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lundi 25 mars 2013

L'Ange

Depuis quelques temps déjà, j'ai ce sentiment d'être observé. Vous savez, ce moment où vous sentez une présence dans votre dos, vous vous retournez et ne voyez rien.


J'ai ressenti ce moment pour la première fois il y a de cela un mois, en passant au Vatican lors d'un voyage scolaire. Mes amis et moi avons ri devant une statue d'ange qui semblait pleurer au milieu des statues joyeuses de petits anges potelés. "Celui là, il est moins bien payé", ai-je dit. "Il gagne pas le SMIC, le pauvre homme-pigeon!".
Ces blagues n'étaient pas drôles du tout, mais nous en avons ri de bon cœur. Mais la pièce où étaient présentées les statues n'étant qu'une étape de notre chemin, nous étions partis sans prendre le temps de regarder les statues plus longtemps.


Le soir, dans la chambre du petit hôtel où nous logions, nous passions en revue les meilleurs moments de la journée. L'espace d'un clignement de paupières, je crus voir une personne dans une posture étrange nous regarder de loin, mais il disparut aussitôt. Je ris moi même de ma bêtise: je m'étais fait peur tout seul! Nous nous sommes finalement couchés, épuisés par le voyage.


Vers 6h du matin, un hurlement nous réveilla. Un homme italien bedonnant avait fait irruption dans l'hôtel, hurlant dans sa langue: "le garde de nuit a fui avec une statue du musée! Sacrilège!"
Attirés par le bruit, la classe entière était au rez-de-chaussée en quelques secondes.


Le proviseur le fit asseoir, et il le poussa à raconter ce qu'il a vu. Voici à peu près ce qu'il a dit: "oui oui oui, monsieur! Ce matin, je vérifiais que tout allait bien, et dans la salle des statues, plus de statue pleureuse ni de garde! C'est un traitre! Un monstre!"


Il accompagnait son récit de grands gestes des mains, dont seuls les italiens ont le secret.
On lui demanda de se calmer, on demanda au groupe de se préparer et on le mena à un poste de "Polizei".


Alors qu'il parlait à toute vitesse devant le policier, je regardais par la fenêtre. Il pleuvait fort. Et en face de ma vitre, quelque chose attira mon attention: la baie vitrée de l'immeuble en face était flanquée d'une statue semblable à la statue disparue.
J'appelai mes amis pour qu'ils voient la statue, mais chose étrange, lorsque je me retournais à nouveau pour la voir, elle avait disparu, ce qui me valut de nombreuses moqueries de mes camarades. J'ai encore dû mal dormir.


Après que le policier eut fini de noter la version des faits de l'italien effrayé, il nous suivit jusqu'au lieu du vol. Effectivement, notre ange avait disparu. Je ne pus m'empêcher de faire remarquer à mon voisin de chambre le plus proche "de toute façon, elle était horrible, cette statue." et nous partîmes dans un fou rire, en songeant à remercier le garde pour ce qui l'a fait.
Le policier et le directeur nous ont regardé d'un œil mauvais. Le policier tapa son rapport sur son téléphone, et on est partis, décidés à se reposer encore un peu.


En partant, je remarquai un petit papier posé à terre. Je le ramassai et je l'examinai.
C'était écrit "Don't even BLINK!". Là, j'étais plié en deux. Vous vous souvenez de ce vieil épisode de Doctor Who, avec David Tennant, où il était question d'anges pleureurs? Les anges pleureurs, ces anges de pierre extrêmement rapides et malveillants qui vous tuent ou vous déplacent dans le temps! Ces monstres qui ne peuvent bouger que quand vous ne les regardez pas, même si vous clignez à peine des yeux, ils ont le temps de bouger!
C'est là que ça m'a sauté aux yeux: on voulait nous faire croire à une invasion d'anges pleureurs! Tous ici voulaient retrouver le gardien pour lui faire sa fête, mais moi je voulais le féliciter! Ce voyage ne sera pas si barbant qu'il en avait l'air, finalement.


Plus tard dans la journée, notre visite fut annulée, la police ayant quadrillé le périmètre pour chercher des indices, à la inspecteur Derrick.
Nous avons donc eu toute une journée libre pour visiter le petit quartier situé autour de l'hôtel, par groupe de deux ou plus.
Avec mes trois compagnons de chambre, nous avons passé une journée plutôt agréable, en mangeant plus de glaces que notre estomac le permettait et en racontant des blagues à faire boire de la vodka à un pape.


Au cours de l'après midi, nous avons tous reçu le même texto: "À l'hôtel. Tout le monde. Vite. Signé: le directeur." Bah voyons, que ça à foutre. C'est en traînant les pieds que nous sommes retournés à l'hôtel.


Sur place, on nous expliqua: le corps du garde a été retrouvé.


Il a été tué, sa nuque avait été brisée.


Personne n'a retrouvé la statue, ce qui nous mena à la conclusion suivante: un fou dangereux voleur de statues de balade en ville.


Le directeur nous ordonna de rester dans l'immeuble, sous peine de sanction. Il était à peine 16h... Super aprèm en perspective.


Alors que nous étions tous attablés dans le réfectoire pour discuter, je crus revoir la personne étrange d'hier soir, l'espace d'un battement de paupières. "Je sens que je vais me coucher plus tôt", j'ai pensé.


Après trois longues heures, nous sommes passés à table.
Le repas avalé, on est tous retournés à nos chambres.
En passant devant la porte d'entrée de l'hôtel, je la refermai. Bizarre, je l'avais fermée en rentrant, et j'étais le dernier à rentrer. Absorbé par mes pensées, je ne vis pas le temps passer que j'étais déjà dans ma chambre.


Quelques minutes plus tard, un cri nous ramena en bas.
La professeur qui était avec le groupe avait vu disparaître le directeur lorsqu'il est passé devant la porte d'entrée.
La porte était entrouverte, et devinez ce qui était là?
Un ange de pierre!
La prof hurla et referma la porte.


Quelques secondes passèrent et son téléphone sonna: le numéro du directeur: "comment ça, à l'hôpital?... Oui. ... Bien sûr. ... À tout de suite, monsieur le directeur."
Comme nous avions tous entendu, on s'est mis en route vers l'hôpital, ouvrant avec précautions la porte. Mais plus de statue. Ignorant cette énième bizarrerie, nous marchâmes une vingtaine de minutes avant d'arriver à l'hôpital.


On nous indiqua la chambre 12B. Mais ce qui nous attendait dans la salle nous coupa le souffle.
Le directeur était bien là, mais il semblait avoir pris vingt ans! Ses cheveux avaient viré au gris, et ses yeux s'étaient creusés dans son visage ridé.
Il prit la parole d'une voix faible: "ne vous faites pas attraper... *toux* il m'a eu moi... Et surtout ne..."
Il ne put finir sa phrase, car il s'est mis à tousser extrêmement fort. Puis il retomba sur son lit.
À côté du lit, un écran affichait un rythme cardiaque nul et hurlait.
Après avoir effectué une prière, nous fîmes une marche silencieuse jusqu'à l'hôtel.


L'ambiance aurait donné froid au zéro absolu, alors on est tous allés à nos chambres pour dormir.
Quelques filles étaient restées au rez de chaussée pour réconforter la prof. Nous nous sommes endormis, persuadés que tout ça n'était qu'un énorme cauchemar.


Vers deux heures du matin, nous fûmes réveillés par un bruit de pierre frottée sur un plancher.


Et là, j'ai fait la plus grosse bêtise de ma vie.


J'ai allumé la lumière.


Une statue d'ange se tenait dans l'encadrement de la porte, les bras vers l'avant, une expression démoniaque sur la visage.


Je sais désormais qui est le tueur du gardien.


Et il n'a pas volé de statue.

J'ai beaucoup aimé cette Pasta personnellement !

11 commentaires:

  1. Je suis un gros fan de dr who et je dit un gros OUI! A cette pasta de dieu.

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    1. entierement d'accord!^^ je suis fan aussi et elle m'a vraiment fait flipper celle la! XD

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  2. Juste un détail, "Polizei" c'est en allemand, en italien ça s'écrit "polizia" et ça se prononce "politsia" en mettant l'accent sur le deuxième i.

    Et sinon, toujours le même problème, faites gaffe avec les temps, ils sont trop mélangés, ça devient un gros n'importe quoi, c'est presque chiant à lire ... L'idée en tout cas est sympa.

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    1. Même plus besoin de faire de commentaire! Les autres le font à ma place. ^^

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  3. Elle est bien, cette histoire, mais le problème, c'est que la fin est prévisible dés le TITRE!! À la rigueur, pour les un peu lents, au deuxième paragraphe. Dans ces cas-là, il faut faire une fin impossible à prévoir. Par exemple:
    Mais, alors que je ne pouvais quitter mes yeux de l'horreur qui se trouvai devant mes yeux, un type arrive derrière le monstre, en débardeur et jean, Il avait l'air couvert de sang, et tenais un fusil dans les mains. Il posa le canon de l'arme sur la nuque de l'ange, et je l'entendis dire: «Swallow this». Il tira, et la tête de ce démon -oui, ça ne pouvait être que cela, un démon- explosa en morceaux.
    Je me suis alors évanouis. À mon réveil, toute la classe était autour de moi. Il y avait aussi des policiers. On avais retrouvé sous l'escalier les corps de la prof et des filles.
    Mais ce n'était pas le pire, car je savais que c'était fini.
    Le pire, c'est que je me suis pissé dessus.

    VB

    PS: En relisant, j'ai vu que ça faisait pas très creepy, mais il faut avouer que ça reste original :)

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    1. Pas bête mais ça a rien a faire sur ce site

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  4. C est un ange pleureur !!!!!!!!!!!!!! Yes ils existent ne clignez surtout pas des yeux .

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  5. J'étais mdr quand il était écrit :<>

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  6. J'étais mdr quand il était écrit :<>

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