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Script générateur de phrases

mercredi 22 octobre 2014

Spacer na most kolejowy

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La chaîne youtube Movie Magick rassemble un certain nombre de vidéos musicales dans un genre qu'on pourrait qualifier d’électro. Leur auteur, un certain Pjotr Kanabus, affectionne un style assez particulier dans le son comme dans l'image. L'aspect est généralement celui de vieilles cassettes VHS à l'image abîmée, prise dans des angles amateurs, comme un genre de found footage musical.

La vidéo qui suit est à la fois typique de ce style et assez éloignée du reste du travail de Pjotr Kanabus. Spacer na most kolejowy, décrite comme issue d' "archives familiales" datées de 1999, se détourne partiellement de sa vocation purement musicale pour dériver vers quelque chose de bien plus étrange.

Le clip s'ouvre sur un silence. Le plan est celui des phares d'un train s'approchant de la caméra jusqu'à la dépasser. Puis, l'image coupe et suivent plusieurs plans d'une campagne enneigée et jonchée de déchets. Plus tard, apparaît, filmé de loin depuis des broussailles, un pont ferroviaire. D'autres plans suivent où le pont est filmé de plus près, jusqu'à approcher les voies, les caténaires et les installations situées à proximité.

Un plan est récurrent, celui du pont filmé de face. Il y en a plusieurs qui s'alternent, le chemin de fer totalement désert ou bien parcouru par un train qui vient vers la caméra. Dans la dernière prise de ce type, le train passe littéralement sur l'appareil.

Les images suivantes sont celles d'une masure abandonnée. Puis, on aperçoit dans ce qui semble être un baril encombré de neige, une tache de sang avec quelques plumes noires. La vidéo se termine sur une image du train, dépassant la caméra avant de s'éloigner dans la friche enneigée.


Pendant toute la vidéo, plusieurs personnes répètent inlassablement la même phrase en polonais, difficile à comprendre du fait de la distorsion sonore. Ce qui peut être compris en revanche, ce sont les commentaires obscurs qu'on peut lire en-dessous. Certains mentionnent des dates, d'autres parlent d'une purge. J'accorde peu de foi à mes traductions plus qu'approximatives, mais il s'en dégage plus que de simples réactions. Et je ne peux pas m'empêcher de relier tout ça à la traduction du titre.

Spacer na most kolejowy signifie "marchez sur le pont ferroviaire". Parcourir le chemin de fer au risque de se faire percuter par un train, comme dans le plan où les wagons passent au-dessus de la caméra. Est-il question de suicide?






mardi 21 octobre 2014

Qu'est-ce que c'était

TheOverSpace.com/f11-Rubrique-Libre.htm
The Over Space Index du Forum -> Section Life -> Rubrique Libre
Posté le Mer 10 Sept 2014 – 02 : 54 Sujet du message : Butez Moi.
Anonyme :

Dimanche soir dernier, le 07/09/14, vers 1h du mat, je faisais un Skype avec mon ami.
Il s’appelait Thomas. C’était mon ami.
C’était une conversation Skype normale. Pendant qu’on discutait, moi je jouais sur FIFA. Lui il était sur Chatroulette. Pourquoi.
Il y était tout le temps. Ça l’amusait. Pourquoi, Thomas.

Il n’y rencontrait que des gens bizarres. Il me racontait des fois, des gens vraiment glauques.

Donc on discutait. Il était dans sa chambre. Je pouvais voir la lumière que renvoyait son écran. C’était tout ce que je voyais car c’était la seule lumière, le reste de sa chambre était dans le noir. Et derrière lui, il y avait une porte ouverte.

« C’est quoi tout ce bruit là ?» j’ai demandé. Ça tapait en dehors de sa chambre. On aurait dit que quelqu'un faisait tomber plein d’objets. J’entendais tout dans mon casque.
« Je sais pas, les voisins ou les travaux. »

Et là dans son dos, j’ai vu un truc passer.

« Thomas, y a ton frère à ta porte je crois. »
« Non, il est pas là, il est chez Louis. »

Il a enlevé son casque et il s’est retourné pour regarder mais le truc avait disparu alors il a remis son casque et a continué à surfer sur Chatroulette quelques secondes avant de quitter pour jouer sur FIFA lui aussi. Moi je jouais, tout en discutant de temps en temps puis en reposant les yeux sur la fenêtre Skype, je voyais la chose derrière Thomas.

« Non mais il doit être rentré et il te fait une blague Thomas, retourne-toi, il est là. »
« Mais qu’est-ce que tu dis ? »

Il s’est retourné, je voyais que son dos, il bloquait toute la webcam et finalement, il s’est rassis.

« Bah non, il y a personne, tu délires. »

Je comprenais rien, puis en regardant un peu plus près, j’ai compris. Dans son dos, la silhouette s’était cachée derrière son placard quand il s’est retourné. Je la voyais sortir lentement. C’était très gros, ça ne pouvait pas être son frère. J’ai paniqué, j’ai dit :

« Thomas, retourne-toi là, y’a un truc trop bizarre derrière toi !! »

Quand il s’est retourné, il y avait une main avec un couteau de cuisine qui s’est abattue sur sa gorge. Il a gigoté partout et là, la grosse silhouette est venue dans la lumière de l’écran en s’écrasant sur Thomas.
C’était un homme mais il avait une grosse tête sans cheveux, avec un groin et des oreilles de cochon. Il a mordu Thomas en le secouant, et Thomas a perdu son épaule et a vomi du sang jusqu'à ce qu’il ne bouge plus. Mais l’homme à la tête de cochon continuait de le secouer en le mangeant, il s’acharnait sur lui.

J’ai sursauté, j’ai crié, j’ai pleuré, je comprenais rien, rien, rien. J’ai enlevé mon casque, j’ai repoussé l’ordinateur. Mais ce que je voyais, c’était vrai. Je me suis accroupi derrière le dossier de mon fauteuil. Mais je ne pouvais pas m’empêcher de regarder, il fallait que je garde un œil sur l’écran. Je voyais tout.

J’étais inondé de larmes, quand le corps de Thomas n’était plus que de la bouillie rouge et que tout son bureau était recouvert de sang. Et là

Le monstre
Il a levé la tête vers l’écran. Et il l'a fixé
C’était pas possible qu’il me voie
Mais si, il y avait ma webcam allumée, le Skype continuait toujours
C’est moi qu’il regardait
Il m’a vu
Je me suis caché derrière mon dossier, j’ai hurlé
Quand j’ai relevé la tête, il y avait quelque chose qui bloquait l’écran Skype, je voyais plus
En fait, il avait levé un papier devant la webcam et il me le montrait
C’était écrit en majuscule en noir et en rouge qui coulait partout
« TOI MOI ARRIVE ATTENDS »

J’ai fermé l’écran de mon ordinateur, tellement vite, tellement fort. Il était cassé, je l’ai lancé par la fenêtre. Mes parents m’ont crié "comment j’ai fait ça ?", je leur ai dit que c’était un accident à cause du chat
La police est allée chez Thomas, ils nous ont appelé, tout le monde a su, personne ne comprend. Personne ne m’a parlé du Skype, l’ordinateur de Thomas était cassé lui aussi, l’écran brisé. Personne ne sait. Je n’ai rien dit.

Thomas, c’était mon ami. Il m’a parlé d’un gars bizarre qu’il a vu sur Chatroulette mais qui portait un masque bizarre. Moi j’y ai pas fait attention, lui non plus.
Pourquoi Thomas, pourquoi. Je suis désolé
Je n’ai rien dit
J’ai trop peur




dimanche 19 octobre 2014

Le marin sans un sou

Plus d'un marin, quels que soient son courage ou sa bravoure, sait à quel point la mer peut être imprévisible et périlleuse. Avant chaque réglage de la voile, l'équipage entier prononce une prière, priant Dieu pour la sécurité de leur périple. Un homme judicieux sait que toutes les prières ne sont pas entendues, et beaucoup d'hommes sont partis vers les profondeurs salées sans jamais être vus de nouveau. Certains disent avoir réussi à tromper la mort dans ces moments, avec un rituel dont il se peut qu'il ne soit plus la peine de vivre après.


Ce rituel est vraiment simple, mais personne ne veut l'exécuter, à moins qu'ils ne soient en danger et qu'ils le sachent. À condition qu'il ne sombre pas suffisamment vite pour noyer ses mots, l'homme doit répéter trois fois, de toutes ses forces : « Le Diable emmène mon âme à l'autre bout du Styx, Dieu m'a abandonné ». S'il a mis toute son âme à prononcer cette phrase, le Passeur doit venir, quels que soient l'agitation et le déchaînement des vagues. Son navire ne tournera pas, ni ne chavirera. L'homme sentira que quelque chose agrippe son poignet et le tire vers le bateau. À partir de là, il ne sentira plus les vagues frapper le bateau. Il ne ressentira ni la faim, ni la soif, seulement la respiration dans ses poumons et le vent qui souffle doucement sur son visage humide.


Il est important que l'homme ne regarde pas dans ses yeux. C'est parce que faire appel à lui est une astuce. Vous voyez, le Passeur n'emmènera pas une âme de l'autre côté du Styx sans être payé. Quand il le demande, l'homme doit dire qu'il n'a pas d'argent et doit aller chez lui pour en récupérer. Le Passeur va donc commencer à ramer vers le rivage le plus proche de l'habitation du marin.


Il ne doit pas le regarder durant tout le trajet. Qu'importe qu'il dure trois heures ou trois jours. En fait, si le Passeur vous regarde droit dans les yeux, il saura que vous mentez et vous renverra dans l'eau pour que vous vous noyiez.


Lorsqu'il aura finalement atteint le rivage, le marin devra remercier le passeur et lui dire qu'il reviendra très vite. Le matelot ne pourra plus retourner en mer après ça. Le Passeur ne descendra jamais sur la terre ferme pour récolter l'argent, il restera sur l'eau, attendant son paiement. Si jamais le marin pose le pied sur un bateau, lui et tous les hommes qui sont dessus mourront violemment.


Soyez averti. On ne peut pas échapper au Passeur pour toujours. Je connais quelqu'un qui est au crépuscule de sa vie et qui a peur de fermer les yeux la nuit, de peur de quitter ce monde et que son âme revoie le Passeur encore une fois. Il sent l'étreinte serrer son poignet de plus en plus à chaque rêve, et voit un visage monstrueux le regardant furieusement.


Personne n'a jamais réellement trompé le Passeur, il est juste beaucoup plus patient que la plupart des gens ne l'imagine.


Traduction: Kintefleush

Creepypasta originale ici

vendredi 17 octobre 2014

Nous pouvons parler

<La diffusion de ce message sera forcément interrompue, je le sais. Je vais tenter tout de même, Internet étant un média difficile à arrêter. J’ai décidé de dévoiler au grand jour ce que le monde doit savoir, peut être depuis longtemps. Je suis sûre que la science peut avancer avec ça, que ça changera la vision qu’ont les hommes de leur environnement. J’en suis persuadée.

Mon identité importe peu dans ce témoignage. Ce sont les faits qui sont primordiaux. Ma vie et mon histoire ne comptent pas. Dommage qu’il faille quelqu’un pour raconter, pour en parler, et démontrer. Dommage que ce soit moi.

Mais pour les autorités, les vies, le temps, et les passés ne comptent pas. Peu importe le nombre de vies qu’il faudra gâcher. Peu importe le nombre de familles à briser. Peu importe le temps qu’il faudra. Peu importe l’argent à dépenser. Leurs recherches aboutiront et elles préserveront leurs secrets. Elles le savent, c’est une loi, une règle universelle. Pour ces gens haut placés, c’est d’une logique indéniable. Les autorités n’ont pas de limites.

Mais moi, maintenant, je vais briser ces règles. Moi, je vais ouvrir ces secrets au monde, pour que les autres sachent.

Mais je ne suis qu’un pion. Elles l’ont compris. Et elles iront jusqu’au bout pour me faire taire. Pour empêcher ce message de franchir les barrières du silence. C’est ce message qu’elles doivent à tout prix arrêter. Moi, je ne compte pas.

Il faut que je m’exprime, car j’ai peu de temps. Avant qu’elles ne remarquent.>
  



<La seule affaire du genre dévoilée au grand public est la toute première de ce type et s’est déroulée en 1977.

Ce fut juste un signal de quelques secondes, mais cela avait suffisamment paniqué les foules.

72 secondes précisément mais des rumeurs, des hypothèses qui naissent encore 37 ans après.

Le 15 aout 1977, l’Observatoire de radioastronomie de l’université de l’état de l’Ohio au Etats-Unis détecte le signal « Wow! ».

Signal dont le code principal était « 6EQUJ5 ».

Signal venu de l’espace.

L’homme qui observe le phénomène est Jerry R. Ehman, travaillant alors avec The Big Ear, le radiotélescope qui capta le signal, sur le projet SETI. Serch for Extra-Terrestrial Intelligence.>

Je me suis dit, quand j’ai entendu parler de ce signal « Wow! » et du SETI, que quand on cherche, on trouve. J’étais jeune alors, mais je n’étais pas née en 1977.

Et encore aujourd’hui les rumeurs courent, il a raison. Depuis longtemps, bien avant ma naissance, des bruits passent, d’apparence
plus ou moins
réaliste et véridique. Les gens y croient, ou non, cela dépend de la qualité des thèses. J’ai 35 ans, et depuis que je suis journaliste, je vois mes collègues traiter des théories sur la zone 51 et le signal Wow!, parfois vieilles de plusieurs années déjà.

Je suis journaliste, comme je l’ai dit précédemment. J’ai eu quelques grands travaux,  et j’ai dévoilé plusieurs affaires croustillantes au monde, m’attirant maintes fois les foudres des hautes sphères de notre société.

Je m’intéressais plus à des scandales politiques, là où on trouve les choses les plus choquantes, histoire de faire du chiffre. Je reniais les autres affaires, que je ne jugeais pas assez utiles. Pas assez « tape à l’œil ».

Mais là, j’ai trouvé un truc plus gros que tous les scandales que j’avais traités auparavant. Mais c’est différent…Ce n’est pas dans le contexte de mon travail que j’ai trouvé ça.
C’était dans une situation plus personnelle, disons.

Je suis « tombée » sur les rapports d’un chercheur du SETI. Enfin, les rapports…Des notes, des enregistrements, une lettre, et un message dont la diffusion n’a pas pu être effectuée… Et je sais pourquoi.

On ne peut pas dire non plus que je sois tombée dessus. Non, on me les a confiés, ces documents. J’explique. 


Je connaissais le chercheur en question. C’était un ami proche. Je n’ai plus de nouvelles depuis que je l’ai vu pour la dernière fois. Veuf, sans enfants, c’était le genre de personne qui se tuait à son travail. Il ne vivait que pour ses recherches, et pour le SETI, persuadé que ça aboutirait. Il est sorti bouleversé de ses découvertes, bloqué dans un silence profond. Quelques semaines après, il m’a donné les documents et une lettre. Ainsi que le message qu’il avait voulu diffuser.

Je me rappelle de la dernière fois que je l’ai vu. Il avait vieilli de dix ans au moins. Ses cheveux étaient gris et pâles, deux longs cernes ornaient ses yeux… vides. Il avait le teint d’un mort, des rides profondes, presque des cicatrices. Il portait sur son visage l’empreinte de la mort elle-même.



Il m’avait donné rendez-vous dans un bar, à cinq heures du matin. Le bar en question était désert. Il est arrivé, portant un chapeau et un manteau immense, trempés par la pluie. Il a retiré son chapeau, et j’ai vu que ce n’était plus le même. Il ne m’a pas saluée. Il n’a rien dit, a jeté une chemise noire sur la table et est reparti dans la nuit.

Je suis restée assise, bouche bée, dans le bar. Je me suis finalement levée, j’ai ramassé la chemise, épaisse de plusieurs documents, puis j’ai quitté le bar, la tête vide de toute pensée.

Je ne comprenais pas.

Quand je suis repartie en voiture, j’ai compris l’importance de ce qu’il m’avait donné. J’ai compris que ça avait un lien avec son travail, que c’était pour ça qu’il avait tant changé. J’avais peur, je me rappelle bien.

Arrivée chez moi, j’ai ouvert la chemise. Ce que j’y ai découvert était tellement… inconcevable. J’ai cru à un canular, à une blague. Je n’avais jamais rien vu de la sorte. Une lettre tout d’abord. Rédigée à la main. Puis un message imprimé. Et pour finir une clé USB. 


<Depuis ce phénomène, rien de semblable ne s’est produit. Enfin, c’est ce qu’ils nous ont dit de dire. Ils ont dissimulé la vérité aux yeux des gens. Par plusieurs moyens, certes, mais je parlerai d’une de ces mises en scène tout particulièrement. Ce canular est tellement énorme qu’on ne peut se permettre de l’oublier.
Le logiciel. SETI@home est un logiciel, qui permet à n’importe qui disposant d’une connexion Internet et d’un ordinateur de télécharger et d'analyser les données d’un radiotélescope. Officiellement, ce programme avait deux buts ; je passerai le premier, car c’est le deuxième qui est intéressant : Détecter un signal d’une intelligence extraterrestre, prouver que nous ne sommes pas seuls dans l’univers. Ce but a, évidemment, échoué. Aucun signal détecté, sur des millions d’ordinateurs connectés, pour des millions d’amateurs et de professionnels surveillant plusieurs radiotélescopes. On a eu un signal, et depuis, plus rien. Et ça ne parait étrange aux yeux de personne.

En vérité, des signaux, il y en a eu.

Beaucoup.

SETI@home n’est qu’une couverture, un mensonge. Les données sont fausses, toutes. Inventées de toutes pièces pour faire croire qu’on cherche encore, mais que personne ne trouve rien.

Tout est déjà programmé.

Mais ils ont trouvé. Des signaux, des tas de signaux. Depuis « Wow! », tous les radiotélescopes de la planète recevaient des signaux.  

Avec les avancées technologiques depuis 1977, tout s’est bousculé. Les signaux devenaient de plus en plus précis, de plus en plus longs. Ce n’était plus un simple « 6EQUJ5 » mais des pages entières
de code.

On ne comprenait pas… Toute la NASA, et les autres agences spatiales étaient en ébullition alors.

Il y a eu juste un élément qui a fait soudainement avancer les choses. Un élément qui n’aurait certainement pas, pardonnez-moi, inquiété, affolé les gens ainsi, dans des conditions normales. Mais dans ce cas-ci…

Une technicienne de surface s’est suicidée. On l’a retrouvée pendue dans les locaux. Dans sa poche, une lettre. Pour mes « recherches » j’en ai fait une copie.>

J’avais cette fameuse copie. L’écriture est pataude, l’encre a bavé, comme si le papier avait été mouillé. Les larmes de la technicienne, sans aucun doute. C’était très dur à lire. En fait, après une lecture attentive, je ne pouvais pas qualifier cela de lettre. Plutôt des phrases, sans queue ni tête…  Comme des passages, des extraits.

« Ils disent de mourir. Ils veulent que l’on remarque. Ils hurlent qu’ils peuvent maintenant. Ils pouvaient voir, mais c’était tout. Ils étaient là, ils nous voyaient, mais nous non. Mais c’est fini, fini, fini, fini. Là, ils communiquent. Pas avec nous, mais bientôt les autres comprendront, ils disent ça sans cesse. Leurs voix résonnent, sans cesse, sans cesse. Je sais qu’ils sont là, là, partout, là où nous ne voyons pas. Moi je les reconnais, je les connais, eux. […] Ils se disent perdus, faits prisonniers dans l’immensité noire. Ils regrettent, ils regrettent, ils veulent quitter l’enfer. Ils ont peur. Leurs voix grondent, tremblent, gémissent, dans l’enfer. Là où ce n’est pas vivant. L’enfer, l’enfer, l’enfer. Ils appellent à l’aide. À l’aide. Dans ma tête, dans ma tête, dans ma tête. À l’aide.»

Les mots « à l’aide » sont la fin de la lettre. Les autres passages sont pour la plupart illisibles, ou pour le moins incompréhensibles. La lettre est longue, pourtant. Mais ces phrases se répètent en boucle, la femme dit toujours la même chose. Elle semble avoir voulu transmettre un message mais sans savoir comment le faire passer.

Je n’ai pas mis longtemps à réaliser que la personne ayant écrit ces lignes avait un problème psychologique. Une sorte de schizophrénie, quelque chose du genre. Je ne m’y connais pas en maladie mentale, mais je pensais à ça sur le coup.

La suite du message m’a démontré le contraire.

<J’étais sûr qu’une chose du genre allait se produire. Avec tous ces phénomènes étranges, les chercheurs étaient sous pression, ne comprenant pas forcément bien ce qui se passait, et devaient fournir des explications aux autorités, et autres hautes sphères de la société. Mais comme je viens de le dire, ç’aurait dû être un chercheur, un scientifique, qui aurait pu… passer à l’acte, craquer sous la pression…

Quand j’ai lu la lettre, je n’ai pas compris ce qui s’est passé dans la tête de cette femme. Je pensais qu’elle était folle, je pensais que c’était une dépressive…

Sauf que ça a continué. Une vague de folie a saisi les centres de recherche, les agences, les observatoires… Partout dans le pays. Les chercheurs semblaient déprimés, ils perdaient leurs cheveux, beaucoup disaient ne plus arriver à dormir.

Ils disaient que c’était dû au stress. Que ça les perturbait, mais dès qu’on aurait trouvé la solution, tout se calmerait.

Les chercheurs avaient tort. Tout a empiré. Les suicides ont suivi, c’était affreux. Les centres de recherche sont devenus des usines de la mort, les pertes s’enchaînaient, sans cesse.

Tous ces scientifiques, avant de se donner la mort, écrivaient, s’enregistraient. On les voyait se dégrader, mais on ne réagissait pas, tellement concentrés dans nos recherches. Ils avaient des cernes, les yeux rouges, le teint pâle et plus de cheveux, mais nous, on ne voyait pas. Ils se donnaient la mort, de manières toutes plus affreuses les unes que les autres, mais on ne pleurait pas. Chaque jour, on retrouvait un corps, voire deux. La corde au cou, une balle dans la tête, les membres brisés sur un parking…
Les blouses blanches devenues rouges.

Avec à chaque fois, des lettres. Des témoignages, tous semblables, tous sans aucun sens.

Les centres de recherche étaient énormes. Je connaissais les victimes, sans vraiment les connaitre. Bien sûr, il ne fallait pas avertir les familles des scientifiques, on en avait interdiction. On continuait à leur dire, aux familles, que leur proche était en plein travail, qu’il allait bien mais qu’il n’avait pas le temps. Elles ne s’inquiétaient pas, elles avaient l’habitude d’être sans nouvelles.

Jusqu’au jour où un de mes amis a commencé lui aussi à… déprimer. Là, par contre, je l’ai vu se dégrader, je l’ai vu changer. Je connaissais la suite, mais je ne voulais pas y penser. C’était un bon ami. Il était distant, il ne me parlait presque plus. Comme les autres, il était pâle, il avait commencé à boire. Je ne sais pas comment il se procurait de quoi boire, mais il passait la nuit dans son bureau, et je le retrouvais complètement minable au matin.

Un soir, il a voulu me parler. Il était ivre, je m’en souviens. Mais ses propos étaient étrangement clairs, et il parlait d’une manière fluide, sans hésitation. Il m’expliquait qu’il n’en pouvait plus, qu’il n’avait pas le temps. Il m’expliquait que sa fille lui parlait, lui parlait souvent. Sa fille est morte il y a plus de 6 ans, à l’âge de 2 ans. Je lui ai dit qu’il délirait, qu’il était fatigué, et ivre. Il m’a hurlé que j’avais tort, que je ne comprenais pas, qu’il devait la rejoindre, qu’elle était là-bas. Il fallait qu’il la rejoigne. Là-bas. Car c’est l’enfer, qu’elle est seule. Elle l’appelait, il l’entendait mal, mais elle était là.

C’est la dernière chose qu’il m’a dite. Puis il est parti.

Je suis resté dans son bureau, seul. Je l’ai entendu pleurer, un instant, puis il s’est éloigné. Ses pas ont raisonné une dernière fois.

J’ai repris mes esprits, je suis sorti du bureau, et j’ai couru dans le couloir. Je l’ai appelé, il faisait noir, je ne voyais rien. Non loin de moi, j’ai entendu une porte claquer puis se verrouiller. J’ai foncé dans la porte, je l’ai appelé. Derrière la porte, il a murmuré quelque chose, le nom de sa fille, je crois.

Puis, j’ai entendu un clic. Le clic d’une arme qu’on charge.

La détonation a résonné dans le couloir.>

Je suis restée là, bouche bée devant le message papier. Devant ce que mon ami avait dû endurer. J’ai mis plusieurs minutes à me replonger dans la lecture du message. 

<Il s’était tué. Comme les autres. Mais là, ça m’avait atteint. Je comprenais la gravité de la situation. Avant ce n’était que de vagues connaissances. Comme si c’était irréel, une histoire, une rumeur qu’on raconte. Mais pas là. Je venais d’assister à un suicide.

Je réfléchissais longuement, après ça, délaissant mon travail et mes recherches.

Plus tard, quelques jours après cet acte, j’ai repris. Mais différemment. J’étais ailleurs, disons.

Les signaux continuaient à arriver, par centaines, chaque jour. Les suicides continuaient sans cesse. C’était la routine.

Des pages entières de codes, tous différents. Je me rendais alors compte que tous les chercheurs autour de moi paniquaient, mais j’étais là, complètement calme, blasé, presque mort. Je les voyais s’agiter, crier, partout. Moi j’étais là, je marchais, je regardais.

Un jour j’ai regardé les codes en détail. Une page imprimée que j’avais trouvée sur un bureau. Je n’avais rien à faire, je n’étais pas concentré.

C’était comme d’habitude. Des séries de codes incompréhensibles, sans aucun sens.


Mais quelque chose avait changé… Les codes n’étaient plus des chiffres, des lettres avec pour seules significations les fréquences… Non, c’était des mots, des phrases, qui m’apparaissaient soudain.

Je lisais.

Je ne comprenais pas. Je me suis dit que j’étais très fatigué, tout simplement. J’ai voulu aller me reposer, me détendre.

J’ai lâché la lettre, enfin, les codes, puis je suis parti. Dans un bureau. Il y avait une radio.

Une simple radio.

Je l’ai allumée, je voulais penser à autre chose. Je n'ai trouvé aucune fréquence. Un bruit blanc continu s’échappait de la radio.

Pourtant, je persistais. Jusqu’à trouver une fréquence. Une voix féminine parlait en boucle, d’une façon fluide, régulière, presque musicale.
 Ça m’a paralysé. Je suis resté bloqué sur la voix. J’ai d’abord pensé à une émission radio, toute bête.

Mais les propos étaient autres.

La femme m’a dit qu’il y avait un MP3 à ma droite, sur le bureau. Elle m’a dit de le prendre, et d’enregistrer. Car les scientifiques ont besoin de preuves, aussi futiles soient-elles.>

J’ai cet enregistrement. Sur la clé USB. Il y a un fichier dessus. Je l’ouvre. Un enregistrement. Une voix de femme résonne dans mon appartement, ainsi que la respiration saccadée de mon ami. 

«- Bonsoir. Tu me reconnais ? Non, probablement, tu as tout oublié, tu vis pour ton travail. C’est vrai, c’était une question inutile. Enfin passons. Je ne suis pas là pour t’en vouloir, après tout. J’ai plutôt besoin de toi.

-Qui…Qui êtes-vous ?

-Cela n’a pas d’importance. J’aimerais bien voir si tu me reconnais. (Rires légers) Je dois te parler d’une chose. Les fréquences. À présent, nous pouvons communiquer.

-Écoutez. On va arrêter là. Je sais que personne ne m’entend, que c’est un canular sur une radio quelconque. Je ne sais pas comment vous avez eu accès à ces informations, confidentielles, mais vous ne savez pas de quoi vous riez.

-Que personne ne t’entend ? Que personne ne te répond ? C’est toi qui ne sais pas. Tu ne sais rien, RIEN ! (grésillements)

-Arrêtez ça. Si c’est pour faire peur, ça ne sert à rien.

-Peur ? C’est moi qui ais peur. Tu ne comprends rien, absolument  rien. C’est l’enfer là bas, L’ENFER !

-Effectivement je ne comprends pas. Qui êtes-vous ? De quoi parlez-vous ?

-De l’enfer. Là où on ne respire pas, là où on ne voit rien.  Il y fait noir, il y fait froid. Nous ne sommes plus. Plus rien. Il n’y a rien, nous sommes nombreux, mais nous ne voyons rien.  Nous ne nous croisons pas, jamais. Nous nous entendons, chacun. J’entends ces cris de détresse, ces gémissements, ces pleurs d’enfants, et ces appels d’adultes. J’entends tout, je hurle moi aussi, ils entendent, mais personne ne peut rien. Nous sommes nombreux, mais nous sommes seuls.  (Sanglots) Tu n’imagines pas à quel point te parler me fait du bien.

-MAIS QUI ÊTES-VOUS BON DIEU ?!

-Dieu, j’y croyais, au début. Le paradis au ciel, l’enfer sous terre. Mais rien. Il n’y a pas de paradis. Rien. Vous croyiez connaître le ciel. Mais vous aviez tort. Tu te rappelles d’eux ?

-Qui, eux ?

-Eux. Ton ami qui t’a quitté l’autre soir. Tous tes collègues. Elle.

-Mes collègues sont morts. Mon ami aussi. Terminé. Il n’y a rien après. Ils sont morts.

-Non, non. Tu ne comprends rien.

-Si. J’ai compris. Va-t-en. Pars. (Pleurs) 

-Non, il faut que j’explique. Les fréquences. C’est les fréquences. Les codes, les radios, les signaux. Depuis l’enfer, nous communiquons. Peu, mais sûrement. D’abord sur les radiotélescopes, et maintenant sur des radios bien moins puissantes. 15 aout 1977, c’est la date de notre réussite.  La date de notre premier signal. Bien avant que j’arrive, certes mais j’ai vite trouvé comment faire. La puissance de l’esprit est impressionnante.




(Silence)
(Inspiration du chercheur)




-Tu ne peux pas parler ! C’est impossible !

-Si, ça l’est.








-Non. Tu es morte.





-Oui. As-tu compris ? As-tu compris qui je suis ?









-Je…Oui. Je comprends maintenant. Je comprends tout. L’Enfer…C’est l’Espace.


-Oui. Il aura fallu du temps aux hommes pour le comprendre. Mais c’est en train de se produire. Maintenant, rejoins-moi. Je t’en prie. S’il te plaît. C’est simple.»




Fin de l’enregistrement.

Il me reste un paragraphe à lire sur le message texte. C’est la toute fin. 



<Je ne pense pas à ce qu’elle m’a dit. Cela ne me choque pas plus que ça en fin de compte. Je regrette juste une chose. Que je ne puisse pas en parler. Ils m’ont vu. Ils entendent tout. Ils ne veulent pas que les gens sachent.

Mais j’ai trouvé la solution. Quelqu’un le transmettra à ma place, ce message. Une source sûre, une amie journaliste. Quelqu’un que le monde croira, écoutera.
Dans le pire des cas ce message deviendra une simple légende urbaine, mais les gens sauront. Ou du moins, auront lu. Et en garderont un vague souvenir.

Mais écoutez-moi. Cette conversation a changé ma façon de voir les choses, ces phénomènes.

Vos proches sont là-bas, des personnes que vous aimez. Ils souffrent, vous n’imaginez pas à quel point. Mais vous pouvez les rejoindre.

Comme mon ami a rejoint sa fille.


Comme j’ai rejoint ma femme.


Rejoignez-moi.>

J’ai compris alors que, ce soir là, c’était la dernière fois que je le verrais. Qu’il ne reviendrait pas, jamais.

Ce message est un véritable appel au suicide. Je le réalise maintenant, je ne distingue plus le vrai du faux. Peut être que mon ami délirait simplement. Je ne sais pas. Mais je diffuserai ce message tout de même. Par respect. C’était sa dernière volonté. Je suis contre la diffusion, mais mon amitié me dit de le faire. Diffuser. Juste une chose. Réfléchissez sur ce que vous venez de lire. Réfléchissez avant de passer à l’acte.


Ne faites pas comme moi.   

 

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Les suicides de Sacha R***** et Lloyd W****** resteront confidentiels.
Ce message est classé top secret. Toute tentative de diffusion pourrait aboutir à des poursuites en justice.
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Traduit de l’anglais par Mary T********
 


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Posté par : Anonyme, le 04.05.2009 à 05.07.
Sujet : .





Gagnante du concours Laïka organisé par Nigiel sur le forum officiel du site. Comme vous vous en doutez le thème était l'espace... Un thème très rarement exploité et qui ne souffre pas trop des clichés, pitié ne vous pressez pas pour les créer!

Edit: le texte est de la très discrète Leaf, n'oublions pas les crédits quand il s'agit de concours.

jeudi 16 octobre 2014

Les chapardeurs (The snatchers)

Je suis sûr que tout le monde a déjà perdu quelque chose qu'il n'aurait jamais pensé perdre. Des petites choses comme des chaussettes et d'autres vêtements jusqu'aux choses plus importantes telles que la télécommande de la télévision, téléphone portable et portefeuilles.
Vous pouvez tout fouiller de fond en comble, vous ne retrouverez jamais ces objets. Mais ne vous tourmentez pas, c'est une bonne chose, ils ont été pris par des créatures que j'ai toujours connues sous le nom de chapardeurs.


Les chapardeurs sont de petites créatures invisibles, qui observent, tapies dans l'ombre. Vous devez sûrement vous demander: « Que regardent-ils ? ». L'avenir. Ces petites créatures ont la capacité unique de voir dans l'avenir proche de chaque être. Que ce soit un chien, un chat, une souris ou n'importe quoi. Cependant, les êtres qu'ils aiment regarder le plus sont les humains.


Les kidnappeurs ont toujours été intrigués par les biens des humains. Des téléphones portables aux chaussettes, ils nous ont regardés utiliser ces objets et les ont voulus pour eux. Ils ont un code d'éthique plus fort que nous, cependant, ils refusent de prendre les objets sans nous donner quelque chose en retour, nos vies. Puisque les kidnappeurs peuvent voir dans l'avenir, ils ont décidé que s'ils nous sauvent, nous les humains, des dangers que seuls eux peuvent voir, ils pourraient prendre légitimement nos objets comme moyen de paiement.


Ainsi, la prochaine fois que vous perdez une chaussette, votre chemise préférée ou même votre portable, ne vous inquiétez pas, vous avez juste été sauvé.


C'est quand vous retrouverez ces objets que vous devrez être inquiet.


Traduction: Sivery

Creepypasta originale ici

mercredi 8 octobre 2014

Déjà-vu

Dites, savez-vous réellement ce qu’est un déjà-vu ? Oui ? Je ne pense pas.

Un déjà-vu est une sorte de problème, de “bug”, dans la réalité. Un déjà-vu indique que quelque chose a changé, bougé, a été modifié. Quelque chose, ou quelqu’un, a cessé d’exister, et toutes les mémoires, tous les souvenirs de son existence ont été effacés à jamais.
Un déjà-vu se manifeste généralement dans votre tête, votre esprit, votre cerveau, et cela quand votre mémoire change. Peut-être pour effacer votre sœur de ce monde.

Oui, vous savez, cette sœur que vous n’avez jamais eue.

Étrange cas, celle-ci. Si on croit à la bonne foi de son auteur français, elle a été créée deux fois indépendamment, à deux endroits différents, par deux personnes qui ne se connaissent pas ; une fois ici, et une autre fois sur Creepypasta Wiki. Ça peut sembler fumeux mais je ne pense pas que ce soit strictement impossible.
La version anglaise est disponible ici: http://creepypasta.wikia.com/wiki/Déjà_Vu

Lire entre les lignes


Connaissez-vous l'expression « Lire entre les lignes » ?


Elle désigne une manière d’interpréter ou de décoder un texte. Beaucoup d'amateurs s'y essayent dans le but de faire éclater au grand jour un complot se cachant derrière d'anodins récits. Mais énormément d'entre eux abandonnent, jugeant trop difficile de discerner les bases de la « technique ».


Cependant, il y avait des maîtres à ce jeu-là. Dont un : Robert Partenson, né en 1855, mort en 1902, catholique extrémiste. Il était une star dans ce domaine, invité à des dîners, des fêtes grandioses.


Les journalistes se battaient pour avoir une interview de lui. Il pouvait s'isoler pendant des jours entiers pour comprendre le sens de quelques phrases. Robert aidait même des gens à faire des textes faisant l'éloge d'un grand personnage mais dont, si l'on lisait entre les lignes, on s’apercevait qu’il s’agissait en réalité d’une critique amère.


Malheureusement, il mourut au sommet de sa carrière. Cela faisait plusieurs journées que Robert s'était enfermé dans la chambre pour diagnostiquer un grand ouvrage. Sa femme n'osait pas rentrer dans la pièce, par peur d'éveiller la colère de son mari.


C'est sa femme de chambre qui, finalement, est entrée. Un spectacle morbide se tenait devant elle : Robert, par terre, les yeux crevés. Et, à côté du corps, se trouvait un mot :



« Dieu nous ment ».