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L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni n'infirme la véracité des témoignages et histoires présents sur ce blog. Pensez à consulter nos pages d'aide pour en apprendre plus, et à toujours vérifier les sources pour vous faire votre propre avis sur la question, ici comme ailleurs.

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Dernières nouvelles

Vous l'avez remarqué, le site est à l'arrêt. Nous sommes toujours derrière, mais nous devons discuter de la suite et ne pouvons plus publier en attendant.

Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

Vous voulez trouver toutes nos plateformes, ou vous êtes curieux de savoir quels médias parlent de CFTC ? Tout est sur notre Linktree !

mercredi 10 juillet 2013

Mon ami imaginaire

Mes parents ont toujours été méchants avec moi, ils ne me laissent plus sortir de ma chambre, ils disent que c'est pour mon bien, que les autres enfants ne me comprendraient pas mais je sais que ce n'est pas vrai, puisque j'ai un ami.
Je m'appelle Peter et j'ai 10 ans, comme je l'ai dit précédemment, depuis l'accident que je vais vous raconter, personne n'a jamais voulu de moi, même pas mes propres parents. Sauf lui, c'est mon ami, je suis le seul à pouvoir le voir, et c'est tant mieux, je veux pas qu'on me le vole, il m'est cher.
 
Cela fait 5 ans que je vis dans ma chambre, depuis 5 ans je vis dans le noir, cela fait 5 ans que je n'ai pas vu mes parents, les seules personne que je vois c'est le docteur et mon ami, il s'appelle Morgan, c'est le seul qui me comprend.
 
Des fois j'entends mes parents qui demandent au docteur "Il est toujours fou ?" mais je ne suis pas fou: Morgan, lui, trouve que je suis normal. Mais depuis quelques temps il est devenu bizarre. Mais avant tout il faut que je vous explique pourquoi je vis dans ma chambre depuis 5 ans.
 
Quand j'étais enfant, mes parents me trouvaient normal, je sortais dehors. Mais un jour, je me suis promené dans un parc, et j'ai trouvé un couteau, il était sale. Je l'ai pris et je l'ai amené vers la fontaine, pour le nettoyer. Mais, un méchant monsieur est venu vers moi et m'a dit de le lui donner.
 
J'avais pas envie, moi ! C'était moi qui l'avais trouvé, pas lui ! Il s'approchait vers moi, il devenait de plus en plus méchant,  je lui ai donc lancé, je lui ai dit "Tiens, je te le donne puisque tu le veux !" et là je ne sais pas pourquoi mais il est tombé par terre, il ne bougeait plus du tout.
 
Après, plusieurs personnes sont venues et m'ont demandé de leur donner le couteau. J'étais très énervé car ils voulaient le voler c'était sûr. Je l'ai lancé sur les personnes, et comme le monsieur ils sont tombés par terre. Après mes parents sont venus me chercher et on est montés dans une voiture bizarre avec quelque chose qui clignotait bleu.
 
Je suis resté dans une salle pendant au moins 2 heures. Après, j'ai vu mes parents discuter avec des gens en bleu, après je suis retourné chez moi, ils m'ont mis dans ma chambre et voilà, j'en suis là.
 
Avec du recul je pense que j'ai deviné ce que les gens en bleu ont dit à mes parents : ils leur ont dit qu'ils ne pouvaient me remmener chez moi que si ils me gardaient dans ma chambre avec le suivi d'un médecin au moins une fois par semaine.
 
Je l'ai dit à Morgan mais il ne veut pas me croire, depuis on s'est un peu disputé.
 
Papa est venu m'apporter à manger, il a mal fermé le porte et Morgan en a profité pour s'éclipser, je lui ai dit de revenir mais il a pas voulu, je m'inquiète pour papa et pour maman...
 
Finalement il est revenu. Comme j'ai appris à voir dans le noir, j'ai cru voir ses vêtements couverts d'une matière rouge, comme j'ai vu avec le monsieur et les gens qui voulaient me prendre mon couteau.
 
Aussi j'ai entendu mes parents crier, je suis sûr qu'il leur a fait du mal. Je vais aller lui parler, histoire de savoir ce qu'il a fait.
 
J'en reviens pas, il m'a dit que mes parents étaient partis, que je ne les reverrais plus jamais, je crois qu'il est fâché parce que je lui ai dit qu'il était bête. Je ne sais pas ce qu'il fait mais il parle tout seul depuis un moment.
 
Il me fait un sourire inquiétant depuis un moment... j'aime pas ça, depuis tout à l'heure quelqu'un sonne à la porte mais personne ne lui ouvre, et si Morgan avait raison ?

Il ne digère toujours pas l'insulte d'hier, il s'approche dangereusement de moi, je crois que c'est la fin...
 
 
Le corps de Peter, un enfant de 10 ans, mis sous surveillance psychiatrique pour avoir commis le meurtre de 5 personnes, a été retrouvé mort ce matin, éventré, tout comme ses parents. Sur un papier, il y avait écrit un commentaire sur les 3 personnes.
 
"Toi je ne t'aime pas" pour celui de la mère.
"Toi non plus" pour celui du père.
"Toi je t'aime pour toujours" pour celui de Peter.
 
Le rapport final a conclu que Peter était schizophrène, il aurait donc tué ses parents et se serait ensuite suicidé.

lundi 8 juillet 2013

La fenêtre...

Aujourd'hui, j'ai rouvert la fenêtre du salon jaune. Depuis combien de temps était-elle murée? Personne n'a voulu me le dire... Ni pour quelle raison d'ailleurs... Mais franchement, ça valait le coup. La vue qu'on a est magnifique...
Toute la propriété... Les terres de Lord Smith, mon père.
Mon père qui me méprise... Mon père qui me hait... Mon père, cet ancien capitaine d'infanterie qui ne supporte pas d'avoir pour seul héritier un rêveur sans ambition...Mon père qui me méprise... Mon père que, de tout mon cœur, je hais.




Voilà deux jours que j'ai descellé cette fenêtre mais je ne parviens pas à me la sortir de la tête, décidément, elle m'intrigue... Pourquoi a-t-on décidé de la murer? Elle n'a pourtant rien de particulier, elle offre la même vue que les autres fenêtres de la façade... Alors, pourquoi?
C'est en compulsant au hasard le journal de mon grand-père (mort il y a quinze ans) qu'il m'a semblé trouver un élément de réponse :

Muré la fenêtre. Saleté! Impossible de s'y fier. Parfois elle retarde... Parfois elle avance !

Je méditais sur le sens de ces mots quand un cri me tira de ma torpeur.

-JOHN! Tu farfouilles encore, misérable avorton! Quand vas-tu quitter tes livres et travailler!
Je me sentis sortir de mes gonds et m'écriai, tendant le poing vers mon père:
-J'en ai assez! Cessez de m'insultez, ou je-
-PETER! PETER! Cria-t'il, appelant son homme de main, qui accourut, grognant et éructant comme un singe.
Réconforté par la présence du larbin, il reprit confiance et, d'un air goguenard, me dit :
-Ou je? Ou je quoi, petit idiot? Tant que tu vivras sous mon toit, je t'insulterai et tu le supporteras, INCAPABLE! Tu ne seras jamais digne d'être un Smith! JAMAIS!

Frémissant de colère, je remontai l'escalier d'un pas rageur et me jetai sur mon lit, les mots trottaient dans ma tête et je m'efforçais de leur donner un sens... "Parfois elle retarde, parfois elle avance." Ca ne veut rien dire... Rien du tout...

Après une nuit sans sommeil, j'allais me décider à tout bonnement abandonner ce mystère quand je le compris enfin! C'était tout à l'heure dans le jardin, je regardais cet animal de Peter s'acharner sur les plates-bandes... Quand tout à coup, il s'étala dans la boue, la tête la première... Se moquer de cette brute pouvant s'avérer dangereux, je montai pour cacher ma joie et allai m'enfermer dans le salon jaune...
Et, regardant par la fenêtre, j’aperçus Peter au même endroit que tout à l'heure, jardinant comme tout à l'heure, mais parfaitement propre; à mon étonnement, il aurait pourtant du être tout crotté!
Mais c'est alors que la même chose se reproduisit, et glissant, il s'étala de tout son long dans la boue à nouveau...
C'est alors que j'ai compris... Effectivement, la fenêtre retarde... C'est à dire qu'elle montre les évènements quelques minutes après qu'ils se soient réellement produits...
Est-ce à ce moment que l'idée m'est venue? Ou est-ce après la conversation avec mon père qui a suivi alors que je descendais du salon jaune?

-Ha! Tu tombe bien mon cher garçon... Sais-tu qui va venir nous voir demain? Hmmmm? Le notaire Renfield! Et sais-tu pourquoi Chair de ma Chair? Pour te déshériter! Tu n'auras rien de moi! Avorton! RIEN! me cria mon père, arborant un sourire narquois sur son visage décharné.

Oui... A ce moment-là, le plan s'est imposé à moi comme une évidence...

Et c'est ainsi que le lendemain, j'ai conduit mon père dans le salon jaune.
Il pressentait que j'avais quelque chose à l'esprit mais il ne réussit pas à deviner quoi. Il dut se fourvoyer sur mes intentions car il me dit que ses pensés ne changeraient pas quoi que je fasse, qu'il me déshériterait, moi cloporte, indigne d'être son fils; et il rigola à s'en faire tousser.

Je fermai la porte et redescendis, trouvant le notaire Renfield et Peter en bas de l'escalier...
Je leur dis d'attendre trois minutes avant de monter, arguant des petites manies de mon père...
Trois minutes... La durée exacte du décalage... Juste ce qu'il me fallait pour m'assurer un alibi parfait...
J'allais me promener sous la fenêtre du salon, puis au moment calculé, je m'écriai...
-QUOI? MON DIEU!!!! J'ARRIVE!!!!
Puis je remontai rapidement l'escalier de service, et entrai dans le salon jaune juste à temps pour poignarder mon père.
Trente-sept fois. Je ne peux pas dire que j'ai détesté ce moment bien au contraire... Je sentis 37 années de souffrances s'envoler hors de mon corps... Je me sentis bien... Si bien.. Surtout quand je vis le visage de mon père expirant son derniers souffle... Mais il me fallait garder à l'esprit que les témoins allaient bientôt arriver et qu'eux seuls seraient mon alibi...
Alors, je redescendis par l'escalier de service et quand j'entendis le notaire entrer puis crier sa surprise devant le cadavre de mon père, quand je l'entendis appeler mon... Mon "Double du passé"... Lui dire de venir vite et mon "double" lui répondre à la perfection... Je remontai en trombe, peignant sur mon visage la stupéfaction et l'horreur... Et tout se passa à la perfection... Ça oui...


Et c'est le lendemain, après une bonne nuit de sommeil, que je me rendis compte que mon plan était une réussite totale... Voilà mon père le Lord envoyé Ad Patres et deux témoins prêts à jurer que je ne peux être le coupable. Et en plus, j'allais hériter de tout le domaine, oui cela méritait bien un toast du meilleur bourbon des caves de feu mon père en l'honneur de cette chère fenêtre... Je m'avançais vers elle... Elle à qui je devais tout ça... Je touchai le rebord encore muré et voulus admirer le paysage qui m'appartenait dorénavant. Quand j'eus devant les yeux un spectacle horrible....
Un cadavre ensanglanté gisait à terre, 3 étages plus bas... Et, pour ma plus grande horreur... Je me rendu compte que ce cadavre... C'était.... MOI!

Impossible! m'écriais-je au comble de l'horreur! La fenêtre retarde! Il aurait fallu que je tombe il y a trois minutes... Ce qui est impossible puisque je suis-
-Bougez pas! Cria Peter qui venait de rentrer dans la pièce et me saisit par le col. Pour le Lord... Je sais que c'est vous... Je l'ai lu dans vos yeux... Je sais pas comment vous avez fait mais vous allez payer..
Et à ces mots, il me poussa d'un simple revers de main, me faisant passer par la fenêtre...


Et c'est là... Au dessus-du vide tombant tellement vite que l'adrénaline faisait ralentir le temps et le magnifique paysage autour de moi , que ça m'est revenu... Les mots de mon Grand-Père...

''La Fenêtre... Impossible de s'y fier... Parfois elle retarde... Parfois elle...


AVANCE "

L'horreur.

L'Horreur a plusieurs visages, plusieurs noms. Cette horreur se cache partout où elle peut, dans les moindres recoins de votre esprit, ou de votre maison.
Elle peut être animale, ou virtuelle, voire imaginaire.
De chair et de sang ou de fumée et d'ombre.
Mais en chacun de nous, elle est présente, toujours tapie dans l'ombre, prête à se réveiller et à vous sauter à la gorge...
Certains expriment cette horreur par des peintures, d'autres par des hurlements, mais d'autres n'arrivent pas à contenir cette horreur grandissante de jour en jour.
Parlons de ces gens, ces gens qui n'arrivent plus à contenir l'Horreur qui les habite. Ils commencent par se mutiler, de profondes plaies sanglantes; le sang coule, mais ils veulent en voir plus, ressentir plus.
Alors ils tuent des animaux, de petites bêtes innocentes; regardez le sang qui s'échappe de la fourrure blanche de cette hermine, n'est-ce pas jouissif d'être à la place de Dieu, et d'avoir le pouvoir de vie ou de mort ?
Alors ces gens s'enferment dans leur folie, jusqu'à passer le pas, ne ressentant plus rien à la vue du sang de simples animaux inutiles... D'autres humains sont encore moins utiles qu'eux, alors pourquoi ne pas jouer avec aussi fort?
Ils chassent, et trouvent une proie. D'abord une jeune fille, une jolie robe blanche descendant en dessous de ses genoux; le prédateur sourit et se jette sur la petite fille, l'entraînant dans son atelier où sont entreposés des tas de corps décomposés, dont certains sont attachés misérablement aux murs, exposant un crime artistique: une fouine, les intestins disposés en croix inversée, une hermine avec les intestins formant une étoile, bref, un tableau macabre.
Ces gens ayant perdu l'esprit et rencontré l'Horreur ne s'attardent pas à tuer de petites filles, ils s'en prennent enfin à des gens de leur âge, leur corpulence; mais l'Horreur n'a pas atteint son paroxysme.
Un changement d'identité, et quelques années plus tard à retenir leur horreur, ces gens sont acteurs d'une grande battue; ils chassent.
La partie de chasse commence simplement, dix personnes dont l'Horreur a rongé les âmes, lâchés dans une ville.
Et le soir, ils font les comptes.
Peut-être que bientôt, c'est dans votre ville que les battues auront lieu.

dimanche 7 juillet 2013

Comme un bonbon

L'évasion de Tom Greg reste inexpliquée. Du jour au lendemain, il a disparu de sa cellule, ne laissant aucun indice susceptible de permettre de le retrouver. Mais à défaut d'indice, nous avons trouvé un morceau de papier, caché dans une fissure de sa cellule. Elle était écrite par Tom Greg, on ne sait pas comment ni pourquoi, mais elle peut toujours intéresser.

"Pourquoi dois-je écrire ceci ? Parce que... Parce que j'en ressens le besoin. Cela fait des années que je vis ça, je ne sais pas si c'est bien ou mal, mais si c'est ma soeur qui le veut, alors je le ferai. Je ferai tout pour elle.
Je m'appelle Tom Greg, mais je préfère que vous m'appeliez Candy. Je ne sais pas quel âge j'ai exactement, j'ai perdu le fil du temps, je ne sais même pas en quelle année nous sommes. Je me souviens de peu de choses, mis à part mon enfance. C'est peut-être là, la source de mes problèmes.

La personne la plus marquante de mon enfance était sûrement ma petite soeur. Elle m'aimait beaucoup, et c'était réciproque. C'était la seule personne qui m'écoutait et qui me comprenait. Bien sûr, il y avait bien mes parents, mais on les voyait peu, ils travaillaient toute la journée, et on ne les voyait que le soir. Ils étaient peu bavards, et ne nous prêtaient jamais la moindre attention. Alors au final, je n'avais que ma soeur comme amie. Les autres enfants ne m'intéressaient pas.

Ma soeur était très douce avec moi, elle m'adorait vraiment. Alors elle m'a donné un surnom, Candy, car d'après elle, j'étais sa petite sucrerie. Ca me faisait rire, mais j'aimais beaucoup ce surnom. A partir de là, elle ne m'appela plus par mon nom, Tom, mais Candy. J'en avais presque perdu mon vrai nom, sur des copies de classe, j'écrivais "Candy" au lieu de mon nom, sans faire exprès. Bien sûr, mes parents m'appelaient par mon prénom, ce qui me ramenait toujours à la réalité.

Un soir, je discutais avec ma soeur dans notre jardin, quand on devait rentrer se coucher. Quelques minutes après, quand j'allais souhaiter une bonne nuit à ma soeur, notre maison prit feu. J'ai pris ma soeur et j'ai couru vers la sortie. Seulement, une explosion me propulsa par terre, en dehors de ma maison. Au moment où je me réveillais, il pleuvait, mais ma maison brûlait encore. Je cherchai partout, mais je ne la trouvai pas. Ma soeur avait complètement disparu... Ainsi que les autres membres de ma famille. Je pleurais, quand je vis mon visage dans une flaque. J'étais vivant mais... Horriblement défiguré. Et... Je ne sais pas pourquoi, je me suis relevé, séchant mes larmes, et la seule chose que je fis, c'est de prendre mon sang, et d'écrire sur un des murs de ma maison, ce mot, le mot le plus marquant de ma vie : Candy."
(A noter que chaque "Candy" du texte était écrit avec du sang, probablement le sien.)

A priori, Tom Greg était une personne assez complexe. Il était assez bizarre, son comportement, ses manières d'agir. Il rendait un peu mal à l'aise les autres prisonniers, et même, je dois l'avouer, plusieurs d'entre nous. Mais bizarrement, il était incroyablement gentil, d'une très grande politesse (pour les quelques fois qu'il parlait). Il était assez soigneux, il n'aimait pas vraiment le désordre: dès qu'un objet bougeait de quelques centimètres, il le remettait PILE à la bonne place. Bien sûr, il y avait quelques problèmes: une fois, il se fit attaquer par deux autres prisonniers. La seule chose qu'il a fait quand on l'a retrouvé, c'est de marquer sur un mur, avec son sang, "Candy". Je me demandais vraiment si ce type ne serait pas mieux dans un asile, ou quelque chose du genre. Mais il est trop tard à présent, il court maintenant dans les rues, on pense au pire.

Oh, une dernière chose, on a retrouvé dans sa cellule plusieurs autres morceaux de papier. Certains étaient cachés dans des parties de murs fissurées, d'autres étaient sous le matelat du lit, etc... Sur ces papiers,  était écrit avec du sang quelque chose, un seul mot. J'imagine que vous devinez de quel mot il s'agit.

Suite de cette Creepypasta : http://creepypastafromthecrypt.blogspot.fr/2013/07/candy.html

La Petite Tête Noire


 Il ne me reste plus beaucoup de temps  avant qu'elle achève de m'aménager. Je n'ai de toutes façons plus d'espoir, elle est déjà allée trop loin; aussi la seule chose que je peux faire, c'est vous résumer pourquoi j'en suis là. Prenez ceci comme une mise en garde, et puissiez-vous mieux surveiller les coins sombres.



Rappelez-vous votre enfance. Si vous avez eu la chance de séjourner régulièrement chez un parent, et d'y retrouver des proches -vos cousins par exemple- vous saurez de quoi je parle. Qui, donc, étant enfant, ne s'est jamais inventé des mythes, des sujets d'enquêtes? On croit apercevoir quelque chose d'étrange, et au lieu d'y voir une simple illusion comme le font les adultes, on prend note et on imagine... Puis on part tous ensemble dans les bois et on se met à la recherche de signes du monstre, avec le secret désir de bien s'amuser tout en arborant l'air faussement sérieux du gamin qui se fait des films. La Petite Tête Noire était un de ces mythes.

C'est mon cousin qui a dit l'avoir vue la première fois: une petite chose d'un noir de suie, de la taille d'un poing à peu près, qui courait au sommet du mur séparant deux propriétés. Très rapide, insaisissable, quasi-impossible de la distinguer clairement.

L'apparition avait tant marqué notre groupe que le temps en avait fait la maîtresse de toute la cosmologie des mythes nés après: la reine des Monstres, ces apparitions fugaces et meurtrières, simplement fantasmées pour l'essentiel, dont j'ai moi-même prétendu avoir aperçu un certain nombre. Et puis le temps passait, nous grandissions, et nous finîmes par abandonner l'enquête comme tant d'autres choses qui faisaient trop "gamin".

On rejette en grandissant toutes ses frayeurs de gosse, pour les remplacer par d'autres qui ont leurs propres clichés: l'horreur greffée sur une matrice banale, sur des choses bien connues, tel ce tueur en sweat blanc...
Pas moi. J'ai conservé certains souvenirs au fond de moi, et je préfère de loin mon monstre: le plus étrange, le plus grotesque.

Si étrange et grotesque, qu'on voit bien là quelque chose de réel et non un fantasme d'écrivain. Aucun homme n'aurait pu concevoir une chose pareille si quelque chose d'approchant ne s'était réellement manifesté devant ses yeux.
Je n'ai eu de cesse de me rappeler qu'il pouvait s'agir, après tout, d'une forme mal interprétée sous une lumière trop faible: un merle sautillant sur le mur par exemple... Ainsi, si la Petite Tête Noire n'était pas un simple fantasme, elle n'en demeurait pas moins une vulgaire légende.

Un tableau que j'ai vu récemment m'a pourtant persuadé du contraire. Car ce que l'artiste y a représenté correspond bien à l'idée que je me faisais de la chose. Coïncidence? Je ne crois pas...

 

 

Le souvenir du monstre m'est revenu avec force depuis que j'ai vu ce tableau. Je pense sans cesse à lui.
En fait, il me suffisait d'y prêter attention pour m'apercevoir de son omniprésence... Il était partout.
Déjà, il m'apparaissait assez facilement quand, d'un lieu très éclairé, je passais dans une pièce sombre. Une petite boule noire très rapide, qui se dépêchait de disparaître au coin de mon œil dès que je faisais mine de la regarder. Mais s'il n'y avait que ça...
Quand je regardais dans le vide en somnolant, ce qui arrive fréquemment quand je m'ennuie, je la voyais aussi. Immobile cette fois, et narquoise. J'avais le temps de la détailler, de voir toute son horreur. Avec ses petites pattes grêles articulées sur un corps velu, un grotesque visage humain cruellement collé dessus.
Et elle fuyait en silence dès que je bougeais. L'insaisissable petite peste, si présente que je ne pouvais plus penser à rien d'autre...

L'apparition finit par devenir si fréquente et si insistante que je décidai d'aller voir mon cousin pour lui en parler. Mon cousin, le seul peut-être qui l'ait réellement vue du temps où nous la cherchions ensemble; mon cousin, que je n'avais plus vu depuis qu'il avait acquis la réputation de "junkie de la famille", et dont j'avais eu peu de nouvelles depuis toutes ces années.

J'ai été accueilli à son appartement par sa copine. Elle se dit enchantée de me rencontrer mais je voyais bien qu'elle était inquiète. Et comme je le pressentais, elle ne tarda pas à me confier la cause de son tourment: son compagnon était gravement malade.

D'après elle, mon cousin avait un comportement étrange depuis quelques semaines -déjà avant, mais surtout depuis que son soutien l'avait amené à arrêter la drogue. Il disparaissait parfois des nuits entières, pour ne revenir qu'aux aurores, s'endormir comme une souche... et bien entendu, il n'avait aucun souvenir à son réveil.
Il y a peu, un agriculteur l'avait même trouvé endormi dans un champ, à 20 kilomètres de l'appartement, dans un état pitoyable. La même nuit, les habitants d'un village voisin s'étaient plaints du passage nocturne d'un vagabond au regard vide, qui aurait pénétré dans le garage d'un des habitants pour y dérober une pelle. Plusieurs trous très profonds avaient été creusés à des endroits divers.
Le signalement du vagabond permit d'identifier mon cousin comme le coupable, mais je n'ose croire qu'il ait pu déployer des efforts si titanesques, seul et en une nuit.

Puis son état s'aggrava et il fut décidé qu'il serait placé en observation à l'hôpital.
Mais il était revenu le soir même, le regard toujours aussi vide. Il s'était rhabillé laborieusement et avait titubé jusqu'à chez lui. Et en arrivant, il prononça ces seuls mots à sa compagne juste avant de s'effondrer dans ses bras:

"Elle ne voulait pas..."



Et depuis trois jours il était au lit, et il n'avait plus été lucide une seule fois depuis cette fameuse nuit.

Ce récit avait fait monter les larmes aux yeux de la jeune femme. Je m'apprêtai à prendre congé, gêné, lorsqu'elle sembla se rappeler quelque chose.

"Non, reste... Je dois sortir, une... urgence... Et il faut vraiment que je prenne l'air. Promets-moi de veiller sur lui, si jamais il..."

Elle partit sans me laisser le temps de répondre, apparemment elle avait absolument besoin d'air. Et je me retrouvais seul, dans le salon, n'osant aller voir l'état de mon pauvre cousin...



Et c'est alors que je la vis. Elle, la Petite Tête Noire. Perchée dans un coin, le sourire aux lèvres.
Elle devait nous observer depuis tout ce temps, mais elle disparut presque aussitôt que je la vis.
Mais pendant le bref instant où je l'aperçus, je crus apercevoir un détail horrible.

Sa fourrure était poissée de sang.



Horrifié, je repris toutefois très vite mes esprits et entrai dans la chambre de mon cousin.
Il était étendu, inerte, pâle comme la mort. Faisant le lien avec ce que je venais de voir, je compris que c'était fini.
Je restai un moment sous le choc, tout à la fois effondré et terrorisé, avant d'oser aller voir de plus près.
Mais alors que je m'approchais pour lui fermer les yeux, je remarquai quelque chose.

Il avait un trou gros comme le pouce dans la nuque.






La Petite Tête Noire. Je ne sais toujours ni sa nature ni son but...
Mais à présent que c'est elle qui me conduit, cela n'a plus d'importance...

Quoiqu'il en soit, surveillez bien les coins sombres.
Et surtout, ne laissez pas votre nuque découverte quand vous dormez.


samedi 6 juillet 2013

L'affaire de Sligo

En 2002, à Sligo en Irlande du Nord, 3 jeunes gens projetant de faire un camping près d'un lac découvrent les cadavres horriblement mutilés de 4 personnes. Effrayés par leur découverte, les 3 adolescents alertent les autorités, s'en suivra une des affaires criminelles les moins connues mais une des plus mystérieuses de notre siècle.

Il est 15h, quand les 3 adolescents s'apprêtent à monter leur camp à l'orée des bois près du lac. Ils connaissent parfaitement les lieux, ayant l'habitude d'y aller pour pêcher. Arrivés sur les lieux un évènement brise la routine, le plus vieux du groupe découvre 4 cadavres d'hommes, semblant sortir des bois, espacés chacun d'environ 3 mètres. Ils sont tous couchés sur le ventre, habillés de grosses vestes malgré la chaleur qui règne à cette période de l'année.

Ce qui intrigue le plus les policiers est qu'ils ne retrouvent absolument aucune pièce d'identité qui permette d'identifier les victimes, leurs empreintes digitales et dentaires ne donnent rien, de plus personne n'est venu demander les dépouilles, c'est comme si ces quatre personnes n'avaient jamais existé.

Ce qui frappe les jeunes gens, c'est l'horreur qui vient à leurs yeux. Un des corps et retrouvé sans ses jambes (elles seront retrouvées sur les rives du lac, le meurtrier les ayant sûrement jetées à l'eau). Le deuxième à ses côtés est retrouvé tranché en deux et les organes ont disparu. Quant aux deux autres hommes, rien à première vue ne peut permettre de connaître les causes de la mort. Seul le rapport d'autopsie du Dr Irvin Flaming permet de faire la lumière sur les causes de la mort et ses circonstances.

"[...] ce que j'ai pu déduire de la position des corps est qu'ils étaient en train de courir, comme s'ils fuyaient quelque chose; ceci me surprend d'ailleurs, du fait que la personne, la "chose" qui la poursuivait devait être plus rapide ou aurait réussi à la tuer à distance. Cependant cette hypothèse est contredite par les deux autres cadavres, plus éloignés des deux premiers.

Ceux-ci ont dans le dos d'étranges symboles gravés, les experts penchent sur leur signification, qui est encore assez floue. La cause de leur mort, à première vue, reste obscure; j'ai donc réalisé quelques radiographies et le résultat m'a surpris. Outre une mâchoire cassée, les deux hommes, d'une trentaine d'années, ont littéralement le crâne brisé en mille morceaux. Il est réellement impossible qu'un homme ait pu faire ça, surtout en condition de fuite . Je note donc que la cause de la mort serait "une force [psychique] irrésistible". Je tiens à rajouter que quelque chose m'a vraiment choqué lors de l'autopsie. À peine ai-je réalisé une incision que le sang d'une des victimes a jailli avec force jusqu'à mon visage, comme si la personne n'était pas morte.

Passons aux deux autres victimes. Il m'est à l'heure actuelle impossible de réellement connaître l'arme du crime, sans doute une longue lame telle celle d'une faux ou d'une longue hache, voir une hallebarde bien que ces dernières hypothèses soient les moins plausibles.

La première victime a les jambes coupées à hauteur du genou. Elles semblent avoir été tranchées d'un coup sec, la lame a tranché les os comme du plastique. Cependant la personne est morte sur le coup et rien ne me permet de dire comment, celle-ci ne comporte aucune trace de poison, de coup mortel...

Après radio je remarque que sa colonne vertébrale est réduite en miettes comme si son assassin lui avait marché dessus, dans ce cas sont poids devait être conséquent; cependant nous n'avons retrouvé aucune empreinte près de la scène de crime qui puisse appartenir à cette "personne".

La deuxième victime coupée en deux semble l'avoir été de biais. Ses organes ont disparu, sans doute emportés par le meurtrier. Là aussi la lame a tranché sans rencontrer de résistance.[...]"

Quelques heures après la découverte des corps, un homme habillé de la même manière que les autres arrive dans la ville de Sligo. Les témoins diront qu'il était complètement déboussolé et effrayé. Il n'arrête pas de regarder derrière lui comme s'il voulait échapper à quelque chose. Il se fait renverser par une voiture mais le choc n'est pas puissant. Il est envoyé à l'hôpital de Sligo, où, après s'être reposé, il est interrogé par la police qui le relie immédiatement aux autres victimes.

Il s'éteint 10 minutes après avoir parlé aux policiers, et leur avoir répété " His eyes are the color of hell and he has sulfur of smell..."(Il a les yeux aux couleurs de l'enfer et l'odeur du soufre...)

Le mystère demeure encore 11 ans après. Peu de temps après les évènements, la forêt a été victime d'un incendie, de nombreuse personne ont été accusées puis relâchées par manque de preuves. Quoi qu'il en soit le mystère perdure, les légendes et les rumeurs continuent de se propager dans la ville de Sligo et alentours. Cette histoire en rappelle une autre un peu plus connue qui s'était déroulée à Bodom en Finlande en 1960.
Comme celle ci, la Grande Faucheuse en serait elle la cause ?


Les monstres.

Dans le noir, vous vous imaginez des tas de choses, un craquement banal peut se transformer en monstre tentaculaire, tout comme un monstre tentaculaire peut se transformer en craquement banal.
L'imagination marche dans les deux sens, et pourtant on parle toujours de la transformation en monstre, mais, si le monstre était déjà là ?

Ses pattes se glissant contre un corps presque nu, s'agrippant malgré les mouvements de la jeune fille. Ses pattes, glissantes et poilues, collantes et fuyantes. Pourtant la fille dort profondément. Alors le monstre continue à traverser son corps, sa peau si douce et fragile.
Le monstre parcourt son corps et dévore cette fille fragile de ses yeux globuleux et multiples. La bête passe une patte vers le menton de la jeune femme, glissant son corps putride jusqu'à ses lèvres, pour finir par rentrer dans sa bouche, glissant délicatement vers sa gorge.

La jeune fille se réveilla le lendemain, comme chaque jour, commençant sa vie banale et normale. Bref, rien à signaler. Si ce n'est ce picotement incessant dans son estomac, elle frissonne, s'imaginant les pires horreurs, mais ça l'aurait bien réveillée, alors à quoi bon penser à ces monstres irréels ?
Elle déjeune, puis attends son bus.

Au bout de quelques minutes, elle s'effondre.
Une ambulance arrive, les parents viennent chercher les enfants ayant vu leur amie s'écrouler face à eux.
Une fois couchée dans un lit d’hôpital, les médecins annoncent que la jeune fille a une infection à la gorge, en plus de plaies multiples sur le corps.
Ses parents s'effondrent, ils pensent que leur fille chérie se mutile et boit.
Son état s'aggrave de jour en jour, les gangrènes parcourent son corps, et une nécrose apparaît au niveau de son aine.
Quelques jours après, la fille décède, fleur de l'âge, dommage. De son corps nécrosé sort un liquide jaunâtre, du pus dirait-on.
L'essence même du mal, de la souffrance, dirait d'autre.
Et nous, nous savons bien, que de là se cache l'un des monstres les plus terribles, et que ce monstre lui même a tué son hôte.
Parfois, le danger vient de simples araignées, et non pas de monstres tentaculaires, ni d'un craquement banal. La vie est sordide, non?
Auteur: Meowski

La gagnante du concours de la semaine (premier du genre), qui avait pour thème "araignées et insectes", a également gagné le droit de voir son nom écrit en toutes lettres en bas. Meowski a été saluée pour la qualité formelle de son texte, malgré un thème qui, de son propre aveu, ne l'inspirait pas. On la félicite quand même.