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mercredi 26 juin 2013

Cette nuit

Ce n'est pas ma faute ! C'est elle qui me l'a dit, je n'ai fait que l'écouter ! Elle m'a dit que tout irait bien, que personne ne le verrait. Je réalise seulement maintenant qu'elle m'a menti...


Je me suis réveillé cette nuit à 4 h 20 du matin d'après mon radio-réveil. Je me suis levé, cherchant désespérément un verre d'eau, ma bouche ressemblait a un désert !


Je... je ne sais pas très bien ce qui s'est passé ensuite. Je me souviens avoir entendu des murmures, une petite voix étouffée dans le noir. Il faisait nuit... Très sombre. J'ai d'abord eu peur, et je me suis rassuré très vite.


Cette voix devenait de plus en plus claire, de plus en plus pure. Elle m'ensorcelait, j'aimais l'entendre. Chaque moment où elle ne me parlait pas, j'avais l'impression de mourir. Tout se passait à merveille, jusqu'à ce qu'elle prononce cette phrase :


« Tue-les. Tue-les tous jusqu'au dernier, tu es le seul à mériter la vie ».


Tuer... Tuer qui ? A part ma famille et moi, il n'y avait personne. Voudrait-elle que je tue ma famille ? Hors de question ! Aussi attirante qu'elle soit, ma famille compte plus qu'une simple voix !


Mais... Petit à petit, ma résistance faiblissait. Elle insistait, et j'ai craqué lorsqu'elle a prononcé cette phrase :


« Tue-les pour ton bien. Ce n'est pas un ordre, c'est un conseil... ».


Un conseil, les gens qui vous donnent des conseils veulent votre bien, non ? Ce qui veut dire qu'elle veut mon bien, au détriment des autres. Je ne veux pas être égoïste, mais j'ai toujours tout raté dans la vie, que ce soit à l'école ou dans ma vie amoureuse. Pour mon bien, je vais le faire...


Maintenant, je m'empare d'un couteau à la cuisine, et je me dirige vers l'étage. Je monte doucement les escaliers, et c'est ce moment que choisit ma mère pour apparaître. Elle a l'air un peu effrayée, je cache rapidement le couteau derrière mon dos et me dirige vers elle, un bras tendu pour lui faire un câlin.


Je la serre contre moi. Elle ne se doute de rien. Je ferme les yeux, et enfonce la lame dans son dos. Je pense avoir touché sa colonne vertébrale, elle devient lourde, un poids sur mon corps. Je me dégage et la pose a terre, et je me dirige vers la chambre de mon père.


Mon père dort paisiblement. Je regrette... Je dois le faire, pour mon bien. Je cherche des yeux la gorge de mon père et enfonce ma lame dedans. Il se débat à peine, et des larmes ruissellent sur mon visage. Plus qu'un, je me dis, un dernier et tout sera fini. Enfin...


Mon frère a entendu mon père brasser dans son lit et il s'est caché sous la couette. Je... ne peux pas faire ça, c'est inhumain. Il est mon frère, mon protégé. Je lâche mon couteau, et m'effondre sur le sol. Je lui demande pardon, j'ai gâché sa vie pour espérer profiter de la mienne. Je lui hurle pardon, il sort et se colle contre moi. Que... je ne sais plus. Mes instincts ont repris le dessus, j'ai récupéré mon couteau et je l'ai planté dans son ventre. Il n'a pas hurlé, il a soufflé un grand coup, m'a regardé d'un œil et m'a dit :


« Pourquoi ? ».


Pourquoi ? Parce que... La nuit me l'a dit. La nuit, l'obscurité, les ténèbres, tout ce que vous voulez.


Maintenant je sais : la Nuit porte conseil...

3 commentaires:

  1. Pas mal, même si elle ne fait pas vraiment peur. J'adore le dernière phrase. " La nuit porte conseil..."

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  2. Ça va, elle est cool, celle-là. Mais bon, elle ne fait pas peur, c'est vrai...

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