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Les contenus proposés sur ce site sont déconseillés aux personnes sensibles et aux mineurs de moins de 12 ans.
L'équipe de Creepypasta from the Crypt n'affirme ni n'infirme la véracité des témoignages et histoires présents sur ce blog. Pensez à consulter nos pages d'aide pour en apprendre plus, et à toujours vérifier les sources pour vous faire votre propre avis sur la question, ici comme ailleurs.

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Petit rappel amical : les creepypastas ne sont pas nécessairement des fictions, elles peuvent aussi être partiellement ou entièrement tirées de faits réels, c'est ce flottement qui fait leur charme (même si c'est plus facile à deviner pour certaines, on sait). Merci donc de ne pas nous assimiler à un Wattpad de l'horreur.

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lundi 17 août 2020

Ma peur de l'eau




Temps de lecture approximatif : 2 minutes


J'ai toujours eu une peur panique d'être complètement immergé dans l'eau. Non pas que je ne sache pas nager ou quoi que ce soit de ce genre, mon père m'a appris. Mais il dit que j’ai failli me noyer, quand j'étais très jeune.

Or j’ai cette crainte, car d’aussi loin que je me souvienne, chaque fois que je me retrouvais sous l'eau et que je regardais vers la surface, je voyais une femme blonde s'approcher de moi avec un sourire chaleureux, ses yeux bleu foncé rivés sur moi. Et ce, même lorsque ce n'était que dans une baignoire. Ça m’a toujours fait ça, et c'est juste devenu normal pour moi, même si en réalité je ne m'y suis jamais vraiment habitué.

C'était à la fois déconcertant et apaisant. Elle me donnait toujours l'impression que tout irait bien. Mais je l'évitais toujours, parce que je n'étais qu'un enfant et que c'était vraiment… bizarre.

Je n'en ai jamais parlé à mon père lorsque j'étais enfant, mais je lui ai posé des questions sur ma mère, qu'il esquivait toujours. Parfois, il se mettait même en colère contre moi parce que j'essayais d'en discuter.

Ce n'est que récemment que je lui ai décrit cette apparition. Lui qui était au volant de la voiture a failli en heurter un poteau. Preuve qu’il savait manifestement quelque chose. Face à cette réaction, je lui ai à nouveau posé des questions sur ma mère. Cette fois, il m'a répondu qu'elle était morte quand j'étais très jeune et qu'elle m'aimait beaucoup. Il a aussi admis que ses cheveux et ses yeux étaient de la même couleur que ceux de cette apparition, qui étaient aussi comme les miens.

J'ai donc fait quelques recherches par moi-même en regardant son nom sur mon certificat de naissance et en essayant de trouver tout ce qui pouvait avoir un rapport avec moi. Que ce soit des articles de journaux sur un petit garçon qui avait failli se noyer, ou n'importe quoi en rapport avec cet incident. Je voulais surtout une photo, quelque chose que je pourrais faire correspondre à mon ange gardien.

Aujourd'hui, enterré parmi les papiers de la bibliothèque municipale, je l'ai trouvé.

WINCHESTER : Marie Withie, âgée de 28 ans, s'est noyée hier soir après avoir escaladé une clôture de barbelés et s'être jetée dans un réservoir d’eau qui était proche. Des funérailles sont prévues par sa famille pour le 25 de ce mois-ci. Six mois auparavant, Marie avait été internée après avoir été reconnue "non coupable" de tentative de meurtre pour cause de démence. Son mari, Daniel Withie, avait agi assez rapidement pour sauver la vie de leur très jeune fils lorsqu'elle avait été retrouvée en train de le noyer dans une baignoire.

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lundi 10 août 2020

Le témoignage d'une soeur

J'aime Beth. C’est la meilleure sœur du monde entier. Elle joue souvent avec papa et moi, même si elle dit tout le temps qu'elle est trop vieille pour jouer comme une petite fille. Quand je fais un mauvais rêve, elle se blottit contre moi pour que je n'aie pas trop peur, mais elle était trop effrayée pour penser à se réfugier près de moi quand le méchant homme est arrivé. Nous l'étions toutes les deux.

Beth était en train de dormir quand je l’ai vu grimper à la fenêtre. J’étais trop terrifiée pour bouger. Le méchant homme a attrapé Beth et lui a couvert la bouche. Il l'a maintenue en l'air jusqu’à ce qu’elle arrête de se tortiller. Je suis restée allongée, silencieuse, comme si je dormais. Il m'a regardée, mais a dû entendre mon père car il s'est vite retourné, est sorti de la pièce et a sauté par la fenêtre du couloir. J'ai crié pour que papa vienne, mais quand il est entré, tout ce qu'il a pu faire, c'est serrer Beth et la bercer en pleurant. J’ai pleuré moi aussi. J’ai dit à mon père que tout irait bien, que j'avais tout vu et que j'allais dénoncer la personne qui avait blessé ma sœur.

La police est venue et a tout inspecté. Il y avait tellement de gens et j'essayais tant bien que mal de les faire m’écouter, mais ils ne voulaient pas. Jusqu’à ce que l'un d'entre eux remarque que j'étais en train de crier et me prenne dans ses bras. Un policier est ensuite arrivé derrière moi, et a tiré sur ma ficelle. Alors j’ai arrêté de crier et j'ai dit : "Tu es mon meilleur ami". Ce n'était pas vrai, mais je l'ai dit quand même. Il a ouvert le trou dans ma poitrine et a sorti mon appareil photo secret. Les photos montraient le méchant homme et ce qu'il avait fait à ma sœur. Celui-ci travaillait avec mon père, alors le policier l'a trouvé et l'a mis en prison.

Papa ne joue plus avec moi maintenant. Parfois, je lui demande si nous pouvons jouer à la dînette comme nous le faisions avec Beth, mais il n’entend pas. Et quand je lui dis qu'il est mon meilleur ami, il ne m’écoute pas. Il me regarde juste avec ce regard triste et effrayé et m'enferme dans la chambre. Je sais que Beth lui manque, elle me manque aussi. La chambre est devenue si calme maintenant qu'elle est partie.

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samedi 8 août 2020

Concours d'écriture de l'été 2020

Salut à vous, jeunes, ou pas, écrivains !
  
  
CFTC lance officiellement un concours d'écriture à destination de la communauté, et notamment sa partie silencieuse. Nous serions ravis de voir un maximum de participants à ce concours sous contrainte, étant à la recherche de nouvelles plumes prêtes à s'investir dans le monde horrifique francophone. Le vainqueur aura droit à une publication sur CFTC ou le Nécronomorial, suivant la nature de son oeuvre !
  
  
Voici quelles sont les règles du jeu:
  
  
- Le texte peut être une creepypasta ou une nouvelle.  
- Votre production peut prendre diverses formes.  Montage vidéo,  thread Twitter et tout autre concept un tant soit peu exotique seront les bienvenus. Le but est de créer l'horreur, et vous êtes libres de le faire avec le média qui vous sied le mieux !
- Il faut obligatoirement intégrer un minimum de deux illustrations à votre production. Nous allons vous en proposer une sélection, mais vous pouvez tout aussi bien en choisir des extérieures.  
- Parmis tous les clichés du monde de la pasta, trois sont interdits :  
1/ Le tueur est celui qui raconte la pasta.
2/ Le narrateur meurt et c'est une source extérieure qui achève le témoignage.
3/ Le sang beaucoup trop réaliste dans un vieux jeu vidéo.
Tous les autres clichés, bien que nous n'encouragions pas forcément l'utilisation de certains, sont autorisés.
  
  
Vous pouvez vous inscrire au concours via les commentaires, les réseaux sociaux, en message privé Discord ou Forum auprès d'Antinotice ou Wasite, et enfin via l'adresse mail suivante: creepypastaftc@gmail.com
Les inscriptions seront ouvertes dès la semaine suivant la publication de ce message. Suite à la clôture de cette inscription, vous aurez deux semaines pour achever votre travail et nous l'envoyer. Quant aux votes, ils dureront une semaine.  
À l'instar de votre inscription, l'envoi de vos productions peut se faire par message privé auprès des personnes susmentionnées, ou bien par mail.
  
  

Bonne chance à vous !

Images proposées :




lundi 3 août 2020

Fiche M : Diogo Alves, le meurtrier de l'aqueduc

Le tueur de l'aqueduc, également connu sous le nom de Diogo Alves, est un tueur en série d’origine espagnole né en Galice en 1810.

Déménageant au Portugal dans le but de trouver du travail parmi des familles fortunées en tant que garçon de chambre ou cocher, alors qu’il était encore relativement jeune, il commet ses infamies de 1836 à 1840. Durant toutes ces années, il a terrorisé les habitants de Lisbonne et a fini par devenir celui que les Portugais considèrent comme le tout premier tueur en série du pays.

À l’âge de 26 ans, il commence ainsi à commettre des vols et des meurtres sur l'aqueduc des Eaux Libres (faisant près d'un kilomètre de longueur et étant suspendu à 65 mètres de hauteur) pour se faire de l’argent. Il dépouille les fermiers et les balance par-dessus le canal afin que leur mort passe pour une série de suicides.

En agissant de cette façon, il arrive à tuer et dépouiller au moins 70 personnes, la police n’agissant pas, car les "suicides de fermiers" n’ont pas d’importance pour eux.

N’étant toujours pas satisfait, il a décidé de former un gang pour s’attaquer aux résidences privées. Avec son groupe, il enchaîne cambriolages et meurtres, jusqu’au mois de février 1841 où la police l’attrape enfin, mettant un terme à ses activités.

La vérité sur les suicides de l’aqueduc étant au passage révélée au grand jour : il fut condamné à mort par pendaison. En plus d’être considéré comme le premier tueur en série du Portugal, il est également considéré comme le dernier condamné à mort du pays.

Exécuté à une époque où la phrénologie (aujourd’hui considérée comme une pseudo-science) était à la mode et où les scientifiques pensaient à tort qu’un cerveau pouvait abriter les aspects de la personnalité des personnes et que la forme du crâne de quelqu’un pouvait montrer son organisation interne, sa tête fut récupérée et conservée dans un bocal de formol.

Les scientifiques étaient persuadés que chacun des aspects de sa personnalité et de ses penchants criminels pouvait être ressenti, observé, palpé… Alors, une fois mise dans ce bocal de formol, sa tête a finalement été ramenée à la faculté de médecine de Lisbonne.

Rien ne prouve réellement que ces expériences ont été faites sur la tête de Diogo Alves, mais les souvenirs de sa vie et de ses crimes perdurent à travers ce reliquat, qui aujourd’hui est toujours posé dans son bocal, sur une étagère de la faculté de médecine de Lisbonne, cette même ville où il sema la terreur de son vivant.

Au Portugal, l’histoire du tueur de l’aqueduc est si connue que le premier film de fiction Portugais, datant de 1911, est un film muet se nommant "Les crimes de Diogo Alves".

Si son histoire vous intéresse, rendez-vous à Lisbonne… pour admirer sa tête.



Sources :

https://hitek.fr/bonasavoir/portugal-tete-conservee-bocal-200-ans_942
https://www.feroce.co/diogo-alves/
https://www.ulyces.co/news/au-portugal-la-tete-de-ce-tueur-en-serie-est-conservee-dans-un-bocal-depuis-pres-de-deux-siecles/

lundi 27 juillet 2020

Trouvé sur un ordinateur


Temps approximatif de lecture : 10 minutes. 

Bonjour.

J'écris ce message parce que je suis tombé sur quelque chose d'étrange, d'assez particulier, voire même de plutôt terrifiant. Et j'ai besoin d'avis, de réponses, et surtout d'aide parce que... Je ne comprends absolument rien.

Je vous explique rapidement : je suis le propriétaire d'un petit magasin d'informatique. Je répare des ordinateurs, des consoles de jeux, je donne quelques conseils aux clients, ce genre de choses. Je revends également des pièces et composants PC. Généralement, on m'apporte des ordinateurs, qui dans la grande majorité des cas ne marchent plus, que je démonte afin de revendre les composants. Parfois les clients m'apportent directement les pièces, mais c'est un peu plus rare. Mon boulot marche plutôt bien, je suis situé dans une petite ville au sud de la France, et étant le seul service de ce genre dans le coin, j'ai su attirer une clientèle plus large que je ne l'aurais espéré. 

lundi 20 juillet 2020

Dans l'estomac du mort




Temps de lecture approximatif : 4 minutes


Si je vous disais que les génies existent, me croiriez-vous ? Car ils existent bel et bien, mais ils ne ressemblent en rien à ce que vous pourriez imaginer. Des légendes disent qu'il faut frotter une lampe magique pour les faire sortir, mais ce n'est qu'à moitié vrai. Il n'est pas nécessaire que ce soit une lampe. Cela peut être n'importe quoi. Vous voulez une preuve ?   

Il y a une rue, aux abords de la ville, où personne ne vit. J’en ai oublié le nom, mais vous voyez de laquelle je parle. Allez là-bas. Vous aurez besoin d'une brique de lait et d'une bougie. 

Les maisons de cette rue sont toutes vides et en ruine. Vue de l’extérieur, celle que vous recherchez ne semble pas différente des autres, mais c'est ce qui se trouve à l'intérieur qui la rend si spéciale. Entrez, fermez la porte derrière vous et montez les escaliers. Ils vous sembleront fragiles, mais ne vous inquiétez pas, ils ne s'effondreront pas sous vos pieds. Une fois arrivé dans le couloir à l’étage, redescendez complètement, et vous trouverez une porte fermée sur votre droite. Toquez. Personne ne répondra, mais il serait impoli de simplement faire irruption sans frapper.

À l'intérieur se trouve un homme assis sur une chaise face à la porte. Ne vous inquiétez pas, cet homme est mort. Mort depuis très, très longtemps, mais sa peau est toujours attachée à son corps, comme si la dépouille datait de la semaine dernière. Vous remarquerez peut-être que son estomac est gonflé. Du moins, c'est censé être le cas. Et non, il ne vous regarde évidemment pas. C’est un cadavre.

Il fait toujours sombre dans cette pièce, peu importe à quel point le soleil brille. Placez la bougie sur la table et allumez-la. Elle n'éclairera pas le fond de la pièce. Ce n’est pas grave, vous ne voulez pas voir ce qui se trouve là-bas. 

Vient maintenant la partie amusante. Prenez votre brique de lait dans une main et ouvrez la bouche de la dépouille avec l’autre. Versez le lait à l'intérieur. Versez tout. Ne vous arrêtez pas. Une fois la brique vidée, reculez et attendez. Vous pourrez entendre quelque chose bouger dans l'estomac du cadavre. Ne vous inquiétez pas, c’est tout à fait normal. 

D'étranges pensées vous viendront. Vous vous souviendrez d'une complainte que votre mère vous fredonnait lorsque vous étiez enfant. Même si elle n'a jamais chanté, ou que vous ne l’avez jamais connue, vous vous en souviendrez tout de même. Chantonnez-la. Une fois que vous aurez terminé, vous verrez bouger l'étrange chose à l'intérieur de l'estomac du corps, celle qui gonflait son abdomen. 

Elle remontera dans sa poitrine, puis dans sa gorge, et finalement, elle se frayera un chemin hors de la bouche du défunt avant de tomber sur la table. Cet être ne ressemble à rien que vous n’ayez déjà vu. Une sorte de bout de viande rouge et suintant, avec des dents, des yeux et une longue vrille, sortant depuis la bouche du macchabée. Il ressemble presque à un fœtus, mais certainement pas d'origine humaine. Ne vous inquiétez pas, cette créature ne vous fera aucun mal. C'est lui, le génie que vous êtes venu voir. 

Il dira quelque chose dans une langue qui vous est inconnue, puis une main que vous n’arriverez pas à discerner placera un objet sur la table devant vous. Prenez-le. C’est impoli de refuser un cadeau. Ce sera l'une des trois affaires suivantes, et ce qui se passera ensuite dépendra de ce que vous recevrez. Une fois le présent en votre possession, le génie retournera dans l'estomac du cadavre pour dormir. 

Si vous recevez une petite pièce en cuivre, remerciez le mort et partez. Prenez la brique de lait. Ne soufflez pas la bougie. Rentrez chez vous et allez directement au lit. Au réveil, quelque chose de bien vous arrivera. C'est différent pour tout le monde, mais le résultat est toujours bénéfique. 

Si vous recevez la tête d'un soldat de plomb, fermez les yeux et vous vous retrouverez sur le trottoir devant la maison du mort. Vous verrez alors votre double passer par la porte d'entrée. Ne vous suivez pas à l'intérieur, car cette fois-ci, la porte ne mènera pas à la maison du mort. Rentrez chez vous. 

Si vous recevez un œil de chat, la bougie s'éteindra. J’ignore ce qui se passe après ça. Il se peut qu’on n’entende plus jamais parler de vous. Il est aussi possible que, lorsqu’une nouvelle âme aventureuse pénétrera à l'intérieur pour voir le génie, l'homme mort… ou la femme… Ce sera vous.

Source

lundi 13 juillet 2020

Maux de tête


Temps approximatif de lecture : 2 minutes. 

C'est vraiment une douleur cinglante. Elle vient comme ça, sans prévenir. Je ne sais plus combien de médecins j'ai vu... Des migraines ? Les antalgiques ne font rien. Des céphalées de tension ? Bah voyons… Je vais bien la plupart du temps, mais parfois, ça me frappe soudainement, ça me frappe juste derrière l’œil. Ça m'attaque comme une sorte de petit démon qui poignarderait ma rétine avec un pic à glace. Il arrive sans prévenir, sans pitié et sans remords.