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mercredi 26 avril 2017

La plus belle fille de l'école

Sous les décorations rouges, roses et blanches, les filles dansaient avec leurs cavaliers. Cependant, mes yeux étaient fixés sur celle qui était assise seule à l'une des tables, en train de scruter la foule de ses yeux bruns chocolat et faisant tourner une rose entre son pouce et son index. Elle s'appelait Vanessa, et elle était sans aucun doute la plus belle fille de l'école, non seulement à cause de son apparence, mais aussi grâce à son caractère doux et innocent. Je suis tombé amoureux d'elle au premier regard, mais je n'ai jamais pu prendre mon courage à deux mains et lui avouer mes sentiments. Au moins, aujourd'hui j’ai pu lui laisser un cadeau pour la St Valentin.

- "On t'as posé un lapin ?" lui ai-je demandé en l'abordant. "J'imagine" a t-elle soupiré. "Je ne sais même pas qui ça peut être, il y avait seulement cette rose et une carte avec inscrit 'pour la plus belle fille de l'école' dans mon casier". "Oh, on dirait que tu as un admirateur secret" l'ai-je taquinée en secouant son épaule. Elle a rougi et souri timidement. "Du punch ?" lui ai-je demandé en lui tendant un des deux verres que j'avais apportés. Elle m'a remercié en le prenant. Nous avons parlé pendant une quinzaine de minutes en regardant les autres danser avant qu'elle ne commence à sembler étourdie. "Hé, tu vas bien ?" lui ai-je demandé alors qu'elle se penchait, la tête dans ses mains. "Je...je ne suis pas sûre, j'ai la tête qui tourne d'un seul coup" a t-elle gémi. "Allez" lui ai-je dit en l'aidant à se lever. "Sortons prendre l'air".

Une fois sortis du gymnase, je me suis agenouillé à côté de Vanessa pendant qu'elle essayait de reprendre son sang-froid. "Je dois.. dois rentrer chez moi" a t-elle bégayé. "Je vais appeler mes parents, je ne peux pas conduire dans cet état". "Eh bien je peux te raccompagner si tu veux ?" lui ai-je suggéré. "Vraiment ?" a t-elle demandé. "Mais je ne veux pas déranger..." "Ne t'inquiète pas, je n'ai rien de mieux à faire," ai-je répondu en haussant les épaules. "D'accord" a-t-elle marmonné pendant que je l'accompagnais à ma voiture. Je l'ai aidée à boucler sa ceinture sur le siège passager. J'ai démarré ma voiture puis j'ai quitté le parking. Mon coeur battait d'excitation, j'attendais avec impatience de pouvoir la ramener à la maison... chez moi, je veux dire.


"Merci beaucoup de m'aider" m'a t-elle dit avant de fermer les yeux.

"Qu'est-ce que je ne ferais pas pour mon élève préférée"


Traduction : Mushroom

Source

lundi 24 avril 2017

Nuits d'Écosse

Avant, j'étais comme vous. J'adorais frissonner. Je cherchais par tous les moyens à me faire peur, à me donner une bonne grosse dose d’adrénaline. Films d'horreur, maisons hantées, creepypastas, urbex dans des endroits flippants. J'étais toujours à la recherche de nouvelles choses. Et c'était devenu difficile au bout d'un moment, car quand tu as tout essayé, plus rien ne te surprends. C'est pour cela que j'ai décidé de tenter ma chance à l'étranger. J'avais plusieurs idées de pays dans lesquels je pouvais trouver ce que je cherchais, mais j'ai finalement opté pour l’Écosse, un pays que j’appréciais. Il faut dire que de nombreuses œuvres m'avaient donné envie de visiter le paysage de ce pays. Les Highlands qui sont montrées dans Highlander ou Braveheart, les châteaux montrés dans divers films et même des BD, comme dans "La Jeunesse de Picsou". Et, vous vous en doutez, les fameux châteaux hantés qui parsèment ce beau pays.

J'ai donc voyagé dans une petite ville paumée au nord de l'écosse, non loin d'un de ces châteaux hantés, où j’espérais pouvoir passer quelques nuits. Mon voyage devait durer une semaine, donc plutôt que de tenter de m'infiltrer toutes les nuits dans le château pour y dormir, j'ai loué une petite maison dans le village, pour une somme tout à fait dérisoire.

Une aubaine !

La location n'était vraiment pas chère, certes, mais après l'avoir vue, j'ai bien compris pourquoi. Elle était vraiment délabrée. Elle était assez spacieuse, néanmoins. Mais la poussière avait envahi les lieux. A l’intérieur de la chambre régnait une odeur de moisi, comme si elle n'avait pas été aérée depuis des lustres. J'ai vite fait d'ouvrir la fenêtre, espérant ne pas avoir cette sale odeur durant la nuit. En l'ouvrant, j'ai pu profiter d'un spectacle grandiose : Une vaste étendue de plaines verdoyantes, et, au bout, un immense château. Les fameuses Highlands, et le fameux "château hanté" dans lequel j'allais essayer de me faire peur. Deux choses que je voulais absolument voir en venant ici, que demander de plus ? Comme le voyage m'avait quand même fatigué, j'avais décidé de ne pas trop me presser, et de passer une bonne nuit au calme dans ma "fantastique" demeure. J'avais ramené de quoi passer le temps, des bouquins, un lecteur DVD avec quelques films (d'horreur, cela va sans dire) et quelques barres chocolatées pour tenir la nuit, avant de faire quelques courses le lendemain. Le soir venu, alors que j'étais dans ma chambre en train de regarder "The Conjuring 2", j'ai entendu de grands bruits sourds. Je me suis levé pour aller voir d’où ça venait, mais sans succès. En allant me recoucher, rebelote. Des coups. Comme si quelqu'un tapait dans un mur. Cette fois, je les avais entendus distinctement, ce n’était pas le fruit de mon imagination. Je suis resté un instant au milieu du salon, en tendant l'oreille, pour essayer d'identifier la provenance de ces coups. Et, des coups, il y en a eu. Pleins. Mais ils semblaient venir de nulle part et partout à la fois. Je n'arrivais pas à savoir d'où ça venait. J'ai cherché partout dans la maison, et même à l’extérieur au moyen d'une lampe torche, mais je n'ai rien trouvé. Il n'y avais pas de cave ou de grenier, ni même d'étage à vrai dire, donc cela venait forcément d'une des pièces aux alentours.

Au bout d'un moment, alors que les coups continuaient, j'ai reconnu une certaine logique dans ceux-ci. Et c'est là que j'ai compris : C'était du morse. J'avais vu plein d'histoires à ce sujet, vu des centaines de vidéos "d'esprits frappeurs" qui communiquaient en morse, du coup, j'avais à peu près appris ce langage. Je me suis assis sur le fauteuil du salon, et je me suis concentré.

3 coups rapide. 3 coups lents. 3 coups rapides.

C'était le mot du langage morse le plus connu : "SOS" Je suis resté une partie de la nuit à écouter ces coups et à tenter de les déchiffrer. J'avais réussi à capter les messages suivants :

"Help me"
"I'm trapped here" 
"Help me please, it hurt" 
"God, Save me"

Évidemment, la langue ici était l'anglais, je ne m'attendais pas à découvrir des message en français. Ces messages était inquiétants, surtout que je ne savais pas d’où ça venait. J'ai bien tenté de crier pour lui demander où il était, mais il continuait à envoyer ces messages par morse. Puis, comme le matin était arrivé, les coups avaient disparus. J'ai fait une nouvelle recherche minutieuse dans toute la maison et ses alentours, mais, une nouvelle fois, rien. J'aurais bien demandé de l'aide aux voisins, mais il n'y en avait pas. Les seuls voisins que j'avais étaient à des kilomètres d'ici.

Comme je n'avais pas dormi, j'étais exténué. Et puis, tout cela me semblait être une blague mise en place par quelques jeunes du coin qui voudraient effrayer les touristes et faire vivre la légende des fantômes du château. Et puis, j'en avais vu d'autres, et bien pire, je n'étais pas effrayé du tout. Je suis donc allé dormir, je ne me suis réveillé qu'en fin de journée. La nuit était tombée, et ce qui m'avait sorti de mon sommeil, c’était de nouveau des coups. Je suis retourné dans le salon, et, à nouveau, j'ai déchiffré le morse :

"Help me, please" 
"Somebody get me out of here"

Cette fois, j'ai eu l'idée de répondre directement en morse, en tapant moi aussi du pied sur le plancher :

"Where are you?" 

Et, alors que le tonnerre grondait dehors et qu'il s’était mis à pleuvoir, il m'a répondu :

"Cell"

Cell ? Cellar ? Une cave ? Pourtant, j'avais bien cherché, je n'ai trouvé aucune trace de cave dans la maison. Et dans la location, il n'était pas questions de Cave... j'ai passé un coup de fil à la personne qui louait la maison, en lui parlant de ces coups et de cette cave. Comme il était tard, il m'a répondu très sèchement que la maison n'avait aucune cave, et qu'il n'avais jamais entendu de coups dans cette maison. Puis il a raccroché.

Après cela, il n'y a plus eu de coups du tout. J'ai continué ma semaine entre la maison et le château, et la seule "expérience paranormale" que j'ai eu durant la semaine étaient ces coups. Je suis rentré en France, ayant encore en tête le bruit qu'ils faisaient. Je ne savais pas si c'était une blague, ou si c'était réel, mais, moi qui était en quête de sensations fortes, j'étais quand même heureux d'avoir vécu ça.

Jusqu'à ce que, arrivé chez moi, j'ouvre un livre qui parle du morse. Je voulais quand même vérifier que je n'avais pas fait d'erreurs. Et j'en avais fait qu'une seule. Une erreur qui me fit enfin avoir ce frisson le long de ma colonne vertébrale . Ce frisson qui me paralysa de peur.

J'avais mal interprété le dernier mot. C E L L. Je m'étais trompé pour la première lettre, surement à cause du tonnerre à ce moment précis. Ce n'étais pas un C, mais un H.

Hell.

samedi 22 avril 2017

Les rats quittent le navire - #5 - Il s'est passé bien des choses, mais je dois faire le point d'abord.

Bonjour à tous. Au vu de la durée de ce hiatus, je pense pouvoir considérer que vous êtes en majorité des néophytes et qu’il va falloir que j’explique pas mal de choses. Il fallait bien que je récapitule tôt ou tard, ça fait maintenant plusieurs années que j’accumule les pistes, et chaque nouvel élément semble rendre les choses encore moins claires.

Avant tout, je dois quelques explications aux trois paumés qui attendaient de mes nouvelles. C’est bête à dire : j’ai arrêté de m’intéresser à tout ça par pure lassitude, et en me disant parfois : “Ils trouveront bien pour moi”, en pensant à ceux dont c’est le travail. Oh certes, il m’arrivait d’imaginer encore la peine des familles des disparus, mais c’était un peu comme un moucheron insistant que je chassais d’un revers de main. Pour tout vous dire, je vivais plutôt bien ma vie de lâche, à tracer ma route sans jeter un regard en arrière, et je me disais qu’au fond, ce monde tournait plutôt rond, nonobstant quelques détails sordides.

En fait, j’aurais presque préféré ne pas retomber dedans par hasard, mais maintenant que c’est là... Autant s’y faire. En me connectant sur Tumblr il y a quelques jours, pour une raison tellement importante que je l’ai oubliée, j’ai vu qu’on m’avait envoyé un message - je le découvrais très en retard - et son contenu était informatif, pour dire le moins.

Mais comme dit plus haut, avant d'en venir aux faits, je vais tenter de vous résumer toute l'histoire, et tout ce que je sais sur ces gens que nous avons rencontrés il y a maintenant plus de deux ans. Par la même occasion, je vais tenter de me mettre à jour sur les différents supports d'information que je suivais... en essayant de ne pas être trop confus, bien que ça ait de bonnes chances d'arriver. Bref, voilà le résumé.

En novembre 2014, j'administre un petit forum d'écriture qui rencontre une grosse baisse de fréquentation, ce qui inclut le départ de quelques personnes appréciées. Je le signale à ma communauté en les invitant à proposer des idées pour redynamiser le truc, mais la discussion dérive rapidement lorsque l'assistance, plus concernée par les membres partis que par les nouveaux qu'on pourrait faire venir, se met à s'interroger sur les raisons du départ précipité d'un de mes modérateurs, Blackdog de son pseudo.

En effet, il s'est avéré que l'intéressé avait posté un statut étrange à peu près au moment où il avait cessé de donner signe de vie sur le forum. Ce statut, en plus de suggérer qu'il s'était isolé non seulement de nous, mais de tous ses contacts, mettait également en scène quelqu'un que personne dans son entourage ne semblait connaitre.Les tentatives pour prendre contact avec cette personne échouent. Toutefois, je remarque assez vite sur le thread un nouveau membre au comportement un peu hautain, Hippogallic, qui glisse à l'occasion quelques allusions obscures ; je n'ai fait le lien avec le statut Facebook que bien plus tard.

Peu de temps après, ma co-admin Solene, qui avait manifesté beaucoup d’implication dans la recherche d’infos sur Blackdog, reçoit par Skype une demande de contact lui précisant de “suivre les signaux” disposés dans un parc près de chez elle. Un rendez-vous nocturne plus que suspect, auquel elle décide de se rendre avec son frère, malgré les réprobations de plusieurs membres.

Elle reste quelque temps en contact avec le forum, jusqu’au moment où elle poste la photo de chaises et de guirlandes disposées dans les bois, probablement le lieu prévu pour ce rendez-vous (je la publie ici en grand, étant donné que ce n’était pas encore fait).



Ne voyant personne arriver, elle et son frère décident de rentrer chez eux après un moment en nous promettant de poster un message à son retour.

Le temps passe, pas de nouvelles, l’inquiétude monte. Le lendemain, un autre membre, Zamia, manifeste sa surprise en croyant reconnaître les lieux mentionnés la veille : il s’avérait que, sans le savoir jusque là, il vivait tout près de chez Solene. Son excitation se mue vite en angoisse quand, pris d’assaut par les membres inquiets, il va se renseigner sur les disparitions récentes et que la dernière en date correspond à la description de Solene.

Lui comme moi demandons aux autres de ne pas paniquer. Il se propose de se rendre sur les lieux supposés du rendez-vous, ce qu’il fait le lendemain ; durant cette “promenade”, qu’il filme pour nous, il trouve dans une casemate abandonnée, des guirlandes identiques à celles sur la photo, un masque, ainsi qu’une trousse contenant des pinces et des scalpels.

Deux jours plus tard, nouvelle vidéo, où il tombe par hasard sur une autre installation. Au fond d’un tunnel étroit dont l’entrée était signalée par un morceau de ruban de chantier, il récupère le crâne d’un chien, dont tout indique qu’il a été laissé là à son attention.

Dans les jours qui suivent, Zamia semble de plus en plus confus, déplore ce qui semble être des pertes de mémoire. Le 21 novembre, il poste une nouvelle vidéo sur sa chaîne - mettant en scène ce qui ressemble à une poursuite - qu’il ne mentionnera jamais sur le forum.

Le 25 novembre finalement, Hippogallic, qui n’a pas cessé de faire des remarques obscures pendant tout ce qui précède, contacte Zamia par Skype. Ce dernier publie leur échange immédiatement après.

Au cours de cette conversation, Hippogallic avoue son implication dans les événements récents. Il était celui qui a attiré Solene dans les bois, et il l’avait fait pour conduire, sans le désigner comme tel, ce qui est sans aucun doute un sacrifice humain. Il avait fait en sorte que Zamia trouve le crâne, objet rituel, pour l’influencer je ne sais comment. Et il l’invitait à rejoindre les siens, ce à quoi il a répondu qu’il “arrivait”, sur le ton de la menace.

On se trouvait face à une secte, ou une organisation peu importe, dont les représentants trouvaient adeptes et victimes sur la toile, en volant d’un contact à l’autre, d’un réseau à l’autre. J’ai choisi, un peu tard certes, de fermer mon forum après ça ; mais je n’allais pas cesser d’entendre parler de ces gens pour autant.


À ce moment de l’histoire, je garde encore contact avec une poignée de membres parmi ceux qui ont été impliqués, ou ont apporté des informations durant l’affaire : Marcellus, qui a signalé les circonstances étranges du départ de Blackdog ; Loup_bleu, un modérateur ; et bien sûr Zamia, dont les derniers messages nous laissaient tous dans l’expectative. Le soir du 30 novembre, deux jours après la sortie d’une nouvelle vidéo obscure, j’ai une conversation par Skype avec lui qui semble mettre un terme au suspense.

Visiblement paniqué et confus, il m’avoue avoir rencontré Hippogallic comme ce dernier lui avait demandé, et l’avoir salué de but en blanc par un coup de poignard. Un peu de son sang aurait alors touché le crâne de chien que Zamia avait ramené avec lui. À la suite de quoi, prétend-il, la végétation aurait commencé à avoir des mouvements qui n’avaient rien à voir avec le vent. Il avait pris la fuite immédiatement après, laissant Hippogallic agoniser dans les bois.


Le 7 janvier, Marcellus se manifeste sur Skype en nous transmettant une série de photos prises chez lui. Petit vent de panique parmi nous, car il semble qu’on se soit introduit chez lui pour pratiquer une sorte de rituel... ou bien, une forme élaborée et hautement symbolique d’intimidation. Plus de nouvelles de lui après ça, car il décide de couper rapidement les ponts avec nous, non sans nous annoncer qu’il allait pas mal bouger pour brouiller les pistes.

Cet événement éprouve notre détermination, et Loup_bleu finit par retourner à son quotidien, peu après m’avoir transmis le lien d’un blog, Appaly, qui a très clairement un lien avec notre affaire. Nos contacts sont ponctuels depuis, mais il préfère éviter le sujet. L’idée de se retrouver avec la réplique d’un corps chez lui semble le rebuter, et je ne peux pas lui en vouloir.

Le temps passe, et si globalement l’affaire se tasse pour moi qui suis resté plutôt en dehors, je regarde Zamia partir, de vidéo en vidéo, de plus en plus loin dans son délire. Il verse le sang sur le crâne qu’il possède toujours, il déambule dans les bois armé d’une bêche ; et a manifestement quelques altercations violentes avec ceux qui lui ont fourni l’objet, 





...certaines étant même documentées sur Appaly, ce qui vient confirmer le lien.


C’est à peu près à ce moment que j’ai glissé dans le désintérêt et que je suis passé à autre chose. C’était probablement en partie la frustration de ne pas y voir clair ; car si vous ne comprenez pas tout, je vous rassure, moi non plus...

Bref, nous en étions là au moment où je me suis “retiré des affaires” ; cependant, non seulement Appaly et Zamia ont poursuivi leurs activités entre temps, mais l’élément nouveau que j’évoquais en début de post m’a amené à une sorte... d’illumination. Non pas que je comprenne tout maintenant, mais j’ai pu faire beaucoup de liens grâce à ça, bien qu’une bonne partie reste du domaine de la spéculation. C’est tout pour aujourd’hui, je vous parle de tout ça dans le prochain post.



jeudi 20 avril 2017

La peinture verte

Je m'appelle Joseph Fraubou, j'ai 11 ans et je suis en CM2. On me charrie beaucoup parce que j'ai certaines maladies qui me font me comporter différemment de ce qui est considéré comme normal : trouble de l'attention, trouble obsessionnel-compulsif, Asperger, et la liste continue. Autrefois, j'avais l'habitude de m'énerver en réponse aux taquineries, et je me suis bagarré à de multiples reprises. Mais désormais ce n'est plus si horrible que ça.

J'ai un talent artistique unique, je peux peindre avec une plus grande délicatesse que la plupart des enfants de mon âge. Mes amis et ma famille me font souvent les louanges de mon talent. J'aime choisir une seule couleur par toile, et la mélanger avec de la peinture noire et blanche afin d'ajouter différentes nuances à mes tableaux.

Au dernier semestre, comme chaque année, mon école a organisé une exposition d'art. Bien entendu, mon tableau bleu qui représentait mon meilleur ami (vous ne croiriez pas la difficulté que j'ai eue pour le faire poser, enfin bref) a remporté le concours en passant même dans les journaux locaux.

À l'exposition, il y avait un homme très étrange qui portait des lunettes de soleil. Il admirait mon tableau et m'a dit que j'avais un grand talent. Je ne me souviens pas mot pour mot de ce qu'il m'avait dit, parce que j'étais distrait et un peu dans la lune, mais finalement, il m'a invité à monter dans sa fourgonnette pour manger du gâteau. J'adore passionnément les gâteaux, encore aujourd'hui d'ailleurs, alors qui étais-je pour refuser cette offre ? Pour couronner le tout, mes parents étaient occupés à contempler les autres œuvres d'art, ils n'allaient donc pas remarquer mon escapade. J'ai donc décidé de le suivre.

Lorsque nous avons atteint sa fourgonnette, il m'a laissé entrer dedans et m'a annoncé que mon gâteau allait être prêt d'une minute à l'autre. Je n'en pouvais plus d'attendre.

Soudainement, il a verrouillé la portière. Je me suis donc dit qu'il se passait quelque chose de louche. Ça m'a mis un peu mal à l'aise. Mais, en un instant, alors qu'il semblait être sur le point de m'attraper, il a fondu en larmes.

« Non ! » a-t-il crié. « Je ne peux pas ! Pas encore une fois ! »

Il a pleuré pendant quelques instants, j'étais de moins en moins méfiant.

« Qu'est-ce qui ne va pas ? » lui ai-je demandé.

« Écoute petit... » a-t-il commencé. « Je ne suis pas un type bien, en fait, je suis même un monstre. Tu es un artiste formidable, je ne veux pas détruire ta vie comme je l'ai fait avec beaucoup d'autres. »

Il a ouvert la portière, ce qui a révélé plusieurs cicatrices le long de son bras.

« Pars, fais quelque chose de ta vie dans ce monde cruel. »

Je suis alors parti, plus confus que jamais.

Quelques jours plus tard, j'ai revu cet homme. Il m'attendait à la sortie de l'école.

« Hé, jeune homme ? » m'a-t-il appelé.

Je me suis retourné et, sur le coup, je l'ai reconnu. Il tenait une boîte Tupperware avec un liquide vert à l'intérieur.

« Oui ? » ai-je répondu.

« J'ai décidé de me faire pardonner pour ce que j'ai failli te faire. Je veux t'aider en jouant un rôle dans ton beau travail, alors par pitié, prends cette peinture spéciale que j'ai fabriquée, utilise-la pour tes tableaux. »

J'ai alors pris la peinture qu'il me tendait. J'ai une nouvelle fois remarqué les cicatrices qu'il avait le long de son bras. Je ne savais pas pourquoi il en avait autant.

« Merci. » ai-je répondu, perplexe, avant de le quitter.

Eh bien, en fait, cette peinture avait quelque chose d'incroyable. Elle était magnifique, elle avait un air radieux sur le papier. Je peux bien le dire, ce n'était pas une peinture ordinaire : elle était plus liquide, presque comme du vernis, sentait l'iode, et était chaude au toucher. Au bout de plusieurs semaines, j'ai peint un nombre incalculable de tableaux avec cette peinture, en mettant des touches de noir et de blanc par-ci par-là. Avant que je ne le sache, j'étais à court de peinture. Mais d'une manière ou d'une autre, cet homme avait prédit que ça allait m'arriver, parce qu'il s'est ramené avec plus de peinture verte le jour suivant.

Au fur et à mesure des semaines, il me fournissait de plus en plus de peinture verte, et je continuais de faire de beaux tableaux. Jusqu'au jour où, peu de temps avant la prochaine exposition, il m'a dit qu'il partait et qu'il ne reviendrait pas.

« Où vas-tu ? » ai-je demandé avec tristesse, mon amitié pour lui s'étant renforcée.

« Eh bien, disons seulement que c'est un endroit où tu n'as jamais été, mais tu vas y aller un jour. J'espère t'y voir à ce moment. » a-t-il répondu.

« Tiens, prends ce dernier récipient. » a-t-il ajouté en me tendant l'habituel liquide vert. « J'en donnerais bien plus mais je suis très affaibli. »

En effet, il était très pâle. Ces derniers temps, il l'avait été de plus en plus à chaque fois que je le voyais. Il a serré ma main après s'être avancé. Puis, je lui ai rendu sa poignée de main.

« Au revoir, mon ami, j'espère que je te reverrai un jour. » a-t-il dit. Sur ce, il est parti dans son van, pour de bon.

Ainsi, j'ai travaillé dur sur ce dernier tableau, si dur que je ne m'étais même jamais autant concentré auparavant. Ça m'a pris une semaine entière pour le finir avant l'exposition. Mon tableau représentait le visage de cet homme avec cette fameuse peinture verte, bien entendu. Je m'étais assuré de conserver le moindre petit détail de son visage, ou au moins ce dont je me souvenais. Il était magnifique en vert.

J'ai emmené le portrait à l'exposition et je l'ai dévoilé aux élèves et aux parents. Ils paraissaient tous à la fois impressionnés et admiratifs.


-The Princeton Times

Un jeune garçon daltonien peint un magnifique portrait rouge d'un inconnu.

Traduction : SuperPlatypus

Source

mardi 18 avril 2017

Concours d'illustrations : Place aux votes !

Après plusieurs semaines d'attente et une prolongation, le concours d'illustrations a prit fin. Il est temps de voter pour la meilleure oeuvre ! Vous avez été nombreux à participer, avec des illustrations de très bonne qualité !

Merci à tous les participants ! 

Nous vous rappelons que le vainqueur remportera un T-Shirt qu'il/elle aura choisi sur la boutique de JeKat, sur Amazon, vous pouvez la trouver ici.

Un sondage (Via StrawPoll) sera proposé à la fin de l'article, afin que vous puissiez voter.

Fin des Votes le 30/04/2017 à 00h00 !

Place aux artistes  (vous pouvez les afficher en plein écran et zoomer si vous le souhaitez : clic sur l'image > clic droit > afficher l'image) :

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Image n°1 - Par Casta


Image n°2 - Par Corinne


Image n°3 - Par Maureen


Image n°4 - Par Oni Linka


Image n°5 - Par Samantha

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Image n°6 - Par Ayato


Image n°7 - Par Mayline

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Image n°8 - Par Adelaide


Image n°9 - Par Ithier


Image n°10 - Par Manon


Image n°11 - Par Monocreepy


Image n°12 - Par Oni Linka


Image n°13 - Par Rose

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Sur : Ubloo
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Image n°14 - Par Ben


Image n°15 - Par Manon

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Image n°16 - Par Ari L


Image n°17 - Par Manon

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Image n°18 - Par Laurent


Image n°19 - Par Manon


Image n°20 - Par Perabo

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Image n°21 - Par Chinawa


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Place au vote :

Note : Si vous ne voyez pas le sondage, votre bloqueur de publicité en est peut être la cause. Vous pouvez soit le désactiver pour ce site, soit aller voter directement ici : http://www.strawpoll.me/12774014

Bonne chance à tous !



commentaire

samedi 8 avril 2017

Vieille VHS

Au cours de mon adolescence, dans les années 90, j'ai eu ma petite période « cinéma underground. » A l'époque, nous n'avions pas accès à toutes les productions étranges – même carrément malsaines – qui pullulent aujourd'hui sur internet, et nous devions nous en remettre aux bons vieux réseaux de ventes et d'échanges de VHS. J'ai eu en ma possession, vers 1996 je crois (je ne suis plus tout à fait sûr, c'est plutôt vieux), un film particulièrement troublant dont j'ai décidé de vous parler ici. J'ai depuis rendu la cassette à son propriétaire en échange d'autres films, et lui même l'a sûrement fait e tourner de son côté. C'était comme ça que marchait le réseau.
Je crois qu'il s'agissait d'une production asiatique, peut être japonaise (je n'étais pas aussi familiarisé avec l'accent à l'époque, ce qui expliquerait pourquoi je ne l'ai pas reconnu) ou peut être coréenne... Le film était sous-titré en anglais, avec une syntaxe ignoble et des fautes d'orthographes partout, ce qui n'aidait pas beaucoup à la compréhension globale. Je préviens d'avance que je n'ai aucune hypothèse quant aux fins d'un tel film ou au publique auquel il était destiné, et je ne sais pas non plus s'il est le fruit de truquages très habiles ou non. Mes connaissances en matière d'effets spéciaux sont lacunaires, mais la nature même de la mise en scène et de ce qui est montré me paraît rendre difficile leur réalisation. Inutile de préciser que si qui que ce soit à des informations sur cette cassette, je serait plus qu'intéressé d'en discuter avec lui. Bref, je vous laisse sur les quelques souvenirs que ce visionnage m'a laissé :


Le film s'ouvre sur un plan fixe montrant une petite pièce entièrement jaune du sol au plafond, aux murs brillants comme recouverts de cire ou composés de plastique. Il n'y a ni portes ni fenêtres visibles, et l'architecture globale, comme la présence de gros poteaux ou le plafond très bas me font un peu penser au local d'un parking souterrain. Un homme en costume vert, assis à une table d'écolier dans un coin de la pièce, s'adresse directement à la caméra. Il parle comme un présentateur télé. Il se présente comme un adepte de « l'art de la déstructuration » (selon la traduction), qui se divise lui-même en quatre disciplines distinctes.

Il enchaîne directement sur le premier de ces quatre « sous-arts » : celui de la restructuration à long terme, ou art bonzaï (la mention du bonzaï est peut être un indice sur la provenance de la vidéo, mais je doute que le terme ne soit connu qu'au japon). Un projecteur s'allume – apparemment situé derrière la caméra – et illumine le mur du fond de différentes diapositives en noir et blanc, tandis que la luminosité de la pièce baisse progressivement. Je précise ici que la VHS était de très très mauvaise qualité, et que les photos projetées l'étaient apparemment aussi. De fait, je ne sais pas exactement ce qu'elles représentaient. Nous pouvions plus ou moins voir des formes sombres et floues, tordues, sur un fond blanc granuleux. Les images étaient hyper-contrastées, sans aucune nuance de gris. Le présentateur s'excusait de ne pouvoir faire de démonstration en directe de son art sur le plateau, l'exécution demandant un temps infini pouvant aller jusque à plusieurs années, voir plusieurs décennies.

Cut sur une autre pièce, à l'architecture très semblable à la précédente (aux murs jaunes et lisses) mais qui semble un peu plus grande. Le présentateur apparaît par la gauche de l'écran. Il porte maintenant un costume bleu. Il salue à nouveau les spectateurs et marche jusqu'à l'extrémité de ce qui semble être une longue table de banquet se prolongeant hors-cadre vers la droite. Sur la table est posée une grande cage avec, à l’intérieur, un minuscule porcelet, pas plus grand qu'un chat. Le présentateur enchaîne sur le deuxième de ses quatre arts, celui de la « décomposition » et s'excuse par avance de ne pouvoir, pour des raisons légales, faire la démonstration sur des êtres humains. Il dit à peu près ceci : « Cet art est le plus simple et le plus rapide, il ne demande que peu d'aptitudes techniques et pousse naturellement à la contemplation. » Sur ce, il s'empare d'un genre de pistolet relié par la poignée à un long tuyau, et le pointe sur le cochon à travers les barreaux.


Je vois l'animal tomber sans qu'aucun coup de feu ne soit audible, et la qualité de la vidéo ne permet pas de discerner une éventuelle blessure. Le présentateur demande au cameraman de zoomer, ce que celui-ci fait. La caméra s'arrête sur le cadavre en gros plan. A partir de là, le film passe en avance rapide. Nous devinons le corps se décomposer petit à petit. Sa silhouette se couvre de grosses tâches noires et semble... s'affaisser petit à petit... La séquence finit par s'arrêter sur un plan fixe de ce qu'est devenu le cochon : une simple forme vague, très sombre, qui n'a plus rien d'un animal.

La caméra revient au présentateur - arborant maintenant un ensemble rose vif - et le suit à mesure qu'il avance le long de la longue table. Celui-ci s'arrête devant une cage en verre – vivarium ou aquarium – à l’intérieur de laquelle un gros rat blanc gratte la parois. « Voici venu le moment de vous présenter mon troisième art, celui de la liquéfaction... Pour des raisons évidentes de sécurité, je ne peux jeter directement à la main notre cobaye dans la solution diluante. Utilisons cet ingénieux système mis au point par l'équipe de l'émission. » Le présentateur entrouvre la trappe transparente au dessus de la boite et y passe un tube en plastique relié à un gros bidon munis d'un robinet. Il tourne le robinet, et ce qui ressemble à de l'eau commence à remplir le vivarium.

Le rat panique, il court dans tous les sens et sautille sur place pour échapper au liquide. Ce dernier commence à bouillonner. Une écume se forme, comme de la mousse de bière, et recouvre la surface. Je distingue plus ou moins un vacillement dans l'image, comme au dessus des routes en été (aujourd'hui je me dis que c'était peut être tout simplement de la fumée qui passait devant l'objectif). L'eau devient brune, puis noire. Le rat finit par arrêter de bouger. Il respire encore quand le liquide commence à le recouvrir complètement.

Cut. Nous revenons dans la première salle. La table d'écolier, au fond de la pièce, a laissé place à une sorte de petite table de chirurgien, inclinée presque à la verticale. Un animal – impossible à distinguer de si loin – est accroché, les quatre pattes écartées maintenues par des chaînes ou des lanières. Le présentateur est désormais en blanc. Il annonce à la caméra, sur le ton le plus sérieux du monde : « Il est temps d'aborder le quatrième et le plus subtil des quatre arts : celui de la désolidarisation. » Il marche jusque à la table de chirurgie, et prend l'un des instruments posés à côté de l'animal (peut être un scalpel, ou quelque chose du même genre étant donné la taille et le bruit métallique de l'objet). Il commence à « travailler » son cobaye. Et nous entendons alors des miaulements perçants, horribles, comme ceux qu'émet un chat quand vous lui écrasez la queue par mégarde. Le miaulement devient plus rauque, plus plaintif... s'éternise. Et je devine, malgré la qualité médiocre de l'image, le sang sombre couler sur la fourrure de l'animal. Le film s'arrête ici.

La suite de la cassette est occupée par les extraits d'un film asiatique non sous-titré et tout à fait banal, comme si on avait enregistré la vidéo par dessus. Puis suit un écran bleu, accompagné d'un bruit de fond sourd et diffus.

C'est, je crois, la description la plus précise que je pouvais faire de ce film. Encore une fois, si quelqu'un a la moindre information, qu'il m'en fasse part. Quelqu’un a bien dû trouver la vidéo et la poster dans je ne sais quel coin mal fréquenté du web depuis le temps...
en tout cas je l'espère. Je ne cherche pas forcement à la revoir, mais simplement à savoir d'où elle vient, et surtout à savoir si oui ou non ce que j'y ai vu était vrai.


jeudi 6 avril 2017

Prolongation du concours d'illustrations


Bonjour à tous !

Nous avons décidé de prolonger le concours d'illustrations jusqu'au 15 AVRIL 2017. Et cela, pour deux raisons :

- C'est les vacances scolaires, ce qui laisse plus de temps pour dessiner à ceux qui sont étudiants.

- Et, bonne nouvelle, il y a maintenant une récompense à la clé !
En effet, le gagnant/la gagnante recevra un T-Shirt qu'elle aura choisi sur la boutique de JeKat, sur Amazon. Voici le lien :

https://goo.gl/3fCDXu

vous pouvez le constater, il y a un large choix de T-Shirts, dont plusieurs représentant des Creepypastas.

Pour rappel, vous pouvez trouver le lien du concours ici :
http://creepypastafromthecrypt.blogspot.fr/2017/02/le-retour-du-concours-dillustration.html

Alors, à vos crayons !