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lundi 8 février 2016

Nature morte

     Bon, par où commencer. Tout d'abord, il y a certains détails que je vais devoir expliquer d'emblée : Je ne suis pas censé vous parler de ce que j'ai vu. Par conséquent je ne mentionnerai ni mon nom, ni celui de la société qui m'employait. Bien qu'elle n'existe plus et qu'il n'y a que très peu de chances qu'un de mes anciens patrons tombe là-dessus, je préfère pas prendre de risques.

    J'ai encore du mal avec cette histoire, à me dire que ça s'est réellement passé. J'ai vécu avec ça, sans jamais en parler à personne, et ce depuis presque 5 ans. Ce n'est que récemment que j'ai décidé d'en parler à ma femme, et c'est elle qui m'a convaincu de raconter mon histoire.

    En 2011, je travaillais pour une compagnie de déboisement qui était en partenariat avec une entreprise de construction sur certains chantiers. On coupait les arbres, on ratissait la zone, et les gars du bâtiment passaient derrière pour construire. Mais les chantiers se faisaient de plus en plus rares. Les forêts étant protégées, et les permis de construction plus difficiles à obtenir, les deux entreprises ont décidé de se tourner vers l'étranger. Et ils ont trouvé un appel d'offre venant de Croatie.

    J'étais pas vraiment emballé à l'idée de partir là bas. On partait que pour six mois, mais je savais très bien que les deux entreprises avaient décidé à long terme de s'installer là bas. La Croatie espérait entrer prochainement dans l'Union Européenne, elle accueillait donc à bras ouverts tous les investisseurs étrangers pour prouver sa bonne volonté. J'ai donc décidé de partir là bas, avec peut être l'intention d'y rester.

    La zone à déboiser se trouvait en pleine campagne, près du petit village de Strazbenica si je me souviens bien. A environ 100 kilomètres au sud de Zagreb. Des collines, des forêts immenses, et des champs. En fait, ça ressemblait un peu aux paysages du centre de la France. On était logés dans des préfabriqués posés à la sortie du village. Les habitants ne nous regardaient pas d'un très bon œil. En fait, je pense même qu'ils pouvaient pas nous blairer. Beaucoup de Croates n'étaient pas favorables à l'entrée de leur pays dans l'UE. On venait en quelque sorte manger dans leur gamelle.

    On s'est vite mis au boulot, le chantier était immense. On a été prévenus par la police locale qu'on risquait de tomber sur des activistes écolos plutôt virulents, qui squattaient la forêt depuis quelques années. La municipalité avait tenté plusieurs fois de les virer, mais ils étaient toujours revenus. Personnellement, j'étais pas trop à l'aise de savoir qu'un hippie pouvait à tout moment sortir d'un buisson pour me caillasser. Mais on a été plutôt tranquille les trois premières semaines. Et puis j'ai commencé à remarquer des choses.

    Des arbres marqués avec de la peinture d'abord, puis au fur et à mesure qu'on avançait dans la forêt, des cercles de pierres, des traces de feu. Et puis on est tombé sur eux. Ou plutôt ils sont tombés sur nous. C'était un matin, il pleuvait. J'allais entamer un arbre avec mon collègue, quand on a entendu des pas et des branches craquer derrière nous. Quand je me suis retourné, j'ai vu quatre hommes s'avancer tranquillement vers moi. Aucune agressivité. En fait, je m'attendais à voir des crasseux en treillis et dread locks, mais ils étaient tout à fait banals.

    Un des hommes s'est approché de moi, a passé son bras autour de mon épaule et a commencé à parler, à voix basse. Je n'ai pas compris une seule de ses paroles, je ne parle pas croate. Et j'ai réalisé que peu à peu, les trois autres hommes avaient commencé à m'encercler. Mon collègue m'a tiré par le bras et on est parti. Sans courir, mais sans non plus leur tourner le dos. Les quatre hommes se sont regardés et se sont effondré de rire. J'y ai pensé toute la nuit.

    A partir de ce jour on a commencé à travailler par groupe de huit. On était jamais tranquille, toujours l'impression d'être observé. Mais on a pu continuer sans trop de problèmes les deux mois qui ont suivi. Et puis les " hippies " comme on s'amusait à les appeler, se sont montrés de plus en plus présents. Ils ne se cachaient plus, ils restaient la plupart du temps assis à nous regarder travailler. Un collègue à dit un jour qu'ils " mémorisaient nos visages ". J'aurais rit en temps normal, mais cette idée m'a fait frissonner.

    Ils nous criaient des choses en Croate. Je ne savais pas ce que ça voulait dire, je ne l'ai su que plus tard. Et j'ai encore la nausée quand j'y repense. Et puis il y avait leurs masques. Ces putains de masques. Ils les portaient quand le soleil commençait à se coucher. C'était des masques en bois, qui représentaient le visage d'un homme barbu. La bouche était grande ouverte, les yeux vides. Les cheveux étaient fait de ronces, et la barbe était sculptée dans le bois. Ils me foutaient vraiment la trouille.

    La plupart du temps quand ils les portaient, ils se contentaient d'imiter nos gestes. Ils se tenaient devant nous, et si on levait la main, ils levaient la main. Si on se baissait, ils se baissaient. Mes collègues s'en amusaient. J'ai jamais trouvé ça marrant. Mais ce qui me glaçait le sang, c'était de les entendre pousser des cris d'animaux. Un soir je les ai entendu pousser des hurlements horribles alors qu'on rentrait au village.

    J'ai questionné des villageois au sujet de ces gens. Un seul d'entre eux ne m'a pas envoyé bouler. Il m'a dit que ces " hippies " se faisaient appeler " Djeca od Juraj " ou " les Enfants de Georges ". Qu'ils étaient là depuis des années, mais qu'il ne les voyait que très rarement hors de la forêt. Il m'a dit qu'a chaque fois qu'ils en sortaient, ils revenaient avec de nouvelles personnes.

    Du jour au lendemain, ils sont devenus plus agressifs. Ils nous jetaient des pierres, nous pourchassaient avec des bâtons, nous enfumaient en faisant brûler des pneus. C'est à ce moment là que je me suis dit qu'ils avaient un grain. Je veux dire, je les savais déjà dérangés, mais ça n'a fait que confirmer. Des écolos, qui font brûler des pneus ? Vraiment ? Plus on s'approchait du centre de la zone à raser, plus ils étaient présents. Les marques sur les arbres aussi. En fait, on était plus très loin de leur camp.

    On a plusieurs fois appelé la police, leur demandant une protection rapprochée pour tous les salariés. Mais à chaque fois, la même réponse du genre " vous avez des tronçonneuses, ils ont des bâtons ". On a vite compris qu'il ne faudrait attendre aucun soutien de leur part. Alors on a décidé de se faire justice nous mêmes. Je me suis juré que si un d'eux s’approchait de trop près, je le tuerais. Ça peut paraitre extrême, mais j'étais, ou même on était dans un état de stress permanent. Le mauvais temps, la température, leurs assauts répétés, on savait jamais quand ils allaient nous tomber dessus, leurs cris atroces, les masques. Vous auriez pensé pareil que moi.

    Et puis un matin, vers 10 heures je crois, on est tombé sur leur camp. Il n'y avait personne, le silence était vraiment lourd. C'était plutôt spartiate : des bâches tendues un peu partout en guise d'abris, des rondins de bois en guise de chaises et de tables, des bougies par centaines, et une sorte d'estrade en terre, sur laquelle se trouvait un autel en bois. Vers le centre, des peaux de bêtes étaient en train de sécher, étendues sur des morceaux de bois. A côté de l'autel étaient posés des centaines d'outils. Haches, ciseaux à bois, rabots, scies égoïnes, marteaux. A voir leur usure, ils avaient été utilisés des centaines de fois.

    Ce qui m'a le plus marqué, c'est les arbres morts. Tout autour du camp, il y avait des dizaines d'arbres morts. De gros arbres morts. Des visages avaient été gravés dans leurs troncs. Ils étaient vraiment précis, c'était presque dérangeant. Mais le plus dérangeant c'était l'odeur qui venait des peaux de bêtes. Elles empestaient tout le camp et ses environs. Je peux la sentir rien qu'en écrivant ces mots.

    J'ai entendu un hurlement et j'ai reçu un choc terrible derrière la tête. Après ça, j'ai des flashs de mes collègues qui me portent, qui crient et qui courent. Quand je me suis réveillé, ils m'ont dit que les " Enfants de Georges " nous étaient tombé dessus et nous avaient bombardé de pierres. J'étais resté inconscient pendant trois heures. On m'a emmené à l’hôpital de Velika Gorica pour vérifier si j'avais pas un traumatisme crânien. Quand je suis sorti, on a appelé notre patron.

    On lui a dit qu'on ne continuerait pas à travailler si les sauvages n'étaient pas évacués par la police. Et bizarrement, deux jours après, des cars entiers de la Interventna policija ( l'équivalent de nos CRS ) ont débarqué. Ils ont quadrillé la forêt et on évacué un par un les " Enfants de Georges ". Ils ont résisté pendant quelques heures, mais ils ont finalement cédé quand la police a tiré des coups de sommation à balles réelles. Ces gars ne rigolent pas. Nos patrons avaient du débourser pas mal de kunas ( monnaie croate ) pour acheter leur détermination.

    La forêt évacuée, on a pu reprendre le travail quelques jours après. On a commencé par démonter le camp. On a retrouvé pas mal de ces masques qui me terrifiaient, ainsi que des " déguisements " si je peux dire ça comme ça. Des habits en peau animale, assortis de ronces, de branches et de feuilles. Plus aucun signe des Enfants de Georges, mais la puanteur était toujours présente. Elle flottait et nous remplissait les narines. Une fois terminé, on a pu s'attaquer aux arbres.

    On a commencé par les plus petits, pour libérer de la place pour faire tomber les gros. Ça nous a prit la journée. J'avais toujours l'odeur dans le nez quand on est rentré au village. Le lendemain, je n'avais pas envie d'y retourner. A cause de l'odeur, mais aussi de ces visages sur les troncs. Je n'aimais pas les regarder. Certains avaient l'air détendu, mais d'autres criaient, avaient l'air de souffrir. Et ça me mettait mal à l'aise.

    J'ai démarré le moteur de ma tronçonneuse. Il pleuvait, comme toujours depuis plus d'un mois. Et j'ai commencé à couper l'arbre mort. J'ai essayé de faire comme si c'était un simple arbre, lisse, sans aspérité, sans visage. Et en effet, il était comme tous les autres arbres que j'avais déjà coupé. Résistant, dur, compact. Et puis d'un coup, ma tronçonneuse s'est emballée. Je suis passé à travers le centre comme dans du beurre. Et la puanteur est devenue insoutenable.

    J'ai sorti ma tronçonneuse du tronc, regardant le visage qui me fixait. J'étais terrifié. Et j'ai remarqué dans la chaine de mon outil, des morceaux noirâtres, qui n'étaient pas du bois. J'ai essayé d'imaginer ce que ça pouvait être, des excréments d'animaux, des insectes, du bois pourri. J'étais ailleurs, la même sensation que dans un rêve. Mais je n'aurais pas pu m'imaginer ce que c'était vraiment.

    Je suis sorti de mon état " comateux " et mon collègue m'a plaqué au sol. J'étais tellement obnubilé par ces morceaux bizarres dans ma chaine que je n'avais pas vu l'arbre qui me tombait dessus. Je me souviens du bruit qu'a fait le tronc en s'écrasant au sol. Comme un tube vide. L'odeur était plus forte que jamais, et j'étais sur le point de vomir. Je tremblais, je me sentais faible. Mon collègue c'est approché de la souche fraichement coupée, et il a marmonné quelque chose avant de vomir.

    Je me suis relevé du mieux que j'ai pu, et j'ai vu ce qui l'avait fait vomir. En fait, je crois avoir vomi moi aussi. L'odeur ne venait pas des peaux de bêtes. La souche avait été complètement vidée, tout comme le tronc, et remplie de morceaux de ce qui semblait être de la chair pourrie. J'aurais pu croire que c'était de la chair animale si je n'avais pas vu des doigts et un pied humains. Je crois que je suis resté immobile pendant plusieurs minutes, à me demander ce que je devais faire, à essayer de trouver une raison à tout ça, à essayer de me persuader que ce n'était pas ce que je croyais.

    On est allé signaler ça à notre patron, puis à la police. Deux agents sont venus plus tard dans la journée. Ils ont inspecté le camp, le tronc et la souche. Je ne suis pas retourné là bas avec eux, mais mes collègues m'ont dit que les deux hommes avaient fait mine de ne rien voir. Et qu'ils étaient repartis comme si de rien était. Maintenant que j'y réfléchis, je comprends pourquoi. La découverte de corps sur le chantier aurait retardé voire annulé la construction prévue à cet endroit. Des centaines d'enquêteurs, des mois d'inspection, et un chantier à 18 millions perdu. Les policiers avaient du être grassement payés, comme ils l'avaient surement été pour l'évacuation de la forêt.

    J'ai refusé de reprendre le travail. Mais certains de mes collègues, qui n'avaient soit aucuns scrupules soit aucun moyen de refuser financièrement parlant, ont continué à abattre les arbres. Au total, on a découvert 24 arbres semblables. Des trous de la taille d'un homme avaient été percés en hauteur, et les arbres étaient vidés ensuite. Plusieurs hommes ont abandonné durant les mois qui ont suivi. J'en fais partie. Je suis rentré en France, après avoir juré à mes employeurs de ne jamais en parler.

    J'ai appris plus tard que " Djeca od Juraj " ne voulait pas dire " les Enfants de Georges " mais " les Enfants de Yarilo ". Yarilo est le dieu slave de la végétation et de la fertilité. Son nom croate est Juraj. Les phrases qu'ils nous criaient quant à elles voulaient dire " nourris toi de l'arbre, tu nourriras l'arbre ". J'ignore qui étaient ces personnes dont on a retrouvé les restes, j'ignore aussi si c'était leurs visages qui étaient gravés sur les arbres. Encore aujourd'hui, ces visages sont gravés dans ma mémoire. Et cette sensation quand j'ai coupé le premier arbre. L'impression de tronçonner un sac de fruits.

    Je ne sais même pas si le chantier à été terminé, ni même si d'autres de mes collègues ont parlé. L'entreprise de déboisement a fait faillite, et la société de construction a suivi peu après. Je ne veux pas en parler à la police, je ne veux pas revivre ça. C'est surement égoïste, très certainement même. Ces corps appartenaient a des gens qui faisaient partie d'une famille, qui étaient aimés d'un père, d'une mère. J'ai l'espoir qu'en racontant cette histoire, quelqu'un s'en chargera pour moi.

Vous pouvez me traiter de lâche, d'égoïste, mais une chose est sûre, je ne retournerai pas là bas.




26 commentaires:

  1. Très bien écrit et agréable à lire :)

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  2. Omggggg je m'imagine être laba sa devai être orrible :@

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  3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  4. Excellente, original, je me suis rendu compte de ce qui allait se passer qu'au moment ou l'homme découpe l'arbre qu'il y'a une odeur infecte. Franchement elle est génial. GG a l'auteur!

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  5. Très bonne pasta ! :D je ne m'attendais pas du tout au coup des corps pourris dans les arbres !

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  6. Très originale, bravo!

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  7. Jai pas compris pcq les visages c ceux des mecs mort ds les abrres?

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  8. Bonjour Tripoda, cette histoire t'appartient je crois ? https://www.wattpad.com/217416519-laughing-jack-origine/page/7
    Sache que la personne ayant publié ça revendique son écriture

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  9. moi qui est fan de creepypastas je peut pas dire que il y a mieu.......
    non la mec t'as un talent d'ecrivain et une imagination (ou peut ere pas?) de dingue tu es GENIAL!!!!!!!!!!!!!

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  10. J'ai trop aimé ! Félicitations à l'auteur !!! ^_^

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  11. J'ai déjà lu plusieurs creepypasta mais la tienne a totalement retenue mon attention ! Quelle écriture et surtout quelle idée géniale tu as eu ! J'aime beaucoup ! Continue comme ça s'il te plait et bonne continuation à toi !

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  12. C'était un peu prévisible, mais bravo à l'auteur: c'est plutôt bien écrit et bien mené, GG !

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  13. Excellente.
    Bien Creepy comme il faut....

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  14. Moi je dis: GG non mais c est vrai il n y a que très peu d incohérences comme par exemple au début ou il dit ne pas vouloir courir de risque. En effet, il aura dut écrire l histoire du pc d un ami ( traçage de l adresse IP etc) mais sinon bonne creepypasta

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  15. Une très bonne pasta, même si elle est prévisible à force de lire ce genre de textes. Très cohérente, ce qui est trop rare à mon goût.

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  16. Oh bordel,je suis en kiffe sur cte creepypasta *.*
    Sinon,le style d'écriture, l'histoire... Fin, c'est juste génial, je (te?) dis un gros " GOOD JOB" ;)
    Soit j'ai rien à dire(pour changer de d'hab tiens!),soit je suis tellement étonnée que je ne sais plus parler! XD(pourvu que soit la 2eme soluce mdrrr

    Scandinav

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  17. J'ai vu venir la fin, mais j'aime beaucoup l'idée et la prose de l'auteur est agréable ! Et j'apprécie beaucoup l'initiative d'explorer de nouveaux horizons ; situer des creepy autre part qu'en France ou aux USA se fait bien trop rarement. Mais quand ça arrive, je trouve que ça fait toujours son petit effet...

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  18. Abyy : très original comme creepy pasta et vraiment glauque

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  19. On devine trop facilement que c d hommes qui sont dans les troncs

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  20. Le début ma ennuyé mais la fin est vachement gore Jaime ;) hihi

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  21. Sympa! A vrai dire elle retient l'attention jusqu'au bout et met mal a l'aise plutôt que de donner peur.
    Elle m'a limite fait voir les visages XD.
    Mais c'est juste dommage que l'on anticipe ce qu'il va se passer. Enfin c'est mon point de vue

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