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Vous l'avez remarqué, le site est à l'arrêt. Nous sommes toujours derrière, mais nous devons discuter de la suite et ne pouvons plus publier en attendant.

Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

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mercredi 17 juillet 2013

Maria: tel un bouton de rose

Coucou ma chérie ! Je ne comprends toujours pas pourquoi tu souhaites que je te parle via cet ordinateur, mais ce n'est pas grave, je ne t'en veux pas: tes désirs sont des ordres ma chérie. Il est temps que je te raconte ma journée.

Aujourd'hui je suis allée voir ton oncle en prison, nous avons parlé de toi et il est d'accord pour m'aider un minimum à condition que je le fasse s'évader. Bientôt, tu retrouveras ton joli nez et ta peau si douce, ne t'en fais pas. Ces médecins verront bien que je ne suis pas folle, et qu'il est possible de faire revenir ton ancienne beauté... ma rose... Dire qu'ils t'ont cru morte... dire qu'ils sont allés jusqu'à t'enterrer vivante ! Mais je vais bientôt leur prouver qu'ils ont eu tort.

Bientôt je te ferai les greffes nécessaires: ton oncle m'aidera de son côté, mais il nous faut des donneurs particuliers pour les greffes: des petites filles blondes qui te ressemblent. J'ai décidé de les trouver moi-même...

Et c'est ce que j'ai fait aujourd'hui. Après être allée voir ton oncle, je suis partie faire quelques "repérages" dans un parc voisin. Il y avait des enfants qui jouaient, comme toi avant ton accident. Puis, près d'un arbre, j'ai vu une petite fille blonde; elle te ressemblait énormément. Un réel coup de chance, surtout que l'enfant, tout seul, pleurait à chaudes larmes. Je l'ai donc approché et je lui ai parlé.

La pauvre petite avait perdu ses parents dans la cohue et était venue se réfugier ici. Je lui ai demandé si elle savait où elle habitait et elle m'a communiqué une adresse. Je me suis donc empressée de la ramener chez elle. Elle vivait dans une jolie petite maison avec sa mère et son père. Arrivée au seuil de la porte, je l'ai redonnée endormie (tout cela l'avait épuisée) à ses parents qui ne manquèrent pas de me remercier.

Mais il était temps que je saisisse ma chance et que ce soit moi, cette fois, qui les remercie... Cette petite fille avait de très jolies joues et un joli petit nez . Je suis donc entrée discrètement dans la maison. La maman préparait le repas de midi et le papa travaillait à l'étage.

Sur la pointe des pieds, je me suis approchée de la mère, toute excitée à l'idée de commettre mon premier crime. J'ai sorti mon scalpel de ma poche, me suis placée derrière elle et lui ai asséné un coup puissant dans la jugulaire. La pauvre femme s'est vidée de son sang rapidement. Son sang... il se glissa dans mes manches et coula tout le long de mes bras, qui frissonnèrent bientôt furieusement. L'excitation, l'amusement, la découverte de nouvelles sensations... ce premier crime fut sans doute une des choses les plus sensationnelles que j'ai pu faire de toute ma vie. J'ai rigolé en remuant le scalpel dans la plaie.

Il ne restait plus qu'à me débarrasser du père. J'ai tenté de prendre la voix de la mère et j'ai demandé à mon "mari" de descendre m'aider, ce que le brave homme a fait assez rapidement. Je me suis cachée. Le mari, arrivé en bas des escaliers, a remarqué le corps baignant dans le sang de sa jolie femme, s'est précipité paniqué sur elle; là, j'ai surgi derrière lui pour lui asséner le coup de scalpel qui lui serait fatal. Mon manque de précision l'a cependant tué sur le coup, car je lui ai percé le cervelet, me semble t-il.

Enfin, comme une chevalière qui finit sa quête, je suis montée jusque dans la chambre de la jolie petite fille (qui aurait sans doute été une bonne amie). Mon arrivée l'a réveillée un peu, mais je me suis approchée d'elle pour la rassurer. Elle avait un joli sourire... Alors, c'est tout en lui souriant que j'ai pris un doudou qui trônait près d'elle, et c'est tout en pensant au joli nez et aux jolies joues que tu allais avoir que je l'ai étouffée avec comme j'aurais pu le faire avec un coussin.

Soudain, l'horreur ! Après qu'elle ait expiré pour la dernière fois, je me suis rendu compte que ma pression sur son visage avait été trop forte et que je venais de briser son nez. Déçue, j'ai été contrainte de ne partir qu'avec ses joues. Ceci allait être une opération plus que délicate, mais j'ai réussi, à mon grand étonnement. Il faut dire que son sourire qui apparaissait quand je lui ai tiré les joues était encourageant, tout comme l'espoir de te voir avec...

L'extraction faite, je me suis empressée de lui ouvrir la bouche et de lui déposer une rose délicate à l'intérieur. Je me suis mis du rouge à lèvre et je lui ai laissé un baiser rouge sur le front, comme tu appréciais que je te fasse.

Voilà: ma journée s'est passée ainsi. J'ai décidé de ne partir à la "chasse aux donneuses" que de temps en temps: les policiers sont sur les nerfs.

*4jours plus tard* Me revoilà ma chérie ! Désolée de t'avoir abandonnée si longtemps, mais je vois que tu apprécies la nourriture que je t'ai laissée ! Tu me rend heureuse et je comprends que tu ne m'en veuilles pas. Ton oncle a réussi à s'enfuir, je suis contente. Je pense que, bientôt, il nous rendra visite. Je suis allée au parc et j'ai vu une petite fille intéressante mais, au moment où j'allais discuter avec elle, un homme étrange est venu lui parler. Elle a hurlé lorsqu'elle l'a vu et je peux la comprendre. Il me semble l'avoir remarqué dans la prison de ton oncle.

Bref, aujourd'hui je n'ai donc rien à t'apporter mais ne t'en fais pas. Bientôt tu auras à nouveau ta jolie peau et ton joli visage... ma rose.

mardi 16 juillet 2013

Les larmes par le sang

«   Dégage !                 
   - T'as pas ta place ici, le pauvre !
   - Barre-toi! Et va t'acheter des muscles, tapette !
   - Allez, retourne chez ta mère, c'est la seule femme qui t'aimera... »



Ces mots... Ces insultes... J'en avais assez... Plus... Qu'assez... Heureusement... je l'ai trouvé... A moins que ce ne soit... lui... qui m'ait trouvé?... Mon seul ami... Il faut que je remette mes idées en place... que je me souvienne de ma vie... avant de le rencontrer... et de tous les bienfaits qu'il m'a apporté... De comment il a changé mon existence... Alors, je saurai ce qu'il me reste à faire...


Un jour, je suis né. Depuis, ma vie n'a été que souffrances. Mon père est mort lorsque j'avais deux ans, me laissant seul avec ma sœur, alors âgée de 8 ans.. Ma mère, « technicienne de surface », comme on doit les appeler, n'a pas réussi à m'offrir une enfance joyeuse avec son seul salaire. « L'argent ne fait pas le bonheur »... Ah! C'est bien un proverbe de riches! J'ai du mal à savoir comment être heureux lorsque l'on ne peut même pas avoir de chaussures à sa taille! A l'école maternelle, j'étais trop timide pour me faire des amis, et, malgré la maîtresse qui m'encourageait à « aller jouer avec mes petits camarades », je restais dans mon coin. Personne ne m'approchait. Ça n'avait pas trop l'air d'inquiéter ma mère, bien qu'elle ai été plusieurs fois convoquée chez l'institutrice pour parler de mon asociabilité. Elle préférait regarder ses jeux à la télévision, en rêvant de décrocher le million un jour, elle aussi.
En primaire, j'ai décidé de vaincre ma timidité, et je suis allé vers les autres. J'ai réussi à me faire un ami au CP. Il s'appelait Pierre. Tous les autres enfants refusaient d'entrer en contact avec moi. Ils me bousculaient et m'éclaboussaient de moqueries: « Bigleux! », « Gros tas! ». Que les enfants sont cruels. Il ne fait pas bon avoir un physique ingrat en société, et ce dès l'enfance... Au cours de l'année, Pierre a déménagé, et je me suis retrouvé seul. Un jour, je crois que j'étais en CE2, ma mère a été convoquée par l'institutrice. Elle pensait que j'étais surdoué. Ma mère a ri, ne l'a pas cru une seconde. Raisonnement stupide: « Mon fils, surdoué? Avec de si mauvaises notes? ». La professeur a bien tenté de lui expliquer, mais ma mère a toujours été bornée. Nous sommes rentrés à la maison, et, en voyant mon bulletin scolaire exécrable que l'on venait de recevoir par la poste, elle m'a frappé.


Je suis bien supérieur à toi maman, tu l'as vu aujourd'hui...


Je venais d'entrer au collège lorsque ma sœur s'est fait violer. Elle avait 16 ans. Voilà ce qui arrive lorsque l'on part faire son jogging, un soir d'hiver, dans les bois. Je me souviens exactement de la date: on était le 23 décembre. Juste avant Noël donc; cette fête hypocrite où les riches célèbrent la joie d'être en famille tandis que les SDF crèvent de froid dans des cartons ! Après enquête, un suspect a été arrêté. Une vieille pourriture de la soixantaine, qui a été reconnue innocente après jugement. J'étais sûr que cet homme était coupable, je le voyais dans ses yeux au tribunal ! Et ils l'ont relâché... La justice est bien à l'image de notre société.


C'est pourquoi il vaut mieux la rendre soi-même.


Me voici donc arrivé au jour où je l'ai rencontré. C'était avant-hier. J'étais parti me recueillir sur la tombe de mon père, après le lycée. Le cimetière est sans doute le seul endroit où je me sens à l'aise: les vivants ne me comprenant pas, je n'ai qu'à me tourner vers les morts. C'est alors que je l'ai vu. Ce collier en argent, sur une tombe voisine de celle de mon père. Un rubis y était accroché en pendentif. Que faisait un objet aussi précieux ici? Le rouge sanguinolent de cette pierre précieuse pénétrait ma pupille et s'incrustait dans mon âme. Il me fallait ce collier, je le savais. J'ai tout de suite saisi le bijou et l'ai accroché autour de mon cou. Le rubis pesait lourd. C'est alors qu'un gardien du cimetière m'a interpellé:
« Eh ! Toi, le pilleur de tombes ! »
Je me suis retourné, pris d'un sentiment de panique. J'ai alors vu l'homme qui se dirigeait vers moi se tenir la poitrine... et tomber par terre. Je me suis approché, effrayé. Il ne respirait plus. Choqué d'avoir assisté à la mort d'un être humain, j'ai couru jusque chez moi, sans réfléchir. Mon collier était si léger, tout à coup...


Ma sœur était partie vivre à Paris avec son copain. Ma mère, quant à elle, regardait toujours la télé et elle ne faisait guère attention à moi. Je me suis enfermé dans ma chambre, hanté par le souvenir de la scène à laquelle je venais d'assister. J'ai caché le rubis sous mon T-shirt avant de descendre dîner: il ne fallait surtout pas que ma mère remarque cette pierre précieuse autour de mon cou, car je suis sûr qu'elle aurait voulu la revendre.
Je n'ai pas retiré le collier lorsque je me suis couché.


Le lendemain, je suis allé en cours, comme d'habitude. J'étais horriblement fatigué parce que j'avais très peu dormi à causes de nombreux cauchemars. Dans le bus, je somnolais, mais j'étais toujours ramené à la réalité par un choc. C'était comme si, voyant que je m'endormais, mon corps m'envoyait une décharge électrique pour me maintenir éveillé. C'est lors du repas au self que j'ai commencé à vraiment me poser des questions. Je mangeais seul à ma table, comme d'habitude. Le plat baignait dans l'huile, si bien que j'ai malencontreusement taché le vêtement d'un gars de la table d'à côté lors d'un mauvais coup de fourchette. Ce crétin a commencé à me chercher: il s'est levé et m'a bousculé. Je suis tombé de ma chaise, et ça l'a fait rire. Il faisait le fier devant sa copine. Je me suis relevé sans rien dire, mais il m'a poussé à nouveau et je me suis encore retrouvé sur le sol. Il m'a ensuite donné un violent coup de pied dans la jambe en m'insultant: « Allez, défends-toi si t'es un mec! » Je sentais la rage prendre possession de mon corps au fur et à mesure de ses coups. J'ai tenté de me remettre debout, en le regardant dans les yeux afin de lui faire comprendre qu'il ne m'impressionnait pas.
Il a mis ses deux mains sur son cœur, et il est tombé à terre. Sa copine a hurlé et s'est précipitée sur lui: il ne respirait plus, je le voyais bien. Tout le self a commencé à s'attrouper autour du corps, et j'ai couru pour sortir du lycée, paniqué et en pleurs. Mon collier me semblait bien moins lourd que d'habitude.



Qu'est-ce que j'étais sensible, à l'époque...


Je marchais dans la rue, plongé dans mes pensées. Ces deux morts... depuis que j'avais trouvé ce maudit collier! Il était la cause de mon malheur ! J'ai voulu l'arracher, quand une voix a retenti, pas seulement dans ma tête, mais dans tout mon corps. J'ai d'abord eu un sursaut, mais cette voix était rassurante. Une voix de jeune homme, une voix douce... une voix d'ami.
« Ne fais pas ça ! Nous pouvons accomplir tant de choses, toi et moi... »
Je restais sans rien dire. Ce collier me parlait?
« Je sais que tu as souffert toute ta vie, mais écoute-moi: je te permets de prendre ta revanche... Ensemble, nous vengerons les larmes par le sang. »
La vengeance...


Je connaissais son nom par cœur, et il m'a été facile, grâce à internet, de retrouver sa trace. Ce salopard n'habitait pas bien loin, en réalité. Une ruelle, avec deux habitations. Je n'avais qu'à l'attendre sagement devant chez lui. Bientôt 20h: il ne devait pas tarder à rentrer de son travail. Il est arrivé en marchant avec sa sacoche de bureau à la main. En me voyant le fixer, il m'a salué avec un petit air inquiet.
« Alors, pas trop dure la journée? »
Il m'a regardé d'un air incrédule. Je pouvais apercevoir chaque ride de son visage pourri par le temps et le crime.
« Je vous demande pardon, on se connaît?
   - Excusez-moi, c'est que je m'inquiète pour vous, monsieur. Cela doit être très fatiguant comme travail de violer des jeunes filles. »
Je crois que je ne me suis jamais senti aussi puissant et heureux qu'au moment où cet homme est tombé raide sur le trottoir. Un sentiment d'extase me parcourait tout le corps, et mon collier ne pesait plus rien. Je souriais lorsque je me suis penché sur le cadavre et que j'ai effleuré sa peau transpirante de mes doigts. Je devais à présent encore plus faire souffrir ses proches, comme il m'avait fait souffrir en déshonorant ma sœur. J'ai pris les ciseaux à bouts pointus que j'ai toujours dans mon sac, et je lui ai crevé les yeux. Sa famille ne pourrait plus jamais croiser son regard pour lui dire « Adieu ». J'ai ri.


Voilà, ma sœur, tu vois? Je suis un mec bien. Je t'ai vengé...


Les morts suffisaient pour ce jour-ci. J'ai donc décidé de rentrer chez moi, et sur la route, je souriais toujours.
« Félicitations, mon ami. Tu vois tout ce que nous pouvons réaliser? Et ce n'est qu'un début.
- Comment ça, un début?
- Tous ceux qui t'ont fait souffrir ne doivent pas rester impunis. Repense aux enfants qui t'embêtaient à l'école...
- Ils ne méritent pas la mort.
- Tu penseras différemment, bientôt, je te le promets. »


Mon ami, j'avoue avoir été méfiant lorsque tu m'as dit cela. Je te demande pardon. Tu m'as ouvert les yeux.


Le lendemain matin, lorsque je suis descendu prendre mon petit déjeuner, ma mère était toujours devant sa télé, et moi, je gardais toujours mon ami collé contre mon torse. Dès qu'elle m'a vu, elle m'a parlé: c'était la première fois depuis bien des matins. Elle m'a dit qu'ils avaient montré une photo de moi aux infos. Penché sur un cadavre. Cette photo avait été prise par la femme du vieil homme mort, qui regardait par la fenêtre de la maison. Ma mère avait les larmes aux yeux en me demandant si j'avais tué cet individu. J'en ai été presque ému. Pourtant, c'est en souriant que j'ai répondu que j'avais tué le violeur de ma sœur. Elle m'a longtemps regardé, sans rien dire. Puis elle a prononcé une phrase, une seule, qui m'a transpercé comme un poignard.
« J'appelle la police. »
Mon ami a alors hurlé dans mes entrailles:
« Tue cette garce !
- C'est ma mère !
- Tu veux finir en prison ? Espèce de lâche, les autres avaient peut-être raison en te traitant de couille molle... »


J'ai tué ma mère. Lorsqu'elle est tombée sur le sol du salon, à côté du téléphone, j'étais d'abord trop choqué pour faire quoi que ce soit. Puis j'ai reçu comme une nouvelle décharge électrique, d'abord douloureuse, mais vite incroyablement agréable. J'observais le cadavre, et je riais. Je riais lorsque je lui arrachais les vêtements. Je riais lorsque j'ai pris le couteau de cuisine et que je lui ouvrais le ventre. Je riais lorsque je léchais son ventre couvert de sang, tandis que mon ami me disait:
« En te nourrissant, tu me nourris... En me nourrissant, tu me rends plus fort, et tu me permets de t'aider dans ta soif de vengeance. A nous deux, nous créerons une société parfaite et juste, éliminée de toute vermine. Mais nous ne pourrons réaliser notre rêve qu'en faisant couler le sang... J'espère que tu comprends cela, à présent?
- Oui, je comprends...
- Tous ceux qui ne sont pas tes amis sont tes ennemis... et garde bien en tête que je suis ton seul ami.»


Voilà où j'en suis à présent... Tout ce monde est rempli de parasites qu'il faut éliminer... Tous. Ils méritent tous la mort; tous, sans exception. Je sais maintenant ce qu'il me reste à faire: tuer tout ce qu'il est possible de tuer.

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  Je vous entends penser derrière votre écran: « Cette histoire est totalement fantaisiste, une telle chose n'arrivera jamais ! » Certes, il est rare de nos jours de tomber sur un collier possédé par un démon assoiffé de sang. Mais un fusil d'assaut est presque aussi efficace qu'un artefact magique. Combien de révoltés contre la société, dans la réalité? Combien de révoltés qui, du jour au lendemain, n'en peuvent plus et, bien malheureusement, passent à l'acte, massacrent des innocents de sang froid? Pensez-y...
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Note de l'auteur: Cette creepypasta ne reflète pas mon point de vue sur notre société et n'a aucune visée politique. De plus, je ne cherche en aucun cas à justifier ou à minimiser les crimes commis par des sociopathes.

Auteur: Hypnomalade

Le vainqueur du 3ème concours creepy (tags: artefacts et morts) est le brillant Hypnomalade, déjà auteur de la magistrale creepypasta Adieu.

samedi 13 juillet 2013

Ma sucrerie

Début 2013, nous avons retrouvé un petit carnet appartenant au tueur en série Tom Greg, qu'on recherche depuis des mois. Il s'est évadé, et tous les indices sont bons pour le retrouver. Après quelques semaines d'intenses recherches, un coup de fil anonyme nous demanda de chercher près d'un vieux hangar, comme la première fois qu'on avait retrouvé ce dangereux criminel. On y était allé, mais rien d'intéressant. Le vieux hangar était en désordre, il y avait de la nourriture, comme si quelqu'un avait squatté ici quelques temps. On savait tout de suite que c'était lui. Pourquoi ? Les murs étaient tapissés de sang, ou plutôt de mots écrit à partir de sang. "Candy". Cela ne nous étonnait même plus à force. On savait que ce type était un grand malade. Bref, fin de la parenthèse, nous avons donc trouvé un petit carnet. Il n'y avait rien de très important, mis à part quelque chose qui nous dérangea, mais je vous en parle après. Tom Greg racontait, dans un premier temps, la vie qu'il menait en prison.

"Enfin, chère sœur, je suis sorti de cet enfer. Je n'en pouvais plus, et la seule source de réconfort que j'avais était d'entendre ta voix, qui me disait tout le temps d'écrire mon surnom. Je sais à quel point il compte pour toi, et il compte aussi énormément pour moi, sois-en sûr. Je ne sais pas par où commencer...
Les prisonniers me regardaient comme si j'étais une bête sauvage. D'autres étaient mal à l'aise, mais certains me dévisageaient, m'insultaient de monstre. Ce sont eux les monstres, ce sont eux qui tuent pour le plaisir, moi, je tue... Pour toi. Tu le sais n'est-ce pas ? Les nuits, c'est pareil, je n'arrivais pas à dormir, trop de choses me préoccupaient. Toi, arracher ma peau avec mes ongles pour écrire mon doux surnom et le fait qu'un des prisonniers chantait en pleine nuit, des poèmes assez morbides... Je ne l'aimais pas, il me faisait un peu peur, je te l'avoue... Mais c'est grâce à lui que j'ai pu m'enfuir, je t'expliquerai cela après.

Comme je te l'ai dit, je ne pensais qu'à toi, et à la chose à laquelle tu tiens tant. Une fois, des prisonniers m'ont agressé, et m'ont cassé le nez. Et la seule chose que j'ai fait sœurette, c'est ce que tu m'as dit de faire, écrire, à partir de mon sang, mon surnom. C'est vrai, tu pourrais penser que je t'en veux car c'est toi qui me demande d'écrire Candy avec du sang autre que le mien, et que c'est pour cette raison que je suis en prison, mais non. Je ferais tout pour te faire plaisir, quitte à me sacrifier... Et puis, je suis sorti de cet enfer, c'est le principal. Comment, me dis-tu ? C'est très simple !

Te rappelles-tu du prisonnier dont je t'ai parlé ? Et bien, il avait préparé une évasion, je ne sais pas vraiment comment, mais j'en ai profité. J'ai tué un des policiers, et je me suis habillé comme lui. Avec toute cette agitation, je suis passé inaperçu, et j'ai réussi à quitter cette prison. Avec le seul désir en tête de te faire plaisir. Le premier innocent que j'ai vu, je lui ai arraché la gorge avec mes propres dents, et j'ai écrit sur un mur "Candy". Je te sentais joyeuse."

Ceci est la fin de la première partie. Il ne nous apprend pas grand-chose, on avait effectivement vu le corps du jeune homme s'étant fait arracher la gorge. Par contre, il nous a appris quelque chose à propos de sa libération. La deuxième partie est beaucoup plus inquiétante.

"Je ne sais pas ce qui se passe ma sœur. Je t'ai vu... Je t'ai vu hier ! Co... Comment fais-tu pour me parler, pour être dans ma tête alors que tu es... Vivante ? Tu ne sembles pas comprendre... Hier, je longeais les rues, dans l'ombre des personnes, quand je t'ai vu dans un parc... Les mêmes yeux, les mêmes cheveux en couettes... C'était toi, je te l'assure ! Tu étais là devant mes yeux... Pourquoi ne me crois-tu pas ? Tu es vivante ma sœur, pourquoi je te sens... Bizarre... ? Je ne voulais pas te froisser ma sœur... Ne t'inquiète pas, je ferai tout pour prouver que c'était bel et bien toi ! Mais je dois me coucher... Regarde, pour que tu t'endormes bien... Candy (Ce mot est écrit avec du sang)... Dort bien ma sœur, et fais de beaux rêves...

Aujourd'hui, je t'ai revu ma sœur! Tu étais dans ce même parc, toujours si souriante ! Je voulais te parler, mais une femme est venue te chercher... Ce n'est pas grave, j''essayerai la prochaine fois... Pendant ce temps, bonne nuit sœurette, je t'aime très fort...

Je t'ai parlé ma sœur aujourd'hui, je t'ai parlé ! Tu marchais seule dans la rue, quand je me suis approché de toi... Je t'ai demandé si tu me reconnaissais, mais tu pleurais... Sûrement le choc de m'avoir revu... Quand la femme, accompagnée d'un homme, sont venus et m'ont crié dessus... Qui sont-ils, et pourquoi te prennent-ils... ? Je sais quoi faire et ensuite, tu auras tout le temps pour me prendre dans tes bras, promis...

Voilà, ce soir, tu es maintenant complètement à moi. Je me suis introduit chez les personnes qui te retenaient prisonnières, et je les ai égorgées, ils n'ont pas eu le temps de crier. J'ai mis quelques pièces dans leur gorge, je ne sais pas pourquoi, je trouvais cela d'une beauté... Je suis allé dans ta chambre, je t'ai réveillé. Tu as crié de toutes tes forces, mais cela venait de la joie de me voir, tel un prince charmant, te libérer de tes chaînes. Je t'ai planté le couteau dans le ventre, et là, je t'ai entendu dans ma tête, tu me disais que tu étais contente... J'ai pris ton sang, et j'ai écris doucement "Candy", avant de te prendre dans mes bras."

On ne savait pas pour ces meurtres. En ayant lu cela, on a tout de suite cherché dans le voisinage, avant de trouver les corps. On ne voulait pas alerter le voisinage, mais il était trop tard. Maintenant, on est au point mort, on ne sait pas où il peut bien être. Et après tout, ce type souffre déjà beaucoup, il est victime de sa propre folie.

Suite de l'histoire de Candy. Episode précédent ici.

Sur le fil du rasoir

Rapport du Commissaire Henry Marchand au 36 quai des orfèvres, le **/07/2013.
 Détenu n°8502 de la prison
** ** ******
Le prisonnier 8502 a été arrêté le *8/06/2013 après des mois et des mois de recherches désespérées, alors qu'il tentait de fuir les lieux de son crime.
Il venait d'assassiner un jeune garçon de 15 ans en lui tranchant profondément la gorge, son "travail" a été, semble t-il, stoppé par l'arrivée de nos agents après un étrange coup de fil anonyme.

Lors de son arrestation et de son transfert à la prison ** ** ******, nos agents ont été surpris de la réaction du criminel: un léger sourire de mépris sur ses lèvres, il s'est mis à fixer l'un des agents avec des yeux d'une couleur bleu-acier, incroyablement perçants, et puis à lui parler. D'après ce qu'on m'a rapporté dans divers rapports voici ce qu'il disait :

"Vous avez une jolie famille n'est ce pas... une femme , 3 beaux jeunes enfants ... insouciants et naïfs, qui n'écoutent pas leur cher papa quand il leur demande de ne pas parler aux inconnus... j'espère que tout va bien à la maison..."

Les tirades ont continué jusqu'à la prison sur d'autres agents.

Voici maintenant les effets personnels de l'homme en question:
-4 rasoirs de barbier en argent, dessus étaient gravées deux initiales: "M.L"
-un veston de cuir
-un pantalon de velours
-une chemise blanche, tachée de sang.

L'homme a été transféré dans une cellule spéciale aux murs capitonnés, et une camisole de force lui a été mise. L'identité réelle de ce criminel reste cependant assez obscure; lors de l'interrogatoire, l'homme semble s'être mépris de certaines de nos questions, voici un léger passage de l'interrogatoire auquel j'ai participé:
"Policier: Nom, prénom?
Prisonnier: Jimmy DESPERINI, mais appelez moi Jim... Razor Jim.
Policier: Profession ?
Prisonnier: *large sourire* boucher... chirurgien... et barbier!
Policier: Âge?
Prisonnier: *rigolant* 157 ans.
[...]"

Durant les quelques jours de son incarcération, Jim (puisqu'il faut le nommer ainsi), a été un personnage étrange, provocateur voire moqueur, et parfois assez effrayant.

Chaque nuit, il lui arrivait de pousser la chansonnette sur un air assez lugubre, qui avait semble-t-il, le pouvoir de rendre "fou" les prisonniers alentour, qui suppliaient qu'on le fasse taire.

Il est certain qu'il avait un don pour rendre mal à l'aise les personnes qu'il croisait. Lors des balades, il lui arrivait de fixer avec ses yeux perçants et son large sourire certains prisonniers, voire même les gardes qui l'escortaient.

Chaque nuit (durant trois nuits) toute personne que Jim avait fixée était prise de panique et de crises d'angoisse sévères. Sur trois jours nous avons déploré 2 démissions de garde pénitencier, 5 demandes de mutation et 6 suicides de prisonniers.

Un jour, alors qu'un des prisonniers s'était suicidé en se frappant la tête contre les murs, sa femme a été conviée dans les locaux de la prison pour récupérer les effets personnels du père de famille. Alors qu'elle traversait la cour, Jim lui a crié:

"Passez le bonjour à votre petite fille, et dites-lui que quand je sortirai, elle pourra rendre visite à son papa... beau privilège n'est ce pas..."

Son don pour mettre mal à l'aise les personnes était indéniable, tout comme son don pour les poèmes. Lors de ses moments de détente, il demandait un cahier et un stylo et écrivait des poèmes morbides, qu'il n'hésitait pas à chantonner la nuit venue.

Voici un des fameux poèmes:
"De belles larmes sur ta joue scintillent
Tu m'appartiens désormais jeune fille.
Ce rasoir tel un sculpteur
Va faire disparaître ta peur.
En faisant apparaître sur ton visage un si beau sourire
Dommage que tu ne puisses plus désormais en rire."

Un jour, à notre grande surprise, quelqu'un a obtenu le droit de lui rendre visite, une certaine Maria, personne ne sait ce qu'il s'est dit lors de leur entretien, les gardes qui surveillaient racontent que Jim et Maria ont discuté et rigolé pendant près de 30 minutes avant que Jim ait demandé à regagner sa cellule.

2 jours avant son évasion, Jim aurait demandé à visionner le film "Le silence des agneaux". Et c'est ainsi que j'en arrive au récit de sa spectaculaire évasion, qui ressemble à l'évasion d'Hannibal Lecter dans "Le silence des agneaux".

Lors du repas de midi les deux gardes en charge de le nourrir entrent dans sa cellule, un troisième se place devant la porte pour surveiller, étrangement à cet instant la caméra de la cellule de Jim se serait arrêtée.

Au bout d'un quart d'heure le troisième garde, inquiet, regarda à l'intérieur de la cellule et découvrit le massacre. Un des gardes était décapité, ses mains portaient des traces de morsures comme celles d'un requin. Le deuxième portait des blessures au visage, et les mêmes blessures aux mains, mais il respirait encore.

La bouche d'aération était ouverte. Jim semblait s'être enfui par ici. L'alerte est donnée, les portes barricadées, on laisse sortir l'agent gravement blessé, il est placé dans une ambulance. La bouche d'aération est fouillée et l'on découvre le corps du deuxième agent, son visage semble avoir été coupé par une fine lame, il porte lui aussi des morsures. L'homme qui est sorti était donc Jim.

Jim a réussi à s'enfuir comme Hannibal Lecter, en se faisant un masque avec le visage du garde et en prenant ses habits. Avec ce que nous venions de voir nous avions compris qu'avec Jim, même l'impossible devenait possible.

Quelques heures plus tard, on découvre l'ambulance qui était chargée du transport de "l'agent", sur le bord de la route. Tout le personnel médical est retrouvé assassiné, le deuxième massacre de la journée.

L'alerte rouge vient d'être lancée, les postes de police de France doivent rester silencieux sur cette affaire. Jim est un homme réellement dangereux, on sait maintenant qu'il ne s'attaque pas qu'à des enfants sans défense.

Un avis de recherche est lancé à l'encontre d'une certaine Maria. Nous ne savons toujours pas comment Jim a réussi à se détacher de sa camisole et à trouver une lame, mais cette Maria doit y être pour quelque chose.

Ce rapport doit être transmis à tous les postes de police de France.

M. le Préfet, mes salutations les plus distinguées.

3ème partie du feuilleton sur Razor Jim. Episode précédent ici.

vendredi 12 juillet 2013

Tableaux humains

Il avançait dans ce couloir sombre. Sombre et froid. Comme si la Mort en personne y avait élu domicile. Au fait, pourquoi était-il ici ? Ah oui, une banale histoire. Enfin... banale pour un film d'horreur. Adepte de petites histoires effrayantes, il s'était inscrit sur un forum quelques jours plus tôt. Un forum pas très actif en fait. Il commençait à se demander pourquoi il s'y était inscrit, quand il a reçu un MP. MP qui, apparemment, était destiné à plusieurs personnes. Des personnes amateurs de ces histoires, puisque c'en était le sujet. Un individu, anonyme bien sûr, expliquait qu'il faisait parti de ce même forum, et qu'il était sur la piste d'une légende urbaine, qui avait toutes les chances d'être vraie. Idiot comme il était, il a, à la vu de ce message, bêtement suivi les coordonnées, se disant qu'il y aurait d'autres personnes comme lui, et qu'il n'avait rien à craindre.

Pauvre être. Si futile, et pourtant si amusant. Quoi qu'il en soit, il était arrivé devant ce grand hangar, qui se trouvait au centre de la ville. Encore une fois, bien sûr, il faisait nuit. N'ai-je pas dit que c'était une histoire banale de film d'horreur ? Il avait pénétré ce hangar, et était tombé dans ce couloir. Le froid était pratiquement insupportable. Ceci mélangé à l'excitation et à la peur, il tremblait. Comme une petite feuille. Une odeur le rebuta. "Que peuvent bien faire les autres bordel ? Je me suis fait avoir comme un pigeon !". Question normale, mais réaction un peu tardive.

Il s'apprêtait à faire marche arrière, mais un son l'en empêcha. Un son de pas. De pas lourds. Tellement lourds, que les pieds trainaient sur le sol. Cette fois il avait vraiment peur. L'histoire prenait une mauvaise tournure. Il accéléra le pas jusqu'à la porte. Porte fermée. "Merde". Malgré ses coups, elle ne cédait pas. Il décida d'aller voir. Sûrement une blague des autres. Une porte sur sa gauche. Sans doute la seule, alors que de dehors, il avait clairement vu qu'il y avait une autre partie sur la droite. Enfin bon. Cette porte était là, ça, il en était sûr. Il avait à peine effleuré la poignée, que la porte s'était entre-ouverte. Sûrement bien huilée. Trop bien huilée même.


Derrière se trouvait une salle vide. Il entra, sur la pointe des pieds, ses sens à l'affût. Un grincement retentit derrière lui. Il se retourna, mais trop tard, la porte était fermée, à double tour. "BORDEL MAIS IL SE PASSE QUOI ICI ?! C'EST PLUS MARRANT LES GARS, SORTEZ !" Il criait en tapant sur la porte. Aucune réponse. Il se retournait, et une vision d'horreur le frappa.

 La salle avait changé. Le toit était beaucoup plus bas. L'ambiance était beaucoup plus sombre. Et pour cause, des membres étaient accrochés aux murs. Un peu comme des tableaux vous voyez. Un bras par ci, une jambe par là. Une vraie boucherie. Il se mit la main à la bouche, et au nez aussi. Une odeur, bien pire que toutes celles qu'il ait pu sentir dans toute sa vie flottait, dans la pièce. Il réprimait une envie de vomir, qui n'allait pas tarder à prendre le dessus. Sur un des murs, des membres faisaient penser à des photos de famille, un bras d'enfant, entouré d'une jambe et de 5 doigts adultes. Malgré tous ces membres, la pièces n'avaient aucune trace de sang. Mais ça ne veux pas dire qu'elle était propre. Loin de là. Elle n'avait pas été lavée depuis des années au moins, et des immondices, dont on ne pouvait deviner la provenance, trainaient à plusieurs endroits. Il vit une porte sur le mur d'en face. Il ne voulait plus rester ici, mais appréhendait le contenu de la suivante.

Toujours la main au visage, il avançait, le dos collé au mur, en prenant soin de ne toucher aucune partie des corps. Enfin devant la porte. Il ne fut pas surpris quand elle s'ouvrit pratiquement toute seule alors qu'il avait à peine touché la poignée. La même salle que précédemment. La même porte qui claque. À une chose près. Une immondice plus grosse que les autres se trouvait cette fois à côté du mur. Il n'y accorda pratiquement aucune attention, avançant vers la porte suivante.

Mais l'immondice se mit à bouger. À peine au début. C'était comme si elle frémissait. Puis il se mit à gonfler, et à dégonfler, au rythme d'une respiration qui se faisait plus forte. Malheureusement, la porte était fermée. Impossible de sortir. L'immondice commençait à se secouer doucement, puis de plus en plus fort. L'autre était tellement effrayé, qu'il n'osait plus faire un mouvement. Il se mit à courir vers l'autre porte quand la chose commença à se déployer.

Un monstre s'y redressa. Il n'avait pas une taille extraordinaire. Ses bras pendaient le long de son corps fin. Sa peau était foncée, sale. Sa tête penchait en avant. Il était face au mur, et ne bougeait pas. Le jeune ado avait observé cette scène pendant quelques minutes, complètement dépassé par les évènements, et horrifié. Puis il revint à lui, et se mit à taper contre la porte en criant. Voyant que celle-ci ne s'ouvrait pas, il se mit à courir jusqu'à la porte de l'autre côté, celle par laquelle il était arrivé. Mais rien à faire. Elle aussi était fermée.


Il se retourna, et vit le monstre avancer vers lui. Il boitait, mais avançait par saccades, comme s'il se téléportait sur de petites distances. Il se trouvait maintenant juste devant lui, et avait les yeux fermés. Aucun des deux ne bougeait. Puis d'un coup, la créature ouvrit les yeux, et fondit sur lui. Le jeune homme disparut, emporté par le monstre.
Il deviendra sans doute comme ses prédécesseurs, un tableau comme un autre sur un de ces murs.

Au loin, un bruit de porte se fit entendre. Une nouvelle victime arrivait.



Auteur: Obsidian

Vainqueur du deuxième concours creepypastique. Le principe est maintenant établi: on sélectionne deux tags au hasard, ils constituent le thème du concours: ici, monstres et démembrement.
Obsidian est également l'auteur de la creepypasta Légende sans nom.

jeudi 11 juillet 2013

Nous partirons

Bonjour je m’appelle Guillian, j'ai 10 ans depuis la semaine dernière.
Et j'ai un problème. Avec ma maman on est allés voir un docteur qui a dit à maman que j'avais une maladie grave et je n'ai pas tout compris.
Mais ce n'est pas le problème. Il y a un monsieur qui me suit depuis ce jour... il me suit partout.
La nuit il me parle, il me dit qu'un jour on partira ensemble, très loin.
Je l'ai dit à maman mais elle ne me croit pas. On dirait qu'elle ne peut pas le voir.


Ma maman s'inquiète. Elle me dit que je suis trop bouleversé par la mort de papa. Mais c'est faux.
Il me manque beaucoup mais je ne peux pas le faire revenir.
Nous sommes donc allés voir un autre médecin et maman lui a dit que je voyais un monsieur qui n’existait pas.
Le médecin m'a demandé de tout lui expliquer et il m'a dit que je n'avais pas à m’inquiéter et que le monsieur n’existait pas.
Mais le monsieur existe. C'est lui qui me l'a dit.
Il me suit toujours mais je ne l'aime pas, il n'a pas l'air gentil.
Ma maman est triste car je suis malade, mais le monsieur a l'air content.
Il dit que nous partirons bientôt.
je l'ai dit à ma maman et elle a pleuré. maintenant elle prend des cachets pour ne plus être triste.


Je ne veux pas partir avec ce monsieur. Je ne l'aime pas, il me fait peur avec sa capuche noire.
Le monsieur commence à être méchant, il me dit que nous partirons tous ensemble avec ma maman, que je le veuille ou non.
je l'ai dit a maman qui est partie s'enfermer dans le grenier.
Mais ça fait 2 jours maintenant.


La police est venue me voir et m'a pris avec eux, mais le monsieur n'est pas venu me voir, il est parti dans le grenier.
Je suis à l’hôpital parce que la police m'a dit que j'était très malade.
Mais le monsieur est revenu, il m'a dit de venir avec lui et que ma maman et mon papa m'attendaient.
Il me dit que je dois lui donner la main et que nous partirons.


-note retrouvée le 10 janvier 2012, sur le lit d’hôpital vide du jeune Guillian Moigne, 10 ans.
La police dit qu'il est porté disparu depuis, les corps de sa mère, qui s’était suicidée, semble avoir disparu, et la tombe de son père, pillée.


Masky



Temps de lecture approximatif : 7 minutes



Jeudi 19 Janvier 2012

Cher journal, je m’appelle Amélie et je suis si heureuse de t’avoir enfin, j’ai attendu d’avoir un journal intime depuis si longtemps, je n’ai carrément personne a qui parler. Je viens d’avoir 12 ans ce matin, et tu es mon plus beau cadeau. Aujourd’hui, personne ne m’a souhaité joyeux anniversaire à part mes parents et ma sœur, tout le monde m’a ignoré en cours, personne n’a voulu rester avec moi, j’ai dû manger toute seule à la cantine pendant que les autres parlaient dans mon dos.

Les gens pensent que je porte malheur, ils disent que c’est de ma faute si Capucine est morte! C'était ma meilleure amie, elle me manque. Je n’avais personne d’autre à part elle.


Vendredi 20 Janvier 2012

Cher journal, je suis si contente de te revoir enfin, la journée a été très longue sans toi. En cours de chimie, une fille qui me détestait a commencé à m’insulter et à me clasher devant toute la classe. A un moment la prof en a eu marre et lui a foutu une heure de colle, j’étais bien contente. Je riais sadiquement dans ma tête.


Samedi 21 janvier 2012

Cher journal, c’est enfin le week-end ! Je suis tellement contente de pouvoir me reposer après cette longue et fatigante semaine. Je vais enfin pouvoir retourner à mes occupations: dessiner, sortir, prendre l’air, lire… mais avant tout ça j’ai une tonne de devoirs à faire.

Dimanche 22 Janvier 2012

Cher journal, aujourd’hui je suis tellement contente ! Je vais partir une journée à la montagne pour faire du ski avec ma famille ! Je suis si excitée ! Je vais enfin pourvoir profiter de la neige, faire des batailles, et peut-être me faire des amis. Tu vas me manquer, à ce soir !


Dimanche 22 Janvier 2012

Cher journal, me revoilà, je me suis bien amusée et je me suis fait un nouvel ami, il s’appelle Alex, il est très gentil, je pense même qu’il va devenir mon meilleur ami. Il m’a donné son skype, son facebook et son MSN. Je vais essayer de le contacter demain après midi, cependant, j’ai vu un type bizarre là bas, il avait les cheveux bruns, une veste orange, un pantalon noir et des bottes. Il ne semblait pas avoir froid, mais j'ai cru voir qu’il portait un masque blanc aux yeux entourés de noir et aux lèvres noires. Je me demande s’il n’avait pas froid par ce temps.

Lundi 23 Janvier 2012

Cher journal, aujourd’hui je n’ai pas cours, mes parents sont en voyage d’affaires pendant deux semaines et ma sœur est partie en voyage avec sa classe, j’en profite donc pour te parler de ce rêve très étrange que j’ai fait cette nuit. J’étais plongée dans le noir total, je ne voyais rien. Après quelques instants, mes yeux semblaient s’être habitués au noir et j'ai pu voir autour de moi dans un périmètre d’environ 6 mètres. Sur le sol, j'ai pu voir une lampe torche, je l'ai prise et l’ai allumée. J'ai vu que j’étais dans un couloir, mais c’était très étrange, ce couloir me semblait très familier, oui, cette fois j’en étais sûre, j’étais chez moi.

J’avançai jusqu'à me retrouver devant la porte de mon salon, je l’ouvris et vis cet homme, assis sur le canapé. Il me fixa pendant quelques temps, je pouvais entendre sa respiration. D’un coup, il se leva et courut vers moi. Je me mis à courir vers la cuisine, et là, il me fit un croche-patte et je tombai violemment sur le sol, je ressentis une violente douleur sur le tibia gauche et je n’arrivais plus à me lever. Il s’approcha de moi doucement, puis sortit un couteau de sa poche et me poignarda dans l’estomac. C’est à ce moment là que je me suis réveillée, mais le plus bizarre dans tout ça c’est que j’avais un énorme bleu sur mon tibia et j’avais super mal au ventre.


Mardi 24 Janvier 2012


Cher journal, cette nuit j'ai fais le même cauchemar sauf que cette fois, j’ai un bleu sur l’épaule et au lieu de me poignarder, il m’a égorgée. Quand je me suis réveillée, j’avais un nouveau bleu... sur l’épaule… et une énorme douleur à la gorge. J'ai vu une tache de sang sur mon coussin. Je commençais à avoir peur. J’étais en direction de ma salle de bain pour me débarbouiller le visage, et là je vis les traces d’une coulée de sang sur ma joue, et je vis une énorme cicatrice sur mon cou, cette fois j’avais vraiment peur… Après m’être habillée, j'ai préparé mes affaires et j'ai pris mon petit déjeuner, puis je me suis mise en route vers le collège. Je n’avais vraiment pas envie d’y aller.

Cette journée fut vraiment longue. Comme d’habitude, je me suis retrouvée dans la solitude toute la journée et comme d’habitude, cette fille m’a encore foutu la honte et s’est ramassée une heure de colle.


Mercredi 25 Janvier 2012

Cher journal, cette fois, c’en est trop. J’ai refait le même cauchemar, mais cette fois c’était plus violent, beaucoup plus… et surtout beaucoup plus étrange. Ce rêve là était différent des autres, j’étais chez moi, mais cette fois, il y avait de la lumière, j’avançais dans le couloir, il semblait plus long que d’habitude, et une fois arrivée au bout du couloir, j’avançai vers le salon. A ma grande surprise, il n’y avait personne. Les meubles semblaient avoir été déplacés, il y avait des taches de sang sur le sol. Je me dirigeai vers la fenêtre… la maison était en plein milieu d’une forêt sombre et brumeuse.

Je descendis les escaliers pour arriver devant la porte d’entrée… elle était ouverte. Je sortis dehors, tout avait changé, il n’y avait plus de forêt mais une simple mine. Je me retournai et la maison… avait disparu. Je vis une lampe torche sur le sol et la pris. Je descendis l’escalier qui était devant moi pour arriver devant une porte de métal, elle était à moitié ouverte. Je rentrai à l’intérieur et vit du sang sur le sol, sur les murs, il y en avait partout. Dans un coin sombre, je pus voir une silhouette sombre, c’était cet homme. Il s’avança doucement vers moi, couteau à la main, prêt a attaquer.

Je reculai doucement vers la porte. Je faisais tout pour l’ouvrir, mais elle ne voulait pas. J’étais coincée. Il s’avança vers moi de plus en plus rapidement. J’étais tétanisée, je ne pouvais plus bouger. Il arriva enfin en face de moi, il me fixait. Je pouvais l’entendre rigoler sadiquement derrière son masque. Il prit mon bras et fit une énorme entaille. Mais je repris mes esprits et lui donnai un coup de poing dans le visage. Il me rattrapa et commença à me tabasser, il me fit un œil au beurre noir, une dizaine de bleus et me cassa le nez, puis il sortit son couteau et m’éventra.

Quand je me suis réveillée, je saignais du nez, j’arrivais à peine à bouger, j’avais une énorme entaille sur mon bras, et surtout, cette douleur atroce, mon ventre me faisait souffrir. J’ai appelé cet homme Masky, à cause de son masque.

Jeudi 26 Janvier 2012

Cher journal, désolé de te déranger si tard mais je n’arrive pas à dormir, mais j’ai impression que l’on m’observe, j’entends des bruits de pas dans la maison, j’ai peur, je ne sais pas si je deviens folle. Je vais essayer de dormir, à demain.

Vendredi 27 Janvier 2012


Cher journal, cette nuit, rien d’anormal, pas de cauchemar, rien. Mais ces temps-ci j’ai l’impression qu’on m’observe. Je pense que je vais placer une caméra dans ma chambre cette nuit, pour voir ce qu’il se passe. Je vais prendre l’air pour me changer les idées, à plus tard mon cher journal.

Me revoilà, j’ai eu super peur tout à l'heure, alors voila ce qu’il s’est passé : je marchais tranquillement dans la rue quand je vis un chemin entre deux immeubles. Il était sombre, je savais que je ne devais pas y aller, mais ma curiosité a pris le dessus. J’avançai vers ce fameux chemin, il y avait une odeur nauséabonde, comme une odeur de rat mort, c’était horrible. A à peu près 5 mètres de moi, je pus voir une silhouette sombre s’avancer vers moi, c’était lui. Dès que je commençai à courir vers la rue, il se mit à me poursuivre. J’étais en train de pleurer, je faillis trébucher plusieurs fois mais je pus enfin sortir d’ici. J’étais toujours en train de courir quand je vis qu’il avait disparu. Je continuai de courir jusqu'à chez moi de peur qu’il ne me fasse une embuscade.

J’étais enfin arrivée chez moi, je fermai la porte à double tour, fermai toutes les fenêtres et mis les rideaux. Je me suis enfermée.


Me revoilà mon cher journal, je suis encore désolée de te déranger si tard mais j’ai peur, j’entends des pas, je viens d’entendre un verre se briser, il est là… Masky est là… je l’entend arriver, il est derrière la porte, il essaye de la défoncer. C’est la fin.


  '' Flash info, une jeune fille de 12 ans a été assassinée dans sa maison hier soir. Sa famille qui était en voyage l’a retrouvée ce matin même, éventrée, couverte de bleus et de blessures. La police a retrouvé son journal intime et il semblerait que tout y soit expliqué. Le tueur présumé est surnommé « Masky », encore recherché par la police. La famille de la jeune fille demande à porter plainte dès que le tueur sera retrouvé. Mais pour l’instant fermez bien votre porte à double tour et votre fenêtre tant que nous n’aurons pas retrouvé ce criminel.''



Fanadeggg