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vendredi 1 juillet 2016

Absences

J'ai souvent des moments d'absence, ces derniers temps. Je ne sais pas à quoi c'est dû. Le manque de sommeil ? Pourtant, il ne me semble pas avoir du mal à dormir. Ça a commencé il y a déjà plusieurs mois. Au début, c'étaient des trucs tout cons : par exemple, il m'arrivait de me rendre dans une pièce, et de ne plus en savoir la raison une fois que j'y étais. Ou alors l'impression d'être sûr d'avoir posé mes clefs à un certain endroit, et les retrouver à un autre quelques minutes plus tard.
Si j'écris cette note, c'est parce que j'ai l'impression que ça dérape de plus en plus. Ces événements plutôt ordinaires (après tout, ça arrive à tout le monde, ces petits trous de mémoire) sont devenus de plus en plus embêtants. Alors je me dis que, peut-être, en écrivant mes actions ici, j'aurai moins de mal à reconstituer la réalité.
J'ai pas vraiment l'habitude de faire ça, je pense avoir un peu de mal, mais bon, je me lance. On est le matin. Il est 10h05. Je commence le travail à 15h00, c'est ma reprise après deux semaines de congés. Ça me laisse un peu de temps pour faire le ménage. Je vais aller à la cave chercher le balai, pour commencer.

Noir.

Je me suis retrouvé dans la cuisine. Sans le balai. Pourtant je suis sûr d'être descendu le chercher. Ça me fait un peu peur de perdre la boule à ce point. J'essayerai de prendre rendez-vous chez mon médecin traitant, durant cette semaine. Il est déjà 10h35. Merde... J'ai vraiment passé 30 minutes à rêver ou je ne sais quoi ?
Bon, ce ménage.
Je suis allé rechercher le balai, et je l'ai passé. Pas de nouveau moment d'absence jusque là. Je vais pouvoir continuer.
11h45. Le ménage est fini. La maison est nickel. Pas de trou de mémoire, j'ai peur que ça survienne bientôt. Il faut que je me fasse à manger. Des pâtes. Et un steak. J'ai pas vraiment la foi de me faire quelque chose de bon. Ça suffira, j'ai pas très faim de toute manière.

Noir. À nouveau.

Quand j'ai retrouvé mes esprits, j'avais visiblement déjà mangé. C'est fou, je ne peux même plus apprécier mes repas. 12h20. Ça a duré un peu moins longtemps cette fois. C'est là que je me dis qu'heureusement que je note tout. Je ne me souvenais même plus de ce que j'avais mangé, jusqu'à ce que je lise ma note. Je vais appeler mon boss pour lui dire que je ne suis pas apte à travailler aujourd'hui. J'ai l'impression que c'est de pire en pire. Je me sens vraiment pas bien aujourd'hui, j'ai pas envie qu'un de ces moments d'absence survienne au travail et que je me retrouve dans une situation dans laquelle j'aurais du mal à sortir. Je pense que mon patron comprendra. Après tout, c'est vraiment très rare que je demande un jour de repos pour des problèmes de santé. J'ai toujours été un bon employé. Et puis comme ça, j'en profiterai pour prendre rendez-vous chez mon médecin. Je vais chercher mon téléphone.

Voilà. J'ai téléphoné à mon patron. Je lui ai expliqué ma situation. Il m'a dit que j'ai sûrement besoin de repos, et de ne pas trop m'en faire. Je suis content qu'il ait réagi comme ça. Maintenant, il faut que j'appelle le médecin.

Noir.

Je me rappelle juste avoir entendu les bip du téléphone, avant que ça ne décroche. Je ne me souviens pas du reste. Dans tous les cas, je suis crevé. 13h00. Je pense que je vais aller faire une petite sieste. J'en peux plus. Je réessayerai d'appeler plus tard, quand je me serai suffisamment reposé. Je monte me coucher, je garde ma note sur la table de chevet, pour quand je me réveillerai, pas que je la perde.

J'ai entendu du bruit en bas. Il y a quelqu'un. Mon dieu, j'ai peur. J'avais verrouillé la porte, et je n'attends personne aujourd'hui. J'entends marcher, j'ai peur que ce soit un cambrioleur. Je vais descendre, avec mon fusil de chasse, au cas où.

Mon dieu... C'était un accident. J'ai paniqué. Cet homme. Je ne l'avais jamais vu. Je suis quelqu'un d'honnête... Pourquoi j'ai fait ça ? La peur. Oui, j'ai tiré. J'ai eu peur, je me suis défendu. C'était un inconnu, je ne sais pas pourquoi il était chez moi. Il faut que je me ressaisisse... J'ai commis un meurtre. Putain. Je dois appeler la police, et me dénoncer. Oui, c'est ce qu'il faut que je fasse. Mon dieu. Je ne sais pas. Merde...

Bon... J'ai vraiment la trouille là. Je suis allé chercher mon téléphone, à l'endroit où je l'avais laissé tout à l'heure, pour appeler la police. Après avoir réfléchi, ça me semblait être la meilleure solution. J'allais sans doute aller en prison, avoir des tas d'emmerdes, mais je suis quelqu'un d'honnête, je ne pouvais pas cacher ça. Et puis, avant d'appeler, j'ai trouvé une note à côté de mon téléphone. Elle était similaire à celle-ci.

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J'ai souvent des moments d'absence, ces derniers temps. Je ne sais pas à quoi c'est dû. Le manque de sommeil ? Pourtant, il ne me semble pas avoir du mal à dormir. Ça a commencé il y a déjà plusieurs mois. Au début, c'étaient des trucs tout cons : par exemple, il m'arrivait de me rendre dans une pièce, et de ne plus en savoir la raison une fois que j'y étais. Ou alors l'impression d'être sûr d'avoir posé mes clefs à un certain endroit, et les retrouver à un autre quelques minutes plus tard.
Si j'écris cette note, c'est parce que j'ai l'impression que ça dérape de plus en plus. Ces événements plutôt ordinaires (après tout, ça arrive à tout le monde, ces petits trous de mémoire) sont devenus de plus en plus embêtants. Alors je me dis que, peut-être, en écrivant mes actions ici, j'aurai moins de mal à reconstituer la réalité.

Noir.

Qu'est-ce que je faisais à la cave ? J'étais en train de commencer cette note, et puis pouf... Me voilà ailleurs. Bon du coup je suis remonté. Il est 10h10. Je vais me prendre un petit déjeuner. J'ai du chocolat chaud et des croissants.

Nouveau noir.

Je viens de déjeuner et pourtant... J'ai encore faim. Bizarre, je me suis sorti des pâtes et un steak. Je m'en rappelle pas, mais go, on va se manger ça.

Noir.

J'étais au téléphone quand j'ai repris mes esprits. Le type au bout arrêtait pas de répéter "Allô ? Il y a quelqu'un ?". Je n'ai pas reconnu la voix. Je me suis excusé en disant que c'était une erreur, et j'ai raccroché.

Encore un noir.

Je suis dans ma chambre. Les volets sont fermés. Pourtant il est que 13h15. J'ai envie de fumer un petit peu, je pense que ça me fera du bien. Bon, je descends.
Voilà, comme je le pensais, cette petite sortie m'a changé les idées. Je sais pas trop quoi faire cette après-midi. J'ai encore un peu de temps avant d'aller bosser. Je vais peut-être regarder la télé. Je laisse ma note de côté pendant ce temps.

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Je reconnais mon écriture. Je me rappelle pas avoir écrit ça. Le plus étrange est qu'elle se complète avec ma propre note. Je crois devenir fou. Dans le salon, il n'y a plus aucun corps. Pourtant, je suis sûr de l'avoir vu. Et je n'ai plus eu de moments d'absence depuis que j'ai tué cet homme. Qu'est-ce qu'il m'est arrivé ? Je ne comprends plus.




mercredi 29 juin 2016

Évadez-vous

J'adore les escape games. J'aime vraiment ça. Depuis tout petit, j'ai une fascination pour tout ce qui est énigmes et mystères.
Les films d'aventure, comme les Indiana Jones, les Benjamin Gates... Et même les jeux-vidéo : Professeur Layton, Tomb Raider, etc...
Quand j'ai su que de telles choses existaient et commençaient à se multiplier dans ma ville, j'ai tout de suite su que ça allait me plaire.
Ah, mais attendez, vous ne savez peut-être pas de quoi je parle...

Les escape games sont des dérivés d'un jeu-vidéo, "Escape the room". C'est, en gros, un jeu d'évasion grandeur nature. Vous êtes enfermé dans une pièce, et vous devez, à l'aide d’indices disséminés dans la pièce, sortir de cette dernière. Un régal !
Si vous n'avez jamais essayé, je vous y encourage vraiment.
Bref, j'ai fait à peu près tous les escape games du pays. Et je suis devenu redoutable quand il s'agit de sortir en un temps record. J'ai d'ailleurs plusieurs records dans la capitale.

J'en ai fait de toutes sortes, mais ceux que je préfère sont les plus effrayants.
Comme celui où vous êtes dans la fameuse scène de Saw, celle avec la baignoire (où le mec se coupe un pied pour sortir. Eh oui, spoiler, mais tout le monde a déjà vu ce film, non ?)

Ou encore celui où vous êtes dans un appartement hanté, et où vous devez deviner le nom du tueur de l'histoire pour pouvoir sortir.
Même si je n'ai pas encore été déçu par l'ambiance d'un escape game, ceux avec une atmosphère morbide sont vraiment au-dessus.
Mais pourquoi je vous embête avec ça ? Eh bien, disons que je suis devenu beaucoup trop fort à ce jeu. S’échapper est d'une facilité affligeante, et je ne ressens plus aucun plaisir.
Je regrette les premières fois, quand je découvrais ces pièces, avec mes enfants, et que j'échouais quelques fois. Cela faisait partie du jeu, c’était exaltant.

Mais il n'y a plus aucun challenge pour moi. Et si c'est le cas pour moi, je pense que beaucoup de gens doivent être dans la même situation.

C'est pourquoi j'ai décidé de faire mon propre escape game. Chez moi. Le plus difficile du pays ! Croyez-moi sur parole.
J'ai une cave qui ne servait pratiquement à rien, je l'ai vidée, et j'ai pu commencer à bricoler.
Comme je vous ai dit, je préfère les ambiances glauques. Alors le thème était tout de suite choisi, ce serait le repaire d'un tueur sanguinaire. Du sang un peu partout, des cadavres à moitié découpés, des cris de douleur mêlés à une musique angoissante.
Cerise sur le gâteau, le corps d'une femme crucifiée. Plus vrai que nature ! Il paraîtrait même qu'elle vous donne des indices, si vous lui demandez gentiment... Mais je n'en dis pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise !

Pas convaincu ? Vous pensez encore qu'il n'y a aucun challenge, comme tous les autres ?
Je vous assure que vous y trouverez la difficulté que vous attendez...
Après tout, mes enfants y sont depuis 4 semaines et n'ont toujours pas réussi à sortir.
Alors, vous êtes partant ?




lundi 27 juin 2016

Louisiane 97

Je suis très friand de récits un peu macabres et de faits divers exceptionnels. En l’occurrence, l'histoire que je voudrais vous rapporter, qui m'a particulièrement marqué à l'époque malgré mes lectures habituelles, se déroule en Louisiane, dans une petite ville à quelques kilomètres au sud de la Nouvelle-Orléans, au bord des mangroves, entre le 27 décembre 1996 et le 31 janvier 1997.
Un ami, avec qui je suis d'ailleurs toujours en contact, était parti là-bas dès la fin de ses études, en juin 1996, afin d'étudier la faune si particulière du delta du Mississippi. Il avait déjà fait un petit tour de quelques semaines au Pérou et en Colombie deux ans auparavant, donc autant dire que la chaleur, l'humidité et les moustiques ne le dérangeaient pas plus que ça. Étant au courant de ma fascination pour l'actualité morbide, il m'envoyait régulièrement, entre deux cartes postales, des articles découpés directement depuis les pages faits divers du Times-Picayune. J'ai reçu l'article suivant en janvier 1997, daté du samedi 28 décembre 1996. J'ai essayé de le traduire pour vous :

« Vendredi matin, à [j'ai supprimé le nom de la ville, mais ceux qui cherchent n'auront aucun mal à le retrouver], le réveil d'un homme de cinquante ans s'est transformé en cauchemar quand celui-ci a constaté qu'il avait été amputé d'une jambe pendant la nuit. La victime témoigne : Je sortais d'un sommeil profond, je n'avais absolument pas mal. Je dormais sur le côté, et quand j'ai ouvert les yeux, j'ai vu la jambe coupée sur le tapis, à quelques mètres du lit. Je n'ai pas tout de suite réalisé que c'était la mienne, je croyais que j'étais encore en train de rêver. Mais à mesure que je devenais plus lucide, j'ai commencé à paniquer. J'ai essayé de me relever, et c'est à ce moment que j'ai compris qu'il me manquait quelque chose. Le quinquagénaire a été découvert par son fils quarante minutes plus tard, et immédiatement pris en charge par le service d'urgence de l’hôpital [je supprime encore, désolé]. L'amputation semble avoir été réalisée par un chirurgien professionnel, ayant utilisé du désinfectant et de l'anticoagulant avant de bander le moignon. Les médecins du service d'urgence n'ont presque pas eu à prodiguer de soins supplémentaires, et se sont contentés d'administrer de fortes doses d'analgésiques à la victime. La police rapporte que le domicile de cette dernière ne présente aucune trace d'effraction. »

Cette nuit-là, j'ai eu un peu de mal à dormir, je dois l'avouer. Mes souvenirs de l'époque sont assez flous, mais je crois que j'essayais de m'imaginer ce que pouvait provoquer la vision d'une jambe arrachée au pied du lit, baignant dans une mare de sang. À plusieurs reprises au cours de la nuit, je tâtais mes cuisses pour vérifier qu'elles étaient encore là. Et j'ai fait tout une série de cauchemars dans lesquels je me faisais découper en morceaux dans mon lit par des créatures étranges et des silhouettes inquiétantes.
J'ai fait part de mon intérêt pour cette affaire à mon ami, et celui-ci m'a envoyé dès la semaine suivante deux nouveaux articles, datés respectivement du samedi 4 janvier 1997, et du vendredi 11 janvier de cette même année :

« L'affaire de l'amputation mystérieuse se poursuit. La semaine dernière, un homme de [Nom de la ville, encore] se réveillait amputé de la jambe gauche à son domicile. Hier matin, le même homme, pourtant toujours à l'hôpital, où il poursuit sa convalescence et où il s’apprêtait à commencer, d'ici quelques jours, ses premiers exercices de rééducation, s'est à nouveau réveillé avec une jambe en moins. Comme la première fois, l'opération a été menée de manière quasi-professionnelle, écartant tout risque d’hémorragie, et le pronostic vital n'est pas engagé. Les infirmières qui étaient de garde rapportent qu'elles n'ont vu personne, ni entendu quoi que ce soit au cours de la nuit. La victime n'a pas voulu s'exprimer. »

« Suite à sa seconde amputation nocturne, [le nom du mec, il commence à devenir célèbre], 50 ans, habitant de [la ville], avait été placé sous protection policière. Deux agents des forces locales, armés, se succédaient afin de garder la porte de sa chambre, à l'hôpital [Supprimé]. Pourtant, ce matin, [Nom du mec] a été une nouvelle fois retrouvé amputé d'un membre. Ses cris ont alerté son garde du corps et le personnel de l'établissement. Le bras droit a été sectionné et posé sur une table à quelques mètres du lit du patient. La blessure est comme à l'habitude parfaitement bandée, désinfectée et coagulée. Rappelons que [Nom du mec] subit depuis trois semaines, chaque vendredi matin, l'horreur d'une nouvelle amputation. La police ne privilégie aucune piste pour le moment, bien que le caractère criminel de ces actes ne fasse aucun doute. »

Nous avons longtemps conversé de l'expérience horrible de cet homme avec mon ami, cherchant à comprendre quel pouvait être le profil psychologique du « chirurgien fou » (c'est comme ça que nous l'avions surnommé), ou comment il avait pu faire ce qu'il avait fait au nez et à la barbe de la famille, des infirmières et de la police. Bien sûr, mon ami épluchait les pages faits divers du Times-Picayune, curieux de connaître le destin de la victime, mais aucun autre article n'a paru en cette période. Il s'est aussi penché sur une presse beaucoup plus locale, notamment sur le journal de l'agglomération dont faisait partie la ville, théâtre de ces événements.
Je n'ai connu la fin de l'affaire qu'en février 1997, quand mon ami m'a envoyé la dernière et unique mention de l'homme amputé. En effet, son nom apparaissait dans la rubrique nécrologique du journal local, daté du 31 janvier 1997. Un vendredi. Ni lui ni moi ne savions vraiment comment interpréter cette information. Était-il décédé des suites de ses blessures ? De ce que la presse avait rapporté, c'était peu probable. L'autre option était malheureusement limpide. J'avais du mal à imaginer le calvaire qu'avait pu subir cet homme, surtout après m'être repenché sur la chronologie de l'affaire : depuis le 10 janvier, trois semaines s'étaient écoulées.




samedi 25 juin 2016

[Annonce] Concours d'illustrations

Ça vous est déjà arrivé de vous dire en parcourant tel ou tel contenu : ce truc développe un univers riche, a des images évocatrices, des scènes marquantes et très visuelles ; pourquoi personne n'en a encore fait un dessin ? Eh bien, très prochainement ce sera le cas.

Tout juste, c'est un concours de fan arts !


Les règles sont simples : produisez une illustration originale évoquant l'une des creepypastas de la liste, que ce soit une scène marquante, un personnage qui y apparait... ou le texte dans son ensemble. Toutes techniques acceptées.


Les illustrations devront porter sur l'un des textes suivants :
Room Zero
La porte de l'esprit
Harcèlement, besoin de conseils
Les portraits / La cabane du chasseur
11 miles
Le ciné-mobile de Mescalune
Necrosleep

Pour envoyer vos productions :
- En message privé à Tripoda sur le forum : creepypastafromthecrypt.com
- En message privé sur la page facebook : facebook.com/CreepypastaFromTheCrypt
- Par mail à creepypastaftc@gmail.com

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DATE LIMITE D'ENVOI : 31/07/2016 23:59*
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*Heure de Paris

Un sondage anonyme sera proposé aux lecteurs à la fin de ce délai afin de désigner le vainqueur.

Le dessin gagnant sera ajouté à la page dédiée aux fan arts ainsi qu'à la pasta illustrée, et son auteur crédité (avec un renvoi vers son site le cas échéant).

IMPORTANT : les images seront présentées exactement telles qu'elles ont été reçues. Dans le cas d'un dessin sur papier par exemple, si vous n'avez pas la possibilité de faire un scan, recadrez et étalonnez vous-même la photo au risque de la voir soumise au vote en l'état. En bref, faites au mieux car je ne vous aiderai pas !



Emparez-vous de vos crayons, pinceaux, tablettes graphiques, épingles, chaînes et... peu importe avec quoi vous produisez votre art. En piste, surprenez-nous !


vendredi 24 juin 2016

La ville sans lumière

Y a-t-il quelqu'un que tu détestes ? Quelqu'un qui motive un tel désir de vengeance que tu serais prêt à payer n'importe quel prix pour le voir souffrir ? Si tel est le cas, tu devrais songer à visiter la Ville Sans Lumière.

Pour y aller, va dans n'importe quelle ville, relativement grande, et cherche-y une ruelle déserte, oubliée par la nuit. Entre-y et ferme tes yeux. Dis d'une voix basse : "Ville Sans Lumière" et concentre-toi sur l'obscurité. Tu auras probablement noté que quelques couleurs et formes abstraites te seront apparues ; si tu te concentres bien, tu pourras distinguer des images. Observe-les. Après quelques minutes, ces images vont se mettre à devenir plus nettes et à briller.

Quand ça arrivera, elles se transformeront en images concrètes : de violents assassinats, des animaux déformés, et d'autres choses similaires. Peu importe ce que tu verras, garde les yeux fermés. Tu commenceras à perdre la notion du temps, et finalement les images disparaîtront. Tu verras donc seulement une obscurité absolue. Rien de plus qu'un noir profond sans autres couleurs ni formes. Quand tu seras sûr que ce que tu verras n'est que du noir, ouvre les yeux.

Tu te trouveras donc dans une ville assez sombre, il n'y aura pas de soleil ou d'étoiles dans le ciel. Tu devrais pouvoir distinguer un halo d'un bleu sombre sur les immeubles qui t'entourent. Sors de la ruelle, et marche aussi silencieusement que possible sur le trottoir ; sans suivre une direction particulière.

Si tu entends quelque chose, éloigne-toi de ce bruit, et le plus vite possible. La Ville Sans Lumière abrite des animaux. Il fait trop noir pour que tu puisses les voir en détail, mais ils sont de la taille d'un félin, et n'hésiteront pas à t'attaquer. Sinon, continue à marcher jusqu'à arriver dans une zone avec de plus petits bâtiments : c'est la limite de la ville.

Tu rencontreras un enfant dont le visage émettra une faible lueur. Tu te rendras compte qu'il n'a pas d'yeux.

Il te demandera : "Partageras-tu ta lumière avec moi ?"

Si tu lui réponds oui, l'enfant rapprochera ses mains de ton visage et en arrachera l'œil droit. Ce sera douloureux, mais cela ne te laissera aucune cicatrice, et aucune goutte de sang ne coulera de ta plaie. Ensuite, il te remercia et s'en ira.
Continue de marcher et un homme de grande taille se présentera face à toi. Il te demandera : "De quelle personne souhaiterais-tu prendre la lumière ?"
Tu diras à l'homme le nom de la personne que tu détestes et cette personne deviendra complètement aveugle.

"Ta haine est-elle satisfaite ?" te demandera l'homme. Si c'est le cas, tu lui diras que oui, et tu te réveilleras dans la ruelle. Dans le cas contraire, tu lui répondras que non et l'homme disparaîtra. Tu devras continuer à marcher et tu rencontreras un autre enfant sans yeux. Il te demandera lui aussi : "Partageras-tu ta lumière avec moi ?

Tu lui répondras oui, et il te retirera l’œil gauche, te rendant complètement aveugle. Continue à marcher et l'homme de grande taille t'apparaîtra de nouveau, bien qu'uniquement perceptible par le son de sa voix.

Il te dira: "De qui voudrais-tu voir sombrer la vie dans l'obscurité ?"

Prononce le nom de la personne que tu détestes et cette personne va mourir. Cette fois, il ne te demandera pas si ta haine a été satisfaite, et tu ne seras pas capable de retrouver ton chemin vers la ruelle.

Je t'avertis tout de suite, tu devras être sûr et certain de vraiment détester cette personne avant de suivre ces instructions. Parce que tu risqueras, selon tes choix, de passer ta vie à errer dans la Ville Sans Lumière, aveugle. Avec comme seul réconfort : ta haine.

Pour certaines personnes, c'est suffisant.






Traduction : Meyl

Creepypasta originale ici.

mercredi 22 juin 2016

Vladimir Tchekevesco

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, des rapports militaires polonais ont été retrouvés par les Alliés dans une base militaire tenue secrète à l'occupant nazi. Ces documents faisaient le rapport d'expériences menées sur des enfants atteints de maladies mentales. Le cas du petit Vladimir Tchekevesco, 8 ans, est hors du commun si je puis dire, dans le sens où ce sont ses parents, eux-mêmes militaires, qui ont donné l'autorisation pour mener l'expérience. Tous les éléments de début d'expérience laissent penser que le petit Vladimir n'était atteint que d'autisme. L'enfant fut isolé dans une chambre stérile servant à l'origine à faire des tests sur des prototypes d'armes chimiques. La chambre se trouvait à 40 mètres de profondeur, complètement isolée.


Seul et attaché sur un lit, pieds et poings liés dans le noir absolu. L'expérience avait pour but de démontrer que les stimuli environnementaux provoquaient le mutisme du garçon à l'esprit trop faible, inadapté à notre société. L'enfant devait en quelque sorte se réinitialiser complètement en l'absence des contacts qui, supposément, polluaient son esprit. L'enfant fut pris de panique et entra dans un état hystérique au moment où on l'attachait sur le lit. Deux micros enregistraient les sons dans la pièce, pour suivre la progression de l'expérience. Elle devait durer 3 jours durant lesquels le sujet resterait allongé sur le lit, sans nourriture.

Les 12 premières heures furent un flot ininterrompu de larmes et de cris. Toutefois, durant la 13ème heure, à exactement 4h23 du matin, les cris cessèrent pour laisser place à une espèce de ronronnement. Les chercheurs ont d'abord pensé qu'il s'agissait du ronflement de l'enfant. Cependant, ce son se poursuivit sans interruption bien au-delà de la durée normale d'une nuit de sommeil. 48 heures après le début de l'expérience, le ronronnement cessa et la voix de l'enfant se fit à nouveau entendre dans le micro. La voix était devenue plus aiguë, mais les propos du sujet étaient incompréhensibles. Les chercheurs mirent ces sons sur le compte de sa présumée transformation mentale, l'enfant découvrant sa nouvelle voix.

Le lendemain, à 69 heures du début de l'expérience, un cri très grave éclata dans les micros, qui furent mis hors-service. Sans micro pour surveiller l'activité dans la chambre d'isolement, les chercheurs décidèrent d'attendre la fin des 72 heures, durée initialement prévue pour l'expérience, pour envoyer les infirmières chercher le petit Vladimir. Les infirmières descendirent jusqu'au niveau souterrain où il se trouvait et ouvrirent la porte blindée. L'enfant était allongé sur son lit, attaché. Tout semblait normal à première vue, mais quand elles approchèrent, elles furent prises de panique à la vue du garçonnet.

Le corps du bambin était devenu noir, comme en cours de décomposition. Les bras et les jambes étaient devenus squelettiques et le ventre avait gonflé, donnant au garçon un air cambré. Ses orbites étaient vides, ses yeux avaient disparu. Il n'avait plus de dents ni de langue. L'enfant avait même perdu son sexe en totalité, mais il n'y avait pas trace de plaie ou de cicatrice. Le corps était juste devenu noir et dégageait une puanteur macabre.

L'une des employées fut prise d'un malaise et vomit sur le sol. Les infirmières prirent alors la fuite et firent leur rapport à leurs supérieurs ; un rapport hystérique concluant à la mort de l'enfant. Toutefois, alors qu'une nouvelle expédition de médecins et de soldats était sur le point de descendre, les micros de la salle se remirent à fonctionner. Aucune voix ne se fit entendre, mais on entendait très clairement l'enfant se débattre dans son lit. Puis il y eut des pleurs de douleur. Et finalement, le son d'un liquide qui se déversait au sol. S'ensuivit un bruit qui leur glaça le sang : les pleurs d'un nouveau-né.

Les rapports de l’expérience prirent fin ici.

Toutefois, les rapports de fonctionnement de la base firent état, dans la semaine qui suivit l’expérience, de 49 exécutions de militaires ou personnels soignants, sans qu'aucun des corps ne soit retrouvé dans le cimetière militaire ou à la morgue de la base.
Le motif indiqué sur les ordres d’exécution étaient tous identique : - OFFRANDE AUX PROFONDEURS -
La base fut découverte le 21 Avril 1946, entièrement vide.
Après des fouilles minutieuses, aucune trace de chambre souterraine ne fut découverte.






dimanche 19 juin 2016

Le mariage

- Allô, SOS amitié, j'écoute.

- Ma vie est une sinistre blague dont le dernier acte va se jouer aujourd'hui, le jour qui devait me réconcilier avec mes anniversaires. Mais je devrais peut-être commencer par le début.
Je n'ai jamais connu mon père : ma mère et lui se sont quittés pour suivre leurs études et il n'a jamais appris sa grossesse.

- Ses études? Elle avait quel âge?

- 16 ans. C'est elle qui m'a élevée. En tout cas, jusqu'à ce qu'elle décède le jour de mes cinq ans. Je n'ai plus jamais fêté un seul de mes anniversaires après ça.

- Je compatis à votre chagrin.

- Merci. Suite au décès de ma mère, c'est ma grand-mère qui s'est occupée de moi et malgré ses efforts, je me suis isolée du reste du monde. C'est pour ça que, à 18 ans, j'ai été surprise lorsqu'un homme est venu me draguer sur le campus.

"Excusez-moi, madame, on ne se serait pas déjà rencontrés ? J'ai l'impression de vous connaître." Ça avait beau manquer d'originalité et être dit par un homme ayant la trentaine bien entamée, je suis tombée sous le charme.

- L'amour ne s'explique pas.

- Les mois ont passé et j'ai fini par tomber enceinte. Je ne voulais pas que mon enfant grandisse sans père, nous avons donc décidé de nous marier.

- Comment votre grand-mère a-t-elle pris la nouvelle?

- Très bien, et comme elle disait, elle pourrait ainsi rencontrer l'homme qui m'avait redonné le sourire.

- Parce qu'elle ne l'avait jamais rencontré avant?

- Non, je vis sur le campus, à 500 kilomètres de chez elle. Nous avions donc décidé de nous marier le jour de mes 20 ans. L'idée, c'était de lier le plus beau jour de ma vie à cette date afin de contrebalancer le souvenir qui y était lié.

- C'est une bonne idée...

- Ce qui nous amène à aujourd'hui, le jour de notre mariage. Ma grand-mère était arrivée en retard et la cérémonie avait déjà commencé.

Elle est devenu toute pâle en nous voyant, puis elle s'est écriée : "arrêtez tout, c'est son père !"

Ma vie est une sinistre blague.