Disclaimer

DISCLAIMER

Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni n'infirme la véracité des témoignages et histoires présents sur ce blog. Pensez à consulter nos pages d'aide pour en apprendre plus, et à toujours vérifier les sources pour vous faire votre propre avis sur la question, ici comme ailleurs.

Script générateur de phrases

Dernières nouvelles

Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

Cliquez ici pour avoir le contexte de notre refonte.

Vous voulez trouver toutes nos plateformes, ou vous êtes curieux de savoir quels médias parlent de CFTC ? Tout est sur notre Linktree !

vendredi 5 juin 2015

Le vrai Père Noël

Post trouvé dans la section libre d'un forum de littérature.


Posté le: lundi 25 mai 2015 à: 1h33 – Sujet: « Vos histoires dérangeantes et malsaines ».




Bonjour à tous.

Moi aussi, j'ai quelque chose à vous raconter. Il y a une semaine, j'ai fait une découverte qui continue de me perturber encore aujourd'hui. En faisant du nettoyage dans mon grenier, j'ai trouvé de vieilles affaires appartenant à mon défunt grand-père. Il y avait des habits, des photos retraçant toute une partie de sa vie, et un beau carnet relié en cuir.

Curieux, je l'ai ouvert, non sans émotion vous vous en doutez. Il se trouve que mon grand-père y avait écrit de petites histoires. Je suis sorti du grenier pour pouvoir lire tout cela, et j'ai reconnu certains de ces récits. Il faut que vous sachiez que mon grand-père était, pour mon plus grand plaisir, grand féru de contes. Il nous en racontait très souvent à ma sœur et moi, lorsqu'il venait nous rendre visite à la maison. J'ai versé une petite larme en relisant certaines histoires qui avaient bercé mon enfance, et que mon grand-père avait pris soin de consigner dans ce carnet. J'ai remarqué qu'il avait même noté quelques expressions orales dans ses textes, du type « Écoutez bien, les enfants » ou « Vous comprenez ? », preuves que ces contes étaient directement destinés à nous être lus.

Cependant, parmi la cinquantaine d'histoires courtes rédigées à la main, un certain nombre ne m'évoquait absolument aucun souvenir. Mais si je poste ici, c'est parce que certaines histoires que je ne connaissais pas m'ont hautement dérangé. Parmi celles-ci, une était introduite de la sorte, en grosses lettres :



« À RACONTER AU COIN DU FEU LE SOIR DE NOËL POUR QUE MES PETITS-ENFANTS SACHENT LA VÉRITÉ »


Mon grand-père disait donc ici que l'histoire qui suivait n'était pas une invention de sa part ? Cela rend ce texte étrange avant même de commencer à le lire... Je vous l'ai recopié ici. Il s'intitule : « Le vrai Père Noël ».


« Il était une fois... Un vieil homme. L'histoire ne dit pas son nom. On sait juste que ce qui le caractérisait le plus était son extrême gentillesse envers tous les enfants. 


Il travaillait dans une fabrique de jouets, si bien que sa maison était un véritable paradis pour tous les enfants du monde : chevaux à bascule, petits soldats, poupées, pantins, jeux de société... 


Le soir, il restait des heures à la sortie des écoles, repérant les enfants les plus... Comment dire... Intéressants. La plupart du temps, tous ces jeunes petits êtres repartaient en tenant la main d'un ou deux de leurs parents. Mais, parfois, il en restait un. Un seul, perdu, au bord des larmes, cherchant du regard son père ou sa mère, ou bien quelque figure rassurante... Le vieil homme s'approchait alors de lui, un petit jouet à la main. 


"Tu es perdu, mon petit ? Oh ! Tu aimes cette petite marionnette ? Viens chez moi, il y a plein d'autres jouets qui n'attendent que toi, et tu pourras bien t'amuser pendant que j'appellerai tes parents pour qu'ils viennent te chercher. Allez, viens, tiens-moi la main..."


Arrivés dans la maison du vieux monsieur, les marmots avaient toujours les yeux qui se remplissaient d'étoiles. Il y avait tant à voir, et si peu de temps jusqu'à ce que maman ou papa ne vienne les chercher ! Le vieillard, lui, regardait son propre pantin de chair s'amuser avec tous les joujoux de bois entreposés dans la pièce... Il aimait beaucoup ce moment ; lire la joie dans les yeux des enfants.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Le vieux monsieur, donc, avec toute la délicatesse du monde, prenait l'enfant dans ses bras et l'asseyait sur une chaise.



"Tu vas attendre bien sagement ici, d'accord ?" disait-il avec une voix douce.


Bien sûr, le petit ignorant aurait voulu continuer à jouer, mais la gentillesse de celui qui aurait pu être son grand-père le mettait en confiance, et il ne voulait pas le décevoir en lui désobéissant. C'était comme ça à chaque fois. Même quand le vieux monsieur commençait à ligoter le petit garçon ou la petite fille, et qu'il disait "Ne t'inquiète pas mon chéri, on joue aux Cow-Boys et aux Indiens", l'enfant restait sage, statique sur sa chaise, tel une poupée...


Lorsque le vieux monsieur commençait à se servir de son couteau, ni le « tic-tac » des horloges, ni le « tchou-tchou » des petits trains n'arrivait à masquer les cris de joie des enfants.


Un beau jour, à force de disparitions, ce qui devait arriver arriva. Une méchante institutrice, qui avait repéré le vieux monsieur devant son école à plusieurs reprises, appela la police. Le personnage principal de notre histoire fut arrêté, jugé, et, finalement, condamné à mourir. 

La nuit du 24 décembre, le vieil artisan eut la tête tranchée. Couic ! 
Mais l'histoire ne s'arrête pas là.



À sa mort, le vieux monsieur refusa de monter au ciel rejoindre les anges. Il ne le voulait pas car il n'avait pas accompli la mission qu'il s'était donnée : rendre tous les enfants heureux. Alors, le brave homme a commencé à voyager, et cela fait maintenant très longtemps qu'il se rend de foyer en foyer tout autour du monde, année après année. Vous ne le voyez pas, mais lui, il vous voit, et vous entend. Il vous écoute. Tout cela dans le but de connaître vos souhaits. Peut-être est-il là en ce moment même avec nous, qui sait ?

Il souhaite connaître les jouets qui feraient le plus plaisir à chaque enfant à qui il a rendu visite. Quand il n'est pas aux côtés d'un enfant, il est à son atelier, en train de confectionner les plus beaux joujoux qui soient... Malheureusement, douze mois ne sont pas assez longs pour confectionner tant de jouets lorsque l'on n'est pas aidé par une bande de lutins ! Alors, il doit faire des choix et, s'il surprend un enfant en train de faire une bêtise, alors celui-ci n'aura pas la chance de recevoir un jouet confectionné avec amour au pied du sapin...



Bien sûr, les enfants, vous qui êtes si malins, vous avez compris que le héros de cette histoire n'est autre que celui que l'on nomme communément « Le Père Noël »... Le Père Noël n'est pas un bonhomme tout rouge, et ne passe pas par la cheminée. Mais, tous les ans, à la même date, il dépose bel et bien de jolis cadeaux sous le sapin des enfants sages... En espérant que ceux-ci viendront un jour s'amuser avec lui dans son atelier.


La suite de l'histoire reste à écrire... Tâchez seulement de ne pas en être les personnages principaux. Pour cette raison, au lit maintenant ! Et ne vous levez pas cette nuit. »


Le conte se termine ainsi. Vous vous doutez bien qu'une horde de questions s'immisce dans mon esprit : pourquoi mon grand-père a-t-il écrit un conte aussi malsain ? En est-il même l'auteur ? Pourquoi cette note au début du texte ? Ce qui me perturbe également, c'est que je me demande bien pourquoi il ne nous a jamais raconté cette histoire, à ma soeur et à moi... Ceci étant dit, je préfère ne l'avoir jamais entendue étant enfant, vous pensez bien. J'attends vos réactions et vos avis sur cette trouvaille, je posterais sûrement plus tard d'autres contes étranges trouvés dans ce carnet. Croyez-moi qu'il y a de quoi raconter...

Pas vraiment de saison, je vous l'accorde. Mais on ne va pas s'en plaindre, si ?

jeudi 4 juin 2015

Une cigarette



Temps de lecture approximatif : 10 minutes


Il y a quelques mois, j'ai commencé à explorer le Deep Web : Vous savez, la partie du Web où les gens ne vont pas vraiment, sauf s'ils sont des Script Kiddies ou s'ils ont quelque chose à cacher à la plupart des utilisateurs d'internet. Je me suis intéressé à cet endroit après avoir lu des choses à propos de quelques attaques de cette communauté. Et j'ai pensé : « Quelle est la meilleure façon d'explorer ce qui se cache là-dedans, à part aller voir ça par moi-même ? »

Donc, après avoir fait un peu de recherches sur le meilleur moyen d'explorer cette zone inexploitée d'informations, j'ai décidé de me procurer Tor et de naviguer dessus. Ça m'a pris environ dix minutes pour m'ennuyer. Le Hidden Wiki était intéressant, mais il ne contenait pas grand chose de plus que des sites pornographiques ratés et des services d'assassinat. Il y avait tout de même quelques sites originaux avec des lignes de texte merdiques, et quelques liens vers d'autres domaines .onion qui étaient à ma portée pour des informations faciles.

Plus j'explorais en profondeur ces endroits mystérieux, plus ils devenaient obscurs. La plupart des liens renvoyait à une seule ligne sur une page qui aurait été vide autrement, ou vers quelques groupes de mots étrangers qui n'avaient aucun sens. Je pensais juste retourner sur le Hidden Wiki et faire avec, mais le dernier clic de ma souris m'a amené vers quelque chose de plus... étrange.

Ce clic m'a envoyé vers un live.

Au début, ce que j'ai vu m'a laissé complètement indifférent. C'était un petit studio comme le mien, mais assez miteux et avec des murs peints d'une couleur sombre, qui semblaient couverts de crasse. Il y avait seulement une table au centre, ou du moins c'est ce qui m'a semblé. Une télévision était installée dans un coin au fond, et il y avait une chaise en bois bon marché en dessous, mise à l'écart. Le sol était en carrelage jaune-blanchâtre, et la chambre entière semblait avoir besoin d'un bon coup de balai. Ce n'était pas exactement ce qu'on aurait appelé un endroit accueillant.

Même si la pièce semblait être complètement vide, c'était aussi intéressant qu'un putain de site d'assassinat. J'ai donc enregistré l'URL, et j'ai terminé mon exploration du Deep Web.

Quelques nuits plus tard, j'étais à nouveau sur l'ordinateur pour me relaxer après le travail. Et je me suis souvenu du lien que j'avais enregistré. Après tous les liens bizarres que j'avais consultés, celui-ci m'avait paru particulièrement étrange, et j'étais même surpris à y repenser plusieurs fois depuis ma première visite.

J'ai démarré Tor et je suis retourné sur l'URL qui, pour une raison ou une autre, avait été très soigneusement cachée dans ces pages web. À ma grande surprise, quelque chose se passait dans cette chambre à ce moment-là. Il y avait un homme, debout dans un coin, enlevant son manteau et le suspendant au support de sa télévision, puis jetant sa chemise sur le sol. Il avait un bonnet blanc, et un jean. Il est resté au milieu de la chambre un petit moment, respirant fortement (je m'en suis rendu compte seulement à sa façon de bouger, puisqu'il n'y avait aucun son dans cette vidéo), et regardant la caméra. Il a finalement bougé jusqu'à l'autre bout de la table, presque hors de vue, son dos dans le coin de l'écran, et a plié quelque chose.

En fait, c'était un peu troublant d'avoir trouvé une vidéo en direct, et de regarder quelqu'un d'autre à son insu. J'étais prêt à quitter la page et à retourner sur Yahoo pour lire les news, quand, sorti de nulle part, un message est apparu sur le côté droit de mon écran, en-dessous du live. C'était un texte écrit en blanc, sur un fond bleu, et je n'avais aucune idée de quoi faire.

White : Vous êtes prêts pour le spectacle de ce soir ?

J'ai eu une peur bleue lorsque trois réponses sont apparues.

Edeneye : ouai
Fider88 : putain ouais
Wormx : Il était temps, White.


J'ai soupiré, soulagé de ne pas être sous les projecteurs. J'ai vu d'autres messages arriver des utilisateurs.

White : Vous êtes tous à ce point inutiles que vous n'avez rien d'autre à faire que de me regarder à nouveau ?
Fider88 : vtff White dépêche toi jsute
Ricktorious : Il y a quoi au menu, cette fois ?
White : Ça dépend de Worm...
Wormx : Je suis surpris que tu aies tenu ta promesse.
Edeneye : srx ?
Fider88 : plu vite, Worm, certains d'entre nous on pa toute la nuit
White : Oui, Worm, nous aimerions tous vraiment voir ce que tu veux.
Ricktorious : J'espère que ce n'est pas aussi décevant que la dernière fois, Worm
Wormx : Je veux de la viande sombre, quelque chose d'exotique.
Wormx : De préférence des Philippines, ou pas loin.
Edeneye : je suis intéressé
Fider88 : tu crain mec
Ricktorious : Au moins, ce n'est pas une autre grosse de Fider
Wormx : Alors ?
White : Tes désirs sont des ordres.
Edeneye : essaye d'en avoir une belle au moins.
White : Je cherche une jolie voix.
GL123 : Un régale pour mes oreilles.


Après ça, l'homme de la vidéo s'est tenu droit, a fouillé dans sa poche, et en a sorti quelque chose. Après une minute, il l'a mis contre son oreille, il était en train d'appeler quelqu'un. J'étais un peu surpris de l'intensité de ce que je ressentais en regardant cette scène. Je n'étais pas très sûr de ce que je voyais, mais j'avais la sensation que c'était un porno en direct, ou un jeu bizarre, ou une merde du genre. J'ai attendu environ 15 minutes tandis que je naviguais sur cracked.com, et puis je suis allé me prendre une bière dans le frigo. Quand je suis revenu, White avait posté un nouveau message.

White : Toc toc toc
Fider88 : QUIII C'EEEST ?
Ricktorious : Faites qu'elle ait des gros seins


L'homme au bonnet a jeté un coup d’œil à la porte, a mis une paire de gants, et l'a finalement ouverte juste un peu. Il y avait quelqu'un dehors. Après, un instant, il l'a laissé rentrer.

C'était une fille ressemblant à une pute asiatique, qui était rentrée juste devant d'autres types auxquels White avait donné quelque chose juste avant de fermer la porte.

Fider88 : regardez comme elle est bonne
Edeneye : je ne suis pas déçu
GL123 : J'aurais aimé qu'elle soit plus grande...


Pendant un moment, la fille a regardé aux alentours, et, au même moment, White s'est glissé contre la porte pendant qu'il parlait. Il a enfoncé une clé dans la serrure. La fille s'est retournée, et est ensuite allée vers White en faisant des signes de main accentués. Et puis, White est venu calmement vers elle, les mains levées témoignant son aisance. Soudainement, il a projeté sa main vers elle, et l'a saisie par le cou.

Ça me préoccupait, évidemment, mais je me sentais impuissant en regardant cette fille. Je n'avais aucune idée d'où elle était, ni d'où cet endroit se trouvait, et je ne savais pas non plus ce que j'étais en train de voir. Qu'est-ce que j'aurais pu dire à la police ? Je suis en train de regarder une vidéo, et quelque part dans le monde une fille est en train de se faire exploiter ? Ce n'est pas vraiment quelque chose qui aurait abouti. Au bout du compte, je me suis résolu à continuer de regarder.

White l'a soulevée par le cou, et comme cela donnait à la fille une opportunité de le frapper, il lui a donné de nombreux coups en plein dans le ventre. Je tressaillais à chaque coup.

Après un moment, elle s'est immobilisée. Elle prenait appui sur le bras de White, et tremblait. Il l'a reposée et l'a lancée vers la table, sur laquelle elle s'est cognée violemment et a trébuché. Elle tressaillait, et puis tenait son cou, essayant de prendre des grandes bouffées d'air. White l'a regardée un instant, pendant qu'elle essayait de récupérer son souffle, et puis il est à nouveau retourné dans le coin du fond. Il a rapidement tapé sur un clavier, et s'est relevé.

White : Heureux ? Et maintenant ?
Wormx : Je veux la voir de plus près
Wormx : Je veux aussi plus de seins et de cul
GL123 : Tu peux la ligoter ?
Edeneye : je veux du sang
Edeneye : pourquoi pas la poignarder
Fider88 : encul la
White : C'est tout pour ce soir


Il a continué de regarder dans le coin pendant un moment, tandis que les messages apparaissaient rapidement sur le tchat. Après un instant, il est retourné vers la fille, l'a soulevée par les cheveux, et lui a chuchoté à l'oreille. Il l'a poussée plus près de la caméra, et elle a commencé à se déshabiller. Comme elle pleurait, son maquillage noir laissait des traces sur son visage rougi.

Une fois qu'elle a été nue, il l'a encore saisie par les cheveux et l'a mise très proche de la caméra.

Wormx : Yeux verts
Fider88 : passable
Fider88 : un putain de gros nez par contre


White exécutait la liste méthodiquement. Il l'a faite monter sur la table, la faisant mettre ses mains sur ses yeux, et puis il les a attachées avec du ruban adhésif. Il l'a ensuite plaquée contre la table, et est sorti de l'écran un petit moment. Il est revenu avec un couteau et une fourchette, les tenant devant la caméra.

Wormx : Fourchette
Edeneye : fourchette
Fider88 : fourchette
GL123 : Suis-je le seul à choisir le couteau ?
Ricktorious : Il semblerait. fourchette


Il a regardé l'écran, et a écrit une réponse rapide :

White : Désolé GL. Peut-être la prochaine fois.

Il s'est ensuite retourné vers la fille, est allé vers elle rapidement, et a planté le couteau dans son dos. Elle s'est immédiatement redressée, et s'est violemment tordue. Mais White la tenait par la hanche et continuait à la poignarder. J'ai couru jusqu'à ma poubelle pour y vomir, c'était putain de dérangeant et horrible. Je ne savais pas pourquoi je regardais ça.

Quand je suis revenu, il était en train de retourner le couteau dans son ventre, pendant qu'elle perdait connaissance, et il était sur le point de commencer sa prochaine tâche. Je n'en pouvais plus. Il la tenait par le cou, pendant qu'il la violait. J'avais l'impression d'être un moins que rien, pour oser rester sur cette page. D'une façon ou d'une autre, je sentais que cette fille avait besoin de quelqu'un qui se sente désolé pour elle, ou quelque chose. J'ai continué à regarder.

Plus les minutes passaient, et plus cette femme était un pantin pour lui. Elle avait tout perdu dès le moment où elle avait passé le seuil de cette porte. Son sang coulait de la table, tombait sur le sol. Puis, White en a terminé.

Il l'a dégagée d'en-dessous de lui, et a arraché le scotch qui était autour de sa tête. Il l'a tournée face à lui, et elle l'a regardé, bien qu'elle pleurait, la bouche grande ouverte. Il lui a doucement dit quelque chose. La fille s'est calmée.

White est descendu de la table, et il l'a traînée en la tenant encore une fois par les cheveux. Ils se sont rapprochés de la caméra, et puis, White a mis ses mains de chaque côté de sa tête.

La fille a prononcé un mot, ça devait être « White », et à ce même moment, l'homme lui a brisé la nuque. C'était fini. Elle était morte...

Edeneye : charmant spectacle
Fider88 : j'ai joui
Wormx : Le meilleur jusqu'à maintenant
GL123 : Son visage n'avait pas de prix
Ricktorious : Je suis prêt pour le deuxième round


White a étendu le corps sur le sol (avec douceur, étrangement) et est parti de l'écran. Il est revenu environ cinq minutes plus tard, propre : avec un nouveau pantalon, et sans gants. Il est allé vers l'ordinateur.

White : Pas ce soir, Rick
White : J'ai besoin d'un peu de temps pour me recharger
Wormx : Je m'en contenterai
GL123 : La prochaine nuit ?
White : Dans 1 semaine
Fider88 : okok
GL123 : Mon tour ?
White : Bien sûr.
Ricktorious : Cool
Edeneye : à la prochaine
Ricktorious : Bye
GL123 : Bye
White : Adieu
Wormx : Bye


White est parti de l'ordinateur, pour aller vers son manteau et le remettre. J'ai quitté le navigateur, me sentant dégoûté de moi-même et de l'humanité. J'ai pris le paquet de cigarettes sur mon bureau, et ai mis ma veste. C'était quelque chose qui me relaxait, même si ça ne pouvait pas effacer ce que j'avais vu.

J'ai marché dans le couloir de mon immeuble, l'heure matinale de cette pause cigarette me faisait me sentir un peu éloigné de la réalité. Je ne sortais jamais si tard. J'ai ouvert une des lourdes portes vertes du parking, et je suis allé m'asseoir sur le trottoir, dans l'air froid du petit matin.

J'ai pris une bouffée calmante de nicotine, puis j'ai entendu quelqu'un venir derrière moi. Un homme avec un bonnet blanc et un manteau épais a laissé la porte claquer derrière lui, pendant qu'il descendait lentement les escaliers.

« Eh, mon gars, t'as pas du feu ? »



Traduction : RedRaven

Creepypasta originale ici

lundi 1 juin 2015

L'antimatière

L'homme a beaucoup évolué, et aujourd'hui il se croit supérieur, il se sent invincible. Il est vrai qu'aujourd'hui on aperçoit un fauve, on sort le fusil on gagne ; des bactéries, on sort de la pénicilline on gagne... Enfin bref, on pourrait croire que l'homme a pour seul rival lui-même. Mais nous oublions une menace tapie, inexistante et pourtant bien réelle. L'univers est fait à plus de 75% d'antimatière et de matière noire, et même dans la matière dite réelle notre vision ne nous permet de couvrir que de 300 à 900 nm du spectre de couleur. Pensez à toutes ces choses invisibles et pourtant bien réelles.


Je me suis penché sur ces choses invisibles relevant du réel. Cet univers, j'ai passé ma vie à essayer de le voir. Pour cela j'ai créé une machine, un casque. N'étant pas financé pour mon projet, j'ai dû faire des plans pour un appareil opérationnel mais à faible coût. Mon plan a abouti à cet appareil qui, selon mes calculs, devrait fonctionner et ainsi me permettre d'observer l'antimatière comme la "matière réelle". Après l'avoir essayé chez moi, sans succès, je me suis dit que ce monde, comme le nôtre, a des lieux qui lui sont propres et où les êtres dans ce domaine de l'univers prolifèrent. Je m'en suis donc allé avec mon appareil dans un vieux lycée. Avant de mettre ma machine en marche, j'ai vérifié que le lycée, qui d'ailleurs était un vieux trou à rats, était vide. J'ai crié « Hé ! Ho ! », ayant pour seul réponse mon écho. J'ai donc posé ma machine sur ma tête et après 5 minutes de noir, la lumière est revenue et ce que j'ai vu m'a époustouflé. Il y avait ici des gens qui buvaient une boisson en bavardant. J'ai enlevé et remis mon appareil, et aucune erreur possible : un univers parallèle existe, et celui-ci se superpose au nôtre. J'ai remarqué que ces êtres qui nous ressemblent ne semblaient pas me voir, ni remarquer ma présence. Étant donné les circonstances, j'ai décidé de visiter le bâtiment et ai remarqué que celui-ci était luxueux et que l'architecture n'était pas la même que celle du vieux lycée décrépit dans lequel j'étais rentré à l'origine. De ce fait, j'ai constaté que, là où je rencontrais du vide, eux, voyaient un mur. Cela m'a fait conclure que de le voir ne me fait pas appartenir à cet univers. Au fil de ma visite, j'ai croisé une porte qui me semblait être en fer, et en essayant de la traverser je me suis heurté à un mur de mon monde.


Le lendemain, je suis revenu équipé d'une hache et ai détruit le vieux mur de bois. Un instant après le dernier coup, j'ai ressenti un souffle glacial, et la peur au ventre j'ai remis mon appareil en marche et ai traversé la porte. Ce que j'ai vu là était immonde, horrible : un empilement de cadavres, des êtres difformes. Ils étaient une centaine, certains avec trois bras très longs et d'autres avec trois têtes et des cous exagérément longs. Il y en avait certains avec six jambes et bien d'autres monstres immondes semblables à des assemblages de chair. Ils mangeaient les cadavres et  j'imaginais les bruits inhumains qu'ils devaient faire entre deux démembrements ou giclées de sang. Au bout de cinq secondes je pensais que j'aurais envie de vomir, mais sans les bruits et odeurs, cela m'était impossible. Au lieu de ça, j'étais choqué, terrorisé par ce qui se passait devant moi. J'avais envie de crier mais je ne pouvais pas. Tout ce que j'ai pu faire, c'est courir le plus vite possible. À ce moment-là, les êtres se sont tournés vers moi. J'ai enlevé mon appareil durant ma course et ai remarqué des traces de pas sanglants se former. J'ai alors compris que ces créatures appartenaient aux deux mondes.


Je suis foutu, ils me retrouveront et je deviendrai un cadavre de plus dans leurs montagnes.


Je suis maintenant chez moi pour vous raconter mon histoire. Avant de mourir, je vais vous expliquer ce que j'ai compris. Ces êtres difformes ont l'air d'appartenir aux deux mondes puisqu'ils peuvent interagir dans les deux univers. Je ne fais que des hypothèses, mais il semble qu'ils attaquent les personnes qui traversent la "frontière", la limite entre les deux mondes, vu qu'ils m'attaquent moi et que je n'en ai pas vu jusqu'à ce que je traverse cette porte. Avec tous ces éléments, je dirais que ces monstres sont des sortes de garde-frontière. Ils existent entre les deux mondes et sont là pour éliminer toute personne tentant de la traverser. Les gens qui disparaissent sans explication sont tous les êtres ayant tenté le voyage. Maintenant, ils se font dévorer par ces créatures. J'ai détruit ma machine pour m'assurer qu'il n'y aurait aucune nouvelle victime par ma faute. Quant à vous, prenez garde car vous pouvez traverser la "frontière" à tout moment, et personne ne pourra vous aider.




samedi 30 mai 2015

C'est toujours compliqué.

Avoir un jumeau c'est toujours compliqué.
Les fringues, les jalousies, les petites amies... Tout est tellement compliqué quand on est deux. Pour Tom et moi, c'était la même chose je crois. On passait notre vie à nous disputer.
Maman me rappelle toujours la fois où on a cassé une vitre en se battant.




Pourtant on s'est aimé. Vraiment.


Petit, je n'avais que lui. Et je ne sais toujours pas si c'était un choix ou si les gens m'évitaient. Et même si en grandissant je m'étais sociabilisé, au final il était bien la seule personne qui importait pour moi.


Avant qu'on aille se coucher, il me disait toujours que les monstres n'étaient que dans ma tête et que si je n'y croyais pas, ils ne viendraient pas. Je le croyais vraiment.
Tant qu'on ne croit pas à quelque chose ça ne peut pas nous atteindre.


Mais moi, j'étais un gosse qui aimait bien se faire peur. Alors je continuais à y croire, même si Tom me disait que ça n'existait pas.
Puis on a grandi, et on a commencé les conneries. Des ados de base...
Tom avait toujours des idées cool et j'aimais bien traîner et faire des conneries avec lui. C'était mon frère. Qui plus est mon jumeau. Je le suivais donc sans réfléchir. J'avais une confiance aveugle en lui.


Un jour, on s'est retrouvé dans une vieille baraque délabrée. Et, comme d'habitude, je me faisais flipper tout seul sans aucune raison. Mon cœur battait à cent à l'heure et mon cerveau m'envoyait des images glauques par paquet de mille à la seconde. Tom était juste devant moi, lui aussi voulait se mettre un petit coup d'adrénaline je pense, mais il avait l'air un peu déçu. Il l'était jusqu'à ce que l'odeur arrive. Il a ouvert une porte au hasard et c'est là qu'on l'a sentie. Une odeur de charogne. Il avait ouvert en grand pour qu'on puisse entrer. Je n'avais jamais vu autant de bordel de ma vie. Même notre chambre était rangée à côté de cette piaule. Je me souviens que mon regard ne s'est pas fixé tout de suite sur des points précis mais que j'ai d'abord vu l'espace dans son ensemble. Je me souviens des mouches qui s'agitaient et qui tournoyaient près du lustre et un peu partout autour de nous. Je me souviens aussi d'un livre à la couverture poussiéreuse, c'était "Orgueil et préjugés" de Jane Austen. Je m'en rappelle bien parce que je venais de le terminer quand Tom avait insisté pour qu'on entre dans cette vieille bicoque.
Mais ce dont je me rappelle le mieux, c'est le sourire de Tom. Un sourire heureux et excité.


"C'est génial", a-t-il dit en s'avançant dans la pièce. Je n'étais pas sûr que ce soit si génial mais il a fini par m'en convaincre. C'est vrai que c'était excitant, et puis c'était toujours mieux que de glander à la maison. Je ne sais plus vraiment comment on les a trouvés mais le fait est que l'odeur de viande pourrie venait de plusieurs cadavres de chats. J'ai froncé les narines en voyant ça. Ils étaient là, à moitié bouffés par les vers. Et si certains avaient l'air d'être morts naturellement, je me demande toujours comment le petit gris s'est retrouvé éviscéré avec les yeux crevés.


Après ça, on est rentré à la maison et je suis allé voir Jessy. Je devais l'aider en français je crois. Peu importe, je sais seulement que Tom n'est pas venu avec moi ce soir là chez Jessy et quand je suis rentré quelques heures plus tard, il n'était toujours pas là. Je n'y avais pas fait attention sur le moment. Vers onze heures, quand je suis allé me coucher, il me l'a dit. Il m'a dit que les monstres étaient dans ma tête et que tant que je n'y croyais pas alors ils ne viendraient pas. Il m'a embrassé sur la joue et s'est couché à côté de moi. Je ne me souviens toujours pas à quel moment il était rentré.


Il s'est passé à peu près une semaine avant que maman ne débarque. On était dans le salon Tom et moi, on regardait un talk show stupide en comatant sur le canapé. C'est là qu'elle est arrivée, complètement affolée et pleurant à chaudes larmes. Elle a hurlé mon prénom. Alors je me suis levé précipitamment, Tom sur mes talons pour la rejoindre dans le garage, et je l'ai vu moi aussi. Un petit chat, roux cette fois, avec les tripes à l'air et les yeux perforés. Mon estomac s'est retourné brutalement mais je n'ai pas vomi. Ma mère me regardait de la même façon que quand elle attendait une explication concernant une mauvaise note ou une convocation chez le proviseur. Les larmes et le dégoût en plus. Est-ce qu'elle m'accusait vraiment de cette atrocité ? Moi le gamin qui ne ferait pas de mal à une mouche et qui libérait les araignées ? J'ai compris que oui et j'ai aussi compris que je la dégoûtais alors même que je n'avais rien fait. Elle n'avait aucune preuve de ma culpabilité mais rien que l'idée que je sois en mesure de faire ça la révulsait. Je pense que ça m'aurait fait la même chose de toutes façons. Ma mère est sortie en me demandant de nettoyer. Elle ne m'a pas adressé un seul regard.


Je me suis tourné vers Tom qui n'avait pas l'air si affecté que ça. Je trouvais ça horrible mais j'avais quand même envie de comprendre. Et puis j'ai vu cette petite lueur presque amusée dans son regard. Je l'ai regardé un moment sans rien pouvoir dire puis je lui ai demandé si c'était lui. Bien sûr, au fond de moi, j'avais déjà la réponse, mais il fallait que je l'entende, qu'il me confirme cette horreur. Il a haussé les épaules. "Ouais, c'est pas si grave. Faut qu'on nettoie tout ce bordel".
Je pensais que si, c'était quand même plutôt grave. Mais bon, peu importait finalement. Alors on a nettoyé, tout simplement.


Il y en a eu d'autres... Parfois décapités, parfois simplement étranglés, le plus souvent noyés. Je continuais de croire que c'était grave, mais Tom disait le contraire et en général c'est lui qui avait raison. Et puis de toutes façons, disait-il, ils auraient fini écrasés sur la route.


Et puis il y a eu cette soirée frisson chez Jessy. Pour la première fois, Tom venait avec moi chez elle. Elle organisait cette soirée depuis des semaines et était toute heureuse que ses parents aient accepté de lui laisser la maison. Elle avait invité tous ses amis dont moi. Elle ne connaissait pas Tom (Après tout, nous n'étions pas dans la même classe lui et moi.) mais m'avait dit de l'emmener, que plus on était, mieux c'était. Elle avait aussi dit de se déguiser et Tom avait été réticent mais à force de persuasion il avait fini par accepter.


J'aimais bien le personnage de Jeff, puis le maquillage était assez simple alors j'avais noirci le contour de mes yeux, ébouriffé mes cheveux et tracé le sourire de l'ange sur ma peau qui était naturellement assez pâle pour se passer d'un fond de teint blanc. J'avais même sacrifié un de mes pulls blancs, que j'avais sali au colorant rouge, et n'avait pas eu besoin de déchirer un jean noir puisque j'en avais déjà un, tout élimé depuis des années. Tom, lui, s'était transformé en zombie pour la soirée.


On était arrivé chez Jessy sur les coups de 21h30. C'était une petite fête tranquille où tout le monde se connaissait un peu puisqu'on faisait parti de la même classe. Cependant, personne ne connaissait Tom et c'était normal. Il n'avait parlé à personne à personne mis à part moi et n'était pas vraiment à l'aise ici. Je lui ai proposé de partir mais il a refusé plusieurs fois.


Je ne sais plus vraiment comment s'est déroulé la soirée. Je sais que j'ai un peu bu mais pas au point d'oublier quoi que ce soit.
Ça devait être banal je suppose, rien d'assez marquant pour que je m'en souvienne.


Vers minuit, j'ai retrouvé Jessy un peu à l'écart. Elle était un peu ivre et riait de tout. 
On discutait tranquillement et je n'avais pas noté la disparition de mon frère avant qu'il ne réapparaisse, attaquant délibérément la jeune femme. J'ai crié, je lui ai demandé ce qu'il faisait alors qu'il la frappait et que du sang commençait à couler de la bouche de Jessy. Je crois qu'elle était inconsciente parce qu'elle ne criait pas, ou alors je hurlais trop fort pour l'entendre, mais elle n'avait pas l'air de se débattre non plus. Tom me disait de la fermer, que j'allais rameuter tout le monde si je continuais à gueuler comme ça. Alors j'ai arrêté de crier et il m'a demandé de l'aider. J'ai porté le corps de Jessy jusque dans la salle de bain sans trop comprendre ce que je faisais. Tom a ouvert le robinet de la baignoire et a fermé le bouchon pour faire couler un bain. Je ne comprenais rien. Pourquoi est-ce qu'il voulait prendre un bain tout d'un coup ? Il a sorti un petit couteau de sa chaussure et moi je le regardais faire. Il était fasciné par ce qu'il faisait, par la lame qui entrait dans la chair de Jessy et le liquide rouge qui s'échappait de son corps. Moi j'étais fasciné par mon jumeau. Je n'avais plus peur de ce qu'il faisait, je ne trouvais plus ça grave, seulement fascinant.


Je me suis agenouillé à côté de lui pour mieux le voir faire. Quand il a eu terminé de mutiler Jessy, il m'a fait signe de l'aider à la soulever et on l'a plongé dans l'eau qui a rougi immédiatement à cause du sang qui coulait de ses plaies. Tom avait fait attention à ce que son nez et sa bouche se trouvent bien sous la surface de l'eau.
Et nous avons quitté la soirée.


Peu de temps après, les flics sont venus et nous ont emmenés, Tom et moi. Ils avaient des preuves apparemment mais ils ont dit que je devais voir un psy avant d'être inculpé. Inculpé pour meurtre apparemment. Mais bon, elle aurait fini par mourir de toute façon.


Le psy m'a longuement parlé de tout un tas de choses dont je ne me souviens absolument pas. Je m'en foutais complètement. La seule personne que j'écoutais c'était Tom qui se foutait de sa gueule. Je tentais de cacher mon rire mais c'était peine perdue et le psy m'a demandé ce qui était drôle. Je ne lui ai pas répondu.


"Bill, les monstres sont dans ta tête seulement parce que tu y crois, si tu n'y crois plus, ils partiront".


Je n'ai pas compris, et puis il m'a tendu un petit article de journal daté du 2 Mars 2004, j'avais cinq ans à l'époque.






 
"Drame familial. Le petit Tom (5) est mort ce matin dans un accident de voiture. Sa mère, Simone Kaulitz (26) est miraculeusement sauve".



mercredi 27 mai 2015

Le grand cerf




Temps de lecture approximatif : 1 à 2 minutes




Vivait un cerf, dans la forêt, dansant tard le soir.
Dans la forêt, vivait un cerf, qui n’en était pas vraiment un.
         

Une tête de cerf, un corps d’humain, tel était son châtiment.
Un corps d’humain, une tête de cerf, tel était son calvaire.
     

Pour la punition, de ce grand cerf, jamais ses danses ne s’arrêteront.
Pour les péchés, de ce grand cerf, jamais ses danses ne s’arrêtèrent.

Devant telle sorcellerie, les villageois,
Craignaient au détour d'un sentier de voir s'agiter ses bois.

C’est alors que le chasseur décida :
« C’est de mon fusil, que ce monstre périra ! »
         

 Le valeureux partit trois jours et trois nuits.
Lors de sa danse, l’horrible cerf surpris,
Fut abattu de deux coups de fusil.
         

Le chasseur revint, la tête du monstre sous le bras.
À un mur il l’accrocha,
Et lors d’une fête fut acclamé, comme il se doit,
Par tous les villageois.
         

Mais l’on raconte que la bête serait toujours éveillée,
Et que le chasseur elle regarderait.



Cette comptine que me chantait, étant enfant, ma paysanne de grand-mère me reste gravée en tête. Elle me disait que c’était une comptine de son village natal. Elle s’en servait pour me dissuader d’aller seul dans la forêt, étant enfant. Elle me disait que le corps dansait toujours dans les bois. Cette chansonnette me terrifiait.
Mais ce n’est pas tout. Je me rappellerai toujours de cette décoration dans sa maison qui mettait mal à l’aise tous les visiteurs.




Ils disaient qu’il leur semblait qu’elle les suivait des yeux.

 


dimanche 24 mai 2015

"Bienvenue dans vos souvenirs"

(Ce message a été posté sur un tiers forum, il y a moins de trois jours)

Salut les gens !

Voilà, je suis tombé sur un petit site assez malsain, je trouve, mais qui me semble intéressant à étudier.
Vu qu'on a parfois des ARG sur le forum, je pense qu'on peut voir ça.

Je l'ai trouvé par pure curiosité en plus ! Vous savez que j'aime naviguer un peu partout sur le net et que je suis sur pas mal d'autres forums.
Bah c'est comme ça que je l'ai trouvé en fait. Il y avait un post nommé "Bienvenue" dans la section "Surnaturel/Autre".
Le type du message s'appelait juste thierran5. En gros, il disait que le post d'origine était sur nocturnia.com, et qu'il l'avait transféré à cause des soucis du site.

Pourquoi il l'a transféré, j'en sais strictement rien, mais c'est une affaire de plus à étudier pour nous !

Pour ceux qui auraient la frousse, c'est un site qui fait "ressortir nos souvenirs d'enfant". Je l'ai testé pour vous ;)
La musique qu'il nous fait écouter est assez bizarre, c'est le son d'une boite à musique mais... Déréglée.
J'ai suivi les instructions indiquées, et après tout ça j'ai pas fermé l’œil de la nuit XD

Je sais pas ce que le créateur voulait nous faire ressentir, mais on a une impression étrange à la fin.
Ah oui, la fin... Je pense qu'il y a un bon truc à déchiffrer (Et si vous allez sur le site, y'a deux symboles, je sais pas ce que ça veut dire).

Allez, j'en dis pas plus que ça, si vous voulez tenter le site c'est http://inforia.shost.ca/
À ++ !




Vous me direz comment ça s'est passé pour vous.

vendredi 22 mai 2015

Pete's Bear

Quand j'étais gosse, j'habitais à Arvada au centre du Colorado, dans la banlieue de Denver. Chaque été, il y avait au moins trois marchands de glaces différents qui parcouraient les rues à la recherche de clients. Il y avait "ICE Summer" et "Eric'snow". Je ne me souvenais pas du troisième.

Je traînais toujours avec une bande d'amis, on allait faire du vélo vers les gares abandonnées.

Il y a un jour dont je me souviendrai toute ma vie, c'était durant l'été 97. J'étais avec mon pote Cole, on traînassait autour de la gare. On a entendu une musique stridente, plutôt saccadée, près du chemin ferroviaire. Elle se rapprochait, et elle devenait de plus en plus forte. C'était plutôt insupportable.

Il y avait une odeur de putois qui se propageait au fur et à mesure que la musique progressait. Des frissons m'ont parcouru. Impossible de savoir d'où cela provenait. On a préféré quitter les lieux et rentrer chez nous, pour raconter tout ça à nos copains.

Mes parents ne m'ont pas cru sur le coup. Vous savez, les enfants peuvent inventer toutes sortes d'histoires.
Les jours passaient sans qu'un seul marchand n'ait parcouru les rues comme avant. C'est là que les choses ont pris une tournure démente.

En fait, l'étrange musique provenait d'un marchand de glaces qui s’appelait "Pete's Bear". Le type qui conduisait le char était une espèce de créature mi-homme, mi-cochon, d'après ce que les enfants racontaient à l'époque. Je n'avais jamais touché à une seule de ses glaces, ni même vu ce machin, parce qu'il n'était vraiment pas attirant.

Certains de mes copains faisaient les malins après en avoir goûté une. Rick m'a rapporté, un jour, qu'il avait trouvé une dent dans son "Eskimo" et qu'il avait goût de sang. Personne n'a pris cette histoire au sérieux, même pas nos parents. C'était plutôt une légende enfantine. Il y avait des rumeurs par-ci, des rumeurs par-là.

Mais voilà, quelques jours plus tard, on a recensé plusieurs disparitions de gosses dans la ville. Les policiers parlaient d'un pédophile qui rôdait dans les rues d'Arvada. Ils avaient même cloîtré tout le parc pendant trois jours, parce qu'un rigolo disait l'avoir vu dans les alentours.

Au bout d'un moment, Rick et Cole ont disparu eux aussi. Leurs familles ont alors déménagé vers Greeley et Westminster.

Un gros "blanc" s'est formé dans mon esprit. Ça partait d'une légende urbaine, jusqu'à des disparitions de masse...

Un soir, j'ai décidé de me rendre à la gare abandonnée. C'était à la fin de l'été, je crois.

Arrivé en face du chemin de fer, j'ai aperçu des lueurs dans la grande ferme juste en face. Je me suis approché, et j'ai entendu des cris d'enfants qui jouaient. Je crois que Rick et Cole étaient présents. L'odeur de putois était plus horrible que jamais. Je n'ai plus osé m’approcher après.

À la fin de l'été, nous avons déménagé à Golden. Sur le trajet, j'ai encore revu cette ferme...

C'était un épisode plutôt traumatisant de mon enfance.