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lundi 9 mai 2016

Hum, c'est bon


Hum, c’est bon !
 
HUM, c’est bon !
 
HUM, C’EST bon !
 
HUM, C’EST BON ! 


Je me réveille subitement, terrifié, le visage en sueur. Le cauchemar est revenu. Ce cauchemar qui a hanté toute mon enfance : en pleine nuit, une maigre silhouette gratte la porte de ma chambre, l’ouvre doucement, passe son affreuse tête au sourire démesuré pour voir si je dors, claudique en gloussant jusqu’à mon lit, tend une main squelettique jusqu'à ma gorge, m'étrangle. Mes vertèbres commencent à craquer pendant que son autre main arrache mon pyjama. Ses doigts osseux s'enfoncent doucement dans mon ventre, saisissent puis sortent mes entrailles, et les portent à sa bouche démesurée puis elle les mâchonne en répétant plusieurs fois : "Hum, c’est bon. HUM, c’est bon..."

J’entends soudain un grattement sur la porte de ma chambre. Je me raidis quand la porte s’ouvre. Je m’attends à voir apparaître dans l’entrebâillement l’horrible tête au sourire démesuré mais je ne vois rien. J’attends encore un peu, puis je pense subitement à mes deux enfants. Je saute du lit, je sors précipitamment de ma chambre, je cours dans le couloir, j’ouvre leur porte à la volée ; l’un se réveille en hurlant à s'en arracher les cordes vocales et gigote comme un ver sur son lit. Je constate avec effroi que l’autre lit est vide. Je demande à mon premier où est passé son frère mais il continue de brailler.

Alors je fouille la chambre, les autres pièces de la maison avant de subitement me souvenir que j’avais pris mon petit dernier avec moi, dans le lit. Je retourne dans ma chambre, des choses brillent sur la moquette, je pousse l’interrupteur, une lumière rougeâtre inonde la pièce. 

Je vois alors mon petit dernier allongé sur le dos, nu comme un ver, la nuque brisée, le visage tourné contre la moquette, le ventre ouvert, une partie des entrailles entortillée autour de ses jambes, l’autre nouée autour de son front et de son cou, son foie à moitié dévoré, son cœur posé sur son sexe. Je bégaye, je panique, mais au moment d’appeler la police je me sens soudainement soulagé ; la mémoire me revient : ce ne sont pas mes enfants.


vendredi 6 mai 2016

MORT au 81515

Message trouvé un forum, supprimé depuis.

Bonjour,

Je voudrais connaître votre avis sur quelque chose qui m'arrive en ce moment.
Je vous explique : l'autre jour, j’étais sur un site bien connu pour télécharger mon épisode de One Punch Man lorsque j'ai vu une pub pour ces SMS surtaxés. Vous savez, ceux comme "Tu veux savoir si ton EX t'aime toujours ? Envoie PIGEON au 81515". Je sais que c'est bidon et tout, mais celui-ci m'a donné envie d'essayer. Du coup, j'ai pris un screen de l'écran pour pouvoir tester plus tard.



Il faut dire que j'ai un rapport particulier avec la mort. J'en ai toujours eu peur depuis que je sais que dans ma famille on meurt généralement assez jeune. Je le répète, je sais que c'est bidon mais bon, j'avais juste envie d'essayer pour voir. Même si mon forfait SMS allait douiller, lol. Donc, j'ai eu ça comme réponse :


Sachant qu'on était le 11 février 2016, cela voulait dire qu'il me restait une semaine selon eux. Ça fout un peu les jetons ! Pour me rassurer, j'ai réessayé car il faut savoir que c'est souvent des robots qui répondent pour ce genre de trucs. Du coup, j’étais persuadé d'avoir une date différente ce coup-ci mais... Rien de tout ça ! J'ai eu exactement la même date !


Mais le pire dans tout ça, c'est que j'ai voulu "tricher" en mettant un faux nom et une fausse date... Mais cela n'a rien changé...


Non seulement c’était la même date, mais en plus ils avaient ignoré mon faux prénom en prenant le vrai ! C'est possible ça ? Après tout, ils ont sûrement dû enregistrer mon numéro de téléphone. Bref, quelqu'un a déjà essayé ce truc ? Demain, j'essaierai à partir du téléphone d'un ami, pour voir ce que ça donne... Je vous tiens au courant.



Désolé du double-post, mais juste pour vous indiquer que les messages ne marchent plus :


La pub sur le site a disparu aussi. C'est bizarre quand même, je connais personne qui a essayé et vu votre manque de réponse, vous ne devez pas connaître non plus...
 

EDIT : J'ai reçu un SMS venant d'eux !


La vache, ça commence à me faire flipper sérieusement ! Sur le site où se trouvait la pub, ils me disent qu'ils ne gèrent pas la pub qui s'affiche, et au 81515 ils m'assurent qu'ils n'ont activé le mot-clé "MORT" à aucun moment...



Nouveau SMS de leur part...


Je deviens fou... Je me sens observé quand je suis dans la rue. Tout à l'heure, j'étais à la gare de Melun et un inconnu m'a demandé du feu. Quand je le lui ai donné, il m'a lâché un "Merci Benjamin" avant de partir. Le truc de fou.

Mes parents pensent que tout ça n'est qu'une blague, que je veux juste attirer l'attention. J'ai appelé la police, eux aussi ont cru à une blague... Mais je vous jure, j'ai un mauvais pressentiment !

C'est pour demain...

 


Suite à cela, plus aucune nouvelle de la part de l'auteur du post. Mais en me baladant sur Internet, je suis tombé sur cette news :



 

mardi 3 mai 2016

Tourner la page

LE BLOG D'AARON, HISTOIRES HORRIFIQUES
15/04/2016 

En me baladant dans mes archives, j'ai retrouvé ça. J'ai l'affreuse manie d'archiver tout ce que je trouve intéressant. J'ai trouvé ça sur un forum de 2008 sur lequel j'allais régulièrement. J'aurais bien voulu retrouver ce topic, il était intéressant. Mais malheureusement, le forum est aujourd'hui fermé. Et j'aurais préféré avoir des screens plutôt que des copies de chaque message mais bon, c'est déjà bien. Vous remarquerez aussi que tous les liens donnés ont été supprimés et ne mènent plus à rien.  

EXPLORATION URBAINE -> MYSTÈRES ET ÉTRANGETÉS -> TROUVAILLE ÉTRANGE 

[21:38 02/04/2008]Thorn75 : Bonjour, bonsoir, qui que vous soyez. J'ai retrouvé cette page, qui semble provenir d'un journal, dans une ruelle de ma ville. En fait, j'aime bien me balader la nuit, seul ou avec mes amis. Je trouve que, à ces heures, nous sommes libres de faire ce que l'on veut. Le soir où j'ai trouvé ce... témoignage, j'étais seul. Et je crois que c'est mieux comme ça. Je ne vais pas m'éterniser sur ça, ça ne vous intéresse sûrement pas (peut-être que si, mais si vous voulez en apprendre plus sur moi, allez voir la section présensation :p ), et je vais retranscrire tout ici. 
« Ils me cherchent. Qui ? Je ne sais pas. Je sais juste qu'ils me cherchent. Je ne peux le dire à personne, sinon ils sauront que je sais. Alors, je le dis à toi, mon journal, mon ami de toujours. Tu ne peux pas m'aider, mais écrire me soulage, alors je le fais. J'ai reçu un message sur mon téléphone, hier. C'était une menace, je crois. Je ne me souviens plus de ce qu'il disait. Mon téléphone ne fonctionne plus. Je ne me souviens plus de rien. Quel jour on est ? J'ai peur. Ils me cherchent. Aide-moi. » 
Je vous prendrai une photo de cette page après mais là ça va être compliqué, il est tard et je suis censé dormir, j'ai pas trop envie de réveiller mes parents en faisant du bruit. J'espère que je poste au bon endroit, je suis nouveau sur ce forum. ^_^ Si vous avez une explication ou une théorie, hésitez pas. 

[22:01 02/04/2008]Jacklong : Putain mec, c'est bizarre quand même, si c'est vrai. x) 
J'ai d'abord pensé à un canular puis je me suis rappelé d'un truc. T'habites bien à Metz ? Y a eu une disparition récemment, après je me trompe peut-être, c'est pas une petite ville et ce genre de trucs arrivent malheureusement trop souvent, mais ça a peut-être un lien. 

[22:53 02/04/2008]VonPercy : C'est chelou. On dirait qu'il voulait s'adresser à quelqu'un mais indirectement. Il a peut-être balancé cette feuille de sa maison. Tu devrais retourner dans la ruelle, t'as peut-être loupé des détails importants.  
Enfin, comme l'a dit ... en haut, c'est peut-être un canular, un petit malin qui veut faire peur x) Dans 90% des cas c'est ça, mais retournes-y quand même, au cas où. Tiens nous au courant, ça m'intéresse

[23:08 02/04/2008]Thorn75 : Ouais, je vais y retourner. Voilà une photo de la page. J'espère que vous pourrez éclairer ma lanterne  
www.noelshack.com/2008-02-0415797635-message.jpg 
Si je vois quoi que ce soit, vous serez mis au courant, vous inquiétez pas. En effet, c'est pas grand chose mais y a peut-être toute une histoire derrière ça. Jacklong, j'ai entendu parler de ça aussi, mais ça m'étonnerait que ça ait un lien. C'est sûrement une simple coïncidence. 

[23:57 02/04/2008]Jacklong : Je m'attendais pas à ce que ce soit aussi propre. L'écriture est soignée, à mon avis, s'il était vraiment en danger, il aurait écrit plus vite sans faire attention à ça 
Ça pue le fake à plein nez

[7:45 03/04/2008]Foster : +1, Jacklong. On dirait vraiment un canular, mais attendons Thorn75, il a peut-être trouvé quelque chose. 

[11:01 03/04/2008]Thorn75 : Me revoilà ^_^ 
Bon, j'y suis allé. C'est vraiment une ruelle paumée, y a qu'une seule vieille maison victorienne totalement déserte. Les fenêtres et la porte sont tournées vers la rue mais ça veut sûrement rien dire x) Y avait rien dans la ruelle. J'ai pris le temps de regarder partout. Et, quand j'ai regardé la maison, je sais pas pourquoi, mais j'ai eu une putain d'intuition qui me disait de marquer mon numéro sur un papier et de le glisser sous la porte. Je l'ai fait. 
J'espère ne pas avoir fait de connerie même si ça n'aura, à mon avis, aucune conséquence.  

[12:37 03/04/2008]Jacklong : Euh... Mec, t'as vraiment fait ça ? C'est débile. Même si tu risques rien, t'étonnes pas si des petits plaisantins t'appellent à une heure du mat' pour essayer de te faire peur 

[13:02 03/04/2008]VonPercy : Je désapprouve totalement ce que tu as fait. Tu ferais mieux d'y retourner et de reprendre le papier. T'imagines pas tout ce qu'on peut faire avec un simple numéro de portable. 

[14:08 03/04/2008]Vaart : Thorn75, ça se voit que t'as pas lu les règles du bon explorateur. Elles sont pas là pour rien : on est sur un forum d'exploration urbaine, certes, mais c'est pas pour ça qu'on doit faire des choses inconscientes et peut-être mêmes dangereuses. Je cite : 
« Article 3 : Laissez le moins de trace possible, ça pourrait vous retomber dessus. » 
Ok, c'est simplement un papier glissé sous la porte d'une maison, mais si un malade tombe dessus, mais si ça me semble peu plausible, il pourrait t'arriver des bricoles. Prudence est mère de sûreté, réfléchis-y à deux fois la prochaine fois. 
Quant à cet extrait de journal, je pense vraiment que c'est un canular. Comme l'ont dit mes collègues plus haut, c'est trop bien écrit pour que ce soit réel. Sûrement quelqu'un qui a voulu faire peur mais qui s'y est, franchement, très mal pris. Jacklong, je ne pense pas qu'une  disparition anodine ait un lien avec ce prétendu message.

[14:35 03/04/2008]Thorn75 : Ouais, vous avez peut-être raison. Je vais y retourner et retirer le papier. Enfin, essayer. J'ai pas regardé si la porte était verrouillée. 

[15:00 03/04/2008]Foster : Bah bien joué, dis donc.  

[17:54 03/04/2008]Thorn75 : Ok, bon, j'y suis retourné. La porte était ouverte. J'avais trop peur d'entrer alors j'ai juste regardé l'entrée. Y avait de grands escaliers en bois et deux pièces, à droite et à gauche, je les ai pas regardées non plus. J'avais un peu peur après ce que vous m'avez dit, en fait. J'ai regardé le sol devant moi, mais y avait rien. Y avait plus le papier. Et je... j'ai entendu du bruit à l'étage. Des bruits de pas lourds. Très lourds. J'ai claqué la porte et je me suis barré en courant. Je sais pas pourquoi, mais je flippe. 

[19:46 03/04/2008]Vaart : Arrête toi là. Espère que le mec qui a trouvé ton numéro t'appellera jamais. Si ça se trouve, c'est juste un animal qui passait par là qui l'a emmené, comme un cafard ou un rat. La peur peut te faire faire des choses dangereuses, alors n'y retourne pas, déchire la page de journal, brûle la et oublie tout ça.  
Pour les bruits, c'est sûrement un chien errant qui a poussé la porte et qui est entré, ou n'importe quoi d'autre. Tu dis qu'ils étaient très lourds, mais ton imagination t'a sûrement joué des tours. Tu avais peur, c'est normal. Je laisse le thread ouvert pour que vous puissiez en discuter.  

[20:01 03/04/2008]Thorn75 :  Non. J'ai ouvert la porte en la tirant. 

[21:23 03/04/2008]Foster : Je suis pas d'accord avec Vaart. Tu devrais y retourner. C'est sûrement ton imagination pour les bruits de pas, mec. Ça m'arrive parfois quand je suis seul chez moi x) 

[22:31 03/04/2008]Jacklong : Hmmm. Tu devrais attendre un peu avant d'y retourner si tu comptes le faire.  

[23:02 03/04/2008]VonPercy : J'approuve totalement les dires de Jacklong. C'est pas une bonne idée d'y retourner maintenant. C'était peut-être un clochard bourré et drogué et, crois-moi, t'as pas envie de le voir devant toi quand t'ouvriras la porte. 

[23:42 03/04/2008]Vaart : Eh, les gars, dites pas n'importe quoi. C'est peut-être dangereux. Je sais de quoi je parle. Fais pas le con, Thorn. Je peux pas vraiment t'empêcher d'y retourner mais je préfère te mettre en garde : t'as eu ta dose de frayeur, c'est bon. Contente toi de croire que c'est ton imagination, et j'espère sincèrement que c'était ça. 

[14:05 04/04/2008]Thorn75 : Je n'aurais pas dû vous écouter. Merde, qu'est-ce que je suis con. Je l'ai vu. Il m'a vu aussi. Je sais pas ce que c'était, je sais pas si c'était humain ou pas, mais c'était à la fenêtre. J'ai même pas ouvert la porte, j'avais trop peur. C'était un homme... je crois... un grand homme, très grand. Je voyais que son visage, mais je savais qu'il était grand. Et, putain, quel visage. Il m'a souri. Il avait un sourire fou, malsain, horrible, tout ce que vous voulez. Des yeux exorbités et un teint très, trop pâle. Et il n'avait pas de nez... pas d'oreilles... ni même de lèvres. Putain, qu'est-ce que c'est que ce truc. Qu'est-ce que c'est putain.

[15:01 04/04/2008]Jacklong : Arrête toi là. T'en as assez vu. J'imagine que c'est ta peur qui t'a fait voir ça, et j'espère que c'est ça. Je changerais aussi de portable à ta place, par précaution. 

[15:47 04/04/2008]VonPercy : Je sais pas quoi dire. Si tu vois quoi que ce soit de bizarre chez toi, appelle la police et casse toi. On sait jamais.

[16:08 04/04/2008]Vaart : Encore une fois, les nouveaux n'écoutent pas les anciens, et ça se termine mal. Bon, il va falloir mettre certaines choses au clair. Déjà, non, ce n'est pas possible. J'imagine et j'espère pour toi que c'est ta peur qui t'a fait voir ça. Y avait sûrement rien à cette fenêtre, ça arrive d'avoir des espèces d'hallucinations visuelles sous le coup du stress. Celle-là est bien hardcore, je l'admets. Maintenant, ce que tu vas faire, c'est oublier tout ça. N'y retourne plus et ne pense plus à cette histoire. 

[16:42 04/04/2008]VonPercy : Là je suis d'accord avec Vaart. T'as eu assez peur comme ça, je crois. 

[8:12 05/04/2008]Thorn75 : J'ai reçu un appel cette nuit. Anonyme, évidemment. Je commence à avoir vraiment peur. Je vais en parler à mes parents. 

[8:23 05/04/2008]VonPercy : T'es sérieux ? Tu VAS en parler à tes parents ? T'aurais peut-être dû le faire avant, tu penses pas ? 

[9:45 05/04/2008]Jacklong : En général, quand on est potentiellement en danger, on en parle à ses proches... 

[10:12 05/04/2008]Foster : On peut savoir ce qu'il t'a dit/ce que t'as entendu lors de l'appel ? 

[11:03 05/04/2008]Thorn75 : Y avait des bruits de respirations. Une respiration difficile et grave, bruyante. J'ai jamais entendu quelqu'un respirer comme ça. Pendant une minute à peu près, il a rien dit, mais j'osais pas raccrocher. Et puis... finalement... il a dit mon prénom, et l'appel s'est coupé. Je n'ai pas marqué mon prénom sur le papier que j'ai glissé sous la porte.

[12:00 05/04/2008]VonPercy : Parles-en à tes parents et si t'en ressens le besoin, à la police. 

[13:01 05/04/2008]Foster : T'aurais dû être plus vigilant. 

[17:38 05/04/2008]Thorn75 : J'en ai parlé à mes parents. Ils disent que c'est sûrement une mauvaise blague, mais moi je sais que ce n'est pas une mauvaise blague. Mon téléphone commence à déconner. Il s'allume et s'éteint tout seul, ouvre et ferme des applications sans que je ne le touche... 

[18:01 05/04/2008]VonPercy : C'est sûrement une coïncidence

[18:45 05/04/2008]Jacklong : Ça m'étonnerait pas tant que ça, faut voir à quel point ça tient pas longtemps un téléphone 

[03:07 06/04/2008]Thorn75 : J'ai peur. J'ai peur. J'entends des bruits de pas chez moi. Il est 3 heures du matin. Les bruits de pas. Ils sont lourds. Je n'ose pas bouger ni appeler la police.

[03:14 06/04/2008]Jacklong : C'est pas tes parents ?

[03:30 06/04/2008]Thorn75 : J'ai entendu quelque chose dans la chambre de mes parents. Comme elle est à côté de la mienne et que les murs ne sont pas très épais, j'entends à peu près tout ce qu'il se passe là-bas. Quand quelqu'un monte sur le lit, il grince. Le lit a grincé.

[03:35 06/04/2008]Thorn75 : Je suis allé voir. La porte était ouverte. LA PORTE 2TAIT OUVERTE
Ils étaient allongés sur le lit comme d'habitude, mais la couverture était mise sur eux, pour qu'on ne puisse pas les voir. J'ai retiré la couverture. Il y avait du sang partout partout du sang aidez moi
Ils n'avaient pas de nez ni de lèvres ni d'oreilles comme si on venait de les arracher AIDEZ MOI je suis dans ma chambre je l'entends JE L4ENTENDS QU4EST CE QUE JE DOIS FAIRE

[03:46 06/04/2008]Foster : J'ai appelé la police. Envoie un message à quelqu'un que tu connais pour lui demander de le faire, je sais pas du tout où t'habites, mais j'espère que ça va aider.

[04:01 06/04/2008]VonPercy : Fais ce que te dit Foster.

[10:45 06/04/2008]Foster : Ça fait 7 heures qu'il n'a rien post...

[10:51 06/04/2008]VonPercy : Il a dû s'endormir. C'est sûrement ça.

[11:02 06/04/2008]Foster : Putain, non, il s'est pas endormi. J'arrête pas de regarder les actualités de Metz, y a rien.

[11:08 06/04/2008]VonPercy : Dis pas de conneries, c'est pas possible qu'il ait eu quelque chose.

[11:35 06/04/2008]Vaart : Bon, je clos le thread pour l'instant. J'espère que vous comprendrez mais des situations comme celles-ci peuvent très vite dégénérer et je tiens à ce que ce forum reste calme. Je vous préviens s'il y a du nouveau, je posterai ici. 

[13:01 06/04/2008]Vaart : Je suis allé voir la police moi-même. À Metz. J'ai pris l'initiative de faire le déplacement pour leur apporter nos informations. Ils ont maintenant le lien du forum. Je vous tiens au jus. 

[18:21 06/04/2008]Vaart : Bon, après quatre heures d'attente, ils ont enfin décidé de tout me dire. Ils ont entendu un cri dans une rue. Dès qu'ils l'ont entendu, ils sont allés voir, et ils sont arrivés dans la maison d'où provenait le cri. Ils ont trouvé, comme l'a dit l'auteur du thread, deux corps inanimés dans une chambre. Ces corps étaient recouverts de sang et n'avaient ni nez, ni oreilles, ni lèvres. Ils n'ont, étrangement, rien trouvé d'autre. Pas d'autre corps, pas de traces de lutte, même pas de traces d'effraction. Rien. L'ordinateur de l'auteur était posé sur son bureau mais, d'après les dires de la police, l'écran était fendu en deux. Les corps ont été évacués. J'ai demandé à aller voir la rue, ils ont accepté.

[21:37 06/04/2008]Vaart : C'est décidément très étrange. Dès que je suis passé devant la maison, je l'ai remarquée : une page déchirée, qui semble provenir d'un journal. Devinez le message. Je le retranscris ici, j'aurais bien aimé prendre une photo mais la police a préféré la garder (la feuille). 
« Ils me cherchent. Qui ? Je ne sais pas. Je sais juste qu'ils me cherchent. Je ne peux le dire à personne, sinon ils sauront que je sais. Alors, je le dis à toi, mon journal, mon ami de toujours. Tu ne peux pas m'aider, mais écrire me soulage, alors je le fais. J'ai reçu un message sur mon téléphone, hier. C'était une menace, je crois. Je ne me souviens plus de ce qu'il disait. Mon téléphone ne fonctionne plus. Je ne me souviens plus de rien. Quel jour on est ? J'ai peur. Ils me cherchent. Aide-moi. » 
L'écriture était propre et soignée. Vous pouvez repost sur le thread si vous voulez, mais pas de débordements.

D'autres messages ont été postés après mais je ne les ai pas sauvegardés, ils n'étaient pas intéressants. En tout cas, si jamais vous voyez, un jour, dans une rue, une page déchirée... À votre place, je ne l'approcherais pas. 

Aaron

samedi 30 avril 2016

Éclairs

Nous venions juste d’emménager dans ce pavillon, en banlieue. Un quartier bien cliché : calme, des voisins amicaux, des clôtures, enfin tout quoi.
Il va sans dire que c’était supposé être un tout nouveau départ pour mon fils de trois ans et moi. Faire table rase du stress et des ennuis de l'année précédente.
 

J'ai vu l'orage comme une sorte de métaphore de ce nouveau départ : un dernier show théâtral avant que la crasse et la saleté du passé soient balayées.
Mon fils l'a apprécié, même s'il n'y avait pas de courant. C’était le premier gros orage qu'il avait jamais vu. Les éclairs inondaient de leurs flashes de lumière toutes les pièces de notre maison, conférant aux cartons, pas encore déballés, des ombres angoissantes. Puis il a sauté et hurlé quand le tonnerre a grondé.
Il était déjà bien plus tard que l'heure du coucher quand il a été suffisamment calmé pour dormir.

Le matin suivant, je l'ai trouvé dans son lit, réveillé et souriant.
 

"J'ai regardé les éclairs par ma fenêtre", m'avait-t-il annoncé, tout fier.
 

Quelques matins plus tard, il m'a dit la même chose. 
"T'es bête...", lui ai-je répondu. "Il n’y a pas eu d'orage la nuit dernière, tu as rêvé !" 
"Oh..." 
Il semblait déçu. J'ai passé ma main dans ses cheveux et je lui ai dit de ne pas s’inquiéter, qu'il y aurait bientôt un autre orage.

Puis c'est devenu une habitude. Il me disait qu'il avait vu des éclairs par sa fenêtre au moins deux fois par semaine, alors qu'il n'y avait eu aucun orage. Je me suis dit qu'il devait s'agir de rêves récurrents, dûs aux souvenirs de la tempête du jour de notre arrivée.

En y repensant, c'est normal de culpabiliser. Tout le monde m'assure qu'il n'y a rien que j'aurais pu faire, je ne pouvais pas savoir. Mais je suis supposé être le protecteur de mon fils, et ces mots de réconfort sont inutiles. Je me vois revivre constamment ce matin-là : je prépare mon café, je verse du lait sur mes céréales, et je prend le journal du jour pour y lire en première page que les autorités locales ont mis la main sur un pédophile. Apparemment, ce mec choisissait des cibles jeunes (généralement des garçons), rodait autour de leur maison pendant un temps, et prenait des photos d'eux par la fenêtre de leur chambre pendant qu'ils dormaient. Quelquefois, il faisait plus que ça. Mon cœur a failli s’arrêter de battre quand j'ai fais le lien.




Au moment où mon fils m'avait dit ça, ça ne m'avait pas semblé être autre chose que le fruit de son imagination. Mais à la lumière de cette nouvelle, c'est devenu subitement la chose la plus terrifiante que j'avais jamais entendue.



Une semaine avant que le prédateur soit arrêté, mon fils était venu me trouver, vêtu de son pyjama.




"Devine quoi !"

"Quoi ?"

"Il n'y a plus d’éclairs à ma fenêtre !"

Amusé, je lui ai répondu : "Ah, c'est bien ! ça s'est finalement calmé, hein ?"

"Non ! Maintenant, ça vient de mon placard !"




...Je dois encore voir les photos que la police a recueillies.





Traduction : Kamus

Creepypasta originale ici.

lundi 25 avril 2016

No through road

Le 17 décembre 2008, quatre adolescents de 17 ans ont été retrouvés morts dans leur voiture à proximité d'une ferme abandonnée, à 15 km de chez eux. Cette vidéo est le contenu de la caméra que possédait un des jeunes hommes, présenté tel qu'il a été trouvé.

Si vous avez la moindre information concernant ces événements, prière de nous contacter via le lien donné en fin de vidéo.




Traduction : Nevermore, Clint, Tripoda

Publiée il y a longtemps, mais jamais traduite. Ses trois suites pourraient être sous-titrées elles aussi, un jour peut-être...

mercredi 20 avril 2016

bonnenuit.mid

Chers internautes, une musique circule sur le net : elle s’appelle bonnenuit.mid et est trouvable assez facilement. Mais ne la cherchez pas, et ne l’écoutez surtout pas. Vous sombrerez dans la folie ou mourrez. Et la deuxième solution est la meilleure, croyez-moi.

Je suis remonté le plus loin possible dans l’histoire de cette musique. Enfin, de ce fichier plus particulièrement. La musique en elle-même est une musique très ancienne. Assez mélancolique, douce et calme. Mais elle est néanmoins dangereuse. J’ai détecté des fréquences étranges, inaudibles, mais qui auraient une incidence sur le cerveau.


Voici la musique en question. J’ai pris soin de retirer toutes les fréquences néfastes, mais faites attention quand même, évitez d’écouter ça avec un casque : http://sd-2.archive-host.com/membres/up ... nenuit.mid

Vous l’avez sans doute reconnue. Cette musique est une des plus connues du paysage audiovisuel français. Pour les plus jeunes, ou même ceux qui ne connaîtraient pas, c’est la musique de fin de Bonne Nuit les Petits, un programme court suivant les aventures de Nicolas et Pimprenelle, frère et sœur, qui reçoivent
chaque soir la visite du Marchand de Sable et de Nounours, son acolyte. Ils se racontent des trucs, puis ils se couchent, Nounours éteint la lumière, et ils repartent dans le ciel. 

En remontant le long de l’histoire du fichier, je suis arrivé au post sur un site de streaming d’une vidéo contenant cette musique. Elle avait été posté par un utilisateur appelé « claydu » (le créateur de l'émission s'appelait Claude Laydu). La description du fichier était la suivante :

journal a idées 25 juillet 2011
episode de bonne nuit les petit
se brosser les dents
nicolas et pimprenelle chantent
nounours méchant
méchant nounours
eteint la lumiere
couteau nounours faché
marchand qui allume l’étoile des enfants
NOUNOURS FACHÉ
etoile brule fait fondre enfants
PAS CONTENT
NOUNOURS ÉCHELLE
POM POM POM POM
nuage s’envole
bonnenuit.mid
fin
La vidéo a été postée le 25 juillet 2011, soit 4 jours avant la mort de Claude Laydu. Elle consistait juste en un écran noir, accompagné par la musique. Mais en la regardant plusieurs fois (son coupé, bien entendu), j’ai distingué de petits flashes. Avec un peu de patience, j’ai réussi à stopper la vidéo sur ces images furtives : tout ce qu’on voyait était des photographies d’un corps mutilé. À côté de ce corps, deux poupées, le visage fondu. Sur une des photos, on distinguait clairement un pyjama bleu et un pyjama rose. L’habit habituel de Nicolas et Pimprenelle. Et la dernière photo a été celle qui m'a fait prendre conscience de la rage et de la puissance contenue dans ce fichier son : le visage du corps mutilé, déformé par la colère, était clairement visible. Et il s’agissait de celui de Claude Laydu.



lundi 18 avril 2016

Les nains de jardin

Aujourd'hui, j'étais en visite chez mon grand-père qui habite à Gräfenroda, un petit village devenu célèbre pour ses céramiques - enfin, plus pour très longtemps, car plus aucun nain de jardin fait-main n'en sort. Mais il y a 10 ans, des centaines y étaient encore fabriqués chaque semaine.

Chacune des maisons en a un, voire même plusieurs. Même dans les immeubles récents, on peut voir sur les balcons ou à travers les fenêtres les petits nains de jardin. Il n'y en a pas deux pareils. Des plus petits, des imberbes, des maigres...
Je les aurais certainement trouvés mignons si mon grand-père ne m'avait pas raconté sa jeunesse. Il s'occupait de l'usine avec son frère. Je sais qu'il est atteint de la maladie d'Alzheimer maintenant, mais ce qu'il m'a dit m'a fait froid dans le dos.

D'après lui, Gräfenroda a en réalité commencé à faire des nains de jardin à partir du XIVe siècle, pendant l'épidémie de la Peste Noire. Le village voisin avait été l'un des premiers contaminés. Hommes, femmes, et enfants étaient tous morts très rapidement.

C'était une époque où l'on croyait encore aux loups-garous et à divers démons, donc rien d'étonnant à ce que certains croient qu'il y avait des farfadets dans la forêt. Mais ce qui était inquiétant, c'est qu'ils étaient persuadés qu'ils les protégeaient de tout mal. Par peur que la peste ne décime le village, ils les auraient attrapés pour les disperser autour du hameau, les attachant aux chênes en lisière de la forêt. Les semaines passèrent et le village fut épargné par l'épidémie, tandis que les farfadets brûlaient au soleil.
Ne supportant plus leurs cris et leurs pleurs, les villageois décidèrent de couler de la chaux mélangée à de la cire pour les pétrifier. Les semaines devinrent des années, et le village ne fut jamais atteint par la peste.

Depuis ce jour de bénédiction, les villageois capturent les farfadets pour en faire des nains de jardin servant à protéger leurs maisons. Au fil des époques, ils améliorèrent la production et leur solidité en ajoutant un enduit à base de céramique, et une cuisson au four. D'après mon grand-père, c'était bien plus long et bruyant, mais le résultat était au rendez-vous, les nains avaient meilleure mine comme ça.



 

D'après lui, la chasse était la partie la plus compliquée, étant donné que le gibier a commencé à se faire rare à la fin des années 80. C'est à ce moment de son récit, et devant mon incrédulité, qu'il m'a proposé de faire un tour dans sa cave, qu'il avait aménagée comme une vraie cabane de chasseur. 

La pièce comportait tout un attirail pour la chasse et le piégeage. De petits pièges à ours rouillés, des cages... D'après lui, elles servaient à emprisonner les jeunes farfadets qui, de peur, appelaient leur congénères. Rien de plus fort que l'instinct maternel. Suspendu au plafond, il y avait une sorte d'armature métallique avec des systèmes d'étaux et de vis, un merveilleux appareil qui servait à casser les os et disloquer les articulations, permettant d'immobiliser l'animal et de lui donner la position adéquate avant la cuisson.
Papy fut tout fier de me montrer son chef-d’œuvre. C'était une sorte de filet en fils de cuivre. Il le dissimulait à proximité de la source, au cœur de la forêt, et le branchait à un générateur. Il n'avait plus qu'à ramasser les farfadets assommés.


Il n'arrêtait pas de me vanter les mérites de son invention. Les dernières années, la mairie avait fait construire un barrage plus haut sur la rivière. Les farfadets restants, pour s'abreuver, étaient donc obligés de se rendre à la source, où le piège mortel les attendait. Ce furent les plus grosses années de production de l'usine, mais aujourd'hui, cela fait près de 7 ans que les habitants n'ont plus vu un seul farfadet.






Malgré tout ce que mon grand-père m'a montré, je n'aurais peut-être pas cru à cette histoire si je n'avais pas pensé à regarder de plus près ces céramiques. À bien y regarder, le sourire de ces nains de jardin semblait un peu forcé. Ils avaient plutôt l'air d'être crispés dans la douleur.