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Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni n'infirme la véracité des témoignages et histoires présents sur ce blog. Pensez à consulter nos pages d'aide pour en apprendre plus, et à toujours vérifier les sources pour vous faire votre propre avis sur la question, ici comme ailleurs.

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Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

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Vous voulez trouver toutes nos plateformes, ou vous êtes curieux de savoir quels médias parlent de CFTC ? Tout est sur notre Linktree !

lundi 30 juin 2014

reveslucides.org

Un rêve lucide est un rêve durant lequel le rêveur a conscience d'être en train de rêver. L’utilisation de l’adjectif « lucide » en tant que synonyme de « conscient » a été introduite en 1867 par l'écrivain, sinologue et onirologue français Léon d'Hervey de Saint-Denys dans son ouvrage « Les Rêves et les moyens de les diriger ».

     Les rêves lucides, vous connaissez sans doute ce phénomène qui nous permet littéralement de « vivre » dans notre rêve. Oui, tout un monde de liberté que nous offre la Nature, ou plutôt notre tête. J'ai été fasciné par les « RL », terme que l'on utilise souvent pour parler des rêves lucides sur les forums appropriés, depuis le jour où j'ai appris leur existence. Étant enfant, j'avais déjà vécu ça, mais je n'y prêtais pas attention.

     « La curiosité est un vilain défaut », m'a-t-on maintes fois répété. Une leçon de morale parmi tant d'autres, mais celle-ci est véridique.


Voici mon histoire.



     Juin 2013, j'obtiens des vacances d'un mois entier, moi qui les attendais tant...
Je ne suis pas un homme extraordinaire, je suis un simple salarié d'entreprise, peut-être comme vous.
Je rentre chez moi, comme tous les soirs. Je vis seul, je n'ai pas de famille. J'ai coupé tous mes liens sociaux pour recommencer ma vie, je suis un solitaire.
La maison paraît bien vide, elle serait parfaite pour tourner un nanar d'horreur Hollywoodien.

     Je m'égare. J'ai donc un mois de vacances, je peux enfin me plonger dans ma passion : le monde onirique. Vous savez, mon travail occupe la majorité de mon temps. Je finis par oublier que derrière mon statut d'employé se trouve un passionné.

     J'ai l'habitude de fréquenter des sites spécialisés dans le Rêve et ce qui l'entoure. Mon historique en est rempli.  « ld4all.com »,  «http://reveurslucides.xooit.fr », « http://www.attrape-songes.com/forum/index.php ». Tous ces sites ont la même vocation.
Mais entre ces sites, se trouve celui que j'ai fréquenté pendant quelque temps, avant d'être supprimé subitement du web. « rêvelucide.org », plus aucune trace. Rien.
Mais rassurez-vous, par chance j'ai gardé une image du site. J'ai pris cette habitude après avoir lu quelques histoires, comme par exemple celle d'un certain site de vidéos dérangeantes.

     Voici la page d'accueil du site en question:


http://img11.hostingpics.net/pics/972573Screen01.jpg

     Site classique au premier abord, il contient de bons articles.
Mais ce qui reste le plus intéressant est son forum, très pauvre en apparence.
Après avoir lu quelques topics, je m'inscris.

     Nous sommes le soir, et j'ai des réponses sur mon topic de présentation, quelques membres lambda me disant bienvenue. Dont le fondateur.
Je remercie lesdits membres et commence à jeter un œil sur les topics.
Le forum était partagé en trois sections, « l'Administratif », les « Rêves » et « Autres ».
Organisation classique, en somme.

     Après avoir fouillé un peu partout, je découvre un sujet intitulé « Le silence » créé par un nouveau membre, comme moi.
Voici ses dires « J'ai découvert ce fichier mp3 récemment, ce son est censé vous faire entrer en rêve lucide. Écoutez-le tard le soir, avant de vous endormir.

     Cependant attention, si vous entendez le moindre bruit parasite ou autre lors de la lecture du son, coupez immédiatement et ne dormez pas, je ne plaisante pas.
Ces ondes sonores sont censées être à la limite de l'inaudible, mais peuvent avoir des conséquences graves si la personne qui écoute n'a pas un système auditif adapté.
La recherche des limites de la conscience humaine est dangereuse. Nous sommes faits de telles sortes que certains éléments nous soient imperceptibles, inconnus. En essayant de provoquer une paralysie du sommeil ou un rêve lucide, vous pourchassez des leurres. Car le danger est à vos trousses pendant chaque seconde que vous accordez à ce domaine. »

     Les membres commencent à gueuler, c'est n'importe quoi selon eux.
Mais l'un d'eux, un dénommé « PatricMJ » dit vouloir essayer pour l'amusement.
Après quelques dizaines de minutes un nouveau post du même membre est envoyé sur le topic, il dit avoir entendu une sorte de grésillement, ça l'a fait rire.
Il ajoute même qu'il part se coucher pour montrer à l'auteur du topic que tout n'est qu'une connerie de superstition, il dit revenir demain matin pour se foutre de la gueule du type. Auteur qui réplique dans la minute, il dit qu' « il faut éviter TOUT SOMMEIL avant au moins une trentaine d'heures ! ». Conseil que n'a pas l'air de vouloir suivre le patric.

     Par curiosité, je lance le son. Un fichier de 20 secondes dont rien n'est sortit. Je suis un peu rassuré à vrai dire.

     La nuit passe.

     Je n'ai pas fait de rêves, j'étais complètement épuisé et je me suis réveillé vers midi.
Je me connecte au forum, Firefox me dit que la page recherchée n'existe pas.
N'ayant aucun moyen de communication avec les membres du forum, je n'ai pas d'autre choix que d'attendre.

     Les jours passent.

     Quelque temps après la disparition du forum, l'accueil du site a subi un changement également, je vous laisse en juger.

http://img11.hostingpics.net/pics/490497screen02.jpg


     Malgré les demandes du fondateur, je poste le fichier mp3 sur youtube.
Je me suis créé ce compte uniquement pour poster cette vidéo, je ne répondrais à aucune question ou demande que je recevrai par MP
Voici le lien : https://www.youtube.com/watch?v=9yOaxgNO3lk


     N'oubliez pas, si vous entendez des bruits, évitez de dormir.





Cette creepypasta a été écrite par Alexray, notre modérateur global, pour l'édition n°13 des concours creepypastiques qui a opposé un membre de chaque catégorie de membres sur notre forum et s'est vu appliquer des contraintes supplémentaires pour l'occasion. Comme cela a mené à des textes d'une qualité exceptionnelle, même pour un concours, les autres seront aussi publiés prochainement. Nous félicitons encore une fois notre modérateur global pour sa victoire après un match qui s'est joué à un vote contre notre modérateur chatbox.

vendredi 27 juin 2014

Disney's Catacombs



Temps de lecture approximatif : 12 minutes
 
Vous préférez une version audio ? Vous pouvez retrouver cette histoire contée par Skull en partenariat avec nous ici :
 

 
Alors voilà, il y a deux ans, mes potes et moi on avait essayé de rester dans le parc après l'heure de fermeture. Notre but était seulement de prendre des photos, rien de méchant. On voulait juste pouvoir dire qu'on l'avait fait, vous voyez?

On est simplement allés de WC en WC, de recoin en recoin, et on est arrivés à rester là jusqu'à ce qu'ils ferment les portails et que l'équipe de maintenance commence son travail.

On a été vraiment surpris de ne pas se faire prendre; c'en était presque étrange, quand on sait à quel point Disney prend au sérieux la sécurité.

Nos cœurs battaient comme si nous étions fous et on s'est assis là pendant un moment, cachés derrière une pierre tombale pas loin du Manoir Hanté. On a remarqué que c'était bien vrai: les noms de membres du personnel de Disney étaient gravés sur chacune d'elles.

Donc, on a fini par prendre notre courage à deux mains et on est partis rôder aux alentours, en faisant toujours attention de ne pas se faire voir. C'était vraiment étrange. On croisait parfois un employé de maintenance ou un garde qui faisait sa ronde, et on se contentait de l'esquiver ou de se cacher à un angle. Ça a marché… pendant une trentaine de minutes.

Évidemment, on ne pouvait pas continuer ça éternellement, et oui, on s'est fait prendre. Je veux dire, ils nous ont félicités pour avoir tenté et réussi, mais l'histoire ne s'arrête pas là.

La première chose qu'on a dit quand ils nous ont pris, c'était "Vous allez nous enfermer dans le donjon ?", et on s'est mis à rire. Le garde a rigolé aussi, on ne s'en sortait pas si mal.

Il nous a dit qu'on n'était pas les premiers à essayer de s'introduire après la fermeture, mais il voulait savoir comment on y était parvenus. On lui a expliqué, et il s'est mis à rire en disant que ce n'était pas un mauvais plan.

Puis il a dit qu'il devait nous emmener dans les cachots du parc pour une interrogation plus poussée, ce qu'on a trouvé étrange, mais on s'attendait depuis le début à ce que si on était pris, on atterrirait là-bas. C'était peut-être notre plan depuis tout ce temps: sans doute, on voulait voir les "catacombes" plus qu'on voulait rester dans le parc hors des heures d'ouverture.

Alors, il a appelé d'autres employés pour l'aider à nous escorter, et on s'est mis en route vers Toontown. Puis, nous sommes descendus dans un ascenseur.

Tout droit en enfer…

La première chose qu'on a remarqué, c'était à quel point l'ascenseur semblait cher. Je sais pas si je me fais bien comprendre, c'est difficile à expliquer. L'intérieur était fait d'acier inoxydable, avec des miroirs sur chaque paroi, et le plancher était recouvert d'une moquette rouge minable. Mais il avait l'air cher. Il n'y avait que deux boutons dans la cabine, sans compter les boutons d'urgence. "Montée", et "Descente".

J'ai oublié de mentionner qu'ils ne nous ont jamais passé les menottes, ni attaché les mains. Ils ne faisaient que marcher à nos côtés, s'attendant à ce qu'on les suive. Non qu'on ait pensé à s'enfuir. Je veux dire, ces types semblaient sympas. Comment on aurait pu s'attendre à ce qui allait suivre?

L'ascenseur s'est arrêté et on a emprunté ce couloir immaculé, qui embaumait la javel. Il n'y avait aucune porte, de quelque côté que ce soit; un couloir entièrement vide et uni. On a marché pendant ce qui nous a semblé être une éternité, et plus personne ne parlait.

Il y avait moi, mes amis, le gardien, et deux autres agents de maintenance. Finalement, on a atteint une lourde porte métallique munie d'un code d'accès et d'un lecteur de badge.

Un des employés y a glissé sa carte; l'autre a tapé le code sur le clavier. J'ai vu les nombres qu'il avait tapés: 121566. Si je m'en rappelle encore, c'est que j'ai découvert plus tard à quel point ces chiffres étaient chargés de sens. Et quand j'y repense, ça me fait rire. C'est vraiment étrange que j'arrive à rire de ça, en y repensant…

Ils nous ont conduits, moi et mes amis, vers un autre corridor. Celui-ci avait plusieurs portes aménagées de chaque côté. Chaque porte avait une petite fenêtre de plexiglas, de 25 centimètres de côté, en haut à droite. On aurait dit le service de psychiatrie d'un hôpital, pour être honnête. Pas tellement une prison.

On est arrivés à la salle 1901, et il s'y trouvait un unique bureau, avec trois chaises apprêtées pour moi et mes deux amis. Puis ils nous ont laissés seuls ici, fermant la porte derrière eux. On s'est assis sur les chaises comme des gamins obéissants et on a attendu leur retour, mais ils ne sont jamais venus. On a patienté deux heures, et on n'a vu personne. Tim s'est approché de la porte, et, curieusement, elle n'était pas verrouillée. Il ne l'a pas ouverte, cependant. Il craignait qu'il y ait un garde dehors et qu'il pense qu'on cherchait à s'échapper, et on ne voulait pas chercher plus d'embrouilles.

Alors on a laissé passer encore, genre, 25 minutes. Mais on commençait vraiment à s'impatienter, et on a finalement décidé de sortir.

Le couloir était aussi vide que tout à l'heure. Aucun signe de vie, rien. On a commencé à appeler: "Ohé, y a quelqu'un?". Personne n'a répondu à nos appels.



On a remarqué que des caméras de surveillance étaient placées au-dessus de chaque porte, et on s'est demandé s'il y avait la moindre âme qui vive dans cet endroit. On aurait dû partir sans hésiter, mais encore une fois, comment on aurait pu savoir à ce moment que c'était le mieux à faire?

Toutes les portes se ressemblaient, et toutes portaient un numéro propre. Ils n'étaient pas dans l'ordre, les nombres étaient dispersés. Par exemple, notre cellule était la salle 1901, mais la porte suivante portait le numéro 1205. On y a un peu réfléchi et on a fini par supposer que les numéros étaient attribués au hasard. On marchait le long de ce couloir sans vraiment savoir où on allait, ce qu'on espérait trouver, ou simplement si ça avait de l'importance.

Guy a décidé qu'on devrait juste partir. D'après lui, s'ils avaient vraiment besoin de nous ici, ils seraient revenus, et c'était peut-être juste une tactique pour nous effrayer. Ils voulaient sans doute juste nous faire croire qu'on avait été arrêtés, et ils nous attendaient dehors en rigolant.

J'étais vraiment las de tout ça. Tim, lui, était resté calme pendant tout ce temps, se contentant de hocher la tête de temps en temps. Il était plus intéressé par les petites fenêtres qu'il y avait dans le coin des portes. C'était pas une bonne idée. J'ai essayé de lui dire, bien sûr, mais on n'écoute pas sa raison quand on flippe comme on flippait à ce moment… Et là, on flippait à mort.

Les caméras au-dessus des portes avaient un système de détection de mouvement, et suivaient nos errements à travers le couloir désert. Une petite lumière rouge en-dessous de l'objectif, qui clignotait chaque seconde. On n'entendait pas un bruit, à part notre respiration. Puis, c'est arrivé.

On avait atteint le bout du couloir. Malheureusement, la porte avait un autre code. J'ai essayé celui d'avant -celui que je les avais vu entrer tout à l'heure- mais il était invalide. À ce moment précis, les lumières se sont éteintes et on a entendu les portes… Bon dieu, je les revois encore aujourd'hui.

Ces putain de portes se sont ouvertes. Toutes alignées le long des murs, elles ont produit un grincement, puis un grand fracas comme elles heurtaient avec force le mur derrière elles…

Comme je l'ai dit, après avoir tapé le mauvais code, les lumières se sont éteintes et les portes se sont ouvertes, sauf celle avec le code. On avait aussi remarqué qu'au moment de l'ouverture, un peu de lumière s'échappait par les portes. On est restés là, abasourdis, pendant cinq bonnes minutes, sans savoir quoi faire. On a supposé qu'on venait d'enclencher une alarme et que c'était juste le protocole. Une manœuvre normale en cas d'évasion (qu'est-ce qu'on était supposés penser?). Alors on est retournés sur nos pas en s'éloignant de la porte verrouillée.

Pour une raison ou une autre, on s'est mis à paniquer, et on a été pris d'une envie de courir. On s'est pas concertés; c'était comme si, à ce moment précis, on avait tous su qu'on devait le faire. L'instinct. Comme un bébé gazelle qui sait quand fuir le lion. On était dans la tanière d'un lion, d'ailleurs.

On n'a pas commencé à regarder par les portes avant d'en avoir dépassé une dizaine. Devant chaque ouverture, se tenait un personnage en costume. On a couru devant des Donald, des Mickey, des Dingo, des Pluto, et tous les autres personnages de Disney.

C'était dément, et on a crié aussi fort que nos poumons le permettaient. Je sais ce qu'on dit, "Ne regarde jamais derrière toi quand tu cours", mais je l'ai fait. Ils quittaient leurs cellules, et nous suivaient! Ils ne couraient pas, ils se contentaient de marcher nonchalamment. C'est ce qui rendait ça encore plus terrifiant. Presque comme s'ils savaient qu'on avait nulle part où aller…

Aujourd'hui, je me demande si tout ça n'était pas dans ma tête, juste à cause de la peur et de la pure panique qu'on vivait à ce moment, mais je jure -je le jure sur la vie de ma mère- que j'ai entendu se jouer "It's a small world" à travers un interphone. J'ai une grande peur des poupées, et l'attraction m'a toujours effrayé. Et maintenant je les voyais, les petites poupées mécaniques, se tenant dans l'encadrement des portes alors qu'on passait. Les personnages en costume nous suivaient toujours.

Les poupées ne nous pourchassaient pas, Dieu merci. Je crois que j'aurais fait une attaque si je les avais vues suivre l'escorte. Ça n'arrangeait pas tant que ça les choses. Je veux dire, combien de fois avez-vous été suivi par un groupe de gens costumés, apparemment disposés à vous dévorer vivants? (Du moins, c'est ce que je me disais pour me persuader de continuer à courir. S'arrêter signifiait se faire dévorer par un putain de Donald Duck. Je sais pas pour vous, mais c'est pas comme ça que je veux mourir.)

Tim pleurait, Guy transpirait et respirait fort, et j'ai tourné la tête pour voir si on était toujours suivi. Bien sûr, on l'était. Je ne suis plus sûr de combien de portes on avait dépassées à cet instant, ou s'il y avait vraiment un personnage différent devant chacune, mais je savais que ce couloir avait une fin et on allait sortir de là rapidement.

Plus facile à dire qu'à faire…

Après une ou deux minutes de course, j'ai à nouveau regardé en arrière et j'ai vu qu'on ne pouvait plus rien voir derrière nous. J'entendais toujours le bruit de leurs pas, mais je suppose qu'on était trop loin pour les voir et qu'ils continuaient de marcher normalement. Le couloir se poursuivait sur ce qui semblait être une éternité, et Guy a eu besoin de s'arrêter, ou il allait tomber d'épuisement. La porte à côté de nous était ouverte, la lumière allumée mais rien dans la pièce.

J'ai décidé qu'on se cacherait ici le temps qu'on reprenne notre souffle et qu'on puisse continuer à avancer. Alors qu'on fermait la porte derrière nous, j'ai remarqué qu'elle portait le numéro 1966. Encore une fois, ça ne nous évoquait rien à ce moment.

Tim arpentait la pièce. Guy était allongé par terre, respirant toujours aussi fort, et j'étais à la fenêtre. Je ne voyais rien dehors. Plus de musique, plus rien. Il faisait sombre dans le couloir et c'était difficile d'en être sûr, mais je suppose que j'aurais pu voir des formes, des ombres, n'importe quoi. J'ai continué à regarder.

Après une quinzaine de minutes, Guy a dit qu'il était prêt à repartir. Tim était le seul parmi nous assez malin pour sortir son nouveau smartphone; aucun signal, évidemment. Il a ouvert la porte lentement, précautionneusement, mais on n'entendait aucun bruit de pas. Plus rien ne nous suivait, mais on a pris le risque. On s'est remis à courir…

Ça ne nous a pris que 7 minutes de plus pour atteindre la porte. Elle n'avait pas de code, et elle était ouverte. On est entrés dans le corridor d'avant, et Dieu merci, il n'y avait aucune porte. On a couru jusqu'à l'ascenseur. On a pressé le bouton "Montée" et on s'est regardés, encore éberlués par ce qui venait de se passer. Aucun de nous ne parlait. On a juste attendu jusqu'à ce que la porte s'ouvre, on est retournés à Toontown et on a commencé à se diriger vers le portail principal.

On a fait profil bas, utilisant la même technique d'esquive qui nous avait amenés ici. Les employés de maintenance et les responsables de sécurité étaient toujours là, mais on ne pouvait pas attendre plus longtemps. Finalement, Tim n'a plus tenu et est parti en sprintant. Je ne voyais pas ce qui avait pu le mettre dans cet état… jusqu'à ce que je voie que tout le monde dans le parc était immobile, nous fixant, le visage blême.

La voix dans les haut-parleurs disait que trois fugitifs s'étaient échappés et devaient être raccompagnés à leur cellule. On a immédiatement rattrapé Tim. Des personnages en costumes ont jailli des ombres, des employés et des gardes derrière eux. Tout le monde nous courait après! Je n'y voyais pas clair, mais je pouvais imaginer la bave dégoulinant de leurs gueules... Ils voulaient qu'on retourne là-dessous. On s'était échappés, et ils étaient furieux.

Le portail était tout près…

Le plus effrayant dans tout ça, c'est qu'on n'entendait rien à part la voix dans l'interphone. Aucun bruit de fond. Aucun son de la part des employés, même maintenant, alors qu'on courait apparemment pour nos vies. Les personnages, les employés, les gardes, aucun d'entre eux ne nous adressait le moindre mot, aucun ne criait, aucun ne nous disait de nous arrêter. Rien. Rien que le bruit de nos pas et, parfois, Guy qui suffoquait.

Même après qu'on soit arrivés à passer le portail principal du parc, on a continué à courir jusqu'au parking. La voiture n'était plus là, et on était plantés là sans savoir quoi faire.

On a continué à pied sur la route, pendant des kilomètres, en s'arrêtant parfois pour reprendre notre souffle. On a continué jusqu'à atteindre une petite station-service, où Tim a réussi à appeler un taxi. Il nous a reconduits à l'hôtel où on dormait, on a payé la course et chacun est retourné dans sa chambre.

Finalement, le lendemain, on a reçu un appel du bureau d'accueil de l'hôtel, et on s'est présentés en bas. Il y avait des officiers de police qui nous attendaient. Ils nous ont dit que notre voiture avait été mise à la fourrière et on a dû payer l'amende. Ils ne nous ont rien demandé de plus, et on ne s'est pas embêtés à dire à la police ce qui nous était arrivé hier. Même maintenant, des gens qui n'ont aucune raison de ne pas me croire continuent de le faire, alors comment le pourrait un homme de loi? On les a pas ennuyés avec ça. On a juste payé l'amende, et on est rentrés chez nous.

Pendant tout le trajet de retour, personne n'a parlé de ce qui s'était passé. Ce n'est que deux semaines après que je me suis mis à chercher les numéros dont je me souvenais. Simple curiosité, je suppose.

Comme vous le savez sans doute, Walt Disney est né le 5 décembre 1901. La chambre où on se trouvait était la 1901, et celle d'à côté, la 1205. De plus, il est mort le 15 décembre 1966, ce qui était le code que l'employé avait entré pour nous conduire dans le couloir principal.

Quelle étrange coïncidence, je me suis dit.

Est-ce que tout ça est bien vrai, je n'en sais rien. Peut-être que c'était juste notre imagination. Nous étions fatigués. Il était à peu près 1h du matin quand on s'est échappés. Alors c'est possible que ce soit ça. N'empêche, j'oublierai jamais ça.


Je ne suis plus revenu depuis.



Traduction: Tripoda

Traduite à la seconde parce que quelqu'un l'a suggérée? Ma foi non, je l'avais finie depuis quelques jours déjà, c'est un pur hasard... Ça tombe bien on va dire, vous allez vous imaginer des trucs géniaux à notre sujet.

Creepypasta originale ici.

mardi 24 juin 2014

Trente morceaux de Papa

AVERTISSEMENT: Ceci est un texte au thème difficile, fortement déconseillé aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 16 ans.



"J'ai une vie formidable. Je suis mariée à un homme gentil, séduisant et fortuné. Je vis dans une belle et grande maison avec un jardin immense. J'ai deux merveilleux enfants, une fille et un garçon. J'ai tout plein d'amis qui m'adorent, une garde robe remplie à ne savoir qu'en faire. J'ai une carrière étincelante, et des milliers de projets en cours. Je suis belle, j'ai un corps parfait et en bonne santé, une peau lisse dénuée de toute imperfection. Je mange ce que je veux sans jamais prendre de kilos disgracieux. Je me regarde dans la glace, et je mincis de plus en plus, ma peau se salit, s'écorche, mes cheveux deviennent gras et en bataille, mes yeux pleurent, mes lèvres gercent, je suis atrocement maigre. Je me réveille.

Il fait noir et humide. Il entre, me traîne par la tignasse, jusqu'au coin de cette cave où je suis enfermée depuis bien trop longtemps. Je ne sais même plus ce qui lui sert à me nourrir. Il passe ses mains sales et froides sur mon corps couvert de crasse. Mes jambes sont tremblantes et n'arrivent plus à tenir. J'ai manqué d'écrouler mes os fragiles sur le sol un bon nombre de fois. Il serre ma poitrine de ses horribles mains, puis descend vers mon intimité qu'il a trop souvent torturée. Il me prend par le cou, me force à mettre ce bout de chair au fond de ma gorge, je m'étrangle, il me griffe, il me frappe, je ne me débats même plus. Il m'a brisé la mâchoire pour que je ne puisse plus le mordre, alors je ne fais que pleurer, le regard vide, et il aime ça.

Il sort, et me laisse là, seule. Son sperme coule le long de ma joue. Je l'essuie du dos de la main et pose ma tête entre mes genoux. Comme d'habitude… Je m'endors, jusqu'au lendemain… Et je rêve…

Ça fait 6 ans maintenant.
Je n'ai que 15 ans, et aujourd'hui, je vais mourir ici.

Pour prendre de l'élan, le mur se rapproche, puis s'éloigne, se rapproche, s'éloigne, et mon cou vacille en soulevant tant bien que mal ma tête lourde de larmes et de rêves. Le mur se rapproche, de plus en plus, puis s'éloigne, et encore, et encore… Boum, premier coup. Boum, deuxième coup. Je cogne mon crâne contre le mur de pierre. Mon sang coule. Un bout blanc commence à faire surface sur mon front. Boum, troisième coup. Ma tête tourne dangereusement, j'essaye de me lever alors que je n'ordonne rien à mon corps. Boum, quatrième coup. Je tombe sur le bitume froid, sur lequel ma tête cogne une dernière fois. Mon sang coule aux contours de ma tête et s'échappe sur le sol. Je me sens légère, et je flotte. Je me retourne et je me vois sur le sol. Je suis morte. Je m'observe. Il entre, me voit morte. Il pense un moment en fixant mon corps inanimé, puis se baisse vers celui-ci avant de venir écarter mes cuisses. Il baisse son pantalon et me pénètre en enfonçant ses doigts dans ma bouche.

Il s'arrête, enlève son sexe de mon intérieur, puis se lève et sort de la cave avant de revenir avec une scie. Il s'en sert pour couper la tête de mon cadavre - sans doute que celle-ci le déconcentrait - puis repart en tenant celle-ci par les cheveux. Le pantalon à peine remonté, il revient, ma tête dans un sac poubelle dégoulinant de sang.

C'est insoutenable. Je me dirige vers la scie attenante à mon corps maintenant décapité, et tente de la saisir.
Je n'y croyais même pas, mais j'y suis arrivée. Il est l'heure de se venger."

Cette lettre a été trouvée devant la porte de la cave mentionnée, dans laquelle gisait le corps découpé en une trentaine de morceaux d'un homme âgé d'une cinquantaine d'années. Le supposé corps de la jeune fille demeure introuvable.


lundi 23 juin 2014

Sans titre

La plupart des gens s'accorde à dire que mourir pendant son sommeil est le meilleur moyen de partir. En paix, sans torture ni souffrance.
Ma grand-mère disait que les anges prenaient soin d'emmener
au paradis ceux qui meurent pendant leur sommeil.
Mais parfois les anges peuvent être maladroits et les faire tomber par accident.


Vous vous souvenez les fois où vous aviez eu l'impression de tomber dans votre sommeil et que vous vous êtes soudainement réveillé?


Traduction: RedRaven

Creepypasta originale ici

samedi 21 juin 2014

L'AMMAS

Afin de protéger la vie privée de l’auteur de ce document ainsi que des personnes concernées, nous avons décidé de censurer leurs noms. Merci de votre compréhension.



L’Agence Mondiale des Mystères et Affaires Secrètes



  
Il existe dans ce monde plusieurs organisations mondiales, souvent secrètes, ou révélées au grand jour comme la NSA ces derniers temps. Ces organisations sont connues pour la plupart pour leur intelligence et leur capacité à surveiller tout et n’importe quoi, et d’ainsi scanner, « protéger » et contrôler notre monde. Ces organisations sont également selon plusieurs personnes responsables de décès de stars ou font l'objet des théories du complot les plus folles. Toutes ces informations fuitent, mais jamais le nom des agences s’occupant de cela, bizarrement… J’ai décidé, moi, ******* *********, ancien employé de l’AMMAS, de dévoiler au grand jour quelle est cette organisation si méconnue de tous, plus puissante et manipulatrice que n’importe quelle autre. Vous allez découvrir tout de cette immense société, réputée pour sa prudence, son organisation ainsi que son silence sur de nombreuses affaires ayant fait le tour du net.

Tout a commencé en 1977, lorsque la première grande «affaire mystérieuse» avait fait éclat aux USA. Plusieurs corps d’enfants, 16 exactement, avaient été retrouvés sur une période de 2 mois, dans la forêt de Slenndy, vers Chicago. Plusieurs témoignages avaient été faits, et regroupés dans un communiqué de presse, par plusieurs parents d’autres enfants, disant qu’un homme, dont le visage était recouvert d’une sorte de drap blanc le rendant inexpressif, habillé d’un costume de soirée noir et de longs bras (probablement faux, toujours selon le communiqué de presse officiel de la Police), viendrait souvent dans le parc pour enfant près de cette forêt pour les observer au loin, et parfois même jouer avec eux. Il venait même parfois pendant des jours de grand soleil, mais cependant toujours à l’ombre, derrière un arbre. Il était surnommé « The Slender Man » par les journaux régionaux, en référence au nom de la forêt.
L’affaire de ces multiples meurtres et de ce tueur méconnu inquiéta grandement les États-unis, et arriva même dans les mains de la Maison-Blanche et de la CIA. Après plusieurs semaines de recherches intensives, la CIA a conclu quelque chose qu’elle n’aurait jamais voulu « conclure » : ce tueur, cette chose plutôt, n’était pas un humain. C’était autre chose. La situation était alors de toute urgence : il ne fallait en absolument aucun cas que ni la presse, ni même une seule personne un tant soit peu intéressée par le sujet, n’apprenne que ce « Slender Man » soit quelque chose d’autre qu’humain, car cela aurait créé une véritable panique dans le monde.

C’est à ce moment précis que l’AMMAS a été créée.

Son but est très simple, mais également très compliqué : faire en sorte que toute affaire, mystérieuse, non-classifiée ou encore secrète concernant un individu, une chose, une expérimentation ou autre, soit gardée le plus loin possible de la presse et du monde et soit « masquée » afin qu’elle paraisse la plus improbable, ou la plus normale qui soit. Les grandes autorités du pays ne pouvaient pas laisser une affaire comme celle-ci fuiter. Bien évidemment, l’agence a été créée dans la plus grande des discrétions, jusqu’à avoir ses propres bureaux cachés à des kilomètres sous terre, quelque part dans le désert du Nevada. Plusieurs accords ont également été créés avec le Japon, l’Europe, la Russie et la Chine afin que toutes les affaires du monde soient regroupées et traitées par une seule et même société.
Afin que sa tâche de « protection » soit la plus rapide et efficace possible, l’AMMAS possède un budget bien plus conséquent que celui du FBI ou de la CIA. Cependant, le montant reste inconnu.
Pour revenir à notre affaire de « Slender Man », l’affaire a été enfin… « résolue ». Résolue entre guillemets, et vous verrez pourquoi.
En effet, il s’est avéré que, quelques semaines après les incidents, le tueur présumé ait été retrouvé et inculpé de la peine capitale. Le coupable était « naturellement » un certain ****** *******, connu pour ses multiples viols et vols à main armée à travers la Californie. L’affaire était close, les parents vengés et remboursés (car oui, l’argent aux USA répare tout, même la perte d’un enfant) et tout est bien qui finit bien.

Mais cela n’est que la face émergée de l’iceberg.

Derrière ce «Happy End» trop facile, se cache une vérité plus sombre que vous le pensez. En effet, ce cher ****** a été inculpé et emprisonné à multiples reprises comme dit plus haut, mais jamais à vie. Le FBI voulait, ou plutôt devait, s’en débarrasser au plus vite. L’affaire des multiples meurtres, d’enfants en plus, était une aubaine pour le FBI et, surtout, L’AMMAS, qui devait absolument trouver un moyen de masquer le fait que ce meurtrier aux longs bras soit inhumain. C’est alors que tout a été mis en place pour que ****** ******* puisse être inculpé : emploi du temps modifié, empreintes recopiées sur les cadavres, et d’autres preuves. Tout ça avait été créé pour que son inculpation soit parfaite, divine. L’avocat de ce pauvre malfaiteur ne pouvait rien contre ces preuves accablantes, mais délicieusement falsifiées et inventées de toutes pièces.
Pendant le procès du jeune homme, l’AMMAS s’occupa du « monstre ». Des recherches approfondies et top secrètes, auxquelles j’ai participé en tant que second inspecteur, furent faites. Chaque jours, chaque heures, pendant plus de 2 semaines intensives, avaient étés grappillées pour finalement trouver la bête, le « Slender Man ». Se cachant sous terre ou dans les écorces d’arbres pourris, il a fallu des hélicoptères ainsi que de très nombreux membres et moyens de l’armée afin de le capturer. Cela fait, l’AMMAS contacta la Fondation SCP, connue pour abriter et classer dans plusieurs endroits du monde de nombreux objets ou personnes « bizarres » ou « irréels » et ainsi de les surveiller et les étudier plus en profondeur, voire même de les apprivoiser et de les vendre à des armées secrètes. Après quelques accords et à gros coups de millions, la Fondation avait accepté de s’occuper du « Slender Man », tout en faisant attention à ce que celui-ci ne soit pas répertorié dans leurs fichiers sur leur Wiki internet.
Évidemment, après le procès et la condamnation de ****** *******, les théories du complot affluèrent à grande vitesse, certaines vraies (ou pas totalement), d’autres complètement fausses. Le but de l’AMMAS a été franchi : faire croire au monde que le fameux « Slender Man » n’était en fait qu’un vulgaire violeur ayant fait des siennes.
Et ce rythme de croisière fut répété durant de nombreuses affaires : l’affaire de « Jeff the Killer » par exemple, ayant fait le tour du monde, celle de l’expérience Russe sur le sommeil, qui a fait plonger dans la folie la plus totale les journaux et émissions du monde entier pendant de nombreux mois ou encore de l’affaire de la sombre créature surnommée « The Rake », qui a détourné de très nombreuses personnes des ballades en forêt.
Toutes ces affaires étaient résolues de manière bête, voire simpliste, mais terriblement efficace pour les journalistes et le grand public. Pour l’AMMAS par contre, ces affaires étranges sont surtout une source de revenus énorme.

Mais il y a un « mais ». Comme toujours.

En effet, c’est dans les années 90, à l’arrivée d’Internet, que les affaires de l’AMMAS se sont dangereusement compliquées. Le Web étant ouvert à tous, il permet de communiquer en quelques millièmes de secondes des informations ou données confidentielles d’une façon simpliste, même beaucoup trop. Le danger était donc le suivant : l’Internet étant incontrôlable, la moindre fuite d’une quelconque affaire pourrait mettre en péril tout ce qu’avait construit l’AMMAS auparavant. Il suffisait qu’un document, une photo, un mot même soit divulgué pour que l’AMMAS ne soit plus qu’une vulgaire agence gouvernementale. C’est donc pour cela que la NSA a été créée.
Vers les années 2006-07, des récits horrifiques, nommés souvent « Creepypasta », furent partagés à travers les forums du site 4Chan. Ces histoires sont souvent écrites par des inconnus, recopiées à travers le monde, traduites en plusieurs langues et sont toutes considérées comme fausses, notamment à cause de leur véracité peu vérifiable et des événements souvent impossibles qui y sont contés. Un jour, une Creepypasta racontant l’histoire de « Jeff The Killer » a été écrite. L’affaire datant de nombreuses années en arrière avait refait un peu surface, notamment à cause de certaines similitudes, mais rien d’autre. L’histoire de ce Jeff, écrite par un inconnu et connue dans le monde entier, a toujours été considérée comme fausse, en raison notamment de détails improbables (il s’enlève les paupières, ce qui lui empêche de se lubrifier les yeux, mais arrive toujours à voir. Impossible !).

Vous croyez réellement que cette histoire est fausse ? Vous croyez réellement que cette histoire a été écrite par un simple bêta en manque d’idées? Vous avez tout faux.

Le concept de Creepypasta a été une idée de l’un de mes chefs, ******* *********. Celle-ci est simple : écrire une histoire d’horreur, donc virale, improbable mais effrayante, créant des légendes urbaines et autres choses farfelues afin de protéger de toute fuite les affaires classées par l’AMMAS. Ainsi, ces histoires existent et sont donc « montrées » au monde, mais cependant complètement protégées par des détails malicieusement bien modifiés et configurés, afin de ne pas trouver un quelconque lien avec une affaire de l’AMMAS.
Les quelques histoires de Jeff et du « Slender Man » furent très vite copiées et racontées un peu partout, et cela créa un effet de mode constant durant 2007 jusqu’en 2010, où la « mode» s’est peu à peu calmée. Grâce à cet effet et cet incessant intérêt de la part des internautes de créer et lire ce genre d’histoire, l’AMMAS a réussi à atteindre le but ultime : être méconnaissable.
Vous voyez ? Tout ce que vous entendez à la radio, voyez à la TV est lié depuis le début. Sans le FBI, pas d’AMMAS. Sans AMMAS, pas de NSA. Sans NSA, pas de révélations de la part d’Edward Snowden. Sans AMMAS, pas de Creepypasta. C’est aussi simple que ça.

Maintenant, j’espère que ces précieuses informations vont être divulguées à la presse pour pouvoir ainsi montrer à quel point l’AMMAS est une organisation sadique, prête à tout, même à duper les internautes du monde entier grâce à de fausses histoires, pour se protéger. Mon sort est fait et je sais qu’ils me retrouveront et me traqueront jusqu’à mon dernier souffle, ma mort, dans le monde, pour avoir révélé leur existence.

Je ne fais pas cela à cause d’un effet de mode, mais parce que je sens que c’est le moment, qu’il faut que je le dise et le crie au monde entier avant que cela ne soit révélé trop tard.
Lirez-vous maintenant les Creepypastas du même œil ? Je n’en suis pas certain… 

À bientôt chers compatriotes.

******* *********

P.S.: Voici le logo qu'utilise l'AMMAS pour ne pas se faire démasquer. Si vous le voyez quelque part, dans votre ville ou dans un texte d'une page web, fuyez. Ils sont là. Tout près.






vendredi 20 juin 2014

La chose qui regarde (The thing that watches)

Ceci est l’histoire de la Chose qui Regarde.

Personne ne sait à quoi elle ressemble, bien que certains aient fait des suppositions. La plupart iraient jusqu’à dire qu’elle n’a même pas de corps. J’ai même entendu une rumeur qui prétendait qu’elle était même dépourvue d’yeux. On perçoit juste cette sensation perturbante lorsque l’on est totalement seul.

On dit que c’est le genre de sensation qu’on a après avoir fait quelque chose de mal. Casser quelque chose dans la maison, se faire attraper lorsqu’on a menti, et savoir que quelque chose est en train de vous chercher. La première fois que j’ai entendu parler de la Chose qui Regarde, j’étais pour le moins intrigué. Une créature inquiétante qui a une histoire, c’était vraiment fascinant. Ce qui m’a le plus captivé dans ce conte, c’était que la personne qui me l’avait raconté l’avait vue.

J’ai pensé que c’était pour paraître cool, ou pour intensifier l’histoire. Ça aide pas mal les histoires lorsqu’elles sont racontées en personne. Il m’a dit que la créature se montre seulement la nuit. J’ai eu un petit rictus à cette affirmation ironique. Il a dit que si jamais on tombait dans son champ de vision, cet impossible sentiment de désespoir s’abattrait sur nos épaules.

Pas vraiment différent d’une araignée qui attend patiemment sur sa toile. Cette créature va trouver un coin dans votre chambre, et se déplacer d’un angle à un autre. La porte fendue du placard, le coin le plus éloigné de votre lit dans votre chambre, la fenêtre juste légèrement assombrie par les rideaux. C’est le chasseur parfait. On m’a dit que ça prend un bon moment à cette créature pour vous trouver, mais si vous êtes patient, et que vous restez assis dans les ténèbres absolues à l’attendre… La Chose viendra pour vous.

Je n’étais pas sûr de ce que je devais croire, je savais que c’était juste un mythe, mais quelque chose dans ma tête s’est inquiété de la seule chance sur un milliard que ce soit vrai. Je suppose que j’y ai simplement trop pensé, mais l’ami qui me racontait cela a eu un regard ébranlé lorsqu’il me l’a raconté. Soit c’était un très bon acteur, soit quelque chose de vraiment dingue lui était arrivé. Il regardait par-dessus mon épaule quelque chose d’éloigné… avant de me dire qu’il devait partir.

J’ai regardé à mon tour et, bien évidemment, il n’y avait rien.

Ça fait une semaine depuis que j’ai entendu parler de ce prédateur obscur pour la dernière fois, et étant un peu insomniaque, j’ai progressivement arrêté d’utiliser les sources de lumière dans ma chambre. La télé était éteinte, comme les lampes, même le rideau était tiré. La seule lumière provenait de mon ordinateur, je suis resté assis nuit après nuit, mon casque étouffant tous les autres sons. Parfois, j’ai ressenti le besoin de regarder autour de moi, non pas parce que j’avais peur, mais juste parce que je voulais voir ce qui se trouvait là. Il n’y avait pas de créature, pas de sensation inquiétante, seulement ma télé noire, mon bureau, mon placard grand ouvert parce que je n’en avais rien à faire, juste pas de créature. J’ai commencé à penser que mon ami avait simplement quelques problèmes mentaux, sa copine venait juste de rompre, ou peut être qu’il avait des soucis à la maison. Pourtant, je n’arrivais pas à ne pas penser à sa voix presque hystérique lorsqu’il m’a raconté l’histoire de la Chose qui Regarde.

Des yeux si noirs qu’il est impossible de les voir dans l’obscurité. Une peau foncée, presque aussi sombre que ce manteau sur le mur. Comment ça n’attaque jamais, ça attend juste. Ce prédateur vous observe comme un sniper qui se cache dans un immeuble voisin, vous regardant pendant des jours. C’est seulement quand vous réalisez que ça vous voit que la sensation vous gagne. Un sentiment de dégoût, un sentiment qui vous donne un faible tremblement, un qui vous force à regarder dans votre chambre plongée dans le noir encore et encore, après que vous ayez éteint les lumières.

Quand est-ce que ça va finalement attaquer ? Personne ne le sait, comme je l’ai dit, ce sont surtout des suppositions. Mais il y a des yeux qui me regardent depuis mon placard. Je ne sais pas si je peux réussir à aller jusqu’à la porte, et si ça m’attaquait ?...
      

Traduction: Magnosa

Creepypasta originale ici

Entendue durant la lecture des narrateurs uNIGHTed au profit de la victime des deux gamines que vous savez.

jeudi 19 juin 2014

Une belle semaine de vacances

1er jour :


J’écris dans ce carnet car je pense que ce sera le seul moyen de pouvoir me confier durant ma période de service dans l’armée. En effet, je viens de m’engager dans l’armée française pour aller défendre le nord-est du pays qui est assaillit par l’Allemagne. Nous sommes actuellement en 1916 et le camion dans lequel je suis affecté se dirige dans la direction de Verdun au moment même ou j’écris. Les hommes avec lesquels je suis sont tous aussi jeunes que moi et ont tous l'air un peu sombre, comme si quelque chose les avait choqués lors de leur montée dans le camion. Quant à moi, je suis aussi inquiet. Beaucoup de rumeurs circulent comme quoi les Allemands perdent de plus en plus de terrain mais jamais un soldat n’est venu pour nous dire ce qu’il se passait réellement.


Après quelques heures d’attente, je commence à entendre des explosions au loin. Ce ne sont encore que des bruits sourds et mes camarades de convoi n’ont pas l’air de s’en soucier. Quel étrange sentiment. J’ai à la fois peur de cet endroit mais j’ai pourtant plus que hâte de m’y rendre.


Et bien m’y voila. Mon camion s’est arrêté et tout s’est passé assez vite. On nous a ordonné de descendre et de vite nous installer dans ces tranchées. Les explosions se font mieux entendre et le ciel est devenu gris. Je suis maintenant sur un de ces fameux champs de bataille. J’ai jeté un coup d’œil par-dessus la tranchée pour voir ce qui s’étendait derrière. Ce n’est qu’une étendue de terre désolée et saccagée par  les obus tombés à répétition. Dans ma tranchée, certains s'agitent et commencent à parler entre eux et d’autres sont silencieux ou endormis. Je pense que c’est comme ça que l’on peut reconnaître les nouveaux des vétérans. Quant à moi j’ai commencé à me détendre et à discuter avec certains des soldats à côté de moi. Le seul bémol est sûrement la largeur relativement petite de ces tranchées.


2ème jour :


Je viens de me réveiller. Les nuits sont vraiment froides ici. Je ne peux même pas m’étirer tellement je suis serré. J’ai quelques crampes mais elles devraient vite partir. J’ai tout de même réussi à dormir de façon à peu prêt calme. Bizarrement, certains de mes camarades n’ont pas eu l’air d’avoir pu dormir normalement. Ils ont constamment cette expression un peu inquiète sur leurs visages.
En passant un peu entre les rangs, j’ai entendu quelque chose à propos de vivres qui manquaient à l’inventaire ou même à des caisses de munitions qui avaient été retrouvées entièrement vidées. Je trouve ça assez étrange qu’ils n’essayent même pas de trouver un coupable ou même une raison mais je ne m’y suis pas plus intéressé que ça. Après tout je ne suis qu’un simple soldat qui n’est la que pour obéir aux ordres de ses supérieurs.


C’est la fin de la journée. J’ai passé mon temps assis ou à transporter des caisses qui venaient d’arriver.


3ème jour :


La nuit a été bien moins agréable que hier. J’ai encore plus de crampes et des obus sont tombés toute la nuit. Heureusement ils étaient assez loin de notre position. Ça commence à s’agiter chez mes camarades. On parle d’une attaque contre les tranchées Allemande cette nuit. En apprenant ça j'ai eu un haut-le-cœur. J'allais participer à une vraie charge. Les vétérans quant à eux ont l’air légèrement plus sombre.


J’étais tellement anxieux à l'idée de cette attaque que j’ai passé une demi-heure à aiguiser ma baïonnette et à vérifier plusieurs fois si mon fusil était plein. Plus les heures passent, plus mon cœur se met à battre vite. De la sueur commence à perler sur mon front. Je vais laisser mon carnet à la tranchée durant l’assaut, je ne vais pas prendre le risque de le perdre.


4ème jour :


J'ai compris pourquoi ces soldats avaient l'air sombre. Je m’explique. Nous avons donc chargé les positions ennemies dès que le coup de sifflet de notre supérieur a retentit. Mais dès que nous sommes sortis, des fusées éclairantes ont été lancées depuis les tranchées ennemies à l’endroit ou nous étions. Les soldats en face n’ont eu qu’à nous tirer dessus sans que nous puissions faire quoi que ce soit. J’ai quand même eu l’intelligence de retourner en arrière et de me cacher derrière un rocher qui était à quelques mètres de là. Mais beaucoup de mes camarades « nouveaux », si je puis dire, ont foncés tête baissée dans l’obscurité du champ de bataille. Nous avons entendu des coups de feu et quelques cris puis plus rien. J’ai réussi à ramper jusqu’à la tranchée et je n’ai pas dormi de la nuit.


Notre effectif a été réduit de moitié. De plus, les vols de munitions et de vivres continuent. Quelques hommes avec moi ont étés accusés à tort. Ils ont été emmenés en-dehors de la tranchée et ils ne sont toujours pas revenus. Il y a des blessés partout. Certains ont juste des éraflures dûes à des chutes mais d’autres ont carrément des blessures par balles et attendent toujours d’être soignés. Tout ce qu’on leur a donné c’est des bouts de tissu pour arrêter l’hémorragie. On nous laisse pourrir dans ces trous avec des blessés sur le point de mourir. En plus, des rats ont commencés à venir se joindre à nous et à dévorer les corps pourrissants.
Le plus mystérieux dans cette histoire de vols de munitions et de nourriture, c’est que malgré les soldats chargés de surveiller les stocks, les vols persistent sans même que les gardes aient l’ombre d’un soupçon.


Quelques éclaireurs que l'on avait envoyés pour savoir s’il ne restait pas des survivants sont revenus avec des griffures, souvent au niveau du visage et du ventre. Comme si un animal assez fort était venu les lacérer pendant leur mission de reconnaissance. Le seul problème c’est qu’ils ne savent pas du tout d’où viennent ces marques. Ils ne s’en sont rendus compte que lorsqu’on leur a fait remarquer. Ces griffures ne sont pas bien profondes. Les soldats victimes de ces marques ne se plaignent même pas d’une quelconque douleur. Je vais essayer de dormir maintenant. Je suis vraiment fatigué.


5ème jour :


Quand je me suis réveillé, le vétéran à côté de moi qui avait reçu ces marques était mort. Les endroits où il y avait eu ces griffures avaient été comme consumés, creusant ainsi des trous dans le corps de la victime. Quand j’y repense, des frissons me parcourent. J’ai remarqué que ses poches étaient retournées, comme si on l’avait volé. Les voleurs n’avait pas pris le temps d’être délicats, les saccoches étaient arrachées et les poches à l’intérieur des vestes déchirées. Ce qui explique pourquoi seuls les morts avaient subis cet étrange larcin. Car oui, tous ceux qui avaient eu ces marques sont morts de la même façon que l’homme à côté de moi, et tous les morts avaient étés dépouillés. Mon moral commence à décroître.  Je pensais rentrer dans un ou deux mois maximum mais je pense que je vais y rester toute une année.


On m’a demandé de faire quelque chose de complètement suicidaire. Je n’arrive toujours pas à croire que ce soit moi qui aie été choisi. Je dois faire l’éclaireur pour une mission de contournement des premières lignes ennemies. Je dois partir demain tôt le matin avec deux autres hommes et trouver une faille dans leurs défenses. Je ne sais pas quoi en penser. A la moindre erreur je risque d’alerter les veilleurs allemands. Je pense que je vais prendre une longue nuit de sommeil pour être frais le matin.


6ème jour :


Il me reste quelques minutes avant de partir alors je vais en profiter pour écrire un peu. Cette nuit j’ai entendu des cris résonner en direction de la réserve. Ce matin, on a découvert les deux gardes morts avec les mêmes marques de lacération que les autres. Elles avaient creusé de profonds sillons dans leurs crânes. On voyait comme des traces de corrosion autour des plaies, c’était assez bizarre à voir. Un énorme brouillard s’est posé sur le champ de bataille. Ah, on m’appelle.


Après avoir marchés quelques minutes dans ce brouillard assez épais, nous nous sommes posés dans un trou d’obus pour établir la direction dans laquelle nous devrons partir. Je regarde les deux soldats avec moi. Deux nouveaux. Ils n’ont pas l’air de se douter du danger auquel ils s’exposent en sortant de leur tranchée.


Nous nous sommes perdus dans le brouillard. Je n’ai pas compris comment nous avons pu faire ça. Pourtant d’après les plans nous étions sensés tomber sur les lignes ennemies il y a quelques temps déjà. Mais seul le brouillard nous enveloppe. Et la chose qui m’inquiète le plus c’est qu’un des soldats qui m’accompagne nous a rejoint avec du retard et avait des griffures sur la peau. Il ne s’est évidemment rendu compte de rien avant qu’on lui dise. Je l’entends actuellement parler avec son ami, mais je sais au fond de moi qu’il mourra bientôt. J’ai vraiment peur de ce qui va m’arriver à l’avenir. Nous sommes perdus au milieu d’un champ de bataille en plein brouillard avec le risque de tomber à n’importe quel moment sur une troupe ennemie. Mon cœur bat de plus en plus. Il faut se remettre en route.


Je deviens fou. Nous avons traversé ce foutu brouillard pendant une heure et nous n’avons absolument rien trouvé. Pas un homme, pas une tranchée, même abandonnée, pas même un foutu arbre ou même un rocher ! Je n’arrive plus à penser clairement. Je suis assis par terre en face de mes deux camarades qui ont arrêté de parler depuis bien longtemps. J’ai décidé de mettre quelques balles de fusil en cercle par terre, pour nous en servir de repère et tenter nous retrouver dans ce brouillard.


Ce n’est pas possible ! Nous avons marché tout droit durant quelques minutes et nous sommes retombés à l’endroit exact ou j’avais posé les cartouches ! Le soldat qui avait été griffé commence à se plaindre de douleurs croissantes au niveau de ses légères blessures. Le pire c’est que je ne peux que le regarder se tordre de douleur car, comment combattre une plaie qui n’est même pas ouverte ? Je pense qu’on va dormir ici. Il faut absolument qu’on trouve comment se sortir d’ici.


7ème jour :




Ils sont morts tout les deux. Je me suis levé dès que j’ai entendu des cris. Quand j’ai regardé les deux autres, l’un était allongé et mort, des plaies profondes aux endroits où il avait été griffé auparavant, et l’autre étaient en train de se tenir le crâne en criant. Une fumée blanchâtre sortait de la où il avait ses mains. Puis ses yeux se sont révulsés et il est tombé, raide mort. Il avait dû être griffé durant son sommeil, et à son réveil, cette espèce de poison était en train de faire son effet. Le corps de l’homme qui était déjà mort avait été dépouillé. Je dépouillais l’autre à mon tour avant que quelqu’un ou quelque chose d'autre ne le fasse. J’avais vraiment envie de vomir à la vue de ces carcasses mais il fallait que je reste fort pour retrouver mon chemin dans ce véritable enfer.


Rien à faire, ça fait trois heures que je marche dans toutes les directions et je n’ai rien trouvé. Je n’en peux plus. J’en ai vraiment marre de tout ça. En plus j’entends des grognements autour de moi. Ils s’intensifient de secondes en secondes. Je ne vais pas tenir. J’ai vraiment envie de m’endormir et de me réveiller quand tout ce bordel ce sera arrêté.


Après avoir marché quelques minutes de plus, j’ai finis par être griffé par ces trucs. J’ai du m’en rendre compte des heures après mais ce n’est pas grave. Maintenant, je sais que tout est fini. Je vais mourir au milieu de nulle part et personne ne sera là pour me retrouver ni même pleurer sur ma tombe. J’ai cru voir deux petits ronds jaunes brillants, ou plutôt des yeux, me scruter. Serait-ce ces choses ? Ces choses qui s’amusent à voler et à tuer les soldats ? Je ne sais plus quoi penser, et de toutes manières ça n’a plus d’importance.


Ce seront sûrement les dernières lignes que j’écrirais. Le brouillard est en train de se dissiper. Il le fait lentement mais je suis plus que sûr qu’il se dissipe. Au moment où j’écris, je distingue des silhouettes  d’arbres morts et de rochers. Maintenant j’aperçois des formes humaines. Je vais me diriger vers elles.


Ces notes ont été prélevées dans un carnet trouvé sous terre au mythique champ de bataille de Verdun. Il était enterré au même endroit que quelques milliers de cartouches de fusil pleines et de boîtes de conserve de la première guerre mondiale ainsi qu’un crâne humain creusé de griffures et d’une balle de fusil allemand. Nous ne savons pas comment ont pu atterrir toutes ces choses ici et nous continuons toujours les recherches.