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dimanche 20 juillet 2014

La morsure du froid

Je croupissais en Antarctique quand tout a eu lieu, dans ce tombeau gelé, cette prison de glace, cet havre de calme et de silence où peu de personnes purent poser le pied. Je trouvais ce lieu apaisant jusqu'alors, en effet, la solitude et l'impression d'hostilité, de vraie nature, avait toujours eu un profond effet sur moi. Elle révélait mes sens et me faisait ressentir ma vraie nature, la bestialité des premiers hommes, se battant pour leur survie.

Cette bestialité aurait pu m'être utile, si elle n'avait pas déserté au pire des moments.

Je m'appelle Martin, 20 ans, étudiant en biologie. Je m'étais rendu en Antarctique suite à un concours, j'avais été le meilleur candidat sur des centaines : le plus apte aussi bien mentalement et physiquement pour résister à la rudesse de l'Antarctique. Cette expédition avait un but hautement scientifique, nous devions nous rendre dans une grotte qui, selon les dire, posséderait la plus grande biodiversité connue à nos jours, et ce malgré le climat plus qu'inhospitalié.

J'avais donc saisi ça comme une chance, et je m'étais présenté.

Moi, simple étudiant en biologie, pouvoir visiter ce continent de légendes ? Pouvoir voir de mes propres yeux ses aurores boréales ? Je ne pouvais hésiter. Si j'avais su ...

A peine deux mois plus tard, nous partions. J'avais dû me munir d'un attirail à la limite du militaire : vêtements pour le froid, rations de survie, feux de détresse, matériel scientifique, médicaments, ... je transportais plus de 30 kilos sur mon dos. Ce fut réellement rude au départ.
Nous sommes arrivés en terres australes après 2 semaines de voyage en bateau. Ces 2 semaines m'ont permis d'en apprendre plus sur ce continent, et surtout sur cette grotte.

Car, si elle était connue pour sa biodiversité, elle était conspuée par les autochtones, considérée comme maudite. En effet, nombre de leurs congénères y auraient disparus sans raison, attirés inéluctablement par cette grotte. Ils l'évitent donc à tout pris.
Cette hantise n'aura fait qu'accroître mon envie de découvrir cette grotte. Au final, c'est ceux que l'on pensait primitifs qui avaient raison, nous aurions dû rester loin de cette satanée grotte ...

Nous avons installé notre campement à deux jours de marche de la côte, dans un endroit un tant soit peu couvert du vent austral. Nous nous préparions pour partir le lendemain dès l'aube, et, tout au long de cette préparation, j'ai eu ce pressentiment. Ce pressentiment ancien, que nul n'a jamais pu expliquer. Ce pressentiment que l'Homme face au danger dégage inconsciemment. Je savais qu'il allait nous arriver quelque chose, mais je ne savais quoi.

J'ai gardé ça pour moi, je ne voulais pas répandre ma paranoïa au groupe. Et puis, c'eut été stupide.

Nous nous sommes dirigés vers la grotte, nos sens aiguisés et mis à l'affût du moindre bruit par ce vent permanent. Sur place, nous avons installé différents matériels scientifiques à l'extérieur de la grotte, qui nous permet d'étudier les relevés effectués dans la grotte.

L'entrée de la grotte était d'une beauté splendide, et l'écosystème était très différent de l'extérieur. En effet, il devait faire plus d'une vingtaine de degré à l'intérieur, contre un bon gros négatif à l'extérieur. De plus, pas de neige, rien. Des plantes fleurissaient partout sur les murs. Nous avions dû, pour rentrer, passer par un trou très étroit en rampant. Nous avons d'ailleurs eu du mal à trouver l'entrée.

Nous nous sommes enfoncés peu à peu dans la grotte, mais l'ambiance devenait pesante : une chaleur alarmante, et, plus on descendait, plus la végétation et la lumière disparaissait.

C'est là que le cauchemar a commencé.

Nous sommes arrivés dans une sorte de salle au bout d'un dédale de couloirs. Elle était très sombre. Nous avons jeté une fusée de détresse, et c'est là que nous avons vu pour la première fois cette ... chose.

C'était une sorte d'humanoïde semblable à une ombre, assis au milieu de la salle. A peine eut-on posé les yeux dessus que nous sommes tombés dans un sommeil incontrôlable, dans les abysses infinis du néant.

Cette bête, cette ombre, son existence, son apparence, tout en elle allait au de-là de ce qui était considéré comme rationnel. Nous avons tous été plongés dans un profond sommeil léthargique.

Cette bête semblait pouvoir nous contrôler et nous atteindre dans notre sommeil, à l'instar de Freddy. Elle nous torturait, nous diffusant de doux rêves dans un premier lieu, puis nous torturant dans ces derniers. Elle nous épuisait aussi bien physiquement que moralement. En effet, elle nous entraînait dans des rêves lucides : nous étions capables, du moins, pour ma part, car je ne puis parlé au nom de mes confrères décédés, de faire nos propres choix dans ces rêves, de lutter. Cependant, elle était bien trop forte, et nous détruisait peu à peu.

Dans chaque rêve, elle me torturait, elle m'infligeait des souffrances bien trop réelles, et je ne pouvais malheureusement pas fuir : j'étais réduit à la vie d'un simple pantin.

Je ne sais comment je me suis réveillé. Il me semble avoir été réveillé par un terrible sans froid comme si, d'un seul coup, j’eus été jeté dehors.

Je me suis réveillé en sursaut, mais j'ai tenté tant bien que mal de ne pas faire de bruit pour ne pas attirer cette ... chose, sur moi. Elle était entrain de dévorer mes amis, arrachant membres par membres de leurs corps. Je ne saurais dire si c'est réel aujourd'hui, mais mes sensations alors étaient plus que réelles, je ne sais toujours pas quoi en penser.

J'ai fui en courant, elle m'a repéré. Elle m'a traqué dans ce dédale de grottes. Sa démarche était lente, saccadée, mais elle gagnait inexorablement du terrain sur moi. Ce qui m'aura sauvé, c'est l'entrée si étroite. J'ai compris alors pourquoi elle n'allait pas directement massacrer tous les autochtones : elle craignait le froid, et elle ne pouvait sortir de la grotte.

J'écris ceci 1 an après que cela ai eut lieu, au bord du suicide. Depuis, j'ai été humilié, renié par beaucoup pour être un menteur, un couard. Ils n'ont pas voulu croire mon histoire, et m'ont rejeté. Je suis tombé dans une dépression profonde depuis lors, atteint d'insomnie et de cauchemars invivables. Je dors très peu, mes sens sont à bout, je ne peux plus résister, ni mentalement, ni physiquement. Je vais tomber dans un sommeil éternel, et il aura gagné.

Ce qui m'inquiète encore plus, c'est que ce que je ressens semble se répandre comme une épidémie auprès de mes proches : insomnies inhabituelles, fatigues psychologiques et physiques, envies suicidaires. Cela semble se répandre, ça a commencé avec mes proches, et maintenant aux amis de mes amis. Ils viendront tous les chercher dans leur sommeil, il n'était pas la seule "ombre", la seule "chose", je le sens. Ils tirent leurs forces de vos rêves, de votre sommeil.
Je crains de causer la perte de tous ceux que je connais ...

Et vous, avez vous des insomnies ?

Creepypasta rédigée pour l'édition maudite des concours creepypastiques qui a été remportée par Alexray. Celle-ci a été rédigée par SoulHokib et malgré sa défaite, nous avons trouvé qu'elle méritait sa place sur le site, tout comme deux autres qui seront publiées prochainement !

8 commentaires:

  1. Ca va ça ressemble pas trop à The Thing comme je le craignais au début ! Sympa sinon ça méritait peut être d'être plus développé, et je pense d'éviter des formules du genre "si j'avais su à ce moment là..." ça casse un peu le rythme pis bon ça sert à rien pour raconter l'histoire

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  2. Ça me fait penser à Cthulhu

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  3. Je crois que l'auteur s'est gourré et qu'il voulait plutot parler de l'Arctique et non de l'Antarctique car l'Antartique est le seul continent inhabité du monde, donc les autochtones en Antarctique c''est impossible. De plus les aurores boréales sont apercevables au Nord de la planète, d'où leur nom, donc en Arctique. En Antarctique ce sont les aurores australes, du sud donc. Ces deux mots, boréal et austral, viennent du grec et du latin: boréal vient du dieu grec du vent du Nord, Borée, et austral vient du latin "auster", vent du Midi.
    Voila pour l'explication, je sais que certains s'en foutent, mais moi ça m'a derangé, alors un petit conseil pour l'auteur: révise ta géo pour la prochaine pasta ;)

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    1. Ok madame, je lui dis, mais le coup des racines latines, c'est un peu trop. Attention à ne pas faire de pédanterie quand tu expliques un truc, c'est le meilleur moyen pour te décrédibiliser en te faisant passer pour un petit surdoué arrogant. Je sais de quoi je parle.

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  4. L'idée est bonne, mais je n'ai pas aimé la narration. Aucune pression, pas de petite boule au ventre au moment de la lecture (et pourtant, le stress et moi, on se connait).
    Mais bon, au moins, je sais que je vais bientôt mourir comme ça !

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  5. La fin est trop standard ^^. Un petit quelque chose comme "le climat se réchauffe, elle sortira bientôt" aurait plus bienvenue que ça... Ou même un développement plus conséquent, expliquer que les choses se trouvent partout où la chaleur est assez forte, notamment dans les villes, aux abords des usines... Je pense que ça pourrait donner lieu à d'autres pastas :D. La Chose qui hantait des fourneaux, recluse dans la cendre et tuant parfois des employés innocents.
    Je m'égare, mais je trouve qu'il y a de l'idée, et la c'est dommage d'être tombé dans quelque chose d'aussi bateau à la fin.

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  6. Perso : cette créature humanoïde qui contrôle les rêves et qui gardent les gens dans une grotte m'a fait penser à Hypnomade (creepypasta : Hypno's Lullaby)

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    1. moi ça m'a fait penser au monstres du dernière épisode de la saison 8 de Doctor who

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