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Vous l'avez remarqué, le site est à l'arrêt. Nous sommes toujours derrière, mais nous devons discuter de la suite et ne pouvons plus publier en attendant.

Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

Vous voulez trouver toutes nos plateformes, ou vous êtes curieux de savoir quels médias parlent de CFTC ? Tout est sur notre Linktree !

jeudi 4 juillet 2013

Le mystère de la fréquence 94.9

Il vous est déjà arrivé, la nuit, de prendre votre portable et d'allumer la radio FM ? En tout cas c'est ce que j'ai fait il y a 2-3 jours. Alors que je n'arrivais pas à dormir j'ai pris mes écouteurs, mon portable et j'ai allumé la radio. Sachant que je ne l'avais jamais allumée, je n'avais pas de favoris et donc j'ai dû naviguer entre les ondes pour trouver les stations qui allaient me satisfaire.
Après avoir enregistré deux stations en favoris je suis arrivé sur la fréquence 94.9.
A première écoute elle paraissait ne rien émettre comme c'était le cas pour plusieurs stations à cette heure (1h23). Mais je ne sais pour quelle raison il m'est venu à l'idée de monter un peu le son, et derrière les grésillement, il me semblait entendre une voix. Je me suis donc concentré pour mieux percevoir les sons de la voix.
 
Il me semblait que la voix venait d'une petite fille, elle semblait réciter une sorte de comptine ou quelque chose dans le genre. Et puis les grésillements se sont estompés, la voix devenait plus claire. Effectivement la petite fille (si c'en était une) chantait, mais je n'arrivais pas encore à comprendre les paroles. J'ai donc décidé de pousser le volume à fond.
 
Les paroles étaient réellement incompréhensibles, comme si elles étaient chantées dans une langue inconnue ou tout simplement une langue que je connaissais pas, raison pour laquelle j'ai pensé percevoir les ondes d'une radio étrangère.
 
La petite fille continua de chanter deux minutes avant de pousser comme un long cri de terreur, j'ai retiré mes écouteurs de douleur et fus frappé de vertiges, ma chambre est devenue froide et je sentais comme une présence à mes côtés. Ma tête semblait bouger dans tous les sens, ma vision s'est brouillée et le cri de la petite fille me résonnait continuellement dans la tête. C'est alors que je fus frappé de flashs. Je voyais une porte au fond d'un couloir sombre, de la lumière passant dessous, puis la porte s'est ouverte, la lumière me faisait mal aux yeux. C'est alors que j'ai vu la silhouette sombre d'une petite fille.
 
Au fur et à mesure des flashs la petite fille s'approchait, je n'entendais plus des cris mais plutôt des murmures. Des murmures lugubres et agressifs qui devenaient de plus en plus forts et montaient dans les aigus. Et là, le noir complet.
 
Je me suis réveillé le lendemain matin, en sueur, le portable et les écouteurs à côté de mon oreiller. J'ai pensé que j'avais fais un cauchemar mais alors que je rentrais dans la salle de bain pour me rafraichir je remarquai du sang séché qui avait coulé de mon nez. Je l'essuyai avec un peu d'eau et me versai de l'eau dans un gobelet.
 
Quelque peu troublé par la nuit dernière, je partis en cours. Durant mon trajet, j'eus l'impression d'être suivi. Quand je me retournai il y avait effectivement quelqu'un, un homme assez grand portant un chapeau de feutre noir et un long manteau noir. A un moment, pris de stress je me suis mis à courir.
 
Je me suis arrêté de courir deux pâtés de maison plus loin, rouge comme une tomate, essoufflé, j'ai regardé dans tous les sens et voyant que j'avais semé mon "poursuivant" je repris tranquillement ma route. A ce moment je me suis surpris moi-même, c'était la première fois que je paniquais et réagissais ainsi au quart de tour.
 
Les cours se sont déroulé sans encombre, enfin sans encombre serait mentir, à deux exceptions près disons.
Alors que j'écoutais le cours (ennuyant) de ma prof d'histoire, je fus soudainement frappé d'un flash, un peu comme la nuit dernière. Cette fois j'ai vu la personne qui m'avait poursuivi, l'homme au chapeau noir. Le flash fut bref mais fut accompagné de quelque chose de moins bref.
 
Juste après le flash, un son se mit à résonner à nouveau dans ma tête, à cet instant j'ai bien cru que ma tête allait exploser. Le bruit ressemblait à celui d'une vrille, un son grave à vous vriller littéralement les tympans. Mes yeux semblaient bouger à une vitesse phénoménale de haut en bas, si bien que j'en perdis l'équilibre et me retrouvai à terre, à genoux, tenant ma tête à deux mains comme si ce geste avait pu empêcher ma tête de gonfler puis d'exploser. Il m'a semblé gueuler, supplier que tous cela s'arrête, mais à vrai dire je n'en sais rien. Je n'entendais rien d'autre que cette vrille.
 
Puis petit à petit le son a disparu; me venait désormais à mes oreilles le brouhaha d'une classe que j'avais mis en panique. Je me relevai et vis tous ces regards sur moi, mélange de peur, de moquerie, de crainte. Je demandai à la prof si je pouvais me rendre aux toilettes. Encore sous le choc, elle hocha la tête pour me signaler que oui. Je sortis donc de la salle en marchant et me rendis aux toilettes.
 
Pour me rendre aux toilettes je devais passer devant le bureau du proviseur. Habituellement fermé, celui-ci était ouvert, et il ne s'y trouvait... personne. Je finis finalement par entrer aux toilettes, et fus de nouveau surpris de ne voir personne, pas un nuage de fumée sortant des cabines , rien. Je me suis donc dirigé vers les lavabos pour me rincer le visage. En me regardant dans le miroir, je fus bientôt interloqué par ce que je voyais dans la cabine derrière moi, ou plutôt par ce qui dépassait de celle-ci.
 
Il y avait, accroché à un tuyau, une cravate rouge. Je me suis donc retourné et me suis avancé vers la porte que j'ai poussé lentement, elle ne m'opposa aucune résistance. Et devant mes yeux, l'horreur! Le proviseur était pendu à sa cravate, les yeux exorbités, le visage violacé par le manque d'oxygène, la langue pendante et sur sa poitrine était épinglé un mot à mon attention que je lus le plus rapidement possible:

 "Cette fréquence peut faire bien pire que tu ne l'imagines...".


Je sortis des toilettes en courant, effrayé par l'abomination qui venait de se produire, et rejoignis ma classe. Je débarquai dans celle ci en sueur, la gorge sèche, et bafouillai à ma prof ce que je venais de découvrir. Inquiète et étonnée, elle se dirigea avec moi vers les toilettes, secondée par la classe entière. Nous traversions donc le couloir, pressant le pas dans un raffut pas possible . Puis soudainement, un évènement qui me fis frôler la crise cardiaque.
 
Le proviseur surgit hors de son bureau, alerté par le vacarme que la classe produisait. Ce fut sans doute le plus grand moment de honte que j'avais jamais vécu. Toute la classe me jeta un regard horrible, et la prof tenta d'expliquer la méprise qui avait eu lieu tant bien que mal. La prof prit ensuite rendez-vous avec mes parents et le psychologue du lycée pour lui parler des évènements qui s'étaient déroulés. Mes parents, énervés, me privèrent d'ordinateur et m'envoyèrent me coucher juste après le dîner.
 
Cette nuit-là je fis un cauchemar assez terrible. Je me trouvais dans une pièce blanche qui semblait s'étendre à l'infini. Ne pouvant rien faire, je me mis en marche. Au bout de quelques pas, je distinguai une baignoire, il y avait une personne, une femme, à l'intérieur. Elle me semblait ne plus bouger et son teint était pâle. Je me suis donc avancé et ai remarqué qu'elle baignait dans son sang, ses poignets étaient dehors, du sang coulait encore des plaies.
 
Puis la tête de la femme s'est tournée dans ma direction et m'a regardé avec un regard vide, elle s'est levée de la baignoire et a commencé à marcher vers moi les bras tendus dans ma direction. Je ne pouvais plus bouger, la seul chose que je pouvais faire était de crier. La femme est arrivée à ma hauteur, a passé ses doigts autour de mon cou et a serré. Je me suis senti réellement suffoquer et c'est ça qui m'a réveillé en sursaut. 2h42.
 
Je tentai tant bien que mal de me rendormir juste après. Mais à peine eus-je fermé les yeux que j'entendis comme des bruits de pas dans mon couloir. À ce moment j'ai retenu mon souffle pour mieux écouter (ou pour ne pas me faire repérer par quelque chose). Il me semblait que deux personnes marchaient vers ma chambre. Il n'y avait plus aucun bruit dans ma chambre quand *bam* quelque chose tapa à ma porte.
 
Je tentai, du mieux que je pouvais, de garder mon calme. Des gouttes de sueur coulèrent sur mon front, je retins mon souffle. Puis ma porte s'ouvrit lentement, je serrais mon drap dans mes mains trempées de sueur et fermai les yeux. Deux secondes plus tard je les ouvris lentement. Et là je me mis à pousser un énorme cri. Il y avait en face de moi l'homme au chapeau noir et la petite fille, ils se tenaient la main et me regardaient, les traits de leur visage étaient fins, ils semblaient tristes.
 
Heureusement mon cri avait alerté mes parents qui débarquèrent dans ma chambre en allumant la lumière. Apres avoir tenté de me réconforter, ils repartirent se coucher et la nuit se passa sans aucun problème.
 
Le lendemain, c'était samedi. Mes parents partirent à leurs travaux respectifs, ils me laissèrent seul. Bien sûr j'avais envie d'en apprendre plus sur cette fréquence 94.9, mais sans ordinateur il allait être compliqué de se renseigner. Heureusement que j'avais toute la journée devant moi pour fouiller la maison à la recherche de mon ordinateur portable.
 
Finalement, je le trouvai. J'écumais donc de nombreux forums à la recherche d'infos sur la fréquence 94.9 . Et j'en trouvai deux, pour mon plus grand bonheur. Je trouvai deux témoignages de personnes qui avaient écouté cette fréquence. Le premier disait que cela faisait un mois qu'il avait écouté cette "émission" sur la fréquence 94.9, et que chaque jour et nuit il était sujet de nombreuse hallucinations et cauchemars qui semblaient devenir de plus en plus horribles au fil des jours. De plus les bruits qui résonnaient dans sa tête (comme c'est mon cas) devenaient plus forts, plus violents. Le second était, disons, à peu près au même stade que moi, il avait remarqué que l'émission apparaissait aléatoirement sur la fréquence; que certains jour elle y était, et d'autres non.
 
Voilà, c'est tout ce que je sais sur la fréquence 94.9, si j'écris ça c'est un peu pour vous prévenir, de faire attention quand vous passerez sur la fréquence 94.9. Il est 22h, je m'inquiète. Pourquoi ? Parce que nous somme toujours Samedi à l'heure où je vous écrit ça. Mes parents ne sont toujours pas rentrés, c'est vraiment étrange; et la maison est devenue assez obscure, j'entends très peu de bruits dehors...
Tout ceci est réel ou est-ce ... une hallucination ?



Rabbits

 Alex a onze ans et adore Halloween. C’est dans deux jours et Alex est impatient. Il sait qu’il aura beaucoup de bonbons à son retour. La mère d’Alex lui a promis de lui ramener un joli costume en revenant du vide-grenier qui avait lieu tous les ans à cette époque de l’année.

Le vide-grenier était bondé. Comme tous les ans. Plus ou moins les mêmes vendeurs. Comme tous les ans. Un peu plus loin dans le quartier où avait lieu le vide-grenier se tenait un stand vide. Il n’y avait personne sur ce stand. Il n’y avait pas d’articles non plus. Sauf un. Un masque étrange. Un masque de lapin. La mère d’Alex était pourtant sûre qu’au premier coup d’oeil il n’y avait aucun article. Elle semblait happée par ce masque. Elle finit par détourner le regard quand la voix rauque d’un grand homme à chapeau tout vêtu de noir, vint l’interpellé. Le stand lui appartenait. Il était immense, et fin. L’ombre de son couvre-chef empêchait la vue de son visage. Seules ses lèvres exagérément blanches et gercées étaient visibles. “Vous voulez effrayer les gens ?” lui dit-il. Le masque n’avait pourtant pas l’air si effrayant. La mère ne l’acheta point. Elle rentrait chez elle les mains vides, n’ayant rien trouvé d'intéressant à acquérir.


“Tu avais promis que tu me ramènerais un beau costume !”


Alex s’en alla dans le jardin, et s'assit sur la balançoire rouillée. Elle grinçait monstrueusement à chacune de ses allerset venues.

Le lendemain. Un beau cadeau attendait Alex.

Au pied de son lit se trouvait une boîte des plus simples, recouverte d’un joli ruban bleu. Alex s’empressa d’ouvrir ce mystérieux carton et y découvrit un masque de lapin, avec de longues et fines oreilles. Après un moment à fixer la chose, Alex trouva un petit bout de papier au fond du carton sur lequel était écrit “Ta maman n’est pas très gentille. Effraie-là.”. Le petit garçon courut dans la chambre de sa mère et lui sauta dans les bras.


“Merci maman ! Merci !”


Sa mère lui sourit puis caressa la tête de son petit Alex.


“J’espère que ça te fait plaisir. J’ai eu un mal fou à le trouver.”

“C’est parfait, merci maman !”



Il retourna jouer dans le jardin, comme à son habitude.
Sa balançoire rouillée n’avait jamais balancé aussi vite.

Halloween, c’était demain. Alex se coucha très tôt ce soir là.

Le lendemain. Jour-J pour le petit Alex.
Son masque trônait fièrement sur la commode de sa chambre.
Il retourna jouer dans le jardin, comme à son habitude.
Il attendait la tombée de la nuit pour aller faire le porte-à-porte, la chasse aux bonbons.
Il n’arrivait pas à s’amuser sur sa balançoire rouillée. Pas comme d’habitude.

Le soleil commençait à cacher son visage, laissant apparaître lentement celui des étoiles dans un ciel légèrement violet et orange, presque rouge.


“Maman maman ! Je peux y aller maintenant ?”

“Oui tu peux mon chéri, fais bien attention surtout. N’oublie pas de rester dans le quartier !”

“Oui maman ! Je t’aime !”



Il partait fièrement avec son masque dans les mains. Il fit quelques pas avant de pouvoir l'enfiler.
Il lui allait comme un gant. La matière étrange du masque semblait prendre parfaitement la forme du visage du petit Alex. Il partait donc, fier, à la chasse aux bonbons.


“Qu’est-ce que tu lui as finalement acheté comme masque ?” dit le père du petit à sa femme.

“Un masque de singe, lui répondit la mère. Tu aurais vu comme il était content quand il l’a découvert. J’aurais bien aimé le voir l'essayer d’ailleurs.”

“Tu en auras l’occasion quand il rentrera chérie.”


La ville était maintenant sous la nuit la plus sombre. Il était vingt-trois heure trente, et Alex n’était pas encore rentré. Sa mère commençait à s'inquiéter car il devait être rentré il y’a déjà une heure. C’est alors qu’il apparut au loin, son fils Alex, accompagné de l’Homme au chapeau tout vêtu de noir. Il semblait lui dire quelque chose à l’oreille.

Ding Dong. Alex sonna à la porte de chez lui, son panier de friandises totalement vide.


“Qui était ce monsieur avec toi ? Tu le connais ?”

“Non mais il est très gentil. Il m’a aidé pour le porte-à-porte.”

“J’aime pas trop ça que tu parles à des inconnus Alex...”



La mère le dévisagea de la tête au pied.


“Qu’est-ce que c’est que ce masque ? Et comment tu l’as eu !?”

“Mais maman, c’est toi qui me l’as offert ce masque.”

“Mais pas du tout ! Je t’ai offert un masque de singe !”

“Mais non maman, tu m’as offert ce masque ! Tu avais même mis un petit mot dans la boite, avec écrit... oh d’ailleurs pendant que j’y pense.”



Le petit garçon s’approcha de sa mère et lui ouvrit le ventre avec des ongles longs et acérées sortis de nulle part. Le sang giclait sur le masque du petit Alex. Sa maman tomba au sol, gisant à coté de ses boyaux encore fumants qui l'avaient devancés dans sa chute. Son visage semblant hurler de douleur sans qu’aucun son ne puisse sortir.


“MAIS T'ES COMPLÈTEMENT DINGUE !!!!” cria le père d’Alex en se jetant sur le corps de sa femme.

“C’est Halloween papa. Les enfants sont effrayants ce soir.”


Des larmes coulaient des yeux du père, impuissant.


“QU’EST-CE QUE TU RACONTES !? TU AS PERDU LA TÊTE !? ENFOIRÉ !!"


Le père se leva brusquement et donna un coup extrêmement violent à son fils. Il tomba à terre tandis que le père le martelait de coups de pieds en pleurant toutes les larmes de son corps, et en répétant sans cesse les mêmes phrases. "ENFOIRÉ ! T'ES COMPLÈTEMENT MALADE ! TU AS TUÉ TA PROPRE MÈRE!!". Il l'attrapa par les cheveux et le jeta contre le mur.

Alex ne laissait paraître aucune douleur importante. Cependant le masque s'était à moitié retiré, ne tenant plus qu’à sa joue droite. C’est avec effroi que le père y découvrit un visage complètement arraché, déchiré, comme dévoré par la matière du masque lui-même.


“Mon dieu.. mais.. QUI ES-TU !? QU’AS TU FAIS DE MON PETIT GARÇON !?” cria le père en fondant en larmes, comme à bout de forces.

“Mais papa... C’est moi. C’est Alex. Je suis effrayant, non ?” répond le petit en esquissant un sourire monstrueux.


Le père tomba au sol dans un dernier râle. Une fourche rouillée lui transperçait le corps. L’Homme au chapeau tout vêtu de noir se tenait debout derrière lui, ne laissant apparaître qu’un large sourire sur son visage camouflé de l’ombre de son couvre-chef. Alex remit correctement son masque et se releva, avant de regarder par la fenêtre, en direction du jardin. Une trentaine d’enfants s’y tenaient, tous masqués de l’identique lapin. L’Homme au chapeau tout vêtu de noir regarda le jeune Alex. Il enleva son chapeau et laissa apparaître d’immenses oreilles de lapin, fines et trouées comme du gruyère, avant de tendre la main au petit qui l’attrapa sans hésitation. Ils se dirigèrent tousdeux en direction des “autres”, dans le jardin. La balançoire ne balançait plus.

Plus tard, la police découvrit le massacre dans la maison du petit Alex. Ils retrouvèrent le corps du père, de la mère, ainsi qu’un total de 37 morts, âgés de 19 à 53 ans, dans les maisons du voisinages. Tous semblent avoir été éventrés puis dévorés par des rongeurs. Les enfants qui habitaient dans les maisons sus-dites ont tous mystérieusement disparu.

A l’heure actuelle, nous n’avons aucune nouvelle ni sur l'affaire, ni sur le petit Alex...





mardi 2 juillet 2013

Candy

L'histoire que je vais vous raconter est restée secrète pendant des années, et devait l'être encore pendant longtemps. A vrai dire, je ne suis même pas sûr que quelqu'un comptait en parler un jour. On voulait éviter de choquer la population, mais renfermer toutes ces horreurs devient impossible... Je ne peux juste plus supporter de vivre dans le silence. Alors voila, je vais vous parler de l'un des plus horribles tueurs en séries de ces dernières années.

Tom Greg, plus connu sous le pseudonyme "Candy", est, comme je l'ai dit, un tueur en série. Comme tous les autres, il tue des innocents pour le plaisir, il arrive à nous échapper avant même qu'on arrive sur les lieux, etc... Néanmoins, il a certaines particularités. En premier lieu, c'est la cruauté dans laquelle il tue ses victimes. Peut-être qu'il vaut mieux, pour un exemple, vous raconter la première fois qu'on a eu affaire à un de ses crimes :

C'était en Novembre 2007. Il était vers les 23h, quand on nous appela. Apparemment, un dingue aurait tué, enfin massacré, une famille entière. On pourrait penser que c'est peu fréquent, mais au final, ce n'est pas si rare que ça. Bien sûr, certes, cela fait un choc, mais ce n'est pas comme si nous n'étions pas habitués. Seulement, nous n'aurions jamais imaginé qu'on tomberait sur une telle... Boucherie. A notre arrivé, la maison était nickel. Aucun meuble n'avait été cassé, déplacé, non, tout était parfait. On a pensé au départ que le tueur avait tout remis en place, mais après analyse, non, ce dernier n'avait rien touché. Pourquoi ça m'étonne ? Parce que ce mec aurait bien pu être soigneux, jamais il ne tuerait des personnes comme il a fait.

La famille était composée d'un père et d'une mère, de leur fille âgée de 16 ans et de deux jumeaux, nés il y a quelques semaines. Autant je vous passerai la mort de la fille et du père (même si elles sont tout aussi horribles que celle que je vais vous raconter, pour info, la fille avait des aimants dans ses orbites), je vais vous raconter la plus dégueulasse et la plus sordide, celle de la mère et des jumeaux. La mère était éventrée, couchée par terre. Ses enfants ? Dans son ventre, les deux ayant perdu leurs jambes et leurs bras. Je suis conscient qu'on a été formé et que ces choses ne devraient pas me toucher, mais... Bordel. Merde quoi. Ce malade a tué ces enfants de manière si cruelle. C'est inhumain de faire ça.

Mis à part ça, on n'a rien trouvé qui pourrait nous aider à retrouver cette personne. Enfin, si, une seule chose. Sur le mur du salon, il y avait écrit en rouge, le sang d'une des victimes, un seul mot simple : Candy. Je ne suis pas bilingue, mais cela ne veut-il pas dire "Bonbon", ou un truc du genre ? De toutes façons, on n'en savait pas plus. Je pensais juste que ce type, pour malade qu'il soit, était un pro. Il ne nous a donné aucune info, et comme je l'avais dit, il était extrêmement soigneux. Bref, ne pouvant rien faire, et pour éviter de choquer les personnes aux alentours, on a préféré ne rien dire sur cette affaire.

J'ai réussi à l'oublier, tant bien que mal. L'idée de savoir que ce fou traînait encore librement, pouvant agir à chaque instant, me dérangeait. J'y pensais chaque nuit, j'en faisais des cauchemars. Et alors que je pensais que tout était terminé, en Avril 2008, il refit surface. Ironiquement, c'était le premier. Il était tard quand on nous appelé. Une vieille dame avait découvert le corps d'un homme, d'une trentaine d'années, assis dans sa voiture. La cause de la mort ? Le "Sourire de l'ange". Vous pourriez penser qu'il a fait le sourire après l'avoir tué, mais non, la personne est morte en se vidant de son sang. Le truc qui rendait ce meurtre sordide, était que la personne semblait sourire, ça faisait froid dans le dos. Sur le pare-brise de la voiture, un mot, un seul. Quand je l'ai vu, j'ai failli avoir une foutue crise cardiaque. Il était écrit "Candy". Pourquoi était-il revenu ? Pourquoi ce malade a t-il refait un coup ? Je pensais qu'on en avait terminé avec lui, mais non, il était de retour. Bien sûr, aucun indice, tout était parfaitement en ordre. C'est comme si la personne ne s'était même pas défendue.

Bref, on a décidé d'ouvrir une enquête officielle. Même si on n'avait rien, on essayait. On essayait vraiment d'arrêter ce gars, on ne pouvait pas laisser cette personne refaire quelque chose comme ça. Le dossier était ouvert, on l'a appelé "Candy". Malheureusement, les recherches n'ont rien donné. Du moins, pas avant 2010.

On a reçu un fichier sur ordinateur. L'adresse était inconnue. Sur le message, il était juste écrit "CANDY", avec une image, que je vous montrerai à la fin. Elle montrait un homme, qui regardait derrière une vitre. Cet homme était défiguré, il ressemblait à une personne ayant perdu toute sa peau. On a fait le lien avec l'affaire "Candy", mais cela ne nous avançait guère. Enfin, c'est ce qu'on croyait. On a fait circuler cette photo, et certains témoins affirment l'avoir vu traîner dans un vieil entrepôt abandonné. Avec ces coordonnées, on y est allé. Et effectivement, dans l'entrepôt, on trouva, assis sur une chaise au milieu de la salle, une personne qui semblait nous attendre. En allumant la lumière, on vit que sur les murs de la pièce, il était écrit "Candy" un peu partout. Toujours avec du sang, mais on ne savait pas s'il s'agissait du sang de ses victimes. On l'embarqua.

Il nous donna de précieuses informations : Déjà, son vrai nom était Tom Greg, mais il nous a avoué qu'il préférait qu'on l'appelle "Candy", le surnom que lui avait donné sa petite soeur quand il était enfant. Mais mis à part ça et son nom, il ne se souvenait de rien. On découvrit après que les "Candy" qui étaient écrits sur les murs de l'entrepôt venaient de son propre sang. D'après lui, c'est la seule chose qui comptait pour lui, il semblait avoir une véritable obsession pour ce nom. Ensuite, on lui parla de la photo. On lui a demandé pourquoi il nous avait donné ça, et qui l'avait pris en photo. Il nous a répondu que c'était sa petite soeur qui lui avait dit de faire ça, et que c'était cette dernière qui l'avait photographié. Mais quand on lui a demandé si on pouvait voir sa soeur, il nous a répondu tout simplement "Qui sait ?", avant de reprendre "Elle est morte quand elle avait 8 ans.". Après quelques questions, il fut défini comme "fou". Avant de nous quitter, il se retourna et dit que ce n'était pas fini. Suite à ça, je ne le vis plus jamais.

Donc, pourquoi j'en parle ? Parce qu'en 2012, on nous signala quelque chose : Tom Greg s'était enfui. Il avait sombré dans la folie la plus totale, dans sa cellule, il avait écrit "Candy" un peu partout. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que je sais qu'il va recommencer, et je veux que les gens le sachent. Je veux que les gens fassent attention, parce qu'il va venir, je le sais. Ce type est dangereux, faites attention.

 



Le Vieux Château

A votre avis, quel est le bâtiment le plus sordide de Pokémon ? A mon avis, les trois quarts vont me dire "Le vieux château". J'ai fais un stage chez Nintendo, dans le but d'avoir quelques informations :

A la base, le Vieux Château était censé être l'arène de Vestigion. Mais à la suite de divers phénomènes étranges, trois choses se sont produites : Motisma n'était pas prévu. Les fantômes non plus. Et l'Ectoplasma qui regarde quand on a le dos tourné, encore moins. La musique est spéciale elle aussi.

En 2007, Nintendo était surmené: ils avaient du retard sur Pokémon diamant et perle. Le graphiste, Onikaïdu Segaïa, était victime de crises de folie dûes au retard, Nintendo menaçait de divulguer des informations sur lui s'il ne consacrait pas ses journées à l'avance du jeu.

Il finit pas se suicider, sombrant dans la folie. Voici ce que j'ai pu récolter dans les dernières phrases de sa note de suicide : "Il m'observe, partout où je vais, il est là, partout où je regarde. Son regard rouge, presque provoquant, m'oblige à disparaître; il me persécute au-delà de mes cauchemars. J'ai fini le jeu, c'est la dernière chose que j'ai fait. Je vais aussi terminer ma vie. Il vient. C'est fini."

Nintendo a analysé la pièce 3/6 et a remarqué des yeux rouges sur une plaque violette. Ces yeux qui disparaissent quand le skin du personnage est proche de la plaque.

Le 3 juin 2007, Ken Matudori venait de finir son scénario. Il alla s'asseoir dans son fauteuil et alluma sa télévision. Au bout de quelque minutes, la télé fit un grésillement et finit par s'éteindre. Ken se pencha vers la prise et vit que celle-ci était débranchée.

Il la rebrancha et s'électrocuta fortement avec. Il mourut la nuit même à l'hôpital de Tokyo. A l'analyse des scénarios, tout ce passa bien. Quand il développèrent les cartouches, ils virent qu'un pokémon nommé "Motisma" s'était incrusté dans le château et qu'on l'attrapait devant une télévision.

Nintendo retira les cartouches de la vente, mais l'entreprise, incapable de résoudre ce problème, le contourna en annonçant l'event "Motisma". Cette affaire est toujours inachevée.

Quand on explore le Vieux Château, on peut voir trois fantômes se baladant dans le manoir : une fille, un vieux monsieur et une dame.

Or, Natsuke Matoudiri, le développeur, connut un événement tragique le 8 août 2007. Sa fille, son grand-père et sa femme ont pris le bus pour se rendre au match de football de son fils. Le conducteur, saoul, dérapa et le bus atterrit dans un ravin. Tuant tous les occupants du bus au passage. Natsuke plongea dans une profonde dépression et finit par se suicider.

La société n'ayant rien détecté produisit le jeu. Le nombre de dépressions des enfants au Japon battit un record : 76%. Les cartouches furent rappelées et ils détectèrent des images subliminales de carcasses d'enfants carbonisés et de femmes étripées. Malheureusement, la société ne put rien corriger.

Oui, oui. Vous avez bien lu. Les cartouches gardent encore leurs images. Et vous, n'avez vous jamais ressenti de peur en parcourant ce sombre château ?


L'homme à la perceuse...

Si vous trouvez cette lettre, PARTEZ, VITE!!!! Quelqu'un, ou quelque chose, se terre ici, en attendant que sa cible s'y attende le moins pour bondir dessus!


Si vous ne me croyez pas, à vos risques et périls...


Comme vous devrez probablement le voir, je suis mort. Vous allez comprendre pourquoi...


Mais je doit vous prévenir du danger que représente cette "chose" en vous racontant ce qu'il s'est passé.


Hier matin, moi, Mathis, je me suis éveillé avec un bol de céréales au chocolat. Pendant que je buvais mon lait, mon téléphone portable sonna. C'était Chloé, mon amie qui habite à 10 km d'ici.


J'étais content d'entendre sa si douce voix. Mon coeur battait la chamade quand elle me révéla qu'elle allait passer quelques jours en ma compagnie. J'attendais avec impatience son arrivée, le soir même.


J'étais devant le train, quand je la vis descendre. Cet ange d'une pureté incomparable s'approcha de moi et me salua de la manière la plus distincte en disant un: "Coucou! ça va?"


Je lui répondit que rien ne pouvait aller aussi bien... Elle sourit. Je la raccompagnai chez moi et nous passâmes la soirée à regarder des films d'horreur. Elle avait peur. Je réussis à la réconforter.


Le lendemain, elle me dit qu'elle avait bien aimé la soirée car j'étais près d'elle. Je rougis et lui proposai de recommencer mais dans une grotte, à l'extérieur de la ville. Elle accepta, si je jurais de ne jamais lâcher sa main. Je lui promis.




Nous allâmes à la dite grotte. Elle n'avait pas de nom. Nous savions uniquement que c'était une grotte.


Chloé était effrayée à l'idée d'y pénétrer. Mais le fait que je sois là la réconfortait et nous décidâmes d'entrer.


L'endroit était vide. Sombre et vide. Et sacrément humide. Chloé ne se sentait pas bien ici et n'arrêtait pas de se cacher derrière moi pour prévenir quelconque frayeur.


Nous avons marché ainsi pendant une dizaines de minutes pour arriver à ce qui semblait être un cul-de-sac. Nous nous sommes allongés à cet endroit pour nous reposer quelques minutes.


Chloé se remettait de ses émotions tandis que j'observais la grotte depuis le fond. On ne voyait même pas l'entrée! J'avais l'impression d'avoir exploré un endroit dont personne d'autre n'avait soupçonné l'existence... Après un moment, nous décidâmes de repartir.


Tandis que l'on marchait en direction de la sortie, j'entendis des bruits de pas différents des nôtres à plusieurs endroit du chemin. Je me disais que ce devait être un animal ou autre...


A la sortie, Chloé s'assit et souffla. "Je n'ai pas arrêté de stresser tout le long!" dit-elle. Après un moment où l'on marchait en direction de ma maison, Chloé s'interrompit et s'écria: "Mince j'ai oublié mon sac dans la grotte! Bouge pas j'arrive!". Elle se mit à courir dans la direction opposée tandis que j'essayais de la rattraper.


J'étais bien loin derrière lorsque je la vis rentrer dans la grotte. Ce qu'elle courait vite!


Arrivé devant, je lui criai: "Tu me fais peur à partir toute seule comme ça!" Elle me répondit: "Ne t'inquiète pas! J'ai dejà trouvé mon sac! Je reviens!"


Je l'attendis à l'entrée de l'antre pendant cinq bonnes minutes quand j'entendis un cri provenant de l'intérieur! C'était Chloé! Je courus dans l'ombre jusqu'à arriver à la fin. Je m'arrêtai pour crier: "Chloé??? CHLOEEEEEE!!!!!!! CHLO..."






Plus rien. C'est comme si j'avais reçu un coup derrière la tête.






Lorsque je repris conscience, j'étais au même endroit que précédemment. Il faisait toujours aussi sombre et je ne pouvais rien distinguer... Cependant, j'entendais la voix de Chloé... Elle semblait m'appeler, d'un ton faible...


J'essayai de me lever mais j'étais attaché. Je l'appelai, elle répondit: "Mathis... sors-moi de là... je t'en supplie..." Je lui répondis que je ne pouvais pas car j'en étais incapable. Elle répondit qu'elle aussi.


Après avoir essayé à maintes reprises de se détacher et après échec, je pus m'habituer au noir et enfin distinguer Chloé, attachée à ce qui ressemblait à une stalagmite.


Quelques minutes passèrent et nous entendîmes des bruits de pas. Nous avions espéré que ce soit quelqu'un qui soit en mesure de nous aider! A part ça... nous avons reçu la visite de ce qui serait notre agresseur. Cet... homme... si l'on puis dire... était une sorte de cadavre en pleine décomposition dont l'oeil droit avait disparu, armé d'une perceuse rouillée.


Il s'approcha de Chloé, la prit par le col de son T-shirt et lui regarda le visage de son oeil unique. Je lui criai: "NE LA TOUCHE PAS!!!" Cela ne changeait rien... Il continua à la regarder fixement jusqu'à prendre la décision que je souhaitais le moins...


Il serra la perceuse, colla la pointe au front de Chloé et... l'activa...


Le cri de ma seule amie résonna dans toute la grotte jusqu'à ce que son corps devienne... sans vie...


J'étais fou de tristesse et de rage... Je réussis à me libérer tant bien que mal et à me lever. La chose tourna la tête vers moi et lâcha le corps de Chloé comme si c'était un simple débris. Je lui fonçai dessus, lui pris sa perceuse et lui enfonçai la pointe dans le crâne! La chose hurla et abandonna ses victimes en courant...


Chloé... ma chère Chloé... Tuée sauvagement par ce... monstre...


Ma vie n'avait plus aucun sens sans elle... C'est pourquoi je décidai de mettre fin à mes jours ici et maintenant. Ceci est ma lettre de suicide.


Chloé... je suis là... ne t'inquiète pas...











Après avoir fini de lire la lettre, l'inspecteur Anderson la remit à côté du cadavre du jeune homme dont le front était troué.


Il décida de laisser les corps là où ils étaient et de repartir. Sans s'apercevoir qu'un oeil rouge le suivait dans l'ombre...


lundi 1 juillet 2013

Légende sans nom

Depuis des siècles, une légende court dans un petit village de France, racontant qu'une créature vivrait dans les bois, et y enlèverait toutes les personnes ayant le malheur de croiser son chemin. Aucune des personnes enlevées n'a été par la suite retrouvée. Aucune trace. Du jour au lendemain, elles avaient disparu. Soudainement, les kidnappings ont cessé, juste après les grands incidents de 1965. Une année horrible, où le nombre de personnes disparues avait atteint 198. Après ces incidents, toute les forces de police des villes alentours avaient été sollicitées. Comme avant, aucun corps ne fut retrouvé. Cette année restera à jamais dans l'histoire du pays tout entier. A partir de 1966, on ne sait toujours pas pourquoi, mais plus aucun enlèvement n'a été recensé. Le calme complet, mais qui prévoyait quelque chose de bien plus horrible. C'est l'histoire de cette ville, celle où je viens juste d’emménager.         
        
Il serait peut être temps de me présenter non ? Je me prénomme Marc. J'ai 17 ans, et suis au lycée. Depuis tout petit, j'adore les histoires d'horreur ( je n'ai jamais eu peur de tout ce qui est vampires, monstres, je suis même un fan de zombies et loup-garous ), cette ville était un petit "paradis". Étant naturellement curieux, je ne pouvais m'empêcher de faire des recherches sur ces affaires qui avaient terrorisé les habitants de ce village.        
        
J'en avais donc appris long sur toutes ces histoires, et j'avais même étudié de près cette légende qui existait depuis plusieurs siècles, et qui mettait en scène une créature vivant dans ces bois, à quelques centaines de mètres de chez moi. Cette forêt faisait plusieurs hectares de surface, et semblait très dense vue de l'extérieur. Les arbres étaient grands, et par ce mois de juillet, bien fournis en feuilles. Je m'écarte du sujet là. Revenons-en à nos moutons. En pleines séance de recherche, je ne pouvais m'empêcher de tourner et retourner cette légende, qui, selon plusieurs sites web (et pas seulement wikipédia hein), datait de 1565. Je me disais :
 " 400 ans que cette histoire existe, c'est quand même pas rien. Et des enlèvements mystérieux, quelqu'un devait se servir de cette légende pour commettre tous ces kidnappings, un peu comme la bête du Gévaudan. Ou alors tout est vrai ..."
        
        
J'écartai rapidement cette dernière hypothèse de mon esprit, pour me concentrer sur celle du malade mental qui avait trainé dans ma ville. De toute façon, ces deux idées ne me plaisaient pas beaucoup. Cette histoire m'intéressait vraiment, sans doute à cause de ma curiosité, et de mon imagination. Je passais mon temps à contempler cette forêt qui semblait m’appeler et me narguer " hey bien, t'as l'air de t'intéresser à cette histoire non ? Mais tu trouves pas de réponse ? C'est dommage !" J'en avais parlé à mes amis, qui disaient que je prenais cette affaire trop au sérieux. Le ou les mecs qui ont fait ça étaient partis depuis longtemps maintenant. Je commençai à oublier cette histoire au bout de quelques jours.         
        
Les enlèvements ont repris à la fin du mois de juillet. Une personne venait de disparaitre, et tout le monde se remettait en mémoire cette légende. Même mes amis se mettaient à douter. Ils ne me croyaient pas encore, mais ça n'aurait su tarder. Je crois que c'est une de ces nuits de début de mois d'août où j'ai pris cette décision. Elle était stupide. J'aurais pu mourir à cause de ça. Mais elle m'a permis de faire d'énorme découvertes qui m'ont révélé un paquet de choses sur notre joli monde. J'écris ce texte pour faire partager au monde ce que j'ai vu et vécu. Qu'un maximum de personnes apprennent la vérité sur le monde qui nous entoure. Je ne peux pas promettre que ma vie dure assez longtemps pour la raconter de vive voix.        
        
Il y a quelques années, j'ai reçu une caméra pour Noël. Je l'ai donc sortie pour filmer tout ce qui allait se passer cette nuit. J'avais un plan .... ou pas en fait. Je voulais juste aller dans cette forêt, pourquoi je sais pas, mais j'étais trop obnubilé par celle-ci, et je devais absolument découvrir la vérité. Je décidai donc de mettre mon réveil à 2h30. Une fois ce dernier ayant sonné, je me préparai en silence. J'avais même fais une petite liste de ce que je devais emmener :         
        
-Caméra
-Bouteille d'eau
-Trousse de premiers soins
-Portable
-Lampe Torche
-Couteau
        
        
C'est avec cet arsenal de commando que je me mettais en chemin pour cette forêt. Je me souviens qu'il faisait assez frais pour une nuit d'août. J'avançais dans le silence de la nuit, troublé, parfois, par quelques bruits de voitures ou d'animaux. J'arrivais enfin devant cette immense forêt. Un petit ruisseau me séparait d'elle. Il était temps d'allumer ma caméra et ma lampe torche. La lumière de la lune ne filtrait pas à travers un feuillage aussi épais. Et je m'engouffrai dans cet amas sombre d'arbres et de ronces.         
        
Plus j'avançais, plus le bruit de la ville était remplacé par des cris de chouettes, et d'autres animaux. J'entendais mon coeur battre dans mes oreilles, et ma respiration forte. J'avais peur, c'était un fait. Des gouttes de sueur coulaient sur mon visage et mon dos, malgré le froid ambiant. Je regardais partout autour de moi, cherchant quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Je commençais à regretter d'être parti seul. Un peu de compagnie ne m'aurait pas fait de mal.

Tout à coup, une odeur nauséabonde me fit m'arrêter. Elle était horrible, comme un cadavre qui trainait depuis plusieurs jours et qui moisissait. Je cherchais du regard d'où cette chose pouvait venir. J'arrêtai ma lampe sur une forme sombre d'où provenait un bruit de mouches qui volaient. Mon cœur s'était accéléré. Prenant mon courage à deux mains, et avec beaucoup de dégoût, je m'approchai. Le faisceau de ma lampe torche me révéla un cadavre de cerf. Il était énorme. Cette nouvelle me rassura tout de même un peu, mais je réprimai une énorme envie de vomir. Je ne connaissais pas les dates d'ouverture de la chasse par ici, mais cet animal n'avait pu être tué que par un chasseur.
        
        
C'est ce que je me disais, jusqu'à ce que je voie avec horreur ce qu'avait subi cette pauvre bête. Une énorme trace partait de sous son cou, et allait jusque sous ses pattes arrières. Elle avait été éventrée et vidée de tout son contenu. Cette fois ci, je ne réussi pas à me retenir et je me retournais pour régurgiter tout ce que j'avais mangé la veille. Après cela, me sentant très légèrement mieux, je décidai d'examiner le corps, tout en prenant une petit distance de sécurité. Les intestins avaient disparu. L'animal n'avait pas subi qu'une seule incision au niveau du ventre, mais plein d'entailles de tailles différentes couvraient son corps entier. Elles semblaient avoir été causées pas des griffes.         
        
Impossible, il n'y a pas de puma, de lion, ou même de lynx en France. Et un chien ne griffe pas à ce point. Je ne comprenais absolument pas ce qui se passait. Je me suis dit qu'un autre malade était venu dans ce village, ou peut être que c'était le même que lors du Grand Incidents. Je flippais vraiment cette fois, et je décidai de rentrer chez moi. Je me repérai selon l'angle dans lequel j'avais trouvé le cerf pour retrouver l'endroit d'où j'étais venu. Je me mis en marche, en pressant le pas. Je marchais plusieurs minutes. Mon portable m'indiquait alors 3h-et-quelques. Cela faisait plus d'une heure que j'étais dans ces bois, et je ne trouvais toujours pas la sortie. Épuisé, je décidai de me poser sur un tronc mort pour boire un coup et refaire le point sur ce que je venait de vivre. C'est à ce moment que j'entendis plusieurs petits bruits venant de plusieurs endroit à la fois. Je fus frappé à l'arrière du crâne, par surprise.         
        
Mon réveil fût douloureux et trouble. Lorsque je repris conscience, je me trouvais pendu, la tête en bas, dans un petite grotte sombre. L'air ambiant puait, et me faisait penser à l'odeur du cerf mort, mais beaucoup plus puissante, et plus concentrée, si je puis dire. Ma tête me faisait mal, et j'avais un petit sifflement continu dans les oreilles. Je regardai autour de moi pour découvrir avec horreur la cause de cette odeur dégueulasse. Une autre personne était pendue à quelques mètres de moi. Mais elle avait le ventre ouvert en grand, laissant voir ses côtes, et son ventre vide. Ce devait être la personne disparue quelques jours plus tôt. Comme mes yeux s'habituaient à la pénombre, j'observais plus minutieusement la grotte. Le sol était recouvert de sang, plus ou moins récent. Elle était vide, à part dans un coin, un tas incroyable d'os et de crânes humains.         
        
 Soudainement, un bruit retentit. Un petit être bossu entra. Il devait mesurer environ 1m60 et avançait sans faire de bruit, pratiquement. On entendait juste sa respiration saccadée et forte, comme si ses conduits nasaux étaient obstrués. Il se dirigea vers moi, pour voir si j'étais réveillé. Je fermai les yeux. Voyant que j'étais toujours évanoui, il marcha vers le corps de la personnes pendue, et commença à la détacher. Le cadavre fit un bruit sec en heurtant le sol. On aurait dit un pantin. La créature le prit par un pied, et le traina hors de la grotte, me laissant seul. Je devais agir vite, et sortir de cet endroit horrible. Heureusement, la créature n'avait pas pris le temps de vider mes poches, et j'en sortis mon couteau. Forçant à fond sur les abdos pour me plier et atteindre ce qui me retenait suspendu, je vis que mon kidnappeur m'avait accroché avec des morceaux d'intestins enroulés, et un estomac pendant au bout de l'un d'entre eux. Je sectionnait ce nœud avec dégoût. Je tombait sur le dos. Le choque me coupa le souffle, et je fus sonné pendant quelques secondes. Je me relevai et titubai vers la sortie.         
        
 Je n'avais plus mon sac. Il devait être à l'endroit où j'avais été assommé. Mon portable aussi avait disparu, sans doute tombé pendant que je me faisais traîner jusqu'ici. Je devais donc me débrouiller tout seul. Toujours avec mon couteau à la main, je jetai un coup d'oeil dehors. Il faisait encore nuit. Je trouvais ça bizarre, je n'avais été inconscient que quelques minutes voir quelques heures, pourtant il me semblait être ici depuis plus longtemps. En plus de ça, un brouillard commençait à tomber. Ne voyant aucun signe de la créature, je sortis doucement tout en regardant autour de moi. La grotte n'était pas très haute vue de l'extérieur. Elle était entourée d'une forêt extrêmement dense, et dans la pénombre et le brouillard qui s'épaississait, je ne voyait pas à plus de 5 ou 6 mètres devant moi.         
        
Je tournai la tête légèrement, et je ne sais comment, la créature se trouvait devant moi. Elle me regardait fixement, de ses yeux noirs. Son visage était dépourvu de nez. Seuls deux trous étaient visibles. Une grande bouche le traversait de part et d'autres. Son crâne était chauve. Quelques longues touffes de cheveux pendaient. Son corps était décharné, et dégageait une odeur ignoble. Aucun de nous deux ne bougeait. C'était comme si elle m'évaluait.         
        
Tout à coup, son visage se durcit, elle ouvrit une gueule immense et poussa un cri monstrueux, mélange de cris de femmes torturée et de chiens hurlant à la mort. Je me mis à courir de l'autre côté. Je ne regardais pas derrière moi, de peur de perdre du temps, ou bien de trébucher sur quelque chose.         
        
Au bout d'un moment, plus aucun son ne venait de derrière moi. Peut-être l'avais-je semé. Après m'être caché derrière un arbre, je décidai de jeter des coups d'oeil de tous les côtés. J'essayais un maximum de retenir ma respiration, mais la course m'avait essoufflé et la peur n'améliorait en rien cela. La partie de la forêt où je me trouvait ne me disait rien. J'étais perdu avec un monstre qui essayait de m'enlever et de m’étriper pour je ne savais quelle raison.         
        
Je choisis une direction au hasard, et me mis à trottiner dans ce sens. De temps en temps je jetai des coups d'oeil derrière moi pour m'assurer que je n'étais pas suivi. Après je ne sais combien de temps de marche comme ça, je m'arrêtai pour me reposer. J'étais vraiment fatigué, et ma tête me faisais encore souffrir. En plus de ça, j'avais l'impression de tourner en rond. J’eus l'idée d'attendre l'aube, pour me référer par rapport au soleil, si je pouvais le voir à travers la dense végétation. Mon plan ne reposait que sur de l'espoir, mais je n'avais que ça pour l'instant.         
        
La fatigue me brûlait les yeux. J'étais resté tout le reste de la nuit, sans savoir quelle heure il était, et quand cette chose me retrouverait. Heureusement, rien n'arriva pendant un long moment. Peut-être même trop long, puisque je ne voyais toujours pas les rayons du soleil filtrer à travers les feuilles. J'avais ramassé et taillé un bâton pour me défendre au cas où. Je commençais aussi à avoir faim, et soif, puisque l'eau que j'avais emmenée se trouvait dans le sac que j'avais perdu quelques heures plus tôt.         
        
Alerté par le fait que je ne voyais toujours rien, et poussé par la faim, je décidai de marcher avec l'espoir de trouver quelque chose qui pourrait me sauver d'ici. Au bout d'à peu près 30 minutes de marche, je trouvai des champignons sur le sol. Malheureusement, je ne connaissais pas grand-chose sur les champignons. Je savais faire la différence en une amanite tue-mouches et un autre champignon normal, mais aucune idée de quel genre de champignon je venais de trouver. La faim me permit de faire rapidement mon choix. De toute façon, soit je mourais éventré par cette chose, soit je mourais de faim.         
        
Ce petit en-cas me remit sur pieds, et je repartis à la recherche de la fin de cette forêt. Après quelques minutes, mon nez fut saisi par une odeur de mort. Je pensais que j'étais retombé sur la cachette de la créature, mais peut-être aussi sur le cadavre du cerf. Si c'était bien le cerf, j'étais pratiquement sauvé, je pourrais me repérer à sa position, et je ne serais plus complètement perdu. Si ce n'était pas le cerf, mais bien la grotte, alors je courrais sans doute un grand danger. Je décidai tout de même d'aller jeter un coup d'oeil.        
        
Ce que je vis me coupa le souffle. Des cadavres étaient pendus aux arbres. D'après ce que j'ai vu, je pense qu'il devait y avoir plus de 200 cadavres, pendus et éventrés. Certains mêmes se trouvaient par terre, leur tête avait cédée sous leur poids, et il ne restait plus que des os. Plus j'avançais, plus les cadavres me semblaient vieux et osseux.
Après avoir parcouru environ 100 mètres comme ça, je suis tombé sur une autre grotte.
        
        
L'environnement, l'odeur, l'atmosphère, tout m'effrayait. Je n'en pouvais plus. Je tenais mon bâton à deux mains. Je n'osais pas entrer dans la grotte que je voyais, et je commençai à faire demi-tour quand je vis la créature plus loin. Elle ne m'avait pas vu, et était affairée sur un arbre. Je ne pouvais repartir par où j'étais venu. Il fallait que je la contourne sans me faire repérer.         
        
Je commençai donc à marcher doucement vers la gauche, cherchant à prendre le plus de distance possible entre la chose et moi. Je jetait fréquemment des coups d'oeil derrière moi pour voir où se trouvait la créature. Seulement, je ne la vis plus. Elle avait disparu de mon champ de vision. Pourtant, j'étais sûr qu'elle se trouvait à moins de 100 mètres de moi, et je voyait l'endroit où elle se trouvait plus tôt. Une vague de questions arrivèrent dans mon esprit. M'avait-elle vue ? Ou bien était-elle partie pour autre chose ? Où était-elle ? Je jetai des regards rapides autour de moi, sans bouger, pour éviter de me faire remarquer.         
        
Rien à l'horizon. Pourtant, quelque chose avait changé, là où elle se trouvait quelques minutes plus tôt. Un autre corps était pendu. Curieux, j'avançai de quelques pas pour m'apercevoir que c'était le corps pendu à côté de moi dans l'autre grotte. Une femme apparemment. Je ne voulais pas rester plus longtemps à proximité de ce corps. Je commençais à rebrousser chemin, mais un son me fit stopper net. Un cri strident, le même que la créature, mais légèrement plus grave, retentissait tout autour de moi. Ne la voyant pas, je me mis à courir.         
        
Je poussai tous les corps pendus. Je courais comme un dératé. Malheureusement, je me pris les pieds dans une racine. Me relevant le plus vite possible, je me rendis compte que j'avais fait un demi-tour (comment ?), et que j'étais à présent à quelques mètres de la grotte. Un second cri retentit derrière moi. Je ne voyais toujours rien, mais il était clair qu'elle m'avait vu et qu'elle me cherchait. Mon seul moyen de lui échapper (pour un temps) était de rentrer dans la grotte. Je savais que c'était une mauvaise idée, mais je n'avais pas le temps de réfléchir.         
        
M'engouffrant dans l'entrée sombre, je me retrouvai dans un immense couloir de terre. L'odeur y était plus forte qu'à l'extérieur. Une légère brume m'enveloppait. Je ne voulais pas rester à l'entrée trop longtemps. Je me mis en quête d'une salle où me cacher. La grotte descendait au bout d'un moment. Je ne pouvais pas faire marche arrière, alors je me mis à marcher en baissant la tête, pour éviter de me cogner. À ma droite, un trou se faisait voir dans le mur. Je m'y engouffrai, et pour mon plus grand étonnement, je tombai sur une salle en pierre vide, à part quelques tonneaux en bois qui trainaient dans un coin. Des bougies l’éclairaient. Cette bête avait donc la notion du feu et savait utiliser des outils. Ces dernières donnaient à la pièce, en plus du contexte, une ambiance très sombre. Je me serais cru dans un film si le cri derrière moi n'avait retenti de plus belle. Elle était proche.         
        
J'ouvris rapidement un tonneau, et me cachai vivement à l'intérieur. Heureusement, il était vide. Aucun son ne venait de l'extérieur. Rien. Seulement le bruit de ma respiration et de mon coeur. J'attendis là je ne sais combien de minutes. Après un temps interminable, je me risquai à soulever le couvercle, et à jeter un coup d'oeil à l'extérieur. Vide. Aucun signe de la créature. Je sortis donc, prudemment, prêt à un piège, ou autre. Je ne savais pas vraiment où aller. Je pensais ressortir d'ici, puisque logiquement, la créature se serait enfoncée dans la grotte, à ma recherche. Je pris donc le chemin de la sortie, ne voulant pas rester ici une seconde de plus. Mais un bruit de respiration me fit m'arrêter. J'avais mis un moment avant d'arriver à la discerner de la mienne.
J'étais figé. Comme si une force invisible me tenait par les épaules, et m'empêchait de bouger. Je réussis enfin à bouger, et à regarder du coin de l'oeil ce qu'il y avait derrière moi. Ma crainte était fondée : la créature se tenait là, accroupie. Ses yeux luisaient dans le noir, comme ceux des chats, ce qui la rendait encore plus effrayante. "Cours ! Cours ! cours cours cours ! " Je répétais ces mots dans ma tête, cherchant à provoquer un quelconque mouvement chez moi. Je me mit enfin à courir. Juste à temps, car la créature avait tendu ses bras pour attraper mes chevilles. J'ai couru comme jamais je ne l'avais fait. Une énorme poussée d'adrénaline avait envahi mon corps. La créature courrait aussi derrière, parfois sur les jambes, parfois à quatre pattes.
        
        
Je pense que ce que j'ai fait était à cause du désespoir que je ressentais. Je pris le bâton que j'avais taillé à deux mains et me retournai en le tendant devant moi. J'avais les yeux fermés. Je devais tenter le tout pour le tout. C'était moi ou elle, et je ne voulais pas que ce soit moi. Je sentis un gros choc qui fit reculer mes mains, et l'autre bout du bâton tapa contre mon ventre, me coupant le souffle. Un bruit accompagna ce choque. Comme si on avait lancé un sac de sable et qu'il heurtait un objet pointu. Plus rien ne bougeait. J'étais en vie. J'ouvris un oeil, et vis la créature empalée sur mon bâton. Elle n'était pas morte, mais me regardait avec des yeux vides. Vides de toute humanité ou autre. Cette chose n'était pas humaine, ni même animale. Elle n'était sans doute même pas née sur terre. Elle poussait un râle, et s'acharnait à essayer de m'attraper. Elle ne faisait pas attention au sang qui coulait de sa bouche par grosses vagues. Cette créature tentait de m'attraper, et s'enfonçait le pieux de plus en plus loin en elle, le faisant ressortir de son dos. Je sentais qu'elle commençait à manquer de vigueur. Comme si toute son énergie sortait de sa bouche sous la forme d'un liquide sombre.         
        
Le bâton me glissa des mains, et je fis demi-tour. Je courus, sans savoir où aller. Je jetais des coups d'oeil derrière moi pour être sûr. Elle n'était pas là.         
        
L'adrénaline m'avait quitté, et mon corps entier me faisait mal. Mes yeux me brûlaient. J'étais à bout de force, aussi bien mentalement que physiquement. Et c'est là qu'un brin de soleil vint réchauffer mon visage. J'étais ébloui, à cause de tout ce temps passé dans le noir. Je trouvai enfin la sortie de cette forêt, mais je tombai sur une autre ville. Il semblerait que j'aie traversé la forêt de part en part. Je réussis enfin à rentrer chez moi en demandant un téléphone à un passant. Mes parents me retrouvèrent en pleurant, car j'avais été porté disparu depuis pratiquement 2 jours. Je ne comprenais pas pourquoi je n'avait pas vu le soleil avant. Soit j'avais été évanoui pendant ce temps, soit j'étais comme dans une espèce de monde parallèle, où la lumière ne filtrait pas.
Je n'ai parlé à personne de ce que j'ai vécu, inventant une excuse bidon, que tout le monde crut. J'ai malheureusement perdu la caméra que j'avais emportée, et de toute façon, je doute qu'il y ai quelque chose d'intéressant dessus.
        

Maintenant que je suis chez moi, je repense à cette créature. Qui était-elle ? D'où pouvait elle bien provenir ? Et surtout, était-elle morte ?         

Son auteur y travaillait depuis pas loin de deux mois, j'espère que ses efforts seront récompensés.

samedi 29 juin 2013

Le totem des scouts de Saint-Vincent

 Il existe, dans le centre de Lyon, une église assez modeste et très discrète qui n'est visible que depuis son parvis, sur les quais. Elle s'appelle Saint-Vincent.
Durant mon enfance, grâce à mon père organiste qui se voyait régulièrement confier les clés des lieux de culte lyonnais, j'ai eu l'occasion de voir une bonne part de l'intimité des églises du coin: je me souviens surtout des soubassements de l'Immaculée-Conception, de l'ossuaire de Saint-Irénée... Toutes les églises ont quelque chose à cacher dans la poussière et l'obscurité de leurs annexes.

Mais Saint-Vincent, vous l'aurez compris, m'a marqué bien plus que les autres. Il faut dire qu'elle est située près des pentes, un des quartiers les plus denses d'Europe, où les immeubles sont aussi tassés que labyrinthiques. Et puis, il y a les locaux des scouts catholiques...

La salle en elle-même, il faut bien le dire, n'a rien de spécial, malgré la poussière, le délabrement et la décoration étrange. Les lieux semblent abandonnés.
Mais l'escalier par lequel on y accède... Un haut escalier, assez raide, surmonté d'une verrière...
Et cette chose suspendue à une poutre.

Une chose emballée d'un drap vert, ayant la forme d'un homme. Un délire de scout? Ou une mise en garde? Je ne sais.
Mais je ne peux pas m'empêcher d'imaginer un corps desséché à l'intérieur, comme une sorte de trophée...


Je n'ai malheureusement pas de preuve probante que je n'invente rien, car la dernière fois que je suis venu la momie n'était plus là. Heureusement que j'en possède une photo, libre à vous après de croire ou pas que je n'ai pas installé la chose moi-même...

 

Un souvenir de mes visites dans l'intimité des lieux de culte lyonnais... Ce n'est pas un sommet du genre mais croyez bien que tout est véridique.