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vendredi 29 juin 2018

Procédures de dégagement d'ascenseur

Bonjour, bonsoir,


Étant claustrophobe depuis mon enfance, j'ai toujours eu peur de rester enfermé dans un endroit clos et étroit. Aujourd'hui j'ai 25 ans et je vis avec ma copine dans un appartement au 9ème étage dans un immeuble, mais cette phobie ne m'a jamais quitté.
À tel point qu'à chaque fois que je prends l'ascenseur, je suis terrifié à l'idée de rester coincé dedans.
Du coup, à la manière d'un hypocondriaque qui recherche un diagnostique sur doctissimo, j'ai effectué des recherches sur les consignes à suivre au cas où il m'arriverait de rester coincé dans un ascenseur un jour.
Et je suis tombé sur une procédure que j'ai du mal a comprendre.
À vous de juger...

DIFFÉRENTS CAS DE FIGURES

[...] Quelques mesures simples mais nécessaires peuvent néanmoins être réalisées par un technicien ou un agent habilité de la maintenance :
1er cas : Panne de courant dans l'établissement
Cet incident peut entraîner l'arrêt de l'ascenseur.
  • Vérifier que personne n'est bloqué dans l'ascenseur en appelant à travers la porte.
  • Rassurer éventuellement la ou les personne(s) bloquée(s) en indiquant la raison de la panne.
  • Identifier la ou les personne(s) bloquée(s) dans l'ascenseur.
  • Interdire l’accès par un affichage clairement compréhensible par tous.
  • Se rendre au local de service électrique pour déterminer l'origine de la coupure électrique ainsi que dans le local machinerie (coupure force).
  • Vérifier la présence de signes anormaux lors de la procédure et les notifier.
  • Si tout semble en ordre, contacter EDF pour signaler le dysfonctionnement électrique.
  • Appeler les secours publics si la situation se prolonge et que des personnes sont bloquées.
  • Lorsque le courant est revenu, vérifiez que l'ascenseur fonctionne à nouveau (si ce n'est pas le cas, contactez le service de dépannage).
  • Dans le cas où il y aurait la présence manifeste de signes anormaux, se référer à la procédure du 4ème cas.
2ème cas : L’ascenseur est bloqué entre deux étages
  • Vérifier que personne n'est bloqué dans la cabine en appelant à travers la porte.
  • Si une personne est effectivement bloquée dans la cabine, appliquer la procédure du 1er cas.
  • Faire appel au service de dépannage ou d'assistance technique.
  • Dans le cas où il y aurait la présence manifeste de signes anormaux, se référer à la procédure du 4ème cas.
3ème cas : L'ascenseur est bloqué à l'étage
  • Vérifier que personne n'est bloqué dans la cabine en appelant à travers la porte.
  • Si une personne est effectivement bloquée dans la cabine, appliquer la procédure du 1er cas.
  • Vérifier la présence de signes anormaux avant de pénétrer dans la cabine et les notifier. 
  • Si la porte s'ouvre, vérifier que rien n'entrave sa fermeture.
  • Si vous pénétrez dans l'ascenseur, vérifier IMPÉRATIVEMENT qu'un mécanisme bloque la fermeture des portes.
  • Vérifier que les boutons de commande réagissent normalement (en particulier que le bouton "stop" n'est pas enfoncé).
  • Vérifier qu'il n'y a aucun obstacle devant le rayon de cellule de la porte.
  • Dans le cas où il y aurait la présence manifeste de signes anormaux, se référer à la procédure du 4ème cas.
4ème cas : Fonctionnement anormal de l’ascenseur
Un fonctionnement anormal peut se caractériser par :
  • L'arrêt intempestif pendant la marche.
  • La présence de bruits ou frottements inquiétants.
  • Le constat d'une marche importante lors de l'arrêt aux étages.
  • Une fermeture violente des portes automatiques.
  • Des secousses ou des vibrations anormales pendant le fonctionnement.
  • Un changement significatif de température. 
  • La présence de "gloussements" peu distinguables semblant provenir de l'intérieur de l'ascenseur. 
  • Une agitation alarmante et/ou anormale de la ou des personne(s) bloquée(s) à l'intérieur de l'ascenseur. 
  • L'impossibilité d'identifier la ou les personne(s) présente(s) à l'intérieur de l'ascenseur. 
Tous ces signes doivent entraîner la mise hors service de l'appareil :
  • Immobiliser l'appareil à un étage en appuyant sur le bouton "arrêt" ou en empêchant l'ouverture des portes par tous les moyens nécessaires. 
  • Couper l'alimentation électrique (coupure force) de l'ascenseur à partir du local de service électrique ou de la machinerie.
  • Prévenir le service de maintenance.
  • Interdire à quiconque de remettre l'ascenseur en service avant totale réparation (pose de rubalise par exemple en travers des portes de l'ascenseur avec la mention "Hors service" ou "Ascenseur en panne").
  • Interdire à quiconque de sortir de l'ascenseur avant que la cause de la panne ou du dysfonctionnement ne soit révélée et certifiée par un agent mandaté du service publique.

Qu'est-ce que la personne qui a rédigé ce guide avait en tête, et pourquoi même le fonctionnement "anormal" semble appartenir à la routine, je me le demande...

lundi 18 juin 2018

Semaine de promotion du Necronomorial : Dimanche, "Apocalypse - Chapitre 4 : Orgueil"

Oyez, Oyez, chères lectrices, chers lecteurs.

En ces moments troubles où la France est partagée entre la folie du ballon rond et les examens du bac, l'univers des Creepypasta nage dans des eaux calmes.

En effet, nous notons une forte baisse de stock en matière de Creepypasta, ce qui nous empêche de poursuivre notre rythme actuel, à savoir vous en proposer un texte les lundi et vendredi.

En revanche, et fort heureusement, nous avons énormément de textes pour le Necronomorial, suffisamment pour alimenter ce blog durant quelques mois. Ce qui montre qu'il est parfois difficile de cerner ce qui différencie une Creepypasta d'une nouvelle.

En effet, certains textes proposés comme des Creepypasta finissent par être acceptés en tant que nouvelles pour le Necronomorial, ce qui explique cette différence de stock entre les deux blogs.

C'est pour cette raison que, toute cette semaine, nous allons profiter de la notoriété du blog CreepypastaFromTheCrypt, pour promouvoir notre autre blog, le Necronomorial. Les textes seront publiés sur l'autre blog, et nous ferons une news pour vous y rediriger.

Vous aurez donc vos 4 textes de la semaine (Lundi, Mercredi, Vendredi et Dimanche), mais tous publiés ici : http://necronomorial.blogspot.com . A noter, pour ceux qui suivent la saga, que le chapitre 4 d'Apocalypse, qui traitera de l'orgueil, sera publié Dimanche prochain.

N'hésitez pas à consulter ce post pour y découvrir les parutions de la semaine.

En attendant, afin de pouvoir reprendre un rythme de parution normal pour les Creepypasta, nous vous invitons à venir proposer vos textes sur le forum.

Bonne semaine à tous, merde à ceux qui passent le Bac, et allez les [insérer ici le surnom de votre équipe de foot préférée] pour les footeux. Et à tout à l'heure pour le premier texte de la semaine !

Kamus.


Lundi : "Le néant" : http://necronomorial.blogspot.com/2018/06/le-neant.html

Mercredi : "Ils n'apprendront jamais" : http://necronomorial.blogspot.com/2018/06/ils-napprendront-jamais.html

Vendredi : "La réaction" : http://necronomorial.blogspot.com/2018/06/la-reaction.html

Dimanche : "Apocalypse - Chapitre 4 : Orgueil" : http://necronomorial.blogspot.com/2018/06/apocalypse-chapitre-4-orgueil.html

lundi 4 juin 2018

Les faucheuses

Dans l'imaginaire collectif, on associe la faucheuse à un être unique, qui vient prendre l'âme des défunts, afin de les conduire vers l'au-delà. Elle a l'aspect d'un squelette, armé d'une faux. Ce n'est pas tout à fait vrai. Et vous vous demandez sûrement comment je peux le savoir, car aucune personne ayant vu la mort n'est là pour en parler aujourd'hui.
Mon cas est un peu particulier, dans ma jeunesse, j'ai eu un grave accident, qui m'a plongé dans le coma pendant plusieurs mois. J'ai eu une grave contusion à la tête, et à mon réveil, il y a eu des séquelles. Et la plus grave d'entre elles a été de perdre toutes mes émotions. Colère, peur, amour, angoisse... Je ne ressens plus aucune émotion depuis ce jour.


Ma vie n'a pas été facile avec ce handicap, mon manque d'émotions m'a conduit à l'isolement une très grande partie de ma vie. Comme je ne ressentais pas d'amour, je n'ai jamais éprouvé le besoin de me marier, d'avoir des amis, ou même d'être avec ma famille. C'est ainsi que j'ai fini seul dans cet hôpital, il y a quelques mois. En plus de mon handicap, j'ai développé une maladie que tout le monde connaît et redoute : Alzheimer.


Je n'avais aucune émotion, et en plus de ça c’était maintenant ma mémoire qui était touchée. Je sentais mes souvenirs disparaître, les uns après les autres. C'est aussi pour ça que j'écris tout ça, car j'ai conscience que bientôt j'oublierai toute cette histoire.


Maintenant que vous en savez un peu plus sur moi, je vais revenir au sujet principal : les faucheuses. Je peux les voir. Et elles sont plusieurs, il n'y a pas "LA faucheuse", mais "les faucheuses". Enfin, je dis que je peux les voir, mais en fait, tout, le monde peut les voir.


Et vous les avez sûrement vues, et pas plus tard que cette nuit. Vous allez sûrement me prendre pour un vieux fou, car vous ne vous souvenez pas avoir vu la mort cette nuit. Et c'est justement là qu'est l'astuce : vous ne vous en souvenez pas.


La première fois que je l'ai vue, c'est quelques jours avant d'avoir été informé de ma maladie. Je regardais la télé, seul, chez moi, comme à mon habitude. J'ai alors senti une main sur mon épaule, et, en me retournant, je l'ai vue. Une grande créature, à l'allure squelettique. Elle ne portait cependant aucune faux, mais j'ai compris pourquoi celle-ci était présente dans l'imaginaire collectif. Je ne devais sûrement pas être le premier à me souvenir de ces créatures. Son index était plus long que les autres, et recourbé à son extrémité, ce qui faisait en effet penser à une faux. Et j'ai ensuite compris à quoi ce doigt servait.


Évidemment, n'importe qui dans ce cas-là aurait crié, aurait été affolé, aurait essayé de négocier pour sa vie, mais je suis resté calme. Et oui, je n'ai aucune émotion, alors je n'ai ressenti aucune peur. J'avais simplement essayé de lui poser des questions, mais aucun son ne sortait de ma bouche, comme si cette entité me forçait au silence. Je ne pouvais également plus bouger. Paralysé et contraint au silence, je pense que ça aurait traumatisé n'importe qui.


La faucheuse a ensuite enfoncé son index recourbé dans mon oreille, lentement. Elle est restée comme ça, à trifouiller dans mon cerveau, pendant plusieurs secondes. Elle avait l'air de chercher quelque chose. Puis, elle a ressorti son doigt, m'a regardé pendant quelques instants, puis est partie. Une fois qu'elle a disparu, j'ai pu bouger de nouveau.
Après cet incident, j'ai fait des recherches, pour en apprendre plus sur ces créatures, mais il n'y avait aucune trace d'elles sur internet ou dans les livres. Bien sûr, dès que je cherchais des informations par rapport à son apparence, je tombais sur des livres ou des pages web en rapport avec la mort elle-même, mais aucune n'avait le doigt en faux comme je l'avais vue. Et aucun ne mentionnait le fait qu'elle enfonçait ce même doigt dans ton cerveau par l'oreille.


Au bout de quelques mois, j'ai abandonné mes recherches, je n'avais plus vu cette entité de toute façon. On m'avait dit que j'avais Alzheimer, alors je me suis dit que c'était cette maladie qui m'avait fait halluciner ce jour-là.
Mais, au bout de quelques mois, lorsque m'a maladie s'est aggravée subitement, j'ai été contraint d'être interné dans cet hôpital. Et c'est là que je les ai revues. Et pas qu'une seule. Et pas qu'une fois non plus.


C’était un ballet incessant qui se produisait la nuit. Les faucheuses allaient et venaient dans les couloirs de l'hôpital, allant de chambres en chambres. Quand elles passaient devant moi, elle m'ignoraient, tout simplement. Je n’étais plus une de leurs cibles.


J'en avais suivi une dans la chambre voisine, et j'ai été témoin de ce qui m’était arrivé alors. La faucheuse avait enfoncé son doigt dans le cerveau de la vieille dame, qui semblait terrorisée. Elle ouvrait la bouche, semblant vouloir crier de toute ses forces, mais aucun son ne sortait. Son visage affichait une peur inégalée, mais son corps restait stoïque. Contrairement à moi, la faucheuse n’était restée deux ou trois secondes avec le doigt dans l'oreille de cette femme, avant de s'en aller vers une autre chambre.
Je pensais alors que la femme, une fois l’entité partie, allait se mettre à crier, à appeler à l'aide, à gesticuler de tous les cotés. Mais rien de tout ça, elle regardait dans le vide, le visage dénué d'émotions. Puis elle m'a dévisagé, et m'a demandé ce que je faisais là et ce que je voulais. Je lui ai dit ce dont j'avais été témoin à l'instant, et elle m'a répondu que j'étais fou, que je devrais rentrer dans ma chambre et prendre mes cachets, car j'étais l'unique intrus dans cette chambre qu'elle ait vu ce jour-là.
Tous les soirs, j'ai été témoin des mêmes phénomènes, durant la nuit. Les faucheuses rendaient visites aux malades, aux docteurs, aux infirmières, aux jeunes, aux vieux. Tout le monde y passait. Sauf moi. Et personne ne s'en souvenait.


J'ai alors deviné qu'elles se nourrissaient des souvenirs des gens, en leur enfonçant leur doigt dans le cerveau, et le fait que ma mémoire soit altérée par la maladie faisait d'elle (de moi ?) un mauvais repas. Je suis allé voir si les autres malades d’Alzheimer étaient dans mon cas, mais non, les faucheuses leur rendaient visite à eux aussi. J'étais l'unique personne qui n'était pas touchée. Et je me demandais bien pourquoi.
La seule chose qui me différenciait d'eux était mon manque d'émotions. Quand j'y ai repensé, toutes leurs victimes étaient terrorisées en leur présence. C'est alors que j'ai enfin compris.
Les faucheuses se nourrissent de deux éléments : la peur et la mémoire. Elles se nourrissent d'abord de la terreur qu'éprouve leur victime, puis se nourrissent des souvenirs de leur passage. C'est pour cela que tout le monde les voit, chaque nuit, mais que personne ne s'en souvient. Ces entités m'ignorent car je n'ai aucune de ces deux choses à leur offrir. Une combinaison assez rare qui fait de moi sûrement un des seuls hommes à connaître leur existence.


Je me suis alors demandé pourquoi les caméras de l’hôpital ne les avaient jamais filmées. J'ai demandé à la sécurité de me montrer les enregistrements des couloirs de l’hôpital la nuit, et il n'y avait rien. Aucune trace de ces entités. Aucun comportement suspect des patients. Comme si leur passage avait été coupé au montage.


Je sais que personne ne va jamais me croire. Je sais que pour vous, je ne suis qu'un vieux fou qui délire. Mais si vous lisez cette lettre la nuit : elles sont peut être venues pour vous durant votre lecture, sans que vous vous en rappeliez.