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L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni n'infirme la véracité des témoignages et histoires présents sur ce blog. Pensez à consulter nos pages d'aide pour en apprendre plus, et à toujours vérifier les sources pour vous faire votre propre avis sur la question, ici comme ailleurs.

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Vous l'avez remarqué, le site est à l'arrêt. Nous sommes toujours derrière, mais nous devons discuter de la suite et ne pouvons plus publier en attendant.

Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

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samedi 24 août 2013

Les égouts

Il y a quelques jours à Paris, un événement a défrayé la chronique, mais est resté cependant assez discret.  

Tout le monde connaît les égouts de Paris, sans doute un des endroits les plus mystérieux et fascinants de la ville, grâce à ses légendes urbaines notamment.
Ce qu'il s'est passé le matin du Lundi ** aura sans doute sa place aux côtés de ces légendes.

Alors qu'elle sort de chez elle pour promener son chien à 5h du matin, Madame DERIMMI tombe sur le corps inanimé d'un homme d'une trentaine d'années, taché de sang mais ne portant pas, à première vue, de traces de blessures.

Pensant à une agression, Madame DERIMMI appelle la police qui arrive rapidement sur les lieux. Ils conduisent l'homme à l’hôpital où, lors de son réveil, il sera soumis à un léger interrogatoire, ses papiers d'identité ayant disparu.


En effet, depuis 3 jours, 4 hommes ont disparu, et les policiers ne négligent aucune piste. Surtout que les hommes disparus ont été vus pour la dernière fois près de l'endroit où l'homme a été retrouvé inconscient.


L'homme se réveillera vers 10h de la matinée, visiblement sous le choc et agité. Après l'avoir assagi quelque peu, les policiers ont pu continuer à faire leur travail. Sans grande réussite, l'homme semble frappé d'amnésie, il ne se souvient pas des derniers jours, il ne se souvient que d'une chose avant le black-out (qui va intéresser quelque peu les policiers)... Il préparait une expédition avec 3 amis dans les égouts de Paris.


Mais la police n'en sait pas plus. Cependant, prêts à tout pour connaitre la suite, les policiers vont tenter de le faire parler sous hypnose, et c'est lors de ce moment qu'ils vont entendre l'un des témoignages les plus étranges jamais recueillis; voici sa retranscription écrite:

L'hypnotiseur: "[...] Allez-y, tentez de vous rappeler ce qui s'est passé il y a trois jours, vous prépariez une expédition avec vos amis notamment M. *****, l'heure est arrivée. Écoutez le son de ma voix, elle vous plonge dans vos souvenirs lentement ... Voyez-vous quelque chose ?"

L'homme:" Oui ... je vois... tout le monde est là... cela faisait deux mois que l'on préparait ça... on est tout excités, comme des enfants... allez, *** vient de briser la "serrure", on peut rentrer... bizarre, l'odeur ne nous dérange pas tellement... on avance avec des lampes torches, c'est vraiment obscur.

Il y a une barque dans l'eau, on y va ... pff (il soupire) allez ... encore moi qui rame..."

L'hypnotiseur: "Vous vous souvenez du pourquoi de cette expédition ?"

L'homme:" oui... oui je me souviens, ****** avait entendu parler d'un trésor... une sorte de butin que des braqueurs avaient planqué ici, il disait qu'il avait trouvé l'emplacement exact et nous avait embarqués..."

L'hypnotiseur: "bien bien...  Allez-y, continuez. Vous êtes à nouveau dans la barque, vous ramez ..."

L'homme:" les copains rigolent ... ils se montrent les armes qu'ils ont pris pour se défendre... y a quelque chose ... ils ne le remarquent pas, j'ai l'impression que j'ai vu une silhouette humaine courir vers la gauche, j'ai l'impression qu'on nous observe ...

*sa respiration devient plus forte*

******* me demande de prendre à droite, je lui fais confiance mais il y a quelque chose qui cloche... ah... j'arrive pas à voir ..."

L'hypnotiseur: "Calmez-vous, respirez normalement, concentrez-vous et reprenez..."

L'homme:" oui ça y est ... je vois, oui il y a quelque chose qui cloche... les rats ... morts... en train d'être dévorés par leurs congénères ... ils nous regardent passer ... ils ont une étrange lueur dans le regard.

*son rythme cardiaque s’accélère*

Je veux pas continuer ... mais j'ai pas le choix les autres se foutraient de ma gueule... on vient de passer les rats ...


*cri*


L'hypnotiseur: " Que se passe t-il ?"


L'homme:" Il y a quelqu'un là, il y a quelqu'un... mes cris ont alerté les autres... ils me regardent bizarrement puis ils suivent mon regard... ils viennent de voir la chose... la personne partir en courant... *** s'énerve, il n'aime pas vraiment les fouineurs... MERDE !!! LA LUMIÈRE ! La lumière de la lampe de poche vient de s'éteindre ... On ne voit plus rien mais on sent quelque chose ... Il y a quelque chose qui nous tourne autour, on a l'impression que ça nous observe... on supplie ****** de se grouiller, de rallumer ... il panique et nous aussi ... on entend des bruits de pas... Des yeux ... Ouais ! Des yeux rouges bordel ! Qu'est-ce ... ouf oh bordel il vient de rallumer ...


*sa respiration et son rythme cardiaque se calment*

On regarde autour de nous, il n'y a personne ... ******* rigole... "sans doute des chauves souris" nous lance t-il ... il me demande de continuer à ramer et de tourner à droite...

V'là que j'entends des rires maintenant ... c'est étrange les autres n'ont pas l'air d'entendre, pourtant ils ne discutent pas...

******* me demande de stopper la barque, de là, on continue à pied. C'est flou, il semble y avoir une brume qui se forme, cette fois on a chacun une lampe de poche allumée, c'est pas pour autant qu'on est rassurés... surtout moi qui ferme la marche.

On entend des petits bruits près de nous, ça ressemble pas vraiment à des bruits de rats par contre ... HEIN ?! Qu'est ce c'est ?

*il s'affole*

Je viens de voir quelque chose ramper sur le mur ... pourtant il y a rien ... je comprends pas.

******* nous annonce qu'on y est presque, on s'impatiente...

*Il crie de nouveau, très fort.*

Les yeux rouges... y'a des yeux rouges, ils sont derrière moi, aah un mal de crâne incroyable commence à me frapper, j'ai du mal à voir... je me remet j'... j'alerte les autres... oui ils les voient comme moi, on se met à courir ...

La chose nous poursuit en courant, en poussant des cris stridents, elle semble humaine c'est étrange, j'évite de me retourner au risque de m'écrouler au sol. Je braque ma lampe sur le mur pour tenter de voir son ombre mais ri...rien je

*Il crie une fois de plus. Son rythme cardiaque s'accélère, il s'agite comme s'il était poursuivi. Deux agents le maintiennent dans son lit*


Je suis frappé par des sortes de flashs, j'ai du mal à voir correctement, les trois autres continuent à courir, ils se retournent et hurlent plus fort comme si c'était moi la créature ... aaah les flashs ont réussi à m'avoir, désorienté je viens de tomber ... non noooon !! Arrêtez ça, sortez-moi de ce cauchemar, arrêtez cette hypnose ! *Il hurle* On vient de m'attraper le pied, j'entends des chuchotements, NOOOON !!




L'hypnotiseur: "Calmez-vous, calmez-vous... tenez-le bien... calmez-vous ..."


*il se détend et recommence à respirer calmement *


Allez-y, que voyez-vous?"

L'homme *la respiration saccadée* :" rien ... rien, le noir complet je... ah? Je vois... j'ouvre les yeux... je suis couché au sol... une lampe de poche allumée à coté de moi... je me lève... BORDEL ! Qu'est-ce que c'est que ce bordel, les trois... les trois morts éventrés... étripés... et moi... vivant ? C'est impossible je... hein?! J'ai... un couteau dans mes mains, plein de sang... je comprends pas ... je m'approche d'une flaque d'eau... merde ... ce regard... ces yeux... mais alors la chose qui nous a poursuivis c'est... c’était moi ?! "

L'hypnotiseur: "Ensuite ?"

L'homme: "Ensuite rien... l'obscurité..."

La police est restée perplexe, l'homme a cependant été mis en garde à vue, son avenir reste incertain... Des témoins ont estimé avoir vu la veille de sa "découverte" par Madame DERIMMI, quelque chose sortir l'homme des égouts et le placer à l'endroit où il a été retrouvé. Cet événement ayant eu lieu durant des jours de fermeture des égouts  l'homme est donc resté dans les égouts durant 3 jours, mais on ne sait pas ce qu'il s'est passé entre temps, l'hypnose n'a pas réussi à creuser plus loin dans ses souvenirs. L’enquête est en cours...




jeudi 22 août 2013

Le Gardien de St Vincent

D’après l’histoire que l’on raconte sur lui, il n’aurait pas d’identité, pas de prénom. Ce serait un véritable fantôme, ce qui expliquerait pourquoi personne ne l’a encore trouvé à ce jour. Cet homme est inconnu pour tous mais pourtant bien réel. En fait, on ne sait pas vraiment à quoi il ressemble car certaines versions racontent que ses parents l’ont abandonné lorsqu’il fut en âge de se débrouiller seul. Selon cette théorie, le jeune garçon avait été élevé comme un vulgaire animal assoiffé de sang de manière à le transformer en un redoutable prédateur. A vrai dire, personne ne connaît réellement la vérité sur ce monstre à l’apparence humaine dévorant toute chose vivante se trouvant à sa portée. Ne ressentant pas la pitié, il pourrait s’attaquer à n’importe qui lorsqu’il a faim ou qu’il éprouve un sentiment d’insécurité. Tout ce qu’on sait c’est qu’il est formellement déconseillé de se promener au sein de ces bois.     

      

La naissance de cette rumeur débuta peu de temps après le second meurtre qui avait eu lieu dans la forêt de Saint-Vincent-Jalmoutiers dans la région de Bordeaux. En s’aventurant dans celle-ci, des randonneurs avaient fait une macabre découverte lorsqu’ils s’apprêtaient à faire une pause. Ils avaient remarqué la présence d’un individu couché, face contre terre, ne bougeant plus. Le père de famille alerta immédiatement les autorités lorsqu’il s’était rendu compte que le visage de la victime avait été entièrement arraché. Sa gorge, elle, avait été dévorée. Le sang était encore frais selon les recherches, qui avaient été faites sans plus attendre. Les journaux ayant rapporté les paroles des policiers présents sur les lieux ont annoncé qu’il était impossible qu’il puisse s’agir d’un quelconque animal. De plus, le visage de l’homme retrouvé mort lui avait été parfaitement retiré sans le moindre défaut.      

Je tiens à vous rappeler qu’il s’agissait du second meurtre relié à l’histoire du fantôme de St Vincent. En effet, le premier crime était vraiment similaire à la façon dont le meurtrier avait procédé. Mais aucune recherche de ces deux atrocités n’avait pu amener à retrouver la créature qui avait pu faire une chose pareille.      

      

Le dernier homicide de la chose de Saint-Vincent date du 9 juin 2013. L’homme avait été tué différemment par rapport aux précédentes proies. La victime n’a toujours pas pu être identifiée. Elle avait été retrouvée suspendue à sept mètres du sol par des promeneurs venus cueillir des champignons. La tête du malheureux avait été localisée quelques mètres plus loin. En fait, il ne restait plus que son crâne. La peau ainsi que ses cheveux n’ont toujours pas été retrouvés. Le dépeceur aurait accumulé un total de douze victimes depuis ces cinq dernières années, sans parler des nombreux disparus qui habitaient aux alentours de cette vaste forêt. A chaque nouvel assassinat, aucune empreinte ne fut retrouvée ni aucune autre chose qui pourrait nous conduire à l’identité du coupable. Le crime parfait. En approfondissent mes recherches, j’ai pu trouver un article comportant une image censurée volontairement de la scène du crime.     

      


      

De nombreux témoignages affirment l’avoir vu rôder tard le soir dans les rues du village le plus proche de la forêt. Selon les dires, il ne ferait pas moins d'1 m 85. Il porterait un vieux manteau noir en très mauvaise état ainsi qu’un pantalon gris foncé et des chaussures de randonnée.      

Certaines personnes le surnomme « L’homme aux multiples visages », d’autres « Le collectionneur de Saint-Vincent » ou plus récemment « Vincent, le dépeceur ».     

      

Vous vous demandez sans doute pour quel raison je vous raconte cette histoire n’est-ce pas? Tout comme vous, je ne connaissais pas cette oppressante rumeur. Et il se trouve que j’habite depuis quelques temps dans un petit village situé aux alentours de cette fameuse forêt. Je me suis fait des amis depuis mon arrivée. Un jour, nous avions décidé de faire une promenade nocturne autour de la forêt, sans y pénétrer. J’étais le seul à vouloir m’aventurer à l’intérieur, mais eux ne voulaient pas me suivre. Le vent donnait l’impression que les branches d’arbres se battaient entre elles. L’ambiance était angoissante. Nous étions forcément les seuls à nous promener à cet endroit vu l’heure qu’il était. Nous avons entendu le bruit d’un craquement de branche, comme si quelqu’un avait marché maladroitement dessus, ce qui a provoqué un silence des plus torturants. Mes amis commencèrent aussitôt à s’inquiéter. Clément, l’un d’entre eux, avait chuchoté d’un air ironique qu’il s’agissait de Vincent, le dépeceur. Ne savant pas qui c’était, je hurlai inconsciemment en voulant faire le malin:      

      

« Vincent ! C’est toi ? »     

      

C’est alors qu’ils ont commencé à accélérer le pas du côté opposé de la forêt, ce qui les conduisait droit dans un champ de maïs. Je leur ai demandé de m’attendre car d’après moi il n’y avait personne.     

      

J’ai de nouveau entendu le même bruit de craquement, mais cette fois-ci bien plus proche qu’avant. Je me suis retourné de façon à rester le plus calme possible.  
 
Il se tenait à quelques pas devant moi. Son visage, qui n’était pas le sien, le rendait encore plus effroyable que dans toutes les descriptions qu’on a pu me raconter par la suite. Les cheveux devenus siens partaient dans tous les sens. Il portait une veste marron foncé qui était ouverte, en dessous il avait un t-shirt gris ou blanc, je n’ai pas très bien distingué la couleur puisque directement après je me suis enfui dans la même direction que mes amis. Il était impossible de savoir vers où je me dirigeais exactement. J’étais totalement perdu, mais tout ce que je voulais c’était m’éloigner de cette chose. Pourtant je pouvais l’entendre me suivre derrière moi. Je ne voulais pas me retourner, de peur de trébucher, mais je savais très bien qu’il était là. Sa respiration était identique à celle d’un animal pourchassant sa proie.     

Après être sorti du champ, je me suis retrouvé sur la route. Une voiture ayant manqué de justesse de me renverser s’était arrêtée. La femme à l’intérieur me demanda ce que je faisais là à une heure pareille. Envahi par la peur, je lui avais supplié de me conduire jusqu’au prochain village. Elle accepta sans poser de questions. Je me sentais enfin en sécurité. En fouillant mes poches, je me suis aperçu que mon portable avait disparu. Sûrement lorsque je fuyais Vincent. Je n’osais pas en parler à cette femme car je n’étais pas sûr de ce que j’avais réellement vu. En fait, je n’osais pas du tout parler. J’étais encore sous le choc après ce qui s’était passé.      

      

Une fois rentré chez moi, je me suis connecté pour voir si mes amis étaient déjà rentrés chez eux. Mais à ma plus grande déception, il n’y avait personne. Je me suis alors rendu dans le salon pour prendre le téléphone. Je me souvenais seulement du numéro de Clément, mon meilleur ami. Par chance, il a directement répondu. Il était en route vers chez lui avec le reste de la bande. J’étais soulagé, je me sentais mieux. Ne voulant pas parler pour le moment de ce qui s’était passé, je lui ai proposé de se connecter demain pour tout lui expliquer. Il était bien entendu d’accord.     

      

Je revoyais encore ce visage. Ses yeux lugubres menaçants m’avaient littéralement paralysé pendant de longues secondes. Son regard noir me faisait comprendre que je n’étais pas le bienvenu dans cet endroit. J’ai immédiatement fait des recherches sur internet en tapant brièvement « le dépeceur de Saint-Vincent-Jalmoutiers ». C’est alors que je suis tombé sur ce que je vous ai raconté ci-dessus.     

      

Le lendemain, dès mon réveil, je me suis connecté. Clément, lui, l’était déjà.     

      

 
    

Moi : Merci de m’avoir laissé tout seul hier soir.     

Clément : Nous avions cru voir quelque chose ! C’est pour ça que nous avons couru ! Je pensais que tu allais nous suivre !     

Moi : Je l’ai vu ce dépeceur. Vous auriez dû m’en parler avant d’organiser cette promenade !     

Clément : OMG, alors il existe !     

Moi : J’ai failli y rester bordel ! J’ai envie de contacter la police.     

Clément : Tu crois qu’ils vont se faire chier à le chercher alors que pendant toutes ces années ils n’ont même pas été foutus d’avoir ne serai-ce qu’une seule piste.     

Moi : Ca n’a pas l’air de t’inquiéter plus que ça…     

Clément : J’ai du mal à te croire en fait…     

Moi : Tu n’as qu’à y retourner pour vérifier.     

Clément : On n'a qu’à y aller en voiture ensemble, il y a des chemins assez grands !     

Moi : Sans moi alors.     

Clément : Tu as peur !     

Moi : Je n’ai juste pas envie de mourir.     

Clément : On y va le jour si tu veux, on prend ma voiture !     

Moi : C’est dingue comme tu peux être inconscient du danger toi.     

Clément : On ne risque rien le jour ! Surtout pas en voiture !     

Moi : Qu’est-ce que tu en sais ?     

Clément : Allez, fait ça pour moi…     

Moi : Tu fais chier sérieux.     

      

 
    

Je sais, j’aurais sans doute dû refuser. Mais la curiosité concernant cette créature me hantait. Je voulais en savoir plus à son sujet, pourtant, j’en avais peur. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris d’accepter… Clément était tout excité dans la voiture, contrairement à moi, qui restais calme. Je pensais tellement à lui que j’avais l’impression qu’il était à chaque coin où je posais le regard. La voiture n’était pas faite pour ce genre de chemin. Elle remuait dans tous les sens. Clément en profita pour arrêter sa voiture de peur d’abîmer ses pneus. Il coupa ensuite le moteur. C’était bien trop calme, je n’étais pas du tout rassuré malgré les rayons du soleil qui nous donnaient une vue sur l’ensemble de la forêt. J’avais l’impression qu’elle nous observait, mais pas seulement elle.      

      

Clément eut soudainement l’idée de composer le numéro de mon portable afin de m’appeler. Etant donné que nous n’étions pas très loin du champ de maïs, je l'avais laissé faire. Nous descendions d’emblée de la voiture. On pouvait effectivement entendre la mélodie de la sonnerie. Mais elle ne venait pas du champ de maïs, mais bien de la forêt. Pourtant, je n’étais jamais rentré dans celle-ci. J’ai directement demandé à Clément de raccrocher pour éviter d’attirer ce tueur fou. Il me traita de parano et insista pour retrouver mon portable. Enervé, je lui dis d’y aller tout seul. Bête comme il est, il y est allé. Je me suis ensuite reculé afin de m’éloigner de la forêt. Je n’osais pas la regarder de peur de voir cet homme mais je ne voulais en aucun cas perdre de vue mon ami. Pourtant, il s’éloignait de plus en plus de moi. Au bout d’un moment, je n’arrivais plus à l’apercevoir à cause des arbres. Je l’appelai en criant son prénom mais il ne me répondait pas.      

      

Inquiet, je pris mon courage à deux mains et me dirigeai dans la forêt. Je priais que Clément me fasse un sale coup pour me surprendre même si je lui en voudrais pendant un long moment. Ça faisait au moins dix minutes que je tournais en rond, lorsque je suis tombé sur son portable. J’ai hurlé de nouveau de toutes mes forces le prénom de mon ami, à m’en péter les cordes vocales. J’ai ensuite composé mon numéro pour appeler Clément qui l’avait sans doute récupéré. Je pouvais distinguer la sonnerie juste derrière moi. J’entendis un gémissement qui me fit directement comprendre que cette chose derrière n’allait pas bien du tout, comme si elle souffrait au point de n'avoir plus la force de dire quoi que ce soit. Terrifié, je me suis retourné avec une prudence infinie. C’était Clément.     

      

Son visage avait été complètement retiré. Son sang ne cessait plus de couler sur ses vêtements. Il tenta de me parler mais, épuisé, il s’écroula ensuite par terre. Une hache avait été sauvagement plantée sur le haut de son dos. J’étais rempli de désespoir. Les larmes commencèrent à couler.  
 
Ce monstre qui n’éprouvait aucun sentiment se trouvait juste derrière lui. Il avait toujours ce même visage hideux et, cette fois, il n’avait plus la veste d’hier soir mais seulement un débardeur blanc ainsi qu’un jean bleu se rapprochant fortement du noir. Il retira la hache sans grande difficulté puis me dévora du regard. Dans sa main gauche, il tenait le visage de mon pauvre ami qui avait succombé à ses blessures. Il le balança soudainement en ma direction.      

Le peu de temps que j’avais été distrait par le lancer avait fait en sorte que cette chose inhumaine puisse avoir le temps de s’éclipser. Je voulais vérifier autour de moi s’il était encore dans les parages quand un chuchotement très proche de mon oreille droite se fit entendre.     

      

« C’était bien moi l’autre soir », me disait-il.     

      

Par réflexe, je lui ai mis un coup de coude dans la tête et j’en ai profité pour prendre la fuite. Je l’entendais crier d’une colère indescriptiblement imposante. Arrivé à la voiture, qui était par chance encore ouverte, je me précipitai à l’intérieur puis me mis en route vers la gendarmerie la plus proche.      

      

Ils m’ont fait savoir qu’ils feront tout leur possible pour retrouver le meurtrier. Je leur ai répondu la même chose que Clément m’avait dite lorsque je voulais contacter la police. Je suis donc aussitôt rentré directement chez moi et me voilà en train d’écrire cette histoire, au bord des larmes. C’est de ma faute, si j’avais insisté pour refuser rien de tout ça ne serait arrivé. Tout ça pour vous dire que si vous habitez dans la région, ou même, si vous voulez faire une escapade dans la forêt de Saint-Vincent-Jalmoutiers, je vous en prie, n’y allez pas. Le danger y est bien réel, je sais de quoi je parle car j’y ai perdu mon meilleur ami.     

      

J’ai trouvé une image publiée sur internet dans un forum dont le sujet a pour titre « L’homme aux mille visages ». Elle ressemble de très près au collectionneur en question. D’après le texte accompagnant la photo, il s’agirait d’une caméra de surveillance qui l’aurait filmé dans les rues d’une commune pas très loin de la mienne. La vidéo n’a pas été publiée pour le moment mais une capture de celle-ci zoomant sur son visage a été prise. Je ne pourrais malheureusement pas vous dire s’il s’agit d’une personne ayant voulu imiter le dépeceur de St Vincent ou si c’est bien lui dessus. Mais au moins vous pourrez vous donner une idée de ce à quoi il ressemble.     

      

 
    

     

     

      

 
    

Il est actuellement plus d’une heure du matin. Cela fait maintenant deux jours que la police est censée être à la recherche de ce cannibale. Pourtant je n’ai toujours pas eu de nouvelle. Je ne sais pas ce que j’ai dans la tête, mais j’ai envie d’appeler avec le portable de Clément, le mien. Je n’y crois pas… J’entends la sonnerie dans la rue en bas. Je vais voir par la fenêtre.     

 
    

C’est lui, il est là. Il sait où j’habite. Comment est-ce possible ? Je l’entends essayer de défoncer la porte. Je publie mon histoire sur-le-champ de peur de ne plus jamais pouvoir le faire.     


mercredi 21 août 2013

Miroir

 Un soir, aux alentours de 3h du matin, je rentrais chez moi après l’enterrement de vie de garçon de mon meilleur ami, Lucas. C’est un mec bien, toujours à l’écoute, drôle, plein de vie et bientôt marié à une femme charmante: on peut le qualifier d’homme parfait. On se connaît depuis la maternelle et on est toujours restés très proches, j’aurais d’ailleurs dû être le témoin lors de son mariage.

Il était très tôt, j’étais bourré et je marchais presque en titubant dans les rues sombres de Lyon. C’était calme, aucune voiture, personne dans les rues. J’étais seul, jusqu’à ce que je sois attiré par un bruit. Ça ressemblait à des gémissements ou des pleurs. Le bruit provenait d’une petit rue. J’y vis un homme ou comme les gens l’appelleraient, un clochard. Il était en train de pleurer dans un coin de la rue. « Je peux vous aider monsieur ? », il se retourna doucement et me dit calmement, la voix pleine de sanglots : « Il est insupportable. » puis il se remit à pleurer. A la vue de cette homme anéanti et avec tout l’alcool que j’avais dans le sang, je commençais à m’éloigner mais il reprit, en me regardant droit dans les yeux : « Je vous en prie, je vous en supplie, il va me tuer, aidez-moi ». Il était tourné face à moi, les yeux pleins de larmes. C’était un homme d’une soixantaine d’années, ses cheveux gris lui arrivaient en bas du cou, il avait des cernes qui laissaient penser que cela faisait longtemps qu’il n’avait pas dormi, mal rasé mais bien habillé avec des chaussures en cuir noir, un pantalon marron et un tee-shirt gris de la même couleur que ses cheveux.

Je n’ai pas réfléchi, mais par prudence j’avançai doucement vers lui : « Qui ça ? Qui veut vous tuer? ».
Il ne répondit pas mais continua à me fixer, je me baissai à sa hauteur et lui redemandai : « Qui veux vous tuer monsieur ? ». Il me prit le bras et me tira violement vers lui, je faillis chuter mais il me rattrapa et me montra un objet du doigt. C’était un morceau de miroir. « Là ! ». Je pensai que cet homme était en plein délire : « Ce n’est qu’un petit bout de miroir ! ».

Il le souleva et me dit : « J’ai peur mais il me hante, je dois comprendre ! ».
Dans le morceau en acier poli on se vit, tous les deux. « Êtes-vous fou ? »

A ce moment le reflet du vieux tendit la main vers nous... C’était incompréhensible, le vieux à côté ne bougeait pas. Il me pointa du doigt. « Ok, c’est quoi ce canular ?! Pourquoi votre reflet me montre-t-il du doigt ? » . L’homme à côté de moi me regarda et essaya d’ouvrir la bouche, avant que son reflet dans le miroir s’étrangle. Je le vis alors, impuissant, se faire étrangler.

De peur, je courus dans le sens inverse à toute vitesse, je n’habitais heureusement pas très loin. Je courus sans m’arrêter en repensant à ce que je venais de voir, j’avais rêvé, ou bien c’était une hallucination, mais c’était impossible que son reflet ait pu bouger seul. Je pensais avoir trop bu, une fois encore.

Une fois rentré chez moi, je m’assoupis très rapidement grâce à la fatigue et les restes d’alcool.
Un réveil dur mais obligatoire pour aller au mariage de Lucas, la douche, le rasage et le : « Ah merde, je me suis coupé », ça c’était un réveil normal jusqu’à ce que, en regardant ma coupure, je me vis profondément déprimé dans le miroir. Sur le coup je repensai à la soirée d’hier.
« Je ne boirai plus autant avant un moment... »
Puis mon reflet se mit à regarder ma coupure et eut un sourire sadique. Il me regarda ensuite droit dans les yeux et j’eus l’impression étrange de ne pas me regarder dans le miroir. C’était comme si j’avais un frère jumeau derrière la glace. J’étais paniqué, mon reflet était indépendant de moi! Il comprit que j’étais choqué. Comme pour me réveiller, il donna un coup en direction du miroir. Celui-ci se fissura petit à petit. Je sursautai, j’avais des sueurs froides et la terreur m’empêchait de quitter le miroir des yeux.
«Qu’est-ce que tu veux ? »

Il ne bougea plus et il me répondit, d'une voix colérique : «Je veux sortir ! Je veux prendre ta place !» Il marqua une pause. « Je veux vivre !».
Je vis le miroir se briser et sa main me prendre par le col. Dans la panique la plus totale, je cherchai un objet pour me défendre, je saisis un morceau de miroir et je lui enfonçai dans la gorge. Il suffoqua, me lâcha puis tomba à genoux avant de s’écrouler par terre. Il fut après comme aspiré dans les morceaux de miroir.

Mes voisins avaient appelé la police, ils m’avaient entendu me parler à moi-même et me battre seul. Je fus interné 1 an dans un asile psychiatrique jusqu’à ce qu’ils jugent mon état ‘‘stable ’’. J’aurais rêvé de tout ça.


Après 6 ans dans la vie active j’eus un job dans la banque, une femme et un enfant. C’était un garçon, cheveux bruns, les yeux noisette, une tache de naissance sur le cou, il avait 4 ans. Il s’appelait Josh.

Un soir, sa mère partie au restaurant avec ses amis, j’étais resté pour surveiller Josh. Je zappais de chaîne en chaîne un peu au hasard, quand j’entendis un bruit dans sa chambre. Je m’y rendis, voir si tout allait bien. J’aperçus son miroir en miettes par terre, la porte se ferma. Il était derrière moi avec un morceau de miroir dans la main, il s’en servait pour se gratter le cou, il me regardait en souriant.


Incertain, je finis par lâcher : « C’est toi Josh ? ».



mardi 20 août 2013

La preuve en image

On connaît tous les dérives d’internet, pourtant elles sont plutôt rares par rapport à tous les évènements qui se déroulent dans ce monde virtuel. Mais les dérangés sont partout, et donner accès  à tout le monde entraîne obligatoirement certains fous à migrer, à devenir des prédateurs du web, une nouvelle sorte de criminalité sujette à bien des penchants morbides.  Sur internet les gens laissent leurs envies morbides s’exprimer, ils cherchent le gore, ils cherchent la pornographie, et certains cherchent bien pire.
 
 
Je ne me considère pas vraiment comme normal, tous les gens que je croise dans la rue sont différents de moi, si peu intelligents, si manipulables, et si obsédés par la beauté. Je suis le genre de gars qui passe ses journées sur l’ordinateur pour oublier le monde extérieur, et je suis déjà obligatoirement tombé sur quelques images louches.  Je suis passionné par le paranormal, l’ufologie, tous les trucs dans le genre. Du coup je fais souvent des recherches pour être à la page des nouvelles théories et tout ça.
 
 
Un jour je suis tombé sur un site tout simple, pas de nom, juste l’adresse. Le site, c’était juste un fond noir avec quelques formes, et à l’avant une barre de recherche en plein milieu de l’écran.  Curieux, j’ai écrit « fantôme »: rien ne se passe, juste la barre de recherche à nouveau vide. J’ai ensuite écrit « OVNI »: même chose. Alors j’ai fermé la fenêtre et je suis allé regarder deux ou trois vidéos.
 
 
Mais le site occupait toutes mes pensées: qu'est-ce que ça pouvait être ?  Finalement, j’y suis retourné. Dans mon historique il était inscrit sous le nom « Un E-mail une Preuve en Image ».  J’ai alors compris de quoi il s’agissait. J’ai inscrit mon adresse e-mail, la page s’est actualisée et la barre de recherche avait disparu pour laisser place à une phrase: « Encore des preuves ? Partagez. »
 
 
Je suis allé voir dans ma boîte mail, comme prévu « message de Preuve en Image » J’ai cliqué, un petit texte s’est affiché.
« Merci d’avoir utilisé Un E-mail une Preuve en Image. Vous voulez plus d’images ? Partagez l’adresse du site avec vos amis »,  suivi d’un petit « cliquez pour télécharger ».
 
 
J’étais un petit peu craintif: et si c’étais un virus? Ce genre de truc ça arrive, et ce mode opératoire, où il faut partager, c’étais un bon moyen de le propager. J’ai tout de même téléchargé. Une image s’est téléchargée, et je l’ai ouverte.
 
 
C’était une image de faible qualité, prise avec un portable surement. L’angle était étrange, il était pris de travers, celui qui tenait l’appareil avait pris la photo de sous une table avec une longue nappe et avait à moitié passé le téléphone sous celle-ci. Même si la longue nappe blanche cachait une grande partie de se qui se passer, on ne pouvait nier la présence de corps ensanglantés et d’une patte griffue. En bas à droite de l’image se trouvait une inscription en vert fluo: « Partagez pour vous rapprocher du secret »
 
 
Je ne pouvais rien faire d’autre ! Il fallait que j’en voie plus !  Alors je l’ai envoyé à un ami. Et j’ai reçu un autre message, la même chose et une nouvelle image.
 
 
Cette fois l’image était de qualité plutôt bonne, prise depuis une caméra de sécurité dans le jardin d’une maison. A travers la fenêtre on pouvait voir le même corps, mais sans la « chose ».  Dans l’obscurité du jardin on pouvait distinguer une forme, un homme, non pas vraiment, j’ai pensé à un fantôme, ça avait l’air d’une sorte de masse floue, un ectoplasme.  Et près de lui, plusieurs taches sombres au sol, on pouvait facilement penser qu’il s’agissait de sang.
 
 
Puis encore une inscription « Partagez avec deux personnes pour vous rapprocher du Noir »
Je l’ai encore fait, c’est fou comme je me suis prit au jeu.  Encore une nouvelle image.
 
 
Une chambre d’enfant. C’étais le chaos, les meubles étaient renversés. Le lit rose, sûrement celui d’une petite fille, était déchiqueté et recouvert de sang. On pouvait voir un petit bras dépasser de sous celui-ci. Qui prenait la photo ?  Et l’inscription « Partagez avec trois personnes pour qu’il se rapproche »
 
 
 
J’étais vraiment mal à l’aise, je veux dire, c’étais sûr que c’était du fake, un canular morbide, mais merde quoi, une petite fille. J’ai envoyé ça à trois autres amis. Et j’ai reçu une autre image, bien plus horrible que toutes celles que j’ai pu voir.
La petite fille était encore là, mais cette fois…  C’était dans la rue, elle était enroulée dans ses draps ensanglantés et accrochée à un lampadaire. En dessous, un passant, qui faisait comme si de rien n’était. Il était plutôt étrange, trapu, comme s'il n’avait pas de cou. En y regardant de plus près, ses mains était très longues. En réalité, elles étaient vraiment énormes et terminées comme des griffes, comme celles de la première image.

« Partagez avec Quatre Personnes pour connaître la vérité »

J’étais prêt à le faire…. Quand soudain j'ai remarqué quelque chose qui me dérangeait vraiment, je n’avais pas l’habitude de sortir dans la rue la nuit, mais cette rue ressemblait exactement à la mienne, mais tout de même différente.
 
 
 
Après avoir envoyé le lien du site à quatre personnes, j’ai reçu l’image.
L’homme difforme était en plein écran, dans  une semi-obscurité. J’aurais pu croire véritablement à un canular cette fois-ci, mais quelque chose m’en empêchait, peut-être les poils sur le « torse » et sur le crâne de la chose, peut-être les agrafes qui gardaient sa bouche fermée, brillant comme lors d’un flash d’appareil photo, ou encore la télé allumée en arrière-plan, autant de petits détails qui me faisaient penser que c’était une chose réelle qui était en photo. Encore une inscription, cette fois:

« Ta Petite Sœur va bien ? »
 
J’étais pétrifié. La petite fille déformée par le traitement qu’on lui avait fait subir, ma sœur ? J'ai sauté sur mon téléphone, et j'ai fait le numéro de mon père. Mes parents étaient divorcés et ce week-end c’était mon père qui la gardait. Personnellement je ne l’avais jamais aimé et je restais chez ma mère.
 
 
 
Personne ne répondait. Oui, quelqu'un avait décroché ! J’ai quasiment hurlé en demandant si tous allait bien, mais pas de réponse, pas à proprement parler… Juste des craquements, des os qui se brisaient et les pleurs d’un homme que je ne connaissais pas. 
Mon ordinateur rouvrit le site et joua une petite musique. Dessus, il y avait un sondage:

"Pour revoir le Paleman, votez oui"
 
 
 
Je ne pouvais pas bouger.  Il y avait un décompte. Arrivé à zéro, le site se ferma, mon fond d’écran était la toute dernière image que j’avais reçu, mon ordinateur était entièrement vide, et il jouait toujours cette petite musique accompagné du craquement des os et des pleurs du Paleman. 


J’avais envoyé le site à dix personnes. Et s'ils succombaient à cette envie morbide, tout comme moi ?


 
Auteur: Satorax Necro

Résultat du 8ème concours creepypastique dont le thème était image et internet.

Les textes en lice sont disponibles à cette adresse:
http://creepypastafromthecrypt.xooit.fr/t1538-8-me-concours-creepypastique.htm#p17042

dimanche 18 août 2013

La chose dans les champs


Temps approximatif de lecture : 6 minutes. 

Quand j’étais jeune, je vivais dans une ferme dans l’Oregon rural avec mes parents. J’étais fils unique. Nous n’étions pas une ferme très productive commercialement, seulement une entreprise familiale. Nous avions cinq vaches, trois chevaux, un petit troupeau de chèvres, deux chiens, et un poulailler. Nous avions aussi des canards indiens que nous gardions plus comme animaux domestiques. Nous n’avions pas beaucoup d’argent, juste assez pour prendre soin des animaux et un peu pour nous. Assez d’argent  pour prendre des vacances décentes chaque année. Papa avait un autre travail à la ville, en tant qu’agent d’assurances. Il était en fait le seul de la région, la ville ne comptant que 1500 habitants. Maman donnait des cours de cheval. Nous n’étions pas riches, mais nous n’étions pas pauvres pour autant.

samedi 17 août 2013

The Rugrats Theory

J'étais un grand fan des "Razmoket" quand j'étais petit et je ne vois pas pourquoi un scénariste pour une émission de jeunesse voudrait penser cela tandis qu'il le scénarise comme une émission pour enfants. Personnellement, je pense que quelqu'un serait ennuyé un jour où viendra une théorie développée dans le cadre de leurs fonctions psychologiques.
Je sais que cette théorie des Razmoket est partout sur Internet, mais je ne l'ai entendue pour la première fois que récemment et je voulais partager cela avec vous parce que cela m'a beaucoup choqué.

Cette théorie affirme que les Razmoket ne sont pas qu'un innocent dessin animé pour enfants. En fait, certaines personnes disent que ce dessin animé a toute une signification psychologique derrière elle centrée sur Angelica ayant eu un épisode psychotique à l'âge de 3 ans .

C'est de loin l'hypothèse la plus déprimante derrière les personnages d'une émission pour enfants.
Voici ce que dit cette théorie:

    Tous les Razmoket sont le fruit de l'imagination fertile d'Angelica. Ce qui n'est pas si horrible en soi, mais ensuite nous apprenons ce pourquoi Angelica les a imaginés.
   
Charles-Édouard est mort en couche, entraînant sa mère avec lui . Et c'est pourquoi son père est toujours aussi inquiet pour lui dans le dessin animé.

    Tommy est mort-né lui aussi, ce qui fait que son père fait une sorte de pause et s'asseoit dans le sous-sol pour fabriquer des jouets pour le fils qu'il était censé avoir.
 
  Lil DeVilles  avorta et Angelica ne  sut jamais si le bébé devait être un garçon ou une fille, alors elle décida de créer des jumeaux. Puis, elle a donné des noms concordants aux personnages parce qu'il y aurait probablement eu un seul enfant s'il n'y avait pas eu d'avortement.

    La raison derrière ces illusions est la relation inexistante d'Angelica avec sa mère et son père qui la manipule.
 Ainsi, Angelica qui n'avait personne vers qui se tourner quand elle avait besoin d'aide fit revivre les bébés pour leur faire vivre leurs vies manquées.

La théorie s'étend même sur le spin-off des Razmokets : "Les Razbitume" (All grown up), un dessin animé  qui découle des années 90 .

Dans les Razbitume, Angelica est une schizophrène bipolaire accro à la drogue et l'héroïne, car ils l'aident à maintenir son délire.
À ce stade, nous apprenons que la mère biologique de Angelica est morte d'une overdose d'héroïne quand elle était petite. Le nom de sa vraie mère était Cynthia, d'où le nom de sa poupée.

Quand "Les Razbitume" fut annulé, Angelica décéda  d'une overdose, tout comme sa mère.

Jules est le seul bébé qui n'est pas fictif. Cependant, Angelica ne l'a jamais accepté comme vrai et le frappa si fortement qu'il essaya de lui renvoyer la pareille, lui causant des dommages cérébraux. C'est pourquoi il y a un enfant étrange dans "Les Razbitume".

Suzie était réellement l'amie d'Angelica. La théorie dit qu'elle grandit pour devenir psychologue et rejoindre l'équipe de Nickelodeon pour inventer les " Razmoket" à la télévision et finalement expliquer les origines de la théorie.




Traduction: Ayamadness et Nacusel

Creepypasta (ou fan-theorie?) originale ici.

vendredi 16 août 2013

L'atelier de poupées


Il y avait autrefois, dans les rues de Paris, une boutique de poupées, tout ce qu’il y a de plus normale.
La devanture était un peu vieille, mais c’était normal pour une boutique de cette époque. 
La boutique n’avait aucune enseigne, juste un texte, affiché en haut, sur la vitrine: «L’atelier de poupées »


La boutique était peu fréquentée, la vitrine n’était jamais lavée. La boutique était toujours poussiéreuse et mal éclairée, de sorte que tout le monde croyait qu’elle était fermée.  


Sur la vitrine, une dizaine de poupées étaient exposées, elles étaient tellement réalistes… Leurs yeux étaient vivants, ils vous suivaient du regard, comme des vrais. Les cheveux des poupées étaient doux et impeccablement coiffés, tout comme des vrais. On voyait bien que les poupées étaient faites avec soin.


L’atelier de la créatrice avait une ambiance chaleureuse, toujours éclairé à la bougie. Sur la table, une collection de scalpels était posée, mais quoi de plus normal pour un atelier de poupées ?
Sur le plan de travail, quelques taches de peintures, rien d’étrange. En fait l’atelier était normal, complètement normal.


Un jour, des jeunes filles sont entrées dans la boutique, ce n’étaient pas les premières, mais cela faisait longtemps que personne n’était rentré dans la boutique.


La vendeuse leur sourit poliment, et complimenta leur apparence; elles étaient charmantes, vraiment.
Les petites filles regardaient, intimidées, la boutique. C’est alors que la vendeuse s’avança vers elles :


- Voulez-vous visiter  l’atelier, mesdemoiselles ?


  Les petites filles acceptèrent, confuses. La vendeuse les ramena dans l’atelier, toujours faiblement éclairé par la bougie. 
La vendeuse les conduisit dans l'atelier, profita du fait que les filles regardaient la salle, et leur donna un fort coup de scalpel dans la tête. Ce fut facile: la première s'écroula tout de suite, sans crier, et la deuxième n'eut même pas le temps de réagir. 
Elle arracha ensuite soigneusement les globes oculaires des deux petites filles. Elle leur coupa aussi les cheveux, mèche par mèche, patiemment.


Elle aimait bien faire ça, elle entendait les cris des petites filles, leurs larmes couler doucement. elle fabriqua de magnifiques petites poupées, aussi jolies que sa fille… Sa petite fille, elle l’aimait sa fille, c’était sa petite poupée, mais il fallut qu’elle meure…


La vendeuse se mit vite au travail, elle fabriqua alors de magnifiques poupées . Elle les exposa en vitrine, ses si belles poupées…