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L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni n'infirme la véracité des témoignages et histoires présents sur ce blog. Pensez à consulter nos pages d'aide pour en apprendre plus, et à toujours vérifier les sources pour vous faire votre propre avis sur la question, ici comme ailleurs.

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Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

Vous voulez trouver toutes nos plateformes, ou vous êtes curieux de savoir quels médias parlent de CFTC ? Tout est sur notre Linktree !

mardi 3 septembre 2013

Jour J


Est-ce que vous avez déjà reçu un message vous invitant à envoyer le même message à plusieurs personnes pour échapper à un sort horrible ? Le texte suivant est issu d'un blog dans lequel une personne raconte sa vie comme n'importe qui d'autre :




Mardi 13 Août 2013 :

21 : 00

Ce matin, je me suis levé et j'ai pris mon petit déjeuner comme d'habitude. Après ça, je me suis lavé en vitesse et j'ai allumé mon ordi ; encore une journée où je vais geeker sur mon ordi. J'ai commencé à jouer, mais j'en ai eu rapidement marre : il n'y avait personne sur le serveur où je me connecte habituellement et, comme j'étais tout seul, je n'avais aucune raison de rester ici. Du coup j'en profitai pour vérifier mes mails. Plus de la moitié sont des spams pour des sites de cul ou du viagra... Je supprime. Une fois le ménage fait, il ne restait que trois mails; j'ouvre le premier : c'était un mail de mon pote Simon qui me donnait de ses nouvelles (il était parti un mois chez sa grand-mère dans un trou paumé, alors je n'ai eu pratiquement aucune nouvelle de lui depuis, sauf une carte postale.) Ensuite, le deuxième mail était curieux et l'auteur du mail m'était inconnu. J'hésitais un moment à ouvrir un message qui m'était peut-être pas destiné... Peut-être que l’expéditeur s'était trompé de destinataire... Et le mail n'avait pas de sujet... C'était étrange, mais je décidai d'ouvrir le mail. C'était une de ces lettres porte-malheur, qui disait : « envoie une copie de ce mail à dix personnes de ton entourage, sinon... » ; enfin c'est ce dont je me souviens. Je ne crois pas à ce genre de connerie, alors j'ai supprimé le mail et j'ai éteint mon ordi. J'avais un étrange sentiment... Une sorte de malaise, je ne sais pas pourquoi. J'ai fini par passer à autre chose et j'ai continué ma journée. Un peu plus tard, je rallume l'ordi pour voir si quelqu'un s'est connecté. Pendant que je jouais, une fenêtre s'est ouverte, c'était ma boîte mail. Je me suis dit que c'était un bug, mais j'avais reçu un autre message du même expéditeur. Cette fois-ci, il y avait un sujet : « J-4 » et seulement une photo à l'intérieur :

les-lettres-porte...heur-2.0-40873f5

Je ne sais pas ce que c'est censé représenter, c'est trop flou ! De toutes façons, je suis fatigué, je vais aller me coucher, c'est sûrement une farce d'un petit rigolo, je supprime le mail et vais me coucher.


Mercredi 14 Août 2013 :

10 : 04

Putain, c'est quoi ce bordel ?! Le message réapparaît en plusieurs exemplaires ! Ma boîte mail est remplie du même mail, le « J-4 ». Merde ce connard essaie de me spammer ! Et comment il a eu mon adresse mail ? Pourquoi il s'acharne sur moi ? Qu'est-ce que je lui ai fait ? Quel gamin ! Il ne me reste plus qu'a supprimer tout ces mails. Putain, il y en a plus d'une centaine.

10 : 34

J'ai remarqué un truc : en plus des mails « J-4 », il y a aussi un autre mail avec comme sujet « J-3 ». J'ai ouvert le mail et il y avait encore cette photo :

j-4-40896ba

Je pense que cette photo représente quelqu'un qui se tient au milieu d'une forêt. Quel est le rapport avec moi ? Je ne comprend absolument pas où il veut en venir avec cette photo, mais je lui ai envoyé un mail en lui demandant de s'expliquer. J'ai attendu une réponse toute la journée, mais rien. Je me suis dit, peut-être demain, et je suis allé me coucher. Bordel, je commence à avoir peur.


Jeudi 15 Août 2013 :

09 : 58

Toujours aucune réponse du mystérieux expéditeur. Pourtant il continue de me spammer. J'ai décidé d'aller voir Simon pour lui parler de ce qui m'arrive.


15 : 02

Simon n'en sait pas plus que moi. A vrai dire, il n'a jamais entendu parler de mail porte-malheur, mais il a eu l'idée de chercher l’expéditeur sur un moteur de recherche pour voir ce qu'on trouverait. Il a fallu chercher longtemps, mais on a trouvé un site internet glauque dont il était le web master. Il ne parlait que de mort, de suicide. D'après lui il ne faut pas avoir peur de la mort, et l'accepter. C'était vraiment malsain et Simon et moi on s'est dit que ça devait être un malade qui harcèle les gens sur internet pour leur faire peur. De toute façon, il ne connaît pas mon adresse dans la vraie vie. Je suis tranquille, mais j'ai un peu peur quand même. Simon me conseilla de créer une nouvelle boîte mail et de ne plus utiliser l’ancienne pour être tranquille. J'ai suivi son conseil et je me suis senti rassuré. Après ça, je suis rentré chez moi et j'ai joué en ligne avec Simon. Tout allait bien, jusqu'à ce qu'une fenêtre s'ouvre et affiche ma boîte mail comme l'autre fois. La boîte était remplie de mails de ce type, avec comme sujet « J-2 ». C'est là que j'ai remarqué que ce n'est pas sur l'ancienne boîte mail que le message apparaissait, mais bien sur ma nouvelle que j'ai créée chez Simon, il y a à peine trois heures ! Comment avait-il eu cette adresse ? J'ai ouvert un des mails et il y avait encore et toujours cette photo :

j-3-40896db

Putain, là, je recommence à flipper. J'ai appelé Simon pour lui dire ce qui est arrivé et il m'a conseillé d’appeler les flics. Merde, comment il savait que j'ai changé d'adresse mail, et surtout, comment il l'a eue? Et s'il connait ma nouvelle adresse mail, qu'est-ce qui l'empêche de connaitre mon adresse IRL ?! Je suis sur qu'il est là et qu'il observe mes moindres faits et gestes ! Il va venir... Bientôt....

Vendredi 16 Août 2013 :

07 : 04

Putain... J'ai pas dormi de la nuit... C'est vraiment flippant... J'ai appelé les flics et ils m'ont dit de garder mon calme, qu'ils vont faire tout leur possible... Comment je suis censé garder mon calme. Il y a un malade qui me harcèle, je suis sur qu'il va me tuer. Ce compte à rebours, c'est le temps qu'il me reste à vivre. Je regarde à la fenêtre et je le vois, tapi dans l'ombre, il me guette. Mon ordi est allumé, j’attend de recevoir le mail « J-1 », en espérant avoir un indice ou je ne sais quoi, n'importe quoi qui pourrait m'aider. Putain, ça veut dire que demain je vais mourir, demain, un malade va venir chez moi pour me faire la peau. Je ne sors plus de chez moi, j'ai peur qu'il me suive. Il me surveille sans cesse, il attend que je baisse ma garde. Simon est venu aujourd'hui, il voulait savoir comment j'allais. Il s'inquiète pour moi, il dit que je dramatise, que je suis parano. Qu'est-ce qu'il en sait lui ? C'est pas lui qui est la cible d'un tueur fou ! Il est parti en disant qu'il s'inquiétait réellement pour moi et que si j'ai besoin de son aide, il serait là. Pourquoi j'aurai besoin de l'aide d'un type qui pense que je suis fou ? Après qu'il soit parti, j'ai de nouveau vérifié ma boîte mail et j'avais reçu un nouveau message du tueur, avec encore cette foutue photo !

j-2-4089772


Je crois que je commence à comprendre... Oui, maintenant je sais comment faire pour m'en sortir ! Grâce à cette photo, j'ai trouvé le moyen de lui échapper !




Ça s'arrête à partir de là. On ne sait pas ce qui arriva le jour J. Une semaine plus tard, Simon a posté un commentaire qui explique ce qui lui est arrivé :



Posté par Simon le 23/08/2013
(…) on l'a retrouvé pendu dans les bois la semaine dernière. Il a laissé un mot avant de partir, disant qu'il l'avait eu, qu'il était le plus malin. J'ai vérifié sa boîte mail et j'ai trouvé les messages dont il me parlait, ainsi qu'une photo de lui pendu dans les bois dans un mail marqué « Jour J ».
La police a trouvé l'endroit où habitait le web master qui le harcelait. Lorsqu'ils ont fouillé l'appartement, ils l'ont trouvé en état de décomposition. Apparemment, il se serait suicidé par pendaison, il y a six mois...



Insomnia

Je m’appelle Thomas, j’ai actuellement 16 ans et, faisons simple, je ne dors plus: je fais partie du cadre très fermé des insomniaques. Quand on est insomniaque, on ne sait jamais si on est vraiment réveillé ou endormi. La première fois que j’ai fait cette découverte, c’était dans ma chambre il y quelque mois,  je ne savais même plus quand j’avais dormi pour la dernière fois, voire si je l’avais seulement déjà fais récemment. Mes amis ne me reconnaissent plus, voire s’éloignent de moi. Ma famille m’a emmené voir tous les spécialistes de Paris mais aucun n’a trouvé pourquoi je ne dormais plus, ou encore je ne voulais pas essayer de dormir ailleurs que chez moi, c'était simplement pour le calme qui y régnait . J'ai donc continué de « dormir » chez moi pendant quelques temps, je dormais 30 minutes par jour, c'était peu, mais je devais tenir, et j'ai tenu. Pendant plus d'un mois, mes 30 minutes me suffirent pour vivre; mais je ne sortais plus, je ne jouais même pas aux jeux vidéo. Je restais dans mon lit. Je ne sais pas comment ça s'est passé, mais il y a 2 semaines, j'ai commencé à avoir des migraines, des picotements dans les jambes, j'étais mal. Pendant 3 jours, je dormais de plus en plus mal et j'avais du mal à bouger mes jambes. Mais tout s'est vraiment passé il y a 5 jours.


Je ne pouvais plus fermer les yeux. C'était impossible, ça me déchirait la paupière à en saigner. 
On m’a emmené dans un hôpital, je fus mis en quarantaine mais j’avais encore moins de calme que chez moi. Chaque spécialiste se pressait sur moi, voulant trouver ce que j’avais pour avoir leur nom sur ma maladie inconnue. Deux jours de traitements et d’insomnie pure, de découragement de la part des scientifiques, et aussi deux jours pendant lesquels je commençais à halluciner ainsi qu’à avoir des maux de tête et une forte envie de frapper un à un tous ces incapables de médecins.
Apparemment, c’est un virus qui serait très contagieux mais je reste le seul cas et personne ne peut rien faire. Je ne pourrai plus jamais dormir: à la place, pour évacuer une part de fatigue, d’énervement et de douleur, je pleure, toutes les nuits.
A force, mes paupière se sont arrachées, mais de toute façon, je n’en ai plus besoin.


Depuis peu, j'ai commencé à voir rouge, du sang sortait de mes yeux... Quelques heures plus tard, j'étais aveugle. Mais je m'en fichais, j'allais mourir. Il est 11 heures et les cloches de Paris sonnent, je pense que c'est mon dernier jour. Je n'ai pas dormi depuis 1 semaine, je ne pourrai plus dormir, il faut que je me fasse une raison.
Je souffre, mes yeux se sont infectés, les médecins disent que je développe une sorte de gangrène qui, dans quelques heures, atteindra mon cerveau... Je mourrai alors dans d'horribles souffrances, des convulsions etc...
Je suis en train de m'en aller, je suis paralysé, je ne peux plus bouger, adieu, je veillerai sur vous... de là-haut. Je vois les scientifique paniquer, la fiole contenant mon virus est tombée.


Comme c'est dommage, ainsi le monde ressentira la souffrance de ne plus pouvoir dormir. Vous me rejoindrez alors là-haut.
    

Le cauchemar.

La nuit est à son comble, nous sommes le 4 Avril 2011. Une jeune demoiselle réside dans son lit, la lumière éteinte. Et ne croyez pas qu'elle dort, non, elle est simplement sur son ordinateur en train de discuter avec deux amis, dont un avec qui elle parle au téléphone.


Tout se passe bien, la discussion est intéressante, mais la jeune fille n'est pas trop à l'aise dans sa chambre. Celle-ci n'a rien de spécial, juste que, peut être, une rénovation serait la bienvenue. De plus, une pièce sombre est attenante à celle-ci; c'est celle de son frère, maintenant parti de la maison. Le fait qu'elle soit vide ne plaisait pas trop à notre demoiselle, c'était sûrement car elle la rendait mal à l'aise.


- Euh, Mélissa, c'est pas pour te faire peur hein, mais, y'a des espèces de petits bruits derrière toi.
-Dimitri, c'est juste mon chat, c'est rien! 




Un rire un peu moqueur s'échappa des lèvres de la jeune fille, mais bizarrement, après cette phrase, elle se sentit mal à l'aise: car elle avait déjà eu l'occasion d'entendre des bruits de ce genre là. Étrangement inquiétée elle alla en faire part à un dénommé Eliot, un de ses amis à qui elle confiait souvent ça. Celui-ci avait le don pour la rassurer et  lui changer les idées en sortant des phrases qui n'ont ni queue ni tête.


Mais cette fois-ci, le jeune garçon n'arrivait pas à la rassurer, de plus, les bruits s'amplifiaient peu à peu, ce qui ne rassurait pas du tout Mélissa. Mais cette dernière, ne voulant pas y croire ou plutôt, voulant se résigner à y croire, se dit que c'était ses deux chats.


Le problème: ces deux derniers résidaient dans la pièce, l'un couché auprès d'elle et le second dans une boîte à chaussures au coin de la pièce. Ce ne pouvaient donc pas être eux, et elle le savait. 


Et de nouveau, des bruits de coups sur le mur, comme si on le martelait. Ça tambourinait assez fort. 
 <<- Et là, tu vas me dire que c'est les chats?...>> Se plaignit Dimitri, qui visiblement se sentait mal à l'aise également -et ça se ressentait dans sa voix.


Elle aussi d'ailleurs. Un rire nerveux cette fois-ci s'échappa de ses lèvres alors qu'un mauvais frisson s'empara d'elle. La jeune fille souffla doucement pour se calmer et ferma les yeux.


<<-Bon, Dimitri, ce n'est pas que tu m'embêtes, mais, je vais raccrocher, je pense que ça sera mieux pour toi.
-Ah? D'accord, comme tu voudras ma petite, si tu as un quelconque souci, hésite pas à me rappeler!>> 


Dès qu'elle eut raccroché elle soupira d'une voix tremblante. Toujours pas rassurée, elle continuait de parler avec Martin et lui expliqua la situation pour tenter d'obtenir une explication. Une aide ! Mais ce dernier lui répondit simplement qu'elle devait rester calme et oublier ça. C'était sans doute son imagination qui lui jouait des tours. 


Mélissa tenta et commença à penser à autre chose pour s'évader, mais un bruit sourd la fit sursauter. La main sur son cœur, qui battait fort maintenant, elle regarda autour d'elle, mais rien. Paniquée, elle appela Eliot en lui disant qu'elle n'en pouvait plus et que sa voix pourrait sans doute la réconforter.


<<-Euh, Eliot, c'est... Bizarre...
-Hm? Qu'est-ce qu'il y a?
-Je viens de recevoir un message, d'un numéro que je ne connais pas...
-Il dit quoi, ce message.
-"J'espère que tu as un mur derrière toi"...
-Oui, en effet, c'est bizarre.
-Bon... Je vais raccrocher et dormir, ça serait mieux...
- Fais de beaux cauchemars.
-Oui, toi aussi...>>


Elle ferma son ordinateur et le rangea sous son lit comme à son habitude, puis déposa son portable sur la table de nuit avant de soupirer et de s'allonger dans son lit en se recroquevillant sous les draps. Elle ferma les yeux et tenta de s'endormir.


Mélissa fronça les sourcils. Des bruits sourds résonnaient de chaque côté, ça tournait, c'était étrange, malsain. Son cœur battait d'un rythme irrégulier et il tapait fort contre sa poitrine. Elle était en train de cauchemarder. 


Un homme, il était grand. Très grand même, imposant. Et il avançait lentement vers elle, vers son lit . Une chansonnette se fit entendre dans la pièce, un sourire étrange, des yeux perçant, un air glauque. Il s'approchait, de plus en plus. Son bras droit se leva, dévoilant un poignard. Et soudain il asséna un coup et c'est dans un hurlement qui déchira l'ombre que la jeune fille se réveilla. 
Mélissa suffoquait, elle avait tellement peur, tellement peur qu'elle se leva, complètement désemparée, et courut jusqu'à la pièce d’à côté, celle dont elle avait peur. Son visage se figea lorsque qu'elle releva la tête. Sa maison... Elle avait changé, rien n'était pareil, même sa chambre d'où elle sortait il y a à peine trente secondes. Son regard se dirigea vers la chambre d'à côté. 
Une petite fille au teint livide dormait sur le lit. Mélissa recula vivement, apeurée. Elle dériva ensuite jusqu'à sa chambre pour retourner dans son lit mais... Un petit garçon, tout aussi pâle, y dormait déjà.


Mais que se passait-il... La jeune fille était perdue. 


De nouveau, elle recula et alla dans l'autre chambre où dormait la petite fille. Prenant son courage à deux mains, elle approcha et regarda la petite fille avant de poser sa main sur la sienne. Puis d'un coup, elle se réveilla et hurla à mort au visage de Mélissa. 


Frôlant la crise cardiaque, la jeune fille s'éloigna vivement avant que le père ne rentre pour prendre la petite dans ses bras pour la consoler. Cette dernière maintenant calmée alla dormir avec son frère dans l'autre chambre. C'est alors que le regard de la jeune fille se tourna vers le calendrier. 


«  28 Juin 2013 »


C'est à ce moment là qu'elle comprit. Ce n'était pas un cauchemar, ce n'était pas un simple sommeil... C'était la réalité.


Mais que s'était-il passé? Qu'est-ce qu'il lui était arrivé? C'était une bonne question et Mélissa voulait savoir. La jeune fille alluma la lumière et regarda autour d'elle. Des photos. Elle se précipita et les examina. Elle était dessus, elle et sa famille. C'était bizarre de voir ça ici, dans une maison totalement différente. C'est alors qu'elle regarda dehors, elle vit un jardin. Un jardin broussailleux qui n'avait pas l'air entretenu. Elle descendit voir un peu et s'arrêta net devant quatre tombes. Son regard roulait sur les écritures, les noms, puis se stoppa. 


« Mélissa Lacroix » 


Elle était morte. Et elle ne s'en souvenait même pas, quel funeste destin. 
Elle examina ensuite la photo sur la tombe: elle était défigurée, son visage était tailladé, pleins de cicatrices, ses cheveux noirs étaient en bataille. Elle était devenue affreuse...


Mais alors que les larmes roulaient sur ses joues en regardant le nom de ses parents, une tristesse noire s'empara d'elle. Elle était prête. Prête à tuer la personne qui avait fait ça. Mais seulement, qui a pu faire ça ? Serait-ce vous … ?


Faîtes bien attention aux bruits étranges dans votre chambre, elle est peut-être juste derrière vous.

lundi 2 septembre 2013

Le Knirps

Le Knirps est quelque chose que peu de gens connaissent, parce qu’il sévit assez discrètement. Il tient son nom des premiers qui ont eu affaire à lui, des allemands de la forêt noire qui ont fini par disparaître sans laisser de trace. La police a commencé à s’intéresser à l’affaire après quelques disparitions et pensait traquer un enfant farceur, ou dans le pire des cas psychopathe, à cause de ce que rapportaient les témoignages. Mais après quelques mois, les investigations ont brusquement cessé, et toutes les informations à propos du Knirps ont disparu de la circulation. Quelques personnes dont des membres de la famille sont portés disparus à cause de lui continuent de réclamer justice, d’autres qui ont été un peu plus proche des disparus au moment des faits tiennent des discours un peu étranges. Seuls un petit nombre de témoignages a pu être rassemblé par ceux qui ne veulent pas lâcher l’affaire, en voici quelques uns (pour respecter l’anonymat de ces personnes, les noms ont été changés):

« Je ne me sens pas en sécurité quand je descends dans les sous-sols. Je connais deux personnes qui ont été enlevées par le Knirps. Ça ne dure jamais bien longtemps, dés lors qu’on l’a vu, on le recroise quelques fois en perdant petit à petit la raison, et du jour au lendemain, on n’est plus là. Je pense qu’il nous emmène en Enfer, c’est un démon qui prend l’apparence d’un enfant aux yeux jaunes. » - Patricia, 42 ans, amie de deux personnes enlevées en 1989 et 1994.


« Il est venu dans son manteau tout noir, la première fois je lui ai fait peur avec de la lumière alors il est parti. Après il me disait souvent qu’il voulait jouer avec moi la prochaine fois qu’on se verrait, il me le disait dans ma tête, parce qu’il peut parler même quand il est pas là. Un soir il est revenu et il voulait faire cache-cache, on a joué toute la soirée ! Mais ma maman elle est rentrée et quand elle m’a vu dans la cave, elle m’a demandé ce que je faisais, alors je lui ai dit que je jouais avec mon ami. Elle a pas compris et a voulu me faire remonter, mais quand je lui ai dit que je voulais pas laisser le Knirps tout seul, elle a eu peur et m’a fait remonter tout de suite, et elle a fermé la porte, et elle m’a dit que c’était un méchant qui enlevait les gens et que je ne devais plus jouer avec lui. Le soir, il m’a demandé pourquoi je l’avais laissé tout seul et m’a dit qu’il était triste, je lui ai dit que ma maman voulait plus qu’on se voit, alors il m’a dit qu’il viendrait en cachette dans la cave et qu’il m’attendrait pour me montrer un nouveau jeu. Je sais pas si je peux y aller parce que je veux pas que ma maman soit en colère. » - April, 8 ans, portée disparue depuis décembre 2006.


« Le Knirps me poursuit, c’est déjà la troisième fois que je le vois ! On dit qu’il emmène les gens sous terre et qu’on ne les revoit jamais. J’ai peur de descendre dans ma cave tout seul, c’est là qu’il était la dernière fois, il m’a fixé pendant quelques secondes avec ses yeux jaunes, puis il a couru vers moi comme un hystérique et s’est enfui par la porte. Personne ne l’a vu chez moi, mais il a laissé de la terre dans le couloir de l’entrée. » - Jürgen, 27 ans, porté disparu depuis juin 2012.


« Mon fils a disparu il y a trois mois de ça. Au début je pensais à une fugue, et plus le temps passait, plus je pensais que quelque chose n’allait pas. J’ai fouillé dans ses affaires et j’ai trouvé ce cliché peu engageant sur sa clé USB. Comme je ne savais pas ce que c’était, je l’ai montré à plusieurs personnes, mais personne n’a compris ce que c’était jusqu’à il y a peu, c’était un soir où mon mari avait invité des amis à manger, ils ont vu cette photo sur l’écran de mon ordinateur et ont commencé à pâlir. Ils nous ont regardé comme des fantômes  et nous ont demandé qui avait pris cette photo. Lorsqu’ils ont su que c’était mon fils, ils ont paru se détendre et m’ont dit que si c’étaient nous qui avaient pris les « yeux de la cave », ils seraient partis car ils auraient été en danger. Une de leur connaissance a aussi vu ces yeux, et on ne l’a jamais retrouvé. Là, j’ai paniqué, et le lendemain je me suis précipité au commissariat avec la photo en espérant qu’on pourrait m’aider, mais je n’ai obtenu qu’un « on va faire de notre mieux », sans qu’ils ne donnent jamais suite. Alors j’ai essayé de rassembler des données sur cette chose, de trouver des gens qui avaient été de près ou de loin mêlés à une histoire le concernant, et c’est comme ça que j’ai compris que je n’obtiendrais aucune aide de la police, car elle avait abandonné l’affaire depuis longtemps. » - Martha, 35 ans, propos recueillis en janvier 2013. 


 « Il y a un mois, j’ai perdu un de mes amis. Jeff, qu’il s’appelait. On se connaissait depuis qu’on était gamins. Il a été porté disparu, mais moi je pense qu’il reviendra pas. Ça a été dur à avaler. Mais bon, au début, je le savais pas non plus, c’est seulement qu’après, je l’ai cherché, je me disais qu’il en avait eu marre et était parti faire une connerie, alors forcément j’ai essayé de le retrouver. Faut dire qu’il allait pas trop bien, depuis quelques temps. Il me disait souvent qu’il entendait des voix d’enfant qui lui murmuraient à l’oreille. Je me suis inquiété, forcément. On est allé consulter un psychiatre, mais ça n’a pas servi à grand-chose, après quelques séances il lui a prescrit des pilules qui n’ont jamais eu d’effet. Le pauvre garçon dormait mal à cause de ça.


Après, je me suis rappelé un soir où on rentrait à pied d’une soirée arrosée, on est passé sous un tunnel à un moment, il y faisait aussi noir que dans un cachot sans fenêtre, du coup après quelques pas il a pris son portable pour faire un peu de lumière, et là on s’est tapé un gros coup de flippe. Une petite silhouette s’est dessinée à quelques mètres de nous, c’était un nabot dans un manteau noir bien trop grand pour lui qui s’est barré en hurlant dés que la lumière a été tournée vers lui. Vu la voix, c’était probablement qu’un mioche. Mais j’ai fait le lien avec ce qu’il entendait dans sa tête, parce que ça a commencé pas longtemps après aussi. Moi… J’dis pas que ça m’est pas arrivé d’entendre ce genre de chose, mais pas assez pour que j’y fasse gaffe, lui c’était carrément tous les jours.


Une autre nuit, il est venu chez moi, l’air hagard. J’ai pensé qu’il avait pris quelque chose qu’il fallait pas, mais il m’a dit ce qui le mettait dans cet état, après le boulot il est allé chercher sa voiture dans le parking sous-terrain de son entreprise et les plombs ont sauté. Il était pas trop loin de sa voiture, alors il y est allé à tâtons, mais il a entendu des bruits de pas rapides autour de lui alors il a essayé de faire de la lumière avec ses phares, sauf qu’il a rien vu. Pourtant, il était sûr qu’il y avait quelqu’un. C’est là qu’il a senti qu’on le fixait de dos, et il a entendu une respiration sifflante. Il s’est encore retourné mais encore rien, alors il a commencé à chercher partout, mais les voix ont recommencé dans sa tête, elles lui disaient « Viens jouer avec moi, Jeff », c’en a été trop et il s’est enfui. Sur le coup, j’ai pensé qu’il avait eu des hallucinations et c’est là qu’on a décidé d’aller voir le psychiatre, c’était peut être simplement qu’il était surmené, ça le rendait sensible à tout et n’importe quoi.


L’avant-veille de sa disparition, il m’a appelé, terrorisé. Je ne comprenais pas grand-chose de ce qu’il disait, mais j’avais clairement saisi que quelqu’un s’était introduit chez lui et qu’il ne voulait plus rester seul. Quand je suis arrivé chez lui, il était recroquevillé dans son canapé et n’arrêtait pas de marmonner dans sa barbe. J’ai essayé de lui parler, mais il m’a regardé d’un air absent en me disant que le petit homme allait venir pour lui. Je n’ai rien réussi à en tirer d’autre, alors je nous ai fait à manger, j’ai allumé la télé et on a passé la nuit dans le salon. Le lendemain matin, il avait l’air d’aller un peu mieux et m’a laissé rentrer chez moi. C’était la dernière fois que je le voyais. Il m’a appelé le soir même, en me disant d’une voix étrange que je serai le prochain, puis y a eu un bruit de verre brisé, et après plus rien, il répondait plus à ce que je disais. Au bout d’une minute, ça a raccroché. J’ai supposé qu’il avait trop bu et s’était endormi, faisant tomber son verre, et j’ai laissé ça au lendemain. Mais quand on est venu chez lui, il n’était pas là. Le téléphone était décroché dans le salon, le combiné reposait à côté d’une bouteille cassée, et il y avait de la terre un peu partout autour. » - Jonathan, 22 ans, en asile depuis mai 2013 ; on suppose qu’il a aussi vu la créature.



D’autres témoignages beaucoup plus incomplets sont également en notre possession. En recoupant les éléments récurrents, nous pouvons dire que le Knirps est une créature humanoïde de la taille d’un enfant (certains pensent que c’en est un alors que d’autres affirment que c’est une autre ruse) avec des yeux jaunes et toujours dans un manteau noir qui semble trop long pour lui, qui apparaît exclusivement dans des lieux souterrains. Il semble que l’on puisse toujours dénombrer trois apparitions avant la disparition de quelqu’un et qu’il agisse toujours selon le même mode opératoire : il se laisse découvrir au moyen d’une source de lumière la première fois avant de s’enfuir, suit sa victime en demeurant invisible la deuxième fois et fait semblant de l’attaquer en poussant des hurlements avant de disparaître. À ce jour, la durée entre les enlèvements et la dernière apparition de la créature n’a jamais excédé un mois. La créature semble être douée de télépathie et communique avec ses victimes à partir du moment où elles l’ont vu. On ne sait pas ce qu’elles deviennent. Par ailleurs, il ne semble pas avoir de zone de prédilection, car il a frappé dans plusieurs pays à la fois. On peut supposer qu’il y en a plusieurs, ou alors qu’il peut se rendre où il veut en un temps très court. En tout cas, une chose est sûre : mieux vaut être prudent et ne pas sortir seul lorsque l’on se rend sous la terre.  

Je viens juste de m'en rendre compte: cette pasta est le 500ème article publié sur ce site. Eh bien, bon anniversaire... Et, par la même occasion, bonne rentrée!

The Sad Reality

Je n’ai pas l’habitude de raconter ma vie sur internet. A vrai dire, je ne le fais pratiquement jamais et j’aurai aimé ne jamais le faire mais je me sens obligé de vous raconter une partie de celle-ci afin de vous déconseiller de télécharger un film en particulier. Je suis conscient que ça paraît dingue qu’une personne débarquant de nulle part et voulant rester, bizarrement, anonyme vous raconte une chose pareille. Après tout, rien ne vous empêche de continuer la lecture. 

Il y a quelques semaines je venais d’emménager dans mon tout premier appartement. Ce fut tout nouveau pour moi. Je ne vous cache pas que j’étais assez angoissé à l’idée d’avoir mon propre chez moi. Mais ce qui comptait le plus à mes yeux, c’était qu’à partir de maintenant je fus totalement indépendant. Bien sûr, ce n’était pas un palace, mais cela était évidemment suffisant pour vivre. Mes parents m’avaient offert une magnifique télé afin de ne pas trop m’ennuyer en rentrant du boulot. Elle agençait merveilleusement bien mon salon à moitié vide. Parfois je passais des heures devant celle-ci juste parce que j’étais heureux d’avoir la télé rien que pour moi.

Pratiquement tous les soirs, en rentrant du travail, je télécharge, illégalement certes, un film pour occuper mes soirées. J’ai toujours eu une préférence pour les films tirés de faits réels. C’est vrai, se dire que ce genre de films est une interprétation d’histoire qui ont eu lieu peut paraître flippant, impressionnant ou même incroyable. Bref, la semaine dernière je m’étais rendu sur internet afin de me procurer un de ces films, quand une pub est apparue. Bien sûr, cela ne m’a pas étonné vu que sur ces sites des publicités de toutes sortes apparaissent. Mais celle-ci était différente de celles que nous avons l’habitude de rencontrer.

Le chargement de la page était affreusement long. Tout d’abord le fond était complètement noir, puis un titre était apparu par la suite en haut de la pub: The Sad Reality. C’est alors que d’un seul coup, la page avait complétement chargé comme si c’était fait exprès de sorte à laisser en suspense l’internaute tombant sur celle-ci. Juste après le titre, il y avait une vidéo. C’était le trailer d’un film comportant évidemment le même titre situé juste au-dessus. La bande-annonce débuta sans même que j'aie pris la peine de cliquer sur play. Dès les premières secondes, je pouvais remarquer le corps inanimé d’une pauvre femme ainsi que celui d’un homme ayant lui aussi perdu la vie. Je ne vous cache pas que rien que cette vidéo me rendait mal à l’aise. La musique qui l’accompagnait était sinistre, glauque, je pourrais même vous citer tous les adjectifs qui existent ayant rapport avec celle-ci.

A la fin de la vidéo, le trailer nous fait savoir que le film est disponible, gratuitement visiblement, depuis le printemps 2013. Je me permets de mettre le lien du trailer pour les plus curieux d’entre vous. Pour les plus sensibles comme moi, évitez de vous laisser envahir par votre curiosité.



http://www.youtube.com/watch?v=-K9hnWVS5w0



En dessous, il y avait le synopsis du film. J’ai pris soin de le traduire le plus correctement possible.


« The Sad Reality permet de montrer au monde ce qu’est vraiment la réalité. Presque toute la population de cette foutue planète a peur de la réalité. La plupart des gens ne s’en préoccupe même pas. Ils préfèrent se morfondre dans leur loisir si puéril. Puis, leur objectif est de se marier, ensuite fonder une famille. Avoir plein d’enfants. Travailler puis mourir. Peu importe l’ordre.

Les plus courageux d’entre vous oseront regarder ce « snuff movie » entièrement réalisé avec des images d’archives ainsi que des réalisations sans aucuns effets spéciaux. »


C’est en lisant ce résumé que j’ai compris qu’il ne s’agissait pas d’un simple film qui passerait à la télé. Je n’en avais jamais entendu parler avant. Mais d’après le Trailer il était déjà sorti gratuitement en téléchargement. En bas de la page, il y avait justement le lien de téléchargement. J’ai longuement hésité avant de cliquer dessus. Un snuff movie… Il n’y a rien de plus horrible comme catégorie de film. Je ne sais même pas si on peut appeler ça un film. Après réflexion, ma curiosité m’avait devancé. Le chargement se lança. Mon cœur battait de plus en plus rapidement, quand j’ai remarqué qu’on ne pouvait pas annuler le téléchargement. Il y avait simplement la barre de chargement, rien de plus. Il était impossible de réduire la fenêtre. Je n’avais plus qu’à attendre patiemment.

Je me demandais sans cesse si ce n’était pas qu’un simple virus. Télécharger un film grâce à une pub n’était vraiment pas une bonne idée.

Une trentaine de minutes plus tard, le téléchargement fut terminé. Quand j’ai appuyé sur le bouton droit de la souris sur le fichier du film, il n'y avait, étrangement, que deux options possible: Lecture ou Copier. Je ne pouvais même pas le supprimer ou le renommer. Sans trop chercher à comprendre, je le mis alors directement dans une clef USB afin de le regarder sur la télévision.

J’avais à peine branché la clef qu’un diaporama d’images du film défila. Elles étaient toutes plus atroces les unes que les autres. Sur l’une d’elles je pouvais apercevoir un chercheur (ou je ne savais trop quoi) en train d’analyser le corps d’un pauvre jeune homme qui avait été complétement éventré. J’eus des nausées en regardant ces photos si abominables. De plus, il y avait exactement cette même musique angoissante que dans le trailer.

En faisant divers recherches sur TSR, j’ai pu trouver l’image que je vous ai décrite précédemment. Encore une fois, si vous êtes sensible ne la regardez pas.



http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=744156TheSadReality.jpg



C’est alors qu’ensuite le film commença. Dès les premières secondes je savais que jamais je n'aurais dû télécharger ce snuff.

La première scène s’appelait « The Sad Pig & Mister Piggy »
Comme son nom l’indique, je pouvais distinguer au loin un cochon. Il se trouvait au bout d’une longue pièce complètement vide et sombre. A côté de lui, il y avait un homme portant un masque de porc qui recouvrait la totalité de sa tête. Il semblait si réel. C’était sans doute ce Mister Piggy. Il tira ensuite par la queue ce pauvre animal afin de se rapprocher de la caméra, quand un autre homme vêtu de ce même masque hideux s’approcha. Il tint fermement l’animal sans grande difficulté. Mister Piggy se mit à genoux et regarda attentivement la gueule du cochon. Puis, à mains nues, il lui arracha son œil droit. On pouvait entendre le pauvre animal sans défense hurler de douleur. Piggy arracha sans plus attendre le second. Puis une voix se fit entendre :


« La télé : c’est la vision carrée d’un monde qui ne tourne pas rond »


A partir de là, il n’était plus question de continuer cette horreur. Je stoppai aussitôt le film. Je n’étais pas rassuré pour autant. Les images défilaient sans arrêt dans ma tête.

A mon plus grand regret je me souvins qu’il était impossible de supprimer cette chose. Bref, il était temps pour moi d’aller me coucher. Il était tôt, mais je savais très bien que j’aurais du mal à m’endormir. Le peu que j’avais vu du film était odieusement insupportable. Il était impossible de se concentrer sur celui-ci. Quand je me suis couché, j’entendis le son de la télé encore allumée. J’étais persuadé de l’avoir éteinte pourtant. Lorsque je me suis dirigé vers le salon, l’écran était tout blanc. Mais je pouvais entendre des grésillements ainsi qu’un ultrason. Puis un message était apparu :


« Tu aurais dû continuer à regarder la réalité en face »


La télévision se coupa aussitôt. J’essayais comme je le pouvais de la rallumer mais ce fut impossible. Énervé, je pris la clef USB et l’écrasai par terre à l’aide de mon pied. Mais j’étais aussi effrayé. Comment était-ce possible qu’un message pareil puisse s’afficher sur un écran. Tout ça à cause de ce film. Je me suis par la suite dirigé vers ma chambre pour regagner mon lit.

Dans la nuit, je me suis réveillé car quelque chose à mes pieds me dérangeait. Je me penchai alors pour regarder au bord de mon lit. C’était sa tête. La tête du pauvre cochon du film. J’en étais certain, ça ne pouvait être que ça, car j’avais distingué que ses yeux avaient disparu. J’étais tétanisé de frayeur. Quelqu’un avait pénétré dans mon appartement et savait très bien que j’avais regardé ce film. Je me suis précipité vers le salon afin d’appeler la police. Mais j’avais remarqué que la télé était une nouvelle fois allumée. Puis une vidéo a démarré.
En fait... elle enregistrait en direct. C’était ma chambre qui était filmée. Je ne voulais pas y aller pour vérifier qu’il y avait bien une caméra planquée sur le mur en face de mon lit.

Cette créature était apparue face à la caméra. C’était Piggy. Il portait le même masque affreux que dans le film. Ce monstre sadique était dans ma chambre. Il me dévisageait à l’aide de sa caméra. Je ne trouvais plus mon portable. Mon téléphone fixe avait été enlevé. Je me suis alors dépêché vers la porte d’entrée mais celle-ci était fermée. Lorsque je me suis retourné, il n’y avait plus personne, ni à l’écran ni dans la chambre.

Mais cette fois-ci, il y avait un morceau de papier dans la gueule de l’animal. Dessus, il y avait écrit « A ta place, je ne m’endormirais plus ».


Maintenant, je tenais à vous conseiller que si vous voyez cette pub ou un lien de téléchargement nommé :


The.Sad.Reality.2013.TRUEFRENCH.DVDRip


Ne cliquez en aucun cas dessus, à moins que vous vouliez risquer votre vie. Dans ce cas, regardez-le entièrement.
 


 




Cette Pasta provient d'un concours, où elle a malheureusement terminé en seconde place. Mais, étant excellente, on vous la propose tout de même !

dimanche 1 septembre 2013

Mickey et le miroir inversé (Mickey and the flip mirror)


Temps de lecture approximatif : 4 minutes





Je fouillais dans mon grenier un samedi tandis que mes parents allaient faire des courses à l'épicerie, quand je suis tombé sur une boîte étiquetée 'vieilles bandes'. Curieux, j'ai ouvert la boîte pour trouver de vieilles cassettes VHS de diverses émissions de télévision. Celle sur le sommet de la pile a attiré mon attention à cause de quelque chose qui me semblait familier. Elle était appelée "Mickey et le Miroir inversé". Sur la couverture se trouvaient Mickey Mouse avec Donald, Dingo et Pat. Il y avait quelque chose de différent sur l'expression de leurs visages. Donald avait l'air très déprimé et était assis par terre, tenant ses jambes; Dingo était sur le sommet du bateau de Pat, très fâché, le poing levé, et une de ses chaussures manquait; et Pat pendait sur un côté du bateau avec ses mains sur la poutre en essayant de se hisser sur le haut, l'air dépressif.


Mickey était le seul qui attira mon attention. Il était assis sur une botte de foin, un sourire démoniaque sur son visage. Un pied venait de derrière la botte de foin, et Mickey tenait une fourche avec quelque chose s'égouttant dessus. J'étais vraiment impatient de le regarder alors j'ai fermé la boite et suis descendu au sous-sol pour mettre la VHS et attendre que ça commence.


Après environ deux minutes se trouvait un écran noir avec des vagues de sons qui s’estompent, quand une image de Mickey vint sur l’écran et apparut au milieu d'un crâne avec une croix en tibias avant de faire un fondu au noir. Ça commençait par une belle journée en montrant Pat tirant son bateau dans le port, et il était vraiment à cran. La vidéo se distordit durant quelques secondes et montrant Dingo sortant de la grange à nouveau. Cette fois, il courut jusqu'à Pat, l'attrapa et le fouetta sur un mur de la grange sur une pile de foin; après ça, on voyait le visage de Dingo extrêmement en colère pendant quelques secondes.


Justes après, les mots “10 minutes avant” apparurent. On vit alors Mickey sur une colline avec Dingo et Donald, regardant un miroir. Tous trois avaient une expression de peur sur leur visage. Mickey s'approcha du miroir mais un éclair le cassa. Dingo et Mickey allaient bien, mais Donald était tombé de la colline car il avait trop reculé pendant la foudre. La vidéo se déforma a nouveau et j'entendis un rire malsain. On revit alors le miroir brisé et des éclats de verre pleins de sang éparpillés partout sur l'écran, qui se réparaient au fur et à mesure.


Mickey regarda autour de lui et on vit Dingo qui courut au bas de la montagne. Mickey regarda alors le miroir. Soudain, une main sinistre venant d'une ombre malsaine l'attrapa et le détruisit au fur et à mesure. Ses vêtements étaient déchirés et le faisaient ressembler à une bête. L’écran recommença a se tordre dans tous les sens mais on apercevait toujours dingo descendre le bas de la montagne, tombant sur des pierres coupantes. Maintenant on le voyait avec des coupures sur lui partout, plein de sang coulant sur son corps. On ne voyait pas trop ce qui se passait mais on pouvait l'apercevoir se traînant par terre. Puis on voyait l’intérieur de la grange avec le miroir, où on voyait une silhouette avec un autre Mickey possédé par le mal qui prend Mickey dans son miroir. A ce moment, une lumière dévoila la silhouette: on voyait la version sombre de Donald. On voyait aussi la version sombre de Dingo qui arrivait. Tous les trois commençaient à tourner en rond et, pendant 5 minutes, on entendait des bourdonnements.




Puis les mot “après Pat” apparurent à l’écran. On voyait aussi Dingo recouvert d'un liquide sombre qui coulait partout sur lui. Mickey et Donald brûlèrent leur bateau, et tous trois marchèrent droit devant eux. Au bout d'un moment, ils regardèrent tous l’écran... comme s'ils me regardaient pour de vrai... Ils marchèrent alors droit sur l'écran. Pendant qu'ils marchaient, leurs dents devenaient de plus en plus tranchantes, et le bec de Donald tomba... Le bourdonnement recommença, mais super fort. On voyait ensuite la ville dans l'incendie et, sur le coin de l’écran, une tombe marquée Pat s'enflamma... Et une main sortit de l'écran.


J'ai bondi à droite de mon canapé et j'ai vite pris la télécommande pour éteindre la télé. Après ça, j'entendais toujours ce bourdonnement dans ma tête... Je pris la vidéo et toutes les autres boîtes et les brûlai, car je ne voulais pas savoir ce qu'il pouvait y avoir de pire.

La seule chose dont je me rappelais avant de brûler la cassette, c'était son couvercle: il avait changé. Leurs visages me regardaient avec ces sourires malsains qui me faisaient du mal. Mais la chose que je n’oublierai jamais, c’était que quand j'ai mis la cassette dans la jaquette, et que je l'ai retournée, au dos on les voyait tous les trois déprimés avec une ombre les attrapant et les maintenant dans le miroir.



Traduction: Samsamgor52

Creepypasta originale ici.

Légende et faits divers de Villeneuve-de-la-Chaux - Vol.1

Je pense que ce site est le meilleur endroit pour conter les légendes (voire faits divers) horrifiques de ce petit village appelé Villeneuve-de-la-Chaux, c'est pourquoi je vais, après une petite introduction, vous raconter deux de ces légendes (il est possible que j'en raconte deux autres suivant les commentaires).

Villeneuve de la Chaux est un trop petit village pour être vraiment connu (pour information celui-ci se situe après Veynes dans les Hautes-Alpes, tout près de chez moi, mais c'est une autre histoire); et pourtant, avec tout ce qui s'y passe, sa notoriété devrait "exploser". Même les experts du paranormal n'ont eu vent des évènements surnaturels qui s'y déroulent.

Évènements tragiques et mystérieux se déroulant plusieurs fois en une année, les villageois préfèrent encore en rire et surnomment leur village "le Sabot du Diable". Passons désormais aux choses sérieuses...

Cette première légende est de loin la plus connue...
La petite fille dans le chêne.
C'est une histoire qui s'est déroulée début Janvier 2010.

C'est juste après le réveillon du nouvel an, après que les douze coups de minuit aient retenti, que le village a déploré la disparition de la petite Marie-France, 4 ans au moment des faits, sa mère l'ayant laissée sans surveillance un moment pour souhaiter la bonne année aux autres personnes.

Une battue avait été lancée le matin même et avait débouché à la découverte du corps de Marie, pendu à un arbre par plusieurs fils à la manière d'un pantin. Ses yeux avaient été remplacés par deux boutons de couture de couleurs différentes, un noir et un blanc. Ses cheveux étaient tressés, elle portait une petite robe blanche et était maquillée. Autour de l'arbre et malgré la neige aucune trace de pas si ce n'est les traces des pieds nus de Marie.

Certaines personnes s'étant aventurées (de nuit comme de jour!) dans la foret jusqu'à l'arbre où la petite avait été retrouvée, ils auraient eu la peur de leur vie en voyant le fantôme de la petite fille, se balançant au gré du vent, chanter une comptine effrayante dont voici la retranscription:

Ainsi font, font, font, Les petites marionnettes, Ainsi font, font, font, Trois p'tits tours et puis s'en vont.
 
Les mains aux cous, Tordez, tordez, marionnettes, Les mains aux cous, Marionnettes, recommencez.
 
Les jambes fracassées, Dansez, dansez, marionnettes, Les jambes fracassées, Marionnettes, recommencez.
 
Puis le front brisé, Pleurez, Pleurez, marionnettes, Puis le front brisé, Marionnettes, recommencez.
 
Ainsi font, font, font, Les petites marionnettes, Ainsi font, font, font, Trois p'tits morts et puis s'en vont.
 
Et elles tueront, Les petites marionnettes, Et elles tueront, Quand les enfants les verront...



Voilà pour la première légende, passons maintenant à la seconde...
Palchi le créateur d'épouvantails.
Une légende plus ancienne, mais qui a encore quelque répercutions de nos jours.

Jusqu'en 1954 il y avait une ferme à la sortie du village, elle était habitée par un homme appelé Paul Meschi. Cet homme vivait seul et passait son temps à s'occuper de ses animaux, mais aussi à créer des épouvantails.

Lorsqu'il mourut de vieillesse à l'âge de 87 ans, la ferme fut laissée totalement à l'abandon. Seuls, les animaux furent récupérés. Paul Meschi fut oublié, jusqu'à ce que 30 plus tard, en 1984, des évènements troublants firent leur apparition. Juste après le coucher du soleil, de nombreux villageois eurent l'étrange impression d'entendre du bruit dans la ferme, des bruits d'outils; certains disaient même qu'ils voyaient passer derrière les carreaux noirâtres de la ferme, une silhouette. Tous les anciens pensèrent immédiatement au retour de Paul et on abrégea alors son nom en Palchi.

Mais les évènements ne s'arrêtent pas là. Les habitants ont commencé à se plaindre de vols de vêtements et de planches de bois. Et le soir venu, la plupart des villageois racontent avoir entendu quelque chose gratter aux volets ou taper aux fenêtres. Certains racontent même avoir vu une procession d'épouvantails longer les murs des maisons, à sa tête, une ombre...

Certains témoins décrivent les épouvantails comme monstrueux, effrayants. Certains avaient la tête faite à partir de citrouilles sculptées comme durant Halloween, un sourire monstrueux sur le visage. D'autres avaient une tête faite avec des crânes (ce qui "expliquerait" les pillages de tombes à cette époque); quant à certains, le visage était peint sur de lourdes boules de bois.

La description d'un épouvantail revient souvent, un épouvantail placé en tête du cortège, juste derrière l'ombre. Mme MARRON le décrit ainsi: " il mesurait sans doute 1m80, et dépassait en taille chacun des autres épouvantails. Sa tête était faite d'une citrouilles creuse, il y avait sans doute une bougie à l'intérieur; il portait un long manteau noir, et dans ses mains une faux pour tailler le blé. Celui ci semblait pouvoir bouger plus que les autres, en effet j'ai eu la peur de ma vie lorsqu'il s'est tourné vers moi comme s'il m'avait "senti", son sourire s'est alors agrandi et il m'a fait une révérence..."

Des cortèges identiques ont été vus dans le village, deux fois en 20 ans. Et malgré les évènements étranges qui se déroulent dans ce village, de nombreuses personnes envisagent la thèse du canular, en avançant que Mme MARRON n'est plus toute jeune et qu'elle aurait parfaitement pu halluciner.

Voilà, je vous ai raconté 2 histoires sur ce joli village, peut-être aurai-je l'occasion d'en raconter deux autres. Ce village est très peu connu et je m'en étonne encore, selon moi c'est surement parce que... Les voies du seigneur des ténèbres sont impénétrables...

A suivre ?