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vendredi 2 janvier 2015

11 yatsuki

13 Yatsuki 1938 : Écritures personnelles du chef de police de la province d’Akita, Shiro Ishii.


C’est moi qui devais donner l’ordre de tirer... Suite à la perquisition de la maison de Sadako Sasaki, nous avons retrouvé ces pages, et l’horreur qu’elles contenaient. Je les glisse donc dans le dossier, pour que vous puissiez vous faire une idée de ce qu’elle a fait.




« 11 Yatsuki...


J’écris ces pages le 12 Yatsuki, pour raconter le cauchemar que j’ai fait la nuit dernière... Nous sommes actuellement en 1938, et mon mari est allé combattre les Chinois pour l’Empereur.


Je rentrais d’une longue journée de travail dans les rizières. Je mangeais une portion de riz, car ma paye ne me permettait pas de manger de la viande. N’ayant rien à faire, et devant me réveiller tôt pour aller travailler, je me suis glissée sur mon matelas et me suis endormie.


J'ai fait un rêve... Non, un cauchemar. J’étais devant un miroir, mais ce n’était pas mon reflet dedans. Non, ce n’était absolument pas mon reflet... C'était une femme en yukata, qui était extrêmement maigre, avec des veines proéminentes sur ses mains crasseuses, et des doigts osseux. Elle avait de longs cheveux hirsutes, noirs et gras, tombant sur son visage. Je ne pouvais donc pas l’identifier. Un de ses yeux, révulsé, d’un blanc laiteux, pouvait être discerné dans sa chevelure. Mais alors, j'ai vu son cou... Long d’au moins deux mètres, sinueux et noueux. Il se déplaçait en émettant un bruit de craquement d’os.


Elle a alors ri d’une voix inhumaine, réverbérée. Elle était comme satisfaite de son apparence. Elle est sortie de la salle sombre, qui me rappelait quelque chose... Elle est alors sortie, passant les ponts, se faufilant entre des bambous tout en sortant du chemin. Et là j'ai compris. Elle était dans ma province.

Elle allait dans les allées rapidement, balançant sa tête avec des va-et-vient, toujours avec cet horrible bruit d’os s’entrechoquant. Elle marchait rapidement, en boitant, et murmurait doucement, en disant des choses incompréhensibles de son horrible voix. Elle s’est arrêtée devant une maison. Je regardais avec effroi la bâtisse à moitié sur pilotis.


C’était la villa de l'humble famille Sagawa. Ils avaient un enfant de cinq ans. Cela peut paraître bizarre, mais même si c’était un rêve, je demandais à Bouddha (que j’avais renié depuis longtemps) qu’il ne lui arrive rien.


Son long cou s’est étiré, pour regarder à travers un rideau de bambou. Il y avait Issei, et sa femme Anyu, paisibles, des bougies allumées autour d’eux. La créature a ri.


Le couple, surpris, a rapidement tourné la tête vers ma direction... Enfin, celle du monstre. Cet instant a été suivi d’un long silence. Puis, le monstre a transpercé violemment le rideau, en criant. Anyu, prise de terreur, reculait en bégayant. Issei ouvrait la bouche pour émettre un son, un cri, mais il ne réussissait qu'à ouvrir la bouche et la refermer comme une carpe. Le monstre avait empêché Anyu de s’enfuir en la bloquant avec son cou. Issei s’est approché armé d’un couteau, fou de rage et de peur.


La bête a saisi un marteau posé contre le mur, et brisé la jambe de l’homme. L'os blanc est sorti de sa position normale, ce qui a arraché un cri au pauvre Issei.
Des larmes coulaient des yeux de la femme pétrifiée, et s'arrêtaient aux coins de sa bouche. La créature s’est approchée d'elle, un sourire laissant apparaître ses dents aiguisées. La lourde masse s’est abattue sur son crâne. L'innocente s’est écroulée et a été prise d’un dernier soubresaut, son sang épais se répandant sur le sol. Son mari était inconscient.


Le monstre s'est alors dirigé vers la salle d’à côté, a tiré le rideau pour voir l’enfant sur son matelas, enfoui dans ses couvertures, pétrifié. Elle s’est approchée du lit, doucement.


- Chhhh... Ne prends pas peur Yoichi...



Elle a tendu sa main doucement, ses longs doigts osseux se renfermant sur la couverture. Puis elle l'a tirée violemment.
Le petit a poussé un cri d’effroi, il était tremblant et pétrifié de peur. Il pleurait.


- Oh, désolée !


Elle a mis sa tête à côté de la joue du petit, et la lui a léchée lentement de sa longue langue noire.


Alors qu’elle s’apprêtait à faire quelque chose que je ne peux pas décrire ici, Issei, qui avait repris connaissance, a dit d’une voix faible et triste :


- Ne... Ne le touche pas sale monstre !


Cette chose a fait volte-face, et s’est approchée du blessé pour l’achever. Le temps de faire ça, Yoichi s'était caché ! Elle a tiré le cadavre du riche homme, et l’a amené dans la chambre à coucher du petit enfant, qui s'était sûrement enfoui dans l'un des nombreux placards.


Et là, elle a arraché de ses longs doigts crasseux les membres de sa victime, et les a portés à sa bouche, arrachant des lambeaux de chair tout en rigolant doucement. Du sang coulait de mon... Son menton et sa bouche, la viande descendant dans sa longue gorge, rassasiant le démon.


Elle a ensuite bu le sang éparpillé sur le sol. Léchant ses lèvres gercées. Elle a saisi une lampe à huile allumée, et a avalé le liquide bouillant, en récupérant un maximum en passant sa langue sur les parois.


Puis elle est partie en courant, passant par la fenêtre. Elle s’est arrêtée devant ma maison, s'est dirigée vers mon matelas, et là je me suis réveillée en hurlant, ce rêve était horrible. Je ne suis pas allée travailler dans les rizières aujourd’hui. J' .. . . ... . » 





Voilà le texte, contenant toutes les horreurs commises par ce monstre. On a amené Sadako dans une cellule. J’ai fait mon rapport à mon supérieur, et il a rendu son verdict. L’accusée allait être condamnée à être fusillée pour toutes les barbaries qu'elle avait commises.


Le 13 Yatsuki, à 10 heures, elle était attachée au poteau d'exécution, elle n’avait plus que quelques secondes à vivre.


J'ai donné l’ordre à mes officiers de tirer, ce qu’ils ont fait. Sadako a été transpercée de part en part, du sang coulant sur sa poitrine. Yoichi, dans les spectateurs, regardait
mourir le bourreau de ses parents. Impassible.


Nous pensons qu’il a été traumatisé par ces actes, ce qui aurait déformé sa vision de la réalité, et il aurait donc imaginé un Rokurokubi, un démon au long cou, autrefois humain, qui prend cette apparence après avoir renié le bouddhisme... Enfin, c'est ce que pensent les officiers...

Je n'ai jamais parlé des documents écrits par Sadako.



14 commentaires:

  1. First !
    Pour la première creepypasta de 2015, je me serais attendu à mieux...
    Mais ça reste sympa. Bonne lecture.

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  2. Je ne sais pas si c'est intentionnel mais est-ce que le nom Sadako est un hommage au film "Ringu" (ou "The Ring" pour les anglophone) ?

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    1. J'ai pas vu the ring et je veux pas voir seule! (jai pas encore 13 ans moi!)
      FairySally666
      PS: très bien la creepy mais cest le moment où la fille arrète decrire sur un J--- ca veu dire quelle sai fai agresser par le monstre?

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  3. J'aime beaucoup cette pasta ! ^^

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  4. J'ai beaucoup aimé cette pasta, bien dépaysante ^^

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  5. Shiro Ishii ? comme le chef de l'unité 731 ?

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    1. pas mal comme petit clin d’œil^^

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    2. Petit clin d'oeil à Issei Sagawa également

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  6. C'est bien écrit, c'est beau et dépaysant, mais il manque parfois certains détails, il y a des passages où tu va trop vite et on s'y perds un peu. Sans ça bonne pasta, bien qu'un peu stéréotypée.

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  7. Pasta sympa avec une entité bien sympathique!
    Visuellement en tout cas!
    :s

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  8. je me disais bien que cette histoire est la même que celle ci
    http://www.dark-stories.com/legende-urbaine-japon/rokurokubi-femmes-aux-longs-cous.html
    super pasta !

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  9. Dommage que Ringu aie fait autant de dégâts...
    Il y a d'autres prénoms que Sadako et Yoichi au Japon, quant à l'oeil révulsé sous les longs cheveux, franchement... dès qu'une pasta a un semblant de truc japonnais dedans, même juste un personnage japonnais en France ou ailleurs, on y a droit, c'est lourd.

    Et y'a une erreur, la famille est "humble", mais l'homme est riche ?

    Je la trouve décevante, alors que le rokurokubi était sympa...

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