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jeudi 14 novembre 2013

Le journal d'une artiste


  • Conversation démarrée dimanche

03/11/2013 06:54






  
"10 novembre 1979, 02h34.
  

  

  

  
J'écris dans mon journal pour continuer à raconter mes aventures afin qu'on se souvienne de moi, pour que mes actes ne soient pas oubliés et que cela se perpétue même après ma mort. Je sais que ma fin est proche. Enfin, ma fin... j'existerai toujours... même à travers quelqu'un. Un nouveau monstre parmi les milliers qui existent, que je ressens en moi, comme cette conscience qui est devenue ma seule amie.
  
Je suis peut-être déjà morte ? Je ressemble tellement à un zombie, je suis tellement jolie ! Ce n'est pas de ma faute si mon côté artistique m'incite à laisser mes tableaux un peu partout... D'ailleurs ça me rappelle ma première fois, grâce à ma colère, ma vengeance, en y repensant c'est tellement jouissif ! Il faut que je le raconte :
  

  

  

  
Je sentais cette puissance enfouie en moi, incontrôlable, manifestant une sauvagerie extrême. Elle était là... enfin... je n'étais plus celle que j'étais... non... j'étais un monstre, je voulais me venger, faire souffrir ceux qui m'ont fait du mal. Je n'avais plus peur de rien, je ne ressentais plus rien que de la haine, de la violence... la mort.
  


J'étais décidée à réagir, j'étais enfin prête... Oui, je pouvais passer à l'acte, cette petite voix me le murmurait dans ma tête. Je me repassais dans ma tête comment j'allais procéder tout en me réconfortant; "tu n'as plus rien à perdre car tu as tout perdu, même ta dignité". Je sentais mon corps réagir tout seul, comme possédé, au point que je ne pouvais le maîtriser -sauf cette partie en moi, ce diable enfoui. Mais mon regard était dur et déterminé.
  


Me levant, je mis cette espèce de cape noire surmontée d'une capuche. J'avais l'impression de vivre comme dans un film fantastique ou d'horreur et cela me rendait encore plus excitée ! Oui, je voulais tellement vivre ces moments-là, je voulais tellement devenir comédienne. J'allais pouvoir vivre mon propre film d'horreur. J'en serais l'héroïne, et mes ennemis... mes victimes.
  


Cela faisait plus de 3 mois que je n'avais pas ressenti les rayons réchauffer ma peau et tout-à-coup la mélancolie me submergea et fit remonter des souvenirs comme des flashes. Des souvenirs de ma première tentative... du sang, des blessures béantes, le goût et l'odeur du sang, le son d'une personne qui souffre, mais je n'avais pas pu achever mon oeuvre qu'on m'avait déjà enfermée. Mais on ne peut pas me contenir... jamais... Cette oeuvre sera finie mais pas tout de suite, je veux d'abord me défouler sur une autre.
  


La lumière me fit mal aux yeux et comme un vampire, je me cachai le visage et petit à petit le relevai en m'habituant à cet extérieur que j'avais oublié.
  


Je savais par qui commencer, il ne fallait pas qu'on m'arrête avant, je m'étais libérée pour pouvoir commettre ces actes. Après plusieurs heures de trajet à pied... j'arrivai enfin à destination. J'apercevais cette maison et je sentais cette excitation meurtrière en moi. Un sourire démoniaque s'arracha de mes lèvres. Je devais accomplir cela... C'était comme un devoir qui a toujours été dicté en moi depuis mon enfance. D'une main tremblante d'excitation, je pris l'arme que j'avais choisie pour ce soir. Un marteau... Une arme idéale pour laisser épanouir la rage que j'avais en moi, cette arme qui pourra prolonger cette force enfouie dans mon être et qui m'apaisera.
  


Dans la nuit éblouie par la pleine lune, j'attendis que les parents sortent. Je savais qu'ils étaient conviés chez des amis et je savais aussi... que leur fille bien aimée avait horreur de ces soirées barbantes. D'un rire silencieux, je me dis qu'elle allait connaître sa dernière soirée... La plus palpitante, surtout pour moi.
Tout à coup, un bruit se fit entendre et deux ombres apparurent à la belle étoile: c'était le moment. Mon souffle en devenait court. Quand j'entendis la voiture démarrer puis s'éloigner avec les parents ignorants qu'ils ne reverraient jamais leur fille vivante... cela me fit du bien.
  


Je savais qu'elle laissait une fenêtre ouverte, je m'approchai de celle-ci. Cette fille était vraiment inconsciente, et comme un chat, je pénétrai à l'intérieur, puis, à pas de loup, je m'approchai de l'escalier. Je savais quelles marches faisaient du bruit car j'étais déjà venue... Au moment où je la connaissais avant mon enfermement, avant ma folie, avant de mutiler mon corps, mon premier chef-d'oeuvre.
  


Sa porte était entrouverte et on pouvait entendre la musique qui émanait du poste, une musique classique. Je commençais à trembler d'excitation, ma respiration s'accéléra, j'avais un besoin de me défouler... de faire du mal...
  


J'ouvris lentement la porte, et vis la fille sur son lit en train de lire un magazine people quelconque. Et silencieusement, aidée par la musique, je fermai la porte à clé. J'enfermais ma victime. L'excitation était à son apogée, un sentiment incompréhensible des humains normaux. Mais j'étais simplement une folle, un monstre... Quelque chose d'horrible et d'indéfinissable. Comme dans un film, elle tourna la tête lentement, je vis ses yeux s'agrandir de surprise. Elle n'avait pas encore vu ce que je tenais...
  


"- Qui es-tu ? Me demanda t-elle.
  


- Je suis une artiste, et tu es ma toile", répondis-je dans un murmure lent et doux.
  


"- Si tu ne pars pas j'appelle les flics !
  


- Voyons... Laisse-moi assouvir mes désirs, il ne faut jamais contenir un artiste..."
  


Joignant le geste à la parole, je lui montrai mon marteau, mon pinceau personnel.
  


Les yeux de mon tableau sortirent de leurs orbites et sa bouche grande ouverte me fit deviner un long cri silencieux. La peur l'avais paralysée. Je levai ce marteau et l'abattis sur son visage. J'entendis des craquements horribles. Rabaissant mon arme, je vis mon oeuvre ensanglantée et d'un coup un rire sortit de ma gorge, se déployant comme un oiseau et se répercutant sur les murs de la chambre.
  


Je vis que la jeune fille essayait de parler malgré sa mâchoire cassée, de plus elle essayait de rester consciente en dépit du coup qu'elle avait reçu. Elle me supplia du regard, mais ce dernier était déterminé, froid, vidé de toute émotion. J'étais comme un être sans coeur.
  


Je levai mon marteau et l'abattis sur le ventre pour éviter de la faire mourir tout de suite. Je continuai en atteignant plusieurs membres. La fille hurlait, tout comme moi, même si ce n'était pas pour la même chose. Elle pour la douleur, moi pour ma folie, ma rage.
  


Enfin je m'attaquai à son visage. Je voulais la défigurer, la rendre plus magnifique, et qu'elle ne soit plus reconnaissable par sa propre famille. Je sentais ses derniers souffles partir. Savoir que j'enlevais une vie... ma violence s'accentua et je frappai de plus en plus fort. Tout à coup, j'entendis un lourd craquement. Son crâne s'était fendu, voire complètement détruit. J'abaissai mon arme fatale et m'agenouillai devant ma première victime. Elle était morte depuis un moment et moi... J'avais continué à faire des coups post-mortem. Je réalisais où je pouvais en venir.
  


Et avec l'excitation du meurtre et ne pouvant me contrôler... je pris un souvenir de ma victime en affichant un sourire à faire pâlir plus d'un avant de me sauver délicatement par là où j'étais venue. Dans la rue, je vis que nos cris avaient interpellé les voisins, et, en me cachant derrière les arbres, je regardai une dernière fois la maison de ma victime.

Et tout en souriant, je chantonnais : "Je suis passée par ici, mon pinceau dessine des chefs-d'oeuvre, cela m'amuse et je continuerai, je continuerai, je continuerai..."
  


Et avant d'être vue par des passants, je m'engouffrai dans la forêt noire qui était juste derrière la demeure et m'enfuis tout en dansant.
  


En entrant dans ma cachette, je fis face au miroir: j'étais couverte de sang. Mon regard n'était plus le même, c'était un regard de fou... un regard de psychopathe qui vient de commettre un meurtre. Je me sentais soulagée et sans plus tarder, je préparai l'acte suivant pour une victime plus importante... Le plan était minutieux, je voulais prendre un plaisir à me défouler dessus sans que cette personne ne meure trop vite. Cela rend mon tableau si beau."
  

  

  

  
3 novembre 2013, 00h42.
  

  

  

  
Je viens de trouver le journal de celle qui est en moi... Ma meilleure amie, ma conscience, celle qui me guidait et m'aidait alors que j'étais dans le désespoir. Elle est entrée en moi, m'a fait connaître d'autres émotions. Elle me contrôle quasiment. Bientôt je n'existerai plus, je serai elle, et elle assouvira les vengeances jusqu'à ce que mon corps meure...
  
Je suis une artiste...
  



5 commentaires:

  1. Vraiment pas mal, en effet.
    La seule petite chose qui me dérange, c'est le fait que le personnage se qualifie lui-même de fou, de psychopathe etc... Vous allez me dire que c'est rien, mais je pense que, surtout pour un personnage sensé s'auto-définir comme artiste qui utilise le corps de ses victimes comme des toiles pour ses "peintures" ne se traiterai pas lui-même de déséquilibré mental, d'abord parce qu'une déséquilibrée mentale refusent en général l'idée qu'elle soit folle, en suite parce que les rares personnes qui s'en rendent compte (et qui donc l'accepte) ne décident pas forcément d'écouter cette "petite voix dans leur tête" qui leur dis qu'ils sont "prêts". Seuls ceux que l'on qualifie de "normaux" (pourtant, personne ne l'est totalement) peuvent donner une telle définition à ce qui le méritent (ou peut-être pas toujours).

    Mais sinon, à part ça, c'est effectivement une bonne littérature (en oubliant les quelques p'tites fautes de conjugaison par-ci par-là). ^^

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    1. le personnage se qualifiant lui même de fou, ça peut paraitre bizarre, mais pas mal de psys diront que les fous les plus dangereux sont souvent ceux qui ont conscience de leur état, même si en effet, certains ne l'acceptent pas et ne suivent pas cette "petite voix", il y en a toujours quelques-uns pour accepter totalement leur folie et s'en servir de ce genre de façon.

      enfin, bonne pasta, sinon!

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  2. J'ai trouvé bizarre qu'un personnage qui aime faire du mal qualifie lui même ses actions "d'horribles" et se décrive pareillement, comme le soulève l'Anonyme du 16 Novembre..... Sinon, cette pasta est vraiment pas mal.

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  3. L'histoire me fais penser à Zéro *^*

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