commentaires et connaître l'avis des gens sur mes textes (et qui nourrit souvent mon formidable ego, mais ceci est une autre histoire). Bref, ça a duré pendant quelques années et CFTC était avant tout pour moi un moyen de montrer, d'affiner et de faire publier mon travail ainsi que de critiquer celui des autres lorsque le cœur m'en disait. Une sorte de forum d'échange entre auteurs en somme. 
 
Cela a drastiquement changé le jour fatidique où j'ai postulé en tant que modérateur du site, avec quelques hésitations sur le moment car je ne suis pas très doué avec les gens en général et ne suis pas habitué à intégrer une communauté. Bon, pour être honnête avec vous, le changement est survenu plutôt 6 mois après ma nomination, le temps que je me mette au travail, puis il a bien fallu encore 3 mois supplémentaire pour que je rejoigne le discord (non sans mal) et entre vraiment dans la communauté. Oui, bon je ne suis pas l'employé du mois c'est sûr, et Gordjack a dû s'arracher quelques cheveux à cause de ma passivité. 
 
C'est d'ailleurs grâce à lui que j'ai pleinement rejoint CFTC et je tenais à le remercier tout particulièrement. C'est lui qui m'a motivé à passer le cap de la discussion avec les autres membres (et à faire mon boulot, accessoirement) et m'a accompagné en tant qu'apprenti modo tout en réparant mes conneries plus régulières que je ne le voudrais. Bref, merci à toi Gordjack. Je ne regrette pas car j'ai fait des rencontres vraiment incroyables dans cette communauté qui a vraiment changé ma vie sur de nombreux plans, m'a fais grandir et évoluer. Je pense être devenu moins con grâce à CFTC, grâce à des discussions vraiment passionnantes, grâce aux critiques sur mes textes ou ceux des autres ou simplement grâce aux échanges que j'ai pu avoir.

Je ne sais pas quoi rajouter d'autre, à part que vous, communauté de lecteurs, êtes ce qui me motive aussi à écrire. J'attends toujours aussi fébrilement vos retours, j'aime lire vos réactions sur tout ce que l'on peut vous proposer (surtout les "je n'ai pas compris", ma douceur perso <3). Voilà, continuez comme ça ! Merci à nous (faut pas déconner, c'est nous qui bossons dans l'histoire) et un peu merci à vous d'être fidèles au poste !

Presque affectueusement, Wasite

***
 
Qui aurait cru que cet adolescent lisant des creepypastas sous la couette, il y a des années, finirait par devenir administrateur sur son site de prédilection ? Pas lui, en tout cas. Si on m'avait dit, à l'époque, ce que je deviendrais, je me serais contenté de rire au nez de la personne.

Et pourtant, je l'ai fait. Comme beaucoup d'entre vous, je n'étais qu'un lecteur parmi tant d'autres, lisant texte sur texte, fasciné par les sensations qui m'étaient ainsi offertes. Mais un jour, cette question m'est venue : et pourquoi pas moi ? Pourquoi, moi aussi, je ne pourrais pas apporter ma pierre à l'édifice ? C'est ainsi que je suis devenu correcteur pour CFTC. Alors, je me suis découvert une passion, un investissement qui n'avaient jamais été les miens auparavant. A nouveau, une question m'est venue : et si j'allais plus loin ? Et si j'en étais capable ? C'est alors que tout s'est enchaîné. De correcteur, je suis devenu référent correcteur, puis modérateur, et enfin administrateur voilà un peu moins d'un an.

CFTC m'a montré qu'avec de la volonté, de l'investissement et des idées, tout était possible. Même le plus notoire des lecteurs a une chance de devenir, un jour, l'un des piliers du site. Il suffit d'y croire, de ne pas baisser les bras, et de faire sienne la communauté qui aujourd'hui nous porte.

Sans nos équipes, sans notre Staff, et sans vous, lecteurs qui pour certains nous suivez depuis les éons, nous ne serions rien. Nombreuses sont les crises qui ont été essuyées par le site, mais à chaque fois, tous autant que vous êtes, vous avez su nous relever.

Aujourd'hui, ce sont dix ans de frissons qui sont célébrés. Dix ans à être à vos côtés, à vous écouter, à vous décevoir parfois. Mais vous, que dis-je, nous sommes une communauté, aux points de vue aussi nombreux que les membres qui la composent, aussi, je ne peux que m'en réjouir.

À vous, CFTC a montré que l'horreur n'était pas qu'un genre décrié par les femmes cinquantenaires possédant un caniche et détestant le metal. Non, CFTC, c'est bien plus que ça. C'est un genre, celui de la creepypasta, amené il y a maintenant dix ans dans nos vertes contrées par les fondateurs du site, et qui n'a cessé de fleurir, pour mener à cette apothéose qui aujourd'hui est la nôtre.

À moi, CFTC a montré que même en partant de zéro, même en n'étant rien, il suffit de se lancer, de sauter dans le vide, pour toucher du doigt l'idéal qui a porté avec tant d'allégresse et de frissons nos plus jeunes années. Alors, l'impossible devient possible.

Peu importe que nous ayons connu une petite baisse d'audience. Peu importe que nous ayons eu des litiges, que ce soit intérieurement à la communauté, avec des perturbateurs extérieurs ou avec vous. Peu importe ce qui s'est mis sur notre route. Nombreux sont ceux qui, des années en arrière, pensaient que nous ne tiendrions pas quelques mois de plus. Mais je sais, non, nous savons, que si nous fêtons nos dix ans en ce jour, CFTC a encore de belles années devant lui.

Des projets sont en route, et une partie de notre avenir est déjà tracé. Tracé en direction de l'abîme, celui dans lequel vous vous plongez sciemment lorsque vous entrez « Creepypasta from the Crypt » dans votre moteur de recherche. Et si d'aventure, vous souhaitez faire partie de cet avenir, sautez le pas, comme j'ai osé le faire il y a des années. Pour moi, CFTC est bien plus que la première référence française de littérature horrifique : c'est un endroit où les rêves se réalisent.

Critiques. Illustrateurs. Traducteurs. Damnés. Ma GrammatikWaffe. Magnosa, qui m'a tendu la main et m'a hissé à ses côtés. Kamus, qui m'a permis d'entrer en cet Éden. Wasite, qui m'a fait découvrir le sandwich aux haricots. Tous les  autres, mes estimés collègues du Staff, mes amis. Et surtout vous, lecteurs. Merci, du fond du cœur merci. En mon nom, merci de m'avoir permis de devenir ce que je suis aujourd'hui. Au nom de CFTC, merci de nous avoir portés pendant si longtemps, qu'importe la période et les événements.

Je sais pertinemment que la plupart d'entre vous, lecteurs, ne lira pas ce post dès la vue de son titre. Et c'est compréhensible, vous êtes ici pour les frissons que nous vous offrons, non pour les états d'âme de trois administrateurs émus de voir subsister une fleur plantée dix ans en arrière. Mais que vous lisiez ces lignes ou non, vous avez ma gratitude inconditionnelle. Tous, autant que vous êtes.

Gratitude que, je l'espère, la terreur que vous feront ressentir nos futurs textes et projets aura tôt fait d'oblitérer.

En attendant, je n'ai plus qu'une chose à dire : longue vie à CFTC, ce lieu où les ombres dansent une valse plus allègre qu'il n'y paraît.

Vous regardant avec amour depuis les nuées, Gordjack

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Après ces messages, quelques indications pour la suite. En effet, nous n’avons pas l’intention de nous relâcher, bien au contraire, et ces 10 ans arrivent avec quelques petites choses. Tout d’abord, nous remercions du fond du cœur Adiboy, qui a pris la décision de quitter le staff de CFTC. L’équipe des Critiques n’aurait pas repris ses couleurs sans lui, et son travail a été extraordinaire. Nous souhaitons également la bienvenue dans le staff à Seven, qui reprendra ses fonctions, et lui disons bonne chance pour prendre la relève !

Par ailleurs, nous avons décidé de relancer une consultation de la communauté, d’une part afin de voir les évolutions par rapport à la consultation de 2018, d’autre part afin de corriger des éléments qui nous sont remontés récemment tout en gardant bien en tête les souhaits de la communauté. Le formulaire est à remplir sur le lien suivant, et nous vous demandons bien sûr d’y répondre avec tout le sérieux possible afin que nous puissions exploiter convenablement les résultats pour en tirer les améliorations qui s’imposent. Le lien se trouve ici : https://forms.gle/qCayXWrLQnnZaA8MA.

Enfin, vous aurez certainement remarqué la disparition de notre logo. Nous ne savons pas ce qui lui est arrivé, mais nous vous assurons que nous mettons tout en œuvre pour le retrouver au plus vite. Si jamais vous avez des informations à ce sujet, n’hésitez pas à rejoindre le Discord pour nous aider dans nos recherches !

La communauté remercie Gordjack, Magnosa et Wasite à l’administration, Antinotice et Noname à la modération, AngeNoire et Sytom à l’organisation des animations, Kamus pour sa gestion des réseaux sociaux et ses nombreuses réalisations ces dernières années, Adiboy pour sa gestion de l’équipe des Critiques, Daniel Torrance pour sa gestion de l’équipe des Traducteurs, Luna Fireline pour sa gestion de l’équipe des Damnés Illustrateurs, et Luidi pour son aide précieuse dans les publications sur les blogs de CFTC et du Nécronomorial, ainsi que l’ensemble des membres des équipes des Critiques, Damnés Auteurs, Damnés Illustrateurs, GrammatikWaffe et Traducteurs !

lundi 9 novembre 2020

Mon témoignage (palier 2)

Eh bien visiblement, mon premier témoignage a été bien accueilli par la communauté. Vous êtes plusieurs à avoir demandé la suite et à avoir essayé de parler avec moi des origines de ce que je pouvais ressentir dans mon ancienne maison, mon avis personnel sur la question. J'ai une réponse toute simple à fournir : je n'en ai aucune idée.

J'ai essayé de faire des recherches dessus, mais internet ne donne rien et mes parents n'ont aucune information concernant quoi que ce soit ayant pu arriver avant notre emménagement. La maison n'était pas moins chère que les autres du quartier, et n'était pas proche d'un point d'eau ou d'un cimetière. Le seul facteur qui aurait pu jouer était sa proximité avec un carrefour qui a tendance à provoquer des accidents.

De plus, précisons-le, je n'ai pas de problèmes particuliers aux dernières nouvelles. À part des antécédents de dépression du côté de ma mère et des problèmes d'insomnies lié à un sommeil assez agité, je n'ai pas de soucis d'ordre psychiatrique ou physique pouvant relier les événements de la télé ou du matelas à une hallucination auditive. Comme je l'ai spécifié quelquefois dans mon premier témoignage, ces trois évènements étaient les moins difficiles à expliquer.

J'ai sous la main des dizaines d'histoires étranges et j'ai décidé de vous les faire partager par paliers, contenant chacun 3 d'entre elles, du "moins étrange" au plus perturbant pour moi. Si vous avez des questions, j'essaierai d'y répondre au mieux dans un de mes futurs témoignages,  donc n'hésitez pas à me les poser en commentaire ou directement sur Discord. Je vais encore me concentrer pour ce second palier sur l'étage, mais la situation devrait évoluer au prochain témoignage.

■ Le réveil

J'ai eu pendant très longtemps un réveil digital en forme de cube me permettant de voir l'heure même dans le noir. Il appartenait à mes parents jusqu'à mes 10-11 ans, et ils me l'ont donné après en avoir acheté un neuf pouvant programmer plus d'une sonnerie (mon père et ma mère ne travaillaient pas aux mêmes horaires). C'était pratique d'avoir un réveil émettant l'heure en rouge même dans l'obscurité la plus totale.

Il s'est retrouvé sur ma table de chevet dans un premier temps, avant de migrer vers mon bureau avec mon ordinateur fixe, en face de mon lit. C'était une place de choix étant donné qu'il me permettait de garder un œil sur l'heure quand je lisais ou jouais avant de dormir. Cependant, il était loin de moi, et c'est ce petit détail qui m'a fait le changer de position et le remettre sur ma table de chevet. Enfin, ça et ce qui m'est arrivé.

Une nuit, j'ai été réveillé par un bruit sourd. Un long bourdonnement qui semblait venir de l'autre bout de ma chambre. J'ai allumé la lumière et j'ai vu qu'il était 3h20, et que le bruit venait de mon réveil. Celui-ci était en train de sonner. Je me suis levé et suis allé l'éteindre, avant de me remettre au lit. J'avais cours le lendemain et je me dis que ma mère avait dû activer le déclenchement de l'alarme en le nettoyant. Je suis retombé dans les bras de Morphée sans aucun problème et ai encore été réveillé par mon réveil. Sauf que cette fois, il était 4h20. Je me suis de nouveau levé pour l'éteindre quand j'ai décidé de changer l'heure à laquelle il était réglé pour être sûr de ne pas être réveillé une nouvelle fois. J'ai alors remarqué que celle-ci était déréglée (00:00). Dans la même foulée, j'ai compris que le voyant se situant sur l'écran indiquant l'heure et montrant que l'alarme est enclenchée n'était pas allumé, alors que je n'avais pas effectué la manipulation permettant de désactiver complètement l'alarme.

Cette nuit-là, j'ai débranché le réveil mais je n'ai pas réussi à me rendormir. Pourtant j'ai utilisé sans problème ce réveil par la suite et celui-ci fonctionne encore aujourd'hui, soit une dizaine d'années après les évènements, sans jamais avoir recommencé quelque chose de si étrange. J'ai beaucoup réfléchi à cette nuit et sur ce qui aurait pu causer le déclenchement d'alarmes successives. Comme le seul moyen pour déclencher l'alarme sans la programmer est d'appuyer sur un bouton situé sur le dessus, j'ai préféré penser à un problème interne. Encore aujourd'hui, j'espère que c'était juste un dysfonctionnement.

■ La femme de la fenêtre

Celle-là est aussi dans mon top traumatique, en plus d'être l'une des plus vieilles que je puisse me rappeler. Quand j'étais tout petit, j'adorais passer du temps dans ma chambre à jouer avec des petites figurines de soldats en plastique sur un tapis représentant une prairie. Étant donné que ma chambre était vraiment bien éclairée grâce à la présence de deux fenêtres (une sur le mur opposé à ma porte, l'autre bien plus grande prenant une partie du mur face à mon lit), j'étais plutôt bien à jouer à cet endroit. C'était avant que je me mette aux consoles de jeux portables et à la franchise Pokémon, donc je devais avoir entre 3 et 5 ans. J'ai toujours eu beaucoup d'imagination et je pouvais passer des heures entières à faire combattre les soldats verts et les soldats violets, avec toute l'insouciance d'un enfant de cet âge-là. J'étais dans mon monde et c'était assez difficile de m'en faire sortir, et je crois bien que j'ai toujours ce système de bulle quand je me mets à travailler ou à écrire par exemple.

J'ai pourtant arrêté de jouer aux petits soldats du jour au lendemain. Un jour, alors que j'imaginais encore une énième bataille, ma vision périphérique m'a fait remarquer un détail étrange du côté de la grande fenêtre. En tournant la tête pour voir de quoi il s'agissait, j'ai vu une femme à l'extérieur, collée à la fenêtre et me regardant droit dans les yeux. Je ne pourrais pas la décrire exactement étant donné que c'est un événement réellement vieux, que j'ai préféré essayer d'oublier et que sur le moment j'ai surtout décidé de prendre mes jambes à mon cou pour me réfugier en pleurs dans le salon où ma mère regardait la télé. J'ai quatre détails encore bien précis en tête: elle portait une robe blanche, était pâle, avait des cheveux longs et noirs et semblait en colère.

Ce n'est pas son apparence pourtant qui m'a le plus effrayé, et je pense que pas mal d'entre vous ont déjà compris où je voulais en venir. J'étais dans ma chambre, au premier étage. La grande fenêtre donnait sur le vide, car je n'avais pas de balcon, et surtout la maison avait un jardin ainsi qu'un mur surmonté d'une grille empêchant les gens d'entrer.

La femme avait bien sûr disparu quand je suis revenu dans ma chambre plus tard dans la journée, et je ne l'ai jamais revue. Je préfère encore penser que c'était un rêve et que je n'ai jamais eu cette rencontre, mais je sais au fond de moi que ça n'en était pas un, vu que je me souviens encore de grosses parties de cette journée. Si ça avait été un cauchemar, je me serais réveillé à cause de la terreur qu'elle m'inspirait dès que je l'ai vue, comme avec celle que j'appelle la Dame et que je vous décrirai prochainement en parlant des cauchemars liés à la chambre bleue.

■ Les escaliers

Je vous ai parlé la dernière fois de la proximité des escaliers avec ma chambre, mais ce que j'ai omis de préciser, c'est que je ne pouvais pas rater le bruit de quelqu'un en train de monter ou de descendre. Ceux-ci étaient en bois et comprenaient 14 marches, que je m'amusais toujours à compter quand je les empruntais ou que j'entendais quelqu'un le faire. À vrai dire, c'était une sorte de TOC que j'avais étant enfant, surtout que ma mère venait me réveiller le matin pour que je me rende à l'école et que généralement c'était le fameux bruit des marches qui me permettait d'émerger doucement de mon sommeil avant qu'elle entre dans ma chambre en ouvrant tous les volets. De plus, il y avait une porte en haut de celles-ci qui était généralement fermée la nuit et qui donc faisait du bruit quand elle était ouverte par ma mère ou encore mon frère.

J'ai par la suite perdu ce TOC en apprenant à ne plus faire attention au bruit des marches, car je me suis très vite rendu compte que certains d'entre eux n'avaient aucun sens. Déjà, le bois avait tendance à travailler et je me retrouvais souvent à entendre une des marches du milieu craquer fortement au milieu de la nuit. Mais surtout, il m'arrivait souvent d'entendre les marches être montées, souvent en pleine nuit, ce qui me réveillait. Néanmoins, au craquement de la 14ème marche, le bruit s'arrêtait net : pas de porte qui s'ouvre, pas de bruit de pas dans le couloir ou encore de bruit de descente des marches. C'était comme si quelqu'un montait les marches et restait debout derrière la porte fermée, sans jamais l'ouvrir ou redescendre. Mais je crois que le pire, dans cette situation, est le fait que c'était un événement récurrent et que je l'ai entendu bien trop souvent pour penser à une coïncidence. J'ai même très vite pris l'habitude de fermer moi-même la porte des escaliers en allant me coucher, pour être sûr que ce qui montait les marches reste bien au rez-de-chaussée.

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J'en ai fini avec ce deuxième témoignage. Je dois avouer que j'ai déterré pas mal de souvenirs que j'aurais peut-être préféré garder sous scellé, surtout que repenser à certains d'entre eux me fait vraiment me sentir mal. Pourtant, en parler me soulage un peu, et visiblement ça a l'air de plaire à pas mal d'entre vous, donc je ne vois pas pourquoi je ne continuerais pas. J'ai toujours un peu peur que certains ne croient pas mes histoires, mais ça passera avec le temps, j'imagine.


lundi 2 novembre 2020

Fiche M : La véritable histoire d'Amityville

Même sans connaître les faits originaux, Amityville reste connue de tous grâce au livre sorti en 1977 et au long-métrage de 1979 ayant donné naissance à une longue saga cinématographique. Pourtant, derrière ces très nombreuses œuvres de fiction, il existe une histoire qui, elle, est bien réelle.

Tout commence en 1965 dans la maison du 112, Ocean Avenue à Amityville, dans le comté de Suffolk. Datant de 1928, cette bâtisse servait à l’époque d’asile psychiatrique.



La maison d’Amityville

C’est après avoir racheté cette maison que Ronald et Louise DeFeo décident d’y emménager avec leurs cinq enfants. Malheureusement, Ronald Jr, l’aîné de la fratrie, a commencé à consommer de la drogue, et n’hésite pas à voler sa propre famille pour payer sa consommation.


 
Ronald et Louise DeFeo ainsi que leurs cinq enfants

En 1973, alors âgé de 22 ans, Ronald Jr assiste à une dispute entre ses deux parents au cours de laquelle il tente d’intervenir en tirant sur son père. Heureusement, le pistolet s’enraye. Un an après ces évènements, dans la nuit du 12 au 13 novembre 1974, à 3h15, Ronald Jr prend une carabine et va abattre ses deux parents ainsi que ses quatre frères et sœurs alors qu’ils dorment.

Plus tard, vers 18h30 le 13 novembre 1974, Ronald Jr arrive en catastrophe au Henry’s Bar en disant à qui veut l’entendre qu’il a besoin d’aide car sa famille entière a été assassinée. Il emmène plusieurs hommes qui étaient présents au bar sur les lieux et entre rapidement dans sa maison, suivi par ses nouveaux compagnons qui appellent la police après avoir découvert le massacre à l’étage.

Ronald Jr finit par avouer le meurtre après que les policiers ont remarqué des incohérences dans son récit. Une chose n’a jamais réellement pu être expliquée, c'est le fait que les voisins n’aient pas entendu les coups de feu et que, même lorsque les parents ont été tués, les enfants n’aient rien entendu non plus.

Le fils DeFeo affirme que plusieurs voix (dont celle du Diable) lui auraient dit de tuer sa famille. L’avocat du jeune homme engage de son côté Hanz Holzer, un chercheur de phénomènes paranormaux, pour prouver qu’une « puissance extérieure » aurait influencé son client. Les psychiatres refusent d’y voir autre chose qu’un jeune homme dérangé pris d’une frénésie meurtrière et il est condamné à 6 peines consécutives de 25 ans dans la prison de Danemorra. La maison est mise en vente après cette histoire.

Le 18 décembre 1975, George et Kathleen Lutz, accompagnés de leurs trois enfants, rachètent la maison. L’agent immobilier leur dit bien que c'est dans cette bâtisse qu’a eu lieu le massacre de la famille DeFeo ayant fait la une des journaux l’année précédente, mais ils sont persuadés de pouvoir faire avec le passé tumultueux de la maison.


 
La famille Lutz

Bien que catholiques non pratiquants, les Lutz demandent à un prêtre de bénir la maison sur les conseils d’un ami. Après s’être occupé de la demeure, le père Pecoraro leur aurait conseillé de condamner l’une des pièces de la maison après y avoir entendu une voix.

Peu de temps après cette visite du prêtre, la famille découvre une pièce cachée dans la cave qui n’était pas sur le plan de la maison. Elle possède des murs peints en rouge et étrangement, le chien de la famille refuse catégoriquement de s’en approcher.

Quelque temps après la bénédiction, le père Pecoraro a une grosse fièvre et des cloques ressemblant à des stigmates apparaissent sur ses mains et ses pieds. Il essaye d'avertir la famille Lutz pour leur dire de ne pas utiliser la pièce, mais les appels sont systématiquement interrompus.

Après leur emménagement, des phénomènes étranges commencent à survenir. Des nuages de mouches noires accompagnés d’une odeur d’excréments envahissent la maison, des bruits sourds sont parfois entendus la nuit, et il est possible de ressentir un froid glacial et des sortes de vibrations dans l’air. En plus de tout ça, Kathleen rêve de la famille DeFeo chaque nuit et la plus jeune fille du couple, qui a 5 ans à l’époque, a une amie imaginaire appelée Jodie qui lui répète qu’elle et sa famille resteraient dans cette maison pour toujours. Un jour, les parents voient deux yeux rougeoyants à travers la fenêtre de la chambre de la petite fille, ceux de Jodie, d’après l’enfant. Le père de famille, de son côté, est totalement obsédé par la cheminée.

La nuit du 14 janvier 1976, des bruits encore plus forts qu’à l'accoutumée remontent de la cave. Les portes et les fenêtres commencent à claquer toutes seules, et lorsque George se réveille, il voit Kathleen être soulevée du sol, son visage se changeant en celui d’une vieille femme. Ils vont alors chercher leur chien et leurs enfants, puis partent en catastrophe. Aucun membre de la famille n’a changé sa version des évènements de cette nuit, même après tant d’années.

Après cette nuit d’horreur, les Lutz font appel à des parapsychologues pour faire des recherches sur la maison et finissent par s’associer à l’écrivain Jay Anson pour raconter leur histoire. C’est ainsi que le livre « The Amityville Horror – A True Story » (« Amityville - la maison du diable » en Français) voit le jour en 1977.



La couverture du livre

Le livre est suivi par cette fameuse série de films qui débute en 1979.

La maison a été mise en vente et achetée en août 2010. Les nouveaux propriétaires ont alors décidé d’organiser un grand vide-grenier pour se débarrasser de ce qui restait dans la bâtisse. Pour l’occasion, des centaines de personnes ont fait le déplacement mais ont eu l’interdiction de voir l’étage et le sous-sol.

La lieu ensuite été remis en vente en 2016, et il semblerait que les phénomènes qui l'ont secoué ne se soient pas manifestés depuis longtemps. Quoi qu’il en soit, la maison du 112, Ocean Avenue à Amityville aura marqué plusieurs générations.

Sources :
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Affaire_d'Amityville#:~:text=L'affaire d'Am…
http://www.dark-stories.com/amithyville_la_maison_du_diable.htm
https://www.mindshadow.fr/histoire-vraie-amityville/
https://www.ghosthunter.be/la-vraie-histoire-d-amityville/
http://www.sympatico.ca/style-de-vie/insolite/la-veritable-histoire-derrier…