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lundi 9 novembre 2020

Mon témoignage (palier 2)

Eh bien visiblement, mon premier témoignage a été bien accueilli par la communauté. Vous êtes plusieurs à avoir demandé la suite et à avoir essayé de parler avec moi des origines de ce que je pouvais ressentir dans mon ancienne maison, mon avis personnel sur la question. J'ai une réponse toute simple à fournir : je n'en ai aucune idée.

J'ai essayé de faire des recherches dessus, mais internet ne donne rien et mes parents n'ont aucune information concernant quoi que ce soit ayant pu arriver avant notre emménagement. La maison n'était pas moins chère que les autres du quartier, et n'était pas proche d'un point d'eau ou d'un cimetière. Le seul facteur qui aurait pu jouer était sa proximité avec un carrefour qui a tendance à provoquer des accidents.

De plus, précisons-le, je n'ai pas de problèmes particuliers aux dernières nouvelles. À part des antécédents de dépression du côté de ma mère et des problèmes d'insomnies lié à un sommeil assez agité, je n'ai pas de soucis d'ordre psychiatrique ou physique pouvant relier les événements de la télé ou du matelas à une hallucination auditive. Comme je l'ai spécifié quelquefois dans mon premier témoignage, ces trois évènements étaient les moins difficiles à expliquer.

J'ai sous la main des dizaines d'histoires étranges et j'ai décidé de vous les faire partager par paliers, contenant chacun 3 d'entre elles, du "moins étrange" au plus perturbant pour moi. Si vous avez des questions, j'essaierai d'y répondre au mieux dans un de mes futurs témoignages,  donc n'hésitez pas à me les poser en commentaire ou directement sur Discord. Je vais encore me concentrer pour ce second palier sur l'étage, mais la situation devrait évoluer au prochain témoignage.

■ Le réveil

J'ai eu pendant très longtemps un réveil digital en forme de cube me permettant de voir l'heure même dans le noir. Il appartenait à mes parents jusqu'à mes 10-11 ans, et ils me l'ont donné après en avoir acheté un neuf pouvant programmer plus d'une sonnerie (mon père et ma mère ne travaillaient pas aux mêmes horaires). C'était pratique d'avoir un réveil émettant l'heure en rouge même dans l'obscurité la plus totale.

Il s'est retrouvé sur ma table de chevet dans un premier temps, avant de migrer vers mon bureau avec mon ordinateur fixe, en face de mon lit. C'était une place de choix étant donné qu'il me permettait de garder un œil sur l'heure quand je lisais ou jouais avant de dormir. Cependant, il était loin de moi, et c'est ce petit détail qui m'a fait le changer de position et le remettre sur ma table de chevet. Enfin, ça et ce qui m'est arrivé.

Une nuit, j'ai été réveillé par un bruit sourd. Un long bourdonnement qui semblait venir de l'autre bout de ma chambre. J'ai allumé la lumière et j'ai vu qu'il était 3h20, et que le bruit venait de mon réveil. Celui-ci était en train de sonner. Je me suis levé et suis allé l'éteindre, avant de me remettre au lit. J'avais cours le lendemain et je me dis que ma mère avait dû activer le déclenchement de l'alarme en le nettoyant. Je suis retombé dans les bras de Morphée sans aucun problème et ai encore été réveillé par mon réveil. Sauf que cette fois, il était 4h20. Je me suis de nouveau levé pour l'éteindre quand j'ai décidé de changer l'heure à laquelle il était réglé pour être sûr de ne pas être réveillé une nouvelle fois. J'ai alors remarqué que celle-ci était déréglée (00:00). Dans la même foulée, j'ai compris que le voyant se situant sur l'écran indiquant l'heure et montrant que l'alarme est enclenchée n'était pas allumé, alors que je n'avais pas effectué la manipulation permettant de désactiver complètement l'alarme.

Cette nuit-là, j'ai débranché le réveil mais je n'ai pas réussi à me rendormir. Pourtant j'ai utilisé sans problème ce réveil par la suite et celui-ci fonctionne encore aujourd'hui, soit une dizaine d'années après les évènements, sans jamais avoir recommencé quelque chose de si étrange. J'ai beaucoup réfléchi à cette nuit et sur ce qui aurait pu causer le déclenchement d'alarmes successives. Comme le seul moyen pour déclencher l'alarme sans la programmer est d'appuyer sur un bouton situé sur le dessus, j'ai préféré penser à un problème interne. Encore aujourd'hui, j'espère que c'était juste un dysfonctionnement.

■ La femme de la fenêtre

Celle-là est aussi dans mon top traumatique, en plus d'être l'une des plus vieilles que je puisse me rappeler. Quand j'étais tout petit, j'adorais passer du temps dans ma chambre à jouer avec des petites figurines de soldats en plastique sur un tapis représentant une prairie. Étant donné que ma chambre était vraiment bien éclairée grâce à la présence de deux fenêtres (une sur le mur opposé à ma porte, l'autre bien plus grande prenant une partie du mur face à mon lit), j'étais plutôt bien à jouer à cet endroit. C'était avant que je me mette aux consoles de jeux portables et à la franchise Pokémon, donc je devais avoir entre 3 et 5 ans. J'ai toujours eu beaucoup d'imagination et je pouvais passer des heures entières à faire combattre les soldats verts et les soldats violets, avec toute l'insouciance d'un enfant de cet âge-là. J'étais dans mon monde et c'était assez difficile de m'en faire sortir, et je crois bien que j'ai toujours ce système de bulle quand je me mets à travailler ou à écrire par exemple.

J'ai pourtant arrêté de jouer aux petits soldats du jour au lendemain. Un jour, alors que j'imaginais encore une énième bataille, ma vision périphérique m'a fait remarquer un détail étrange du côté de la grande fenêtre. En tournant la tête pour voir de quoi il s'agissait, j'ai vu une femme à l'extérieur, collée à la fenêtre et me regardant droit dans les yeux. Je ne pourrais pas la décrire exactement étant donné que c'est un événement réellement vieux, que j'ai préféré essayer d'oublier et que sur le moment j'ai surtout décidé de prendre mes jambes à mon cou pour me réfugier en pleurs dans le salon où ma mère regardait la télé. J'ai quatre détails encore bien précis en tête: elle portait une robe blanche, était pâle, avait des cheveux longs et noirs et semblait en colère.

Ce n'est pas son apparence pourtant qui m'a le plus effrayé, et je pense que pas mal d'entre vous ont déjà compris où je voulais en venir. J'étais dans ma chambre, au premier étage. La grande fenêtre donnait sur le vide, car je n'avais pas de balcon, et surtout la maison avait un jardin ainsi qu'un mur surmonté d'une grille empêchant les gens d'entrer.

La femme avait bien sûr disparu quand je suis revenu dans ma chambre plus tard dans la journée, et je ne l'ai jamais revue. Je préfère encore penser que c'était un rêve et que je n'ai jamais eu cette rencontre, mais je sais au fond de moi que ça n'en était pas un, vu que je me souviens encore de grosses parties de cette journée. Si ça avait été un cauchemar, je me serais réveillé à cause de la terreur qu'elle m'inspirait dès que je l'ai vue, comme avec celle que j'appelle la Dame et que je vous décrirai prochainement en parlant des cauchemars liés à la chambre bleue.

■ Les escaliers

Je vous ai parlé la dernière fois de la proximité des escaliers avec ma chambre, mais ce que j'ai omis de préciser, c'est que je ne pouvais pas rater le bruit de quelqu'un en train de monter ou de descendre. Ceux-ci étaient en bois et comprenaient 14 marches, que je m'amusais toujours à compter quand je les empruntais ou que j'entendais quelqu'un le faire. À vrai dire, c'était une sorte de TOC que j'avais étant enfant, surtout que ma mère venait me réveiller le matin pour que je me rende à l'école et que généralement c'était le fameux bruit des marches qui me permettait d'émerger doucement de mon sommeil avant qu'elle entre dans ma chambre en ouvrant tous les volets. De plus, il y avait une porte en haut de celles-ci qui était généralement fermée la nuit et qui donc faisait du bruit quand elle était ouverte par ma mère ou encore mon frère.

J'ai par la suite perdu ce TOC en apprenant à ne plus faire attention au bruit des marches, car je me suis très vite rendu compte que certains d'entre eux n'avaient aucun sens. Déjà, le bois avait tendance à travailler et je me retrouvais souvent à entendre une des marches du milieu craquer fortement au milieu de la nuit. Mais surtout, il m'arrivait souvent d'entendre les marches être montées, souvent en pleine nuit, ce qui me réveillait. Néanmoins, au craquement de la 14ème marche, le bruit s'arrêtait net : pas de porte qui s'ouvre, pas de bruit de pas dans le couloir ou encore de bruit de descente des marches. C'était comme si quelqu'un montait les marches et restait debout derrière la porte fermée, sans jamais l'ouvrir ou redescendre. Mais je crois que le pire, dans cette situation, est le fait que c'était un événement récurrent et que je l'ai entendu bien trop souvent pour penser à une coïncidence. J'ai même très vite pris l'habitude de fermer moi-même la porte des escaliers en allant me coucher, pour être sûr que ce qui montait les marches reste bien au rez-de-chaussée.

***

J'en ai fini avec ce deuxième témoignage. Je dois avouer que j'ai déterré pas mal de souvenirs que j'aurais peut-être préféré garder sous scellé, surtout que repenser à certains d'entre eux me fait vraiment me sentir mal. Pourtant, en parler me soulage un peu, et visiblement ça a l'air de plaire à pas mal d'entre vous, donc je ne vois pas pourquoi je ne continuerais pas. J'ai toujours un peu peur que certains ne croient pas mes histoires, mais ça passera avec le temps, j'imagine.


3 commentaires:

  1. Trop cool 😁👌🏼
    La femme à la fenêtre me rappelle un truc similaire qui m'a traumatisé quand j'étais gamin

    https://m.youtube.com/watch?v=S4FSs6KhTFY

    Entre 1:13 et 1:17 j'avais parcouru toute la maison pour appeler ma mère à l'aide

    Maintenant ça me fait juste marrer

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  2. Les témoignage des escaliers met e' sueur

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