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samedi 6 mai 2017

Les rats quittent le navire - #6 - Retour aux affaires et spéculations

À présent que le cadre est posé, je vais tenter de vous ficeler une histoire cohérente avec tous les nouveaux éléments que j’ai pu rassembler venant de mes deux sources habituelles ; en préambule, le message que j’évoquais dans mon précédent billet, posté en octobre dernier dans mes MP par un utilisateur dont je vais taire le nom. Voici ce que ça dit :


Salut ! Ça va te sembler étrange, peut-être même suspect, mais je suis tombé sur ton blog par hasard et il semblerait que certaines de tes “découvertes” soient en rapport avec des choses que je sais. J'espère que tu verras ce message vu que tu es inactif depuis longtemps.

Voilà l'histoire. Ça remonte à un peu plus d'un an, je sortais juste du lycée à l'époque et je bougeais un peu à droite et à gauche en prenant des photos. C'était pas du très bon matériel, un vieil appareil numérique que je tenais de mon frère aîné, mais je me disais qu'en mitraillant le paysage, je finirais par avoir de beaux clichés. Ce jour-là, je rendais visite à mes grands-parents du côté de Vesoul. On passait l'après-midi avec leur voisin qui était aussi un vieil ami de mon grand-père, un certain Alain. En fin d'après-midi, la discussion était devenue un peu ennuyeuse, alors j'ai laissé mon frère et ma mère tenir la barre et je suis allé marcher un peu, jusqu'à une forêt plantée. J'ai trouvé ces alignements d'arbres plutôt jolis, et j'ai essayé d'en tirer quelque chose. Et au moment de passer en revue mes clichés, je suis tombé sur ceci.

http://imgur.com/a/1dRL4

Sur le moment, j'ai cru à un bug de l'appareil - il était plutôt ancien, pour rappel. Je suis rentré, et naturellement, je me suis vite retrouvé à passer en revue les photos de ma petite balade pour les personnes en présence, toutes amassées autour de moi pour scruter le petit écran. Je suis passé très vite sur la photo anormale, et personne n'a eu l'air de relever l'anomalie sur le moment ; en revanche, peu avant de prendre congé, Alain m'a pris à part et m'a raconté à voix basse ce que je vais te retranscrire : ces “flammes” sur ma photo, étaient d'après lui la manifestation d'une force occulte (il ne l'a pas décrite comme telle, mais ça me semble encore le terme le plus approprié).

Alain m'a raconté par le menu les fantaisies auxquelles s'adonnaient les anciens dans la région : les sorcières et les sorciers des environs de Vesoul se retrouvaient la nuit dans des plantations de peupliers, les “bois des yeux qui brûlent”, pour rechercher des contacts hors du champ de la perception humaine. L'origine de ces traditions remonte bien avant sa naissance, et elles se sont perpétuées au vu et au su des ecclésiastiques locaux qui, pour ceux qui en avaient connaissance, semblaient étrangement tolérer ces déviances. Dans les dernières années, ces pratiques ont commencé à attirer un nouveau public de jeunes paumés et autres curieux candides, ouverts au sujet par une poignée d’initiés. Après des siècles de stagnation dans le rite, l'objet de leurs recherches a fini par être clairement délimité, et ils le désignaient simplement comme “le grand roi”. Un être familier et protecteur, doué du pouvoir de choisir quoi ne pas protéger. Ce qu'il ne protégeait pas, on disait qu'il se trouvait “dans la brèche”, et ce qui s'y trouvait connaissait un sort terrible, exposé aux flammes blanches, des sortes de vents brûlants émanant d'un magma informe de forces et de matières inconnues.

Ils disaient que, par un accord à l'amiable avec le grand roi, on pouvait diriger la brèche sur une cible précise, et si on lui montrait assez de dévotion, il visait juste. La brèche pouvait apparaitre dans l'air, occasionnellement dans la cible, qui se consumait alors de l'intérieur. Mais sa réponse la plus favorable était que la brèche aille se fixer sur des objets qui, dans un tintement métallique, se nimbaient de flammes blanches ; ces objets devenaient alors des armes redoutables auxquelles rien ne résistait, fendant comme l'air bois et chairs. Les manier, toutefois, était dangereux pour qui les possédait, leur contact prolongé corrompant les tissus vivants, et lâcher prise était interdit à la personne gratifiée d'un tel artefact jusqu'à temps que la brèche se referme d'elle-même ou se décolle de l'objet, ce qui pouvait parfois prendre plusieurs jours.

En de rares occasions, l'entité consentait à accorder cette faveur à un sorcier élu pour exécuter une cible, typiquement un sorcier concurrent. En 1975, le corps décomposé d'un marginal qui vivait dans le bois Camet fut retrouvé par un promeneur dans ce qui lui servait vraisemblablement de logis, une cabane délabrée dissimulée dans un pli du relief. Son tronc avait été coupé net en travers, avec un de ses bras ; l'os au niveau de la blessure fatale était si nettement tranché qu'il en aurait semblé poli comme de l'ivoire, s'il n'avait été légèrement calciné. Une dizaine de jours auparavant, une femme d’âge mûr s'était présentée à l'hôpital local, le bras droit atteint par une affection inconnue, tenant autant de la brûlure grave que de la nécrose, la peau noircie se détachant en plaques. Elle prétexta un accident domestique, se refusant à donner plus de détails. Le corps médical n'eut d'autre choix que d'amputer, car l'affection semblait se propager dans le corps de la patiente. Sur le moment, aucun lien ne fut établi entre les deux incidents, bien qu'il apparaisse évident en ayant connaissance des pratiques occultes qui existaient à cette époque.

Cependant, ces traditions étaient déjà en déclin au moment où Alain a commencé à en avoir connaissance, et d'après lui (pour autant qu'il les ait réellement fréquentés comme il l'affirme), le dernier sorcier en activité aurait rendu l'âme en 1988. L'effet observé sur ma photo, cela dit, remettait de nombreux faits en question : ces “flammes” invisibles lui ont rappelé les fameuses flammes blanches supposées apparaitre dans la brèche, ce qui m'aurait semblé tiré par les cheveux si la forêt où je m'étais rendu n'avait pas été un lieu de rendez-vous pour plusieurs sorcières et sorciers sévissant dans les dernières années. Ou bien les flammes que j'avais capturées par hasard étaient un phénomène spontané, ou bien il y avait encore des sorciers en activité.

J'en viens à ce pourquoi je pense qu'il y a un lien entre mon témoignage et tout ce que tu as publié sur ce blog : les termes communs (“Grand Roi”, “Roi sous le Lierre” ou juste “Roi”), les références à son caractère protecteur sur un blog que tu avais partagé… Si c'est bien ce que je pense, le culte a survécu, et il s'est exporté dans une bonne partie du pays. Tu me diras ce que tu en penses…

Voilà, je crois que c'est à peu près tout ce que je sais. Bien entendu, si je n'ai pas été clair sur certains points, je peux essayer d'approfondir… Mais j'ai su tout ça en l'espace d'une courte conversation, et je crois que j'ai déjà été aussi complet que je pouvais l'être.

Je pense que tu vas probablement publier les informations que j'ai fournies, auquel cas, s'il te plait, ne cite pas mon nom. Ce que j'ai pu voir dans tes publications n'augure en effet rien de bon pour les informateurs.

Cet anonyme a toute ma reconnaissance, car avec cette masse de background que j’espère véridique, nous avons de quoi faire les connexions avec tout ce que nous savons déjà. Je comblerai les trous avec mes spéculations : à la fin, nous devrions avoir une idée assez précise des origines de tout ce bordel.

Essayons d'imaginer le contexte. Nous sommes à Vesoul, dans la préfecture la plus paumée de France, entre les années 70 et 80. On a des vieux, des moins vieux, des gens nerveux et d'autres plus calmes qui s'adonnent seuls ou en groupe à diverses formes de sorcellerie plus ou moins fantaisistes. Maniant sang et ossements dans des lieux précis, ils arrivent finalement à entrer en contact avec une entité, et découvrent ses pouvoirs. Certains le vénèrent, d'autres le voient simplement comme un moyen ; des dissensions éclatent, les moins prudents et/ou les plus doués obtiennent de lui des faveurs moyennant quelques offrandes, ouvrent des ‘brèches’ et s'en servent pour massacrer leurs rivaux.

À la fin, ne reste qu'un seul d'entre eux, le plus fort ou le plus malin, qui décide de faire profil bas pour poursuivre les recherches, jusqu'au jour où une brèche apparait sans qu'il l'ait demandé, probablement en brûlant un innocent au passage. Il questionne la chose : “qu'est-ce qui te prend ?” Et elle lui répond : “Tu as gagné cette guerre et depuis tu ne fais plus de sacrifices, et à présent j'ai faim de ta dévotion. Maintenant c'est pour que je n'ouvre pas la brèche qu'il va falloir raquer. Tu me nourris, ou je lève le voile et vous crevez tous dans les flammes blanches.”

Celui qui s'appellera désormais l'Alpha se met donc en tête de former de nouveaux sorciers. Plus de coups bas, plus de brèches ; pour tout dire, il en a plutôt peur à ce moment de l'histoire. Totalement dévoué, il rationalise son approche. Il décapite les chiens en masse, consacre les icônes et répand le sang dans les feuilles mortes pour satisfaire l'être menaçant. Pour citer cette publication du blog Appaly :

Fais-moi don de ton sol, de ta personne et d’un ami fidèle. Rappelle-moi régulièrement notre accord. Alors je resterai tien.
Il continue comme ça pendant près d'une trentaine d'années, son affaire grandit, et il se retrouve peu à peu à guider plusieurs dizaines de délégués répartis dans tout le pays, qui se partagent les tâches entre prêche, organisation, et sécurité ; pas forcément des personnes seules ou marginales : imaginez le père de famille exemplaire, tendre avec sa femme et bien sous tous rapports, qui disparait un week-end par mois pour accomplir son devoir et reprend le boulot le lundi matin comme si de rien n'était.

Arrive internet, et ses ouailles s'en servent massivement pour organiser leurs activités, chercher adeptes et victimes. Ils embarquent un modo dieu sait où, ils sacrifient ma co-admin, entre autres. Parfois un novice ou un proche de victime touche un peu trop à ce qu’il ne comprend pas, mais ils semblent s’en accomoder.

Puis, arrive Zamia, alias Arthur. Ils voient en lui un élément potentiellement intéressant, et ils lui fournissent des moyens de s'initier et de contacter le roi sous le lierre, en l'occurrence le crâne de chien qu'il se traine depuis plus de deux ans. Mais Arthur n'en fait qu'à sa tête, et au bout d'un long moment d'errance et quelques rencontres assez violentes avec les fidèles de l'Alpha, il conçoit le projet d'ouvrir une brèche. On peut plus ou moins retracer le chemin qui l'a amené à ça… si on arrive à comprendre ce qu'il raconte dans ses dernières vidéos. Quoiqu’il en soit, il se passe des choses vraiment étranges dans les recoins sombres qu’il fréquente, et il y a des choses qui bougent, qui ne devraient pas bouger.

La confusion règne, le roi sous le lierre répond de deux demandes contradictoires (ouvrir une brèche, ne pas en ouvrir ?). Une lutte est engagée entre les deux factions pour décider qui aura ses faveurs. Son intérêt balance de l'une à l'autre, et à ce jour il n'est toujours pas décidé.

Où prendre position dans tout ça ? Je ne sais plus… Je crois que j'ai besoin de comprendre encore un peu mieux.


Je crois que c’est tout ce que nous savons pour l’instant. Ce sera peut-être le dernier post avant longtemps, ou peut-être pas… Ce sera au hasard des événements. Mais si vous avez des questions à me poser, ou des éléments à me transmettre, j’ai désormais une page de contact : http://lrqln.tumblr.com/ask


D’avance, merci de votre patience, et restez en sûreté.

Partie 1
Partie 2 et 3
Partie 4
Partie 5 (résumé des parties précédentes)

8 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  2. Je n'attendais pas une suite de si tôt. La pasta est sympa y'a pas de doute là-dessus mais franchement je préfererais limite une description de la vidéo (à la place ou en plus de celle-ci) parce que je trouve que ça casse un peu le truc, en plus je sais pas forcement si il y a du son car je suis pas à un endroit où je peut l'activer. Enfin bref, le seul point noir serait les vidéos mais bon c'est que mon avis perso ^^ merci tout de même pour la pasta.

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  3. Sans le son tu perds le sens de la pasta. Si on met un média c'est parce qu'il est utile dans son ensemble, donc c'est dommage de critiquer sans tout regarder jusqu'au bout.

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    1. Commentaires destiné à qui ? Puisque moi aussi je n'est pas regardé la vidéo mais juste lu le texte et la pasta n'a pas perdu de sa valeur on est pas obligé de lire pour que sa reste crédible il suffit d'imagination qui est en rapport avec la pasta en plus que ce soit creepy est le tour est joué

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    2. Attends, tu peux pas dire que la pasta n'a pas "perdu" de la valeur si t'as pas d'élément de comparaison x)

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    3. Et pourquoi si ^^ le texte peut tout dire les vidéos pour certains sont juste du complément si on s'imagine la scène en étant nous même sur place ça fait bien creepy et c'est ce que j'ai fait :)
      Je suis l'anonyme de 03:23

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    4. J'ai regarder les vidéos et franchement elle sont pas indispensable a la compréhension de la pasta

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    5. Je parle pas de compréhension mais de valeur. Tu peux pas dire que ça a plus ou moins de valeur sans les vidéos si tu les as pas vues, c'est pas honnête.

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