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vendredi 18 février 2011

Zelda 64 beta

Quand j'étais petit, un de mes jeux préférés était The Legend of Zelda: Ocarina of Time. Tous ceux qui y ont joué au moins une fois savent pourquoi, même si c'est pas leur jeu préféré. Naturellement, comme tous les jeux populaires, il a eu son lot de rumeurs et légendes ; surtout dans le temps où la communication par internet n'était pas si courante. La plupart des légendes sont fausses, mais une surprenante part de vérité peut en sortir.

Il y a quelques temps j'ai lu un article sur une version bêta de Zelda 64 (une version en développement), et apparemment ces versions étaient très différentes du jeu final. C'était modélisé sur le premier zelda sur NES plutôt que sur A Link to the Past, et il avait encore plus de liberté de mouvement que le jeu actuel. Sur le moment, il semblait génial, et je me suis demandé pourquoi le projet a été laissé à l'abandon.

J'en ai conclu que les raisons étaient techniques. Mais une chose qui m'est resté sont les images. Certains n'ont pas de descriptions, rien de spécial, mais l'une d'elles montrait un désert. Il y avait juste un palmier et un petit oasis près d'un Link dont le modèle semblait primitif, ainsi que quelques ennemis. Et le reste était un désert qui s'étendait jusqu'à l'horizon. Les pensées de ce qui pourrait se cacher dans ce désert m'est resté ancré.

Quelques années passent. L'article n'était qu'une petite revue – rien d'important. Je faisais un tour dans un magasin de jeux du coin avec un pote. Il me racontait sa journée, et me dit qu'il était venu pour vendre les vieux jeux de son fils. Il me les as montrés et c'était tous des jeux normaux. Quelques jeux Wii, un peu de jeux Gamecube, et un bon tas de cartouches Nintendo 64. La seule qui attira mon attention était une cartouche rouge sans étiquette, mais avec un sticker où on avait marqué “ZELDA??” au marqueur. Naturellement ça attisa ma curiosité. Mon pote n'a pas partagé ma curiosité et n'était pas sûr qu'il pouvait revendre le jeu, alors il me proposa de la garder en cadeau. J'acceptai, bien évidemment.

Quand le jeu se lança, Je réalisai que ce n'était pas le jeu Zelda que je connaissais. L'écran titre n'était rien de plus qu'un “The Legend of Zelda.” Pas de sous-titres, pas de polices stylisées, pas de musique ; juste ces mots en blanc entouré de noir. L'arrière plan ne venait pas de Ocarina of Time ou Majora’s Mask. C'était un paysage de ruines anciennes. Elles étaient sinistres et grotesques – le genre qu'on verrait dans Majora’s Mask, mais sans indice de l'ambiance mystique des Zelda. C'était juste énervant. Mais ça n'arrêta pas ma curiosité. Bien au contraire.

En appuyant sur start, le jeu commença. Je ne suis pas tombé sur un écran de sauvegardes, juste un Link aux polygones pas très lisses dans un environnement complètement noir. Et quand je dis noir, c'est purement noir. Rien qui ne séparait le sol du ciel. Juste de profondes ténèbres. La seule chose qui me montra que le jeu marchait était un temple non loin de là, dans le même style que celui de l'écran titre. On pouvait bouger, j'imagine que les textures du sol et du ciel buggaient. Mais c'est bizarre que les autres textures allaient bien. Je n'avais d'autre choix que d'entrer dans le temple.

Le jeu resta sans musique durant tout ce temps, un silence de mort, cependant, la musique revenait au fur et à mesure qu'on s'approchait du temple. Enfin, de la musique, c'était plutôt des gémissements, comme ceux des monstres Effroi dans Ocarina of Time, mais plus petits et mal enregistrés. Parfois il y avait des pleurs, mais ils étaient rapidement étouffés.

L'intérieur du temple rappelait complètement un Zelda, mais quelque chose n'allait pas. Au lieu que les textures soient plus moches que dans Ocarina of Time, elles étaient mieux. Tout était bien détaillé, mais ça avait un look morbide et pourri. Des polygones supplémentaires rendaient le tout encore plus grotesque. Les taches de sang un peu partout n'aidaient pas non plus. ça ne m'a pas pris long pour me rendre compte que ce “donjon” était Zelda-like. Les puzzles se résumaient à utiliser des interrupteurs ou des leviers.

En fait il n'y eut même pas de blocs à pousser. Pas d'ennemis non plus, mais les taches de sang sur les murs et le sol devenaient des indices sur la présence de pièges. Certains étaient inévitables et ramenaient au début dans les ténèbres. D'autres pouvaient être évités, mais étaient morbides et dépressifs. Le donjon était parsemé de restes de cadavres fait en peu de polygones, et certains avaient laissé des objets.

On pouvait les ramasser, mais le jeu équipait que les trois premiers objets récupérés car il n'y avait pas de menu d'inventaire accessible. Après des morts bien dégueu et des essais, je trouvai une porte marqué d'un oeil, comme celui du monocle de vérité et de d'autres trucs. Entrer cette porte amenait à un combat de boss.

La musique, à ce moment, a changé, et je ne l'ai réalisé que dans la dernière salle. Les gémissements ne se sont jamais mis en boucle, mais semblaient changer d'après l'ambiance. Un violon désaccordé commença à jouer, mais le reste n'était que gémissements, pleurs, cris, et des bruits de griffures. C'était assez énervant, c'était plutôt comme si il n'y avait pas de musique et que des monstres étaient dans le coin, mais sans jamais se montrer.

Quand j'ai dit que j'arrivai dans un combat de boss, ce n'était pas tout à fait ça. C'était une salle vide avec les mêmes textures que le reste du temple. La seule chose nouvelle était un visage géant au fond de la salle, coloré en gris. Sa peau semblait s'étirer en s'accordant avec les murs, comme si les murs avaient crée ce visage. De la mousse d'arbre avaient poussé sur ses yeux fermés et il y avait des fissures de parts et d'autres. La porte derrière moi était bloquée, je ne pus qu'approcher la chose.

J'approchai doucement, prêt à n'importe quelle attaque surprise. J'arrivai finalement pile devant le visage, à portée d'épée. Rien, il ne bougeait pas avec ses yeux creux et ses lèvres craquelées. Je l'attaquai à l'épée. L'épée passa au travers en produisant un bruit bien dégueu, mais rien d'autre. Il restait là. Je continuai alors, plusieurs fois... Et au bout d'un moment la musique s'arrêta.

La cacophonie du violon devint de plus en plus forte et les gémissements de même, puis quelque chose se passa. En un mouvement, les yeux du visage s'ouvrirent, regardaient Link fixement, et... rien. La musique était toujours aussi forte, mais je continuai à attaquer inlassablement. Il tomba en morceaux et ses restes s'enflammèrent – une mort à la Zelda – et révéla une porte derrière lui. La musique s'arrêta. Plus de gémissements ou hurlements – plus rien du tout. J'entrai dans la porte.

Quel naïf j'étais. Ce n'était que le tutoriel.

L'écran vira au blanc, suivi par un gros bruit blanc saturé. Je sursautai, mais il cessa instantanément. Un désert infini remplaça l'écran blanc – celui de l'image. J'étais choqué. A ce moment, j'étais assez flippé pour vouloir éteindre le jeu. Le répit ne dura pas long. Je fis des cauchemars sur le jeu – Des cauchemars normaux sans rien de spécial. Ce qui m'effrayait le plus était qu'au fur et à mesure que je réessayai, je me rendis compte que le jeu changeait à chaque fois. Quand j'essayai de prendre le même chemin que la dernière fois, je tombe dans une impasse et dans la confusion.

Je continuai le jour suivant, donc, ne m'arrêtant que pour manger et aller aux chiottes. A mon retour dans le jeu, J'étais dans le désert, malgré l'écran de sauvegarde absent. Cette fois il faisait nuit. Je marchai. Parfois je marchai une vingtaine de minutes pour tomber sur un obélisque a moitié enfoncé dans le sable ou des ruines de ce qui semblait avoir été une hutte de village. Parfois des squelettes ou des os, mais rien d'autre. Quelque fois, je tombai sur de grandes étendues tropicales ou des oasis.

J'y ai trouvé mes premiers ennemis. Ils étaient similaires aux Tektites, mais plus gros avec un oeil énorme. Des pattes longues et fines, et attaquaient toujours en sautant, mais quand ils attaquaient, ils vous plaquaient au sol. Bientôt, le soleil se leva et je continuai à marcher. Parfois je tombai sur des tombes. C'était assez similaire au premier donjon, mais sans les gémissements et le boss.

Ce que je trouvai fut des infos. Il y avait des runes lisibles sur certaines ruines. Leurs descriptions étaient vagues, genre “…et la connaissance te guidera…vers les cieux…” Parfois suivi par d'autres commentaires, mais certains textes étaient buggés et illisibles. ça ressemblait à une histoire, cela dit. The maps I’d sometimes find confirmed it. Je continuai l'exploration, guidé par mon instinct. Enfin, je trouvai le donjon suivant, une large pyramide dans le désert…à l'envers… Au dessus, droit vers le ciel, un large temple à l'envers. Il s'étirait si haut dans le ciel que je ne pus voir son sommet. J'avais sommeil, je m'arrêtai là.

Le jour suivant, j'entrai dans le donjon. C'était comme les catacombes que j'avais croisés, mais en plus périlleux. Il y avait plus de trous sans fins, des puits à pics, et des monstres cette fois. Des bras sortaient des murs et du sol pour m'attraper, comme dans le jeu original ; sauf qu'ils vous jetaient dans les pièges qui vous tuaient. A la fin de ce donjon, je trouvai un escalier en colimaçon. Je le suivis jusqu'à atteindre le sommet. l'escalade dura au moins deux heures, mais le temps semblait s'écouler rapidement. Le sommet était une large plateforme avec une flèche pointant une direction droit devant. Comme il n'y avait nulle part où aller, je sautai. L4écran vira au blanc, et j'arrivai dans une nouvelle zone.

ça continua les semaines suivantes. Il y eut plusieurs endroits à visiter, et parfois je trouvai les frontières d'une zone à l'autre. J'ai commencé à cartographier le jeu et à nommer les endroits que je rencontrai, mais alors que je connaissais certains endroits vraiment à fond, la découverte de nouveaux endroits semblait sans fin. Parfois je passai une porte pour passer de l'autre côté du monde. Les endroits ne se comportaient pas avec les règles de l'espace, mais c'était de plus en plus facile de m'y retrouver. Quand je revisitai un endroit, il était arrangé dans une manière plus simple à parcourir. Mais dans chaque coin, je pouvais voir la tour au loin. J'ai réalisé que je n'avais pas atteint le sommet, J'étais juste tombé dans un piège. A l'heure actuelle, je n'ai toujours pas atteint le sommet.

Les fois où je revenais au monde réel, je sentais que le jeu était différent. Il se changeait tout seul. Il semble réagir à mon contact. J'étais sur qu'il était impossible qu'un tel jeu soit conçu ainsi, mais ils allaient vraiment sortir un jeu avec une liberté de mouvement comme le premier Zelda. Que serait il passé s'ils avaient réussi ? S'ils avaient crée un monde infini comme celui-là ? Ils avaient réussi à le faire. J'avais eu des infos sur les dieux de ce monde : les trois déesses qui avaient crée un monde physique si pervers et que le dieu qui voit avait décidé de le nettoyer. Je n'ai pas compris mon rôle dans cette histoire, mais je sentais qu'en suivant mon instinct, je trouverai la réponse.

C'est pour ça que je vous écris. Mon instinct me dit toujours où aller, mais pas là. Ce n'est pas dans le jeu. Il faut que je parte… Mais avant, il fallait que je poste ça. Je voulais vous prévenir. C'est peut-être un jeu, mais il sait que vous y jouez...

Creepypasta originale ici

6 commentaires:

  1. Sympa.
    Sinon, voilà encore une autre pasta sur Zelda OoT (encore, oui.)
    http://www.palaiszelda.com/fic_finies/linki5.php

    Et une autre, pas en jeu vidéo, mais plus dans le style "rituel".
    http://www.jeuxvideo.com/forums/1-50-60335350-2-0-1-0-balancez-vos-creepypasta.htm#message_60351912

    Les deux ne sont pas de moi, evidemment! ;)

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  2. Deux pastas très bonnes ! Elles méritent leur place sur le blog ^^ Merci des liens :)

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  3. l'image du désert: http://gotgame.com/wp-content/uploads/2010/11/zeldafinalbeta-638x238.jpg

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  4. c'est du vue et du revue, il faut arretez les pasta sur des jeux possédés genre zelda ou lanaville et des images d'enfant torturés qui défilent on la connait par coeur maintenant

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  5. Pas mal comme histoire mais elle n'est pas si effrayante que ça, en gros on suit l'aventure d'un gamer sur la bêta de oot avec des trucs plus ou moins malsain, MAIS! C'est une bonne histoire c:

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