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mercredi 1 juillet 2015

L'anthropophage

Eh merde


Je ne peux pas manger de nourriture normale. Un autre effet secondaire de ma condition quelque peu particulière. Ma langue opère... différemment de la vôtre. Cette drôle de condition rend donc la nourriture humaine quotidienne infecte à mon goût. Eh merde que c'est dégoûtant.


Mais ça ne veut pas dire que je ne mange pas. Vous voyez, je suis un anthropophage. Autrement dit, le seul aliment dont le goût ne me fait pas vomir mes tripes est l'humain. Eh merde que c'est délicieux.


Ce n'est pas si dur de se fondre dans la foule: les humains sont très nutritifs, alors un gros repas peut me soutenir pendant environ un mois, me laissant donc la chance de garder profil bas. Je vis avec la population en vivant de mon travail à temps plein et un petit cercle d'amis.



Un jour, mon ami Samuel m'a appelé pour me demander d'aller le reconduire chez le mécanicien puisqu'il y avait laissé son véhicule. En route vers le garage, Samuel remarque un camion de tacos proche du centre-ville et me supplie d'arrêter en acheter. Je stoppe le véhicule et mon ami se commande plusieurs tacos au bœuf d'un homme à l'air un peu étrange. Après quelques minutes de grognements d'appétit, il a mangé le trois quart des tacos. Il me lance un regard satisfait et me dit que je dois absolument goûter à ces «merveilles». Je refuse poliment en disant que je n'avais pas faim, mais il insiste de plus en plus. Ça faisait longtemps que je m'étais nourri et je ne voulais pas tomber malade, mais avec l'insistance de Samuel, j'ai agrippé le taco qu'il me tendait pour le faire taire. Ma bouche a commencé à saliver tandis que je portais le taco à ma bouche. J'en ai pris une bouchée. Eh merde que c'était délicieux.



dimanche 28 juin 2015

Harcèlement, besoin de conseils

Sujet du message : Harcèlement, besoin de conseils

<Gabrielle_Morvan1> 5/1/2015 20:22
Bonjour,
Je suis quelqu'un de plutôt introverti et j'ai tendance à tout encaisser ce qui m'arrive de pas cool sans vraiment répliquer, et jusque-là je le vivais pas trop mal malgré quelques passages à vide. Mais là, je sais pas trop ce que je dois faire... Des mauvaises rencontres, j'en ai souvent fait, c'est pas un problème en général, j'arrive assez vite à passer à autre chose. Ces gens... je sais pas pourquoi, mais j'éprouve les plus grandes difficultés à les ignorer. C'est plus que des simples brutes, ces choses qu'ils me disent, ça me pénètre au plus profond de mon âme... comme s'ils entraient en moi ! Des conseils ? D'autres gens pour qui ça se passe pareil ?

<harDBZ> 5/1/2015 21:35
"comme s'ils entraient en moi"
Quoi, tu te fais violer?!

<JulienBiet622> 5/1/2015 21:42
Y a des tas de violé(e)s qui te mettraient en prison pour ces propos, VDD x)

<berserk> 5/1/2015 21:56
C'est une image, bande d'abrutis. C'est des mots qui la touchent profondément.
..."bien profond", puisque c'est la seule chose que vous comprenez. --'

<Gabrielle_Morvan1> 5/1/2015 21:56
Vous n'avez jamais vécu ça ? Personne, ici, qui écoutait sa maman quand elle lui disait "laisse dire, ils se lasseront", au point de devenir quelqu'un comme moi, à ne plus adresser la parole à personne ?

<berserk> 5/1/2015 22:40
On est des centaines à vivre ça. On est au moins quelques uns à se foutre totalement d'être seuls. Ouais, je comprends ce que tu ressens. Et là, t'arrives pas à faire face, t'as un petit coup de mou ? Est-ce que ces personnes ont décidé de te haïr pour de vrai, de te sortir plus que de simples brimades ? Si c'est le cas, il doit bien y avoir une raison à ça... loin de moi l'idée de dire que c'est ta faute, cela dit.

<Gabrielle_Morvan1> 5/1/2015 22:42
Hm, c'est pas tout à fait ça. Évidemment qu'elles frappent là où ça fait mal, mais il y a quelque chose en plus avec elles. Elles me disent de faire quelque chose, et quoi que je fasse, quoi que je dise, je pense sérieusement à le faire.

<Nono> 5/1/2015 23:25
On est là. Ne le fais pas tout de suite.

<Gabrielle_Morvan1> 6/1/2015 15:10
Aha, les double sens, tout ça. :') On parle pas de la même chose. Je vous ai pas encore dit ce qu'elles me disent ?

<berserk> 6/1/2015 17:14
J'ai relu chacun de tes posts sur ce fil, je ne crois pas que ça ait été dit clairement.

<Gabrielle_Morvan1> 6/1/2015 18:56
Comme je l'ai dit, c'est des mots qui rentrent. Ça a commencé comme tu dis par des brimades, et puis ça a été des menaces. Ils me demandaient de faire des trucs pour eux, sinon ils me dénonçaient à notre patron. Oui, je suis dans la vie active, je vous avoue que je suis la première surprise à être brimée comme je l'étais au collège alors que je suis entourée d'adultes... enfin bon, ça, j'en avais déjà fait l'expérience.
Après ça n'a plus été le patron, ça a été la "nouvelle". Et ce n'étaient plus des services qu'ils voulaient, ils voulaient des choses de moi. D'abord des rognures d'ongles. Après ils m'ont demandé de me couper des mèches. J'en ai coupé une où ça ne se voyait pas trop... ils l'ont emportée en me donnant une tape derrière la tête.

<Ratatouille57> 6/1/2015 19:00
"La nouvelle" ?

<Gabrielle_Morvan1> 6/1/2015 19:04
Je ne sais pas plus que toi qui ça peut être.

<miloumanousse> 6/1/2015 19:39
Mais c'est des putain de psychopathes, tes collègues !

<Alberta spinnozo> 6/1/2015 20:50
Ça fait combien de temps que ça dure ?

<PETER&STEVEN> 6/1/2015 21:28
Y a assez pour appeler la police, là. Largement assez. Fais mettre ces tarés sous les verrous.

<Gabrielle_Morvan1> 6/1/2015 21:48
J'y arrive pas. Je vous jure que j'y arrive pas. Il y a sans doute un peu la honte de dénoncer derrière tout ça, mais c'est de ça que je parlais en disant que ces types "entrent" en moi. J'arrive juste pas à leur dire non... encore moins à les dénoncer. La pression qu'ils me mettent, c'est juste insupportable.

<kickman> 6/1/2015 21:53
Let me google it for you
http://www.reussitepersonnelle.com/apprendre-a-dire-non/

<Nono> 6/1/2015 22:01
Sûr, simple problème d'affirmation de soi.
...crétin.

<kickman> 6/1/2015 22:08
C'était pour la blague.

<Nono> 6/1/2015 22:12
Tu seras gentil de ne pas faire de blagues alors, ceci est un lieu sérieux avec des gesn qui ont des vrais problèmes, je rappelle au cas où.

<Ratatouille57> 6/1/2015 23:40
un lieu sérieux, ÇA ?
laisse moi rire -_-
http://forum.doctissimo.fr/psychologie/depression-deprime-stress/grossisseme…

<berserk> 6/1/2015 23:50
On fait ce qu'on peut avec cette commu hein
Que ça nous empêche pas d'essayer de faire de notre mieux...

<Agathe Jouanneau> 7/1/2015 00:19
Gabrielle, je ne vois rien de mieux à faire de notre part que de vous intimer de dénoncer ceux qui vous maltraitent. On ne pourra pas vous aider plus !

<JulienBiet622> 7/1/2015 00:35
De toutes façon ce forum c'est de la merde question conseils, tu ferais bien mieux d'en parler à des gens irl ma vieille

<silkman> 7/1/2015 00:49
on peut déjà donner des pistes...

<harDBZ> 7/1/2015 07:14
ON EST DE LA MERDE ET ON EN EST TRES FIERS

<LolJaiDesMST> 7/1/2015 09:09
Nan, les gens, c'en est encore une qui veut attirer l'attention en inventant une histoire à laquelle vous croirez tous parce que vous êtes des putain de mâles en chaleur
elle est TROP VIEILLE pour vous, ok ??

<loup_solitaire> 7/1/2015 12:50
On a un forum rencontres aussi ;)

<Gabrielle_Morvan1> 7/1/2015 15:29
Je peux vous demander
1-de me croire
2-de ne pas vous éloigner du sujet ?
Je n'ai pas de preuves à fournir. Au pire, qu'est-ce que ça vous fera perdre comme temps dans votre vie, de me répondre sérieusement ? 5, 10 minutes ? soyez pas si radins... j'en ai besoin...

<silkman> 7/1/2015 16:00
Tu leur en demandes trop.

<kickman>7/1/2015 16:40
Je confirme, tu nous en demandes trop c:





<wendy35> 10/1/2015 14:25
On n'aura pas de réponses sur comment tu peux te sentir empêcher de dénoncer ces connards, si tant est qu'ils existent

<LolJaiDesMST> 10/1/2015 19:50
Une AW je vous dis.





<Gabrielle_Morvan1> 16/4/2015 17:31
Heureuse de voir qu'ils n'ont pas supprimé le fil depuis le temps. Je me permets de le remonter en haut de la liste, j'ai plus que jamais besoin d'en parler.
Il s'est passé un an depuis que j'ai fait la connaissance de ces trois hommes. Quand je pense au moment où j'ai ouvert ce fil... par rapport à ce qu'ils me font subir maintenant, c'était limite de la rigolade. x) Vous me verriez maintenant... j'ai des cicatrices partout. Bon, je triche un peu, il y en a qui datent de mon adolescence, mais la plupart, c'est encore la faute de mes collègues. Il y a trois mois, j'ai commencé à croire qu'ils s'étaient calmés, et ça explique pourquoi je vous ai moins tenus au courant. J'en suis désolée d'ailleurs.
Mais ça a brusquement empiré... un jour, ils m'ont prise à part dans un couloir, et un des trois m'a maintenue contre le mur pendant que l'autre me remontait la manche. Puis il a sorti un scalpel, me demandez pas ce qu'il faisait avec ça sur lui au bureau... Il m'a fait deux petites entailles au bras, et il m'a détaché un petit morceau de peau de quelques millimètres carrés avec une pince à épiler. J'avais repris un peu de forces depuis le temps, et j'ai tenté de crier, mais le troisième me maintenait la bouche fermée pendant ce temps. L'autre a glissé le bout de peau dans un eppendorf et a désinfecté la plaie tout de suite après, avant d'y mettre un pansement en me faisant signe de me taire. Comme si j'avais eu le choix...
Ils ont recommencé à plusieurs reprises depuis. Un petit bout de peau, puis ils laissent le temps de cicatriser, genre 10-12 jours, puis ils recommencent. Ils en sont au 11ème si je compte bien.

<shinobi> 16/4/2015 18:20
C'est quoi un eppendorf?

<berserk> 16/4/2015 18:27
http://www.eppendorf.com/script/binres.php?RID=152980
Maintenant sois gentil VDD, intéresse-toi au fond du problème, c'est vraiment grave là.

<Korn88> 16/4/2015 21:50
Ok, j'ai pas suivi depuis le début, mais fake.

<Gabrielle_Morvan1> 16/4/2015 22:00
Crois ce que tu veux, après tout c'est pas toi qui pleure toutes les nuits dans ton lit en te demandant si tu te fais pas des films. Et les plaies sont là. C'est la dernière en date sur la photo.
http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=401834DSCF3231.jpg
Oui, maintenant, ils coupent dans des endroits visibles... ils ont commencé vers l'épaule et maintenant ils arrivent aux doigts. J'étais déjà seule et effacée avant, mais maintenant que je n'arrive plus à cacher ce qu'ils me font, les gens me prennent de haut. Il y en a bien qui veulent m'aider... mais personne ne comprend vraiment ce qui m'arrive, alors forcément ils finissent vite par se détourner.

<Ratatouille57> 17/4/2015 10:41
La vache o_o
je vois qu'ils ont dû s'y reprendre à plusieurs fois...

<Korn88> 17/4/2015 15:13
C'est rien du tout, ça. Une petite coupure. Tu étends les doigts et ça s'ouvre comme sur la photo.

<Lymphatique> 17/4/2015 16:33
Je la trouve bien large, moi.

<marty> 17/4/2015 16:54
Bien la photo volée dans ton cours de chirurgie?

<berserk> 17/4/2015 18:40
Gabrielle, avec tout le respect que je te dois, il serait grand temps que tu mettes leurs intentions au clair. Et ne me dis pas que tu ne peux pas les dénoncer. Prends ton courage à deux mains et traîne ces salauds devant le tribunal. Absolument rien ne te retient.

<Gabrielle_Morvan1> 17/4/2015 19:26
Je sais. Rien que le fait que j'aie tenté de crier la première fois, c'est une preuve qu'il me manque juste un peu de courage pour aller voir mon patron et les faire renvoyer illico presto. Je voudrais bien qu'on ressorte la guillotine de son placard rien que pour eux...
Vous savez, j'avais fini par me dire qu'il y avait plus qu'une pression morale là-dessous. Je veux dire, c'était tellement fort. Ils étaient tellement persuasifs. Me laisser faire à ce point quand ils me font subir ce qu'ils me font subir, c'était pas normal, je veux dire, j'ai encore des réflexes de conservation quand même. Du coup je m'imaginais qu'il y avait de l'hypnose ou une merde du genre, un truc qui faisait qu'ils disposent de moi comme ils veulent. Mais je me sens un peu bête d'avoir pensé ça, maintenant que je me sens prête à me battre. J'ai un peu repris confiance, et c'est en partie grâce à vous. ^_^
En tout cas, merci de m'avoir écoutée les gars, je me suis enlevée un gros poids sur le coeur.

<berserk> 17/4/2015 23:39
On est là pour ça. On ne donne pas forcément de bons conseils, mais au moins on t'écoute. ^^





<Gabrielle_Morvan1> 19/4/2015 16:02
Bon, je sais pas si je peux être totalement fière de moi. Mais c'est déjà pas mal. Aujourd'hui, j'ai fait mon coming out. Le résultat n'est pas parfait, comme je m'y attendais. Vous voulez savoir ce que mon patron a dit, quand j'ai été traîner les trois autre devant lui ?
"On sait tous que tu te tailles les veines en cachette, Gab, inutile de rejeter la faute sur tes collègues. On est tous très inquiets pour toi, tu le sais ? Mais maintenant il serait temps de grandir un peu et d'en parler à une personne qualifiée, n'est-ce pas ? Et profite-en pour lui exposer tes problèmes de mythomanie."
...salopard. J'ai cru que j'allais éclater en sanglots devant tout le monde. Je suis sûre qu'il est dans le coup. Ces crétins sont peut-être potes avec tout le monde, ils en imposent peut-être par leur charisme, et alors ? ça leur donne le droit de me charcuter ???
Mais qu'importe, je me suis enfin libérée. Enfin, momentanément. Mon connard de boss a été d'accord pour dire que j'allais pas bien - forcément, quand j'arrive à passer pour une hystérique - et il m'a donné dix jours d'arrêt maladie.

<Computer Jym> 19/4/2015 17:01
Chaud

<silkman> 19/4/2015 18:25
Je ne suis pas fier de toi, Gab. Tu n'as fait qu'un dixième du travail. S'il y a bien une chose à faire pendant ces dix jours, c'est de faire tomber l'épée de la justice.

<Ratatouille57> 19/4/2015 18:36
C'est un travail pour...

<berserk> 19/4/2015 18:36
Le juge ?

<Ratatouille57> 19/4/2015 18:40
Casse pas mon délire toi è_é

<berserk> 19/4/2015 18:45
Finis tes posts plutôt

<Nono> 19/4/2015 19:13
...sérieusement ? Et ils ont dit quoi, les trois autres ? Ils sont restés dans leur coin en te faisant des grimaces ? Ou l'air de dire "on en reparlera" ?? J'ai le sentiment que t'es plutôt mal barrée si tu continues à procrastiner comme ça.

<Gabrielle_Morvan1> 19/4/2015 19:23
Ils n'étaient pas présents dans la salle. On s'est recroisés après. Ils avaient l'air résolu plus qu'autre chose, comme si on venait de franchir une étape tous les quatre et qu'autre chose de plus dur se préparait.
Et puis oui, je procrastine, qu'est-ce que tu veux que je te dise... j'ai peut-être juste la flemme de connaître une vie meilleure. Victime satisfaite...

<Nono> 19/4/2015 20:50
je les connais, les gens timides, on aura beau les conseiller, le simple fait de leur demander un effort personnel, ça les paralyse. Je veux pas être un chevalier servant, moi, je veux juste être un soutien.

<Gabrielle_Morvan1> 19/4/2015 20:59
Désolée de ne pas tenir mes promesses dans la minute où je les fais. C'est peut-être pas le plus encourageant pour vous, mais je ne peux y aller que pas à pas. Je suis en train de me répéter ce que je vais raconter au commissariat. Patience...





<Gabrielle_Morvan1> 21/4/2015 20:05
Pas fait aujourd'hui, désolée. J'ai encore quelque temps devant moi, pas vrai ? Aujourd'hui j'ai préféré aller me promener, ça m'a fait un bien fou.

<Nono> 21/4/2015 22:22
Quand tu commences à présenter tes excuses sans qu'on t'ait fait de reproche c'est qu'il y a quelque chose qui va pas. T'as pas à te blâmer de prendre du bon temps. Mais n'oublie pas de faire ce que tu dois faire.

<Korn08> 21/4/2015 23:40
toujours là dessus, les gens ? y a sûrement des topics plus sérieux où vous pourriez trainer

<Ratatouille57> 21/4/2015 23:48
http://forum.doctissimo.fr/psychologie/depression-deprime-stress/defouloir-m…

<Korn08> 22/4/2015 01:15
ça va, j'ai compris...





<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 10:16
J'ai vu passer un des trois devant chez moi cette nuit. Il s'est arrêté en face de mon numéro, c'était très tard le soir, il a mis sa musique de merde à fond. Vous voulez savoir ce que j'ai fait ? :) :)

<silkman> 22/4/2015 10:40
2 smileys souriants O__O
vu ton air enjoué, ça a dû être grandiose.

<Ratatouille57> 22/4/2015 10:42
raconte ! raconte !

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 11:00
Je suis descendue dans mon jardin et j'ai été trouver une des briques qui me restaient de quand j'ai fait des travaux dans mon pavillon. Je suis remontée, j'ai ouvert la fenêtre, je lui ai lancé. Ça lui a frôlé la tête à quelques millimètres, de ce que j'ai pu voir. :D

<berserk>22/4/2015 12:20
...
...ouais. c'était sûrement pas la meilleure chose à faire, Gabrielle.

<Ratatouille57> 22/4/2015 13:06
HARDCORE
Alors toi, quand tu te libères, tu le fais pas à moitié ! ^^

<philo12> 22/4/2015 14:40
Je subodore une anecdote enjolivée ~

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 15:51
Je suis d'accord que c'était un coup de sang un peu stupide, mais je crois pas qu'il ait été blessé. Bizarrement, je crois que la brique lui a arraché une mèche de cheveux quand elle est passée près de sa tête. Je pensais pas qu'ils pourraient se détacher si facilement. Ou bien j'ai VRAIMENT le bras fort (mais j'ai horreur du tennis) ou bien le pauvre gars va bientôt subir les affres de la calvitie :)
Et oui, c'est un peu enjolivé, dans le sens qu'il a pas eu tout à fait la réaction escomptée... je veux dire, il est juste resté droit, à me regarder. Un instant après, il a débranché son enceinte, il a ramassé quelque chose par terre près de là où est tombée la briue, et il est reparti comme il était venu. Au moins, il n'avait pas l'air d'être prêt à me faire coller au trou, on peut dire que c'était un gros coup de chance...

<berserk> 22/4/2015 16:20
Tu l'as dit. Mais tu le paieras cher quand tu devras expliquer tout ça aux autorités. Essaie quand même de faire en sorte que l'accusation ne se retourne pas contre toi.

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 16:25
J'ai subitement un gros coup de stress...

<berserk> 22/4/2015 16:39
Si tu mets en évidence tout le reste - et je crois qu'il y a de quoi faire - tu peux largement faire pencher la balance en ta faveur.

<Ratatouille57> 22/4/2015 16:50
Une mèche de cheveux vs 300m² d'épiderme = victoire de gaby

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 16:59
Vous devez avoir raison... je dois me poser un peu trop de questions.

<berserk> 22/4/2015 19:25
Comme tous les timides maladifs :D
T'as qu'à foncer dans le tas et advienne que pourra, à trop attendre on n'entreprend jamais rien. Vois ça comme quelque chose d'aussi con et jouissif que cette brique. De toutes façons t'as rien à perdre. Et ces trois brutes sont rigoureusement indéfendables.

<cinamoon12> 22/4/2015 19:37
Amen.





<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 20:15
Les gens... je flippe. Il fait presque nuit et ils sont tous les 3 en face de ma maison, ils attendent je ne sais quoi, ils sont arrivés dans une camionnette.. Je fais quoi ?

<berserk> 22/4/2015 20:22
wait and see.

<Noraj-man> 22/4/2015 20:23
Wait and see.

<Ratatouille57> 22/4/2015 20:24
APPELLE LES FLICS

<silkman> 22/4/2015 20:26
Garde ton calme et mets le verrou.

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 20:31
Ok, je suis bien calfeutrée, ils attendent toujours, on dirait qu'ils discutent...

<Erik Proloff> 22/4/2015 20:42
T'as composé le numéro ?

<alex-sm> 22/4/2015 20:50
Flippant





<berserk> 22/4/2015 21:14
Alors ? Ils sont toujours là ? Appelle les flics, fais-les dégager ! C'est l'occasion ou jamais !

<berserk> 22/4/2015 21:20
inquiétude quand tu nous tiens





<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 22:10
j ai réussi à cacher mon portable. je vous écris depuis là. ils ont forcé ma porte en silence et ils snt entrés. ils m'ont jetée à l'arrière de leur camionnette avant que j'ai pu tenter quoi que ce soit et ils ont commencé à conduire. je sais pas ou ils m'ont emmenée. c'est une maison isolée dans une plantation de sapins. je n ai pas pu voir la route. ils m ont enfermée dans un placard à balais.
la police me cherche déjà. je continue à vous tenir au courant, c'est peut etre la dernière trace qui restera de moi...

<cinamoon12> 22/4/2015 22:14
Putain je le voyais venir...
Tu sais vraiment pas où t'es ? comment ils vont te retrouver ?

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 22:18
ils ont une idée du secteur, ils fouillent.

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 22:19
il y a des gémissements dans le placard en face du mien

<doctiampt> 22/4/2015 22:23
Bordel
Essaie de forcer la porte. Mais vite ! Qui sait ce qu'ils comptent faire de toi

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 22:34
Elle est solide

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 22:36
il y a un éclat de verre qui trainait dans un coin. je le garde.

<Gabrielle_Morvan1> 22/4/2015 22:37
j entends des pas. je cache mon portable

<Elrich Pietro> 22/4/2015 23:37
Restez pas là, vous ! Lancez un appel à témoins !

<berserk> 22/4/2015 23:49
C'est en cours, VDD. Ça sortira dans les 10 minutes qui viennent.

<shinobi> 22/4/2015 23:59
Va savoir si ça donnera quelque chose vu le peu d'infos qu'on avait sur Gab...

<Nono> 23/4/2015 00:03
Rassure-moi, tu sais comment on consulte un profil ?

<shinobi> 23/4/2015 00:10
Non





<Gabrielle_Morvan1> 23/4/2015 00:38
bordel, je sais pas ce qui se passe, je sais pas si j'ai envie de le savoir
croyez à un fake ou pas, moi même j'ai du mal à savoir si ce que j'ai vu est vrai. ils sont 2 à être venus. le premier a ouvert mon placard. il venait voir si j'allais bien. il m'a apporté de l'eau et du pain. pendant ce temps, le deuxième a ouvert le placard qui se trouve à l'autre bout de la pièce... bordel, j'ai cru que j'hallucinais.
j'ai pas eu trop le temps de bien voir avant que le premier referme ma porte. mais je crois que le type qui gémissait dans ce placard. je crois que c'était la même personne que celui qui l a ouvert. il était maigre, à moitié nu, couvert de plaies, il avait un bandeau sur un de ses yeux, mais son visage... le même que celui de cette brute. un sosie. le sosie malade d'un de mes tortionnaires.
il l'a emmené de force. 1/4 d'h après je les ai entendus revenir et j'ai entendu la porte du placard se claquer.
il faut qu'on essaie de se parler.

<berserk> 23/4/2015 00:45
L'appel est lancé. J'espère que des gens répondront présents... tu as vu de la famille, des proches avant ton enlèvement ? Il y avait des gens dans la rue quand vous êtes partis ?

<silkman> 23/4/2015 00:52
Pitié que ce soit oui

<Ratatouille57> 23/4/2015 01:00
.....





<Gabrielle_Morvan1> 23/4/2015 02:03
il est faible. il a du mal à parler et j'ai du mal à le comprendre.
j ai juste saisi que j étais là avec lui et deux autres types qui sont au rez de chaussée parce que les brutes nous avaient "sondés" et qu'on s était révélés "compatibles"
je sais pas ce que ça veut dire... je veux pas mourir bordel...

<Ratatouille57> 23/4/2015 02:10
Putain mai bougez-vous... :(

<Violette> 23/4/2015 02:14
Va savoir pour qui on se bouge, si c'est pas un canular d'halloween.

<berserk> 23/4/2015 02:21
J'ai fait tout ce qui était en mon pouvoir. Comme dit plus haut (peut-être avec un peu moins de justesse...), wait and see, c'est la meilleure chose à faire maintenant. Les gendarmes vont tout faire pour trouver cette maison. Gabrielle sera libre dans les heures qui viennent.

<silkman> 23/4/2015 02:29
Halloween c'est dans 6 mois, meuf.





<Gabrielle_Morvan1> 23/4/2015 04:47
il a essayé de m'emmener tout à l'heure. j'ai tenté de me défendre, j'ai pris l éclat de verre et je lui ai porté un coup dans le bras. qu'est-ce qu'ils m'ont fait prendre pour que je voie ça... j'arrive toujours pas à le croire...
la plaie n'a pas saigné. c'était comme si je venais de couper dans une peluche. sous la peau... ça ressemblait comme à des baguettes de bois et de la sciure...
l'instant d'après il m'a mis à terre en me rouant de coups. il a pris le morceau de verre et il est parti un moment, "le temps que je me calme".
je crache du sang depuis tout à l'heure. il va bientôt revenir. je n ai plus d'arme.





<Gabrielle_Morvan1> 23/4/2015 05:59
J'ai vu la Nouvelle. J'ai vu pourquoi ils m'ont emmenée là. ils ont vu que j'étais compatible pour habiller la Nouvelle. ils ont besoin de moi pour l 'achever...
Il leur faut un peu de chaque tissu. ils ont un laboratoire au sous-sol. ils mettent le tissu en culture, et ils le posent sur la Nouvelle. il faut quelques jours pour achever l'habillage mais les tissus en culture doivent etre renouvelés régulièrement. la peau, les cheveux, les ongles - ils m'en ont pris ce matin. je n'ai pas pu me défendre. je saignais mais ils m'ont donné des pansements. ça vient de s arreter de saigner.
ils ont pas fini. ils leur faut aussi de la chair. "juste un peu" d'après eux... ils doivent partir travailler maintenant, ils vont la prendre ce soir quand ils reviendront. L'oeil, ils ont dit qu'ils me laisseraient le temps de m'y préparer... bordel faut que je sorte de là, l'autre homme est trop faible pour m'aider, la porte est trop solide... j'essaye de m'attaquer aux charnières.

<doctiampt> 23/4/2015 09:10
Non, là, je te crois plus
C'est pas possible ton truc.

<Nono> 23/4/2015 20:56
À ce qu'on m'a dit on a parlé de toi au journal. Ils n'arrivent pas à trouver cette foutue maison. Ils ont quadrillé toute la zone et toujours rien.

<berserk> 23/4/2015 21:35
Ils n'abandonnent pas les recherches quand même ?

<Nono> 23/4/2015 22:03
Ils ont élargi la zone d'investigation apparemment. J'espère que cette fois c'est la bonne.





<Ratatouille57> 25/4/2015 16:01
Plus aucune nouvelle... putain. Les gars, je crois que c'est fini...

<berserk> 25/4/2015 18:26
On ne dit pas des choses comme ça. Gardons espoir.





<Gabrielle_Morvan1> 30/4/2015 00:25
la Nouvelle est prête maintenant. Je l ai vue s'animer et parler. C'est, physiquement, mon clone parfait. En mieux portante, plus ouverte, plus enjouée, plus vivante que moi. sans doute du genre à faire des misères aux gens qui n'ont pas de charisme.
Je dois rester dans le placard. je devrai lui fournir de quoi reconstituer les stocks de tissus en culture si jamais les greffes ne tiennent plus et qu'elle commence à pourrir.
Mon arrêt maladie se termine aujourd'hui. Demain, c'est elle qui ira travailler.








Le thread ci-dessus reproduit n'existe plus. Il s'agit d'un copié-collé récupéré sur un forum tiers (on soupçonne une remise en forme, voire des "corrections" pour rendre le fait divers original plus attrayant).

La photo ci-dessous est fréquemment associée à ce que certains internautes appellent "l'affaire Gabrielle Morvan". Elle représenterait la "Nouvelle", non encore "achevée", ne portant que quelques parcelles de peau parcheminée prélevées sur Gabrielle. Il s'avère que cette image est en réalité l'oeuvre de l'artiste allemand Hans Bellmer, replacée dans ce contexte pour sa qualité illustratoire.



Une rumeur dit que la véritable photo de la Nouvelle existe quelque part sur internet. Si vous pensez l'avoir trouvée, faites-nous signe.

jeudi 25 juin 2015

Elle

[Le nom du site sur lequel a été retrouvé ce témoignage n'a pas été communiqué.]
05/04/15 > par George Loison.


Bonjour cher journal, heureux de te rencontrer. Moi c'est George, j'ai dix-sept ans. Je t'écris... Parce qu'il le faut. Je vais devenir dingue. Je ne peux en parler à personne ; ça se finit toujours mal. Pourtant, il faut que j'évacue tout ça ; ce que je ressens, ce qui reste enfermé dans ma tête...
Il faut que je te raconte une histoire. Une histoire horrible : la mienne... 

Tout a commencé dix ans plus tôt. J'étais encore un petit gamin naïf. Je n'étais cependant pas un garçon turbulent, à l'époque. Je ne l'ai d'ailleurs jamais été, pas même à l'adolescence. Je suis resté calme. Je suis ce que les gens appellent le plus souvent "un garçon mature". Mais mon calme n'a jamais rien eu à voir avec ça ; la maturité ou l'intelligence. Cela dit, ça fait partie de ce dont je n'ai pas le droit de parler. Et de toute façon, je m'en fiche de ce que pensent les autres. Ce n'est pas du tout le problème !
Comme je disais, j'étais très sage. Les instituteurs ne me faisaient presque aucune remarque. Dans toute ma scolarité, les enseignants ont toujours été très respectueux envers moi. Pourtant... J'en ai tué un. J'avais seulement sept ans.
C'était le 13 mai 2005. Un mardi. 

Mon meilleur ami, Jimmy, n'était pas venu à l'école, mais je redoutais déjà de savoir pourquoi. Je ne voulais pas y croire, mais comme c'était toujours la vérité, je savais bien que ça ne servait à rien d'espérer. 

Et, au fur et à mesure de l'avancement de la journée, mon appréhension augmentait. Comme personne ne semblait au courant de la même chose que moi, j'ai fini par croire que, pour une fois, ça pouvait être différent ! 

Ça aurait été tellement bien, mon journal ! Tellement génial si ça avait été le cas ! Que tout s'arrête, que je redevienne un gamin comme les autres, qui peut faire des conneries sans avoir peur de ce qui vient après ! 

Cet espoir m'a envahi, m'a submergé. Je voulais y croire, de toutes mes forces... 

Comme mes parents – me pensant eux aussi "mature" - me faisaient confiance, déjà à cette époque, je rentrais seul chez moi après les cours. Et ce jour-là, j'ai d'abord décidé de trouver mon institutrice principale, madame Lafleur, pour lui demander ce qu'elle savait sur l'absence de Jimmy. 
J'avais tellement peur. Ce genre d'angoisse qu'on a, et qui nous fait faire n'importe quoi. C'était exactement ça, et j'ai vraiment foutu le bordel. Aujourd'hui encore, en y pensant, j'ai des frissons. 
Je lui ai demandé de but en blanc si c'était vrai que le père de Jimmy avait eu un accident très grave, qui l'avait tué. J'ai demandé si c'était bien pour ça que Jimmy n'était pas venu en cours ce jour là. 

Je suis allé droit au but, sans la moindre forme de délicatesse – si tant est que j'étais capable d'en avoir à cet âge. L'institutrice était, quant à elle, devenue livide comme un cadavre. On aurait dit qu'elle venait d'avoir eu une attaque. Elle tremblait, et j'ai alors compris que sa bonne humeur de la journée était trop exagérée pour être sincère. Elle était artificielle ! 
Non... Je ne l'ai pas compris moi-même, mais tu verras ça plus tard, mon cher journal. 
Mais ce que je redoutais était encore une fois arrivé. Mes espoirs se sont immédiatement évaporés. 
J'ai su que c'était vrai, encore une fois. Et je me suis mis à frémir. 
  
Elle a nié, disant que que Jimmy avait juste un peu de fièvre et que son père allait très bien. Mais sa voix tremblait. Elle racontait des histoires, un enfant de cinq ans l'aurait remarqué. Moi, j'étais dépité, triste, paniqué. Je ne faisais plus du tout attention à ce que je disais. 

J'ai alors commencé à lui crier dessus, à lui hurler qu'elle mentait, que je le savais et qu'elle se moquait de moi. Ça l'a d'abord étonnée. Elle est restée étonnamment calme pour quelqu'un qu'on engueule de cette façon. Puis elle m'a demandé comment je le savais. 
  
Et là, je l'ai dit. J'ai répondu que c'était Elle qui me l'avait dit la nuit dernière. 
J'en avais déjà beaucoup trop dit. Il était trop tard. 
Elle m'a demandé de quoi je parlais, l'air perplexe. 

Je ne pouvais pas revenir en arrière, alors je lui ai tout raconté, à contre-cœur. 
Je lui ai dit que c'était un être dont je ne connaissais ni le nom ni l'apparence véritable, qu'Elle venait tous les soirs me murmurer des choses sur mon avenir, me révéler quels évènements tragiques risquaient d'arriver le lendemain. Je lui ai également dit que jamais Elle ne m'avait raconté de choses fausses. 

De plus en plus blême, elle m'a demandé depuis combien de temps j'entendais cette voix, mais je n'ai pas voulu répondre. 
Il était trop tard, le mal était fait. Je savais que la personne en face de moi, cette innocente enseignante, allait mourir. Je me suis mis à pleurer à chaudes larmes. 
Elle m'a dit que je n'avais rien fait de mal, elle a essayé de me consoler, mais je n'ai pu que répondre d'une voix faible que j'étais désolé et que je devais partir.
Et je me suis enfui de la classe, avant qu'elle ait eu le temps de m'en empêcher. Je savais bien qu'elle passerait sa soirée à se poser des questions à mon sujet... 
Maintenant que j'y pense, ça aurait pu être encore plus grave. Madame Lafleur aurait pu répéter ce que je lui avais dit à d'autres personnes... Je crois que je ne m'en serais jamais remis. 
La nuit suivante, Elle est revenue, celle qui me parlait. Elle était furieuse contre moi, mais n'en a rien dit. Elle s'est contentée de me murmurer des choses de sa voix horrible, en me caressant d'une façon très malsaine, comme un psychopathe l'aurait fait... Comme toujours. 
 ''Ne t'amuse pas à aller jusqu'à l'école demain, mon petit George. Madame Lafleur ne pourra pas donner son cours demain. Ni plus jamais...'' 
J'avais envie de sangloter, car je savais que ça allait arriver. Mais je ne l'ai pas fait. J'ai essayé de rester de marbre devant Elle. Mais, après m'avoir dit ça, Elle m'a regardé droit dans les yeux. C'est très rare quand Elle le fait car, la plupart du temps, on n'entend que sa voix. Elle n'a pas vraiment de corps physique. Enfin si... Mais Elle ne s'en sert que très rarement. Et c'est toujours terrifiant. 
Ce jour-là, je voyais mon institutrice, un couteau dans le ventre, baignant dans son propre sang, encore parcourue de spasmes. Et Elle était derrière, et lui murmurait des choses. Elle lui disait que mentir, c'était aussi mal pour un enfant que pour un grand. Le spectacle était insoutenable, mais je n'avais pas le choix. Je devais attendre qu'Elle me libère. 
Et la vision m'a terrifié, et me traumatise encore aujourd'hui. Mais pas parce que je voyais la mort ; parce que je savais que c'était en partie de ma faute. 
Quand j'ai perdu le contact avec son esprit malsain, j'ai encore entendu son horrible voix... 
''Tu ne dois JAMAIS parler de moi. Sinon, je devrai le tuer. Tu connais la règle, pourtant, mon petit George.'' 
Et Elle avait raison : Elle tuait tous ceux à qui je parlais de son existence. Moi, elle ne pourra jamais rien me faire, car elle est à mon "service" depuis ma naissance. Un être supérieur, très certainement un démon, l'a enchainée à moi pour qu'elle me murmure des choses sur le monde, le futur, et les vérités que tout le monde veut me cacher. Elle me souffle les réponses de toutes les questions que je me pose, m'avertit de tous les drames à venir, et ne me fait jamais le moindre mal. 
Mais elle tue sans pitié le premier à qui j'en parle. 
Quand je suis revenu à l'école, le lendemain, madame Lafleur n'était pas là. 
Elle avait fait son œuvre. 
Nous avons été sans enseignante pendant une semaine, pour qu'ils nous trouvent une remplaçante, et nous sommes restés chez nous. Pour toute la classe, c'était une joie. On ne leur avait rien dit, et ils ne savaient qu'une chose : ils n'avaient pas de cours. Mais moi, je restais dans ma chambre. Je ne voulais parler à personne. Je savais pourquoi notre institutrice ne pouvait pas assurer son cours... C'était à cause d'un horrible démon dont je ne peux me défaire ! 
La police a mené une enquête dans mon quartier, suite au meurtre. Mes parents me laissaient regarder les informations, et je voyais l'avancée de l'enquête. Comme aucune trace de coupable n'avait été retrouvée, ils en ont conclu que mon institutrice s'était suicidée. Quand cette information est sortie de la télévision, Elle était là. Ça l'a bien fait rire. Elle a traité les enquêteurs de tous les noms imaginables. 
Moi, j'avais envie de lui lancer la fourchette que je tenais, mais Elle n'aurait pas été blessée. Et ça n'aurait fait qu'aggraver la situation en alarmant mes parents, alors je n'ai rien fait. 
Après ça, pendant des années, j'ai eu horriblement peur de parler aux autres. Je suis devenu plus distant envers tous mes amis, même mes parents. Je suis devenu, au fil des ans, très solitaire. Et j'ai, de fil en aiguille, fini par être rejeté de beaucoup de monde. Mais je m'en fichais : au moins ils survivraient. 


Ça ne l'a pas empêchée, à Elle, de revenir me parler par la suite. Elle me murmurait toujours ce que j'avais besoin de savoir. À chaque fois, sa voix semblait plus malsaine, plus cruelle. J'ai même fini par en faire des cauchemars, pendant un temps. J'ai vite arrêté, grâce à l'habitude. 

Plus les jours passaient, et plus je sentais en moi cette colère de voir les gens ensemble et heureux. Je me suis mis à détester les gens normaux. 
  
Plus je les voyais, plus je ressentais du dégout. Et quand ils se sont mis à se moquer de moi, le petit gars qui reste toujours tout seul dans son coin, je les ai encore plus détestés. Alors que j'essayais de les protéger d'Elle, ils me ridiculisaient, me traitaient en moins que rien et me rendaient la vie encore plus impossible jour après jour. 

Chaque soir, Elle revenait et avant de me murmurer mon avenir, Elle me provoquait. Elle me répétait, parfois même plusieurs fois, que la seule fois que j'avais parlé d'Elle à une personne, elle était morte. Elle me rappelait si souvent que j'avais fait tuer madame Lafleur que j'ai fini par ne plus m'en sentir coupable. 
J'ai quand même réessayé d'en parler à quelqu'un, juste une fois, pour voir, en humanité. C'était mon meilleur ami de l'époque, Christophe. Enfin, "meilleur ami"... il se disait comme tel – et ce n'était pas difficile, vu le peu d'amis que j'avais - mais dès qu'il pouvait m'abandonner pour draguer une minette ou rejoindre un groupe de gars plus branchés, il n'hésitait pas. 
Je ne l'appréciais pas vraiment. En fait, je crois que je le détestais encore plus que les autres. Il était hypocrite, vantard et idiot. Si Elle devait revenir et le tuer, ce qui était plus que probable... Il ne me manquerait pas, ni à personne d'autre. 
Je l'ai tiré à l'écart, et je lui ai tout raconté. La voix dans ma tête, ce qu'Elle me disait, depuis quand ça durait, comment je savais ce qui arrivait de grave à telle ou telle personne... Il a semblé sceptique, jusqu'à ce que je lui révèle que sa mère était lesbienne, et l'avait eu par fécondation in vitro, et que c'était pour cette raison que personne ne voyait jamais son père lors des réunions parents-enseignants. Et ce secret-là, Christophe était le seul à le connaitre. Seul, avec la voix qui me parle... Et de ce fait, avec moi. 
Il m'a quitté, blême, étonné, bouleversé. Sans doute effrayé, aussi. Mais je ne lui avais bien entendu pas dit ce qui arrivait quand j'en parlais. En fait, j'étais intimement convaincu que ça n'avait pas cessé. Je savais que je l'avais condamné à la mort. Bizarrement, j'en étais presque... Heureux. 
Il ne m'a pas envoyé de message de la soirée, même pas pour me traiter de "fils de pute" ou encore de "débile", comme il avait l'habitude de le faire. Ce n'était pas méchant, c'est ce qu'il disait. C'était "juste pour rire". Moi je n'aimais pas trop cette habitude. Et ce soir-là, ça n'est pas arrivé. Ça n'est plus jamais arrivé d'ailleurs : le lendemain, il s'était tranché la gorge avec un couteau de boucher. 
Elle l'avait tué, lui aussi. Elle lui avait murmuré de mourir, et il l'avait fait. 
Mais Elle n'est pas revenue me le dire, cette fois. Elle savait bien qu'au fond, je voulais ce qui était arrivé. Quand Elle est revenue me murmurer mon avenir, plus tard dans la soirée, jamais Elle ne m'a semblée aussi douce avec moi. Elle avait l'air contente... 
D'ailleurs, parfois, quand je parle de cette malédiction à quelqu'un que je n'aime pas, pour qu'Elle vienne mettre fin à ses jours ensuite, j'ai l'impression de voir sa silhouette du coin de l'œil, qui me regarde. Elle semble toujours au bord de l'extase... 

Voilà, cher journal, ce que je devais à ce point te dire. Tu comprends maintenant pourquoi tu es le seul à qui je pouvais parler librement.
Le seul qui ne disparaitrait pas mystérieusement après avoir tout entendu. Un véritable confident, tu vois le genre ? 
Et maintenant, je dois bien entendu veiller à ce que personne ne te découvre. Elle est toujours là, tu sais. Et si quelqu'un te lisait... 
Elle le tuerait...



lundi 22 juin 2015

Ladrón de ojos

Trouvé sur un site consacré au paranormal.

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NB: Le nom du monstre n’est énoncé qu’une fois dans sa langue d’origine puis traduit pour aider à la compréhension du lecteur. 
 
Vers la moitié du XVIIIème siècle, une légende se propage comme une traînée de poudre parmi les enfants en Colombie. Cette dernière, probablement inventée par des parents pour mettre en garde leurs enfants face aux étrangers, relatait d’une chose pouvant s’apparenter à un croque-mitaine sous certains aspects. Cette créature déroberait les yeux d’enfants imprudents le soir, avant de les relâcher, désormais aveugles. Cela expliquerait entre autres le nom de ce sinistre personnage : « Ladrón de ojos », qui signifie en espagnol « Voleur d’yeux ».
Certains cas légèrement similaires s’étaient déjà déroulés antérieurement à la propagation de cette rumeur, mais la première attaque correspondant point par point à l’histoire originale s’est déroulée bien plus tard après sa création, vers 1810.

Un enfant âgé d’une dizaine d’années et issu d’une famille pauvre disparut alors qu’il se rendait à son domicile. L’enfant fut retrouvé quelques jours plus tard, la nuit, au milieu de la rue. Il ne se déplaçait pas et ne bougeait pas, et ce parce qu’il était devenu aveugle : ses yeux avaient été prélevés. Une enquête fut lancée, mais elle n'aboutit à rien.

Notes d’un officier responsable de l’affaire : 

« L’état de l’enfant était insoutenable. Contrairement aux autres mutilations de cette partie de l’anatomie, les yeux n’étaient pas juste crevés ou bien la cornée n’était pas juste dérobée, la personne – si nous pouvons la qualifier ainsi - avait en réalité arraché le globe oculaire dans sa totalité, ne laissant ainsi que deux orbites vides à l’enfant. Lorsque nous lui demandions qui était la cause de cette horreur, l’enfant nous répondait simplement «Le Voleur d’yeux».
Il était clair que l’enfant avait perdu la raison, et il n’était nullement discutable auprès de mes collègues qu’il soit placé dans un asile, mais le maigre salaire de sa famille ne le lui permettait pas, et cette dernière serait dès lors contrainte de s'acquitter de cette charge impotente. » 

Ce tragique incident -par ailleurs énormément relayé par la presse- vint renforcer le caractère effrayant et le mystère à propos du Voleur d’yeux, si bien qu’une paranoïa s’installa peu à peu chez les plus jeunes.

Quelques mois plus tard, on rapporta qu'une veuve commençait à présenter des troubles mentaux. Lorsque les policiers rentrèrent -de force- chez elle, ils trouvèrent son corps pendu, et celui de son enfant, dépourvu d’yeux, la gorge tranchée. D’après un petit carnet relatant le début des visions jusqu’au suicide de la femme, elle aurait tué le petit dans un moment de folie car son physique la terrifiait au plus haut point. Après s’être rendu compte de l’acte, elle s’était suicidée.

La chose qui rendait perplexe les enquêteurs est que selon les délires schizophrènes de la femme, ce serait un monstre qui aurait arraché les yeux de son petit. Elle fournissait par ailleurs une description assez détaillée de ce croque-mitaine.

« Une bouche constamment ouverte garnie de dents pointues, dont du sang sortait parfois, contrastait avec les lèvres l’entourant, qui étaient délicates, frémissantes et d’un rouge vif. Le haut du visage commençait à peu près normalement : un nez tout ce qu’il y a de plus normal, et deux yeux révulsés, d’un blanc laiteux, entourés par des cernes sombres. Seulement, deux autres paires d'yeux étaient situés au-dessus de ces derniers.  Je n'ai jamais réussi à apercevoir son corps, constamment dans l'ombre. » 


Par ailleurs, elle fît une ébauche en parfait accord avec cette description.



En 1910, la rumeur courait qu’un enfant habitant dans un orphelinat avait été enlevé lorsqu’il jouait seul dans la cour de récréation, puis retrouvé quelques jours plus tard devant la porte du bâtiment, sans yeux. Les personnes qui l’avaient retrouvé racontaient qu’il disait en boucle la même phrase.

« Je peux toujours l’apercevoir même si il me les a pris.» 

Il se suicida trois jours plus tard. Le personnel de l’hôpital aurait raconté que sa chambre était recouverte de dessins, parmi lesquels : des yeux grossièrement tracés, des lettres formant des phrases sans aucuns sens, des symboles inconnus et des dessins d’enfants (eux aussi grossiers dans leur tracé), des croix à la place des yeux. Les personnes ayant découvert ces dessins ne surent pas expliquer comment l'enfant avait réussi à dessiner sur les murs de sa chambre, avec trop de précision pour un aveugle.

De 1981 à 1994, une dizaine d’enfants furent kidnappés, et retrouvés dans différents endroits. Certains étaient affamés, avaient de la fièvre, mais la plupart étaient déjà morts d'inanition. Les survivants périssaient quelques semaines plus tard d’une maladie inconnue. Un point commun fut relevé pour chaque enfant : les globes oculaires étaient à chaque fois manquants.

Avec le temps, nous n’arrivons plus à faire la part des choses réelles ou inventées, servant à alimenter le mythe. Par ailleurs, nous disposons d'encore peu d’informations à propos de ces attaques.


Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ladrón_de_ojos

www.paranormal-country.com

http://legendes-colombiennes.fr/ladron-de-ojos
(Liens morts)





samedi 20 juin 2015

SS Ourang Medan

C'est le genre d'histoire que les vieux loups de mer racontent.


Nous sommes en juin 1947, dans le détroit de Malacca (carte).
Plusieurs navires dans la zone reçoivent des messages de détresse: "Tous les officiers ainsi que le capitaine sont morts, gisant dans la salle des cartes et sur le pont. Probable que tout l'équipage soit mort". S'ensuivent une série de message incompréhensibles, puis cette conclusion sinistre : "Je meurs".

La mission de secourir le navire a été prise en charge par deux navires américains, capables de trianguler la position du navire, découvrant qu'il était très probable qu'il s'agisse d'un navire néerlandais, le SS Ourang Medan. Lorsque le Silver Star, l'un des navires qui avaient capté le signal, arriva sur les lieux de l'étrange transmission, l'Ourang Medan dérivait, sa chaudière toujours active ; en apparence, on aurait dit que tout allait bien à bord. Mais en l'abordant, les marins n'y découvrirent qu'un tapis de cadavres de la passerelle à la cale, y compris celui du chien de bord. Tous étaient figés dans un rictus terrifiant et regardaient vers le ciel, alors qu'aucune trace de blessure ou de maladie ne semblait avoir pu causer un tel carnage. Un incendie éclata alors dans la salle des machines  - ou la cale que plus personne n'entretenait - ce qui força les sauveteurs à regagner le Silver Star en urgence. L'incendie finit par produire une explosion qui fit rapidement sombrer le navire dans les eaux indonésiennes.

Ici l'unique image d'un cadavre de l'Ourang Medan prise par un sauveteur du Silver Star :



Plusieurs théories s’opposent à propos du drame mystérieux survenu ce jour là, comme la possibilité d’une cargaison de contrebande d’armes ou de produits chimiques réactifs, ou même une dysfonction du moteur à vapeur ayant provoqué un début d’incendie et une intoxication de l’équipage, mais ces thèses ne recoupaient pas les observations des marins arrivés sur les lieux dans un temps relativement court entre le dernier message de l’opérateur radio et le naufrage du navire. 
En effet, aucun d’eux n’a remarqué d’odeur suspecte ni ressenti de malaise durant leur investigation du vaisseau fantôme, ni par la suite à leur retour à bord de leur propre navire. Ils ont cependant bien visité l’intérieur de l’Ourang Medan puisqu’ils affirmaient avoir effectivement découvert le corps crispé de l’opérateur radio à son poste, et par ailleurs l’équipage présent sur le pont était mort aussi dans les mêmes conditions alors que celui-ci se trouvait à l’air libre et bien ventilé.
Lorsque l’affaire fut rouverte quelques années plus tard, publiée dans les manifestes de la marine marchande par les gardes côtes en 1952, et reprise par différentes revues et publication, on notera que les documents relatifs à la captation du signal et à la procédure de sauvetage du Silver Star avaient effectivement été consignés. Cependant, aucune trace ne permit de remonter jusqu’à l’armateur ou le port d’attache de ce mystérieux navire. De fait, aucune recherche active n’a permis de retrouver l’épave dans le détroit et donc de déterminer les causes exactes de la disparition subite de l’Ourang Medan, de la mort mystérieuse de son équipage ni des communications effroyables qui l’avaient précédé.




jeudi 18 juin 2015

L'appareil photo

J'ai trouvé un appareil photo sur un banc dans un parc. C'était un Nikon noir. J'ai décidé de le prendre. Trouver c'est garder. Je suis donc rentré chez moi, et je suis allé dans ma chambre pour voir ce qu'il contenait.

La première photo était celle d'une femme, plutôt mignonne. J'étais assez incrédule car la photo semblait avoir été prise à son insu. Mais j'ai décidé de passer à la prochaine photo. C'était la même fille, mais couchée sur du bitume, horriblement massacrée. Je pouvais à peine la reconnaître. Je n'ai réussi à faire le lien avec la photo précédente que grâce à ses vêtements.

Choqué par ma découverte, mais de plus en plus curieux, je suis passé à la prochaine photo. C'était un enfant d'à peu près huit ans qui marchait dans la rue. J'avais peur de passer à la prochaine photo, mais je l'ai fait.
 
J'ai eu un haut-le-cœur. C'était le même garçon, mais atrocement mutilé. La seule chose qui m'a permis de le reconnaître c'était, encore une fois, ses vêtements. Je ne voulais pas continuer, mais je l'ai tout de même fait.

Cependant, j'ai passé le reste des 35 photos rapidement, car j'ai mes limites. Parmi les victimes, il y avait des hommes, des femmes, des enfants, des vieux, des blancs, des noirs... Il y avait toujours une photo de ces personnes avant leur assassinat.

Cet appareil ne contenait que de la bouillie sanglante. Une véritable charcuterie.

Il ne me restait plus qu'une photo à voir. 


Mon cœur a arrêté de battre. C'était mon petit frère ! C'était mon petit frère marchant vers la maison de son ami, quelques heures plus tôt ! Il m'avait dit, hier, qu'il allait dormir chez son ami Louis.

C'est là que j'ai remarqué que le nombre de photos était impair. J'ai commencé à paniquer. Je devais le prévenir, immédiatement.








C'est à ce moment que j'ai entendu mon grand frère rentrer et monter les marches. J'ai posé l'appareil, et il est entré. Il m'a dit, d'une voix tremblante :

« Je sors, mais... Euh... T'aurais pas vu un... Appareil photo Nikon noir en rentrant par hasard ? Je crois que... Je l'ai oublié au parc, et je sais que tu passes par là. J'en ai vraiment besoin. »




mardi 16 juin 2015

Les yeux de ma copine

Ce qui m'a séduit en premier chez elle, c'était ses yeux. Je ne croyais pas à l'amour, mais la première fois où j'ai regardé dans ses magnifiques yeux verts, j'ai su que c'était elle.
J'adorais voir mon reflet dans ces yeux-là, chercher au fond de son âme, et voir que j'y avais une place.
C'est un peu stupide, mais j'avais même écrit des poèmes sur eux.
Je ne me souviens plus exactement, mais je lui avais dit "Il y a tellement de vie dans tes yeux, et d'amour".
Mon dieu, j'adorais la façon dont la lumière dansait à l'intérieur d'eux. Je ne pourrais pas m'imaginer ne plus être capable de les regarder avec un air rêveur.


Maintenant, si je pouvais juste trouver une boîte aussi belle que ses yeux, je pourrais arrêter de les transporter dans ma poche.


Traduction : RedRaven

Creepypasta originale ici