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lundi 1 juillet 2013

Légende sans nom

Depuis des siècles, une légende court dans un petit village de France, racontant qu'une créature vivrait dans les bois, et y enlèverait toutes les personnes ayant le malheur de croiser son chemin. Aucune des personnes enlevées n'a été par la suite retrouvée. Aucune trace. Du jour au lendemain, elles avaient disparu. Soudainement, les kidnappings ont cessé, juste après les grands incidents de 1965. Une année horrible, où le nombre de personnes disparues avait atteint 198. Après ces incidents, toute les forces de police des villes alentours avaient été sollicitées. Comme avant, aucun corps ne fut retrouvé. Cette année restera à jamais dans l'histoire du pays tout entier. A partir de 1966, on ne sait toujours pas pourquoi, mais plus aucun enlèvement n'a été recensé. Le calme complet, mais qui prévoyait quelque chose de bien plus horrible. C'est l'histoire de cette ville, celle où je viens juste d’emménager.         
        
Il serait peut être temps de me présenter non ? Je me prénomme Marc. J'ai 17 ans, et suis au lycée. Depuis tout petit, j'adore les histoires d'horreur ( je n'ai jamais eu peur de tout ce qui est vampires, monstres, je suis même un fan de zombies et loup-garous ), cette ville était un petit "paradis". Étant naturellement curieux, je ne pouvais m'empêcher de faire des recherches sur ces affaires qui avaient terrorisé les habitants de ce village.        
        
J'en avais donc appris long sur toutes ces histoires, et j'avais même étudié de près cette légende qui existait depuis plusieurs siècles, et qui mettait en scène une créature vivant dans ces bois, à quelques centaines de mètres de chez moi. Cette forêt faisait plusieurs hectares de surface, et semblait très dense vue de l'extérieur. Les arbres étaient grands, et par ce mois de juillet, bien fournis en feuilles. Je m'écarte du sujet là. Revenons-en à nos moutons. En pleines séance de recherche, je ne pouvais m'empêcher de tourner et retourner cette légende, qui, selon plusieurs sites web (et pas seulement wikipédia hein), datait de 1565. Je me disais :
 " 400 ans que cette histoire existe, c'est quand même pas rien. Et des enlèvements mystérieux, quelqu'un devait se servir de cette légende pour commettre tous ces kidnappings, un peu comme la bête du Gévaudan. Ou alors tout est vrai ..."
        
        
J'écartai rapidement cette dernière hypothèse de mon esprit, pour me concentrer sur celle du malade mental qui avait trainé dans ma ville. De toute façon, ces deux idées ne me plaisaient pas beaucoup. Cette histoire m'intéressait vraiment, sans doute à cause de ma curiosité, et de mon imagination. Je passais mon temps à contempler cette forêt qui semblait m’appeler et me narguer " hey bien, t'as l'air de t'intéresser à cette histoire non ? Mais tu trouves pas de réponse ? C'est dommage !" J'en avais parlé à mes amis, qui disaient que je prenais cette affaire trop au sérieux. Le ou les mecs qui ont fait ça étaient partis depuis longtemps maintenant. Je commençai à oublier cette histoire au bout de quelques jours.         
        
Les enlèvements ont repris à la fin du mois de juillet. Une personne venait de disparaitre, et tout le monde se remettait en mémoire cette légende. Même mes amis se mettaient à douter. Ils ne me croyaient pas encore, mais ça n'aurait su tarder. Je crois que c'est une de ces nuits de début de mois d'août où j'ai pris cette décision. Elle était stupide. J'aurais pu mourir à cause de ça. Mais elle m'a permis de faire d'énorme découvertes qui m'ont révélé un paquet de choses sur notre joli monde. J'écris ce texte pour faire partager au monde ce que j'ai vu et vécu. Qu'un maximum de personnes apprennent la vérité sur le monde qui nous entoure. Je ne peux pas promettre que ma vie dure assez longtemps pour la raconter de vive voix.        
        
Il y a quelques années, j'ai reçu une caméra pour Noël. Je l'ai donc sortie pour filmer tout ce qui allait se passer cette nuit. J'avais un plan .... ou pas en fait. Je voulais juste aller dans cette forêt, pourquoi je sais pas, mais j'étais trop obnubilé par celle-ci, et je devais absolument découvrir la vérité. Je décidai donc de mettre mon réveil à 2h30. Une fois ce dernier ayant sonné, je me préparai en silence. J'avais même fais une petite liste de ce que je devais emmener :         
        
-Caméra
-Bouteille d'eau
-Trousse de premiers soins
-Portable
-Lampe Torche
-Couteau
        
        
C'est avec cet arsenal de commando que je me mettais en chemin pour cette forêt. Je me souviens qu'il faisait assez frais pour une nuit d'août. J'avançais dans le silence de la nuit, troublé, parfois, par quelques bruits de voitures ou d'animaux. J'arrivais enfin devant cette immense forêt. Un petit ruisseau me séparait d'elle. Il était temps d'allumer ma caméra et ma lampe torche. La lumière de la lune ne filtrait pas à travers un feuillage aussi épais. Et je m'engouffrai dans cet amas sombre d'arbres et de ronces.         
        
Plus j'avançais, plus le bruit de la ville était remplacé par des cris de chouettes, et d'autres animaux. J'entendais mon coeur battre dans mes oreilles, et ma respiration forte. J'avais peur, c'était un fait. Des gouttes de sueur coulaient sur mon visage et mon dos, malgré le froid ambiant. Je regardais partout autour de moi, cherchant quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Je commençais à regretter d'être parti seul. Un peu de compagnie ne m'aurait pas fait de mal.

Tout à coup, une odeur nauséabonde me fit m'arrêter. Elle était horrible, comme un cadavre qui trainait depuis plusieurs jours et qui moisissait. Je cherchais du regard d'où cette chose pouvait venir. J'arrêtai ma lampe sur une forme sombre d'où provenait un bruit de mouches qui volaient. Mon cœur s'était accéléré. Prenant mon courage à deux mains, et avec beaucoup de dégoût, je m'approchai. Le faisceau de ma lampe torche me révéla un cadavre de cerf. Il était énorme. Cette nouvelle me rassura tout de même un peu, mais je réprimai une énorme envie de vomir. Je ne connaissais pas les dates d'ouverture de la chasse par ici, mais cet animal n'avait pu être tué que par un chasseur.
        
        
C'est ce que je me disais, jusqu'à ce que je voie avec horreur ce qu'avait subi cette pauvre bête. Une énorme trace partait de sous son cou, et allait jusque sous ses pattes arrières. Elle avait été éventrée et vidée de tout son contenu. Cette fois ci, je ne réussi pas à me retenir et je me retournais pour régurgiter tout ce que j'avais mangé la veille. Après cela, me sentant très légèrement mieux, je décidai d'examiner le corps, tout en prenant une petit distance de sécurité. Les intestins avaient disparu. L'animal n'avait pas subi qu'une seule incision au niveau du ventre, mais plein d'entailles de tailles différentes couvraient son corps entier. Elles semblaient avoir été causées pas des griffes.         
        
Impossible, il n'y a pas de puma, de lion, ou même de lynx en France. Et un chien ne griffe pas à ce point. Je ne comprenais absolument pas ce qui se passait. Je me suis dit qu'un autre malade était venu dans ce village, ou peut être que c'était le même que lors du Grand Incidents. Je flippais vraiment cette fois, et je décidai de rentrer chez moi. Je me repérai selon l'angle dans lequel j'avais trouvé le cerf pour retrouver l'endroit d'où j'étais venu. Je me mis en marche, en pressant le pas. Je marchais plusieurs minutes. Mon portable m'indiquait alors 3h-et-quelques. Cela faisait plus d'une heure que j'étais dans ces bois, et je ne trouvais toujours pas la sortie. Épuisé, je décidai de me poser sur un tronc mort pour boire un coup et refaire le point sur ce que je venait de vivre. C'est à ce moment que j'entendis plusieurs petits bruits venant de plusieurs endroit à la fois. Je fus frappé à l'arrière du crâne, par surprise.         
        
Mon réveil fût douloureux et trouble. Lorsque je repris conscience, je me trouvais pendu, la tête en bas, dans un petite grotte sombre. L'air ambiant puait, et me faisait penser à l'odeur du cerf mort, mais beaucoup plus puissante, et plus concentrée, si je puis dire. Ma tête me faisait mal, et j'avais un petit sifflement continu dans les oreilles. Je regardai autour de moi pour découvrir avec horreur la cause de cette odeur dégueulasse. Une autre personne était pendue à quelques mètres de moi. Mais elle avait le ventre ouvert en grand, laissant voir ses côtes, et son ventre vide. Ce devait être la personne disparue quelques jours plus tôt. Comme mes yeux s'habituaient à la pénombre, j'observais plus minutieusement la grotte. Le sol était recouvert de sang, plus ou moins récent. Elle était vide, à part dans un coin, un tas incroyable d'os et de crânes humains.         
        
 Soudainement, un bruit retentit. Un petit être bossu entra. Il devait mesurer environ 1m60 et avançait sans faire de bruit, pratiquement. On entendait juste sa respiration saccadée et forte, comme si ses conduits nasaux étaient obstrués. Il se dirigea vers moi, pour voir si j'étais réveillé. Je fermai les yeux. Voyant que j'étais toujours évanoui, il marcha vers le corps de la personnes pendue, et commença à la détacher. Le cadavre fit un bruit sec en heurtant le sol. On aurait dit un pantin. La créature le prit par un pied, et le traina hors de la grotte, me laissant seul. Je devais agir vite, et sortir de cet endroit horrible. Heureusement, la créature n'avait pas pris le temps de vider mes poches, et j'en sortis mon couteau. Forçant à fond sur les abdos pour me plier et atteindre ce qui me retenait suspendu, je vis que mon kidnappeur m'avait accroché avec des morceaux d'intestins enroulés, et un estomac pendant au bout de l'un d'entre eux. Je sectionnait ce nœud avec dégoût. Je tombait sur le dos. Le choque me coupa le souffle, et je fus sonné pendant quelques secondes. Je me relevai et titubai vers la sortie.         
        
 Je n'avais plus mon sac. Il devait être à l'endroit où j'avais été assommé. Mon portable aussi avait disparu, sans doute tombé pendant que je me faisais traîner jusqu'ici. Je devais donc me débrouiller tout seul. Toujours avec mon couteau à la main, je jetai un coup d'oeil dehors. Il faisait encore nuit. Je trouvais ça bizarre, je n'avais été inconscient que quelques minutes voir quelques heures, pourtant il me semblait être ici depuis plus longtemps. En plus de ça, un brouillard commençait à tomber. Ne voyant aucun signe de la créature, je sortis doucement tout en regardant autour de moi. La grotte n'était pas très haute vue de l'extérieur. Elle était entourée d'une forêt extrêmement dense, et dans la pénombre et le brouillard qui s'épaississait, je ne voyait pas à plus de 5 ou 6 mètres devant moi.         
        
Je tournai la tête légèrement, et je ne sais comment, la créature se trouvait devant moi. Elle me regardait fixement, de ses yeux noirs. Son visage était dépourvu de nez. Seuls deux trous étaient visibles. Une grande bouche le traversait de part et d'autres. Son crâne était chauve. Quelques longues touffes de cheveux pendaient. Son corps était décharné, et dégageait une odeur ignoble. Aucun de nous deux ne bougeait. C'était comme si elle m'évaluait.         
        
Tout à coup, son visage se durcit, elle ouvrit une gueule immense et poussa un cri monstrueux, mélange de cris de femmes torturée et de chiens hurlant à la mort. Je me mis à courir de l'autre côté. Je ne regardais pas derrière moi, de peur de perdre du temps, ou bien de trébucher sur quelque chose.         
        
Au bout d'un moment, plus aucun son ne venait de derrière moi. Peut-être l'avais-je semé. Après m'être caché derrière un arbre, je décidai de jeter des coups d'oeil de tous les côtés. J'essayais un maximum de retenir ma respiration, mais la course m'avait essoufflé et la peur n'améliorait en rien cela. La partie de la forêt où je me trouvait ne me disait rien. J'étais perdu avec un monstre qui essayait de m'enlever et de m’étriper pour je ne savais quelle raison.         
        
Je choisis une direction au hasard, et me mis à trottiner dans ce sens. De temps en temps je jetai des coups d'oeil derrière moi pour m'assurer que je n'étais pas suivi. Après je ne sais combien de temps de marche comme ça, je m'arrêtai pour me reposer. J'étais vraiment fatigué, et ma tête me faisais encore souffrir. En plus de ça, j'avais l'impression de tourner en rond. J’eus l'idée d'attendre l'aube, pour me référer par rapport au soleil, si je pouvais le voir à travers la dense végétation. Mon plan ne reposait que sur de l'espoir, mais je n'avais que ça pour l'instant.         
        
La fatigue me brûlait les yeux. J'étais resté tout le reste de la nuit, sans savoir quelle heure il était, et quand cette chose me retrouverait. Heureusement, rien n'arriva pendant un long moment. Peut-être même trop long, puisque je ne voyais toujours pas les rayons du soleil filtrer à travers les feuilles. J'avais ramassé et taillé un bâton pour me défendre au cas où. Je commençais aussi à avoir faim, et soif, puisque l'eau que j'avais emmenée se trouvait dans le sac que j'avais perdu quelques heures plus tôt.         
        
Alerté par le fait que je ne voyais toujours rien, et poussé par la faim, je décidai de marcher avec l'espoir de trouver quelque chose qui pourrait me sauver d'ici. Au bout d'à peu près 30 minutes de marche, je trouvai des champignons sur le sol. Malheureusement, je ne connaissais pas grand-chose sur les champignons. Je savais faire la différence en une amanite tue-mouches et un autre champignon normal, mais aucune idée de quel genre de champignon je venais de trouver. La faim me permit de faire rapidement mon choix. De toute façon, soit je mourais éventré par cette chose, soit je mourais de faim.         
        
Ce petit en-cas me remit sur pieds, et je repartis à la recherche de la fin de cette forêt. Après quelques minutes, mon nez fut saisi par une odeur de mort. Je pensais que j'étais retombé sur la cachette de la créature, mais peut-être aussi sur le cadavre du cerf. Si c'était bien le cerf, j'étais pratiquement sauvé, je pourrais me repérer à sa position, et je ne serais plus complètement perdu. Si ce n'était pas le cerf, mais bien la grotte, alors je courrais sans doute un grand danger. Je décidai tout de même d'aller jeter un coup d'oeil.        
        
Ce que je vis me coupa le souffle. Des cadavres étaient pendus aux arbres. D'après ce que j'ai vu, je pense qu'il devait y avoir plus de 200 cadavres, pendus et éventrés. Certains mêmes se trouvaient par terre, leur tête avait cédée sous leur poids, et il ne restait plus que des os. Plus j'avançais, plus les cadavres me semblaient vieux et osseux.
Après avoir parcouru environ 100 mètres comme ça, je suis tombé sur une autre grotte.
        
        
L'environnement, l'odeur, l'atmosphère, tout m'effrayait. Je n'en pouvais plus. Je tenais mon bâton à deux mains. Je n'osais pas entrer dans la grotte que je voyais, et je commençai à faire demi-tour quand je vis la créature plus loin. Elle ne m'avait pas vu, et était affairée sur un arbre. Je ne pouvais repartir par où j'étais venu. Il fallait que je la contourne sans me faire repérer.         
        
Je commençai donc à marcher doucement vers la gauche, cherchant à prendre le plus de distance possible entre la chose et moi. Je jetait fréquemment des coups d'oeil derrière moi pour voir où se trouvait la créature. Seulement, je ne la vis plus. Elle avait disparu de mon champ de vision. Pourtant, j'étais sûr qu'elle se trouvait à moins de 100 mètres de moi, et je voyait l'endroit où elle se trouvait plus tôt. Une vague de questions arrivèrent dans mon esprit. M'avait-elle vue ? Ou bien était-elle partie pour autre chose ? Où était-elle ? Je jetai des regards rapides autour de moi, sans bouger, pour éviter de me faire remarquer.         
        
Rien à l'horizon. Pourtant, quelque chose avait changé, là où elle se trouvait quelques minutes plus tôt. Un autre corps était pendu. Curieux, j'avançai de quelques pas pour m'apercevoir que c'était le corps pendu à côté de moi dans l'autre grotte. Une femme apparemment. Je ne voulais pas rester plus longtemps à proximité de ce corps. Je commençais à rebrousser chemin, mais un son me fit stopper net. Un cri strident, le même que la créature, mais légèrement plus grave, retentissait tout autour de moi. Ne la voyant pas, je me mis à courir.         
        
Je poussai tous les corps pendus. Je courais comme un dératé. Malheureusement, je me pris les pieds dans une racine. Me relevant le plus vite possible, je me rendis compte que j'avais fait un demi-tour (comment ?), et que j'étais à présent à quelques mètres de la grotte. Un second cri retentit derrière moi. Je ne voyais toujours rien, mais il était clair qu'elle m'avait vu et qu'elle me cherchait. Mon seul moyen de lui échapper (pour un temps) était de rentrer dans la grotte. Je savais que c'était une mauvaise idée, mais je n'avais pas le temps de réfléchir.         
        
M'engouffrant dans l'entrée sombre, je me retrouvai dans un immense couloir de terre. L'odeur y était plus forte qu'à l'extérieur. Une légère brume m'enveloppait. Je ne voulais pas rester à l'entrée trop longtemps. Je me mis en quête d'une salle où me cacher. La grotte descendait au bout d'un moment. Je ne pouvais pas faire marche arrière, alors je me mis à marcher en baissant la tête, pour éviter de me cogner. À ma droite, un trou se faisait voir dans le mur. Je m'y engouffrai, et pour mon plus grand étonnement, je tombai sur une salle en pierre vide, à part quelques tonneaux en bois qui trainaient dans un coin. Des bougies l’éclairaient. Cette bête avait donc la notion du feu et savait utiliser des outils. Ces dernières donnaient à la pièce, en plus du contexte, une ambiance très sombre. Je me serais cru dans un film si le cri derrière moi n'avait retenti de plus belle. Elle était proche.         
        
J'ouvris rapidement un tonneau, et me cachai vivement à l'intérieur. Heureusement, il était vide. Aucun son ne venait de l'extérieur. Rien. Seulement le bruit de ma respiration et de mon coeur. J'attendis là je ne sais combien de minutes. Après un temps interminable, je me risquai à soulever le couvercle, et à jeter un coup d'oeil à l'extérieur. Vide. Aucun signe de la créature. Je sortis donc, prudemment, prêt à un piège, ou autre. Je ne savais pas vraiment où aller. Je pensais ressortir d'ici, puisque logiquement, la créature se serait enfoncée dans la grotte, à ma recherche. Je pris donc le chemin de la sortie, ne voulant pas rester ici une seconde de plus. Mais un bruit de respiration me fit m'arrêter. J'avais mis un moment avant d'arriver à la discerner de la mienne.
J'étais figé. Comme si une force invisible me tenait par les épaules, et m'empêchait de bouger. Je réussis enfin à bouger, et à regarder du coin de l'oeil ce qu'il y avait derrière moi. Ma crainte était fondée : la créature se tenait là, accroupie. Ses yeux luisaient dans le noir, comme ceux des chats, ce qui la rendait encore plus effrayante. "Cours ! Cours ! cours cours cours ! " Je répétais ces mots dans ma tête, cherchant à provoquer un quelconque mouvement chez moi. Je me mit enfin à courir. Juste à temps, car la créature avait tendu ses bras pour attraper mes chevilles. J'ai couru comme jamais je ne l'avais fait. Une énorme poussée d'adrénaline avait envahi mon corps. La créature courrait aussi derrière, parfois sur les jambes, parfois à quatre pattes.
        
        
Je pense que ce que j'ai fait était à cause du désespoir que je ressentais. Je pris le bâton que j'avais taillé à deux mains et me retournai en le tendant devant moi. J'avais les yeux fermés. Je devais tenter le tout pour le tout. C'était moi ou elle, et je ne voulais pas que ce soit moi. Je sentis un gros choc qui fit reculer mes mains, et l'autre bout du bâton tapa contre mon ventre, me coupant le souffle. Un bruit accompagna ce choque. Comme si on avait lancé un sac de sable et qu'il heurtait un objet pointu. Plus rien ne bougeait. J'étais en vie. J'ouvris un oeil, et vis la créature empalée sur mon bâton. Elle n'était pas morte, mais me regardait avec des yeux vides. Vides de toute humanité ou autre. Cette chose n'était pas humaine, ni même animale. Elle n'était sans doute même pas née sur terre. Elle poussait un râle, et s'acharnait à essayer de m'attraper. Elle ne faisait pas attention au sang qui coulait de sa bouche par grosses vagues. Cette créature tentait de m'attraper, et s'enfonçait le pieux de plus en plus loin en elle, le faisant ressortir de son dos. Je sentais qu'elle commençait à manquer de vigueur. Comme si toute son énergie sortait de sa bouche sous la forme d'un liquide sombre.         
        
Le bâton me glissa des mains, et je fis demi-tour. Je courus, sans savoir où aller. Je jetais des coups d'oeil derrière moi pour être sûr. Elle n'était pas là.         
        
L'adrénaline m'avait quitté, et mon corps entier me faisait mal. Mes yeux me brûlaient. J'étais à bout de force, aussi bien mentalement que physiquement. Et c'est là qu'un brin de soleil vint réchauffer mon visage. J'étais ébloui, à cause de tout ce temps passé dans le noir. Je trouvai enfin la sortie de cette forêt, mais je tombai sur une autre ville. Il semblerait que j'aie traversé la forêt de part en part. Je réussis enfin à rentrer chez moi en demandant un téléphone à un passant. Mes parents me retrouvèrent en pleurant, car j'avais été porté disparu depuis pratiquement 2 jours. Je ne comprenais pas pourquoi je n'avait pas vu le soleil avant. Soit j'avais été évanoui pendant ce temps, soit j'étais comme dans une espèce de monde parallèle, où la lumière ne filtrait pas.
Je n'ai parlé à personne de ce que j'ai vécu, inventant une excuse bidon, que tout le monde crut. J'ai malheureusement perdu la caméra que j'avais emportée, et de toute façon, je doute qu'il y ai quelque chose d'intéressant dessus.
        

Maintenant que je suis chez moi, je repense à cette créature. Qui était-elle ? D'où pouvait elle bien provenir ? Et surtout, était-elle morte ?         

Son auteur y travaillait depuis pas loin de deux mois, j'espère que ses efforts seront récompensés.

28 commentaires:

  1. Eh bien ! Ça se voit qu'il a travaillé longtemps dessus, j'étais plongé à fond dedans. .. Un peu trop. Au moment du face à face mes chiens ont aboyé j'ai hurlé.
    Franchement, un gros bravo pour l'atmosphère, la course poursuite peu ennuyante, .. Tout ça quoi.

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  2. Juste génial ! J'ai été plongé dedans du début à la fin ! Bravo !

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  3. J'étais saisie par la course poursuite ! J'imaginais un peu l'ambiance à la The Descent (que j'ai adoré donc c'est un compliment ;) ) j'avais envie de savoir ce qui allait se passer !
    L'auteur, même s'il y a des détails sanglant, ne tombe jamais dans le grotesque à utiliser trop de vocabulaire du domaine "goresque" c'est judicieusement mesuré !
    Bravo :D

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  4. J'ai été bluffé par cette pasta, on s'identifie très bien au personnage et on voit que l'auteur c'est attardé sur chaque détail. Comme Neko-Krys, les créatures et les grottes m'ont fait pensé à The Descent.
    Des pasta comme celle là, c'est assez rare d'en voir.
    Un énorme Bravo à l'auteur et bonne continuation à lui ;D

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  5. Putain, un bout de temps que j'en avais pas lu de bonne! Chapeau, on ne s'ennuie pas!

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  6. C'est bizarre,mais quand j'imagine la créature,je vois the Rake !x)C'est pasta est une dont je vais m'inspirer je pense...En tout cas,merci pour ce petit bout d'horreur !^^

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  7. Génial ! Bravo j'ai pas pu la lâcher jusqu'à la fin ! ^^

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  8. Salut, je suis l'auteur de cette pasta, j'ai été vachement touché par ce que vous avez dit ! J'essayerai de faire autant de travail pour mes pastas à venir, et j'espère qu'elles auront le même succès ! Merci à tous :)

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  9. y a vraiment pas de quoi, elle était extrêmement immersive ton histoire, très très bien :).

    PS: un autre Anonyme

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  10. Magnifique pasta, au début je me suis dis qu'elle était un peu longue mais finalement je l'ai lu sans problèmes, on est bien immergé dans l'histoire, elle est superbe!

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  11. Une des meilleures pasta que j'ai pu lire ! Très immersive et originale! Bravo !

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  12. Joli travail, j'adore,on n'a aucune difficulté à s'identifier au personnage. L'ambiance malsaine me donnait presque la nausée (bon ça vient peut-être aussi du fait que je n'ai pas beaucoup mangé de la journée mais bon). ça faisait un moment que je n'avais pas lu une pasta comme ça. Bon mon commentaire n'est qu'une répétition de ceux avant moi mais je m'en fous :p
    J'adore vraiment, continue comme ça, j'en veux d'autres aussi réussies.

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  13. Super ! Comme d'autres ont déjà dit, on se met vraiment facilement dans l'ambiance ! Ca donne envie d'aller se balader dans les bois XD

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  14. génial! au départ ça me semblait tellement clichés que je m'en faisait un tresse ^ ^'.
    mqis au bout d'un moment, j'étais tellement immergée que j'imaginais tout dans ma tête comme un film et quand je me suis "réveillée" j'avais encore la mèche dans la main sans m'en rendre compte! XD

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  15. Ca me fai peur, jabitte a cote de trois foret et la plus grande... Est vraiment enorme.... Moi je dit: cest un putain d'alien qui a dû tuer pour vivre.
    Je croi ce mec... Du moin en parti...

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  16. Superbe pasta rien a redire!

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  17. juste super !! L'ambiance est oppressante à souhait et il y a juste assez de gore pour ne pas trop nous dégoûter.... Un bravo à l'auteur ^-^

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  18. Bravo à l'auteur ! Comme je lis une dizaine de creepypasta par jour, d'habitude sa ne me fait pas gra'd chose... Mais là je me sentait oppressée, le coeur qui bat... elle est parfaite

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  19. Juste énorme on rentre un peu difficilement dans l'histoire (c'est mon avis) mais après qu'on est lancé la creepy devient énorme �� si plus de pasta pouvait être comme ça et arrêter les autres ou le sang affluent de partout �� bravo à l'auteur

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  20. c la meilleur pasta que j'ai lu.

    Bravo ;) J'ai assez flipper surtout que on se croit à sa place

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  21. Whaouh. Juste... Whaouh. Un grand BRAVO à l'auteur, car cette creepypasta est l'une des meilleures que j'ai jamais lue.

    J'étais complètement happée par l'histoire, j'étais presque en train de haleter à la place du personnage , j'ai presque senti l'odeur du cerf, j'ai presque senti le coup à l'arrière de ma tête, je voyais presque la bête devant moi ! De plus, le scénario se détache de tout cliché.

    Vraiment, félicitations ! Que dire de plus ?

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  22. La maniére dont il a décrit la créature m'à fait penser à gollum

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  23. super ! vraiment pas mal, je suis juste un peu deçu par la description de la bete, jai eu du mal a me l'imaginer. apres, c'est mon avis, d'apres les autres commentaires vous avez l'aire d'y etre arrivé. mais superbe en tout cas ! vraiment bien !

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  24. Une pasta de qualité, juste fantastique bravo à l'auteur ^^

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  25. Haha ! Je suis vraiment super content de voir autant de retours positifs sur cette histoire ! Malheureusement, j'ai depuis longtemps (environ 3-4 ans) arrêté d'écrire... Vos commentaires m'en redonnent vraiment l'envie, ça fait vraiment très plaisir de lire ce genre de choses ! Merci à vous ;)

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    1. Et bin t as perdu 3-4 ans... Mais trouve la force de te remettre à l'écriture stp, que tu puisse nous ressortir des ptites perles comme ça! (prends pas troop la confiance non plus, garde la tête froide XD)
      Bon courage je veux relire une de t es performances :D

      Maz

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