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Vous l'avez remarqué, le site est à l'arrêt. Nous sommes toujours derrière, mais nous devons discuter de la suite et ne pouvons plus publier en attendant.

Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

Vous voulez trouver toutes nos plateformes, ou vous êtes curieux de savoir quels médias parlent de CFTC ? Tout est sur notre Linktree !

samedi 29 juin 2013

Inazuma Eleven : Unaroshi

Bonjour. Sachez que ce que vous allez lire est la stricte vérité, tout ce que je raconte est uniquement du vécu. Je ne donnerai pas d'information personnelle sur Internet, non pas parce que je crains pour ma vie, mais parce que je crains pour la vôtre. Je ne peux vous donner que mon prénom, Antoine. Et sachez qu'à l'heure où j'écris ça, je suis dans l'angoisse à chaque instant. En effet, ma vie menace de s'arrêter d'une minute à l'autre.




Tout a commencé il y a approximativement une semaine et demie (je n'ai plus bien la notion du temps). Les vacances venaient de commencer, et, comme tout le monde, j'étais heureux d'enfin pouvoir faire ce qui me chantait. D'autant plus que mes parents partaient en voyage à Venise la première quinzaine, j'étais donc tout seul chez moi (mes parents et moi avions estimé qu'à 16 ans j'étais assez responsable pour rester seul 15 jours). Mais au bout de 3 jours, je commençai à sérieusement m'ennuyer. J'avais fini tous mes jeux, et je repensais à tous ceux dont j'attendais impatiemment la sortie: Super Smash Bros U, Pokémon X et Y, Inazuma Eleven 3... quand j'y ai repensé, je me suis dit que ça faisait longtemps que je n'avais pas joué au 2.
Et c'est là que je fus pris d'une vague de nostalgie qui m'a amené à reprendre cette cartouche, pour pouvoir rejouer et pour ne pas être totalement à froid pour le 3.


J'ai donc repris ma cartouche "Inazuma Eleven 2 - Tempête de Feu", et j'ai commencé à jouer sur ma 3DS (vive la rétrocompatibilité). Ayant fini l'histoire, je décidais d'aller xp mes joueurs dans la forêt de Fuji. J'enchaînais les défis, c'était un peu répétitif mais c'était amusant, je me lançais des défis comme marquer le plus vite possible, ou encore marquer sans technique. Au bout d'un moment, mon premier joueur atteignit le niveau 99 (niveau max), j'était content et j'ai fêté ça par une sauvegarde. Je me dirigeais vers une borne de soin pour récupérer des PE et un défi me fut lancé. Cela n'a rien de bizarre en soi, pourtant c'est vraiment à partir de là que tout a dérapé, que tout est allé vite... bien trop vite.


Le match commençait, et déjà mon attention fut portée sur un joueur. Son nom était "Unaroshi", et sa tête était... flippante. Il avait des cheveux bleu foncé, tellement foncé qu'on aurait presque dit qu'ils étaient noirs. Ils étaient longs et faisaient de l'ombre à ses yeux, comme pour Shadows (celui d'Inazuma pas celui de Sonic), mais ses yeux étaient grands, jeunes et brillants. Ses pupilles étaient en fait des traits noirs à la verticale, ce qui lui donnait vraiment un regard tout sauf humain. Mais le pire était sa bouche: il souriait, un sourire style "screamer", qui m'a rappelé celui de Smile.jpg. Les autres joueurs étaient "normaux": c'étaient des joueurs apparaissant aléatoirement dans la forêt de Fuji. J'ai commencé le défi, bien que je trouvais vraiment étrange la présence d'un tel joueur dans le jeu.


J'ai gagné plutôt facilement avec un but de Byron (Aphrodite). Bizarrement, mes joueurs ne gagnèrent pas de points xp à la fin du défi: il était marqué "expérience gagnée 0", "points d'amitié gagnés 0" et "points de motivation gagnés 0". Ce joueur, Unaroshi... même s'il m'avait fait peur, je n'ai pu résister à l'envie de le recruter. Je suis donc rentré à la caravane, et j'ai fait une recherche par nom "Unaroshi". Dans ce genre d'histoire, c'est toujours là que le mec découvre qu'il n'y a rien. Que le personnage n'est pas dans les données du jeu. Mais cette fois, ce ne fus pas le cas. Unaroshi figurait bel et bien dans la liste des joueurs. Seulement, à la place du prix, il était marqué une inscription en japonais, que je n'ai naturellement pas comprise. De plus, sa seule technique (un tir) avait un nom japonais. Il était niveau 58, et toutes ses stats étaient à 58. Bref, il était nul. J'ai tout de même décidé de le recruter. M.Hillman m'a dit qu'il m'attendait... dans la forêt de Fuji. Super, me suis-je dit. On y retourne !



Je suis donc retourné dans la forêt, et Unaroshi m'attendait près d'un arbre à l'arrivée. Je lui ai parlé, et là... le jeu me demande de l'ajouter à la liste des joueurs. Rien, pas de match, pas de défi, pas de texte. Je l'inclus à mon équipe, le mis dans mes 4 premiers joueurs et je démarrai un défi pour tester sa technique. Mal m'en prit.

Je l'avais mis en attaque pour pouvoir tirer plus facilement et, les adversaire étant en formation "Attaque" (deux devant et un derrière), je suis facilement arrivé près des buts avec Unaroshi. J'ai donc exécuté son tir spécial...


Je crus d'abord que mon jeu avait freezé, car l'écran était noir. Mais, au bout de 2 à 3 secondes, une chanson se fit entendre en japonais. Une voix de femme chantait une chanson que je ne connaissais pas... puis elle s'est arrêtée. Je n'avais pas l'image, mais vu les cris qu'elle a ensuite commencé à pousser, je me doutais que quelque chose l'avait terrifiée. Elle poussait des cris d'épouvante et hurlait des trucs en japonais... et c'est seulement là que j'ai eu l'image. J'ai vu une femme asiatique, qui devait être âgée d'environ 25 ans. Elle était habillée d'une robe rose, et tout portait à croire que c'était une chanteuse... elle avait été interrompue en plein concert. Elle courait, elle était poursuivie par la caméra, elle poussait des cris comme si ce qu'elle voyait derrière elle menaçait de la tuer.


Puis, quand la caméra l'eut rattrapée, l'écran changea. On la voyait maintenant pendue à une corde, dans une pièce sombre, mais elle était éclairée (par une lampe torche?). Sa tête était pleine de sang, comme si elle avait beaucoup souffert pour enfin en arriver là. Mais le pire était la musique. Une musique horrible, vraiment flippante. On aurait dit du violon... ou peut être un truc similaire, je ne suis pas très doué en musique. Puis ça revira au noir, et le jeu afficha un message en "pop up bleu", comme le fait le jeu quand un personnage nous parle ou qu'il nous informe de quelque chose. Evidement, c'était encore du japonais. Cette fois j'en avait marre: je voulais comprendre ce qui se passait. Pourquoi de telles images dans un jeu Inazuma Eleven? Ca n'avait aucun sens. J'ai donc appelé un spécialiste de la langue japonaise, M.Takamosho, et je lui ai donné rendez-vous chez moi deux jours plus tard (c'était le plus tôt qu'il pouvait, car il donnait des cours de soutien à domicile pendant les vacances).


Les nuits qui suivirent, je n'ai tout simplement pas dormi. J'avais peur non seulement de cette "cinématique", mais également de Unaroshi. De plus, je ressentais comme une présence... c'est difficile à expliquer. Je ressentais comme une présence maléfique dans ma vie... comme si je n'étais jamais seul. Ce n'était cependant qu'un avant-goût de ce que je ressens maintenant. Je me suis débrouillé pour dormir quand même un minimum, afin de ne pas être épuisé au moment d'accueillir M.Takamosho. Raté, j'était tout de même épuisé.


Je lui ai tout d'abord montré le nom de l'attaque, qu'il me révéla s'appeler "le début de la fin". J'ai beaucoup hésité à lui montrer la cinématique, car je n'avais absolument aucune envie de la revoir. Mais maintenant qu'il était là, j'étais un peu obligé. J'ai donc retiré avec Unaroshi, et la cinématique se démarra. M.Takamosho me dit qu'il ne connaissait pas la chanson du début, et qu'il en était étonné car il connaissait la plupart des chansons japonaises. Puis, quand la femme se mit à crier, il me révéla qu'elle hurlait: "Non! Non, pas lui! Non!...", que des trucs dans le genre. Il parut tout aussi terrifiée que moi en voyant la scène finale, avec la pendue et cette musique horrible. Puis, il traduisit le message final. Il était écrit "Igonama Tomaki, pas la première, pas la dernière. Et toi non plus."

Nous étions tous deux effrayés. On ne comprenait pas la présence de tels propos dans un jeu tout public. Il a proposé qu'on échange nos adresses mail, afin qu'il puisse me tenir au courant s'il avait des infos. Nous l'avons fait et il est ensuite parti de chez moi. J'espérais me tromper mais... je ressentait comme de l'inquiétude dans sa voix.


C'est à partir de la nuit qui suivit que ça devint un calvaire. Je n'aurais jamais dû regarder cette cinématique maudite une deuxième fois. J'en était maintenant sûr: je n'étais pas seul. Il n'y avait personne chez moi, mais j'étais sûr qu'un esprit malfaisant me hantait. J'entendais des bruits bizarres, notamment pendant la nuit... et cela devenait de pire en pire. A l'heure où je vous écris, c'est tout simplement insupportable. Les rares fois où j'arrive à dormir, je fais des cauchemars étranges et généralement je me réveille vite. J'ai peur, je suis épuisé. Ma vie s'arrêtera bientôt.

Le mail que j'ai reçu de M.Takamosho n'arrangea rien: il me révéla qu'Igonama Tomaki était en fait une chanteuse japonaise, qui n'avait pas rencontré beaucoup de succès, mais qui vivait quand même assez bien, grâce à la fidélité de certains fans japonais. Elle était morte il y a environ un mois, de la mort la plus étrange qui soit: elle s'était enfuie de la scène en hurlant en plein concert, comme si elle était poursuivie par quelque chose... quelque chose qu'elle seule pouvait voir. Il m'a également parlé d'angoisses qu'il entretenait. Hélas, il a lui aussi vu cette cinématique maudite... j'espère qu'il s'en sortira... il y a de faibles chances.


Je conclurai ce récit en disant: ne cherchez pas à m'aider. Vous risquez tout simplement de perdre la vie. Si vous ne pouvez pas voir Unaroshi, lui peut sûrement vous voir. Voilà pourquoi je n'ai pas appelé la police, ni même prévenu mes parents. Je ne voulais pas qu'ils meurent. Je ne voulais pas qu'ils croisent sans le savoir le chemin d'Unaroshi. Quand à moi, je suis déjà mort. Si je survis à la peur, la dépression et la fatigue, Unaroshi viendra me tuer lui même. Je ne dors plus du tout, dés que j'essaye je suis maintenu éveillé par la peur et les bruits ambiants. J'ai mal à la tête, partout où je regarde j'ai l'impression de voir Unaroshi. Qui sait, peut être est-il vraiment là. Peut être qu'il me regarde souffrir, qu'il se moque de moi, tapi dans un coin, prêt à me tuer dès qu'il se sentirait lassé.


En guise de fin, je tiens à me raconter l'un de mes cauchemars qui m'a particulièrement marqué. J'étais dans une pièce sombre, je ne voyait qu'autour de moi sur un rayon d'environ un mètre. J'avais le regard plongé dans le noir de la pièce, et je ne pouvais pas bouger ne serait-ce que les yeux. Puis je distinguai une forme jaune... deux, plus précisément. Les deux yeux jaunes de Unaroshi me regardaient, et je me rendis compte qu'ils se rapprochaient. Je voulais fuir, mais c'était impossible. Je ne pouvais pas non plus fermer les yeux: tout ce que je pouvais faire c'est regarder Unaroshi me tuer. Il se rapprochait... quand il fut arrivé à une distance où je pouvais le voir, il s'est arrêté et m'a regardé, avec toujours le même sourire sadique... inutile de dire qu'il était beaucoup plus horrible que dans le jeu.
Puis il se jeta sur moi et tout devint noir. J'eus maintenant une vision sur la femme pendue, sauf que... sauf que c'était moi. J'avais le visage ensanglanté et j'étais pendu à une corde, exactement comme la femme dans la cinématique. La même musique horrible retentit, mais j'eus l'impression qu'elle venait de partout à la fois. Il s'afficha ensuite un message en "pop up bleu", et avec la police du jeu, exactement comme si j'était en train de jouer au jeu sur DS. Un message en japonais, mais je vis tout de suite que ce n'était pas le même que le premier car il comportait le nombre "59". Je me suis réveillé en sursaut, et tout à coup j'ai compris le message. Pas besoin de traducteur pour savoir ce qu'il y avait d'écrit:




"Tu seras bientôt le 59ème".


Entre les chaînes

A 3h du matin, je me réveille en sursaut, transpirant et la respiration saccadée.
J'ai sûrement dû faire un cauchemar. Oui, il était vraiment étrange, je ne me rappelle de rien, tout était flou. Je rêvais qu'on ouvrait ma porte doucement, et d'un seul coup, elle s'ouvrit complètement. Ma vision était complètement floue, ma tête bougeait dans tous les sens. C'est le bruit d'un objet qui tombe sur le sol qui m'a réveillé. Tant mieux, tout ça n'était qu'un rêve. J'allais me rendormir mais...

Je n'y arrivais pas. J'étais mal à l'aise, comme si quelqu'un ou quelque chose m'observait. J'ai levé la tête de mon lit, quand je vis quelque chose: ma lampe était par terre, cassée. Marmonnant quelques insultes, j'allais la ramasser quand... J'ai entendu une respiration. Une respiration faible certes, mais j'arrivais à l'entendre. Pas de doute, il y avait quelqu'un dans ma maison.

Prenant mon courage à deux mains, j'allais me lever quand... je me suis figé. Devant moi, au fond du couloir, il y avait... Une bête. Une créature humanoïde, blanche, assise sur le plancher, m'observant de loin. J'allais poser un pied, quand elle courut vers moi, avant même d'avoir fait le moindre geste. Comme si elle savait que j'allais bouger mon pied.

Donc, je me suis figé aussitôt, ne bougeant plus d'un pouce pendant quelques secondes, avant que la bête ne s'éloigne de la chambre. Elle semblait grogner, et retourna dans le couloir, dans la même position, et elle continua de m'observer. Mais, je remarquais qu'à chaque fois que je clignais des yeux... Elle se rapprochait de moi. Mes yeux picotant, je ne pouvais arrêter de cligner des yeux, donc elle continua toujours de s'approcher de plus en plus près de moi. Quand elle est arrivée au pied de mon lit, j'ai voulu tenter le tout pour le tout : courir jusqu'à la sortie de mon appartement. Ca avait des chances de marcher, mais...

Je me suis rendu compte que j'étais enchaîné à mon lit. J'ai finalement compris : Je n'avais pas rêvé, la lampe qui s'est cassée, la porte qui s'ouvrait, ce n'était pas un rêve, ça s'était vraiment passé et... Je ne m'en suis pas rendu compte. Alors, seules mes mains étant attachées aux barreaux de mon lit, je gesticulais de mes jambes, voulant frapper l'animal, et je lui hurlais dessus, lui demandant ce qu'il voulait. Rien, aucune réponse, même pas un grognement. Après quelques minutes, essoufflé, transpirant et fatigué, j'arrêtai, tout en fixant la bête des yeux. Ne pouvant plus rien faire,  et mes yeux commençant à piquer, je dus me résigner.

J'ai cligné des yeux une dernière fois.

Après Jeff, c'est au tour du Rake de nous faire un petit coucou !

vendredi 28 juin 2013

Les interstices

Les curieux dans mon genre les ont forcément aperçus au moins une fois. Dans toutes les villes ou presque, on peut trouver d'étroits espaces ménagés entre deux bâtiments voisins. Des genres de caniveaux presque fermés où les ordures finissent par s'accumuler.
 

Lors de mes explorations en banlieue, j'en ai repéré un particulièrement mince et puant, une sorte de très longue impasse au fond humide. Détail curieux, même si elle était peu praticable (et ne conduisait vraisemblablement nulle part), quelqu'un avait pris soin de disposer des planches en travers du caniveau pour éviter aux visiteurs de marcher toujours les pieds dans la vase.

Je n'ai pas pu aller jusqu'au bout de cet interstice (je crois que je n'ai simplement pas osé), mais j'y ai trouvé quelque chose qui pourrait vous intéresser. Un appareil photo, avec en mémoire une vidéo de 40 secondes.
 

 

Regardez ça et imaginez. Vous êtes à la recherche de coins sordides à visiter, et cette opportunité se présente à vous. Vous vous engagez dans la ruelle, et vous marchez, plusieurs minutes durant, un peu laborieusement à cause des déchets qui parsèment votre route. Les deux murs de part et d'autre vous imposent une pression croissante, et vous avez même un peu de mal à voir le ciel dans la fente formée par les parois ; derrière vous, à la faveur d'un coude, l'entrée du corridor n'est déjà plus visible.

Ça devient de plus en plus étroit, de plus en plus nauséabond... Les murs se referment lentement sur vous comme un étau.

Et votre progression est de plus en plus difficile. Vous ne pouviez plus reculer, vous ne pouvez plus avancer. N'avez-vous pas l'impression de vous être jeté dans une nasse?

 

Si vous vous lancez dans l'urbex, méfiez-vous des passages étroits. Rien que l'odeur aurait dû rebuter cette personne...



jeudi 27 juin 2013

La Chose Pâle

Je suis hanté, poursuivi, c’est pas possible autrement. J’ai quitté ma grande maison pour un appartement miteux et je suis encore suivi.  Je croyais que j’étais fou, que j’étais un schizophrène en devenir mais heureusement que je ne fais pas confiance aux médecins. En faite j’aurais préféré qu’ils aient raison. J’ai fait mes petites recherches sur internet, et j’ai mis beaucoup de temps, j’ai passé toutes mes journées à chercher et toutes mes nuits à redouter le moindre son. Je n’éteins plus la lumière.


Je vais vous faire le petit résumé, sincèrement je n’ai pas le courage de tout réécrire et tout me remémorer…
Mon Oncle est mort, et je ne sais pourquoi j’étais parmi ceux qui devaient hériter de quelque chose. Je n’étais pas prioritaire bien évidemment, mais mon cousin Arthur étant mort jeune, âgé de 13 ans, j’ai hérité de tout. Et je me suis retrouvé avec une grande maison,  j’y ai emménagé. Et c’est là que tout a commencé, je crois que c'étais un habitué des lieux.



En premier lieu, des grattements la nuit, des bruits de pas comme si des rats étaient dans les murs. Puis le jour ensuite, et finalement c’est passé du plafond et des murs à la totalité de la maison, les bruits de pas étaient dans toutes les pièces. Parfois des objets étaient déplacés, un meuble même une fois, l’armoire de l’argenterie s’était retrouvé dans la salle de bain.
Et depuis que je m’étais installé j’étais vidé de mon énergie, je trouvais des traces de griffe sur le plancher de ma chambre et des marques sur ma peau.  Je commençais vraiment à avoir peur, et l’horreur atteignit son point culminant la nuit où je me suis réveillé en sursaut après un cauchemar où j’étais attaché par une légion de tentacules, et je l’ai vu.



En fait je l’ai entrevu, une sorte de masse blanche, une silhouette vaguement humaine, et un bruit dérangeant, un bruit qui ne me rappelait que trop les tentacules de mon rêve.



Sur le moment j’étais paralysé, mais j’ai réussi à me relever. Trop tard: la silhouette avait quitté la pièce, je ne sais pas comment car la porte était fermée.  J’ai passé toute la nuit éveillé, presque en pleurant, j’étais sous le choc. Mais peut-être que mon cauchemar  m’avait fait halluciner ?
Le lendemain matin je me décidai à vérifier  ce qui étais réel et ce qui ne l’était pas. Et ça m’avait tellement marqué, ça me hantait tellement que j’étais prêt à dépenser une petite fortune. J’ai utilisé une partie de l’argent gagné avec mon héritage pour m’acheter un appareil photo qui détecte les mouvements et je l’ai installé dans ma chambre.



Je croyais passer la nuit éveillé mais le sommeil a pris le dessus. Quand je me suis réveillé, j’étais encore une fois vide de toute énergie, ce qui ne m’a pas empêché de me jeter sur l’appareil photo pour voir ce qu’il avait en mémoire.
Et cette fois c’était trop. Il y avait une photo, avec sur cette photo une silhouette quadrupède qui n’était pas humaine. Je crois que j’en ai presque fait un arrêt cardiaque.  Ce jour là, comme tous les autres ensuite, je ne suis pas allé au travail.
J’ai cherché sur internet et j’ai trouvé quelques informations intéressantes.

Au début, pas grand-chose. Puis je suis allé sur un forum sur le paranormal, après tous peut-être que la solution se trouvait là-dedans plutôt que dans quelque chose de logique. Quand j’ai posté la photo et ma petite histoire, quelqu’un m’a répondu. C’étais un type cultivé, du genre à lire de la vielle littérature, à se documenter sans cesse sur les vielles religions oubliées et passionné par l’occultisme. Il m’a  répondu une citation d’un écrivain, Lovecraft, et c’étais plutôt vieux faut le dire, ainsi qu’un autre nom « Yan Jolovicth » J’ai seulement lu la citation, notant le reste sur un bout de papier pour plus tard.


La citation : « Les légendes de Gugs racontent combien est exquise la chair des rêveurs depuis que l’exil a réduit leur alimentation aux Pâles, ces êtres répugnants qui meurent dès qu’on les expose à la lumière, vivent dans les caves de Zin et sautent sur leurs longues pattes de derrière comme des kangourous. »


J’ai passé le reste de la journée à ramener toutes mes affaires dans mon appartement. La nuit est tombée, et je n’ai pas dormi. Paralysé dans un coin de ma chambre, la lumière allumée et des bruits dans les murs. Il m’avait suivi.


Et aujourd’hui même j’ai cherché des informations sur Yan Jolovicth. C’étais pas simple, l’individu est quasiment inconnu. Mais finalement j’ai trouvé. C’étais un fou, il avait tué sa famille durant la nuit, c’étais il y a trois ans. Et ce type avait dans sa chambre, une bonne centaine de bougies, des dessins, des peintures et mêmes des écrits sur les « Choses Pâles » Oh mon dieu, là j’ai presque hurlé. Je me suis renseigné sur tous ces objets et j’ai trouvé quelques dessins et un des textes.


« Avant même le temps, avant même l’espace.  Dans le noir elle vit.  Elle n’est pas une, pas une armée entière, des démons du chaos extérieur qui se nourrissent de toutes les horreurs de notre race à travers le monde.
Dans la nuit, alors que nous sommeillons elle nous observe. Et lorsque nous sommes définitivement dans la contrée des rêves, elle s’approche. Et se glisse sous nos draps, elle veut sentir sa peau contre la nôtre et avec ses longs doigts gélatineux elle explore notre corps pendant que sa gueule blasphématoire bave un liquide affreux que seuls les sorciers et les ombres peuvent connaître. 
Et elles se nourrissent de tous. De nos fluides, de nos âmes, et de nos vies.
Ce sont les Choses Pâles, celles qui ont déjà visité chacun d’entre nous, et que certains ont déjà vu, bien que leurs mémoires ne leurs laissent que des cauchemars nébuleux.


Ne dormons plus »



 


mercredi 26 juin 2013

L'immeuble d'en face

Ça y est! Enfin, c'est aujourd'hui! On va enfin y aller!    
 


Depuis plusieurs jours déjà, j'aperçois une forme étrange qui fait des allées et venues dans l'immeuble d'en face de chez moi. Au début, j'ai pensé que c'était un des habitants, ou bien quelqu'un qui travaille là-bas, mais depuis que j'ai appris que cet immeuble est abandonné depuis plus de sept ans, et que personne n'y est retourné depuis, je suis soupçonneux. D'autant que cette « chose » n'a pas l'air humaine.    
 


Il y a deux jours, j'ai appelé Chris, mon meilleur pote. On se connaît depuis le collège, en sixième. Aujourd'hui, nous avons 21 ans tous deux et je le considère comme le frère que je n'ai jamais eu. Au téléphone, je lui ai fait part de mes angoisses, et de ce que j'avais vu dans cet étrange édifice. Il a aussitôt proposé que nous nous y rendions pour une petite visite, histoire de voir ce qu'il s'y trame. J'ai accepté de bon cœur, et il m'a donné rendez vous devant l'immeuble à quatorze heures.    
 


J'ai décidé de préparer un petit sac de randonnée. J'ai mis à l'intérieur: une bouteille d'eau, deux ou trois sandwichs, une lampe torche et quelques piles de rechange. J'ai aussi pris mon couteau, on ne sait jamais.    
 


Ça y est, j'ai traversé la route et je me retrouve en face de l'immeuble! Vu d'en bas, il a l'air immense, pourtant, il ne compte que 8 étages. J'attends Chris une bonne dizaine de minutes avant qu'il ne daigne se montrer. Sacré Chris! Il a beau être le meilleur des amis, il n'est jamais à l'heure. Enfin bon, on finit par rentrer dans l'immeuble. Une fenêtre cassée nous a ouvert le passage.    
 


A l'intérieur, c'est plutôt sombre! Je suis obligé de sortir ma lampe torche. Malgré le soleil dehors, on dirait que la lumière ne passe pas. Ma lampe éclaire un peu les bureaux qui se trouvent à l'étage. Ça devait être la réception! Un immense bureau, avec deux chaises derrière, un escalier qui monte derrière et quelques plantes vertes dans les coins de la pièce qui tentent de survivre. Le sol n'a pas l'air poussiéreux, on peut voir que c'est un carrelage blanc. On décide de monter au premier étage.    
 


Au premier étage, rien, nada. Un étage entièrement composé de bureaux et de chaises, rien d'autre. Les stores sont baissés et je n'arrive pas à les remonter, peut être qu'à l'étage du dessus... on monte!    
 


Nous sommes montés au deuxième étage et il n'y avait rien, l'étage était vide. Les stores étaient ouverts mais presque aucune lumière ne passait. Nous sommes actuellement au troisième étage, je suis forcé de changer les piles de ma lampe qui commencent à rendre l'âme. J'ai bien fait d'en prendre quelques unes de rechange!    
On a entendu un bruit en bas. Un bruit sec, quelque chose qui était tombé sans doute. On a entendu une sorte de cri. Un râlement, ou une espèce ce cri aigu, mais à la fois grave. On a pensé à des drogués, mais quand on a entendu cette chose courir dans les escaliers en hurlant, on a couru. J'ai hurlé à Chris: « MONTE PUTAIN MONTE »    
On a couru aussi vite qu'on le pouvait, on est passé du 3eme au 6eme étage en seulement 40 secondes. On avait l'impression de courir pour nos vies, fuir un danger, alors qu'on ne savait même pas ce que c'était. On est grimpé au septième étage, on voulait monter sur le toit, à la lumière, mais pas d'escalier, juste une trappe et une sorte d'échelle à dérouler. Je l'ai déployée et j'ai hurlé à Chris de monté, il m'a dit non. Il m'a dit que JE devais monter en premier. J'ai voulu protester, mais j'ai entendu la chose grimper, elle ne devait pas être très loin, on entendait le fracas des bureaux qu'elle renversait. Je suis monté sans poser de question, et une fois sur le toit j'ai tendu la main à Chris. Il a commencé à monter, m'a attrapé la main et je l'ai tiré. Il a hurlé d'un coup, j'ai tiré plus fort, de plus en plus fort, mais j'ai compris que cette saloperie l'avais attrapé, et essayait de le tirer vers le bas. J'ai continué à tirer, il a continué a hurler et cette saloperie gueulait aussi, elle gueulait très fort. Je... je me rappelle des paroles de Chris à ce moment:    
« -PUTAIN MICKAEL FAIS PAS LE CON TIRE MOI DE LA!!    
-JE FAIS CE QUE JE PEUX, ACCROCHE TOI!    
-ME LACHE PAS, ME LACHE SURTOUT PAS    
-J'TE LACHERAIS PAS VIEUX, POUR RIEN AU MONDE! »    
 


J'ai tiré le plus fort que je pouvais, mais cette chose était trop forte. Elle a donné un grand coup, et Chris a disparu dans le noir du septième étage. Je ne sais pas pourquoi, mais la trappe s'est fermée juste derrière lui. J'ai frappé la trappe, j'ai hurlé, et je me suis roulé en boule dans un coin du toit, en pleurant aussi fort que je le pouvais.    
 


Les pompiers sont venus me chercher deux ou trois heures après, les passants m'ont entendu gémir et crier. Je leur ai dit de que j'avais vécu, ils ne m'ont pas cru. Ils ont fouillé l'immeuble et n'ont trouvé aucune trace de Chris, ni de la chose.    
 


Un jour, je retournerai dans cet immeuble, et je tuerais cette saloperie. TU M'ENTEND CHRIS? JE TUERAI CETTE CHOSE!    
 


En attendant... je ne peux que me lamenter.    
 


 
 


Qall  

Razor Jim - 2ème partie

Y a pas longtemps, j'ai lu sur ce site un témoignage sur un certain Razor Jim, j'ai donc décidé de m'inscrire à mon tour ici pour raconter ce que je sais sur ce meurtrier.
Vous ne devez pas beaucoup entendre de choses sur cette personne, et c'est bien normal. Pour je ne sais quelle raison, la police ne souhaite ébruiter les différents meurtres, les scènes de crime sont nettoyées vitesse grand V, et les parents des victimes sont tenues sous silence, les journaux n'ont parlé que très brièvement des deux premiers meurtres avant d'arrêter de publier à ce sujet.

Depuis peu j'ai donc appris son nom, Razor Jim, grâce à ce témoignage. J'ai pris mon courage à deux mains et ai décidé de mener moi-même mon enquête, j'ai recueilli quelques témoignages, trois pour être précis, qui m'ont quelque peu aidé à cerner ce personnage qui tue à la manière de Sweeney Todd. J'ai bien sûr essuyé nombre de refus et me suis pris plusieurs portes dans le nez, mais ai réussi à en recueillir des plus satisfaisants.

Le premier témoignage me vient d'un homme et de sa femme dans le Var, le voici:
"Tout a commencé la nuit du **/05, la chaleur des beaux jours avait fais un petit retour, et mon mari et moi accompagnés de notre fille de 8 ans avions décidés d'aller manger sur le port de ******, une petite soirée en famille, tout ce qu'il y a de plus banal. Après le repas, nous avions fait un tour du port pour profiter de cette douce soirée, il y avait des peintres, des sculpteurs, tant d'autres artistes qui se produisent sur les ports.

Et puis nous avons croisé cet homme, Razor Jim. Quelques personnes regardaient son "rasage doux et au plus prés de la peau" comme l'indiquait sa pancarte. Nous nous arrêtâmes un moment, il était certains que de voir un barbier raser de cette manière était plus surprenant que d'admirer les peintures plus ou moins réussies de peintres en quête d'une certaine reconnaissance.

Le stand de ce dernier était donc assez sommaire, un tabouret pour le barbier, un fauteuil mar- *elle interroge son mari du regard* oui marron pour la personne qui se fait raser et un miroir... Razor Jim nous tournait le dos, c'est grâce à ce miroir qu'il nous a vu, nous étions pile dans le reflet de celui-ci, et alors qu'il levait la tête pour regarder dans le miroir et ainsi voir la tête de son client, il nous remarqua, enfin remarqua plutôt notre fille Amanda *sanglots*.

Il sourit, relevant une large rangée de dents blanches et pointues et nous dit bonjour dans un mouvement de tête, il continua à nous fixer cinq secondes avec un regard... à la fois maléfique et hypnotisant avec des yeux aux couleurs bleu-acier qui nous transpercèrent; puis il se remit à raser. Notre fille quant à elle ne semblait pas l'avoir vraiment remarquée

Cette première rencontre nous laissant un incroyable sentiment de malaise, nous décidâmes donc de rentrer à la maison. Sans avoir une quelconque idée du danger et du drame qui allait survenir nous couchâmes Amanda, en laissant la fenêtre de sa chambre ouverte .
*la femme a commencé à pleurer, le mari a donc pris le relais du récit à partir de ce moment*

Tout s'est ensuite enchaîné assez vite, trente minutes après nous nous somme mis à notre tour, il devait être à peu près 22h30-40.
Vers 23h15, je me suis levé pour aller boire un verre d'eau et j'ai donc entendu en passant devant la porte d'Amanda un léger bruit; j'ai tendu l'oreille un moment mais, n'ayant plus rien entendu, j'ai continué vers la cuisine et ai pris un verre puis me suis versé de l'eau. Le verre en main je suis retourné dans ma chambre.

En passant à nouveau devant la chambre d'Amanda j'ai entendu de légers gémissements, je suis alors entré sur la pointe des pieds. Amanda semblait faire un cauchemar alors j'ai posé mon verre et l'ai prise dans mes bras pour la réconforter, puis l'ai remise dans le lit où elle s'est rendormie immédiatement.

C'est alors qu'il m'a semblé entendre une sorte de rire, un rire sarcastique venant de derrière moi dans l'armoire, je m'en approchai et poussai brusquement les portes coulissante... Rien.

Il me sembla que le rire sarcastique devint plus fort comme lorsqu'une personne vient de réussir une farce. Toujours plein de doute je sortis de la chambre et fermai la porte silencieusement, et alors là... si je ne m'étais pas retenu, j'aurais lâché mon verre. Je sentis un souffle chaud dans mon cou, je me retournai et il me sembla alors voir une ombre pénétrer en courant dans la cuisine.
Effrayé mais sûr de rien, je pris une gorgée d'eau et rentrai dans ma chambre.

A 23h45 ma femme se réveilla brusquement, ce qui me réveilla à mon tour, ayant vu que je m'étais réveillé elle s'approcha de moi et me demanda de la suivre en prenant ma batte de base-ball. Ceci ne me choqua pas plus que ça, en effet depuis que Amanda est née, ma femme à toujours eu ce genre de réveille brusque. L' instinct maternel comme on dit.

Elle en tête, nous nous dirigeâmes vers la chambre d'Amanda. Ma femme me fit signe de ne pas avancer alors qu'elle ouvrait lentement la porte. C'est alors que de nombreux bruits vinrent à nos oreilles: d'abord des pleurs, les pleurs de notre fille, couverts par les paroles d'une sorte de comptine. Les paroles, impossible à oublier, disaient:

"De belles larmes sur ta joue scintillent, tu m'appartiens désormais jeune fille, ce rasoir tel un sculpteur fait disparaître ta peur."

Ma femme soudainement poussa un sanglot bruyant , je fis alors mon entrée dans la chambre pour découvrir, à moitié couché sur ma fille, Razor Jim. Du sang coulait lentement sur le parquet. Jim se releva et nous regarda en rigolant, le visage teint de rouge, je serrais ma batte avec colère et tristesse *des larmes coulent sur ses joues* prêt à me précipiter et à défoncer le crâne de ce putain d'enculé.
Ma femme lui jeta un: "pourquoi... pourquoi ? Vous n'êtes qu'un monstre". Razor Jim lui répondit calmement en rangeant son rasoir:
"Un monstre?... Haha! Non. Je me considère comme un artiste... Ou un prêtre qui réalise une communion de foie."

 Il sorti alors un foie emballé dans un morceau de tissu (de satin ou de velours) de la poche de son veston et nous le montra en rigolant. A ce moment je me suis précipité sur lui, tentant de lui asséner un coup sur la tête, mais il esquiva le coup et se jeta par la fenêtre en nous criant:
"Ne sentez-vous pas le vent de la nuit vous glacer les os?"
Nous avons ensuite appelé la police, encore sous le choc. Ils ont nettoyé la scène de crime et ont pris notre déposition en nous demandant de garder le silence."
Au moment où j'allais leur demander pourquoi avoir accepté de témoigner je fus interrompu par l'arrivée d'une voiture de police, ils me firent sortir par la porte arrière et je n'ai plus eu aucune nouvelles d'eux.


J'ai ensuite eu vent d'un autre meurtre en Bretagne, je me suis donc déplacé pour pouvoir interroger cette nouvelle famille.
J'ai reçu à ma première visite un accueil plus que froid, le mari na pas hésité à sortir le fusil pour me faire déguerpir. Heureusement que j'avais laissé ma carte près de la porte.
La femme ma rappeler deux jours plus tard alors que mes espoirs semblaient perdus, et j'ai pu donc recueillir un deuxième témoignage.

"Je n'ai que très peu de temps à vous accorder, mon mari risque de rentrer bientôt, alors je tenterai de faire vite, ce qui me permet de vous raconter certains éléments. Cette histoire viens du fait que j'ai eu accès au journal intime de ma fille et aux différentes choses qu'elle y disait.

Tout a commencé il y a une semaine , quand notre fille de 14 ans rentrait du lycée. Elle a été surprise de voir le vieux magasin de meubles ouvert, alors qu'il était fermé depuis 2010. Apparemment un barbier s'était installé ici, temporairement d'après ce qu'elle avait pu lire.
Intrigué, elle entra dans le magasin, il était poussiéreux, et d'après ce que j'ai lu il y avait une odeur étrange dans le fond du magasin, une odeur de moisissure et de cadavres d'animaux.
Alors qu'elle s'approchait de la porte qui menait à l'arrière-boutique, une voix l'arrêta.

"Je doute que tu aies une barbe à te faire couper, ou quoi que ce soit dans le genre, n'est ce pas."

En se retournant elle fit face à un homme brun, d'à peu prés 1m85-90. Ce qui la frappa était la longue cicatrice qui s'étendait sur toute la largeur du cou à l'horizontale. A ce moment j'ai bien compris qu'elle ne savait plus quoi dire, malgré le "grand sourire" de cet homme. Il lui demanda son âge, et elle lui répondit en bafouillant. D'après ce qu'elle racontait le visage de l'homme semblait s'être "illuminé", comme s'il venait d'entendre quelque chose qui l'enchantait.

Elle l'aurait interrogé sur l'odeur qui régnait ici, il lui aurait répondu que c'était à cause de nombreux cadavres de rats et divers autre animaux qu'il aurait retrouvé bloqués dans l'arrière-boutique.

Enfin bref, il lui semblait que plus la discussion continuait, plus l'atmosphère devenait lourde, angoissante. Elle sentait l'homme se rapprocher d'elle "dangereusement", et fut heureuse de voir un homme rentrer dans le magasin, ce qui lui permit de partir.

Elle passa de nombreuse fois devant *interruption momentanée* ... devant le magasin, où parfois elle voyait assis dans un fauteuil décrépit le barbier Razor Jim. Elle le trouvait vraiment étrange, de par sa beauté tant que par son comportement, et surtout par sa manie de jouer avec ses rasoirs.

Parfois elle accélérait le pas "ressentant" le poids du regard bleu-acier de Razor Jim. Elle nous racontait que parfois elle semblait le sentir tout proche la nuit quand elle dormait. Elle sentait une présence qui la suivait. C'est pour cela qu'elle prit l'habitude de venir dormir dans notre chambre dans un fauteuil assez confortable.

La nuit du **/05 *elle me dit que le temps pressait et qu'elle allez abréger* je me suis réveillée lentement, Carla dormait dans son fauteuil. Rien ne me choqua au premier abord avant de voir que Clara n'était pas couchée dans le fauteuil mais assise. Je me relevai dans mon lit et allumai la lampe de chevet, ce qui ne manqua pas de réveiller mon mari, avec le cri que je poussai à la vu de ce que je voyais.

Clara était ligotée sur le fauteuil, les mains et les bras à plat ligotés aux accoudoirs, et sa tête était maintenue en arrière. Dans sa bouche une boule de tissu l'empêchait de parler mais je sais qu'elle ne parlerait plus lorsque j'ai vu son ventre...ouvert.

Mon mari se leva brusquement, sous le choc, alors que moi je me réfugiai en pleurant dans mes draps, puis une voix au timbre doux et grave se fit entendre, nous tournâmes la tête dans sa direction. Razor Jim était accoudé contre le mur près de la fenêtre, il souriait.
"N'est elle pas magnifique ?" Nous dit-il.

Mon mari se précipita sur son fusil mais l'homme avait déjà dispa"

La conversation s'est arrêtée ici, le mari avait dû arriver.


Le dernier témoignage me vient d'un SDF qui aurait eu accès à mon numéro et m'aurait appelé d'une cabine téléphonique, en Bretagne, toujours dans la même ville que le deuxième témoignage. Il aurait l'habitude de fouiller les poubelles dans le quartier où Razor Jim résidait. Il n'avait pas beaucoup d'informations à me donner mais cela me suffisait.

En fouillant dans les poubelles du barbier il aurait, à plusieurs reprises, retrouvé des chiffons de tissu marron ensanglantés. Parfois le barbier le chassait avec violence. Mais il n'hésitait pas à revenir le soir.

Un jour, d'après ce que j'ai compris, Razor Jim, qui semblait énervé de le voir lorgner près de ses poubelles, lui aurait proposé de lui couper la barbe. Bien que le SDF semblait ne pas vouloir se faire raser, Jim insista, n'hésitant pas à le brutaliser, un passant lui sauva sûrement la vie en passant par ici.

J'espère obtenir d'autre témoignages, non pas que j'apprécie que de jeunes enfants se fassent assassiner. J'espère que ce texte sera publié, surtout que j'ai l'impression que les policiers viennent me chercher.

Peut être qu'ils m'expliqueront pourquoi cette affaire est passée sous silence.

Dans le temps qu'il me reste je joins ici un dessin, une sorte de portrait-robot que j'ai demandé à une amie, représentant Razor Jim (comme elle l'imagine grâce aux différents témoignages).



Cette creepypasta fait suite à celle-ci. Pourquoi mettre cette précision à la fin direz-vous? Eh bien... oh et puis, est-ce qu'on vous pose des questions, nous?

Cette nuit

Ce n'est pas ma faute ! C'est elle qui me l'a dit, je n'ai fait que l'écouter ! Elle m'a dit que tout irait bien, que personne ne le verrait. Je réalise seulement maintenant qu'elle m'a menti...


Je me suis réveillé cette nuit à 4 h 20 du matin d'après mon radio-réveil. Je me suis levé, cherchant désespérément un verre d'eau, ma bouche ressemblait a un désert !


Je... je ne sais pas très bien ce qui s'est passé ensuite. Je me souviens avoir entendu des murmures, une petite voix étouffée dans le noir. Il faisait nuit... Très sombre. J'ai d'abord eu peur, et je me suis rassuré très vite.


Cette voix devenait de plus en plus claire, de plus en plus pure. Elle m'ensorcelait, j'aimais l'entendre. Chaque moment où elle ne me parlait pas, j'avais l'impression de mourir. Tout se passait à merveille, jusqu'à ce qu'elle prononce cette phrase :


« Tue-les. Tue-les tous jusqu'au dernier, tu es le seul à mériter la vie ».


Tuer... Tuer qui ? A part ma famille et moi, il n'y avait personne. Voudrait-elle que je tue ma famille ? Hors de question ! Aussi attirante qu'elle soit, ma famille compte plus qu'une simple voix !


Mais... Petit à petit, ma résistance faiblissait. Elle insistait, et j'ai craqué lorsqu'elle a prononcé cette phrase :


« Tue-les pour ton bien. Ce n'est pas un ordre, c'est un conseil... ».


Un conseil, les gens qui vous donnent des conseils veulent votre bien, non ? Ce qui veut dire qu'elle veut mon bien, au détriment des autres. Je ne veux pas être égoïste, mais j'ai toujours tout raté dans la vie, que ce soit à l'école ou dans ma vie amoureuse. Pour mon bien, je vais le faire...


Maintenant, je m'empare d'un couteau à la cuisine, et je me dirige vers l'étage. Je monte doucement les escaliers, et c'est ce moment que choisit ma mère pour apparaître. Elle a l'air un peu effrayée, je cache rapidement le couteau derrière mon dos et me dirige vers elle, un bras tendu pour lui faire un câlin.


Je la serre contre moi. Elle ne se doute de rien. Je ferme les yeux, et enfonce la lame dans son dos. Je pense avoir touché sa colonne vertébrale, elle devient lourde, un poids sur mon corps. Je me dégage et la pose a terre, et je me dirige vers la chambre de mon père.


Mon père dort paisiblement. Je regrette... Je dois le faire, pour mon bien. Je cherche des yeux la gorge de mon père et enfonce ma lame dedans. Il se débat à peine, et des larmes ruissellent sur mon visage. Plus qu'un, je me dis, un dernier et tout sera fini. Enfin...


Mon frère a entendu mon père brasser dans son lit et il s'est caché sous la couette. Je... ne peux pas faire ça, c'est inhumain. Il est mon frère, mon protégé. Je lâche mon couteau, et m'effondre sur le sol. Je lui demande pardon, j'ai gâché sa vie pour espérer profiter de la mienne. Je lui hurle pardon, il sort et se colle contre moi. Que... je ne sais plus. Mes instincts ont repris le dessus, j'ai récupéré mon couteau et je l'ai planté dans son ventre. Il n'a pas hurlé, il a soufflé un grand coup, m'a regardé d'un œil et m'a dit :


« Pourquoi ? ».


Pourquoi ? Parce que... La nuit me l'a dit. La nuit, l'obscurité, les ténèbres, tout ce que vous voulez.


Maintenant je sais : la Nuit porte conseil...