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Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

Vous voulez trouver toutes nos plateformes, ou vous êtes curieux de savoir quels médias parlent de CFTC ? Tout est sur notre Linktree !

samedi 30 novembre 2013

Le village

Il y a certaines rumeurs qui courent en Europe de l’ouest à propos d’un mystérieux village dont même la position est incertaine. Certains affirment qu’il se trouve en France, près de la frontière suisse, ou bien de la frontière belge. D’autres pensent qu’il serait quelque part dans les Pays-Bas. Certaines personnes pensent même qu’on pourrait le trouver quelque part dans le Sud de l’Allemagne. Une théorie avance qu’en réalité, sa localisation ne serait tout simplement pas fixe. Quoi qu’il en soit, il semblerait que le seul moyen de le trouver serait d’y arriver par hasard, car même les rares personnes disposant d’informations à son propos sont incapables d’indiquer avec précision la façon de l’atteindre. 

Ce dernier détail est également un des éléments inexplicables de ce village : personne n’a l’air de pouvoir donner des précisions sur sa localisation. La majorité des informations s’obtient uniquement oralement, la plupart des documents écrits ou, plus récemment, diffusés sur le net disparaissent assez rapidement, et ceux qui y ont eu accès n’arrivent pas à se rappeler de la partie traitant du chemin pour y aller. Les seules traces couchées sur le papier disponibles à ce jour évitent toutes d’en faire mention, allant jusqu’à ne lui donner pour nom rien de plus que « le village ».
  

Ce que l’on peut en revanche affirmer, c’est que les gens qui ont pu l’atteindre y ont rapidement disparu. Non pas qu’un destin funeste les y ait attendu, en réalité plus d’un voyageur en est revenu, mais il semblerait que ce lieu exerce une sorte d’attraction, de gravité sur ceux qui y sont arrivés sans en être originaires. Ainsi, celui qui aura trouvé ce lieu une première fois sera forcé, d’une manière ou d’une autre, à y retourner. Le destin de cette personne l’y ramènera toujours, jusqu’à ce que cet endroit devienne une obsession et qu’un jour elle ne puisse plus en revenir. De plus, si jamais la personne décide d’en emmener d’autres pour essayer de se soustraire à cette attraction, bien que cela soit rare, le sort s’abattra également sur ses compagnons.
  

Rien ne semble pouvoir expliquer ce phénomène, bien qu’il y ait déjà eu une tentative. En effet, certaines personnes rapportent l’existence d’un journal datant des années 1700, dans lequel l’auteur, visiblement catholique, décrit le village comme un endroit maudit par le diable qui « expulserait » tous les habitants y étant nés, et les remplaçant par des « gens de l’extérieur ». Par ailleurs, les originaires du village auraient tendance à essayer d’y ramener quelqu’un par tous les moyens avant de le quitter définitivement. L’auteur aurait découvert le village par hasard, alors qu’il voyageait pour affaires, et aurait par la suite été amené de plus en plus souvent à le traverser, voire à y séjourner, pour des raisons qui n’avaient absolument pas l’air liées entre elles. Cependant, aucune preuve de l’existence de ce journal ni de celle des habitants du village n’a été découverte à ce jour.
  

Les rares personnes étant en possession d’informations sur le village sont généralement membres de familles sans enfant ou monoparentales. En effet, ce sont surtout des familles brisées par le destin de la personne disparue. Elles affirment toutes que peu de temps après être arrivés dans ce lieu, les futurs disparus commençaient à se comporter bizarrement, sans toutefois s’en rendre compte. Ils détruisaient lentement leurs relations, jusqu’à s’isoler complètement, considérant leur famille presque comme des étrangers. Ils finissaient tous, à un moment donné, par se montrer obsédés par le même voyage, et disparaissaient, un beau jour, ne donnant plus signe de vie et abandonnant travail, amis, parents, conjoint et enfants. Le village n’a « pas de pitié pour ceux qu’il n’a pas choisi ».
  

Quoi qu’il en soit, si vous vous apercevez que le sort semble toujours vous ramener vers un endroit plutôt reculé, peut-être devriez-vous vous préparer à perdre tout ce que vous avez. Si quoi que vous fassiez, vous vous trouvez à y aller de plus en plus longtemps et de plus en plus souvent, eh bien… Mieux vaut profiter du monde extérieur. Qui sait combien de temps vous pourrez encore le voir ?
  




Pour moi, ça semble déjà foutu. Et vous?

vendredi 29 novembre 2013

Jane the Killer

Salut, moi c'est Jenny Antonelli mais tout le monde m'appelle Jane. Je suis une jeune fille âgée de 16 ans. J'ai récemment emménagé avec mes parents et ma petite soeur dans une région paisible, où quasiment tout le monde se connaissait. C'était d'un ennui.


Je suis plutôt friande d'aventure, j'aime quand il y a de l'action autour de chez moi, mais ce quartier était si calme que l'on aurait pu croire que cette ville était fantôme. Et pourtant... C'est dans ce quartier que ma vie a pris un sens, tout a changé depuis que j'ai emménagé ici avec mes parents.


Tout a commencé il y a de ça trois semaines, je venais de me rendre dans ma nouvelle classe. Quand j'y suis arrivée, tout le monde est venu me voir pour savoir qui j'étais - c'est d'ailleurs le passage le plus barbant quand on arrive dans un nouveau lycée. Une fois les présentations terminées, le professeur entra dans la classe, et fit l'appel:


"Johnny Allord"- Présent M'sieur

"Jenny Antonelli" - Je suis là

"Armand Baillord" - Ouais j'suis là

"Jeffray Conrad" .....


"Monsieur vous savez bien qu'il ne reviendra pas...", répondit Armand.

Un silence gêné s'installa, puis le professeur reprit l'appel.


Pendant qu'il continuait, je demandai à un de mes camarades ce qui lui était arrivé.

-"Jeff, c'est un mec super! Il est toujours souriant, prêt à aider et à rendre service. Mais il y a pas longtemps il a eu une altercation, avec des gens de ce lycée. Depuis, il est à l'hôpital."

-"Mais pourquoi?", lui demandai-je. "Et que sont devenues ces brutes?"

-"D'après les échos, ces personnes s'en seraient pris au petit frère de Jeff, car beaucoup de gens trouvent qu'ils sont spéciaux, ils aiment rarement ce qui est différent. Du coup pour le défendre, Jeff s'est servi d'un couteau, mais ça a mal tourné... Jeff les a tués tous les trois, ils étaient dans un atelier selon la rumeur... et l'un des trois lui aurait lancé un bidon de décapant ou quelque chose du genre, du coup son visage s'est retrouvé calciné, c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est à l'hôpital.



Moi qui croyais que le coin était paisible. Je n'en revenais pas, au départ je pensais que c'était une mauvaise blague, mais tout le monde en parlait dans les couloirs du lycée. Tout le monde en avait une version différente. Tout cela devait être récent, mais pourquoi on avait pas de nouvelles de ces trois brutes? C'était la question que je me posais à ce moment là, mais bon, je préférais m'occuper de mes cours plutôt que de cette histoire. Le lendemain matin, je me levai pour aller en cours, j'avais comme d'habitude une tête de zombie ainsi qu'une humeur à poignarder des poulets, un peu comme tout les matins.

Je pris la presse locale pour lire les quelques articles qui pouvaient m'intéresser et dans ce journal se trouvait en première page un article nommé: "Un adolescent poignardé dans une ruelle". Je m'étais donc mise à lire l'article attentivement. Cet article racontait que dans la nuit, un jeune garçon se serait fait agresser dans une ruelle, derrière un magasin. Une caméra se trouvait sur les lieux et un garçon au teint pâle avec un sourire de l'ange serait l'agresseur. Tout cela était-il lié, ou était-ce seulement un fait divers comme un autre? Je ne le savais pas. Je me disais que de toute manière j'en entendrais parler au lycée.

Et ça n'a pas manqué. Une fois en classe nos professeurs nous avaient fait faire une minute de silence pour cette personne, c'était bel et bien une de ces brutes. L'agresseur était donc Jeff, ça ne faisait aucun doute. Mais pourquoi le tuer? Cette histoire m'intriguait, je voulais savoir.


Ma journée était finie, et cette fois je suis rentrée du lycée beaucoup plus tard que prévu, à cause d'un retard de bus. Je traversais les ruelles pour aller plus vite, quand, tout à coup, j'entendis quelqu'un dire:

"C'était pour ton bien, maintenant plus personne ne t'embête, à présent que tu dors."

Je m'approchai doucement de cette personne pour lui demander si elle allait bien. Il s'est retourné pour me dire:

"Pousse toi de là, va-t'en!
Déguerpis vite!
Tu sera la prochaine, prends ton mal en patience!"

Sur le coup je suis partie, mais son visage calciné, son sourire de l'ange, et ses yeux grands ouverts, ça ne pouvait être que Jeff.  Pourquoi voulait-il que je parte? Qu'es-ce qu'il faisait dans cette ruelle... Je devais retourner voir.

Une fois sur les lieux, je le vis accroupi, avec un couteau dans la main. Sans que je sache vraiment pourquoi, je me suis alors précipitée vers lui pour voir ce qu'il était en train de faire. Et c'est là que je l'ai vue, allongée au sol. C'était ma petite soeur. Jeff me regarda et me dit:

"Tu es en retard... J"ai presque terminé le travail."

-"Pourquoi tu fais ça, elle ne t'a rien fait!", répondis-je.

-"...Franchement, je sais pas. Elle se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. Dommage pour elle, une jeune fille si jolie, qui te ressemble énormément..."

-"Pourquoi elle! Elle a encore tant de choses à faire, elle est si talentueuse, elle doit avoir un avenir..."

-"Oh, je vois... La petite soeur plus talentueuse que la grande, tout le monde n'a d'yeux que pour elle je suppose. Quand on y repense, pourquoi devrait-elle vivre dans ce cas? La jalousie te ronge, je le lis dans tes yeux, je t'ai donc quelque peu rendu service, même si elle est encore vivante pour le moment..."

-"STOP! Tu ne sais pas de quoi tu parles alors tais-toi!!!"

-"La colère... je connais bien ce sentiment. Mais si tu réagis comme ça, c'est sans doute parce que j'ai touché un point sensible n'est-ce pas? Enfin bref, je perds mon temps ici, il est temps pour moi de partir... Et pendant que j'y pense, prends ce couteau. On verra bien ce que tu en feras. Pendant ce temps je vais voir tes parents. Ils ont sommeil, je vais les aider à dormir..."




Il m'avait donné son couteau et était parti dans l'obscurité. Je devais faire vite, il se rendait chez mes parents... mais je ne pouvais pas laisser ma soeur comme ça: c'était pas possible, elle avait besoin de moi. Je voyais la vie s'écouler de ses plaies devant mes yeux: elle n'en aurait plus pour longtemps sans doute. Je m'effondrai à genoux en essayant de rassembler mes esprits...
Je devais appeler les secours, elle avait encore une chance de s'en sortir, et enfin on m'aurait vue comme une héroïne! J'imaginais bien les articles "Une petite fille sauvée par sa grande soeur". Enfin j'aurais servi à quelque chose, j'aurais sauvé ma petite soeur que tout le monde admire autant et on aurait enfin accordé un minimum d'attention à mon égard.

Mais dans un autre sens pourquoi la sauver... Ça aurai duré qu'un instant et notre vie aurait continué normalement. Non! Ce n'était pas possible, elle ne méritait pas de vivre, et puis ses plaies devaient lui faire très mal... Combien de temps aurait-elle pris avant de s'en remettre, ce serait idiot de la laisser souffrir autant...
Et je levai les yeux sur elle. Tout en la contemplant, un sentiment nouveau, ni chagrin ni haine, m'envahit. C'était comme un désir pressant; non, un zèle. Le devoir d'en finir avec ses souffrances, et celles des autres. Je pris donc le couteau, et lui plantai dans le coeur pour que sa mort sois assurée.

Mes derniers mots furent: "À présent, tu peux dormir."


Après cela, j'ai appelé une ambulance anonymement et je suis partie jusqu'à chez moi pour voir s'il était là. Malheureusement ce salopard était parti, et il avait tué mes parents.
Quand je vis la scène, je n'étais ni triste ni en colère. J'étais étrangement fascinée par la manière dont il s'y était pris. La pièce était recouverte de sang, on pouvait voir les organes des cadavres éparpillés dans la pièce. Il les avait éventrés avant de les achever d'un coup de couteau dans le cou, comme s'il voulait qu'il souffrent et qu'ils meurent au moment où il l'aurait décidé. C'était étrange, mais un profond désir me hantait. Les autre personnes aussi ont besoin de dormir, mais elle ont besoin d'une bonne raison. Et une grande souffrance serait sûrement la clé?
Le téléphone se mis à sonner:




"...Allô?"

-"Bonjour Jane the killer... comment vas-tu depuis que tu as tué ta soeur?"

-"Ne m'appelle pas comme ça... tout est de ta faute, à toi et à tes pulsions meurtrières!"

-"Je l'ai seulement blessée. Tu aurais pu la sauver mais tu en as décidé autrement, donc tu est en partie responsable. Tu es là pour tuer, tu as ça dans le sang! Rejoins-moi et nous deux on fera des merveilles, on sera unis tel un couple de meurtriers! Tu verras comme c'est grandiose!"

-"Pour qui tu m'as prise? Je ne voulais pas qu'elle souffre des blessures que tu lui as commises!



...mais ne t'inquiète pas, je les vengerai tous les trois... Je te retrouverai, mais ce ne sera pas pour te rejoindre, ce sera pour te tuer! Tu as ôté trop de vies maintenant, il faut que quelqu'un t'arrête, et je me ferai une joie de le faire!"

-"Hoho, mais tu m'as l'air bien sûre de toi... On verra bien lequel de nous deux sera debout en dernier! Sache que je serai sans pitié... Alors maintenant, juste un conseil: Go to sleep...

-"Don't go to sleep, you won't wake up"




Voilà comment ma vie a basculé en un éclat de secondes. Désormais je ne vis que pour une chose, venger mes parents, et je tuerai tous ceux qui se lieront à Jeff, je le trouverai et lui ferai comprendre le vrai sens du mot souffrir!


Plutôt qu'une creepypasta, je dirais que c'est une fan fiction écrite par un podcasteur assez connu (je vous laisse deviner lequel...).

mercredi 27 novembre 2013

Une fille. Sa fille.

"Mais, que fais-tu là?"

John, alors qu'il sortait les poubelles de son appartement, comme chaque semaine, aperçut un jour une petite fille accroupie dans la ruelle en face de son immeuble. Il s'est approché et lui a demandé ce qu'elle faisait. Apparemment, la petite fille pleurait. Il s'approcha encore et lui demanda ce qu'elle faisait à cet endroit.

"Je... je... je dois pas... parler aux inconnus..."

"Je me présente : je m’appelle John. J'habite dans l'immeuble en face. Et toi?"

La jeune fille hésita. Certes, il venait de se présenter mais comment pouvait-elle avoir confiance en lui?

"Je... m’appelle Sarah."

"C'est un joli nom! Mais que fais-tu ici?"

La petite fille en larmes lui expliqua, après quelques hésitations, que son père avait tué sa mère alors qu'elle avait 2 ans. Il avait été jugé fou et fut enfermé dans un asile. Depuis, elle vivait dans un orphelinat où elle se faisait maltraiter quotidiennement. Elle avait réussi à s'échapper mais, depuis quelques jours, elle errait seule à la recherche d'un but.

"Je... je sais pas quoi faire..."

"Viens avec moi. Je pense que tu dois avoir faim. Tu es toute maigre!"

La jeune Sarah n'avait rien à perdre et le suivit dans son immeuble mais restait tout de même un pas en arrière.
Arrivés au troisième étage, John sortit ses clés de sa poche et les mit dans la serrure portant le numéro 25.

"Je te préviens, c'est pas très propre."

Il ouvrit la porte et Sarah vécut le plus bel instant de sa vie.

"Vas-y, entre !"

Elle se précipita dans l'habitat féérique à ses yeux et se pressa pour visiter les lieux. Des milliers de jeux et jouets empilés ainsi que des tonnes de fauteuils! C'était certes, mal rangé, mais cela ne la dérangeait guère. Elle se jeta dans le canapé du salon et se mit à sourire. C'était le paradis!

"Ça te plaît?"

"Oh que oui!"

"Si tu veux, tu peux rester ici... Tu n'as qu'à dire oui quand il le faudra."

Le sourire de John était si réconfortant qu'une seule réponse était possible.

"OUI !"






Les années passèrent. Une amitié infaillible était née entre le père et la fille. Sarah avait été inscrite dans une école et John avait trouvé un travail chez un épicier.

Après son dernier cours de la journée, Sarah dit au revoir à ses amies et repartit en direction de l'appartement. Elle grimpa les marches deux par deux, comme à son habitude, et arriva devant sa porte. Elle inséra la clé dans la serrure, ouvrit la porte et se mit à crier:

"Papa! Je suis rentrée!"

Pas de réponse. "Il doit encore être au boulot ou dans un bouchon..." Pensa-t-elle. Elle posa ses affaires dans le salon et constata que la pièce était mal rangée.

"Il aurait pu ranger au moins... 'Fin bon, c'est pas bien grave."

Elle mit quelques habits sales dans la machine à laver et s'installa dans sa chambre pour faire ses devoirs. Elle avait quelques difficultés au niveau des matières touchant de près ou de loin aux maths mais elle gardait une moyenne stable.

Elle était plongée dans ses révisions quand elle entendit la porte s'ouvrir et claquer violemment. Elle sursauta.

"Papa? C'est toi?"

"Cache-toi chérie! Il arrive!!!"

"Qui???"

"CACHE-TOI!!!"

Elle s'exécuta. Elle alla dans son armoire et attendit, ne sachant pas quoi penser. Pendant ce temps, John cherchait une arme, ou quoi que ce soit qui pourrait le défendre. Il s'équipa alors d'un couteau de cuisine et attendit.

Après quelques secondes, la porte d'entrée subit des coups de marteau. John était effrayé, Sarah aussi.

La porte céda sous la force des coups de l'agresseur. Et John vit l'homme armé et lui fit face. Un géant chauve portant une veste maculée de sang. De sa grande force, il frappa du pied le pauvre père qui subit de plein fouet l'attaque. Ce dernier tomba. Il voulait se relever mais il était paralysé par la peur. Le fou s'approcha de sa victime et commença à la frapper violemment.

Sarah pouvait entendre les cris de douleur de son père adoptif. Elle n'arrivait pas à contenir ses larmes en imaginant les pires tortures.

Les cris cessèrent. Elle comprit.





"Mon bichon? Je suis rentré!"

Elle savait qui était cet homme.

"Alors, pourquoi tu ne viens pas me voir?"

Comment avait-t-il fait pour s'échapper? Cette question lui tordait l'esprit.

"Et bien quoi? Tu as peur car j'ai, en quelque sorte, corrigé ton erreur en suivant cet homme?"

Elle entendit des pas dans le couloir. Elle savait que c'était la fin.

"Je peux te comprendre... Moi aussi j'ai fait des erreurs dans ma vie... Je me suis marié... J'AI EU UN ENFANT!!!"

Elle entendit sa lampe de chevet se fracasser contre le mur. Elle tentait à tout prix d'être silencieuse mais elle savait que c'était trop tard...

"Mais ne t'inquiète pas... Tout va bien se passer... Et tu sais pourquoi?"

Elle vit la main du monstre saisir la porte le l'armoire et l'ouvrir violemment, laissant paraître son horrible visage.

"PARCE QUE PAPA EST LÀ !"

Le nouvel an

Ce que je vais vous raconter là est une histoire urbaine comme une autre.

C'est l'histoire d'un homme solitaire.
Ce type, il ne sortait que quand c'était nécessaire. Il avait deux semaines de vacances ? Il passait ces deux semaines chez lui à faire toujours la même chose.
Depuis des années et des années sa routine était la même :
il se lève, se brosse les dents, il affronte le boulot, il rentre, il se lave, il mange, il joue sur son pc.

Pas le genre de type à tailler une bavette, le genre à se foutre d'être seul.

Au bas mot ? Ça faisait 14 ans qu'il passait le réveillon et la nouvelle année totalement seul.

Un soir de nouvel an, il était chez lui à jouer à wow.
Ça faisait quelques jours qu'il était en arrêt, à jouer à n'importe quelle heure. Sachant que le lendemain il allait reprendre le travail, il alla se coucher tôt, vers 23h30.

Il ne trouvait pas le sommeil, quelque chose le distrayait, une sorte de sentiment qui le mettait trop mal pour dormir.
Il tentait de lutter, mais changeant de position dans son lit, il entendit le battement de son cœur contre le matelas ...
C'est qu'il battait trop vite pour que l'homme puisse dormir.

Il décida d'attendre mais Morphée ne l'acceptait toujours pas.


Alors il alla à sa fenêtre, vida son cendrier, et s'en grilla une.
Il retourna dans son lit plus serein, mais rien n'y faisait, son cœur battait toujours aussi vite.

Au plafond il remarqua un point rouge lumineux immobile, il se nettoya les yeux, toujours là.
Alors il se leva d'un bond et regarda autour de lui, c'était le reflet de la led de son enceinte encore allumée. Il alla se recoucher.

Attendant sans sommeil, il tournait en rond, jusqu'à ce qu'un coup d'oeil sur le réveil lui indiqua qu'il était 1h30, jugeant qu'il ne trouverait pas le sommeil ainsi, il lui fallait autre chose.
On ne peut pas dormir si on passe des heures à ruminer des pensées ...

Épuisant une de ses autres technique pour trouver le sommeil, il décida de se masturber, souvent ca marche pour dormir, non ? Approchant de 2h, il sentait ne pas être plus proche du sommeil.

Il entreprit alors de jouer sa dernière carte, sachant qu'une seule des techniques qu'il avait employé suffisait, en tant normal, à le faire s'endormir.

Il se leva, avança vers le bureau et saisit son mp3, revenant sur son lit il entendit un étrange son en même temps que ses pas, comme des goûtes, quelque chose de trop anodin pour être inquiétant, mais d'assez particulier pour être signalé.

Se couchant accompagné de musique, quelque chose le travaillait trop pour qu'il puisse juste se décontracter ...
Le poids de temps d'années de solitude sans doute.

Il attendait, mais toujours pas capable de se laisser apaiser.
Les piles de son mp3 commençant à le lâcher, il se leva pour le poser sur son bureau, mais marchant jusque là ...

Ses pas faisaient du bruit, mais il y avait des craquements trop forts pour qu'ils viennent uniquement de lui.

Le mp3 sur le bureau, il resta immobile à coté de celui-ci pour s'assurer que les bruits étaient bien ses pas, sait-on jamais.

Il était 3 heures 05 et pas le moindre son ne se faisait entendre. Il avança doucement dans son lit, se disant pour se rassurer:

"Après avoir passé autant de temps à écouter de la musique à si bas volume mon cerveau me joue un tour..."

Chacun de ses pas avait l’écho d'un bruit plus important, jusqu'au dernier le ramenant sur son lit.
C'était un bruit de vitre se brisant.

Totalement paniqué, le pauvre type réagit pourtant avec une certaine logique.
Il s'arma d'une latte qu'il arracha à son lit et descendit au rez-de-chaussée de sa maison, là où il y avait son téléphone.

En bas, il n'y avait personne. Pas de verre au sol, en revanche ...
Il y avait des flaques sales et des traces de pas.
Elle menaient du placard à la porte de devant.

Comme si soit l'on avait marché à l'envers, soit quelqu'un était sorti du placard.
Alors il ouvrit calmement la porte.

Et il y trouva tout ce dont il rêvait au plus profond de lui sans jamais se l'avouer.

L'assurance de ne plus jamais être seul.

Plus jamais.



http://pavorem.forumactif.org/t121-le-nouvel-an

dimanche 24 novembre 2013

Killtheman.com

Cher journal, je me prénomme Mike. J'ai 17 ans et je vis chez ma mère.
Car mes parents sont divorcés. Je n'ai plus aucune nouvelle de mon père depuis des années, je ne les compte même plus et puis je suis fils unique.


Je suis au lycée. En terminale plus précisément, je compte devenir réalisateur. C'est mon plus grand rêve. Depuis que je suis petit je regarde des tonnes et des tonnes de films.
De Frankenstein de James Whale aux films de Tarantino j'en ai regardé tellement.
Je suis plutôt bon public, c'est rare qu'un film soit mauvais pour moi. Mais il y en a.
Bref je suis un ado assez banal.


Une autre chose que j'adore c'est l'horreur ! Les films d'horreur, les histoires d'horreur.
Je me souvenais quand j'étais petit d'une «série» de moyen métrage où des ados se mettaient autour d'un feu et racontaient une histoire effrayante. Chaque épisode était différent.
Il y avait des adaptations de livres de Stephen King par exemple (tout du moins ça prenait l'idée).


Sur internet on peut en trouver des tonnes et des tonnes des histoires d'horreur.
J'ai alors commencé a en lire quelques-unes, c'étaient des classiques bien entendu.
Elles m’ont aidé a m'échapper de la réalité.


Car au collège j'étais quelqu'un de très seul. Je n’avais pas d'amis, j’avais peur de m'en faire.
J'étais « l'enfant bizarre ». Pour tout le monde j'étais un psychopathe.
Juste à cause de ma peau très blanche. Et j'avais toujours des cernes à rester trop longtemps
sur mon ordinateur à regarder des films, ou lire des histoires.


Mais un jour, un gars est venu vers moi. Il s’appelait Greg, c'était un des garçons les plus populaires.
Il était en troisième alors que moi j'étais en cinquième. Au début je pensais qu'il était avec moi pour se moquer.
Mais finalement on s'est lié d'amitié, car nous avions plein de points communs.
Dont les histoires d'horreur et les films. Je savais que je pouvais toujours compter sur lui.


Un soir, je me «baladais» sur internet, comme je fais à chaque fois que je ne sais pas quoi faire.
Je passe de lien en lien, je me retrouve sur des sites assez obscurs ou des forums.
Cette fois je suis tombé sur un des sites les plus idiots du monde. Ce site proposait une vidéo.
Pour la voir il fallait payer. Par chance ils acceptaient les payements par téléphone. La vidéo s'est donc téléchargée.


En dessous du site il était inscrit quelque chose en Anglais que j'ai traduit par :
Ce site est seulement fait pour vous libéré ! Pour que vous soyez tranquille et paisible.


Ce n’était pas vraiment faux. Ce site était magnifique, une musique féerique en quelque sorte démarrait.
Impossible de trouver de lecteur audio, elle était implanté au site même.


La vidéo téléchargée s'appelait «[K.T.H]» Étrange nom, mais je ne savais même pas ce que c'était.
J’ai lancé la vidéo, et là, un message d'erreur. Je n'arrivais pas à lire cette vidéo.
Je suis alors allé sur plusieurs forums pour enfin trouver un logiciel qui allait me permettre de la regarde.


Ça y est, la vidéo s'était enfin lancée. Elle s'était directement ouverte en plein écran.
À peine démarrée, j'avais déjà les yeux grands ouverts. Cette vidéo représentait une espèce de silhouette, une tête je dirais, assez étrange avec un «trou» noir qui grandissait au fur et mesure.
Mais le plus stressant était le son.


Le son était saturé et 3 notes se jouaient. C’étaient toujours les trois mêmes.
C'était une sorte de «bip» brisé. J'avais une boule au ventre. Si cette vidéo était faite pour faire peur, eh bien elle était réussie. J'ai voulu fermer le lecteur vidéo mais il n’existait pas.
Je veux dire que mon ordinateur ne répondait plus. Et le son de la vidéo devenait de plus en plus fort.
Ça en devenait insupportable, je m'attendais à voir ma mère venir dans la chambre mais elle ne venait pas.


J'ai alors appuyé sur la touche éteindre de mon ordi mais rien ne se passait, il ne voulait plus s’arrêter.
J’avais la sueur au front, j’étais en état de panique, je suis alors allé débrancher mon ordinateur par la prise.
Ça avait fonctionné. J'ai alors pris mon portable et j'ai téléphoné à Greg. Dans la journée on s'est vu.


En descendant de chez moi j'ai vu un SDF, en le regardant je me suis dit que je n'aimerais pas être comme lui.
Et puis d'un seul coup ce bruit est revenu dans ma tête. Les 3 notes et ce son saturé, de plus en plus fort.
Je m'en suis tenu les oreilles à deux mains mais rien n'y faisait.


Après avoir marché un moment, le bruit s'est presque arrêté. Mais j’avais toujours ces 3 bips dans ma tête. J'arrivais cependant à les oublier.
Par la suite je suis arrivé à l'arrêt de bus où on s'était donné rendez-vous, Greg et moi.


Alors je lui ai parlé de ce qui m'est arrivé la nuit dernière.
Sa première réaction ne m'a pas étonné. Il a éclaté de rire. Je ne me suis pas vexé.
C'était compréhensible. Un mec qui raconte que son ordinateur était comme possédé, c'était irréaliste.


Il m'a ensuite dit de lui donner le lien de la vidéo en rentrant. Comme ça il pourrait juger par lui-même.
On a passé une journée à se rappeler du collège et des conneries qu'on avait fait.


En rentrant chez moi, j’ai vu que le clochard n'avait pas bougé. Il était comme une statue, j'en venais même a me demander s’il n’était pas mort. Cette idée glauque me mettait les jetons.
En montant les escaliers le bruit a commencé à revenir de plus en plus fort dans ma tête.


Arrivé chez moi j'ai vu ma mère.
Elle m’a demandé si j’allais bien. Normal, j'étais plein de sueur et ma vision était troublée, je ne voyais plus que des ombres.
Je crois que je me suis cogné à tous les meubles sur mon chemin. Après cela j'ai enfin pu retrouver mon ordi, et là tout est allé mieux.
Je l'ai rebranché et il s'est démarré comme il fallait. Tout était propre.


Petite analyse avec mon antivirus, il n’a rien détecté rien.
Je ne me suis pas fait trop de soucis et je me suis connecté sur Skype. Greg était déjà connecté, je suis donc vite allé récupérer le lien de la vidéo.
En cliquant dessus j'ai reçu une erreur 404.


J'ai alors recherché dans mon ordi et elle y était encore.
Je l'ai alors posté sur youtube. Ça m’a tout d'abord étonné que le format vidéo soit accepté, mais ça fonctionnait.
Elle a quand même mis 2h à s'uploader. Une fois terminé j'ai envoyé le lien à Greg.


Au bout de vingt minutes il ne répondait plus.
J'ai alors tenté de lui envoyer un message, après tout peut-être avait-il fait pareil que moi.
Là aussi aucune réponse. J'ai tenté d'appeler, mais je suis tout de suite tombé sur le répondeur.


Cela fait deux semaines que je ne vois plus personne. Ma mère est partie en voyage. Un mois.
Je suis seul, j’ai peur... ou pas... le bruuiiit. Il s'arrêtee pAS ! Une ombr...e. J’ai envie de la tué.. mais
… mais je...j'ai.. des courb atures et des fourmillement...


Je suis... allé à la cuisine couteaux ! couteaux j'ai pris le couteau le clavier jécris avedcx le COUTEZAU §§§§..........................
Le sang... c’est bon... le clodo... il est en bas...


Merde... qu'est-ce que... j'ai fait. Je... je viens de reprendre mes esprits. Je me rappelle être descendu...
Je tremble.... j’ai pris le couteau et j'ai égorgé le clochard. Je me rappelle avoir dit: « Je comprends ta douleur. C'est terminé. »
Qu'est ce que ça veut dire le bruit… j'ai mal au crâne... aaahhh... on sonne à la porte.


Je... je reviens de la porte... rouge… le sang... ça me fait mal...


je suis allé ouvrir la porte Greg il m’a planté un couteau sest rappproché de moi e tma dit
"Je comprends ta douleur, te voilà libéré." Pourquoi.. les bruit se sont arrêtés c'es tfini je m'assoupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii[...]


Rapport de police :


Document trouvé sur un ordinateur appartenant à la victime.
La mère était absente pour du travail. La victime est morte poignardée.
Aucun témoin sauf un mendiant au pied d'un immeuble non loin d'ici. Il dit se prénommer Greg,
c'est un adolescent étrange. Il se tenait la tête et se balançait d’avant en arrière.
Il a dû être traumatisé.


Sur le même ordinateur fut trouvée une vidéo, composée de 3 sons.
Avec une silhouette derrière.
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Ntxp5WaaXag


L'affaire fut classée sans suite en raison du décès de l'inspecteur en charge de l'affaire.

 

Gagnante du concours d'été sur le forum Pavorem.

mercredi 20 novembre 2013

L'histoire d'Aïka (Animal crossing: The story of Aika)



Il était une fois une petite fille du nom d'Aïka. Elle vivait dans la paisible ville d'Aïkamura.
Aïka était une douce jeune fille, chaque jour de sa vie.

Un jour, ce fut l'anniversaire d'Aïka. Ce jour-là, elle reçut une poupée de chiffons, qui ressemblait à Aïka... en quelque sorte.
Aïka nomma la poupée d'après son propre nom, et très vite elle devint sa meilleure amie.

Cependant, quelques semaines après l'anniversaire d'Aïka, une dispute éclata entre ses parents.
La mère d'Aïka accusait son mari de la tromper avec une autre femme.

Des objets furent lancés dans la maison et dans les environs, et des cris retentirent.
Aïka n'apprécia pas beaucoup. Elle détestait quand ses parents se battaient.

En fin de compte, le père sortit, furieux, tandis que la mère pleurait, agenouillée sur le sol.

Aïka ne fit que la regarder, s'assit là et cajola sa poupée.

La vie d'Aïka se dégrada après ça: elle s'occupa davantage de sa poupée, tandis que sa mère s'occupait plus de ramener son père à la maison.

Comme les jours passaient, l'amour de la mère d'Aïka pour sa fille baissait peu à peu.
Elle oublia vite ce que c'était que d'aimer sa propre fille.

"J'aime ma maman... J'aime ma maman..." Se répétait Aïka.
Elle enlaça simplement sa poupée plus étroitement, lui donnant la capacité de "vivre".

La poupée devint peu à peu jalouse de voir Aïka aimer plus sa mère qu'elle,
alors la poupée vint et tua la mère d'Aïka.

Maintenant que la poupée et Aïka étaient seules toutes les deux, plus rien ne pourrait les séparer.

Cependant, Aïka commença à avoir peur de son amie la poupée, et la jeta contre le mur.

Elle tenta tous les chemins, mais toutes les issues étaient bloquées.

"tU Ne peUx PaS paRtIr... tU Ne peUx PaS paRtIr..." Disait la voix de la poupée.

Ne voulant plus jamais endurer la présence de la poupée, Aïka mit fin à ses jours en se jetant dans la mer.
"J'aime maman, je veux être avec elle..." furent les derniers mots d'Aïka avant que son corps commence à s'éloigner du rivage.


Aujourd'hui à Aïkamura, une paire de chaussures a été découverte sur le rivage. Les chaussures appartenaient à Aïka, une jeune fille qui avait vécu ici. On suppose qu'elle s'est suicidée, mais ses raisons sont inconnues. Les amies d'Aïka furent dévastées, au point qu'elles enterrèrent ses chaussures dans une portion isolée de la plage, de sorte qu'elle ne puisse plus jamais être dérangée.



Traduction: Tripoda

Creepypasta originale ici.


La base est une mystérieuse ville qui peut réellement être visitée sur Animal crossing: New leaf. On la connaît sous le nom de Village d'Aïka et plusieurs vidéos ont déjà été faites à son sujet. Par exemple:




Code pour accéder à la ville: 2600-0218-7298

Merci à KingL pour nous avoir signalé ce cas intéressant, ainsi que pour avoir trouvé la pasta.

mardi 19 novembre 2013

Réalité augmentée

« Regardez il se réveille! »

J'ouvris les yeux, une lumière blafarde m'aveuglait. J'étais où putain ?

« Patient numéro 13 sauvé docteur »

...Docteur ? J'suis à l'hosto'... Merde. Qu'est-ce que j'ai pu faire comme connerie encore... Je ne me souviens absolument de rien...
Mes yeux me piquent, mais j'arrive plus à les fermer, ça fait un mal de chien. J'essaye de parler, d'ouvrir la bouche, mais impossible... 'Tain.. C'est quoi ce truc froid et métallique qu'ils m'ont mis?

« Les cordes vocales ont été touchées docteur »

Quoi ? Mes cordes vocales ?! Pas étonnant que j'puisse plus parler nom d'un chien... Reste calme Jack, tout ira bien, ils vont te soigner ça hein....
J'suis tellement désespéré que j'en viens à me parler à moi-même... Tss... Tiens donc, une autre infirmière, elle amène quoi là ? Une putain de seringue. Je crois qu'ils vont m'endormir.

« Ne vous en faites pas monsieur, nous allons vous soigner ça. »

…

À nouveau cette lumière blafarde, ma vue est trouble... C'est quoi cette pièce blanche... ? J'aurai déjà atteint le septième ciel ? Pas possible. J'essaye de parler mais toujours rien, cette fois-ci j'ai comme un scotch sur la bouche. J'arrive pas à bouger non plus, une camisole ?! Hey, j'suis pas un fou !

« Éteignez les lumières »

Tiens, l'docteur est là derrière la vitrine, c't'enculé. Et il fout quoi là ? … Pourquoi ils ont tout éteint ? … Des lignes... Un quadrillage... Ils me font quoi là ? Ils étaient pas sensés me soigner ?

« Préparez le test de réalité augmentée »

… Le test de quoi ? … Tiens, j'peux bouger maintenant ? … La pièce a changé, c'est tellement sombre, mais j'arrive à distinguer des trucs... Des poupées, un lit... une chambre ? De gamine peut être..

Je commençai à avancer dans la pièce avant de m'arrêter devant un meuble.

Une photo ? … On dirait une famille, une mère et... Un enfant je crois, je ne vois pas bien, la photo est plus que floue... j'ai tout d'même l'impression de voir quelque chose d'étrange en arrière plan...

Je reposai la photo et continuai de regarder dans la chambre, la lumière ne fonctionnait visiblement pas... J'ouvris les rideaux.

Un jardin plus que commun... Attendez...

Je plissai les yeux en voyant quelque chose bouger.

Y'a un machin noir qui se déplace là-bas dehors, j'vois pas bien mais ça doit pas être important.

Je sursautais en entendant un rire de poupée et me retournai immédiatement, le cœur battant. Une lumière rouge clignotait. Un portable avec clapet. Je l'ouvris, il avait pour fond d'écran un ours en peluche en forme de loup, la véritable peluche était d'ailleurs placée à côté du meuble avec la photo. Je retournai mon regard vers la lumière, celle du portable, et remarquai qu'un nouveau message avait été envoyé.

« Cours. »

Mon cœur semblait se décrocher en lisant ce simple mot. Je posai le portable et me dirigeai vers la porte pour sortir, la peluche se trouvait devant la porte.

'Tain c'est quoi c'bordel... J'ai plus l'impression d'avoir tous mes esprits...

Je me dirigeai vers la fenêtre mais celle-ci était bloquée. Je reculai et revins vers la porte, attrapai la peluche et tournai la poignée métallique pour ouvrir et sortir.

Fait encore plus sombre que dans la chambre... C'est quoi cette chose gluante sous mes doigts ? Ça schlingue ! J'arrive même pas à déterminer ce que c'est...

Quelque chose était sous mes pieds également mais j'savais pas ce que c'était... Je ravalais ma salive et fermais fort les yeux avant de continuer, le rire de poupée recommençait derrière moi avant que j'entende le plancher craquer . Je soufflai et décida de courir aussi vite que possible, je dévalai les escaliers avant d'arriver dans ce qui ressemblait fortement à un salon. Une grande table conviviale était au milieu...

Attendez..C'est moi ou j'entends ..Des rires ? Non, mon esprit me joue un tour c'est pas possible...

Apparemment non, j'entendis une des chaises se reculer, puis une autre. Mon cœur s'emballait. Où j'étais bordel ? Je reculai avant d'apercevoir une ombre furtive au coin de mon œil, je basculai en arrière en lâchant la peluche. Je claquais des dents et mes jambes étaient comme paralysées...

Des pas couraient au dessus de ma tête, quelque chose arrivait... Quelque chose descendait. Je regardais de tous les côtés, cherchant quelque chose pour me défendre, mais ne trouvai que le portable qui se remit à avoir un rire étrange. À nouveau je regardai le message.

« Ding-Dong. »

Ding-Dong... L'heure avait sonné ?! Faut que je me dépêche.

Je me relevai d'un coup et courus à nouveau. Je ressentis une vague de froid, comme si j'avais traversé quelque chose, le plancher craquait, les pas augmentaient. Une voix... Une voix de gamine résonnait derrière moi.

« Papa, est-ce que c'est toi mon papa ? »

Je me retournai, rien.

Un frisson d'effroi me parcourut le corps. Je continuai jusqu'à sortir dans le jardin, cette voix résonnant toujours derrière moi.

« Papa, c'est vraiment toi ? »

Je secouais la tête, c'était pas possible.

Je courus jusqu'à arriver au portail, je l'ouvris avec difficulté à cause du tremblement de mes mains.

« Papa, pourquoi m'as-tu abandonnée ? »

Je sortis et me retrouvai dans la rue, les lampadaires clignotaient. Je respirai profondément pour tenter de me calmer...

Des pas... Ils résonnent dans ma tête comme des parasites.

« Papa ? »

« Papa c'est toi ? »

« Papa, est-ce que tu reviens bientôt ? »

Je sentis un frisson, mon visage se tordant dans un rictus douloureux.

Cette chose, elle était là, devant moi, difforme, horrible... J'arrive pas à définir son visage. Faut qu'je coure ! Vite ! Putain ! Mes jambes, allez, bougez !

Je regardai de nouveau en face de moi et pour la première fois de ma vie, je sentis la vraie terreur m'envahir lorsqu'elle asséna son dernier coup. 

« Papa, est-ce que c'est toi mon papa ? »

–





« Test échoué, le patient 13 est perdu. »