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L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni n'infirme la véracité des témoignages et histoires présents sur ce blog. Pensez à consulter nos pages d'aide pour en apprendre plus, et à toujours vérifier les sources pour vous faire votre propre avis sur la question, ici comme ailleurs.

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Dernières nouvelles

Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

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mardi 14 juillet 2015

Annonce : .wav

Je lance à brûle-pourpoint (et en triple exemplaire) cette annonce, en prévision d'événements qui viendront très probablement : comme vous le savez sans doute, CFTC servira de base cet été à un ARG auquel vous êtes tous conviés, lecteurs et membres.


".wav est un jeu en réalité alternée par vidéos interposées qui se tiendra durant l'été 2015 et probablement un peu au-delà. Il s'inspire, sur le principe, de l'ARG anglophone Fanmade Seven Trials of Habit en proposant une série d'épreuves qui me sont imposées par Jacques et que je vous transmets."



Le prélude de l'ARG estival vient d'être publié. Les participations seront ouvertes dans quelques jours, le temps de publier 2-3 autres billets d'introduction.

En attendant, imprégnez-vous de ce bruit blanc et laissez-le vous envahir. :)

http://point-wav.blogspot.fr/




lundi 13 juillet 2015

Le sac

Chaque jour en rentrant de l'école, je pose mon sac au pied du lit. C'est un réflexe : je rentre en trombe dans ma chambre, je balance les chaussures à l'autre bout de la pièce, et je jette mon sac au pied du lit avant de m'affaler sur le lit et de jouer à l'ordinateur. La nuit, j'ai toujours une petite peur. La lumière des lampadaires dehors éclaire assez bien ma chambre, sauf le côté à gauche de mon lit. Et chaque nuit, je vois une forme qui dépasse. À chaque fois je sursaute, croyant à quelque chose qui m'épie la nuit. Mais je me rappelle de mon réflexe, et fais rapidement le lien entre cette forme et mon sac. Je me retourne donc dans mes draps, et m'endors assez rapidement.

Mais en rentrant, j'avais jeté mon sac sur la chaise, devant mes yeux maintenant.

samedi 11 juillet 2015

Votre faiblesse

Je crois que tout a commencé le 21 octobre 1998. Cette année où j’ai eu mon diplôme de sciences. Ce mercredi où mon frère ainé et moi nous promenions dans cette rue. Cette sombre période où nous étions incroyablement, dangereusement, insouciants. Ce jour où le voleur l’a poignardé.



Le regard de ma mère.


La folie de mon père.


Plus rien ne se devait d’être comme avant.


Comprends-moi. La peau humaine n’est pas protectrice. Quel matériau pathétique ! Elle se déchire pour un rien. Je le dis : pathétique ! De l’eau et des protides, voilà tout !


Je ne cherchais qu’à éviter le sort de mon frère à des milliers d’autres ! Le plus dur a été de trouver la nouvelle combinaison. J’ai d’abord opté pour des produits chimiques implantés dans le corps, mais la peau se désagrégeait d’elle-même. J’ai ensuite réfléchi à une nouvelle couche, mais pour que ce soit bien solide il fallait la serrer à même le corps, et le sang ne circulait plus. Seuls les pieds, épargnés de la combinaison, pouvaient bouger ensuite.


La nouvelle peau devait remplacer cette matière indigne de l’humain, créée par le seigneur. J’ai aussi pensé à la tanner. J'ai réussi, mais ce n’était vraiment pas solide, surtout pour le visage. J’ai donc évidemment pensé à la remplacer, purement et simplement. Mais ils m’ont arrêté à la moitié du travail. Ça aurait pu être la solution ! Leur solution !

Ça aurait dû être la solution.

Pitié.

                               
 




Je rappelle que le docteur Taras Viachaslau a été condamné à mort deux jours après avoir écrit cette lettre à son cousin, dans sa cellule, le 22 Mars 2002.

La police avait trouvé chez lui 17 cadavres, torturés de leur vivant par l’esprit maladif du docteur. Seulement six ont été identifiés.








Source : Archives nationales de la Bélarus, Minsk. Ceci est un extrait de la lettre originale. L'originale contenait des photos et des paragraphes qui n'ont pas été rendus publics. Merci à "без_понятия1", mon correspondant Biélorusse du site "Страх, но верно" pour m'avoir communiqué une copie de la lettre.

jeudi 9 juillet 2015

Peur enfantine

Enfant, je n’arrivais pas à dormir.  


   
Il faut dire que lorsque je me couchais, ma mère, après m’avoir bordé et souhaité bonne nuit, avait une habitude qui me dérangeait : elle vérifiait par l’entrebâillement de la porte si j’étais éveillé. Le fait est que je ne voyais qu’une ombre distordue. Je ne la reconnaissais pas, et cela me terrifiait. Et ironie du sort : c’était cela qui m’empêchait de dormir.  
Ce soir-là, j'avais finalement décidé de lui en parler. Elle m'avait rassuré en me câlinant.
  
 

 
Et, au creux de son épaule, j'avais revu la silhouette.  



lundi 6 juillet 2015

Goule

Bonjour.

Je poste aujourd'hui un message sur ce site car je suis en quête de réponses. J'ai emménagé il y a tout juste deux mois dans mon nouvel appartement. Il y a environ une semaine, j'ai décollé le papier-peint pour peindre les murs, et je me suis rendu compte qu'à un endroit le papier-peint dissimulait un trou, dans lequel j'ai trouvé un carnet. Le trou était profond dans le mur, mais l'épaisseur du carnet comblait sa largeur, ce qui rendait le trou absolument invisible une fois recouvert.

Il n'y a aucun nom, ni aucune date dessus. Je n'en ai pas parlé au propriétaire parce qu'il est injoignable, et je ne peux pas contacter le (ou les) ancien(s) locataire(s) sans passer par lui... Si quelqu'un pouvait m'apporter un début de réponse quant à ce qu'il y a dans ce carnet, je lui en serais très reconnaissant.

Voici la retranscription de ce qui s'y trouve :





"Aujourd'hui, je suis descendu à la cave pour la première fois depuis que j'habite ici. Je voulais y amener mon vieux meuble-télé. Il n'est pas abîmé, mais j'en ai trouvé un qui me plaît mieux, alors j'ai voulu le descendre, des fois que je puisse le revendre ou le donner à quelqu'un.

En arrivant dans la cave, malgré le fait que la lumière soit très faible, j'ai trouvé mon box assez vite parce qu'il porte le numéro de mon appartement. Il était au fond du couloir, face à moi (pas comme les autres qui étaient disposés face à face, sur les côtés).

Juste avant d'ouvrir la porte, je me suis rendu compte qu'il y avait comme un ronflement qui venait de l'intérieur. J'ai attendu pendant au moins dix minutes, avant que ça s'arrête. À ce moment-là, j'ai regardé entre les planches de la porte, et j'ai vu quelque chose se déplacer à quatre pattes dans la largeur du box. Comme ses yeux reflétaient la lumière, j'ai pu voir que ça regardait vers moi. Ça respirait fort aussi, comme si ça avait la gorge prise.

Au bout d'un moment qui m'a paru long, c'est arrivé vers moi en rampant très rapidement, ça a collé sa tête à la porte, au niveau de la mienne, et ça m'a reniflé. Son haleine puait le rat mort, l'urine, et la terre humide. Je suis remonté chez moi à la vitesse de l'éclair. Je ne sais pas ce que c'est, mais ça me terrifie... Pourtant, j'ai tellement envie de savoir."




"Je n'arrive pas à arrêter d'y penser. Aujourd'hui, je suis redescendu à la cave avec une lampe-torche, pour essayer de voir un peu mieux cette chose à travers les planches de la porte. Quand je suis arrivé, j'ai regardé un premier coup sans la lampe. La chose était en boule, collée au milieu du mur du fond, et avait l'air de dormir. Ensuite, j'ai allumé la lampe et je l'ai collée contre la porte, à un endroit où les planches se séparent.

Je n'ai pu la voir qu'une ou deux secondes, avant qu'elle n'aille se réfugier dans un coin d'ombre, en rampant et en poussant un grognement. Une partie de la lumière lui était arrivée en plein dans les yeux et l'avait réveillée d'un coup.

Cette chose ressemble à une femme, vieille et desséchée. Sa peau est grise et craquelée, et elle est horriblement maigre, on dirait un cadavre ! J'ai même cru voir ses côtes et les os de ses coudes dépasser... Les ongles de ses mains sont noirs et cassés, pas étonnant vu qu'elle rampe en s'agrippant au sol et en poussant sur ses pieds. Mais le pire, ça reste son visage : son crâne est parsemé de touffes de cheveux longs et blancs, extrêmement fins. Tout le quart avant du côté droit de sa tête est dépourvu de peau. On voit son os dépasser, entouré par des bords de chair noire pourrie. Ses yeux n'ont pas de paupières, et ne sont que deux grosses billes noires luisantes, bien trop grosses, enfoncées dans son crâne. Elle n'a pas de nez non plus, pourtant la forme du trou qu'elle a à la place laisse penser qu'il devrait y en avoir un.

Et sa bouche... Mon Dieu, sa bouche ! Elle n'a pas de lèvres, et à peine quelques grosses dents cassées, jaunes ou noires, et très espacées. Certaines sont carrées, d'autres pointues, mais pas naturellement : comme si elle les avait cassées pour les rendre comme ça. En plus, elles ne sont pas du tout alignées.

Ses gencives sont rouge sombre et enflées, comme couvertes de tumeurs, et elles suintent d'un liquide à l'air poisseux, jaune sombre-vert, qui a l'air d'avoir fait comme une croûte à la base de ses dents.

L'expression sur son visage est une expression de colère, comme un prédateur qui s'apprêterait à attaquer... Cette chose a l'air dangereuse, je ne sais pas quoi faire ! De toute manière, qui me croira si j'en parle ?"




"Je n'arrête pas de penser à cette chose. Je retourne son image dans ma tête, et je l'imagine vivant dans ce box, mangeant les insectes qui passent à sa portée, et attrapant un rat de temps en temps. J'imagine ses dents entrant dans la chair du rongeur, la pression faisant éclater les tumeurs de ses gencives, et laissant échapper le liquide jaune-vert dans un petit craquement. Puis je vois ses dents tirer les entrailles du petit animal de son ventre, alors qu'il est encore vivant, se tortillant de douleur et de peur, et couinant comme un jouet en caoutchouc. Plus j'y pense, et plus je trouve à cette chose quelque chose de noble, de beau même."




"Ça fait plusieurs jours que je passe quotidiennement au moins une fois par la cave. Je tapote contre la porte, pour faire savoir à la chose que je suis là, et je m'assois en tailleur, le dos et la tête collés à la porte. Au début elle se méfiait, sûrement à cause du coup de la lampe, mais petit à petit elle s'est mise à s'approcher de plus en plus de la porte, pour finalement se mettre à me renifler. Hier, elle a même passé ses doigts entre les planches pour me toucher les épaules et les cheveux. Je crois qu'elle commence à s'habituer à moi. À vrai dire, même moi je m'habitue à elle. Et au final, son haleine n'est pas si dérangeante que ça."




"Je le savais ! Elle s'est habituée à moi, et ça fait même plusieurs jours que quand j'arrive, je l'entends venir à la porte pendant que je traverse la cave. Elle sait que c'est moi, elle a même l'air heureuse de me voir ! Maintenant, elle passe à chaque fois ses doigts entre les planches pour me toucher. Elle essaye même de passer son regard pour me voir ! En réponse, je touche ses doigts, comme ça elle sait que je suis en confiance. Je crois que je pourrais bientôt essayer d'entrer !"




"Je l'ai fait ! Aujourd'hui, j'ai ouvert la porte, et je suis rentré dans le box. J'ai bien sûr fait attention de bien refermer derrière moi. Je me suis mis en tailleur, au bout de la pièce. Ce n'était pas très confortable parce qu'il y avait plein de petits os au sol, sûrement les vieux repas de la chose...

Elle a rampé vers moi, puis elle s'est accroupie juste en face de moi. Elle a passé un bon moment à me renifler, mais elle a fini par toucher mon visage - comme un aveugle qui chercherait à se représenter quelqu'un - ce qui est bizarre parce que ses yeux brillent dans le noir. Ça voudrait dire qu'elle peut voir dans l'obscurité, normalement... Néanmoins, je l'ai laissée faire, et tout s'est bien passé."




"La voisine du premier m'espionne ! Aujourd'hui, en descendant l'escalier, elle a ouvert sa porte pile quand je suis passé devant chez elle. Elle m'a dit que ça suffisait, que tous les jours elle m'entendait descendre à la cave, et elle m'a demandé ce que je pouvais bien y fabriquer... Je lui ai répondu de s'occuper de son gros cul flasque, et de laisser les gens utiles à la société vivre comme ils le voulaient. Elle a tellement été choquée qu'elle est rentrée chez elle, et a verrouillé sa porte... Espèce de vieille pute ! J'ai aucun compte à lui rendre, non mais !!"




"Hier, ma pauvre petite chose avait l'air très mal en point. Je ne savais pas ce qu'elle avait... Elle était adossée au mur du fond, les bras le long du corps, quand je suis arrivé. Elle poussait comme des cris de douleur. J'ai essayé de comprendre ce qui n'allait pas. Elle n'avait pourtant pas l'air blessée, ou quoi que ce soit... En tout cas, elle a dû comprendre que je cherchais à l'aider puisqu'elle a fini par me regarder, et elle m'a montré sa bouche ouverte du doigt. J'ai tout de suite compris qu'elle avait faim.

Je lui ai donc descendu une entrecôte que j'avais dans le frigo. Je me suis dit qu'elle la préférerait crue, et j'ai eu raison ! Dorénavant, je vais lui apporter à manger tous les jours, comme ça elle ne manquera de rien. Et au moins, comme elle n'a pas l'air de déféquer (ou peut-être qu'elle est scatophage ?), je n'aurai pas à nettoyer !"




"Tout se passe bien avec ma petite chose, elle mange correctement, et elle a l'air en forme ! Le seul problème, c'est cette connasse de voisine : elle parle de moi aux autres locataires, mais comme ils doivent la croire à moitié folle, personne ne la prend au sérieux. C'est dingue ce qu'elle peut m'énerver avec son air accusateur, et la peau de son cou qui tremblote quand elle parle. J'ai envie de la cogner ! Et j'aime pas la façon dont elle me regarde. Je ne sais pas qui elle croit impressionner, cette espèce de vieille connasse !"




"J'ai discuté avec un voisin aujourd'hui, très sympa ! On a parlé de la vieille du premier. Il m'a raconté, avec un air amusé, qu'elle disait à tout le monde que je gardais quelque chose dans ma cave. Mais il m'a rassuré en m'expliquant que ce n'était qu'une vieille commère à moitié folle, qui ne cherchait qu'à se rendre intéressante, et que de toute façon personne ne l'écoutait vraiment (sur ce point-là, j'avais vu juste). Il a aussi dit que de toute manière je pouvais aussi bien héberger un troll là-dedans, que ça faisait des années que personne n'y descendait plus. Je lui ai quand même inventé l'excuse comme quoi je faisais des travaux de rénovation chez moi, et que j'entreposais les pots de colle et de peinture en bas, parce que je ne supportais pas l'odeur, histoire de ne pas éveiller le moindre soupçon..."




"Ma chose et moi commençons à être vraiment liés. Maintenant, quand je descends, elle vient se coller à moi, elle me caresse... Elle essaye même de m'embrasser le cou, mais forcément elle n'y arrive pas, comme elle n'a pas de lèvres...

Aujourd'hui, je lui ai rendu ses caresses. J'ai touché sa poitrine, elle était rêche et tombante. Pourtant, je crois qu'elle a aimé ça. Moi, par contre, je suis certain que j'ai aimé ça."




"Elle mérite mieux que de la viande morte ! Aujourd'hui, j'ai attrapé le chat de la vieille connasse du premier, pendant qu'il était sur sa fenêtre, et je lui ai apporté. Elle a poussé des grognements
de joie et des raclements de gorge en le voyant. Elle l'a mangé jusqu'au dernier morceau, elle n'a laissé que son squelette.

Quand elle a eu fini, elle m'a sauté dessus, et m'a pris dans ses bras, comme pour me remercier ! Je crois qu'il est temps de faire passer notre relation à l'étape supérieure..."




"Ça fait quelques jours que j'attrape des animaux dans la rue pour lui donner (des chats errants, des chiens mal surveillés...). À chaque fois elle est heureuse de manger de la bonne viande encore palpitante et saignante. Pourtant, je voudrais lui offrir quelque chose de vraiment spécial..."




"La soirée d'hier a été magnifique ! En rentrant chez moi, j'ai vu une mère qui cherchait quelque chose dans le compartiment de sa poussette. Comme elle n'avait plus les yeux sur son bébé, j'ai saisi l'occasion : j'ai pris le mioche, et j'ai couru le plus vite possible jusqu'à mon immeuble. Je l'ai entendue appeler aux secours derrière moi, mais j'étais déjà hors de sa vue. Elle n'a même pas pu me voir en fait, parce que juste après avoir pris le gosse, j'ai tourné derrière un immeuble.

Par contre, ce petit con n'arrêtait pas de gueuler ! En plus, il était vraiment moche, avec sa gueule de bouledogue, sa grosse tête, et la morve qui lui coulait du nez. Du coup, je l'ai frappé en plein visage pour le faire taire. Ça a marché ! Il avait le visage enflé et violet, il saignait même un peu, mais il a fermé sa grande gueule ! En même temps, il avait l'air à moitié inconscient...

Mais bon, passons. Je l'ai apporté à ma petite chose, elle a adoré ! Elle a même tenu à partager son repas avec moi ! Maintenant, je suis sûr qu'elle m'aime !"




"J'ai attrapé la vieille du premier dans la matinée, j'ai réussi à l'assommer. Là, elle est dans ma cuisine, un torchon en boule dans la bouche, pour pas qu'elle gueule si jamais elle se réveille, et du fil de fer serré en bas des épaules et en haut des cuisses. Ça va lui couper le sang dans les membres, et ça la rendra plus facile à mâcher. Car ce soir, j'offre à ma petite chose chérie le repas de sa vie !"




"C'était vraiment la plus belle nuit de ma vie. J'ai descendu la vieille vers 23h00, et on a commencé à manger. Ma petite chose avait l'air ravie ! En plus, pendant qu'on attaquait les intestins (et juste après avoir eu fini les deux bras et une jambe), la vieille est revenue à elle. En se voyant dans l'état où elle était, elle a essayé de crier, et elle s'est mise à sangloter. Ça m'a bien fait rire, et ça a plu à ma petite chose !

Comme elle devenait agaçante, au bout d'un moment on a décidé de lui ouvrir le crâne pour s'en partager le contenu. On se regardait droit dans les yeux en mangeant. Et finalement, arriva ce qui arriva... Je l'ai allongée sur le dos, et j'ai baissé mon pantalon pour lui faire l'amour.

J'avais mal en la pénétrant, ça accrochait et ça me coupait. Pourtant je ne pouvais pas m'arrêter, même alors que c'était difficile ! Elle tortillait ses membres en poussant des cris et des grognements inhumains, sa tête se balançait de gauche à droite, et sa langue - un grand morceau de chair noire - semblait bouger indépendamment en sortant de sa bouche.

Au bout d'un moment, j'ai fini par venir, et je suis sorti d'elle. Elle est restée dos au sol, respirant d'un souffle sifflant, et faisant de gros gargouillis avec sa gorge. C'était magique !"




"Les gens de l'immeuble se posent des questions sur moi... Il est temps de rejoindre ma petite chose chérie dans la cave. Je m'arrangerai pour sortir de temps en temps, parce qu'il faut bien se nourrir. Là au moins, ils ne viendront jamais me chercher !

Je ne vais pas détruire mes notes. Je vais me contenter de les cacher quelque part dans mon appartement. Notre histoire est trop belle pour être effacée ! Et qui sait... Peut-être qu'un jour quelqu'un lira ces lignes et comprendra ce qu'est le vrai amour ?"






Une fois que ce message sera terminé, j'amènerai ce carnet à la police. Pas question que je descende seul à la cave ! Il n'empêche que je ne comprends pas ce que j'ai lu, et que j'aimerais recueillir des avis, des idées... N'importe quoi... Pitié...



vendredi 3 juillet 2015

Tu m'as entendu crier ?

Cela fait maintenant une semaine que des rumeurs circulent un peu partout, dans les lycées, dans les amphithéâtres, que des disparitions s'enchaînent à la manière d'une vague de Dominos.


En fouillant un peu parmi les amis des amies des amis des personnes soi-disant disparu(e)s j'ai pu retrouver deux screens de convos' Facebook assez marquants qui m'ont un peu titillé, je dois l'avouer.


Regardez par vous même :




Première discussion


Seconde discussion



Les événements se poursuivent. Une suite pourrait être donnée à cet article.

mercredi 1 juillet 2015

L'anthropophage

Eh merde


Je ne peux pas manger de nourriture normale. Un autre effet secondaire de ma condition quelque peu particulière. Ma langue opère... différemment de la vôtre. Cette drôle de condition rend donc la nourriture humaine quotidienne infecte à mon goût. Eh merde que c'est dégoûtant.


Mais ça ne veut pas dire que je ne mange pas. Vous voyez, je suis un anthropophage. Autrement dit, le seul aliment dont le goût ne me fait pas vomir mes tripes est l'humain. Eh merde que c'est délicieux.


Ce n'est pas si dur de se fondre dans la foule: les humains sont très nutritifs, alors un gros repas peut me soutenir pendant environ un mois, me laissant donc la chance de garder profil bas. Je vis avec la population en vivant de mon travail à temps plein et un petit cercle d'amis.



Un jour, mon ami Samuel m'a appelé pour me demander d'aller le reconduire chez le mécanicien puisqu'il y avait laissé son véhicule. En route vers le garage, Samuel remarque un camion de tacos proche du centre-ville et me supplie d'arrêter en acheter. Je stoppe le véhicule et mon ami se commande plusieurs tacos au bœuf d'un homme à l'air un peu étrange. Après quelques minutes de grognements d'appétit, il a mangé le trois quart des tacos. Il me lance un regard satisfait et me dit que je dois absolument goûter à ces «merveilles». Je refuse poliment en disant que je n'avais pas faim, mais il insiste de plus en plus. Ça faisait longtemps que je m'étais nourri et je ne voulais pas tomber malade, mais avec l'insistance de Samuel, j'ai agrippé le taco qu'il me tendait pour le faire taire. Ma bouche a commencé à saliver tandis que je portais le taco à ma bouche. J'en ai pris une bouchée. Eh merde que c'était délicieux.