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samedi 10 décembre 2016

Le calendrier de l'avent

Bonjour à tous,
Je voudrais vous partager le contenu d'un blog. Je suis tombé dessus par hasard, et son contenu est assez... Troublant.
Je vous laisse en juger.


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30 Novembre

Aujourd'hui, ma mère a insisté pour que je l’accompagne au marché de Noël, histoire de me changer les idées. Depuis sa séparation avec Papa, c'est la première fois que l'on sort tous les deux. Ça m'a fait chaud au cœur !
J'ai trouvé quelque chose de sympa : un calendrier de l'Avent. Bon, le vendeur était un peu bizarre, du genre pas très bavard, sourire en coin, et il lui manquait des doigts. Mais ce calendrier était très beau, et il ne m'a presque rien coûté. À l'instar des autres, celui-ci n'était pas en carton, mais métallique. Il y avait 24 petites portes portant des nombres allant de 01 à 24. À chaque jour sa friandise. Ce qui était dessiné dessus était très banal par contre : des rennes, le Père Noël, des enfants...
J'ai hâte d'être demain pour goûter ce qu'il y a de caché à l’intérieur !


01 Décembre

J'ai passé la journée au parc avec ma petite sœur. Elle avait l'air très heureuse.
Depuis que mon grand frère a disparu l'année dernière, c'est la première fois que j'ai eu envie de l'emmener jouer dehors. J'avais comme un sentiment paternaliste, ce qui ne m'a pas déplu. J'aimerais le refaire plus souvent, et puis ça décharge un peu ma mère. Elle n'a pas l'air dans son assiette ces temps-ci.
Sinon... J'ai enfin ouvert la petite porte portant le numéro 01 de mon calendrier. Mon Dieu... Ce petit chocolat était délicieux ! Il était carré, assez épais, avec à l'intérieur du chocolat au lait et un petit liquide... À la manière des "Mon Chéri". Mais en tout cas, c'était délicieux ! Vivement demain pour un autre petit plaisir de la sorte.


02 Décembre

J'ai passé ma journée dans le jardin. J'ai même commencé à vouloir jardiner, jusqu'à ce que ma mère me dise que ce n'était pas du tout la saison pour ça. Mais moi, je voulais jardiner.
Sinon, le chocolat de la case 02 était lui aussi délicieux. Ça va être difficile d'attendre pour manger les suivants.


03 Décembre

Aujourd'hui, il ne s'est pas passé grand-chose. J'ai fait mes devoirs et j'ai trouvé ça très facile. Je suis peut-être un génie sans le savoir !
Le chocolat de la case 03 était comme les autres. Je n'arrive pas à savoir quel est ce liquide, si délicieux. Je devrais demander à ma mère, mais elle va vouloir goûter. Et ce sont mes chocolats. Les miens.


04 Décembre

Je me suis surpris à jouer avec les poupées de ma petite sœur. Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé dans ma tête, mais j'ai aimé ça.
Ma petite friandise est encore bien passée. Je pense que je ne vais plus pouvoir m'en passer...


05 Décembre

Ma mère a insisté pour que j'aille avec elle au karaoké, mais je déteste ça ! Même si c'est sa passion, j'aimerais qu'elle ne l'impose pas aux autres... J'y suis quand même allé, pour lui faire plaisir. Mais mon Dieu, quel ennui. En plus, elle chante comme une casserole !


06 Décembre

Le chocolat du matin devient mon moment préféré de la journée. Je me demande vraiment comment ils peuvent être aussi bons.
J'ai passé la journée avec mon ami, Damien. Comme d'habitude, on a été au terrain de foot pour faire une partie avec les autres. Je n'ai jamais été aussi mauvais. D'habitude je ne joue pas trop mal, mais aujourd'hui, je ne sais pas... C'est comme si j'avais les pieds carrés.


07 Décembre

La journée de l'ennui. Et puis... Le chocolat de la case 07 est tombé quand j'ai ouvert la petite porte métallique. Je l'ai jeté, même si ça m'a fendu le cœur. Quel gâchis !


08 Décembre

Aujourd'hui, après avoir mangé mon petit chocolat quotidien, je suis allé dans la chambre de mon grand frère. Ça va faire un an qu'il a disparu, et tout est intact. Ses consoles sont toutes à la place même où il les avait laissées. Je n'ai jamais aimé ça, les jeux-vidéo, pourtant j'ai allumé une console et j'y ai joué. Pendant des heures. J'ai fini plusieurs jeux dès le premier essai, alors que c'était la première fois que je m'y essayais. Je me suis même surpris à allumer son ordinateur et à jouer avec ses personnages de MMO. Comment est-ce que je connaissais ses mots de passe ? C'est bizarre. Peut-être me les avait-t-il donnés un jour, et que j'avais gardé ça en mémoire tout ce temps.
En tout cas, j'ai aimé cette journée. C'était comme si j'avais passé du temps avec mon grand frère. Tu me manques, Denis.


09 Décembre

J'ai encore passé la journée avec Damien. Je ne sais vraiment pas pourquoi, mais aujourd'hui je l'ai trouvé très séduisant. Que m'arrive-t-il ? J'aime pourtant les femmes... D'habitude. Je suis très troublé.


10 Décembre

Ces chocolats... J'en veux encore plus. Ça devient presque une obsession.
Je suis retourné au marché de Noël, pour trouver le vendeur et acheter d'autres calendriers. Mais évidemment, il n'était plus là. Ça aurait été trop beau. Tant pis, j'ai quand même trouvé un très joli manteau. Ça m'aidera à passer cet hiver qui s'annonce très froid.


11 Décembre

J'ai de nouveau emmené ma petite sœur au parc aujourd'hui. Je l'ai regardée longuement, je ne sais pas pourquoi. Elle est devenue très mignonne. Et très mature pour son âge...


12 Décembre

Je n'arrive pas à croire ce que j'ai écrit hier. Où avais-je la tête ? J'ai l'impression de la perdre, la tête.


13 Décembre

Ma mère m'a encore saoulé avec son karaoké. Elle m'a déjà obligé à écrire sur ce blog tous les jours car soi-disant il me fallait une activité relaxante et reposante après mon "choc émotionnel". C'est vrai que perdre tout d'un coup son frère, ça va pas aider à garder l'esprit serein. Maintenant, elle veut m'obliger à pousser la chansonnette avec elle ? Vivement mes 18 ans, que je me tire d'ici. Ma vie c'est de la merde.


14 Décembre

Aujourd'hui, après avoir mangé mon petit chocolat, j'ai voulu tricher. Je ne pouvais plus attendre, il m'en fallait plus, et tout de suite. Mais... Impossible d'ouvrir les portes métalliques des jours suivants ! C'est assez étrange... Il ne me semble pas qu'il y ait des mécanismes complexes là-dedans. Mais je n'avais pas envie de le casser, et je risquais d'endommager mes précieux chocolats.


15 Décembre

J'ai fait des recherches sur internet concernant ce calendrier, histoire de voir si je pouvais en commander d'autres. Je n'ai rien trouvé. La seule chose qui est marquée sur la boîte, c'est un nom, enfin je pense : "Tiralata". J'ai recherché ça sur internet, mais ça ne me menait à rien, sauf sur des sites écrits en portugais, donc je ne comprenais rien. J'ai essayé de voir sur le site de ma ville s'ils parlaient de ce vendeur dans les détails du marché de Noël, mais aucunes références.
J'ai demandé à ma mère si elle avait déjà vu ce vendeur au marché de Noël de l'année dernière, mais elle m'a répondu que peu de gens s'y étaient rendus, et qu'elle ne faisait pas exception. En effet, la ville faisait face à un grand nombre de disparitions... Dont celle de Denis. Les gens étaient un peu paniqués à l'idée de traîner dehors.
Il va falloir que j'attende pour manger mes chocolats... La poisse.


16 Décembre

Très mauvaise journée.
J'ai voulu prendre mon chocolat ce matin, mais il n'était plus là. Ma mère, cette garce, l'avait pris. Elle m'a dit qu'ils étaient délicieux et que j'aurais pu partager au lieu de garder tout ça pour moi. Puis elle est partie je ne sais pas où. Elle était très souriante, chose rare ces temps-ci. Bordel... Ce sont mes chocolats. Comment a-t-elle osé ? Putain.


17 Décembre

J'ai caché mon calendrier, histoire d'éviter un nouveau vol de chocolat. Et j'ai bien fait : j'ai vu ma mère sortir de ma chambre ce matin, l'air chafouin. Haha, tu pensais vraiment que j'allais te laisser avoir encore un autre de mes précieux chocolats ? Tu rêves !
Sinon, j'ai été voir un ami dont le père est brésilien, je lui ai demandé s'il pouvait lui demander ce qu'il savait sur un certain "Tiralata".


18 Décembre

Il ne me reste que six chocolats, et ça me rend triste. Je l'ai été toute la journée. J'ai même pleuré, pour aucune raison valable. L'horreur totale... Qu'est-ce qui m'arrive ?


19 Décembre

Aujourd'hui, je ne suis pas allé en cours. J’espère que ma mère ne le saura pas. Mais j'ai passé une chouette journée, à fumer de l'herbe avec Damien. Ce qui me surprend, c'est que je ne supporte pas la fumée de cigarette d'habitude.


20 Décembre

J'ai revu mon ami qui a un père brésilien. Il avait des infos pour moi. Selon lui, "Tiralata" est un "Feiticeiro", un sorcier très connu au brésil. Il s'agissait du sorcier d'une tribu appelée "Tupinamba", se situant dans la forêt amazonienne. J'ai fait des recherches sur ce peuple, à priori c’étaient des cannibales. Le sorcier pratiquait le "Macumba", une sorte de magie noire. Il est aussi dit que cette tribu mangeait le corps de leurs ennemis pour en voler la force et le savoir.
Ça me donne des frissons car je change effectivement de comportement après avoir mangé ces chocolats. Mais bizarrement, je n'ai pas envie d’arrêter. Ils sont beaucoup trop bons.


21 Décembre

Il s'est passé une chose horrible ce matin : alors que j'allais manger mon petit chocolat du matin, ma mère a débarqué dans ma chambre et me l'a pris des mains. Il était hors de question que je lui laisse, alors je lui ai arraché des mains à mon tour, avec ma bouche. J'y suis peut-être allé un peu fort, car j'ai arraché un bout de sa main avec. Elle pissait le sang ! Mais le plus étrange, c'est que le goût de son sang dans ma bouche allait de pair avec le goût du chocolat. C'était encore meilleur que d'habitude. La saveur était beaucoup plus forte. Mais c'était sans doute mon imagination.


22 décembre

Fait bizarre du jour : j'ai pu répondre à un touriste Japonais qui me demandait où se trouvait la gare... Dans un japonais parfait. Je regarde des animes de temps en temps, mais, putain, c'était comme si j'avais parlé cette langue toute ma vie.
Comme je l'ai écrit il y a quelques jours, je suis peut-être un génie sans le savoir...


23 Décembre

Il ne me reste qu'un seul chocolat. Ce matin, j'ai ouvert la porte 23, et je l'ai mangé, très doucement, pour faire durer le plaisir. Bientôt je n'en aurai plus. Cette pensée me terrifie. Je suis comme dépendant de cette douceur quotidienne. Que vais-je faire ? Ma vie n'aura plus de sens...


24 Décembre

J'ai mangé mon dernier chocolat.


25 Décembre.

Je n'ai plus de chocolats, mais ce n'est pas grave : j'ai la recette ! Après avoir mangé mon dernier chocolat hier, tout était clair. Je savais ce que je devais faire. Je savais quelle était ma destinée. J'ai hâte d'être l'année prochaine pour pouvoir en faire profiter une autre personne. Et ça ne me coûtera que quelques doigts. En attendant, j'ai très envie de faire un karaoké.

Cher lecteurs,
Joyeux Noël.


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Voilà. Pour ma part, je ne sais quoi penser de cette histoire. Car habitant en Seine-et-Marne, j'avais eu vent de cette histoire. J'ai même un ami qui faisait partie de la famille d'un des disparus. Il a d'ailleurs pu me fournir une copie d'écran d'un article publié à l'époque. Il n'est plus disponible aujourd'hui. Je suppose qu'ils effacent les articles les plus anciens.





jeudi 8 décembre 2016

Le père Noël

Bonjour à tous,

J’ai décidé de raconter mon histoire troublante à Internet. Ça m'est arrivé il y a environ 5 ans. Disons qu’à l’époque, mes parents me prenaient un peu pour une débile. J’avais 11 ans et je savais très bien que le Père Noël n’existait pas, mais ils insistaient en me disant que si. Ils ne voulaient pas cracher le morceau, et ça m’énervait. Bref, riez-en si vous le souhaitez, ça ne m’atteindra plus. Je me suis dit que le meilleur moyen de les faire avouer était de surprendre mon père en train de déposer les cadeaux au pied du sapin, et hop ils seraient bien obligés d’assumer leur mensonge.

Dans la nuit du 25 décembre 2011, j’étais assise sur mon lit, prête à en bondir. Vers deux heures du matin, j’ai entendu des pas dans le couloir qui se dirigeaient vers ma chambre. Je me suis immédiatement allongée en me disant que si mon père me voyait réveillée à cette heure, je risquais de me faire engueuler. J’ai entendu la porte de ma chambre s’entrouvrir, j’ai fermé les yeux pour faire mine de dormir. Quelques secondes après, la porte s’est refermée et je me suis dit à cet instant que mon père savait se montrer discret par moments ! C’en était presque fascinant, il se déplaçait d’un pas si léger. Bref j’ai attendu quelques minutes pour sortir de mon lit, ma chambre donnait directement sur le salon, j’allais pouvoir le surprendre. J’ai entrouvert la porte et bordel je l’ai vu. Pas mon père mais bien le Père Noël, il était assis au pied du sapin, en admiration devant celui-ci avec ses espèces de lutins.  L’un d’eux s’est tout doucement retourné vers moi, il m’avait vu. Prise de panique, j’ai fermé la porte et me suis dirigée vers mon lit en mettant ma couette par-dessus ma tête.


Quelques instants plus tard j’ai entendu ma porte s’entrouvrir à nouveau… J’étais terrifiée. Pourtant, le Père Noël était bon. Je n'avais aucune raison de l’être. Il se rapprochait vers moi, ma respiration était bruyante mais je me devais de rester silencieuse. Il était tout près. Je l’ai entendu chuchoter : «Ce n’est pas bien d’essayer de surprendre le Père Noël, Émilie.» puis il a rajouté : «Cela mérite une bonne punition…». J’étais si effrayée que j'ai fini par appeler mes parents à l'aide. Bien évidemment il n’y avait rien dans ma chambre. Je leur avais tout expliqué mais ils disaient que j’avais dû faire un mauvais rêve. Ils ne me croyaient pas. Ils même décidé à enfin m'avouer que c’était mon père qui déposait les cadeaux et qu’il n’y avait jamais eu de Père Noël. J’étais contente qu’ils admettent enfin que je n’étais plus une enfant. Je n'étais pas pour autant plus rassurée en ce qui concerne les événements auxquels je venais d'assister. Ou bien avaient-ils raison ? Était-ce un cauchemar ?


Le lendemain, je me suis levée, toute excitée à l’idée d’ouvrir mes cadeaux, si bien que j’avais presque oublié les événements de cette nuit. Mon père m’a souri quand il m’a vu arriver. Ma mère, quant à elle, était occupée à appeler notre chat par la fenêtre, qui avait encore dû partir se promener. J’ai déballé mes cadeaux, il y avait exactement tout ce que je souhaitais. J’étais un véritable garçon manqué, les Action men, ce genre de trucs. Ma mère s’était retournée vers moi en souriant. Elle était ravie que ça me plaise. Elle a alors détourné son attention sur le dernier cadeau, d'un air intrigué. Elle ne comprenait visiblement pas d’où il provenait et mon père non plus. J’ai repensé à la veille. Dans un mouvement d’hésitation, je l’ai ouvert. Le papier recouvrait une boîte à chaussures dans laquelle j’ai retrouvé mon chat mort, éventré. Je vous passe les détails de la suite, c’est déjà assez dur pour moi d’en parler.

Aujourd’hui, je suis allée au marché de Noël de la Défense et je l’ai revu… L’espèce de lutin qui m’avait vue cette nuit-là, celui qui avait dû avertir le « Père-Noël ». Je l’ai pris en photo avec mon portable, c’est celui de gauche.
Regardez-le… on dirait qu’il m’a reconnue…




dimanche 4 décembre 2016

Blackmez

En 1965, Albert Ellis, un psychologue américain, s'intéressa à la question des émotions chez l'homme. Sa problématique majeure était la suivante : Quels sont les indices visuels qui permettent d'identifier l'émotion d'un individu chez l'Homme ?

Pour trouver ces différents "indices visuel", le docteur Ellis mit en place une expérience mobilisant une école entière où il fut demandé à plus de 900 élèves de dessiner plusieurs visages, chacun ayant une émotion différente. Les élèves durent dessiner 4 visages, un joyeux, un triste, un en colère et un effrayé. Plus de 3600 dessins furent réalisés et envoyés aux bureaux du docteur Ellis.
 

Ce derniers étudia ces dessins et il s'aperçut que la superposition de chacun des visages donnait des formes intéressantes. Il décida donc de superposer tous les dessins, d'abord en fonction de leurs émotions. Voyant que cela ne donnait rien de concret, il superposa tout les visages et cela donna un résultat plutôt impressionnant : un visage qui semblait joyeux.

Mais le docteur Ellis ne s'arrêta pas là. En juin 1969, il reproduisit l'expérience, mais sur une bien plus grande échelle. Plus de 600 000 dessins furent récupérés. Ellis les superposa et s'aperçut d'une chose : au bout d'environs 50 000 dessins, un "pattern" semblait apparaitre. À chaque superposition de 50 000 dessins,
apparaissait le même visage, à quelques exceptions près. Le visage semblait être celui d'un homme ouvrant la bouche joyeusement, comme pour rire. En superposant tous les dessins, le docteur Ellis s'aperçut que le visage ne changeait presque pas.
Albert Ellis écrira plus tard dans son essai sur la thérapie comportementale et cognitive :

« [...] ce n'est pas la joie, ni la tristesse, ni l'effroi, ni la colère, c'est la combinaison de ces quatre qui donne un sens à nos vies, sans une, aucune des trois autres n'est possible. [...] C'est sur son lit de mort, que l'individu pense à sa vie, à ses expériences, à ses moments de joie, aux moments où il était triste, aux moments où il était en colère et à ceux où il avait peur. Et c'est en repensant à toutes ces expériences que l'individu ressentira toutes les émotions liées à ces dernières, et que la combinaison de chacune d'entre elles le fera simplement rire. Rire de joie, de colère, de tristesse et d'effroi. »



Cependant, en 2008, un an après la mort d'Albert Ellis, on découvrit
dans sa maison une lettre signée de sa main. Voici le contenu de la lettre :

« Cela fait maintenant presque quarante ans que je vis avec cette image monstrueuse en tête. Je la vois partout. Quand vous observez des choses qui vous font penser à des visages humains, comme une structure sur Mars, des trous dans un mur, un dessin sur une feuille ou un de vos proche, vous la voyez. Nous la voyons tous, elle nous est tous familière, mais personne ne la connait. Son visage est partout, il vous suffit de fixer n'importe quel visage assez longtemps pour la voir apparaître. J'ai décidé d'appeler ce phénomène le "visage de Blackmez".
J'ai longtemps cru que ce visage était synonyme de joie et d'amour, mais mes dernières observations m'ont ouvert les yeux. Ce visage ne représente pas quelqu'un de joyeux, mais quelqu'un qui souffre et qui a peur.
Les seules images existantes de ce phénomène se trouvent dans mes bureaux, à New York, merci de toutes les détruire au plus vite. »



Malheureusement pour le docteur Ellis, tous les exemplaires de l'image ne furent pas détruits. L'un des exemplaires de cette image refit surface en 2011 sur le board /b/ du célèbre forum 4chan.



 Ce que vous voyez sur cette photo est la dernière image de Blackmez, c'est le résultat de la superposition de plus de 600 000 dessins de visages venant d'une expérience datant des années 60. L'expérience fut conduite par le célèbre Albert Ellis qui utilisa plus tard cette image comme la fondation principale de son travail. Il pensait que ce visage était la représentation de la "véritable nature de l'être humain" qu'il décrivit en détail dans ses livres. Durant le début de l'année 2008, une lettre fut retrouvé dans sa maison dans laquelle Albert Ellis expliquait que le visage était en réalité celui d'un homme souffrant. Il y demandait également que toutes les images de Blackmez soient incinérées. Mon père était l'un de ceux qui étaient chargés de brûler les images, mais il a refusé de toutes les faire disparaître, il a donc décidé d'en garder une sans que personne s'en aperçoive. Mon père m'a toujours dit de ne jamais rien en dire à personne, mais voila maintenant un mois qu'il est mort et j'avais vraiment envie de la montrer à quelqu'un car il y a quelque chose dans cette image de dérangeant et je sais que vous apprécierez. Alors, qu'en pensez vous ?

-Supprime ça.
 



Bien que l'exemplaire original de l'image soit flou sur la photo, un utilisateur parvint à faire une reconstitution presque exacte du visage. De nombreux utilisateurs remarquèrent avoir une forte impression de déjà vu en regardant le visage, d'autres encore racontèrent qu'ils commençaient à voir le visage quand ils avaient les yeux fermés mais que le visage semblait hurler au lieu d'être joyeux. En quelques heures, le post atteignit plus de 300 réponses et un autre sujet fut créé. Dans ce second fil de réponses, certains utilisateurs décrivirent voir le visage sur tous les objets ressemblant de près ou de loin à un visage humain. Un autre utilisateur expliqua avoir vu le visage pendant qu'il dormait. Bien qu'attirant beaucoup d'attention et restant sur la première page de /b/ pendant plus d'une nuit, le post tomba rapidement dans l'oubli.



Aujourd'hui l'image circule sur les sites de creepypastas et dans certaines régions du Deep Web, bien que la majorités des personnes la postant ne connaisse pas son origine. Il n'a jamais été recensé dans l'histoire écrite un nom comme Blackmez. L'origine de ce nom reste inconnue, et sa nature exotique ne fait qu'ajouter une touche de mystère à ce phénomène. Certaines personnes disent que pour voir la véritable nature de l'Homme, il suffirait de fixer quelques minutes sans cligner des yeux le centre du visage de Blackmez pour qu'elle nous apparaisse.

 À vous de voir.




mardi 29 novembre 2016

On connait tous cette histoire

On connait tous cette histoire.

Vous descendez les escaliers, car vous avez entendu votre mère vous appeler. Elle vous appelle par votre prénom. Elle est dans la cuisine. Mais arrivé là, vous vous retournez pour découvrir à nouveau votre mère, cachée sous les escaliers. "Ne va pas dans la cuisine", dit-elle. "Moi aussi, je l'ai entendue".

C'est juste une de ces histoires idiotes.

Mais imaginez ce qui arrive après. Vous devez faire un choix. Vous, un enfant si jeune, devez prendre une décision. Vous vous souvenez de tout : Vous regardiez votre mère, sous l'escalier. Même maintenant, vous vous souvenez de l'expression qu'avait son visage. Elle tremblait de peur, le regard empli de terreur. "Viens ici", disait-elle. "Vite !"

Mais de l'autre coté se tenait votre mère dans la cuisine. Elle vous regardait d'une manière étrange. Mais elle était si grande, dominante. Comme si elle pouvait vous protéger. Alors, vous avec couru vers elle. Vous n'aviez que 4 ans, qu'auriez-vous pu faire d'autre ?

Elle avait hésité quelques instants, avant de vous enlacer en retour. Et, à ce moment-là, la mère qui était sous l'escalier avait disparu. Pour toujours.

Vous avez fait un choix. Vous avez grandi avec cette décision. Mais, quelques fois, vous vous posez des questions. Votre mère vous regarde, quelques fois, avec une expression étrange. Comme si elle ne vous reconnaissait pas. Plus vous vous approchez de l'age adulte, plus vous vous éloignez l'un de l'autre.

Puis un jour, vous entrez au lycée. Elle vous regarde encore, curieusement, distante. Elle vous embrasse, mais juste un court instant, avant de vous laisser. Et pour la première fois de votre vie, vous vous posez la bonne question :

Avez-vous fait le bon choix ?
Avez-vous choisi la bonne mère ?

Et, pour la première fois, vous voyez clair à travers ses yeux. Vous comprenez enfin ce qui la trouble. Elle pense la même chose que vous.

A-t-elle choisi le bon enfant ?

Traduction : l'incroyable Kamus

source

jeudi 24 novembre 2016

Les escaliers

Bonjour/bonsoir,
Je poste ceci aujourd'hui car il est arrivé quelque chose de vraiment étrange à ma nièce. Mon frère et sa femme ne savent vraiment pas quoi faire, et à vrai dire, moi non plus... Ça s'est passé il y a deux jours. Voici en gros ce qui est arrivé :


Sophie venait d'emménager avec ses parents dans une maison sur la colline. Son père avait un rendez-vous d'affaires et sa mère devait aller avec lui. Ils avaient donc décidé de la laisser seule pour la soirée. 


Elle a passé le début de la soirée devant la télé, jusqu'au moment où il y a eu une coupure de courant. Elle est alors allée à la cuisine chercher des bougies et appeler ses parents pour savoir ce qu'elle devait faire.

Son père a décroché son portable et lui a demandé de rallumer le disjoncteur qui était à la cave. Elle avait toujours eu très peur de descendre à la cave. Aussi, son père est restée au téléphone pour la rassurer.

"Commence par ouvrir la porte doucement.
- D'accord."

Elle a ouvert la vieille porte qui grinçait.

"Ensuite, commence à descendre les marches...
- D'accord. Une, deux, trois...
- C'est bien ma chérie. Continue.
- Quatre, cinq, six, sept...
- Tu y es presque.
- Huit, neuf, dix.
- C'est bon, maintenant le disjoncteur est juste à côté de toi.
- Onze, douze, treize, quatorze...
- Sophie ? Sophie ?! Mais qu'est-ce que tu fais ?!
- Quinze, seize, dix-sept..."




mardi 22 novembre 2016

Souvenirs d'automne

Depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours été très joueur. Mes parents considéraient cela comme un vice qui nuirait à ma scolarité, mais c'est tout le contraire : les jeux de logique et de réflexion m'ont permis de développer un esprit extraordinairement aiguisé.
Énigmes, jeux d'enquête, j'ai tout essayé. Et j'ai tout réussi.
Internet m'a aussi apporté mon lot de défis à relever. Comme la Via Virtualis, ou bien ouverture facile. Ces sites proposent une série d’énigmes, de la plus facile à la plus ardue. Mais, comme tout, ça a été une partie de plaisir pour moi.

Petit à petit, j'ai gagné une grande réputation dans ma ville, puis dans mon pays. On me comparait souvent à un Sherlock Holmes des temps moderne. Ainsi, j'ai intégré la police très rapidement. On me confiait les enquêtes qui piétinaient, et je passais mon temps à analyser des scènes de crime, des pièces à conviction, et je décelais des indices là où les autres ne voyaient qu'un élément insignifiant, ce qui permettait généralement de résoudre l'affaire.
Pourtant, l'année dernière, j'ai fait face à l'affaire qui a détruit ma réputation, ainsi que ma carrière.

Plus d'une dizaine d'enfants avaient disparus, depuis le début de l'année. Tous avaient étés enlevés, depuis leurs lits, dans le domicile familial. La méthode était toujours la même. Les parents couchaient leurs enfants le soir, pour ne découvrir qu'un lit vide au matin. Aucune trace d'intrusion, cependant. Un vrai mystère. Personne ne comprenait comme cela était possible. J'ai donc hérité de l'affaire. Enfin un défi à ma hauteur, je me disais alors.

Pourtant, même moi, je ne voyais aucun indice. Aucun signe d'intrusion apparent. Aucun lien entre les familles victimes, ou les enfants enlevés. Rien qui ne reliait ces enlèvements à des cas similaires. Bref, c’était inexplicable, surtout qu'aucune rançon n’était réclamée. S'agissait-il d'un pervers ? D'un tueur en série? C’était impossible à dire avec les éléments à notre disposition.

C'est le matin où un autre enfant avait disparu qu'une lettre est arrivée à notre bureau. Une lettre qui m’était spécialement destinée. Dans celle-ci, une simple photo, avec au dos une inscription :


"Tic...Tac... :-) "

La photo était superbement prise, il faut l'avouer. Elle représentait une route, bordée de feuilles mortes, s’enfonçant dans une forêt. La photo était prise du centre de la route. Au milieu de celle-ci était posée un panier. L'angle de vue était tel qu'il était impossible de voir ce qu'il y avait dans celui-ci. Au bord de la route on distinguait de grands pins majestueux. En agrandissant l'image, j'ai pu noter que celle-ci était parsemées de petits grains de maïs.

C'est juste ce dont j'avais besoin pour retrouver l'endroit de la photo. En effet, je savais que dans la région, il y avait énormément de champs de maïs, mais il n'y en avait qu'un seul dont le chemin du retour à l'entrepôt passait par une forêt.

Et j'avais raison, nous avons rapidement trouvé l'endroit précis où avait été prise la photo. Mais il n'y avait plus aucune trace du panier. La police avait passé la forêt au peigne fin, ainsi que les champs de maïs environnants et les entrepôts. Mais aucune trace des enfants disparus. Au bout de deux journées de recherche intensive, nous avons fini par conclure que c’était une fausse piste. La photo avait sûrement été envoyée pour nous distraire des pistes qui nous mettrait sur les traces du criminel.

Pourtant le lendemain, je sentais que je n'en avais pas fini avait cette photo. Je l'ai analysée une nouvelle fois, un détail m'avait peut être échappé... Et c’était le cas. C’était tellement gros, que ça ne m'avait pas sauté aux yeux de suite. Je suis tellement habitué à flatter mon ego en trouvant des indices indécelables pour la plupart des gens, que les choses évidentes ne m'interpellaient plus. Et ça a été ma plus grande erreur.

En regardant la photo, c'est les feuilles mortes qui m'ont semblé bizarres... Sur le côté de la route, il y avait des pins. Les pins ont des aiguilles. Pas des feuilles. Et les aiguilles ne tombent pas en automne.
Nous sommes retourné sur les lieux et avons creusé à l'endroit ou étaient les feuilles mortes sur la photo. Nous avons retrouvé 10 crânes d'enfants, dont un dans un panier. Avec eux, était aussi enterré un petit cercueil, dans lequel se trouvait le cadavre d'une petite fille. Une note était attachée à ses vêtements :

« Il y avait assez d'air pour qu'elle tienne une journée. Vous auriez pu la sauver. »

samedi 19 novembre 2016

Pizzagate

Je sais que CFTC n'est pas un lieu pour la polémique ni pour la politique, mais ce que 4chan a mis en lumière vis à vis des activités occultes d'Hillary Clinton et sa clique, vrai ou pas, sur-interprété ou pas, est carrément creepy.

Pour vous donner un résumé rapide et glisser rapidement vers les côtés "intéressants" sans faire de remous auprès des plus démocrates d'entre vous, les mails leakés de la candidate Clinton contenaient plusieurs allusions à une pizzeria à thème de Washington DC, le Comet Ping-Pong ; de là, les petits anonymousses ont pu retrouver les comptes instagram du patron de cet établissement ainsi que de certains de ses employés. Et le contenu de ces comptes est riche en allusions obscures à diverses joyeusetés comme la pédophilie, la nécrophilie, la zoophilie et plein d'autres trucs en "philie".

Si le lien avec les hautes sphères du pouvoir peut paraitre ténu à certains d'entre vous (et je vous comprends, j'ai moi-même quelques appréhensions à m'exprimer dans cette affaire), les contenus découverts et screenés par les vaillants justiciers de 4chan font plutôt froid dans le dos et confirment que le patron du Comet Ping-Pong n'est vraiment pas net. Jugez plutôt :




Soft mais hyper bizarre. Lisez les commentaires aussi...

J'irais pas jusqu'à appeler ça un trigger warning, on va pas déconner, mais si vous êtes pas à l'aise avec les déviances que j'ai énumérées ci-dessus, ne cliquez pas. Y a rien d'explicite, mais ça reste vraiment malsain.

http://vigilantcitizen.com/wp-content/uploads/2016/11/2016-11-12-13_59_21-Films-TV.png

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Pour mieux comprendre cette histoire, allez également lire cet article.

Histoire d'étoffer un peu, voilà ce que j'ai trouvé grâce à quelques petites recherches sur les photos de l'article.

À propos des deux premières photos  :

L'un des hashtag revenant souvent #carisjames, renvoie sur un compte du même nom où l'on peut retrouver la gamine (un peu plus petite peut-être, les cheveux sont moins longs surtout) dans des photos beaucoup plus normales, le compte lui-même n'a rien de spécial (des photos de famille, de bouffe, de chats...). Hormis le fait que ce soit la même gamine, ce compte et celui de jimmycomet, y a aucun lien, pas de follow, pas de like, c'est un peu étrange de poster des photos d'une gosse qui n'est pas la sienne sans suivre le compte des parents, surtout que ce n'est visiblement pas vraiment à leur insu.