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jeudi 30 mai 2013

De Vermis Mysteriis I

Mes plus sombres salutations à vous, qui êtes du monde des vivants. Quel chance vous avez, considérant que mon sort n'était pas des plus... Favorable. Vous allez sûrement penser avec une certitude des plus ancrées que ceci est, juste en lisant ces lignes, un grand canular. Pensez ce que vous voulez, je vous assure que je suis, effectivement, en possession du corps d'un vivant afin de vous transmettre mon histoire. Par chance, j'ai trouvé une faille dans l'éther qui m'a permit de m'échapper et de prendre possession de ce corps. Ça ne paraît pas être une lumière, mais il me suffira pour raconter ces mots. Je n'ai pas infiniment de temps, bien sûr. C'est dommage pour la famille de ce vivant que je viens de posséder car, quand je quitterais ce corps, il va rendre l'âme. Personnellement, je m'en fiche. Je suis un esprit, une entité invisible pour les yeux de l'homme, si faible. Je suis mort injustement, alors pourquoi est-ce que je ne pourrais pas tuer des gens comme j'en ai envie?


J'étais comme ça avant. Et oui, un jeune garçon, fringant, comme n'importe quel humain de cet âge. J'étais l'incarnation propre de ce que les humains tel que vous appelez la "beauté". Je n'était ni méchant, ni gentil. J'avais brisé le coeur de bien des filles, bien sûr. Je ne voulais pas de "petite amie". Ce sont des trucs pour les plus vieux, à mon avis. Une vrai merde, je vous assure, pour un garçon de treize ans. Par contre, je m'en voulais. Je détestais faire du mal aux gens. Par contre, une farce, un coup pendable, était toujours drôle. Mais ce qui me caractérisait le plus des autres, et la cause principale de ma mort, était mon intellectualité. Les abrutis sans génies était tous jaloux de mon charisme scolaire. À chaque bulletins d'école, j'avais au moins trois notes de cent-pour-cent. L'école est, selon mon avis, la seule invention humaine qui soit censée. Malgré mon talent pour les mathématiques, ma passion demeurait celle pour le français. Parfois, je corrigeais quelques fautes sur les écrits de mon enseignante. Vous allez vous demander pourquoi il y a quelques fautes sur ce texte, c'est sûr. C'est parce que je n'ai pas le temps de rigoler. Le monde doit être averti du danger qui le guette depuis ma mort.


Des livres, j'en avais une tonne. Bryan Perro, Stephen King, Anne Robillard, H.P Lovecraft, Edgar Poe, bref. J'adorais surtout l'horreur sanglante. Je ne sais pas, ce doit être la raison qui m'a poussée à agir ainsi... Moi, le garçon le plus admiré de l'école du côté intellectuel, s'est comporté en vrai abrutis. Moi, celui qui, à chaque bulletin, recevait une lettre du directeur. Non, pas une lettre de réprimande, mais une lettre exprimant sa fierté de m’accueillir dans son école. En bref, j'étais un dévoreur de livre et un écrivain de treize ans qui surpassait ses professeurs.


Mon jour de naissance passa une fois de plus. Chez les hommes, on appelle cet évènement "anniversaire". Quelle célébration des plus stupides! Ce n'est pas parce que tu viens de passer une autre année sur cette terre qu'on doit te donner de l'argent et des présents des plus formidables... Moi, en modeste garçon que j'étais, j'ai refusé certains de ces cadeaux. Avec certitude, des camarades scolaires m'ont traités de con parce que j'ai refusé quelques présents...  Moi, je pense que mon acte était plutôt généreux. Malgré tout, j'ai invité de mes amis pour célébrer le tout.  Oui, je trouvais cette fête stupide mais je voulais paraître à un minimum de normalité. J'ai invité mes deux meilleurs amis, Tommy et Étienne, ainsi qu'un ami d'enfance, Bernard. J'ai aussi envoyé ma requête à trois autres bons amis. Parmi eux, une fille... Cette fille était tout simplement magnifique! Je rêvais d'elle la nuit et je pensais à elle le jour. Elle m'aimait beaucoup, et moi de même. Par contre, elle connaissait mes opinions sur l'amour. J'ai repoussé ses avances... Contre mon gré. Heureusement, ma raison est plus forte que mes sentiments. Malgré tout, j'avais toujours ce sentiment d'avoir fait la pire erreur que j'ai fait. Je voulais la garder pour quand je serais plus vieux, pour qu'elle prenne en maturité, mais je vivais dans la crainte qu'elle s'impatiente et qu'elle sorte avec un gars. Néanmoins,  je vivais dans cette crainte, la tête haute de bravoure. Quand je l'ai réalisé, j'ai su que j'avais un minimum de faiblesse en moi.


Assez de bavardage. La fête fut amusante, moi qui est sérieux de nature ne put s'empêcher de rire à quelques reprises sous les blagues tordantes de Tommy et Étienne. Bernard lui, avait suggéré de faire des coups de téléphones à des gens qu'on ne connaissait pas du tout...  Ce fut magique! Je crois me rappeler le nom de cette fille maintenant... Non... À mon entrée dans le royaume des morts, la plupart de mes souvenirs ont été effacés. C'est une torture de ne plus se rappeler le nom de celle qu'on aimait! Mais je me souviens d'une chose... Je l’appelais souvent APL! Oui ça me reviens! Je l’appelais par ses initiales... Je vous reviendrais là-dessus tout à l'heure, si j'ai le temps. Pour l'instant, je dois effectuer de rapides mouvements de mains d'un mortel sur un clavier qui est bien matériel. Pour ma nouvelle année de vie, je reçus en tout cent-vingt dollars. Bernard, en agace qu'il est, avait décidé de me donner vingt dollars d'une manière... Spéciale! Il me l'avait donner avec des centimes noirs! Néanmoins, j'ai ris la blague de bon coeur.


Reconnaissant envers mes amis, j'ai supplié ma mère de garder mes amis à coucher à la maison. J'avais envie de compagnie, et cette journée avait été magique. Les gars ont fait les cons, comme d'habitude. Les deux dont je ne me rappelles plus le nom se sont isolés pour aller chercher de l'alcool dans leurs sacs. Moi, Bernard, Étienne, Tommy et APL étions resté car l'alcool, c'est tout simplement con à notre âge. On les a attendus, mais ils sont revenus plus tard dans la soirée. Bernard écoutait de la musique dans ses écouteurs, Tommy  se chamaillait avec Étienne et moi je restais aux côtés de APL. Ce qui était rigolo,  c'est qu'il n'y avait qu'un lit dans ma chambre. Un seul lit veut dire une seule personne qui dort dans le lit, et le reste font les bouffons sur le plancher. Comme vous vous y attendiez sûrement, j'ai laissé la place confortable pour APL. Moi et les garçons, on rigolait bien sur le plancher. APL s'était endormie, elle. Elle était belle, même endormie. Je me souviens avoir veillé très tard avec mes amis. C'en était fou!


Dieu soit loué, je n'ai pas oublié ce magnifique moment! Les jours passèrent, et je ne dépensais pas mon argent. Je suis avare un peu, si vous voyez ce que je veux dire. C'est difficile à dire... De mon vivant, je faisais parfois de grand gestes charitables. Par contre, je gardais mon argent comme un dragon veille sur son butin.  Quand je dépensais mon argent, c'était pour des bouquins. Je m'en cherchais un, mais qui remplirait ma deuxième bibliothèque. Je n'avais de la place que pour deux gros livres ou encore, si on veut, un énorme livre. C'est cette décision, paraissant inoffensive, qui mit fin à mes jours. Ce fut mon dernier livre d'horreur, mon compte à rebours avant ma mort. Ce que cette décision signifiait en gros? Mon ticket en destination du Styx, fleuve des enfers.


C'était le vide ici. Cette librairie ne comportait aucun livre de mon intérêt. C'était définitif, je ne reviendrais plus jamais rien acheter ici. Je ne viendrai même pas déposer un centime dans la fontaine à souhait qui se trouve en face! Bien sûr il est évident que je ne reviendrai plus jamais dans ces lieux. Mes jours étaient comptés. Je ne sais pas ce qui m'a pris, certainement que mon cerveaux humain me faisait croire ceci, mais je décida d'aller sur cette chose... Cette horrible invention de l'homme... "L'autoroute électronique" si ma mémoire ne fait pas défaut... Internet peut-être? Peu importe. Cette chose a en partie participé à mon destin funeste. Sur un domaine, j'ai pu acheter un livre... Une des seules choses que je pourrais toujours me rappeler clairement, ce livre. De Vermis Mysteriis. Un livre maudit. Je savais que je n'aurais pas du choisir un grimoire de nécromancien, héritage de celtes... Je serais encore en vie si j'aurais pris un livre normal de Stephen King dans le genre de "Brume" ou "Cujo".


Bref, le livre est arrivé quelques jours plus tard. Il avait l'air très vieux, mais j'étais extrêmement heureux de le recevoir. J'aurais dû me douter qu'une telle antiquité n'aurait pas été vendue pour seulement quatre-vingt-dix dollars... C'était une arnaque. D'après moi, l'ancien propriétaire de ce grimoire magique craignait le pouvoir qu'il contenait. Je n'avais pas pensé à tout cela, à ce moment. J'étais bien trop heureux. Une obsession mortelle,  je vous dit. En court terme, j'ai fais le con! Je sauta immédiatement sur mon lit avec un enthousiasme légendaire! J'admirais la couverture comme s'il s'agissait de mon enfant. S'approchant doucement de mon nouveau bien, mes mains tremblaient de joie. Un vrai grimoire! Ce n'est qu'en posant les mains sur sa surface que je sentis un coup puissant m'estomaquer. À ce moment, j'aurais du brûler ce livre maudit. Mais non! Il a fallut que mon côté curieux gagne sur ce terrain. Je n’éprouvais aucune peur, mais bien une profonde fascination. J'étais encore replié sur moi tellement la douleur était intense... Une puissance si magnifique... Quand la douleur se calma, mes yeux étincelants examinaient le grimoire avec admiration. Cette fois, je commença par frôler le livre pour m'assurer qu'il ne me ferait plus de mal.


Pendant des heures le livre m'occupa. Son contenu m'étonnait à chaque pages, que je tournais avec une tendresse amoureuse. De formules en formules, de cérémonies à rituels, le livre ne dévoilerait jamais tous ses secrets. Certains passages, écris en latin, restaient incompréhensible. Par contre, ceux en français, anglais, espagnol et italien m'étaient parfaitement lisibles. Deux seules formules attirèrent mon attention ; la première consistait à invoquer un ancien démon. Écrit en sang humain, cette formule comportait un rituel bien spécial ayant pour but d'invoquer un ver maléfique, attendant son heure de gloire. Il attendait à être libéré des entrailles de la terre depuis des siècles maintenant. Par tout les anges, j'ai su dire non à un tel danger. La deuxième, je ne pu y résister. Elle avait pour but d'invoquer un ancien esprit antique, serviteur de celui qui réussirait à le faire venir...


Moi, en idiot téméraire que je suis, j'ai décidé ma mort. Rassemblant tout le matériel nécessaire, je cacha mes plans à ma mère qui aurait tôt fait de jeter mon livre. Elle avait déjà du mal à accepter que j'ai payé autant pour un simple livre! Voilà, j'avais tout ce qu'il fallait. Une salière remplie, un crucifix et  une mèche de cheveux noirs. J'avais tellement hâte! J’allai avoir un serviteur volant à mes côtés, invisible aux yeux autres que ceux de son maitre. Je dois tout de même avouer que j'étais craintif à l'idée d'échouer le rituel, mais j'étais sûr de moi. J’eus une dernière pensée à mes fidèles amis, et surtout envers APL... Tenez, je viens de me rappeler! Je l'appelais APL parce que je la décrivais comme ceci; amour, passion et lapin. Pourquoi lapin? La patte d'un lapin apporte la  chance!


Et cette mort commença. Je m'assis sur le sol, les jambes croisées, avec les trois éléments devant moi, séparément. À ma droite totale, la salière se tenait debout. À gauche, la mèche de cheveux noirs reposait calmement. Comme vous pouvez maintenant le deviner, le crucifix s'étendait au milieu de tout. J'ai lu que mettre du sel par dessus son épaule porte chance. Par contre, si on en renverse, cela attire les mauvais esprits. S'il advenait que j'en renverse... Je n'aurais qu'à en mettre par-dessus mon épaule, non? Par contre j'étais mal barrée avec le crucifix... Une croix inversée symbolisait le satanisme, pas besoin d'être un génie pour le savoir. Dans le pire des cas, je n'avais qu'à la retourner. La mèche de cheveux noirs... Ça, je n'y pouvais rien. Sa sombretée demeurerait toujours. Par contre, je ne croyais pas qu'elle puisse changer grand chose contre du sel portant chance et un crucifix.


Tout semblait parfait. La cérémonie en place, j'allais commencer. Sous un ton calme, je commençais à peine ma première phrase mais des gouttes de sueurs plaquaient déjà mon crâne.


"Spiritus tenebrarum, victo vincula tua..."


La deuxième phrase me frappa d'une douleur intense, comparable à celle que j'avais ressenti en touchant le livre pour la première fois.


"Probat omnipotentiae tuae..."


La troisième modifia tout ce qui était près de moi. Ma pire crainte se réalisa ; le crucifix, en lévitation, effectua une rotation, l'inversant ainsi. Il commença à noircir. La salière elle, se renversa en faisant une trainée de sel. Quand à la mèche de cheveux, elle prit feu et se consuma tel une torche en seulement quelques secondes. Ma vision était trouble... Mais si j'abandonnais, c'était la mort assurée. J'avais toujours une chance de m'en sortir.


"Et ostende te!"


Cette fois jaillit de ce chaos une entité noire, noire comme la nuit la plus sombre et agressive comme cent-mille chiens sauvages. Fonçant sur moi, mon destin était scellé. Mes pauvres membres, paralysés, ne réagissaient pas. Fermant les yeux une dernière fois, ce court moment sembla durer une éternité. À l'extérieur de ce vacarme, le silence régnait. Pendant que je m'éteignais, ma famille ne se rendait compte d'absolument rien. Je disais des adieux silencieux à mes proches et je demandais grâce à Dieu de m'accueillir à ses côtés, malgré mes pêchés que je venais certainement de commettre.


L'entité maléfique sortit de son enveloppe corporelle noire deux serres comparables à celles d'un corbeaux géant. Ces serres se posèrent brutalement sur ma gorge et il en planta les griffes profondément. Suffoquant dans mon propre sang, je savais que je n'en avais plus pour longtemps. Même ma vision devenait d'un rouge sanguin.


Cette fois tout était terminé. Mon âme se battait maintenant avec vaillance pour un combat qui était perdu à l'avance. Je ne pouvais pas gagner ce combat. Je n'étais qu'un simple mortel.


Rendant l'âme, je fus pendant un long moment dans la sombreté. Quand je me réveilla, mon corps était translucide, dans un univers noir... L’Éther. Dieu ne voulais peut-être pas de moi... Par contre j'ai appris quelque chose. Ce que je ne comprenais pas de mon vivant, c'est qu'il n'y a aucun vivant assez puissant pour survivre aux rituels de ce livre. Pour y survivre, il faut être immortel, voir un esprit. D'ailleurs, De Vermis Mysteriis m'a suivit jusque dans mon nouveau monde. Les humains sont pitoyables, selon moi. Dans l'Éther, j'ai pu finaliser ce fameux rituel et j'ai maintenant comme serviteur mon meurtrier. Pour moi, les seuls humains méritants de vivre sont ceux qui n'ont aucune erreurs de commises famille... Le reste de la race humaine doit être éradiqué au plus vite.


Je n'ai plus beaucoup de temps... Je dois rentrer avant de disparaître... Je promet de tuer ceux qui le mérite, mais en attendant je dois prendre le temps d'effectuer mes plans un par un... La mort du corps que je possède démontrera la fin de cet échange. Je réécrirai... Encore... Encore... Tout comme je vais tuer! Appelez-moi...
                                         ~Necromancer.

7 commentaires:

  1. Le livre en question se nomme "De Vermis Mysteriis" et le titre de cette pasta "De Vermis Mysteriis I", cela signifie qu'il y aura une suite ?
    Très bonne pasta au passage! ^^

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  2. C'est un cousin de Light Yagami?

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    1. oui, lentite qui la tuer cest ryuk et apl cest misa lol. le livre est la version moderne du death note et lether cestle monde des dieux de la mort (desoler pour les fautes)

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  3. "Vous allez vous demander pourquoi il y a quelques fautes sur ce texte, c'est sûr. C'est parce que je n'ai pas le temps de rigoler"
    C'est cela oui :hap:

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  4. Grosso modo c'est pas mauvais, ça fait penser à l'univers de Lovecraft, mais malheureusement à vouloir faire des phrases trop compliquées avec un langage trop recherché ça ne ressemble plus à grand chose et c'est mal tourné... Dommage

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  5. " Si j'aurais pris" Génial pour quelqu'un surpassant ses profs

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